• A Paris, une manifestation féministe contre le «gouvernement de la honte»

    A  coup de slogans choc, un millier de personnes ont dénoncé le remaniement ministériel ce vendredi devant l’Hôtel de ville. Dans leur ligne de mire : Gérald Darmanin, accusé de viol et Éric Dupond-Moretti, opposé au mouvement #MeToo.

    Les coups de pinceaux sont précis et efficaces sur le mur de l’Hôtel de ville de Paris. Les jeunes femmes ont l’habitude de coller des slogans, écrits sur des feuilles A4, dans toute la ville. En quelques minutes, le bâtiment arbore deux des messages les plus repris par les manifestantes ce vendredi : «Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice» et «Gouvernement de la honte». Dès 18 heures, à l’appel du collectif Nous Toutes, plus d’un millier de manifestantes se sont retrouvées sur le parvis de l’hôtel de ville. Lou, membre de l’association altermondialiste Attac, aide à porter deux imposants corbeaux noirs en carton. «Ce sont nos oiseaux de mauvais augure, explique la militante. Pendant la réforme des retraites, ils représentaient BlackRock, pour les Césars, c’était Polanski Ce soir, on peut y lire «Darmanin» et «Dupond-Moretti», du nom des nouveaux ministres de l’Intérieur et de la Justice.

     

    Sophie Patterson-Spatz a déposé une plainte pour viol en 2017 contre le premier. La procédure, d’abord classée sans suite, a été relancée par la cour d’appel de Paris en juin. Éric Dupond-Moretti, ministre de la Justice, n’a lui jamais caché son désaccord avec le mouvement #MeToo et avait déclaré, en 2018 : «Que siffler une femme, ça devienne une infraction pénale, c’est ahurissant.» Dès le lendemain de leurs nominations, mardi, une vingtaine de militantes avaient manifesté devant le ministère de l’Intérieur. Ce vendredi soir, leurs effectifs ont gonflé.

    «Liberté, égalité, impunité» ou «La culture du viol est en marche» : voilà ce qu’on peut lire parmi la marée de pancartes brandies à bout de bras par les manifestantes parisiennes. Sous l’une d’elles, Camille, 22 ans et l’air déterminé, dénonce ces nominations : «C’est un crachat à la gueule de toutes les femmes.» La jeune fille, comme beaucoup d’autres ce soir-là, fait partie des colleuses de slogans féministes dans les rues. «Ministère du viol», «remaniement sexiste - riposte féministe» : depuis le changement de gouvernement, elles ont renouvelé leurs messages.

    «Je pensais que c’était le Gorafi»

    Lorsqu’elles ont appris la nomination de Gérald Darmanin au ministère de l’Intérieur, beaucoup des manifestantes ont été choquées. Certaines ont même cru à une blague. «Je pensais que c’était le Gorafi», confie Julie, venue avec des amies. «Les nommer à ces postes n’est pas anodin et montre qu’il y a un vrai problème en France.» À côté d’elle, Marine, du comité Nous Toutes, a l’impression que les féministes sont «punies» pour leur forte mobilisation depuis le mouvement #MeToo. La jeune fille voit la nomination de Gérald Darmanin comme «un manque de respect envers toutes les victimes qui ont peur de parler. Parler ne détruit pas des vies comme on voudrait nous faire croire. L’impunité est là».

    Alix, 22 ans, a analysé l’ensemble du remaniement ministériel sous le prisme du féminisme, et pense que «rien ne va»«Le changement de poste de Marlène Schiappa, le fait qu’il y ait moins de femmes, certains propos de la nouvelle ministre de l’égalité (1), le ministre des outre-mer qui n’est même pas racisé», énumère-t-elle. Pour cette jeune féministe, «l’intersectionnalité» et «la convergence des luttes» sont indispensables. «Le féminisme d’aujourd’hui est beaucoup plus inclusif, il comprend les personnes LGBTQIA+, les personnes racisées, les travailleuses du sexe», confirme Julie, 26 ans.

    «On attend un respect systémique»

    Derrière les masques, les visages sont jeunes. «Les filles de mon âge ne laissent plus rien passer, se félicite Camille, 21 ans. La parole s’est libérée, même si ça demande beaucoup de courage.» A son côté, Nico, un panneau «Queer, meufs et racisé.e.s» à la main, résume : «L’idée est de montrer qu’il y a une convergence des luttes. Contrairement à nos parents, on n’attend pas juste des droits, on attend un respect systémique.» «J’espère qu’on est dans une nouvelle ère», souffle son amie.

    En attendant, rares sont celles à réellement espérer un départ des deux nouveaux ministres, malgré la mobilisation dans plusieurs villes françaises - Toulouse, Bordeaux, Lyon, Grenoble - vendredi. «Peut-être avec la pression internationale, quand on voit que des médias étrangers titrent sur un ministre français accusé de viol», tente Alix. Entre deux slogans scandés à tue-tête, Pauline, la jeune colleuse, prévient : «Ils n’ont pas fini de nous entendre crier.»

