• Egypte: un enfant de quatre ans devant la justice

    Les réseaux sociaux égyptiens se sont récemment fait l'écho d'une histoire aussi incroyable que vraie : un garçonnet de quatre ans traîné en justice sous l’accusation « d’agression » contre une fillette de trois ans.

    Encore une fois, ce sont les réseaux sociaux égyptiens qui ont révélé l'affaire et ont ainsi coiffé les médias classiques. Les premiers tweets et publications Facebook parlaient d’accusation de harcèlement sexuel. Selon le père de la fillette, le petit garçon, Mohamad, aurait embrassé sa fille, Mirna, sur la joue au jardin d’enfant d’une école de la province de Béheira au nord-ouest du Delta. Une seconde version parlait d’agression, le garçon aurait frappé la fillette. Toujours est-il que le père a porté plainte au poste de police qui a transféré l’affaire au parquet qui a déféré le garçon devant la cour correctionnelle. Cette dernière s’est déclarée incompétente et a « refilé le bébé » à la cour des mineurs. Quand le juge a vu l’âge de l’accusé, il a dit à son père de rentrer chez lui mais a quand même retenu l’affaire pour jugement à la fin du mois de mai 2018.

    Stupéfaction virale

    Les internautes étaient, dans leur majorité, partagés entre incrédulité et consternation d’autant plus que la loi sur l’enfance de 2014 stipule qu’un enfant ne peut pas être traduit en justice avant l’âge de 7 ans. Les qualificatifs qui reviennent le plus souvent sont ceux de « folie » ou de « délire » d’un système judiciaire qui traîne devant les tribunaux un enfant en bas-âge. « Pourquoi le parquet n’a-t-il pas classé l’affaire ? », se demandent des internautes. « Rien d’étonnant dans un pays qui juge des enfants pour mépris des religions ou d’atteinte à la sécurité de l’Etat », répondent d’autres usagers des réseaux sociaux.

    La justice égyptienne applique la loi, selon certains

    Il y a toutefois des internautes qui défendent le système. Il s’agit de partisans inconditionnels du pouvoir ou d’islamistes. Pour les premiers, la police, le parquet et le tribunal n’ont fait que leur devoir conformément à la loi et que s’il y a quelqu’un à blâmer, c’est le père de la fillette. Côté islamistes, on trouve inadmissible qu’un garçon embrasse une fillette, même sur la joue. Certains s’en prennent même au gouvernement qui permet l’existence de jardins d’enfants mixtes. Un internaute conclut ironiquement que l’affaire de Mohamad et Mirna pourrait un jour inspirer une nouvelle version, à l’égyptienne, de Romeo et Juliette.

    RFI

    Amusant quand on sait que l'on marie des filles de 9 ans chez eux !


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  • Indonésie: 6 morts et 35 blessés dans des attaques contre des églises

    INDONÉSIE - L’intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays où près de 90 % de la population est de confession musulmane...

    Au moins six personnes ont été tuées et 35 blessées dans des attaques à la bombe, dont une attaque suicide, perpétrées contre des églises à Surabaya en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde.

    « Il y a eu trois attaques contre trois églises » dans la deuxième ville d’Indonésie, a déclaré un porte-parole de la police, Frans Barung Mangera. Les trois attaques ont été perpétrées à dix minutes d’intervalle l’une après l’autre, la première explosion s’étant produite à 7h30 (2h30, heure française), a ajouté la police.

    Les autorités n’ont pour le moment communiqué des précisions que sur l’une des attaques, celle contre l’Église catholique Santa Maria, et les attaques n’ont pas été revendiquées jusqu’ici. « Nous avons la confirmation qu’une personne est morte sur place, une à l’hôpital », a dit le porte-parole de la police, ajoutant que deux policiers et des civils ont été blessés. « Au total, 13 personnes sont soignées à l’hôpital », a-t-il poursuivi.

     

    L’intolérance religieuse en augmentation

    L’intolérance religieuse a augmenté ces dernières années en Indonésie, pays où près de 90 % de la population est de confession musulmane, mais qui compte aussi des minorités comme les chrétiens, hindous et bouddhistes.

    En février, la police était parvenue à neutraliser un homme armé d’une épée qui avait attaqué en pleine messe une église à Sleman, sur l’île de Java, blessant quatre personnes, dont un prêtre.

    En 2016, un adolescent était entré dans une église remplie de fidèles à Medan, sur l’île de Sumatra, s’était approché du prêtre et l’avait légèrement blessé au couteau à un bras. Il avait tenté de faire exploser un objet que les autorités ont comparé à un pétard, avant d’être maîtrisé par des fidèles.

    20 Minutes

    Imaginez en France, pays d'origine judéo chétienne, s'il y avait des attaques de mosquées ?

    En Indonésie, les musulmans ne sont pas tolérants !


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  • Attaque au couteau à Paris

    L'assaillant s'en est pris aux passants, tuant l'un d'entre eux et en blessant quatre autres dans le 2e arrondissement samedi soir.

    Un homme a attaqué des passants au couteau dans le deuxième arrondissement de Paris, aux alentours de 21 heures ce samedi. Un mort et au moins quatre blessés sont à déplorer. Des policiers ont ouvert le feu sur l'assaillant et l'ont abattu. Parmi les blessés, deux étaient samedi soir en urgence absolue et ont été transportés à l'hôpital Georges-Pompidou.

