• Michel Platini a été placé en garde à vue ce mardi dans le cadre de l’enquête pour corruption sur l’attribution de la Coupe du monde au Qatar en 2022. L’ancien président de l’UEFA a nié toute implication via ses conseillers.


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  • Strasbourg : trois hommes en garde à vue pour une agression homophobe

    Depuis 2002, une Marche des Visibilités a lieu à Strasbourg pour l’égalité des droits et le respect des personnes LGBT.

    Trois hommes ont été interpellés samedi dans la soirée à Strasbourg (Bas-Rhin) pour avoir proféré des insultes homophobes à la fin de la Marche des Visibilités. Ils sont également soupçonnés d’avoir brûlé un drapeau arc-en-ciel, a-t-on appris dimanche auprès de la police.

    À proximité de la gare de Strasbourg, des personnes ayant défilé dans l’après-midi pour cette 18ème marche strasbourgeoise se sont vues arracher leur drapeau arc-en-ciel, symbole de la lutte pour les droits des personnes LGBT. Le drapeau a été brûlé et des injures homophobes ont été proférées, a indiqué la police.

    Un jeune «menacé d’être brûlé avec » le drapeau

    Les trois hommes interpellés étaient dimanche matin encore en garde à vue et une enquête a été ouverte pour violences aggravées.

    Selon Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg, le jeune tenant le drapeau arc-en-ciel « a été menacé d’être brûlé avec ». Sur Twitter, l’élu déplore qu’une « agression homophobe (soit) venue gâcher la fête. […] Le combat pour l’égalité des droits est + que jamais essentiel ».

     

    La « marche des Visibilités » de Strasbourg a rassemblé samedi après-midi environ 6 000 personnes.

    Le Parisien

    Avec leur gay pride, leur marche des fiertés, des visibilités, etc. ils le cherchent un peu !

    A quand la marche des hétéros ? !


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  • La famille Obama atterrira ce vendredi à Avignon pour une semaine de vacances en France

    La famille Obama va passer une semaine de vacances à Villeneuve-Lez-Avignon. Ils doivent atterir, vendredi à Avignon dans le Vaucluse.

     

    L'ancien président des Etats-Unis, Barack Obama, doit se poser vendredi 13 juin sur le tarmac de l'aéroport d'Avignon. Il vient passer une semaine de vacances en famille dans le Grand Avignon, rapporte France Bleu Vaucluse.

     

    Une visite sous haute surveillance

     

    L’avion de l'ex-président américain doit atterrir vers 21 h 30 avec sa famille. Il y aura 14 passagers à bord, parmi eux de nombreux gardes du corps. Les "Obama" viennent passer une semaine de congés à Villeneuve-Lez-Avignon, dans le Gard. Un périmètre de sécurité sera installé autour de l'aéroport et il devrait être pratiquement impossible d’approcher le tarmac.

    Le personnel de l’aéroport sera lui-même en effectif restreint, afin de préserver l'intimité et la sécurité de l'ancien chef d'État. La famille Obama a prévu de voyager avec son service de sécurité personnel, qui se joindra à un dispositif policier.

    franceinfo


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  • Le drapeau LGBT écarté des ambassades américaines par l'administration Trump

    En plein mois des fiertés, le président américain Donald Trump a interdit tout drapeau arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, sur les mâts des ambassades américaines à l’étranger. Ces dernières ont donc décidé le déployer ailleurs.

    Pas de drapeau arc-en-ciel sur le mât officiel des ambassades des Etats-Unis pour célébrer le mois de la "fierté homosexuelle": le département d'Etat a confirmé ce lundi la décision controversée du chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo.

    Les médias américains ont rapporté ces derniers jours que plusieurs missions diplomatiques des Etats-Unis à travers le monde, qui désiraient faire flotter l'étendard LGBT à l'occasion des différentes Gay Pride comme certaines d'entre elles l'ont déjà fait ces dernières années, avaient essuyé un refus de Washington. Elles sont en effet obligées de demander une autorisation pour mettre un autre drapeau que la bannière étoilée américaine sur le mât officiel.

    "Seul le drapeau américain doit pouvoir y flotter"

    "Le secrétaire d'Etat estime que, lorsqu'il s'agit du mât, seul le drapeau américain doit pouvoir y flotter", a dit à la presse la porte-parole de la diplomatie américaine Morgan Ortagus, assurant que seul cet emplacement officiel était concerné par l'interdiction.