    Libération


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  • "Le baccalauréat était moribond ; le virus l'a achevé ; il ne représente plus rien"

    Bruno Gollnisch
     
    @brunogollnisch
     
    Le #baccalaureat était moribond ; le virus l’a achevé : il ne représente plus rien. C’est un crime que de précipiter des centaines de milliers de jeunes gens dans des filières universitaires inadéquates au lieu de les préparer à des métiers plus accessibles et plus utiles...

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  • Les poursuites pénales pour usages de stupéfiants ne seront plus automatiques à la rentrée. L'amende forfaitaire déjà expérimentée dans plusieurs juridictions va être généralisée.

    Dès la rentrée, l’amende forfaitaire pour usage de stupéfiants va être généralisée, rapporte Le Point. Conséquence de cette généralisation : les consommateurs de cannabis ne seront plus systématiquement poursuivis. Une mesure qui vise à alléger la charge de travail des forces de l'ordre et à désengorger les tribunaux. Ainsi, à l'image des amendes pour stationnement gênant, des délits de conduite sans permis ou défaut d'assurance, une amende forfaitaire délictuelle (AFD) est désormais fixée. Son montant : 200 euros. Elle pourra être minorée à 150 euros en cas de paiement dans les 15 jours ou majorée à 450 euros en cas de retard, indique une note du ministère de l'Intérieur du 8 juillet.

    Ainsi, un procès-verbal sera dressé si la personne interpellée ne détient pas plus de 10 grammes de cocaïne et 100 grammes de cannabis. Au-delà, des poursuites judiciaires seront engagées. Le consommateur devra néanmoins "reconnaître les faits, confirmer la nature du produit appréhendé et accepter la confiscation et la destruction des stupéfiants et accessoires saisis".

    La direction de la sécurité publique précise également que "l'établissement de l'AFD doit se faire sur place. À titre exceptionnel, la procédure peut se faire au service pour des considérations d'ordre public, par exemple liées à la protection des agents (toutefois, ce retour au service d'enquête exclut tout recours à la contrainte)". La note du ministère, relayée, par Le Point, invite les forces de l'ordre à notifier son procès-verbal électronique au commissariat, à condition que la personne verbalisée veuille bien s'y rendre.

    Cette amende forfaitaire est déjà expérimentée depuis le mois de juin dans plusieurs juridictions : Rennes (Bretagne), Reims (Marne), Créteil (Val-de-Marne) et Boissy-Saint-Léger (Val-de-Marne). Elle devrait également être testée à partir de juillet, à Lille et Marseille. À Reims par exemple, depuis le 16 juin, les consommateurs majeurs détenant moins de 20 grammes de cannabis sont désormais seulement verbalisés. Au-delà de cette quantité, des poursuites pénales ou des mesures alternatives restent en vigueur, précise France Bleu Champagne-Ardenne.

    Capital


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  • Que dirait-il maintenant ?


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  • Roselyne Bachelot et Eric Dupond-Moretti sont les deux nouveaux visages phares du gouvernement, pourtant la politique, ils ne souhaitaient pas ou plus y toucher...

    Ce lundi 6 juillet 2020, Eric Dupond-Moretti, le célèbre avocat et compagnon de la chanteuse Isabelle Boulay, a été nommé garde des Sceaux dans le nouveau gouvernement composé par Jean Castex et Emmanuel Macron.

    Cette nomination fait grandement polémique et une vidéo postée par une journaliste qui officie sur TF1 ne risque pas d'éteindre la polémique...

    En avril 2018, Eric Dupond-Moretti avait affirmé à Audrey Crespo-Mara sur LCI qu'il n'accepterait jamais un poste de ministre de la Justice. "Je suis sûr de refuser. Vous voulez que je vous le signe ?" avait lancé l'avocat à la journaliste. Et de poursuivre : "D'abord, personne ne me proposera et ce serait un bordel... Personne n'aura jamais l'idée saugrenue et invraisemblable de me proposer ça. Et moi, franchement, je ne vais pas accepter un truc pareil. Ce n'est pas mon métier et je n'ai pas les compétences. Je n'aimerais pas faire ça !"

    Les contradictions de Roselyne Bachelot

    Dans ce nouveau gouvernement, on note l'arrivée de Roselyne Bachelot en tant que ministre de la Culture et cette arrivée fait elle-aussi parler car l'ancienne chroniqueuse avait affirmé qu'elle avait tiré un trait sur la politiqueAinsi, en 2017, dans On n'est pas couché, elle avait assuré qu'elle ne reviendrait "jamais" en politique, tandis que dans le HuffPost, elle confiait : "On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve. Il faut pas. il faut que les choses soient irrémédiables sinon elles n'ont pas de noblesse." Preuve qu'on peut changer d'avis à tout âge !