    Les faits se sont déroulés entre la rue Gaillon et la rue Monsigny près du métro Quatre-Septembre. Le quartier de l'Opéra est un quartier très fréquenté, au coeur de la capitale, et prisé des touristes. Un périmètre de sécurité a été mis en place. Le procureur de la République, le Samu et les pompiers sont sur les lieux. Le parquet antiterroriste a été saisi, sur la foi de témoignages ayant entendu crier "Allah Akbar". Peu de temps après le groupe Etat islamique revendiquait les faits.

    Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a salué la réactivité des forces de l'ordre et a rendu hommage aux victimes dans un tweet.

    L’identité de l’assaillant n’est pas connu. L’homme, âgé semble-t-il d’une vingtaine d’années, n’avait aucun document d’identité sur lui. Ses empreintes digitales ont été relevées par les policiers de la brigade criminelle et les moyens de reconnaissance faciale utilisés.

    L'Express

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    Sur Twitter, Emmanuel Macron a salué « le courage » des policiers qui ont « neutralisé le terroriste ». « La France paye une nouvelle fois le prix du sang mais ne cède pas un pouce aux ennemis de la liberté », a-t-il ajouté !!!!!! ????

    Le Parisien

    Et cela continue, et que fait le petit dictateur, il voyage, il parle pour ne rien dire, du vent !

    Bravo aux policiers !


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  • Erdogan s'emporte contre le "manifeste des 300" sur l'antisémitisme et contre la France

    "Nous voyons cela comme l'expression de leur ignorance". Le président turc Recep Tayyip Erdogan a étrillé, mardi 8 mai, les personnalités françaises qui ont signé le mois dernier le manifeste "contre le nouvel antisémitisme".

    Dans ce texte, publié le 22 avril dans le journal "Le Parisien", 300 signataires, dont l'ex-président Nicolas Sarkozy et trois anciens chefs de gouvernement, dénoncent un "nouvel antisémitisme" en France marqué selon eux par la "radicalisation islamiste". Ils réclament notamment que "les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques (...)".

    "Il n'y a aucune différence entre vous et Daech (acronyme arabe du groupe Etat islamique)", a lâché à ce propos le président turc lors d'un discours à Ankara. "Qui êtes-vous pour utiliser pareil langage ?", a-t-il également tonné, qualifiant le manifeste d'"ignoble".

    Ce manifeste, qui a aussi été signé par des intellectuels, des personnalités religieuses et des artistes comme Charles Aznavour ou Gérard Depardieu, a suscité une vive polémique en France et l'indignation de nombreux musulmans à travers le monde. Ce texte était passé relativement inaperçu en Turquie depuis sa publication il y a plus de deux semaines, jusqu'à ce que les dirigeants turcs, qui font campagne pour des élections anticipées le 24 juin, ne l'exhument au cours du week-end.

    "Islamophobie rampante"

    En se posant en champion du combat contre l'"islamophobie", un rôle qu'il affectionne, Recep Tayyip Erdogan entraîne la bataille électorale sur un terrain sur lequel il est plus à l'aise que l'opposition laïque du Parti républicain du peuple (CHP). Celui-ci a toutefois suivi le mouvement par l'intermédiaire de son secrétaire général, Kemal Kiliçdaroglu. "Ce n'est pas le Saint Coran, mais vous qui êtes arriérés", a-t-il lancé aux signataires du manifeste.

    Le président turc s'emporte régulièrement contre ce qu'il qualifie d'"islamophobie rampante" en Europe, affirmant que son gouvernement faisait tout pour protéger la liberté et les lieux de culte en Turquie. "Notre attitude devrait servir de leçon (...) aux politiciens islamophobes en Europe, en particulier à Sarkozy", a lancé le dirigeant, qui entretenait des rapports notoirement exécrables avec l'ex-chef d'Etat français.

    "Je me pose la question : les signataires de ce manifeste ont-ils lu leurs propres textes (sacrés) ? Si c'était le cas, ils voudraient sans doute interdire le Nouveau Testament", a-t-il ajouté, sous-entendant qu'il comportait des passages antisémites.

    "S'ils souhaitent attirer l'attention sur le génocide des juifs, alors il leur suffit de se retourner et d'observer leur propre histoire", a de son côté commenté le Premier ministre Binali Yildirim. "Je condamne ces personnes méprisables qui attaquent le Coran", a-t-il ajouté.

    Plus largement, Erdogan s'en est pris à la France, au cours de ce discours. "Les Français ont massacré 5 millions de musulmans en Algérie. En Libye pareil, les Français ont commis un massacre. À nouveau le monde est resté silencieux", a-t-il déploré.

    Ces attaques verbales surviennent sur fond de tensions entre Ankara et l'Occident, en particulier depuis la tentative de coup d'Etat du 15 juillet 2016 en Turquie suivi d'une dégradation de la situation des droits de l'Homme.

    L'Obs


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  • Bordeaux : la mosquée accueille une exposition sur la Shoah

    Une exposition sur la mémoire de la Shoah est entrée pour la première fois, dimanche, dans la salle de prière de la mosquée de Bordeaux.

     

    C'est une initiative rare, et qui se veut vecteur d'échanges et d'apaisement. La mosquée de Bordeaux accueille une exposition, intitulée "Fragments", sur la mémoire de la Shoah. Sculptures et photographies sont ainsi installées dans la salle de prière. 

