• La procureure générale de Paris alerte sur "la prostitution des cités"

    "Aux côtés des réseaux criminels étrangers de traite d'êtres humains, les affaires portant sur des faits de proxénétisme des cités se multiplient", écrit Catherine Champrenault dans le Parisien

    La procureure générale de la cour d'appel de Paris Catherine Champrenault alerte sur l'augmentation des faits de "proxénétisme des cités", touchant de jeunes femmes, parfois mineures, et appelle à la "vigilance" notamment des parents, dans une tribune publiée dimanche.

    "Depuis quelques années, aux côtés des réseaux criminels étrangers de traite d'êtres humains, les affaires portant sur des faits de proxénétisme des cités se multiplient", écrit Catherine Champrenault dans une tribune publiée dans le Parisien-Aujourd'hui en France.

    "Banalisation à l'extrême de l'acte sexuel".

    "L'Office central pour la répression de la traite des êtres humains (OCRTEH) a noté de très fortes augmentations de la prostitution des mineurs depuis 2014", poursuit la procureure générale. "Elle procède à la fois d'une avidité pour l'argent et d'une banalisation à l'extrême de l'acte sexuel exacerbée par l'explosion de la pornographie", analyse-t-elle.

    Jusqu'à 300 passes par mois.

    Début avril, le tribunal correctionnel de Créteil a condamné plusieurs hommes à des peines allant de deux à six ans d'emprisonnement pour avoir prostitué des jeunes filles rencontrées dans leur quartier et qu'ils présentaient comme leurs "copines". Ces jeunes filles, droguées à la cocaïne, enchaînaient à leur profit jusqu'à 300 passes par mois dans des hôtels d'Ile-de-France. L'une des jeunes victimes a déclaré rapporter jusqu'à 48.000 euros par mois.

    "L'activité, considérée comme lucrative et peu complexe, attire des jeunes qui entretiennent des situations d'ambiguïtés amoureuses laissant aux jeunes filles l'illusion de croire qu'elles ne sont pas des prostituées et aux garçons, qu'ils ne sont pas leurs proxénètes", rapporte Catherine Champrenault.

    "Un rapport d'asservissement pervers".

    "Les cadences se font plus pressantes et l'entreprise, initialement consensuelle, se transforme en un rapport d'asservissement pervers", décrit la procureure générale, qui évoque une "descente aux enfers". Pourtant, "les bancs des parties civiles sont clairsemés", les plaintes des victimes étant rares. "Le parquet endosse la responsabilité de poursuivre les délinquants sans que la plainte de la victime ne soit indispensable, même si elle est préférable", explique la procureure générale. Elle insiste sur l'importance de "l'accompagnement personnalisé des victimes" et appelle à "la vigilance de tous, et notamment des parents".

    Des soupçons de prostitution déguisée.

    Un des défis est de "déconstruire auprès des jeunes filles l'image d'une prostitution anodine". A Paris, "où plusieurs dossiers de proxénétisme de cité ont déjà prospéré, une information judiciaire vient d'être ouverte contre un site de petites annonces", souligne la procureure générale. Le parquet a ouvert une information judiciaire contre X pour "proxénétisme aggravé" après une enquête préliminaire sur des soupçons de prostitution déguisée dans les petites annonces du site internet Vivastreet.

    Europe 1


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  • Huile de palme : l'Indonésie pousse l'UE à revoir à la baisse ses normes

    © Fournis par La Tribune Présente dans les biscuits, les cosmétiques et les biocarburants, l'huile de palme est responsable de la déforestation des zones tropicales, menaçant des espèces comme le tigre de Sumatra et l'orang-outan.

    L'Indonésie, premier producteur mondial d'huile de palme, pousse l'Union européenne à abandonner l'application de normes environnementales strictes pour cette industrie accusée de contribuer à la déforestation, selon des documents obtenus par l'AFP.

    La controverse ne retombe pas. Jakarta demande à l'Union européenne d'appliquer les normes indonésiennes de développement durable (dont ISPO) - en dépit des préoccupations sérieuses quant à leur crédibilité -, plutôt que la certification européenne plus stricte, proposée en avril dernier par le Parlement européen, selon des documents obtenus par l'AFP. Ces derniers sont estampillés "non destinés à la publication" et pour distribution seulement pour "le besoin de savoir".

     

    Pour Jakarta, il y a une campagne de dénigrement contre l'huile de palme

    En outre, l'archipel invite aussi l'UE a prendre des mesures visant à mettre fin aux messages sur l'huile de palme jugés "négatifs" par Jakarta, et aux campagnes contenant des informations "fallacieuses" sur "la santé et/ou l'environnement" !!!

    L'UE et l'Indonésie, première économie d'Asie du Sud-Est, sont actuellement dans un cycle de négociations commerciales avec des échanges évalués à quelque 35 milliards de dollars (28 milliards d'euros) par an. Un quatrième et peut-être dernier cycle touchant à de nombreux domaines englobant aussi les investissements et la propriété intellectuelle doit s'ouvrir lundi.

    Vers une certification unique de l'huile de palme ?

    Le cœur de cette controverse repose en effet sur la volonté de l'Union européenne de créer une "certification unique et obligatoire" n'autorisant que la mise sur le marché européen d'une huile de palme durable. Les certifications de type RSPO, ISPO ou MSPO seraient ainsi, de facto, jugées non conformes.