    GALA


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  • Gouvernement Castex : Des féministes manifestent contre la nomination de Gérald Darmanin à l’Intérieur

     Une vingtaine de féministes se sont rassemblées à Paris aux slogans de « Darmanin démission » et « Darmanin violeur »

    Elles ont répondu à un appel spontané sur les réseaux sociaux. Une vingtaine de militantes féministes se sont rassemblées mardi non loin du ministère de l’Intérieur, scandant « Darmanin démission » et « Darmanin violeur » pendant la passation de pouvoir entre Christophe Castaner et Gérald Darmanin, ministre des Comptes publics dans le gouvernement précédent.

    Le nouveau locataire de la place Beauvau a été mis en cause par deux femmes début 2018, l’une pour viol, l’autre pour abus de faiblesse, des accusations qu’il réfute. Si l’enquête se poursuit pour la première, le parquet a rendu un non-lieu concernant la seconde.

     

    Descendant la rue avec des fumigènes et des pancartes « Darmanin à l’Intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes », ces militantes ont été rapidement stoppées par les forces de l’ordre qui quadrillaient le quartier, également proche de l’Elysée.

    Postées à quelques mètres de la Place Beauvau, elles ont chanté « Darmanin violeur, police complice » ou encore « Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice », en référence au nouveau garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, à qui elles reprochent « un désintérêt et des attaques » contre les prises de paroles de femmes victimes de violences.

    20 Minutes

    La plainte pour viol contre Darmanin, « pas un obstacle » à sa promotion"
     
     
    La plainte pour viol contre Darmanin, « pas un obstacle » à sa promotion"
    Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on juge que « les choses vont dans le bon sens », quant à la plainte pour viol qui vise Gérald Darmanin, nouveau ministre de l’Intérieur
     20minutes.fr
     
    Une plainte pour viol, ce n'est donc pas important pour macron et ses amis ! ! !

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  • Audrey Pulvar, nouvelle adjointe d'Anne Hidalgo, tacle un ancien ministre

    Nouvelle adjointe à la mairie de Paris, en charge, notamment de l'agriculture, Audrey Pulvar a remonté les bretelles d'un ancien ministre qui a liké un tweet moqueur la visant.

    La journaliste Audrey Pulvar, qui a fait campagne pour les élections municipales sur la liste Paris en commun dans le 4e arrondissement, a été nommée par Anne Hidalgo, fraîchement réélue à la tête de la capitale, au poste d'adjointe en charge de l'agriculture, de l'alimentation durable et des circuits courts. Des commentaires moqueurs n'ont pas tardé à fleurir sur les réseaux sociaux et Dominique Bussereau, ancien ministre, a liké le message d'un internaute. Ce que n'a pas du tout aimé la principale concernée.

    "Vous mettez un cœur à ce genre de tweet. Bien reçu. Aurez-vous le même niveau d'esprit républicain quand je solliciterai, au regard de vos responsabilités, une rencontre pour construire ensemble de nouveaux projets entre agriculteurs et ville de Paris ?", l'a-t-elle ainsi tancé. Pour ceux qui l'auraient manqué, le tweet de la discorde est accompagné d'une photo où l'on voit Audrey Pulvar en short et en débardeur, fourche à la main. Il y est écrit, ironiquement sans doute, "une véritable âme d'agricultrice la Audrey Pulvar. Elle va pouvoir donner toute la mesure de son talent agricole à la maire de Paris où ça manquait cruellement".

    "Désolé de vous avoir vexé"

    Nombreux ont été les internautes à considérer le like de Dominique Bussereau comme une marque de soutien à une attaque jugée sexiste et misogyne. L'homme politique, qui était ministre de l'Agriculture entre 2004 et 2007, a depuis présenté ses excuses : "Désolé de vous avoir vexé : naturellement je suis à votre écoute pour parler agriculture, circuits courts, etc…"

    GALA

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/critiqu%c3%a9e-pour-son-nouveau-poste-%c3%a0-la-mairie-de-paris-audrey-pulvar-se-d%c3%a9fend/ar-BB16nK4o?ocid=msedgntp


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  • Emmanuel Macron : le violent avertissement que Bernard Tapie lui a donné avant le confinement

    En mars dernier, avant de prendre la décision de confiner les Français, Emmanuel Macron a demandé l'avis de personnes extérieures au gouvernement. Parmi elles, Bernard Tapie, qui a adressé un avertissement violent au président pour la suite de son mandat.

    Avant de demander aux Français de rester enfermés chez eux pour de longues semaines, Emmanuel Macron a voulu s'assurer d'avoir toutes les cartes en main. Car si il y a bien une chose qu'on ne peut pas reprocher au président de la République, c'est de demander l'avis de personnes extérieures à son gouvernement. Il a notamment assez régulièrement au bout du fil ses deux prédécesseurs, François Hollande et surtout Nicolas Sarkozy. Mais le mari de Brigitte Macron aime aussi échanger avec des personnes plus "inattendues". Outre l'imbroglio de son coup de fil à Jean-Marie Bigard qui a carrément lancé une campagne présidentielle pour ce dernier, Emmanuel Macron a décidé de prendre conseil auprès de Bernard Tapiequi l'avait pourtant sévèrement taclé à l'époque des Gilets jaunes.