    "On cherchait un lieu d'exposition et c'est venu très naturellement à l'esprit de le faire à la mosquée. Les responsables n'ont même pas réfléchi deux secondes et ont tout de suite dit oui", se réjouit Rachel Brunel, du centre bordelais des cultures juives, au micro d'Europe 1.

    "La salle de prière est un lieu ouvert". Si le cadre est inhabituel, les acteurs à l'initiative de l'exposition assurent que cela découle d'une relation déjà riche entre les communautés juive et musulmane à Bordeaux. "Ce n'est que l'aboutissement d'une amitié. L'année dernière, nous avions déjà invité une rescapée de la Shoah qui avait raconté son histoire aux élèves de l'école coranique. La salle de prière n'est pas exclusivement réservée aux musulmans. C'est un lieu ouvert", assure Fouad Saanadi, du Conseil régional du culte musulman. "On a l'habitude de travailler sur ce lien entre juifs et musulmans à Bordeaux. On a dépassé la crispation", complète Rachel Brunel.

    "Très fiers" de cette initiative "symbolique", ils s’enorgueillissent d'être "avant-gardistes sur ces sujets d'ouverture." Et ils en sont persuadés : "le changement vient du local".

    Europe 1

    Bravo les musulmans de Bordeaux !


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  • Kaboul : au moins 25 morts dans un double attentat-suicide

    Kaboul : au moins 25 morts dans un double attentat-suicide

    Au moins 25 personnes, dont un photographe de l'Agence France-Presse et trois autres journalistes, ont été tuées dans un double attentat-suicide lundi à Kaboul, dont le second a visé la presse accourue sur le site du premier.

    L'attaque a été rapidement revendiquée par le groupe État islamique (EI) qui s'en est pris dans un communiqué aux « apostats des forces de sécurité et des médias ». Selon un nouveau bilan du ministère de l'Intérieur en milieu de journée à Kaboul, le double attentat a fait au moins 25 morts et 49 blessés. « Six journalistes et quatre policiers figurent au nombre des tués dans ces deux explosions », a précisé à l'Agence France-Presse le porte-parole du ministère Najib Danish.

    Shah Marai, chef photographe du bureau de l'Agence France-Presse à Kaboul, qui s'était rendu sur les lieux de la première explosion, a été tué par la deuxième déflagration survenue une trentaine de minutes plus tard. Shah Marai travaillait pour l'Agence France-Presse depuis 1996. Il a notamment contribué à la couverture pour l'agence de l'invasion américaine de 2001. Cinq autres journalistes présents ont été fauchés par cette explosion. Tous travaillaient pour des télévisions afghanes, dont un pour la chaîne Tolo News, déjà éprouvée par un attentat en 2016 qui avait fait sept morts et avait été revendiqué par les talibans. Selon une source sécuritaire, le kamikaze qui a visé la presse s'était préalablement glissé parmi les reporters, « muni d'une caméra ». « Le kamikaze s'est fait exploser parmi les journalistes, il a fait des victimes », a précisé le porte-parole de la police de Kaboul Hashmat Stanikzai.

    Attentats à répétition

    « Nous sommes dévastés par la mort de notre photographe Shah Marai qui témoignait depuis plus de quinze ans de la tragédie qui frappe son pays. La direction de l'Agence France Presse salue le courage, le professionnalisme et la générosité de ce journaliste qui avait couvert des dizaines d'attentats avant d'être lui-même victime de la barbarie », a déclaré Michèle Léridon, directrice de l'information de l'Agence France Presse. De nombreux messages de sympathie et de condoléances affluaient au bureau de l'AFP-Kaboul dont un autre journaliste, Sardar Ahmad, a été tué en mars 2014 avec toute sa famille, à l'exception d'un enfant alors âgé de trois ans, dans un attentat taliban. Sardar était un très proche ami de Shah Marai, qui lui-même laisse six enfants dont le dernier âgé d'à peine quelques semaines.

    Les reporters étaient allés couvrir le premier attentat, perpétré peu avant 8 heures, heure locale (3 h 30 GMT), à proximité du siège des services de renseignements afghans (NDS). « Un kamikaze circulant à bord d'une moto s'est fait exploser devant un cours d'anglais dans le secteur de Shash Darak », avait alors rapporté Stanikazai. Le siège du NDS avait été la cible d'un attentat-suicide en mars : un kamikaze à pied avait franchi le barrage de police et s'était fait exploser à l'entrée des bureaux, faisant trois morts et cinq blessés. Kaboul est devenue, selon l'ONU, l'endroit le plus dangereux d'Afghanistan pour les civils avec une recrudescence des attentats, généralement perpétrés par des kamikazes et tour à tour revendiqués par les talibans ou le groupe État islamique (EI). Le précédent en date dans la capitale, le dimanche 22 avril, a fait près de 60 morts et 20 blessés dans un quartier à majorité chiite : un kamikaze de l'EI avait visé un centre de délivrance de cartes d'identité en vue des élections législatives du 20 octobre. L'une des attaques les  plus meurtrières, le 27 janvier, avait fait 103 morts et plus de 150 blessés.

    Le Point


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  • La télévision saoudienne diffuse des images de lutteuses en tenue de combat... puis s'excuse

    Lors d'un tournoi de lutte à Djeddah, une publicité montrant des lutteuses a été diffusée sur les grands écrans du stade et à la télévision. Scandale pour les autorités saoudiennes, qui se sont excusées.