    Pour autant, "le mois de la fierté homosexuelle, qui est en cours, a été célébré à travers le monde par de nombreux employés du département d'Etat et par de nombreuses ambassades", et Mike Pompeo lui-même "respecte la dignité de chaque individu", a-t-elle assuré.

    Le sénateur démocrate Ed Markey a dénoncé une "attaque flagrante contre les droits" de la communauté LGBT, appelant l'administration de Donald Trump à "expliquer pourquoi tant de haine" et à revenir sur sa décision. Des défenseurs des droits des homosexuels ont aussi protesté contre cette mesure.

    Les positions du département d'Etat déjà critiquées

    Le département d'Etat avait déjà été critiqué pour avoir décidé de ne plus octroyer de visa américain aux partenaires de diplomates étrangers homosexuels qui s'installent ou vivent aux Etats-Unis, à moins qu'ils se marient.

    Les positions de Mike Pompeo sur la question de l'orientation sexuelle sont scrutées à la loupe en raison de déclarations passées très controversées.

    Lors de l'audition pour voir sa nomination au département d'Etat confirmée par le Sénat, le républicain et fervent évangélique qui affiche volontiers sa foi chrétienne avait été sommé, sur la base de propos anciens, de dire s'il pensait qu'être homosexuel était "une perversion". Mike Pompeo n'avait pas clairement répondu par oui ou non.

    "Quand j'étais un homme politique", avant d'avoir des responsabilités au sein de l'administration, "j'avais une idée très claire sur le fait de savoir si le mariage entre deux personnes du même sexe était approprié", avait-il seulement rappelé. "Je m'y tiens", avait-il ajouté, tout en assurant respecter les couples homosexuels.

    BFM.TV

    Bravo Trump ! Ce n'est pas de la haine que refuser qu'un drapeau LGBT flotte au-dessus des ambassades américaines !

    En quoi est-ce une fierté qu'un homme en sodomise un autre ???

    Les hétéros vont bientôt devoir se cacher (rire)


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  • Des tags antisémites sur la maison de Latifa Ibn Ziaten, mère d’une victime de Merah

    « C’est bientôt ton tour », clament les inscriptions peintes en noir sur la maison de Latifa Ibn Ziaten.

    « Juif. Bientôt mort », « C’est bientôt à toi ! », « Vive Merah ». Ces menaces prosélytes et antisémites, truffées de fautes d’orthographe, ont été découvertes ce lundi matin sur les murs de la maison de Latifa Ibn Ziaten, mère d’une des victimes de Mohamed Merah. Imad Ibn Ziaten avait été le premier des trois soldats que le terroriste avait tués à Toulouse le 11 mars 2012 avant de s’en prendre à une école juive. Depuis, cette femme d’origine marocaine sillonne les écoles, les centres sociaux et les prisons, pour lutter contre le développement de la haine et des extrémismes chez les jeunes.

    « En me réveillant ce matin, c’est sous le choc que j’ai découvert ces tags sur les murs de ma maison. Une nouvelle fois, je suis prise pour cible. J’ai déposé plainte. J’espère que les coupables seront retrouvés et punis de leurs actes haineux », a-t-elle écrit sur Twitter, dans la foulée de messages envoyés par son avocat, Me Francis Szpiner. La police est venue constater les faits dans la matinée dans la banlieue de Rouen (Seine-Maritime).

    Me Méhana Mouhou, autre avocat de Latifa ibn Ziaten, va immédiatement porter plainte pour menaces de mort et apologie du terrorisme. Selon lui, des menaces de mort avaient déjà été laissées sur le répondeur de l’association, messages anonymes qui auraient été conservés. « Je demande au ministère de l’Intérieur le renforcement de sa protection dans tous ses déplacements, en France et à l’étranger », indique encore au Parisien Me Mouhou.

     

    Ces tags, c’est un peu la genèse de l’engagement de Latifa Ibn Ziaten. Après la mort de son fils, la mère de famille, aujourd’hui âgée de 59 ans, se rend aux Izards, la cité toulousaine où avait grandi Merah, pour tenter de comprendre comment il avait pu abattre sept personnes au nom de sa vision radicale de l’Islam. Un groupe d’adolescents, ignorant qui elle est, lui parle du terroriste comme d’« un héros, un martyr de l’islam ». Elle décide alors de s’engager pour prôner le « vivre ensemble ».

    « Courage, le chemin de l’amour dérange toujours ceux qui cherchent à diviser », a réagi le chanteur Christophe Willem, parrain de son association avec Jamel Debbouze et qui lui a dédié une chanson, « Madame ».