    "Vous vous ressemblez tous, là-dedans !"

    L'homme d'affaires, ancien député et même ministre de la Ville (sous François Mitterrand) en a profité pour adresser un avertissement ferme au président de la République, selon des propos rapportés par Le Point : "Votre problème, ce n'est pas l'impopularité. C'est que les gens ont envie de vous tuer"lui aurait lancé celui qui a récemment été condamné par la justice. Bernard Tapie lui a également prodigué quelques conseils pour la suite de son mandat : "Vous vous ressemblez tous, là-dedans ! Il faut que vous ayez autour de vous des mecs avec des costumes froissés" lui a-t-il suggéré. Un conseil qui pour certains a été entendu par le président de la République, qui a choisi un nouveau Premier ministre qui sentait davantage "le terroir" : Jean Castex. De là à dire que Bernard Tapie murmure à l'oreille du président de la République, il n'y a qu'un pas.

    Voici


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  • États-Unis : une statue de Christophe Colomb déboulonnée à Baltimore

    Des protestataires ont déboulonné une statue de Christophe Colomb samedi à Baltimore, sur la côte est des États-Unis, dernière attaque en date contre des monuments ou statues de personnages historiques liés à l’esclavage ou la colonisation.

    Selon des images diffusées par le Baltimore Sun, des manifestants ont déboulonné la statue du navigateur génois à l’aide de cordes, près du quartier de Little Italy.

    Longtemps célébré comme «celui qui a découvert l’Amérique», Christophe Colomb est aujourd’hui vu par certains comme le symbole de l’arrivée des Européens et de la conquête de terres ne leur appartenant pas.

    Dans la foulée des manifestations contre les inégalités raciales déclenchées par la mort de George Floyd, un Afro-Américain tué par un policier blanc à Minneapolis le 25 mai, de nombreuses statues de personnages liés à l’histoire coloniale ou aux discriminations ont été déboulonnées ou attaquées, aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

    Dans son discours samedi à l’occasion de la fête nationale du 4 juillet, marquant le Jour de l’indépendance, lorsqu’en 1776 treize colonies britanniques proclamèrent leur séparation de la couronne britannique, le président Donald Trump a mentionné le navigateur génois.

    «Nous nous battrons ensemble pour le rêve américain, et nous défendrons, protègerons, et préserverons le mode de vie américain qui a commencé en 1492 quand Christophe Colomb a découvert l’Amérique», a-t-il déclaré, s’en prenant aux manifestants qui dénoncent les discriminations raciales.

    «Nous sommes en train de vaincre la gauche radicale, les marxistes, les anarchistes, les agitateurs et les pilleurs», a ajouté Donald Trump lors d’une cérémonie dans les jardins de la Maison-Blanche «Nous ne permettrons jamais à une foule en colère de démolir nos statues, d’effacer notre histoire et d’endoctriner nos enfants», a-t-il encore dit.

    M. Trump avait déjà demandé vendredi à la police d’arrêter et poursuivre toute personne qui endommagerait un monument.

    Plusieurs statues de Christophe Colomb ont été enlevées ou vandalisées, notamment à Boston, Miami, Richmond, en Virginie ou Camden, dans le New Jersey. Pour sa part, la municipalité de San Francisco a retiré une statue du navigateur de son parlement local.

    Le Soleil


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  • Paris : Un nouveau conseiller municipal de Saint-Ouen interpellé une seconde fois par la police

    Le nouveau conseiller municipal de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis), Zakaria Zigh, a de nouveau été interpellé par la police, cette fois à Paris. 48 heures plus tôt, il avait été placé en garde à vue pour un recel de vol.

    Les ennuis s’accumulent pour Zakaria Zigh, tout juste élu conseiller municipal de la majorité du nouveau maire de Saint-Ouen. Le jeune homme de 18 ans a été interpellé dans le VIIe arrondissement de Paris ce samedi soir vers 21h30, par une patrouille de la Compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI 75).

    Quelques minutes plus tôt, les policiers ont repéré un individu qui était en train de confectionner une cigarette artisanale, sous le pont Alexandre III, sur le quai des Invalides. Pris en flagrant délit, le jeune homme a remis aux forces de l’ordre un morceau de résine de cannabis de quelques grammes, qui se trouvait dans un sachet.

     Il explique avoir fait la « Une » des médias

    Il a été interpellé et conduit au commissariat du XVe arrondissement et a fait l’objet d’un procès-verbal simplifié pour infraction à la législation sur les stupéfiants, sans être placé en garde à vue comme la procédure le prévoit. Zakaria Zigh a reconnu les faits et a déclaré aux policiers qu’il avait fait la « Une » des médias la veille après avoir été interpellé à Saint-Ouen, et qu’il devait « se faire oublier ».

    Le jeune homme avait en effet été interpellé par les policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) de Saint-Ouen dans la nuit de jeudi à vendredi, alors qu’il se trouvait sur un scooter volé. Il avait alors été placé en garde à vue pour recel de vol avant d’écoper d’un rappel à la loi et d’être remis en liberté.