    Signe d'un durcissement sur ce sujet, les eurodéputés avaient également adopté, en avril dernier, une résolution qui invitait la Commission européenne à "prendre des mesures pour faire progressivement cesser l'utilisation dans les biocarburants d'huiles végétales qui entraînent la déforestation, y compris l'huile de palme, de préférence d'ici à 2020."

     

    Inquiétude des producteurs malaisiens

    Le 16 janvier dernier, les eurodéputés se sont prononcés, à main levée, pour son "élimination progressive" dans les agrocarburants d'ici à 2021, en s'appuyant sur le constat d'une accélération de la production de cette graisse végétale depuis le début des années 2000, qui est à 46% destinée au secteur des transports.

    En réaction, des centaines de producteurs malaisiens d'huile de palme avaient manifesté, prétextant que cette mesure détruirait les moyens de subsistance des populations locales.

    La Tribune

    Les tigres de Sumatra  et les orang-outans ont autant le doit de vivre que les indonésiens !

    Oui, l'huile de palme, c'est de la merde !

     


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  • Rejeté par l’Italie et Malte, un navire humanitaire avec 600 migrants cherche un port

    Le ministre italien de l’intérieur Matteo Salvini a exclu dimanche que l’« Aquarius », un navire de l’ONG française SOS Méditerranée, accoste dans un port de la péninsule.

    Malte a confirmé dimanche 10 juin son refus de recevoir L’Aquarius, un navire de l’ONG française SOS Méditerranée, qui transporte plus de 600 migrants recueillis en Méditerranée. L’île méditerranéenne réagit à la demande présentée plus tôt par le gouvernement italien dans un communiqué conjoint du ministre de l’intérieur Matteo Salvini et du ministre des infrastructures et des transports Danilo Toninelli, responsable de la surveillance des côtes italiennes.

    Malte, déclarait le communiqué italien, « ne peut pas continuer à regarder ailleurs lorsqu’il s’agit de respecter des conventions internationales précises sur la protection de la vie humaine » : « C’est pourquoi nous demandons au gouvernement de La Valette de recevoir l’Aquarius afin de fournir une première aide aux migrants qui sont à bord. »

    Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, s’est entretenu au téléphone à ce sujet avec le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte et a affirmé « que Malte agit en pleine conformité avec ses obligations internationales », a annoncé dans un communiqué le gouvernement maltais.

     

    « Protéger la santé »

    L’Aquarius a recueilli 629 migrants au cours de six opérations distinctes en Méditerranée dans la nuit de samedi à dimanche. Un porte-parole maltais a déclaré que les sauvetages en question avaient eu lieu dans la zone de recherche et de sauvetage libyenne et dépendaient du centre de coordination des secours de Rome. Le navire se trouvait dans la nuit de dimanche à lundi entre Malte et la Sicile et attendait de pouvoir débarquer les migrants dans un port.

    L’ONG française a précisé que parmi ces migrants se trouvaient 123 mineurs isolés, 11 petits enfants et sept femmes enceintes.

    M. Conte a annoncé que l’Italie avait envoyé en direction du navire deux patrouilleurs avec des médecins à bord « prêts à intervenir et à protéger la santé de toute personne se trouvant à bord de l’Aquarius qui pourrait en avoir besoin ». Plus tôt dans la journée de dimanche, M. Salvini a menacé selon des médias italiens de fermer les ports italiens aux navires qui recueillent des migrants si Malte n’acceptait pas de recevoir l’Aquarius.

    Matteo Salvini, qui est aussi vice-premier ministre et responsable de la Ligue (extrême droite), l’un des deux partis qui constituent le nouveau gouvernement italien, a multiplié depuis qu’il a pris ses fonctions les déclarations sur la crise migratoire que connaît l’Italie depuis plusieurs années. « Si quiconque pense que nous n’allons pas bouger un muscle alors que nous subissons un autre été de débarquements, de débarquements et encore de débarquements, eh bien ce n’est pas ce que je vais faire », a-t-il déclaré à des journalistes.

    Le Monde.fr

    7 femmes enceintes, ça fuit leur pays mais ça copule !!!

    Partie de com que j'admire de mon amie Françoise  :

    Françoise
    Il y a 21 min   Supprimer le commentaire
     

    Il pense peut-être faire pleurer dans les chaumières ! Une très bonne chose de la part des Italiens, Mateo Salvini  n'a pas l'air de prendre cela à la légère et c'est tant mieux !,L’Autriche est entrain d'en faire autant ,,Ils vont continuer pendant encore combien de temps à accueillir toute la misère du monde ? il n'y a plus déjà de travail !  L'Africain copule pire qu'un animal qui lui attend au moins la période des chaleurs chez la femelle ,mais toutes ces bonnes femmes sont toujours pleines pire que  des lapines et chez les lapines  les mises bas sont très rapprochées ! Pour peu que le mec possède  trois où quatre bonnes femmes c'est une tour HLM de plusieurs étages qu'il leur faudra ,car il faut qu'elles vivent séparées sinon elles se tabassent entre elles ! ......

     


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  • André Bercoff : «Il y a pire que les "fake news", ce sont les "no news"»

    Entre auto-censure et indignation à géométrie variable, le journaliste André Bercoff partage avec RT France sa critique du journalisme contemporain. Il évoque également ses interrogations sur l'affaire Mamoudou qui ont beaucoup fait réagir.

     

    RT : Vous dénoncez régulièrement la frilosité de nombreux journalistes qui ne s'autorisent pas, selon vous, à penser en dehors des schémas autorisés. A quoi faites-vous référence ?

