• L’attaque à l’arme blanche, vendredi 25 septembre, à l’ancienne adresse de « Charlie Hedbo », constitue un terrible rappel à la réalité. Cinq ans après les attentats, la France doit continuer de faire front sans peur aux semeurs de haine et aux systèmes de pensée liberticides.

     

    Editorial du « Monde :  On le savait, tout en espérant un jour l’oublier : la menace terroriste dans les rues de nos villes n’appartient pas au passé. L’attaque à l’arme blanche qui, vendredi 25 septembre, a blessé grièvement deux employés d’une agence de presse domiciliée à l’ancienne adresse de Charlie Hebdo, dans le quartier de la Bastille, à Paris, constitue un terrible rappel à la réalité.

    Coups portés à l’aide d’une feuille de boucher en pleine rue, hurlements, course-poursuite, riverains paniqués, sirènes de police, quartier sous le choc et bouclé, élèves confinés. Le sanglant scénario avait tout pour faire ressurgir le cauchemar et raviver les traumatismes de la tuerie de 2015 au cours de laquelle onze personnes, dont huit membres de la rédaction de l’hebdomadaire satirique, avaient été assassinées : le lieu, proche de la fresque murale où figurent les portraits des victimes, sans doute choisi à dessein, l’heure (11 h 30) qui se trouve être celle de l’attaque du 7 janvier 2015, et aussi le contexte, celui du procès, ouvert le 2 septembre devant la cour d’assises spéciale de Paris, des attentats perpétrés il y a cinq ans.

     

    Un jeune homme de 18 ans né au Pakistan, arrêté moins de deux heures après l’attaque, serait l’« auteur principal des faits », selon le Parquet national antiterroriste (PNAT). L’enquête pour « tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » ouverte par le PNAT devra identifier d’éventuels complices et éclaircir les mobiles. Qu’il s’agisse d’un individu isolé ou de terroristes liés à un réseau, ce nouveau drame en plein Paris remet à l’ordre du jour la menace diffuse qui plane en permanence sur nos têtes, visant plus directement tous ceux qui concourent à l’exercice de la liberté d’expression.

     

    L’attentat de vendredi a eu lieu deux jours après la publication, par près d’une centaine de médias dont Le Monde, d’une lettre ouverte appelant les Français à se mobiliser en faveur de cette liberté fondamentale visée de plein fouet par l’attentat de 2015 contre Charlie Hebdo. Sans précédent, cette initiative avait été prise en riposte aux nouvelles menaces de mort lancées contre l’hebdomadaire après qu’il avait republié le 2 septembre, pour marquer le début du procès, les caricatures de Mahomet qui avaient fait du journal une cible des djihadistes.

    « Ensemble, défendons la liberté »

    L’attaque de vendredi ne fait que renforcer l’appel alors lancé à la population : « Il faut que les ennemis de la liberté comprennent que nous sommes tous ensemble leurs adversaires résolus, quelles que soient par ailleurs nos différences d’opinions ou de croyances. » Elle ne fait que rendre plus impérieuse et vitale l’exigence exprimée dans ce texte à l’adresse des citoyens : « Réunir nos forces pour chasser la peur et faire triompher notre amour indestructible de la liberté. »

    Brièvement interrompu vendredi à l’annonce des événements, le procès, prévu jusqu’au 10 novembre, doit se poursuivre dans la sérénité qu’exige la liberté de parole et d’expression des émotions indispensable à l’exercice de la justice et au jugement des accusés. Cinq ans après les attentats de Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher, la France, comme toutes les démocraties du monde, doit continuer de faire front sans peur aux semeurs de haine et aux systèmes de pensée liberticides, ainsi qu’à ceux qui les arment, matériellement ou idéologiquement. Et perpétuer l’exercice concret de l’ensemble des libertés publiques, dont la mise en berne signerait la victoire de la terreur et notre lente mort collective.

    LE MONDE.fr


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  • Parents pauvres des aides de l'État, les artistes professionnels invoquent les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés depuis le début de la crise sanitaire.