     

    Les débardeurs, brassières et justaucorps des lutteuses ne sont définitivement pas au goût des autorités saoudiennes. Lors du Greatest Royal Rumble, un fameux tournoi de catch qui se tenait à Djeddah vendredi dernier, Carmella, Bayley et Sasha Banks sont apparues sur les grands écrans du stade avant un match, rapporte The Independent. Dans leur tenue légère, les trois catcheuses étaient aussi sur les écrans de télévision qui rediffusaient l'événement à différents endroits du pays, et ce pour la première fois.

    La télévision d'État s'est empressée de couper la retranscription. Mais les 60.000 hommes, femmes et enfants présents dans le stade, ainsi que des centaines de téléspectateurs ont pu apercevoir l'accoutrement des trois sportives. Le lendemain, l'Autorité générale saoudienne des sports s'est immédiatement excusée dans une déclaration officielle:

    «L'Autorité s'est assurée d'interdire la diffusion de tout passage montrant des lutteuses, ou des scènes où l'on pourrait les voir, et l'a stipulé à la WWE.»

    La World Wrestling Entertainment est l'entreprise qui organise le tournoi, et gère les droits de diffusion. Pour ce Greatest Royal Rumble, elle a essuyé de nombreuses critiques: l'organisation n'a pas hésité à refuser les lutteuses sur le ring, comme l'exigeait l'Arabie Saoudite. «Nous sommes engagés à accepter et à célébrer les individus venant de tous les horizons, se sont justifiés ses dirigeants, mais dans le même temps, nous tenons à respecter les coutumes locales lors de nos événements organisés dans le monde entier.»

    Seul progrès pour cette édition 2018: les femmes et les enfants étaient, pour la première fois, autorisés à assister au tournoi. L'apparition des trois catcheuses, partiellement dénudées, durant le temps de pause, a fait d'autant plus scandale.

    Slate

    La télévision saoudienne diffuse des images de lutteuses en tenue de combat... puis s'excuse


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  • Tariq Ramadan : "Dans la vraie vie, c'est un véritable barbare" envers les femmes

    Majda Bernoussi, qui avait reçu 27.000 euros de la part de Tariq Ramadan pour qu'elle cesse d'évoquer leur ancienne relation, est sortie de son silence vendredi sur Europe 1 et la chaîne belge RTL-TVI. Elle dénonce l'emprise psychologique intense de l'islamologue.

    Majda Bernoussi est la première à avoir dénoncé les comportements, dans la vie privée, de Tariq Ramadan, visé par plusieurs plaintes pour viol. Après trois ans de silence, elle raconte son calvaire psychologique pour la première fois depuis trois ans, vendredi dans la matinale d'Europe 1 et dans le 13 heures de la chaîne belge RTL-TVI. Tariq Ramadan est "un prédateur et manipulateur extrêmement malsain", confie-t-elle à la radio. Interrogé sur ses rapports avec les femmes, elle lâche encore : "Dans la vraie vie, c'est un véritable barbare, aussi bien intellectuellement que physiquement."

     

    Un versement de 27.000 euros pour taire cinq années de relation

    Cette jeune femme belge d'origine marocaine avait entretenu une relation de cinq ans avec l'islamologue, entre 2009 et 2014. Puis, après avoir rompu, elle avait publié en 2015 sur Facebook des billets pour raconter la face sombre de l'homme public. Elle dénonçait alors sur Internet l'emprise psychologique du chercheur et décrivait une relation destructrice.

    Pourtant, ce témoignage passe complètement sous silence. Seul l'hebdomadaire Le Point lui consacre à l'époque une interview - dans laquelle l'intellectuel est déjà décrit comme "un monstre sans foi ni loi" -, mais il n'y aura aucune suite. Et pour cause, quelques semaines après cette sortie médiatique, Tariq Ramadan conclut un accord devant la justice avec Majda Bernoussi pour sceller son silence.

    Comme l'ont révélé Mediapart et l'hebdomadaire belge Le Vif le 4 avril dernier, Tariq Ramadan a versé 27.000 euros à la jeune femme en échange de l'obligation de "ne plus envoyer et publier des messages injurieux et/ou menaçants" à l'islamologue suisse et "ses proches". Vendredi pourtant, Majda Bernoussi, qui n'a jamais déposé plainte contre Tariq Ramadan et n'a jamais évoqué des violences sexuelles la concernant, a fini par se confier.

     

    Tariq Ramadan et sa vision de la religion

    Avant tout, Majda Bernoussi, qui se décrit comme une musulmane pratiquante, dénonce les mensonges de Tariq Ramadan vis-à-vis de sa religion. Ainsi, quand elle a découvert, au début de leur relation, qu'il serait marié, l'intellectuel suisse lui a juré qu'il est divorcé "devant Dieu et les hommes". Un premier mensonge qui sera suivi par d'autres. "Son éthique, sa morale, sa foi, il la réserve face caméra. Or champ, c'est juste l'opposé, mais à un point tel qu'on est sidéré, témoigne aujourd'hui Majda Bernoussi sur RTL-TVI. Il ne croit en rien et encore moins en Dieu. Il parle de Dieu quand il s'agit de nous manipuler. En dehors de ça, c'est jamais évoqué et il fait vraiment comme il veut. Et je peux vous dire que c'est 'open bar'."