    A l'heure où l'on ne parle que de la loi contre les «fake news», il me semble que le réel problème est bel et bien celui de l'auto-censure. Il s'agit d'une question qui est d'ailleurs loin d'être nouvelle : il suffit de se rappeler Georges Pompidou ou l'ORTF sous contrôle gouvernemental pour s'en convaincre. 

    La nouveauté réside ailleurs : au problème de la censure gouvernementale s'est ajouté celui de ces nombreux lobbys ou associations qui hurlent à la mort ou attaquent des individus devant la XVIIe Chambre sitôt que des propos leur déplaisent. Certaines unes de Hara Kiri ou les émissions de Michel Polac passeraient aujourd'hui très difficilement, à cause de cela même. 

    Or, paradoxalement, certains propos ne suscitent aucune indignation chez ceux-là même d'ordinaire si prompts à s'indigner. Je pense par exemple aux fameux «mâles blancs», dont la présence a été jugée trop importante dans l'audiovisuel public par la ministre de la Culture François Nyssen, sans qu'aucune association ne s'en émeuve. Il s'agit pourtant au bas mot d'une discrimination à l'encontre des hommes et des blancs... Songez qu'Emmanuel Macron, le président de la République lui-même, a également employé ce vocable. Que des personnages aussi importants disent cela sans que la presse s'interroge et réagisse, voilà qui pose de nombreuses questions. 

    RT : Vous regrettez une tendance de l'indignation à tout-va, et pourtant vous regrettez que les journalistes ne s'indignent pas assez... 

    Les journalistes doivent avant tout être des lanceurs d'alerte. Qu'est-ce que cela signifie ? Tout simplement de «porter la plume dans la plaie», pour paraphraser Albert Londres. Lorsque Emile Zola publie J'accuse, il subit des attaques de tous côtés. On lui reproche bel et bien d'oser remettre en cause la version officielle soutenue par l'armée, celle de la culpabilité du capitaine Dreyfus. On lui reproche d'oser poser des questions. Voilà, pour moi, le plus bel exemple de journalisme : Zola osant défier la version officielle pour poser des questions.

    Les journalistes doivent avant tout être des lanceurs d'alerte

    C'est parce que des journalistes ont osé remettre en question des faits considérés comme avérés que nous avons appris la vérité sur l'affaire des charniers de Timisoara en Roumanie, sur la profanation du cimetière juif de Carpentras, sur les échantillons de Colin Powell à l'ONU... Je pourrais multiplier les exemples. Ces journalistes ont d'autant plus joué leur rôle qu'il leur a fallu du courage. Remettre en question les versions officielles de ces trois affaires impliquait, à l'époque, de se faire traiter respectivement de pro-dictature, d'antisémite ou de suppôt de Saddam Hussein.

    RT : Pensez-vous vraiment que la critique des propos de Françoise Nyssen et Emmanuel Macron, qui relève finalement de l'opinion, soit comparable à une enquête sur des massacres ou des preuves d'armes chimiques, relevant des faits ?

    Les déclarations et les faits sont bien évidemment des choses différentes mais les mots sont aussi porteurs de symboles. Ils ne sont pas moins importants que les faits. Et, du point de vue du journaliste, l'attitude à adopter doit être rigoureusement identique, qu'il s'agisse d'une parole ou d'un fait : nommer les choses. Si Françoise Nyssen avait déploré qu'il y ait trop de mâles noirs en équipe de France, ses propos auraient légitimement été qualifiés de racistes par la presse. Et heureusement. En n'appliquant pas le même traitement à sa sortie sur les «mâles blancs», les journalistes ne font plus leur travail.

    Il n'y a pour moi rien de plus insupportable que l'indignation à géométrie variable. Il n'y a pas de bonnes victimes et de mauvaises victimes, pas plus qu'il n'y a de bons ou de mauvais coupables. Le journaliste n'a pas à choisir, selon sa préférence politique, qui est autorisé ou non à tenir des propos. Si ces propos sont racistes, ils sont racistes, un point c'est tout.

    RT : Comment expliquer cette attitude des journalistes. Vous qui exercez ce métier depuis de nombreuses années, quelles raisons vous semblent expliquer cette mentalité frileuse ?

    C'est une vaste question. Commençons déjà par rappeler l'évidence : il ne faut pas généraliser. Certains journalistes font très bien leur métier et ne se posent aucune barrière. Mais le fait que les journaux soient regroupés en gros consortium aux mains de certains milliardaires, autant que des connivences personnelles entre politiques et journalistes, influence très certainement l'indépendance de ces derniers, et pas dans le bon sens.

    Il semble en outre que les journalistes contemporains en soient venus à croire qu'ils devaient avoir réponse à tout. Or, leur rôle est d'avoir question à tout. C'est précisément pour cette raison que la loi «fake news» est absurde. Du temps de Galilée, la Terre était plate. En 14-18, les Allemands dévoraient les enfants. Aucune remise en cause n'était admise. De ce point de vue, cette loi, que l'on peut qualifier de partiellement liberticide, aggravera encore davantage la tendance actuelle à l'auto-censure. Ajoutez à cela le mot balise de «racisme» qui plane au-dessus de la tête de tout journaliste traitant de sujets sensibles, comme celui du scandale pédophile de Telford... 

     

    Bien évidemment. Certes, les réseaux sociaux charrient le meilleur comme le pire : mais heureusement ! C'est précisément cela qui permet de faire le tri. S'il y a des «fake news», et bien que l'on se batte contre elles, qu'on leur oppose des faits et des arguments ! Là encore, c'est le travail de journaliste qui est en jeu. Aucun journaliste digne de ce nom ne peut souhaiter que l'on interdise à des informations de circuler.