    Après s’être entretenu au téléphone avec elle, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est dit « indigné par les menaces et messages de haine ». « Je viens de m’entretenir avec elle pour lui dire mon soutien et ma détermination à ce que les auteurs de cette infamie répondent de leurs actes devant la justice », a-t-il écrit sur Twitter.

    « Que les auteurs de ces actes ignobles, odieux, inqualifiables soient identifiés et poursuivis en justice. Pensées chaleureuses pour vous qui êtes si courageuse », lui a également assuré Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes.

    Le Parisien


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  • Des enfants de djihadistes rapatriés en France

    Une dizaine d’enfants orphelins a atterri ce matin à l’aube à l’aéroport de Villacoublay. Ils se trouvaient dans des camps kurdes en Syrie.

    L’arrivée à l’aéroport de Villacoublay (Yvelines) s’est effectuée dans la plus grande discrétion. Selon nos informations, une dizaine d’enfants orphelins de djihadistes français sont arrivés dans la nuit de dimanche à lundi par avion militaire en France. Ces jeunes garçons et filles étaient détenus dans les camps de Al-Hol et de Roj en Syrie par les forces kurdes. Parmi ces enfants, il y aurait celui d’un des récents condamnés à mort en Irak.

    Après leur arrivée sur le tarmac, ces jeunes enfants ont été auscultés par un médecin avant d’être confiées à l’aide sociale à l’enfance (ASE) à qui revient la charge de leur trouver une famille d’accueil. Une audience devrait être organisée dans les quinze jours au tribunal pour enfants de Versailles, juridiction dont dépend l’aéroport. Ce n’est pas le premier retour de Syrie d’enfants orphelins de djihadistes français. En mars dernier, six garçons et filles dont le plus âgé avait 5 ans avaient déjà atterri à l’aéroport de Villacoublay. Au total, près d’une centaine d’enfants prisonniers serait revenue depuis 2014. « C’est la continuité de la politique d’« approche au cas par cas », humanitaire, que le gouvernement a mis en place » déclare une source proche du dossier.

    Ce nouveau retour survient alors que la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) vient d’exhorter la France à rapatrier « sans condition » les enfants de nationalité française détenus dans les camps en Syrie. Dans une lettre adressée au Premier ministre Edouard Philippe mercredi 29 mai, son président, Jean-Marie Delarue, lui demande d’abandonner la politique de rapatriement « au cas par cas », jugée « contraire à la simple humanité comme aux obligations auxquelles la France] a souscrit ». Des rapports récents, dont celui publié le 22 mai par le Comité international de la Croix-Rouge, s’alarment des conditions de vie dans les camps d’Al-Hol, Roj et Aïn Issa : manque d’eau, de nourriture, de structures sanitaires, absence de scolarisation, violences…

    Depuis des mois, la question du retour des Français partis combattre en Syrie divise opinion publique et politiques. Selon les derniers chiffres du ministère des Affaires Étrangères, de « 400 à 500 Français », se trouveraient dans le Nord-Est Syrien, certains dans les camps, d’autres détenus dont des enfants, et une centaine d’autres dans la région d’Idib, dernière zone rebelle dans le nord-ouest de la Syrie.

    Le Parisien


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  • Avec l'entrée en vigueur du fichier des véhicules assurés (FVA), les premiers contrôles ont commencé ce mardi.

    Les autorités ont décidé de sévir. Face à la recrudescence de véhicules non assurés, un fichier des véhicules assurés (FVA) vient d'être officiellement mis en service ce 4 juin, rapporte RTL. Grâce à la plaque d'immatriculation, les forces de l'ordre pourront vérifier si la voiture est bien assurée. Les premiers contrôles ont commencé à Paris et sa petite couronne. Ils devraient s'étendre progressivement au reste de la France.

    Le FVA vise à sanctionner la fraude à l'assurance. Les automobilistes qui auraient apposé de fausses vignettes sur leur pare-brise ou pas encore renouvelé leur assurance seront plus facilement identifiables grâce à ce fichier. En cas d'infraction, les forces de l'ordre auront trois jours pour confirmer l'absence réelle d'assurance. Les peines encourues restent en revanche les mêmes : jusqu’à 3.750 euros d’amende, la suspension du permis de conduire et la confiscation de la voiture. Les engins agricoles, militaires et diplomatiques ne sont quant à eux pas concernés par ce nouveau type de contrôle.