    C'est "quelqu'un que je n'ai jamais vu prier", ajoute-t-elle sur Europe 1. Majda Bernoussi ne décrit toutefois pas des violences (sexuelles ou non) comme les plaignantes françaises. Interrogée sur le sujet par Europe 1, elle admet seulement "des comportements qui sortaient du cadre habituel".

    Pourquoi a-t-elle accepté 27.000 euros pour se taire? "Pour lui, il a acheté mon silence, mais pour moi, j'avais tout dit, et pas trouvé d'écho, explique-t-elle à Europe 1. Donc j'ai pris cet argent d'abord comme un remboursement : c'est moi qui payait souvent, il me disait qu'il n'avait pas d'argent. Mais surtout, comme une sorte de reconnaissance morale de ce qu'il m'avait fait." Si elle sort aujourd'hui de son silence, c'est pour alerter les autorités sur les autres femmes potentiellement victimes de l'islamologue - "des dizaines", dit-elle sur RLT-TVI quand elle évoque "au moins 25 femmes" sur Europe 1. Tariq Ramadan, en détention provisoire depuis sa mise en examen en février, nie toujours formellement les faits qui lui sont reprochés par les plaignantes françaises.

    Le JDD


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    Ramadan : la venue de centaines d'imams étrangers préoccupe

    Alors que le ramadan se profile, des imams venant d'Algérie et du Maroc sont accueillis comme chaque année en France. La droite et une partie de la gauche critiquent cette venue, acceptée par le gouvernement, estimant qu'elle est contradictoire avec sa volonté d'organiser un islam de France et de lutter contre l'islamisme.

    Les mosquées françaises s'apprêtent à recevoir pour le ramadan environ 300 imams étrangers: cet accueil de psalmodieurs et récitateurs n'est pas nouveau, mais il suscite cette année de vives critiques, à l'heure où la structuration d'un «islam de France» et la lutte contre l'islamisme sont mises en avant par le gouvernement. Si le nombre d'imams en France - souvent bénévoles voire itinérants - officiant dans les 2500 lieux de culte musulmans n'est pas précisément connu, il est insuffisant au moment du ramadan, mois béni de jeûne marqué par des veillées de prière jusque tard dans la nuit.

    À cette période qui commence à la mi-mai cette année, les communautés musulmanes recherchent notamment des religieux capables de réciter l'intégralité du Coran - appris par coeur - sur un mode psalmodique, une pratique connue sous le nom arabe de «tajwid». Pour faire face aux attentes des fidèles, des psalmodieurs ou récitateurs sont accueillis le temps du ramadan, en provenance notamment d'Algérie et du Maroc, les deux principaux pays d'origine des cinq à six millions de musulmans de France. «À ce jour», alors que le ramadan commence autour du 15 mai, «entre 250 et 300» d'entre eux sont attendus en France, «tous sous visa d'un mois», précise à l'AFP une source proche du dossier. Ces psalmodieurs-récitateurs s'ajoutent aux 300 «imams détachés» en permanence par la Turquie (150 environ), l'Algérie (120) et le Maroc (une trentaine).

    Des voix se sont élevées ces derniers jours dans la classe politique, à droite et jusque dans la gauche laïque. Le sujet a pris un tour polémique alors qu'Emmanuel Macron entend enraciner un «islam de France» moins lié aux influences des États musulmans, afin de mieux lutter contre les discours rigoristes et radicaux dans un pays où le terrorisme islamiste a fait 245 mots depuis 2015. «Organiser la venue d'imams étrangers en France est une hérésie», a dénoncé l'ancienne secrétaire d'État Jeannette Bougrab, qui réagissait vivement dans Le Figaro à l'annonce de cette nouvelle: «Les bras m'en sont tombés. Comment, dans un État laïque, le ministre de l'Intérieur, certes ministre des Cultes, se préoccupe de faire venir des imams d'Algérie pour le ramadan?».

    «Quelle naïveté de la part du gouvernement!»

    Il faut «le plus vite possible (...) mettre un terme» aux accords bilatéraux permettant la venue de ces religieux, a abondé l'ancien premier ministre Manuel Valls, relevant que «ça ne correspond pas à l'idée qu'on doit se faire d'un islam des Lumières». Le philosophe Luc Ferry évoquait quant à lui une «décision sidérante» dans les colonnes du Figaro. «Mais pourquoi tant de pusillanimité face à une menace [l'islamisme, NDLR] de plus en plus mortelle?», s'exclamait l'ancien ministre de l'Éducation nationale à propos du ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb. Interrogée au Sénat en mars, Jacqueline Gourault, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Intérieur, a assuré que la Place Beauvau était «très attentive» à ce dossier, et que les imams venant pour le ramadan faisaient l'objet d'un «criblage» par les services de police afin de vérifier que leur séjour ne fera courir aucun risque à l'ordre public. Sa réponse n'a pas apaisé la sénatrice UDI Nathalie Goulet, auteur d'un rapport sur l'organisation de l'islam en France.