    Je vais vous dire le fond de ma pensée : il y a pire que les «fake news», ce sont les «no news», c'est à dire de taire certains sujets. C'est précisément ce que fait la presse lorsqu'elle choisit délibérément d'ignorer certains sujets, parce qu'ils dérangent tel ou tel camp politique. Que les réseaux sociaux poussent les journalistes à faire leur métier, voilà une très bonne chose. 

    RT : La vidéo de Mamoudou, ce jeune migrant ayant sauvé un enfant suspendu à un balcon, vous a poussé à formuler des interrogations sur plusieurs éléments au sujet desquels vous vous posez des questions. Vous dites qu'on vous reproche d'avoir posé des questions. Mais il y a une différence entre poser des questions et le travail de journaliste, qui consiste à poser des questions... et à fournir des éléments.

    Le raisonnement qui consiste à dire : «Vous voulez poser des questions, mais si vous n'avez pas fait l'enquête et n'avez pas les réponses, alors ne posez pas de questions» n'a aucun sens. J'ai posé des questions en ma qualité de journaliste et de citoyen. C'est mon droit, et je le revendique. Je n'ai jamais affirmé quoi que ce soit : ni qu'il s'agisse d'un complot, ni que ce soit un coup monté. Je me suis en revanche interrogé sur des éléments à propos desquels on ne peut pas, à mon sens, se contenter de dire : «Fermez la parenthèse, il n'y a rien à voir !»

    Qu'on m'explique qu'il n'y a aucune interrogation à avoir après qu'un enfant soit tombé d'un balcon en se raccrochant à un autre en n'étant que légèrement blessé, qu'il n'y a aucune interrogation à avoir sur le voisin... Cela me dérange. Si tout cela est vrai, alors tant mieux. Je dirai «bravo» et ne regretterai pas une minute d'avoir posé des questions. 

    Si j'étais rédacteur en chef d'un journal, j'aurais immédiatement mis une équipe sur le coup. Si elle m'avait rapporté des éléments concrets démontrant que les faits se sont produits comme on le raconte, et que tout est logique, j'aurais été le premier à les féliciter pour la qualité de leur travail. Et inversement s'il s'avérait que mes doutes étaient confirmés. 

    En revanche, que l'on m'accuse de complotisme en me déniant le droit de poser des questions... Cela m'a véritablement étonné. Et lorsque je vois le nombre de gens qui me font part, sur les réseaux sociaux, de leur satisfaction après que j'ai osé m'interroger, cela me conforte dans l'idée que mes questions sont légitimes. Comment de simples questions peuvent-elles susciter de telles réactions de la part des journalistes, dont le métier est précisément de douter et d'enquêter ? Si le journaliste n'est qu'un éditorialiste, alors il ne faut pas s'étonner que la presse soit en train de mourir.

    RT FRANCE

    Je suis entièrement d'accord avec André Bercoff 


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  • Pour 63 milliards de dollars (54 millards d'euros), l'allemand Bayer s'est offert le spécialiste américain des pesticides et engrais Monsanto, marque engagée dans de nombreuses procédures judiciaires.

    L'allemand Bayer s'est mué jeudi en géant mondial des pesticides, engrais et semences en bouclant le rachat du spécialiste américain Monsanto, pour fournir une agriculture toujours plus stimulée par les biotechnologies. Deux ans après avoir annoncé cette emplette à 63 milliards de dollars (54 milliards d'euros), la plus importante d'un groupe allemand à l'étranger, Bayer a acheté les titres Monsanto pour 128 dollars par action et les a retirés de la cote à Wall Street. Si l'intégration formelle ne débutera que dans "deux mois", Bayer enterre dès maintenant le nom sulfureux de sa cible, synonyme pour ses détracteurs des dérives de l'agrochimie, et associé à une cascade de procédures judiciaires.

    Mais la disparition de l'étiquette Monsanto est de pure forme: les marques de la firme de Saint-Louis seront vendues à l'identique, de Dekalb (semences de maïs et colza) à De Ruiter (semences potagères) en passant par le célèbre Round up, herbicide au glyphosate mis en cause pour ses effets cancérogènes. Car Bayer, qui a poursuivi Monsanto de ses assiduités avant d'arracher son accord en septembre 2016, table sur le boulevard commercial qui s'ouvre au futur mastodonte face à la nécessité de produire plus sur des surfaces restreintes.

    Bayer devient le leader du marché de l'agrochimie

    "Nourrir une population mondiale croissante est un défi à long terme, auquel nous voulons contribuer", annonçait mardi dans le quotidien Handelsblatt le patron de Bayer, Werner Baumann. En lançant l'opération, Bayer avait détaillé sa vision de la planète à l'horizon 2050, faite de dix milliards de bouches à nourrir, sur des terres arables limitées et perturbées par le réchauffement climatique. Avec 115.000 salariés, 45 milliards d'euros de revenus combinés annuels dont 19,7 milliards pour la seule activité agrochimique, le futur ensemble prend la tête d'un secteur en pleine concentration.

    L'an dernier déjà, l'américain Dow Chemical avait épousé son compatriote DuPont puis le chinois ChemChina avait racheté le suisse Syngenta pour 43 milliards de dollars, deux mégafusions qui avaient alarmé les défenseurs de l'environnement. Par ricochet, ces grandes manoeuvres ont fait grossir l'américain FMC, qui récupère des herbicides et insecticides de DuPont, et surtout l'allemand BASF, qui va mettre la main sur quelque 7,7 milliards d'euros d'activités cédées par Bayer pour amadouer les autorités de la concurrence.