    750.000 véhicules non assurés en circulation

    Comme le rappelait la Sécurité routière dans un communiqué posté sur Twitter en juillet 2018, et relayé par 20 Minutes, "en France, en 2016, 235 personnes ont trouvé la mort dans un accident routier impliquant un véhicule non assuré, soit 7% de la mortalité routière". L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) estime à 750.000 le nombre de véhicules circulant sans assurance.

    La création du fichier des véhicules assurés (FVA), introduit dans la loi de modernisation de la justice, est parue au Journal officiel du 24 juillet 2018.

    "c'est une très bonne nouvelle", selon l'Automobile Club Association

    Capital


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  • Affaire Carlos Ghosn : Rachida Dati et Alain Bauer visés par une enquête pour des contrats avec la filiale néerlandaise de Renault-Nissan

    La députée européenne et le spécialiste des questions de sécurité sont soupçonnés d’avoir perçu des fonds suspects de Renault-Nissan BV.

    Nouveau rebondissement dans l'affaire Carlos Ghosn. Cette fois, c'est l'ancienne ministre de la Justice, Rachida Dati, et le spécialiste des questions de sécurité Alain Bauer qui sont visés par une enquête préliminaire du Parquet national financier (PNF). Selon l'hebdomadaire Marianne, ces derniers sont accusés "d’avoir perçu des fonds potentiellement suspects via la structure néerlandaise de Renault-Nissan BV (RNBV), un établissement financier monté sous la présidence de Carlos Ghosn".

    Cette enquête, confiée aux policiers de l’office anticorruption, fait suite à la plainte d'une petite actionnaire pour corruption active et passive, abus de biens sociaux et recel, visant Rachida Dati, Alain Bauer et l'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, par ailleurs en délicatesse avec la justice japonaise qui l'accuse de malversations financières.

    Le conseil d'administration de Renault a annoncé mardi soir dans un communiqué qu'une mission d'audit mise en place avec Nissan sur RNBV avait "confirmé des déficiences" dans cette structure "au plan de la transparence financière et des procédures de contrôle des dépenses". Le conseil d’administration demande la "mise en oeuvre des actions judiciaires disponibles aux Pays-Bas" concernant des surcoûts lors de déplacements de Carlos Ghosn en avion, des dépenses engagées par l'ex-PDG, et pour obtenir le dédommagement de dons à des organismes à but non lucratif.

    franceinfo


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  • Lille: 200 migrants évacués d'un squat

    Quelque 200 migrants majoritairement africains ont été évacués des locaux désaffectés d'un bailleur social à Lille mardi matin.

    Les forces de l'ordre ont procédé mardi matin tôt à l'évacuation d'un squat du sud de Lille où vivaient environ 200 migrants, a constaté une journaliste de l'AFP.

    Baptisé ironiquement "squat 5 étoiles" et situé dans des locaux désaffectés appartenant à un bailleur social, Partenord Habitat, il était totalement vide vers 08h30 mardi. Seuls restaient des tentes entassées dans un coin, des chaussures çà et là et des paquets de biscuits jonchant le sol. L'évacuation a débuté vers 6 heures, selon la préfecture.

    Quelque 180 migrants évacués vers différents centres d'accueil

    Dans un quartier bouclé par les CRS, les premiers cars transportant les migrants sont partis vers 07h45, alors que la presse et les militants étaient tenus à l'écart. "Pas d'expulsion sans solution", ont scandé ces derniers au passage des cars. Selon une porte-parole de la préfecture sur place, 180 personnes ont été expulsées et emmenées dans des CRA (centre de rétention administratif), CADA (centre d'accueil de demandeurs d'asile) ou CAO (centre d'accueil et d'orientation) des Hauts-de-France, jusque dans l'Oise. 

    De même source, un tiers de ces migrants sont en situation illégale, un tiers en situation légale et un tiers sont mineurs. "Certains étaient scolarisés, ils vont perdre tous leurs liens sociaux", s'est désolé Frédéric Laroche, bénévole membre du collectif Diem25.

    Des migrants majoritairement africains

    Selon Benaissa El Hamdani, de l'association l'Ile de la solidarité, ces migrants majoritairement guinéens, mais aussi ivoiriens, maliens, congolais ou camerounais, vivaient depuis 2017 dans ces locaux insalubres. Ils s'y étaient installés après l'évacuation en 2016 d'un parc du sud de Lille, puis celle en octobre 2017 du camp du quartier Saint-Sauveur, plus proche du centre, où environ 100 migrants s'étaient installés le long d'une ancienne gare.