    «Le ramadan est un moment très particulier, où l'on peut avoir les prêches les plus républicains comme les moins républicains de l'année. Certains imams viennent avec des visas touristiques, comment voulez-vous les contrôler?», s'interroge la parlementaire, jugeant le dispositif «pas raisonnable» compte tenu des «risques qui pèsent sur la société française». «Quelle naïveté de la part du gouvernement! Il faut cesser toute influence étrangère sur l'islam en France, tant en matière de financements que de formation des imams», lâche pour sa part la vice-présidente du parti LR et maire-adjointe de Bordeaux, Virginie Calmels, sur Twitter.

    Les responsables musulmans, eux, se veulent rassurants. «Ces imams ne font pas de prêche mais de la psalmodie, ils n'ont pas d'autre mission religieuse que de respecter la tradition du ramadan et d'enluminer les veillées dans les mosquées», affirme Slimane Nadour, l'un des responsables de la grande mosquée de Paris, relais des 119 récitateurs algériens qui seront accueillis en France entre la mi-mai et la mi-juin. Certains des 200 à 210 imams dépêchés par le Maroc assumeront pour leur part, «en plus de la conduite des prières nocturnes, un rôle de conférencier qui les amène à animer des causeries religieuses», confie le président du Rassemblement des musulmans de France (RMF), Anouar Kbibech, lié au royaume chérifien. Pour Didier Leschi, auteur de l'essai Misère(s) de l'islam de France, «le problème» de l'envoi de religieux, «c'est que ça déresponsabilise les responsables musulmans sur la question de la mise en place d'un corps d'imams» sur le sol français. Et selon lui, le sujet de l'amélioration des formations en France reste entier.

    Le Figaro

    Une connerie de plus du gouvernement macron !


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  • Affaire Ramadan : l'onde de choc dans les milieux musulmans

    Ses plus proches soutiens prennent leurs distances avec le théologien, contraint de reconnaître une relation avec l'une des plaignantes.

    C'est une petite bombe qui vient d'exploser dans les milieux musulmans français, et un vrai tournant dans l'affaire Ramadan. «L'onde de choc dépasse largement les milieux proches de lui», explique à Libération Saïd Branine, le responsable du site communautaire Oumma.com. Sous le coup de plusieurs accusations de viols, le théologien musulman se trouve désormais contraint de changer de ligne de défense et reconnaître au moins avoir eu une relation avec «Marie», l'une des trois femmes à avoir déposé plainte contre lui. Saïd Branine est catégorique : «Dans les milieux musulmans croyants, que Tariq Ramadan ait eu des relations extraconjugales est une chose considérée comme très grave, inacceptable.»

    Demande d'expertise

    Le résultat des analyses ADN effectuées sur une robe remise par Marie aux enquêteurs et présentant une tache de sperme qui serait, selon elle, celui de Tariq Ramadan, est imminent. Il pourrait corroborer l'existence d'une relation déjà attestée par de très nombreux échanges, remis à la police. Par ailleurs, la justice a demandé, jeudi, l'expertise de téléphones, ordinateurs, Ipad, disques durs... appartenant à Tariq Ramadan. Ce qu'ils pourraient contenir inquiète grandement les cercles proches du théologien.

    De fait, la panique règne désormais dans le camp de ses (ex ?) supporters. Ils prennent nettement (et très vite) leurs distances avec leur ancien mentor. «Des révélations terribles ont été publiées aujourd'hui», a-t-on lu dans un communiqué brièvement mis en ligne (avant d'être précipitamment retiré) sur le site Résistance et Alternative, une association créée en janvier pour diffuser la pensée du prédicateur, faisant allusion aux articles mentionnant le revirement de situation. Après son retrait, ce communiqué a continué d'être envoyé, plus confidentiellement.«Pour l'instant, nous ne prendrons aucune position (...) tant que nous n'aurons consulté les référents religieux français et étrangers qui ont toujours eu notre confiance depuis vingt ans», poursuit l'association. Sur sa page Facebook, elle a aussi fait disparaître la photo de la bannière où l'on voyait Tariq Ramadan. 

    Interruption d'une campagne de financement participatif

    C'est l'heure aussi de solder les comptes. Avant que le revirement de sa défense ne soit rendu public, son comité de soutien a préventivement stoppé, dans la nuit de mardi à mercredi, à une heure, la campagne de financement participatif qui avait lieu sur la plateforme américaine LaunchGood. Destinée à financer l'équipe d'avocats et à soutenir des opérations de communication en faveur de Ramadan, elle avait déjà permis de récolter 85 053 euros grâce à 1 358 donateurs.

    Une première opération de «crownfunding» avait eu lieu en février après la mise en détention provisoire de Ramadan. Avec beaucoup de succès. Elle avait très vite permis de rassembler 100 000 euros. Selon le responsable de la plateforme CotizUp, Billal Righi, cette somme avait été remise à la famille, à l'initiative selon lui, de la campagne. Ces dernières heures, des internautes sur les réseaux sociaux font de l'ironie à ce sujet . «Pour le remboursement des 100 000 euros, ça se passe comment ?», écrit par exemple sur Facebook l'un d'entre eux, réputé proche des salafistes. 

    Libération


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  • Tariq Ramadan sous le coup d'une nouvelle plainte en Suisse

    Une femme l'accuse d'avoir abusé d'elle dans un hôtel de la capitale suisse en 2008, révèle «la Tribune de Genève».