    Bayer mise sur la complémentarité entre ses produits phytosanitaires et l'avance de Monsanto dans "les biotechnologies des plantes", selon Werner Baumann, deux domaines qui nécessitent de tels efforts de recherche et développement que les positions acquises sont cruciales. "Les trois nouveaux conglomérats", DowDupont, ChemChina-Syngenta et Bayer, "devraient contrôler plus de 60% du marché des semences et de l'agrochimie", "fournir la quasi-totalité des OGM" et "détenir la majorité des brevets sur les plantes", soulignait l'an dernier la Fondation Heinrich Böll, proche des Verts allemands.

    Comme nombre d'associations écologistes, cette structure redoute que Bayer et ses deux concurrents ne "dictent les produits, les prix et les standards de qualité", tout en pesant en coulisses sur les décisions politiques. "Le modèle de développement" incarné par le futur ensemble "est aux antipodes de la transition (...) vers un modèle soutenable et respectueux de l'environnement", déplore de son côté l'eurodéputé socialiste Eric Andrieu sur son compte Twitter. Bayer réplique en promettant d'"écouter" et de "travailler avec" ses détracteurs, mais martèle que l'agriculture "est un sujet trop important pour que des divergences idéologiques empêchent le progrès", selon son patron. Du sort du glyphosate, sur la sellette en Europe, à celui des organismes génétiquement modifiées, l'avenir du secteur dépend largement des futures politiques environnementales et de sécurité alimentaire.

    Pour le quotidien Handelsblatt, la disparition de l'épouvantail Monsanto pourrait offrir "un nouveau départ", "sur des bases factuelles", "à la discussion" sur le rôle du génie génétique en agriculture - qui suscite des réactions très contrastées selon les zones géographiques. "Les continents en plein développement sont l'Afrique et l'Amérique latine", tandis que les Etats-Unis et l'Asie "continuent de développer leur agriculture avec des préoccupations environnementales", alors que l'Europe se distingue par son hostilité aux OGM, résumait lundi le président de Bayer France, Franck Garnier, auprès de l'AFP.

    Paris Match


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  • Aulnay-sous-Bois: Théo et ses proches en garde à vue

    Grièvement blessé en 2017 lors d'une interpellation à Aulnay-sous-Bois, Théo Luhaka et cinq membres de sa famille ont été placés en garde à vue mardi dans le cadre d'un possible détournement de fonds.

    Théo Luhaka, qui avait été grièvement blessé lors d'une interpellation en 2017 à Aulnay-sous-Bois, a été placé en garde à vue mardi matin avec cinq membres de sa famille. Ils ont été interpellés mardi, vers 6h, dans le cadre d'une information judiciaire ouverte contre X pour "escroquerie en bande organisée au préjudice d'un organisme chargé d'une mission de service public, abus de confiance, et blanchiment". L'enquête préliminaire avait été lancée en juin 2016, soit plusieurs mois avant l'interpellation violente de Théo.

    Plusieurs centaines de milliers d'euros

    L'enquête a débuté après un signalement en 2015 de l'Inspection du travail concernant une association de médiation, "Aulnay Events", présidée par un frère de Théo et basée à Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis. Une deuxième association, domiciliée dans le XVIIIe arrondissement de Paris a également fait l'objet d'un signalement, en avril 2017.

    Les inspecteurs du travail ont relevé des irrégularités sur l'utilisation de subventions pour l'embauche de contrats aidés notamment. Les enquêteurs s'interrogent sur la réalité de ces emplois et sur des versements à destination des membres de la famille, dont Théo, selon une autre source proche de l'affaire. Les sommes engagées pourraient s'élever à des centaines de milliers d'euros.

    Aucun lien avec son interpellation

    Le frère de Théo s'était défendu dans Le Parisien d'avoir employé des salariés fantômes. Il affirmait avoir recruté en CDI plus de 30 salariés pour assurer les activités d'"Aulnay Events", dont des membres de sa famille. Cette procédure "n'a aucun lien avec les faits dont j'ai été victime", avait de son côté déclaré Théo à L'Obs en juin 2017, ajoutant: "Pour ce qui concerne mon frère, c'est à lui d'en répondre".

    Le 2 février 2017, Théo, 22 ans, avait été gravement blessé lors de son interpellation à Aulnay-sous-bois. Le jeune affirme avoir été violé à l'aide d'une matraque. Le président de l'époque, François Hollande, s'était notamment rendu à son chevet. Quatre policiers ont été mis en examen, dont un pour viol, dans cette affaire qui avait connu un gros retentissement médiatique.

    L'Express

    Cet article oublie de dire que 3 des 4 policiers ont été réintégrés et que deux expertises écartent la qualification de viol par la police !

    LIEN : https://www.huffingtonpost.fr/2018/02/16/theo-luhaka-naurait-pas-ete-viole-selon-une-expertise-revelee-par-france-inter_a_23363931/?utm_hp_ref=fr-affaire-theo

    Pour moi, une famille de menteurs et de profiteurs.


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONSOIR - 04 06 2018


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  • Un nouveau drame en Tunisie met en lumière le coût humain d’une émigration clandestine en plein essor de jeunes Tunisiens vers l’Italie. Au moins 48 migrants se sont noyés dans la soirée du samedi 2 juin au large de Sfax, métropole portuaire du littoral tunisien, à la suite du naufrage d’un chalutier.