     

    « Je lui ai demandé de se mettre en retrait de la vie politique municipale », a réagi ce samedi, au journal Le Parisien, le nouveau maire de Saint-Ouen (PS) Karim Bouamrane. « Je le convoquerai au plus vite pour qu’il puisse s’expliquer et je prendrai les mesures qui s’imposent », a-t-il poursuivi. Le nouveau maire n’a pas encore réagi à la seconde interpellation de son conseiller municipal.

    ACTU 17

    Il a une drôle de façon de se faire oublier !


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  • La ministre néerlandaise chargée de l’Émancipation a annoncé la future suppression de la mention du sexe sur les documents d’identité. Pour elle, cette mesure permettra à chacun de « façonner sa propre identité » et de « la vivre en toute liberté et sécurité ».

    Dans une lettre adressée au parlement néerlandais, la ministre de l’Éducation, de la Culture et de la Science Ingrid van Engelshoven a fait part de son intention de supprimer l’inscription du sexe sur les cartes d’identité « à partir de 2024-2025 », relate Le Monde.

    Ingrid van Engelshoven, également en charge de l’Émancipation, a déclaré qu’elle jugeait cette inscription « inutile ». La ministre souhaite « limiter dans la mesure du possible la mention inutile du sexe ». Elle sera toutefois toujours présente sur les passeports des citoyens néerlandais, car l’Union européenne l’oblige.

     

    « Les Pays-Bas ne seraient pas le premier État membre à posséder une carte d’identité sans mention de genre. La carte d’identité allemande ne mentionne pas de sexe », a souligné Ingrid van Engelshoven.

    Un pas vers la reconnaissance d’un troisième genre

    Des organisations néerlandaises de défense des droits des minorités sexuelles ont accueilli cette annonce officielle avec beaucoup d’enthousiasme. « C’est une excellente nouvelle pour les personnes qui éprouvent jour après jour des problèmes avec cette catégorie de genre sur leur carte d’identité », ont-elles déclaré.

     

    Par ailleurs, en 2018, un citoyen néerlandais né intersexué a obtenu une décision de justice en faveur de sa demande, qui consistait à ne pas avoir à mentionner « homme » ou « femme » sur son acte de naissance. Une décision qui peut être considérée comme un premier pas vers la reconnaissance d’un troisième genre.

    L’intersexuation est un terme biologique décrivant des personnes « nées avec des caractéristiques sexuelles qui ne correspondent pas aux définitions typiques de ‘mâle’ et ‘femelle’ », selon l’ONU.

    ACTU 17

    C'est donné raison aux homos et aux lesbiennes, décadence !

    Pour faire un enfant, il faut bien un homme et une femme ! ! !


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  • Des villageois dogons victimes d'un nouveau massacre dans le centre du Mali

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/des-villageois-dogons-victimes-d-un-nouveau-massacre-dans-le-centre-du-mali/ar-BB16jeW8?ocid=msedgntp

    Après avoir lu l'article, on voit que c'est une bande de sauvages !


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  • La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a ordonné le renvoi de Bagui Traoré devant une cour d’assises pour tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique.

    Le frère d’Adama Traoré, Bagui, est soupçonné d’avoir tenté de tuer des membres des forces de l’ordre, au cours des violents affrontements dans le Val-d’Oise en juillet 2016. Les faits étaient survenus après la mort d’Adama Traoré, décédé le jour de ses 24 ans, peu après son interpellation. 13 policiers et gendarmes avaient été blessés par arme à feu lors de ces violences urbaines.

    Bagui Traoré avait été mis en examen en mars 2017 pour tentative d’assassinat sur personnes dépositaires de l’autorité publique. Âgé de 27 ans, il avait finalement été renvoyé devant un tribunal par un juge d’instruction, mais pour des qualifications moins graves de violences volontaires. Le parquet de Pontoise avait fait appel de cette décision.

     

    La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles a finalement ordonné ce mardi le renvoi devant une cour d’assises du mis en cause pour « tentative d’assassinat ». Bagui Traoré doit être jugé avec cinq autres suspects mais ces derniers ont cinq jours pour se pourvoir en cassation.

    Déjà condamné à plusieurs reprises

    De son côté, la famille dénonce « un acharnement judiciaire ». Bagui et trois autres de ses frères ont été écroués depuis 2016. Le jeune homme de 27 ans a notamment été condamné pour trafic de stupéfiants mais également à 30 mois de prison pour une série d’extorsions et d’escroqueries sur des personnes vulnérables, entre 2015 et 2016.

    Ce dernier était recherché par les forces de l’ordre le 19 juillet 2016, le jour où son frère Adama a pris la fuite avant d’être rattrapé par les gendarmes, dans une villa de Beaumont-sur-Oise. Il était décédé peu après son arrivée à la caserne de gendarmerie de Persan. L’enquête concernant le décès d’Adama Traoré est toujours en cours.