    C’est en Suisse cette fois-ci. D’après la Tribune de Genève, le théologien helvète Tariq Ramadan est sous le coup d’une nouvelle plainte, déposée vendredi à Genève, pour «viol avec la circonstance aggravante de la cruauté, séquestration et contrainte sexuelle». Le quotidien suisse affirme avoir pu consulter la plainte, un document de treize pages.

    C’est la cinquième fois que Tariq Ramadan fait l’objet d’accusations similaires. En France, il a été mis en examen et incarcéré depuis début février, dans deux affaires, l’une concernant Henda Ayari et l’autre concernant celle que la presse a surnommée «Christelle». Une troisième plainte pour des viols répétés a été déposée le 7 mars par «Marie», qui vit dans le nord de la France. Par ailleurs, aux États-Unis, une enquête de police est toujours en cours à la suite d’une plainte déposée le 19 février dernier, relatant une agression sexuelle à Washington.

    Conférence, dédicace, correspondance

    Pour ce qui est de l’affaire suisse, selon la Tribune de Genève, la plaignante, âgée d’une quarantaine d’années et appelée «Brigitte» dans l’article, aurait rencontré le prédicateur lors d’une dédicace à Genève. Musulmane convertie, elle aurait ensuite assisté à l’une de ses conférences à l’issue de laquelle il lui aurait remis sa carte de visite. S’en serait suivie une correspondance à travers Facebook et MSN.

    Les faits de viols se seraient produits, selon le témoignage rapporté par le quotidien, le 28 septembre 2008, dans un hôtel de la rive droite de la ville. «Sur place, il lui fait savoir qu’il l’attend dans sa chambre. Elle refuse de monter et le retrouve dans la salle de dîner.» Au cours de leur conversation, Tariq Ramadan l’aurait suspectée d’être envoyée par les Renseignements généraux français.

    Elle l’aurait ensuite aidé à monter dans sa chambre un fer et une planche à repasser qu’il avait réclamés au réceptionniste afin de se préparer pour une émission de télévision prévue le lendemain. Selon la plaignante, une fois arrivée dans la chambre, tout aurait basculé, le prédicateur la contraignant à plusieurs actes sexuels. «Je n’ai pas crié de peur qu’il me frappe. Il s’est mis à m’insulter. […] J’ai eu peur de mourir», aurait déclaré la plaignante. Selon la Tribune de Genève, elle aurait quitté la chambre vers 6 h 30 du matin. Après avoir songé à porter plainte, elle se serait ravisée par peur.

    «Enfant de Genève»

    La Suisse est l’autre épicentre de l’affaire Ramadan. Après les premières révélations en France, quatre anciennes élèves de celui qui était alors professeur de lettres (dans les années 80-90) ont révélé avoir eu des relations sexuelles avec lui, certaines étant mineures au moment des faits. Le théologien a démenti les accusations.

    «Cette affaire bouleverse la société genevoise, explique à Libération, Sophie Roselli, responsable du pôle enquêtes de la Tribune de Genève. Même s’il est né dans une famille d’exilés, Tariq Ramadan est un enfant de Genève. Comme professeur, il a formé des centaines d’élèves de la bonne société genevoise.» Avant de s’installer à Londres et d’enseigner à Oxford, le théologien musulman a été professeur de lettres jusqu’en 2004 dans plusieurs établissements scolaires de la ville.

    Tariq Ramadan est né en 1962 à Genève où sa famille qui fuyait l’Égypte s’était installée. Avec l’aide, à l’époque, de l’Arabie Saoudite, son père Saïd Ramadan y a créé le Centre islamique de Genève, toujours en activité.

    En Suisse, l’affaire Ramadan a pris une forte tournure politique, le département de l’Instruction publique (l’équivalent du ministère de l’Éducation nationale) étant accusé de négligences après les témoignages des anciennes élèves de Ramadan. Une enquête officielle vient d’être lancée pour faire le point sur les cas d’abus sexuels dans les écoles.

    Libération


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  • Trois jeunes radicalisés jugés pour le projet d'attaque du site militaire du cap Béar

    Ils ont une vingtaine d'années et seront jugés cette semaine pour «association de malfaiteurs en vue de la préparation d'actes de terrorisme ayant pour objet la préparation d'un ou plusieurs crimes d'atteintes aux personnes». Interpellés le 13 juillet 2015, I. K., né le 6 janvier 1998, Antoine Frerejean, né le 9 mars 1996 et Djebril Amara, né le 7 mai 1992, sont accusés d'avoir préparé l'attaque du sémaphore militaire du Cap Béar à Port-Vendres (Pyrénées-Orientales). Ils auraient notamment eu le projet, en pleine nuit de la Saint Sylvestre, de capturer et de décapiter un officier, de diffuser les images sur internet et de partir rejoindre les rangs de l'État islamique en zone syro-irakienne. I. K. étant âgé de 17 ans au moment de son interpellation, les trois hommes seront jugés par une Cour d'assises des mineurs spécialement composée du 9 au 13 avril.