    A Sfax, le colonel major Mohamed Salah Sagaama, chargé de coordonner les secours, a précisé dimanche au Monde que les unités de la marine et de la garde maritime déployées sur place avaient repêché 48 corps et ramené à terre 68 rescapés – 60 Tunisiens et 8 étrangers – d’un bateau qui sombrait en mer à 7 milles nautiques au large de Kerkennah. Cette île, située à une vingtaine de kilomètres de Sfax, est la principale plate-forme tunisienne de départs de migrants vers l’île italienne Lampedusa, distante d’à peine 160 kilomètres au nord-est.

    « Le bilan devrait malheureusement s’alourdir »

    « Nous avons entendu ce matin des hélicoptères de secours survoler l’île en direction du lieu du naufrage », témoignait dimanche un habitant de Kerkennah joint au téléphone. Les autorités tunisiennes ont mobilisé deux patrouilleurs, deux vedettes d’intervention rapide et deux équipes de plongeurs pour tenter de retrouver les disparus. Selon le colonel major Sagaama, « le bilan devrait malheureusement s’alourdir à plus de cent morts » car « le nombre total d’occupants du bateau était d’environ 200 personnes, selon les témoignages des rescapés ».

    Le 8 octobre 2017, un autre drame s’était produit dans la même zone. Un chalutier, avec environ 90 jeunes Tunisiens à son bord, était entré en collision avec le patrouilleur de la marine tunisienne qui l’avait pris en chasse. Une cinquantaine de migrants avait perdu la vie dans cet accident qui avait soulevé la colère des familles des victimes, la plupart originaires des régions économiquement marginalisées de la Tunisie intérieure.

    « Le courant va s’accélérer »

    Depuis lors, les autorités tunisiennes semblaient avoir renforcé la surveillance des côtes. Les interceptions de bateaux chargés de candidats au départ vers l’Italie s’étaient multipliées. Et les contrôles sur le ferry qui fait la jonction entre Sfax et Kerkennah s’étaient apparemment resserrés. Toutefois, en dépit de ce durcissement, le flux n’a pas véritablement chuté. Certains habitants de Kerkennah ont même noté un regain d’activité migratoire ces dernières semaines. « Les migrants en transit ici vers Lampedusa se cachaient d’ordinaire pour ne pas être repérés par la police, relève un habitant. C’étaient les passeurs qui sortaient faire les achats à leur place dans les épiceries. Maintenant, ces migrants ne se cachent même plus. Ils se promènent ouvertement dans les rues des villages. On ne peut exclure des pratiques de corruption qui permettent d’acheter la complicité de certaines autorités locales » « Avec l’approche de l’été, le courant va s’accélérer », anticipe un autre habitant.

    Le dernier drame au large de Kerkennah s’inscrit dans un contexte de reprise spectaculaire des courbes de départs vers l’Italie. Selon les chiffres officiels de cette dernière, le nombre de Tunisiens arrivés illégalement en 2017 sur la péninsule a atteint 6 150 personnes, soit 7,5 fois plus qu’en 2016. Si les routes maritimes peuvent varier – certains Tunisiens partent de Libye –, ces migrants sont arrivés pour l’essentiel de Tunisie même, d’où ont embarqué 5 900 illégaux ayant accosté en Italie. Parmi eux se sont glissés une petite minorité (moins de 10 %) d’Africains subsahariens.

    Si l’on y ajoute les 3 178 migrants interceptés en mer par les garde-côtes tunisiens, cela fait 9 078 tentatives – réussies ou échouées – de départs de Tunisie sur l’ensemble de l’année 2017. Le courant est sans précédent depuis la vague de départs (autour de 30 000) du printemps 2011. L’exode d’alors, exceptionnel, avait été permis par le vide sécuritaire qui avait suivi la chute du régime de Zine El-Abidine Ben Ali.

    La courbe avait ensuite chuté, mais elle s’envole à nouveau depuis plus d’un an alors que la « transition démocratique » en Tunisie peine à résorber les difficultés économiques et sociales. Depuis le début de 2018, les Tunisiens sont même la deuxième nationalité, après les Érythréens, à débarquer en Italie, alors qu’ils se situaient au huitième rang en 2017.

    Le Monde.fr


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  • Zidane futur sélectionneur du Qatar ?

    Et si Zidane cassait le mythe de l'humilité exacerbée, pour aller remplir ses mallettes au Qatar ? 

     

    Après avoir lâché le scoop de l'année jeudi en annonçant son départ du Real Madrid, Zinédine Zidane pourrait en sortir un autre encore plus incroyable selon l'homme d'affaires égyptien influent Naguib Sawiris : « Zidane va rejoindre le Qatar pour préparer la Coupe du monde 2022 pour 50 millions d'euros annuels sur 4 ans. L'argent parle ? »

    Pour rappel, l'ex-coach du Real avait soutenu la candidature qatarie pour le Mondial 2022, en étant désigné ambassadeur pour la modique somme de 11 millions d'euros !

    Le Qatar champion du monde 2022 ? Oui, c'est désormais possible.

    SO FOOT.COM


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  • Le Point pris pour cible après sa Une sur Erdogan

    Une dizaine d'hommes ont exigé le retrait de la Une du journal d'un kiosque du Vaucluse, provoquant la colère d'une partie de la classe politique locale et des cadres de l'hebdomadaire.