    Le constat est très sombre. Une étude menée auprès de 2000 membres d'un syndicat de musiciens britanniques, le Musicians' Union, a conclu que 34% «songent à définitivement abandonner ce métier». Ils invoquent les difficultés financières auxquelles ils sont confrontés, la crise sanitaire ayant réduit à peau de chagrin leurs possibilités de se produire et donc de vivre de ce métier.

    Près de la moitié des sondés a d'ores et déjà trouvé du travail en dehors de la musique. 70% ne sont pas en mesure d'effectuer plus d'un quart de leur travail habituel. 87% des musiciens bénéficiant du chômage partiel et du régime de soutien du revenu du travail indépendant disent qu'ils seront confrontés à des difficultés financières en octobre, lorsque ces aides prendront fin.

    «Des musiciens travaillent dans des supermarchés, sont livreurs, reviennent vers des activités pour lesquelles ils s'étaient initialement formés», explique au Guardian Horace Trubridge, le secrétaire général du syndicat. Ils font un peu de tout, sauf de la musique. Là est le problème».

    Horace Trubridge estime que le gouvernement britannique s'est rendu coupable de cette situation. Selon lui, le département du Numérique, de la Culture, des Médias et du Sport a failli dans la répartition de l'aide de 1,57 milliard de livres (1,74 milliard d'euros). Pour le secteur de la culture spécifiquement, l'essentiel des 1,15 milliard de livres a été reversé aux institutions culturelles anglaises et n'aurait que très marginalement profité aux artistes indépendants.

    Moins de public, moins de concerts, le cercle vicieux

    Selon Horace Trubridge, «rien n'a été fait pour la main-d’œuvre». «Il faut des créateurs pour créer de l'art. Mais il faut des musiciens très qualifiés et talentueux pour obtenir cette créativité. Et ce sont ces personnes qui ont été laissées hors de l'équation», déplore-t-il. Pour remédier à cette situation, Musicians' Union suggère la création d'un programme «2 pour 1», dans lequel le gouvernement assumerait le coût d'un deuxième siège lors de concerts. De quoi amortir le manque à gagner dû à ces sièges laissés vides pour assurer la distanciation sociale.

    Cette piste de réflexion ne suffit pas à rassurer Horace Trubridge. Si les lieux de concerts ont été autorisés à rouvrir, les concerts sont nettement moins nombreux qu'au début de l'année. «Nous aimerions avoir une date à laquelle passer à l'étape cinq de la feuille de route, avec des concerts en intérieur sans distanciation sociale. Mais cet horizon semble très lointain, vu l'évolution actuelle de la pandémie», s'inquiète le président de Musicians' Union. Pays le plus endeuillé d'Europe avec près de 42.000 morts, le Royaume-Uni voit actuellement le nombre de contaminations doubler tous les sept jours.

    Le Figaro


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  • Les comptes de Navalny gelés, son appartement saisi, selon sa porte-parole

     Les comptes en banque de l'opposant russe Alexeï Navalny ont été gelés et son appartement a été saisi dans le cadre d'une procédure judiciaire, alors qu'il se trouvait à l'hôpital berlinois où il a été admis après une intoxication suspecte, a annoncé jeudi sa porte-parole.

    "Cela signifie que l'appartement ne peut être ni vendu ni donné, ni hypothéqué", précise Kira Iarmich, dans une vidéo diffusée sur Twitter.

    Alexeï Navalny a été hospitalisé fin août dans un état grave à Omsk, en Sibérie, puis transféré le surlendemain à Berlin. Le gouvernement allemand a conclu qu'il avait été empoisonné au Novitchok, une substance neurotoxique. Les puissances occidentales exigent des explications de la part du Kremlin, qui nie toute implication et dit n'avoir aucune preuve qu'il s'agit d'un acte criminel.