    L'affaire de Béar illustre une nouvelle fois le rôle joué par internet dans les réseaux terroristes islamistes. Rien ne semblait devoir rapprocher les trois accusés. Bachelier S (mention assez bien), I. K. est né à Saint Saulve (Nord), dans la banlieue de Valenciennes d'un père travaillant dans le BTP et d'une mère préparatrice en pharmacie et il habitait à Beuvrages, à moins de dix kilomètres de là. Son coaccusé, Antoine Frerejean, bachelier STG et converti en 2013, est né dans le XVIème arrondissement de Paris et vivait chez sa mère au Chesnay (Yvelines). Enfin Djebril Amara, lui aussi titulaire d'un Bac STG, est né à Marseille et vivait chez sa mère dans la cité phocéenne. Vivant aux quatre coins de la France sans se connaître, ces trois-là se sont donc choisis sur internet. Les terroristes en herbe ont fait connaissance sur le site jeuxvideos.com, un moyen des plus discrets, en 2014. I. K., Frerejean et Amara partagent alors un même rêve: rejoindre l'État islamique et le Califat qui vient d'être proclamé. Ils sont rapidement dans le viseur des services de renseignement, le jeune I. K. étant notamment convoqué pour un entretien administratif par la DGSI et confirmant qu'il voulait partir avec «Antoine de Paris» et «Djibril de Marseille».

    Un obstacle de taille

    Mais le trio se heurte à un obstacle de taille. En novembre 2014, la mère d'I. K. demande et obtient pour son fils mineur une mesure d'opposition de sortie du territoire national, mesure prise par la sous-préfecture de Valenciennes. Fini le départ en commun pour le paradis de Raqqa. Un djihadiste britannique, membre de l'État islamique et contact de I. K. sur Internet, aurait alors conseillé de frapper en France. Le choix de la cible ne semble pas avoir fait de difficultés: avant d'être réformé pour raison médicale, Djebril Amara avait été, en 2013-2014, matelot de première classe et guetteur sémaphorique affecté au sein de la Force opérationnelle de surveillance et d'information territoriale au sémaphore de Béar. Il aurait donc été décidé de prendre cette installation de la Marine nationale pour cible.

    Lors des perquisitions faisant suite aux interpellations, les policiers ont retrouvé des caméras et quantité de documentation djihadiste (documents, vidéos). Des manuels de confection d'explosifs et une sorte de guide pour l'apprenti djihadiste («ISIS How to survive in the West») avaient également été téléchargés. I. K. avait enfin rédigé un testament djihadiste. Les comploteurs auraient par ailleurs été à la recherche d'une arme de poing, que «Djibril de Marseille» était censé acquérir dans les quartiers nord, et auraient songé à utiliser des couteaux.

    Tout au long des investigations, et ce devrait toujours être leur ligne de défense, les trois accusés ont affirmé que ce projet d'attaque n'était qu'un sujet de discussion assez vague et sans aucune préparation préalable. Le procès doit s'achever le vendredi 13 avril.

    Le Figaro


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  • Policiers tués à Magnanville en 2016: six interpellations

    © DOMINIQUE FAGET Des policiers et la population participent à une manifestation en hommage au couple de policiers victimes de l'attentat de Magnanville le 16 juin 2016.

    Six personnes, dont une policière et sa fille présentée comme radicalisée, ont été placées en garde à vue lundi dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat d’un policier et de sa compagne par un jihadiste à leur domicile de Magnanville en 2016, a-t-on appris de sources concordantes. Ces trois femmes et trois hommes ont été interpellées dans les Yvelines par les enquêteurs de la sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police judiciaire qui cherchent à comprendre pourquoi le meurtrier, Larossi Abballa, a ciblé ce couple de fonctionnaires dans leur pavillon en juin 2016.

    Ces interpellations, ordonnées par une juge d’instruction antiterroriste, visent une ex-déléguée départementale du syndicat policier Alliance et des membres de son entourage, selon des sources proches du dossier, confirmant une information de L’Express. Parmi eux, se trouve la fille, présentée comme radicalisée, de la policière, a précisé une source proche dossier. Selon d’autres sources, la policière n’est pas à ce stade directement mise en cause.

    Le 13 juin 2016, Jean-Baptiste Salvaing, 42 ans, commandant adjoint du commissariat des Mureaux (Yvelines) et sa compagne Jessica Schneider, 36 ans, agent administratif d’un commissariat voisin, avaient été assassinés à coups de couteau par Larossi Abballa à leur domicile, sous les yeux de leur fils de 3 ans et demi. Le tueur, tué dans l’assaut des forces de l’ordre, avait revendiqué son acte au nom du groupe État islamique (EI) en direct sur les réseaux sociaux.

    Deux hommes condamnés en 2013 aux côtés d’Abballa dans une filière afghano-pakistanaise de recrutement au jihad avaient rapidement été mis en examen. Charaf Din Aberouz, 31 ans et Saad Rajraji, 28 ans, sont soupçonnés d’avoir apporté un soutien logistique à Abballa.

    Mais l’enquête a connu un rebondissement en décembre dernier, lorsque le frère d’Aberouz, Mohamed, 24 ans, a été mis en examen pour «complicité d’assassinats terroristes» après la découverte de son ADN sur les lieux du crime. Pour les enquêteurs, le cadet des frères Aberouz était devenu un «mentor religieux» de son ami d’enfance des Mureaux (Yvelines) et «co-auteur et inspirateur» de son attaque. Mohamed Aberouz est actuellement en détention provisoire. Les deux autres ont été relâchés sous contrôle judiciaire, les enquêteurs ne retenant pas leur complicité directe dans l’attaque.

    Libération

    Il ne fallait pas relâcher "les deux autres" !

    Je suppose que tous ces types  sont des franco quelque chose !!!

    Il faut leur retirer la nationalité française et les expulser !


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