    Les images ont depuis plusieurs jours fait le tour des réseaux sociaux. Vendredi, dans la commune du Pontet dans le Vaucluse, un kiosquier a été forcé par un petit groupe de militants pro-Erdogan de retirer de sa façade la Une de l'hebdomadaire Le Point, qui présente le président turc comme un "dictateur". 

    "Un groupe de Turcs pro-Erdogan a menacé le gérant du kiosque" situé sur une place centrale de cette banlieue d'Avignon "pour lui intimer l'ordre de retirer l'affiche" qui était installée sur trois faces du kiosque, a expliqué Xavier Magnin, directeur de cabinet du maire Front National (FN) Joris Hébrard.

    La société en charge des espaces publicitaires sur le kiosque a alors envoyé un salarié pour retirer l'affiche.

    La mairie du Pontet a demandé samedi matin à la société d'affichage de remettre l'affiche, ce qui a été fait vers 16h, provoquant l'ire une vingtaine de personnes pro-Erdogan. La gendarmerie a alors envoyé plusieurs hommes pour maintenir l'ordre.

    Harcèlement et insultes

    En plus de ce retrait, les cadres de l'hebdomadaire ont également dénoncé ce dimanche une campagne de "harcèlement" contre son dernier numéro.

    "Après une semaine de harcèlement, d'insultes, d'intimidation, d'injures antisémites et de menaces à notre attention sur les réseaux sociaux, voici venu le moment où les sympathisants (du parti du président turc) AKP s'attaquent aux symboles de la liberté d'expression et de la pluralité de la presse", a dénoncé Le Point dans un article paru sur son site internet.

    Vers une action en justice?

    Dans la journée de dimanche au Pontet, la Une du Point a de nouveau été cachée par d'autres affiches pro-Erdogan. Le magazine indique que des militants ont également retiré l'affiche d'un kiosque à Valence (Drôme), à 100 km au nord du Pontet.

    "C'est incroyable! Ils pensent qu'il leur est possible de pratiquer leur censure en France", a protesté le directeur du Point, Étienne Gernelle, interrogé par l'AFP, précisant qu'il s'interrogeait sur l'éventualité d'une action en justice.

    Actes isolés, mais symboliques

    Pour le président de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, "ces actes sont isolés, mais ont une forte portée symbolique". "Ils s'en prennent à des vendeurs de journaux, cherchant à intimider toute la chaîne de production de la presse. Et ils militent en faveur d'un dirigeant qui a éteint le pluralisme dans son pays", a-t-il déclaré.

    Interrogé sur ce qui s'est passé, le chef de file des députés LREM Richard Ferrand a jugé sur France 3 que "cette atteinte inacceptable à la liberté d'expression, l'un des fondements de notre démocratie avec évidemment la liberté de la presse, doit éventuellement permettre toutes les poursuites prévues dans le droit". "On ne va quand même pas tolérer en France que la Une d'un magazine soit en quelque sorte censurée par pression", a-t-il ajouté dans "Dimanche en politique".

    L'Express

    Si ces turcs pro Erdogan ne sont pas contents, qu'ils retournent chez eux. Ils ne vont tout de même pas faire la loi en France !


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  • La Russie est-elle prête pour accueillir le Mondial 2018 de football ?

    À moins de quatre semaines du coup d’envoi de la Coupe du monde de football, c’est la composition des équipes qui domine les conversations dans tous les pays participants. En Russie en revanche, c’est l’organisation de l’événement qui occupe les esprits.

    Du point de vue de la FIFA, la Russie est prête à recevoir le Mondial de football qui se tiendra en Russie du 14 juin au 18 juillet 2018. Lors de sa dernière visite dans le pays, le patron de la FIFA Gianni Infantino a félicité Vladimir Poutine et déclaré qu’à ses yeux le pays était prêt : du point de vue des infrastructures, des stades, comme de l’accueil. Pas d’inquiétude majeure pour le pays organisateur qui aura dépensé l’équivalent de 10 milliards d’euros pour être à la hauteur de l’évènement…

    Alors bien sûr on peut d’ores et déjà se demander si ces stades flambants neufs, ces aéroports modernisés ou agrandis, et ces nouveaux hôtels seront rentables, après la Coupe du monde. Mais pour l’instant, la Russie semble fin prête à accueillir l’évènement, même le stade de Samara dont les travaux avaient pris énormément de retard, et qui a accueilli ses premiers matches.

     

    Un contexte diplomatique tendu

    La Coupe du monde aura lieu tout de même dans un contexte géopolitique particulier car les relations diplomatiques entre Moscou et les pays occidentaux sont tombés à leur plus bas niveau depuis la fin de la Guerre froide. On a pu même pu craindre à un moment que ces crises diplomatiques à répétition viennent gâcher la fête, en particulier avec l’affaire Skripal, du nom de cet ancien espion russe empoisonné sur le sol britannique. Mais on est très loin tout de même des JO de Moscou en 1980, lorsque 50 pays avaient boycotté la compétition. Pour l’heure, la seule conséquence sera l’absence de tout représentant officiel du Royaume-Uni lors de la compétition.