    ACTU 17

    Une vraie famille de truands  ! Assa ferait mieux de le fermer !


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  • Selon l'ONU, la pandémie de coronavirus, qui a particulièrement frappée l'Amérique latine, devrait entrainer la fermeture de plus de 2,7 millions d'entreprises dans la région.

    La crise générée par la pandémie de coronavirus devrait entraîner la fermeture de plus de 2,7 millions d'entreprises et la perte de 8,5 millions d'emplois en Amérique latine, a prévenu jeudi la Cepal, la commission économique de l'ONU pour la région.

    Les secteurs du commerce et des hôtels et restaurants, qui comptent un grand nombre de petites et moyennes entreprises (PME), seront les plus touchés par l'impact de l'épidémie de Covid-19, a indiqué la Cepal dans un rapport.

    Le nombre de décès liés au coronavirus en Amérique latine pourrait grimper à 388.300 d'ici le mois d'octobre, selon les estimations de chercheurs publiées hier.

    Challenges


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  • La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné la France, jeudi 2 juillet, pour les "conditions d'existence inhumaines et dégradantes" de trois demandeurs d'asile, contraints de vivre "dans la rue" et "privés de moyens de subsistance""Les autorités françaises ont manqué (...) à leurs obligations" à l'encontre d'un Afghan, d'un Russe et d'un Iranien, âgés de 27, 33 et 46 ans et "victimes d'un traitement dégradant témoignant d'un manque de respect pour leur dignité", a estimé dans un communiqué la juridiction basée à Strasbourg.

     

    La CEDH prend toutefois bien soin de "souligner qu'elle est consciente de l'augmentation continue du nombre de demandeurs d'asile depuis 2007 et de la saturation" des structures d'accueil et reconnaît également "les efforts consentis par les autorités françaises pour créer des places d'hébergement supplémentaires et pour raccourcir les délais d'examen des demandes d'asile".

    Toutefois, elle estime que "ces circonstances n'excluent pas que la situation des demandeurs d'asile ait pu être telle qu'elle est susceptible de poser un problème" quant au respect par la France de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. C'est la quatrième fois que la France est condamnée par la CEDH en moins d'un mois.

    franceinfo

    Il n'y a pas assez de Médecins sans frontière, il faut que la Cour européenne des droits de l'homme s'en mêle aussi !

    Mais qu'ils retournent chez eux si c'est mieux, on ne leur a pas demandé de venir en France, merde !

    Qu'on s'occupe des SDF français !


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  • Le projet de rachat de l’OM dévoilé !

    Cette fois, le doute n'est plus permis. Un fonds d'investisseurs s'est bien mis en tête de racheter l'Olympique de Marseille, et c'est l'homme d'affaires Mohamed Ayachi Ajroudi, au coeur de ce projet, qui en dit enfin plus sur ce sujet devenu brûlant.

    Mourad Boudjellal se montrait très bavard depuis quelques jours, mais semblait bien seul... Tant et si bien qu'on pouvait légitimement s'interroger sur le bien-fondé de toutes ses interventions médiatiques autour d'un changement d'actionnariat à l'Olympique de Marseille. Pourtant, l'ancien président du Rugby club toulonnais avait dit vrai. 

    Nous nous préparons depuis un moment

    En effet, ce mardi, dans un entretien accordé à l'AFP et relayé par Le Figaro, Mohamed Ayachi Ajroudi reconnaît être bel et bien lancé dans un processus visant à mettre la main sur le club olympien. «Tout est à vendre et tout est à acheter. Si on a avancé, c'est que c'est possible. Mais on veut que ce soit fait avec beaucoup de précision. Nous nous préparons depuis un moment. On ne se jette pas dans la mêlée comme ça», prévient notamment le Franco-tunisien, tordant ainsi le cou à la communication officielle phocéenne, qui certifie que le club n'est pas à vendre. Autrement dit, si l'intéressé se décide enfin à communiquer, c'est que la confiance règne sans doute...

    Quels nouveaux moyens pour l'OM ?

    «Moi je ne veux pas flamber, mais soyez sûrs que nous allons investir, mettre de l'argent dans le club pour le développer. Nous avons rassemblé un cercle d'hommes de bonne volonté prêts à travailler», renchérit-il. De quoi laisser entrevoir de belles ambitions, sans doute bien plus élevées que le Champions Project porté depuis bientôt quatre ans par Frank McCourt, et pour l'heure auréolé d'une simple finale perdue de Ligue Europa.

    McCourt déjà ouvert à la discussion

    Un businessman américain avec lequel «il y a des discussions», explique Ajroudi. L'industriel, qui se réclame parmi les grands décideurs du projet, au même titre que divers fonds saoudiens et émiratis et d'autres états méditerranéens qui ne seraient pas majoritaires, compte bien profiter de la situation financière délicate des Ciel et Blanc pour faire affaire. «Quand il (Frank McCourt, NDLR) est prêt à vendre, nous sommes prêts et notre équipe prend la relève. Si un navire est pris dans la tempête, il faut bien qu'il trouve un port pour s'abriter...», précise-t-il par ailleurs. Le processus suit son cours.