    Une évacuation pour répondre à une urgence sanitaire, selon la préfecture

    Dans un communiqué, la préfecture du Nord a indiqué que cette évacuation visait à "répondre à l'urgence sanitaire créée par les conditions de vie indignes et insalubres", "offrir aux personnes en situation régulière sur le territoire national un hébergement adapté à leur situation" et "procéder à l'éloignement de ceux qui se maintiennent sur le territoire de manière illégale". 

    La préfecture, affirmant s'appuyer sur une ordonnance d'expulsion du TGI de Lille du 5 juillet 2018, espère également que cette opération "entravera les réseaux criminels de passeurs qui commercialisent la détresse et bénéficient en ces lieux de points d'ancrage stables et identifiés". Toujours selon la préfecture, le propriétaire Partenord a un projet immobilier en cours.

    Europe 1


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  • La justice irakienne a condamné neuf Français appartenant au groupe Etat islamique à la peine capitale. Pour ces avocats, l'article 66-1 de la Constitution interdisant la peine de mort "ne souffre d'aucune dérogation, pas même en matière de terrorisme".

    Après les condamnations à mort de neuf Français en Irak pour leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique, 44 avocats dénoncent, dans une tribune publiée surfranceinfo.fr, à l'initiative de William Bourdon et Vincent Brengarth, l'inaction de l'Etat en la matière. Ils assurent que laisser exécuter ces peines ou même autoriser leur prononcé est "contraire à notre ordre public et reviendrait à répondre à la barbarie par une peine que nous prohibons catégoriquement". Ils s'expriment ici librement.

    De jeunes Français sont menacés d'être pendus. Ce risque n'est pas dérisoire et ce ne sont pas les mots récents de notre ministre des Affaires étrangères, monsieur Jean-Yves Le Drian, rappelant son souhait qu'ils ne soient pas condamnés à mort et exécutés, qui peuvent aujourd'hui rassurer qui que ce soit. Son argument d'autorité selon lequel ils auraient été jugés de façon équitable ne peut convaincre personne.

    La France a été prise au piège d'un discours martelé depuis presque deux ans. Notre pays fera non seulement tout pour éviter que nos ressortissants reviennent en France mais fera tout pour qu'ils soient jugés sur place. Et ce quel que soit le caractère inéquitable des procédures dont ils feraient l'objet et quel que soit, on le sait maintenant, le risque d'exécution qu'ils pourraient encourir.

    La France n'a pas voulu rapatrier ses ressortissants et a préféré les exposer à la peine de mort et à des procès expéditifs dont nous savons qu'ils méconnaissent gravement les droits de la défense.

    Les signataires de la tribune

    L'effet mécanique de ce cynisme d'Etat a été de potentialiser le risque que certains de nos ressortissants soient exécutés. Comment ? En suspendant l'exécution de nos ressortissants à l'intensité des pressions que la France souhaitera mettre en œuvre dans ses relations bilatérales opaques avec l'Irak.

     

    "Un traitement inhumain et dégradant"

     La France a été très sévèrement touchée par les attentats et il est évidemment une exigence de tout entreprendre pour éviter qu'ils ne se reproduisent. Cela ne doit cependant pas se faire au prix de l'Etat de droit et sans nulle garantie d'efficacité voire en suscitant, au contraire, des effets contraires. La peine de mort est un traitement inhumain et dégradant. L'Association française des victimes du terrorisme a exprimé son vœu pour que les jihadistes soient jugés et condamnés dans le respect de leurs droits fondamentaux et a marqué son hostilité contre la peine de mort.

    Exécuter ces peines de mort ou même en permettre le prononcé est donc contraire à notre ordre public et reviendrait à répondre à la barbarie par une peine que nous prohibons catégoriquement. Nous rappelons notamment que nos juridictions refusent les demandes d'extradition lorsqu'il existe un risque pour la personne dont la remise est demandée d'être condamnée à la peine capitale par la justice de l'Etat requérant.

    L'article 66-1 de la Constitution selon lequel "nul ne peut être condamné à la peine de mort" ne souffre d'aucune dérogation, pas même en matière de terrorisme. En application du protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, ratifié par la France, la peine de mort est abolie en toutes circonstances. C'est l'état du droit avec lequel nous voudrions rompre.

    Cela serait un immense déshonneur pour notre pays que de rendre possibles ces condamnations à mort.

    Les signataires de la tribune

    "Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare, la civilisation règne", disait Victor Hugo.