    Reuters


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  • Castex n’a pas téléchargé l’application StopCovid : l’aveu embarrassant du Premier ministre en direct

    La question se voulait anodine mais la réponse, honnête, du Premier ministre a surpris tout le monde. Invité sur le plateau de l’émission « Vous avez la parole », Jean Castex a reconnu qu’il n’avait pas téléchargé l’application StopCovid, lancée par le gouvernement fin mai pour lutter contre l’épidémie.

     

    Question de la journaliste Léa Salamé et réponse du Premier ministre :

    «- Vous avez téléchargé l’application StopCovid sur votre téléphone - Non »

    Et Jean Castex de se lancer dans des explications alambiquées : « Je ne l’ai pas fait (…) Je pousse les Français à le faire mais je ne l’ai pas fait », a-t-il expliqué, expliquant que ses responsabilités ne lui permettent plus de prendre le métro, entre autres, et donc le conduisent « malheureusement » à croiser moins de monde.

    Quelques secondes plus tard, au tour des ministres présents sur le plateau d’être sondés sur la question du téléchargement de l’application sur leur téléphone : deux d’entre eux ont également avoué ne pas l’avoir fait, Marlène Schiappa, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté et Eric Dupont-Moretti, garde des Sceaux. Assis derrière le Premier ministre, les ministres de l’Intérieur, Gérald Darmanin, de la Transition écologique, Barbara Pompili, de la Santé, Olivier Véran, entre autres, levaient la main pour signifier qu’ils avaient eux téléchargé l’application.

    Application peu téléchargée

    Le calvaire de l’application continue. Très critiquée depuis son lancement par certains experts qui considèrent qu’elle constitue un premier pas vers une société de la surveillance généralisée, StopCovid doit permettre à un utilisateur d’être prévenu s’il a croisé dans les deux dernières semaines, à moins d’un mètre et pendant plus de 15 minutes, un autre utilisateur qui a découvert sa contamination.

    Mais elle a été peu téléchargée - 2,3 millions de fois selon un pointage mi-août - et n’a permis d’avertir que 72 personnes d’une récente rencontre à risque, selon le même pointage. Un ratage total.

    L'OBS


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  • Le navire humanitaire Alan Kurdi finalement en route vers la Sardaigne

    Une nouvelle bataille diplomatique évitée sur les sauvetages en mer ? Le navire humanitaire Alan Kurdi, avec 125 migrants rescapés à bord, devrait finalement atteindre le port italien d'Arbatax en Sardaigne "dans quelques heures" après avoir un temps fait route vers Marseille, en France, a annoncé l'ONG Sea-Eye ce jeudi.

    "Les autorités italiennes nous ont contactés (...) pour discuter au bout de cinq jours (!) de la suite de la coordination et pour proposer au bateau une protection contre les intempéries à Arbatax", a indiqué l'ONG allemande qui affrète le bateau, sur Twitter.

    Plus de 50 mineurs encore à bord

    La France avait demandé mercredi à l'Italie de laisser accoster l'Alan Kurdi, qui a secouru samedi 133 personnes en Méditerranée, alors qu'il faisait route vers le port français de Marseille (sud) faute d'avoir pu débarquer sur les côtes italiennes. Huit personnes, dont un bébé de cinq mois, avaient toutefois été évacuées par les gardes-côtes italiens. Plus de cinquante mineurs se trouvent encore à bord du bateau, parmi lesquels de jeunes enfants, a précisé l'ONG.

    "Nous espérons que les 125 rescapés à bord de l'Alan Kurdi pourront quitter le bateau en Sardaigne", a dit le dirigeant de l'ONG, Gorden Isler, dans un tweet.

    Le principe du "port sûr" le plus proche

    Le porte-parole du gouvernement français Gabriel Attal avait indiqué mercredi que le bateau de Sea-Eye devait "être accueilli dans le port sûr le plus proche", la France déclinant ainsi implicitement toute possibilité de laisser accoster le navire à Marseille.

     

    Le principe du débarquement de rescapés dans le "port sûr" le plus proche, inscrit dans le droit maritime international, revient en général à confier, lors d'opérations de sauvetage en Méditerranée centrale, ce premier accueil à l'Italie ou à Malte.