    Sports.fr

    Le PSG au Qatar e l'OM à un franco tunisien !

    Vive le football français !


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  • Médecins sans frontières (MSF) a déposé plainte ce mercredi contre le département de Seine-Saint-Denis. Elle reproche le manque de prise en charge d'un jeune migrant, a indiqué l'ONG, précisant qu'il s'agissait d'une « première » en France.

    L'organisation a déposé plainte pour « délaissement d'une personne hors d'état de se protéger », « mise en danger de la vie d'autrui » et « non assistance à personne en danger ».

    Ce type de procédure à l'encontre d'un conseil départemental est une « première en France », selon l'avocat de l'ONG, Emmanuel Daoud. « C'est un dossier emblématique, mais nous avons d'autres jeunes dans le même cas », a ajouté l'association.

    Le jeune homme positif au Covid-19 et souffant du VIH ! ! !

    MSF reproche à la collectivité de ne pas avoir tenu compte d'un signalement que lui avait adressé en avril 2020 l'hôpital de Ville-Evrard, où le jeune homme avait été admis en raison de la résurgence de troubles psychiatriques liés aux violences subies pendant son parcours migratoire.

    Né en décembre 2002 en Côte d'Ivoire, arrivé en France en 2018 après avoir traversé le Burkina Faso, le Niger, puis la Libye, il souffre également du VIH et a été diagnostiqué positif au Covid-19, selon la plainte de l'ONG, consultée par l'AFP.

    « Aucune réponse n'a jamais été apportée par le Conseil départemental » au signalement de l'hôpital « ni aucune action entreprise pour une mise à l'abri du mineur et sa prise en charge par l'ASE du 93 (les services de l'aide sociale à l'enfance, NDLR), alors même que ledit conseil se trouve dans l'obligation légale et réglementaire de le faire […] », argumente l'ONG dans sa plainte.

    La Seine-Saint-Denis en première ligne

    Provisoirement assurée par l'aide sociale à l'enfance lors de son arrivée en France, la prise en charge du jeune homme avait pris fin après un test osseux concluant qu'il était majeur. MSF avait sollicité la réouverture de son dossier auprès de la justice qui avait indiqué qu'il pouvait déposer une « demande de prise en charge auprès de l'ASE », selon la plainte.

    « Il est crucial que les Conseils départementaux assument leurs obligations en matière de protection à l'enfance », a insisté l'association, « bien décidée à faire connaître la situation de ces jeunes dans son plaidoyer en faveur de la présomption de minorité ».

    La Seine-Saint-Denis est l'un des départements les plus concernés par l'augmentation de « mineurs étrangers isolés » (MNA) ces dernières années. Elle en appelle régulièrement à l'Etat pour faire face à leur prise en charge.

    Lr Parisien

    Comment ce mineur majeur a t-il attrapé le VIH, en jouant aux billes ?

    Que MSF prenne en cbarge ces gentils mineurs !


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  • La restructuration s'annonçait massive. Le groupe Airbus a annoncé mardi 30 juin au soir la suppression de 15 000 postes dans le monde d'ici l'été 2021, évoquant son souhait "d'adapter ses effectifs à la crise du Covid-19". Le constructeur européen prévoit de supprimer 5 000 postes en France, 5 100 en Allemagne et 1 700 au Royaume-Uni.

     

    Ces suppressions de postes devraient quasi exclusivement toucher la branche aviation commerciale du groupe – également présente dans la défense, l'espace et les hélicoptères – ainsi que plusieurs filiales comme la française Stelia Aerospace ou encore l'allemande Premium Aerotec.

    Plus d'un poste sur dix va disparaître

    Depuis plusieurs semaines, Guillaume Faury, le président exécutif du groupe aux 135 000 salariés, dont 81 000 dans sa branche d'avions commerciaux, prévenait que la crise engendrée par l'épidémie de coronavirus mettait en jeu la "survie d'Airbus".

    "L'ampleur de la crise du Covid-19 pour notre secteur impose à Airbus de s'adapter. Cette adaptation signifie en fait une réduction significative du format de notre entreprise. Après des décennies de croissance ininterrompue, c'est une véritable épreuve. Elle nous contraint à des décisions amères", a-t-il écrit dans une lettre aux salariés.

    Le groupe Airbus compte 49 000 salariés en France, 45 500 en Allemagne, 12 500 en Espagne et 11 000 au Royaume-Uni. Les suppressions de postes concerneraient donc plus de 10% des effectifs totaux. La branche Defense and Space d'Airbus, confrontée à un marché difficile, a déjà annoncé en février un plan de restructuration prévoyant 2 665 suppressions de postes.

    franceinfo

    De futurs chômeurs !


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  • Les jeunes migrants campent en plein Paris

    Pour rendre visibles des exilés en attente d’être reconnus mineurs et dénoncer leur manque de prise en charge, cinq associations, dont Médecins sans frontières, ont installé un campement dans la XIe arrondissement de la capitale.