     

    "Une résignation coupable"

     On oubliera que la France a été un des derniers pays de l'Union européenne à exécuter ses ressortissants. Depuis le discours historique et courageux de Robert Badinter, nous sommes devenus l'un des pays, on peut le rêver, éternellement abolitionniste. Et ce grâce à l'inscription de l'abolition de la peine de mort dans la Constitution, à nos engagements internationaux et à la promotion de l'universalisation de cette abolition.

    Faire prendre ce risque de condamner à mort des ressortissants français, c'est renoncer à nos engagements car c'est permettre la mise en œuvre extraterritoriale de la peine de mort.

    Les signataires de la tribune

    On le voit, alors que déjà de nombreux étrangers ont été pendus dans les prisons de Bagdad, cette résignation coupable de notre pays n'est que le paroxysme dans l'affaiblissement d'un certain nombre de principes qui structurent notre droit. Cette érosion très visible en matière d'antiterrorisme a déjà été soulignée à de nombreuses reprises par des organisations non gouvernementales, des institutions européennes s'agissant notamment des Français et plus particulièrement des mères et des enfants détenus en Syrie par les forces kurdes. Pour ces derniers, la Commission nationale consultative des droits de l'homme et le Défenseur des droits se sont précisément et récemment alarmés des traitements inhumains.

    C'est une justice expéditive qui évidemment est et va être mise en œuvre s'agissant de nos ressortissants. Et c'est cette justice d'abattage qui peut conduire demain à leur pendaison. C'est par conséquent doublement insupportable. Bagdad va-t-elle faire fi, ou pas, des souhaits exprimés par la France ? Pour l'instant, l'incertitude est totale.

     

    "Une tache sur le mandat d'Emmanuel Macron"

     Des mobilisations très fortes ont pourtant eu lieu par le passé, pour venir en aide à des ressortissants français dans d'autres pays. On pense notamment à la mobilisation pour sauver nos ressortissants condamnés à mort en Indonésie. Il y a eu une mobilisation au plus haut niveau de l'Etat pour sauver une de nos ressortissantes, de ce qui a été présenté comme une grave erreur judiciaire au Mexique. A son retour, elle a été reçue par le président de la République.

    Peut-on craindre que l'intensité de cette mobilisation soit moindre s'agissant de ceux qui sont identifiés comme l'expression de la barbarie la plus absolue et comme des ennemis de notre civilisation ? Il est légitime de craindre un traitement de nos ressortissants à géométrie variable. La force du droit réside précisément dans l'universalité de son application qui plus est lorsqu'un droit absolu et indérogeable est en jeu comme le droit à la vie.

    On a pris un risque historique qui, s'il se réalisait, laisserait une tache indélébile sur le mandat d'Emmanuel Macron, d'avoir ainsi rendu possible un assassinat légal aujourd'hui banni par la majorité des pays de la planète, à l'exception notamment de l'Arabie saoudite, de l'Irak, de la Chine, des Etats-Unis. Rappelons que l'image de la France, pays des Lumières, pays pionnier, de l'universalisation des droits de l'homme, n'a cessé d'être écornée depuis des années et des décennies. C'est une régression supplémentaire, si le pire arrivait, qui pourrait par mille effets pervers dans le monde entier, nous coûter très cher.

    Les signataires de la tribune :

    Basile Ader, Arié Alimi, Elise Arfi, Mathilde Arjalliet, Matteo Bonaglia, William Bourdon, Vincent Brengarth, Apolline Cagnat, Chloé Chalot, Christian Charrière-Bournazel, Emmanuel Daoud, Benoit David, Jade Dousselin, Jean-Yves Dupeux, Frédéric Dussort, Léa Forestier, Anis Harabi, Alain Jakubowicz, Raphaël Kempf, Catherine Kratz, Jean-Yves Le Borgne, Henri Leclerc, Amélie Lefebvre, Olivia Lévy, Céline Mokrane, Eric Moutet, Augustin Nicolle, Sophie Obadia, Sabine de Paillerets, Aïnoha Pascual, Martin Pradel, Bertrand Repolt, Martin Reynaud, Sandrine Richer, Olivia Ronen, Christian Saint-Palais, Xavier Sauvignet, Lucie Simon, Jean-Baptiste Soufron, Mario Stasi, Pierre Olivier-Sur, Hervé Temime, Henri Thulliez, Emmanuel Tordjman, Yassine Yakouti.

    franceinfo

    Des ressortissants français, c'est vite dit !

    Plutôt des terroristes musulmans !


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