    La Russie peut même espérer restaurer quelque peu son image dégradée dans les pays occidentaux. C’est d’ailleurs ce que répètent inlassablement la FIFA et les autorités russes : une compétition sportive comme le Mondial est une occasion inespérée de présenter un visage avenant et de faire connaître au monde entier une Russie accueillante et ouverte sur l’extérieur. Il faudra cependant pour cela que la compétition soit un succès et donc relever plusieurs défis : la sécurité avec le risque terroriste, le problème des hooligans et le racisme dans les tribunes avec récemment ces cris de singe entendus lors du match amical France-Russie…

    Là encore la Russie se dit prête à relever ces défis : avec des mesures de sécurité draconiennes, et le fameux "Fan ID" le "passeport du supporter" qui permettra d’identifier chacun des spectateurs – et donc de limiter, c’est du moins l’espoir des autorités, les risques de débordements.

    RFI


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  • Loi anti-fake news : l'exécutif estime que «la capacité de discernement des citoyens ne suffit plus»

    Venue défendre devant l'Assemblée nationale le projet de loi du gouvernement contre les fausses informations, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a été interpellée par plusieurs députés, qui s'interrogent sur le bien-fondé d'une telle mesure.

    Lentement mais sûrement, le dispositif législatif relatif à la lutte contre les fausses informations, ou fake news, poursuit son petit bonhomme de chemin dans le circuit de la création législative. Ce 22 mai 2018, la ministre de la Culture, Françoise Nyssen, était auditionnée par la commission des Affaires culturelles de l'Assemblée nationale.

    Alors que la loi devrait être examinée en séance le 30 mai prochain, plusieurs députés ont fait part de leurs réserves, à l'instar du Conseil d'Etat. Aussi, le talon d'Achille de cette loi de censure de l'information jugée fausse, avec pour cible internet et les réseaux sociaux, réside-t-il toujours dans l'établissement de la preuve de l'intentionnalité de nuire. Comment distinguer entre une information erronée, mais publiée de bonne foi, et une information «de faussaire», pour reprendre l'idée du «fake» qui signifie tout à la fois «faux» et «fabriqué».

    L'intention de nuire devrait pourtant être l'élément caractéristique de l'infraction

    Lors de la séance de question réponses, la députée Brigitte Kuster (Les Républicains - LR) a interpellé la ministre. «Le conseil d'Etat souligne qu'en elle-même, la notion de fausse information [telle que définie dans le projet de loi] ne révèle aucune intentionnalité», a-t-elle souligné. Et Brigitte Kuster de rappeler : «L'intention de nuire devrait pourtant être l'élément caractéristique de l'infraction, ce qui n'est pas le cas dans la proposition de loi.» Outre ce flou juridique laissant une large part à la subjectivité et à l'interprétation mais aussi à une instrumentalisation politique visant à disqualifier un discours importun, la députée a également souligné la faiblesse, à ses yeux, de la procédure de référé permettant à l'autorité judiciaire de statuer sur la nature même – vraie ou fausse – d'une information.

     

    Ecueils techniques et juridiques, flou de la notion de «fake news»

    «Good luck !», a pour sa part lancé ironiquement le député socialiste Hervé Salignac, pointant du doigt les écueils techniques de la future loi. «Je suis persuadé que si on devait confronter les bonnes intentions de ce texte à la réalité et aux compétences techniques des spécialistes de la fausse information, ils démonteraient ligne après ligne cette proposition de loi», a-t-il objecté.

    Ex-ministre des Outre-mer et députée socialiste, George Pau-Langevin s'est quant à elle interrogée sur l'absence d'évaluation du dispositif législatif déjà existant. De fait, la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse permet déjà de réprimer les propos diffamatoires ou erronés. Autre exemple, le code électoral propose un cadre censé garantir la bonne tenue d'une élection en luttant notamment contre la diffusion de fausses nouvelles.

     

    «Les chaînes d’information pilotées par des Etats étrangers» dans le viseur

    Dans sa présentation du projet de loi, Françoise Nyssen s'est contentée de dérouler les arguments de l'exécutif en matière de censure de l'information qu'il juge fausse. «La capacité de discernement des citoyens ne suffit plus», a-t-elle argumenté devant la commission. Et d'ajouter, rendant hommage aux initiatives de contrôle développés par des organes de presse tels que le Décodex du quotidien Le Monde ou le Check News de Libération : «Il faut former les citoyens.»

    «Nous ne pouvons pas laisser des entreprises faire de l’argent sur le dos des démocraties», a-t-elle martelé, faisant apparemment référence aux réseaux sociaux. Mais les géants du net ne sont pas les seuls dans le collimateur.

    Sans désigner (comme l'avait fait Emmanuel Macron en mai 2017) nommément les groupes médias publics russes RT et Sputnik, la ministre a ainsi également mentionné «les chaînes d’information pilotées par des Etats étrangers».

     

    Se faisant plus claire, Françoise Nyssen a rappelé qu'Emmanuel Macron comptait évoquer le sujet lors de son prochain voyage à Moscou, à l'occasion du Forum économique international de Saint-Pétersbourg qui aura lieu du 24 au 26 mai 2018. Pour désigner la Russie sans la nommer, Françoise Nyssen a pu compter sur l'aide du député de La République en marche (LREM) Pieyre-Alexandre Anglade. «La dissémination de fausses informations ne se fait pas au hasard [...] Elle répond souvent à une véritable stratégie politique, financée parfois par des Etats tiers à la frontière orientale de l'Union européenne, visant à diviser nos sociétés [et] à affaiblir le projet européen», a-t-il fait valoir devant la commission parlementaire ce même jour.

    En vue des élections européennes de 2019, sur fond de crise et de contestation contre les élites dans des pays comme l'Italie, l'exécutif voudrait-il contrôler l'offre d'information dont disposent les électeurs ? Reste à savoir comment le tri sera fait, et par qui.

    RT FRANCE


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