    Soixante-quinze tentes rouges et bleues sont parfaitement alignées de part et d’autre du square. Au centre, on a installé un barnum blanc et une table sur laquelle sont disposés un bidon d’eau, un distributeur de gel hydroalcoolique et un petit-déjeuner. Les bénévoles de Médecins sans frontières (MSF), en gilets blancs, s’affairent auprès de jeunes migrants. Cette scène de campement humanitaire ne se déroule pas dans un pays en conflit mais en plein cœur du XIe arrondissement de Paris, square Jules-Ferry.

     

    L’installation express a eu lieu ce lundi 29 juin, entre 23 heures et 23h15. MSF et quatre autres associations ont choisi cet endroit pour «rendre visible» la galère des migrants isolés qui attendent d’être reconnus comme mineurs. A l’entrée du campement, plusieurs panneaux annoncent : «Ceci n’est pas une colonie de vacances.» Parmi la nuée de volontaires, Corinne Torre, responsable nationale de MSF déplore : «On héberge ces jeunes depuis décembre et il n’y a aucune prise en charge de la mairie ni de l’Etat.» Et ce mardi 30 juin marque la fin de l’hébergement d’urgence par l’ONG, rappelle-t-elle, avant d’être accostée par François Vauglin, maire du XIarrondissement, venu constater l’installation.

    «Les zombies du système»

    Les ados présents jouent aux cartes, se font tirer le portrait par un dessinateur ou discutent en petits groupes. A leur arrivée en France, ils se sont tous présentés pour un entretien d’évaluation de leur minorité. Avec une même sentence : majeur. Ils ont chacun déposé un recours devant le juge des enfants. Depuis, ils attendent une décision de justice. Dans cette zone grise, aucune structure ne les prend en charge. Alors ils sont hébergés et nourris par des associations. Ce sont «les zombies du système» pour David Belliard, ancien candidat à la mairie de Paris et élu au conseil municipal du XIe, qui a tenu à apporter son soutien.

    L’objectif de ce campement ? «Que les pouvoirs publics trouvent un lieu adapté et faire valoir la présomption de minorité, martèle Caroline Douay, cheffe de mission à MSF. On milite pour des hébergements collectifs, adaptés à des mineurs avec accès à la santé, à l’éducation, à la nourriture, à l’hygiène. Jusqu’à ce qu’un juge statue.» Certains bénévoles, qui ont dormi sur place, entendent assurer une présence continue sur le campement. L’une d’entre eux, Laure Wolmark, psychologue et coordinatrice du pôle santé mentale pour le comité pour la santé des exilés (Comede), est témoin des dégâts causés par cette situation. «On observe un cumul des difficultés chez ces jeunes, des parcours traumatiques. Beaucoup ont été témoins ou victimes de violences dans leurs pays d’origine, durant leur voyage ou même à leur arrivée en France.» Et alerte : «L’ensemble de ces facteurs favorise la souffrance psychique, et entraîne parfois le développement de troubles psy graves.»

    «Il y en a qui deviennent fous parce qu’ils dorment dehors et n’ont pas de famille. Ce sont ceux qui sont vite traumatisés», confirme Moussa, un jeune Malien. Jusqu’à la nuit dernière, il dormait «à République, dans la rue». «Mais je suis allé à l’école et j’ai fait une formation en cuisine», raconte-t-il en montrant des piqûres d’insectes sur ses bras et des carnets de correspondance dans son sac.

    Assis devant les tentes flambant neuves, Lassana, autre jeune compatriote, tient à raconter son histoire, malgré sa timidité. Après le décès de son père, il a appris qu’il avait deux frères qu’il n’avait jamais rencontrés, partis pour l’exil. Il ignore où. Lorsqu’il a assuré à sa mère, sans travail, que lui aussi voulait partir pour aller «en Europe», elle l’a supplié de renoncer. Il lui a promis qu’il donnerait, lui, des nouvelles. Mais depuis septembre, il ne lui a pas parlé. «Je ne pensais pas qu’il y aurait autant de difficultés en France», soupire-t-il.

    Après plusieurs lettres à la mairie de Paris, en charge de l’accueil des mineurs étrangers isolés, les associations n’ont rien trouvé d’autre pour aider ces jeunes. Obtiendront-elles ce qu’elles demandent ? Moussa, désabusé, ne «pense pas que ça va marcher». Au centre du campement, un riverain mécontent élève la voix face à une bénévole. «Quand on s’est installés, il nous a lancé des pommes et ce n’était pas pour les manger», confie Caroline Douay de MSF. Derrière lui, l’un des panneaux installés par les associations a déjà été cassé en deux. Les bénévoles assurent qu’ils resteront «jusqu’à ce qu’une solution d’hébergement soit trouvée». Ou que le campement soit démantelé par la police.

    Libération

    Déjà, on ne sait pas s'ils sont vraiment mineurs, et où sont leurs parents ?

    Que les gens de ces 5 associations dont MSF  les prennent chez eux !


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