    C'est pour soulager ces pays en première ligne qu'un mécanisme de solidarité spécifique aux sauvetages en mer est prévu dans le nouveau "Pacte européen sur la migration et l'asile", présenté par la commission européenne et qui doit encore être soumis au vote des 27. Il propose notamment de mettre à l'abri des poursuites judiciaires les ONG sauvant des migrants, alors que depuis plusieurs semaines tous les navires humanitaires ayant accosté en Italie y sont restés immobilisés par les autorités locales.

    De son côté, la ville de Marseille s'était dite prête à accueillir "sans condition" le bateau, même si la France a toujours refusé une telle option.

     

    L'Express

    L'arrivée de migrants n'est pas prêt de s'arrêter !


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  • Interrogé sur les nouvelles mesures du gouvernement pour tenter de freiner la crise sanitaire, Philippe Etchebest s'est violemment emporté ce mercredi soir sur BFM TV. Selon lui, sa profession est stigmatisée.

    "Il faut arrêter de stigmatiser notre profession !" Le célèbre chef cuisinier Philippe Etchebest a réagi ce mercredi soir en direct sur BFM TV à l'annonce, quelques minutes plus tôt par Olivier Véran, de nouvelles mesures strictes pour lutter contre le crise sanitaire. Parmi les annonces redoutées par le milieu de la restauration, le ministre de la Santé est allé jusqu'à déclarer des restrictions pour les restaurants et bars, qui ne pourront plus ouvrir après 22 heures, et qui seront même totalement fermés à Marseille, Aix, et en Guadeloupe à partir de ce week-end, pour une période d'au moins deux semaines. Pour la figure de Cauchemar en cuisine sur M6, c'en est trop.

    "Les fêtes s'organisent de plus belle, de manière anarchique !"

    Déjà fortement impacté par le confinement, "on n'a toujours pas vu les aides", a d'ailleurs affirmé Philippe Etchebest, le monde de la restauration est selon lui en danger, alors même que les mesures de protection y sont appliquées. "Là ça me met vraiment en colère, parce que les fermetures anticipées de restaurants elles ne vont pas freiner la propagation du virus, c'est pas vrai !" tonne le chef. Mais il est loin d'avoir fini son coup de gueule. "Les fêtes, elles s'organisent de plus belle, de manière anarchique, dans des lieux qui font des clusters incroyables ! je crois qu'il faut arrêter de stigmatiser notre profession !"

    "Il faut arrêter !"

    Le juré de Top Chef a ensuite déroulé la liste du protocole sanitaire mis en place dans de nombreux établissements : "Nous sommes les garants du maintien des mesures, quand même ! Les gens arrivent avec des masques, ils mettent du gel, il y a la distance sociale, quand il se lèvent, on leur demande de porter leurs masques, il y a une vraie sécurité dans nos établissements, alors pourquoi on stigmatise ? C'est pas normal, faut arrêter quoi !"

    "On prend tout dans la gueule !"

    Et de conclure son coup de gueule par un véritable cri du coeur : "Qu'est ce qui va se passer après 22h ? Le virus arrête de circuler ? (...) Ça devient insupportable. Après les gens feront la fête chez eux. Je le vois, je suis sur le terrain (...) sur les quais à Bordeaux il y a du monde partout ! Cet été c'était la foire à neuneu personne n'a rien dit et là il n'y a que des problèmes... Je ne comprends pas (...) Et on ne sait pas, même vous (au journaliste de BFM, ndlr), vous ne saviez pas si c'était que les bars ou les restaurants (qui étaient concernés, ndlr) ! Personne ne sait rien, on prend tout dans la gueule, on le subit et ça devient insupportable !" Le cuisinier, qui participe chaque année à Top Chef sur M6, avait été l'un des porte-voix des restaurateurs durant le confinement et avait tenté d'obtenir la réouverture la plus rapide possible des établissements. Il s'en était notamment directement pris à Emmanuel Macron.

    Télé Loisirs.fr

    Véran gagne :

    https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebrites/c-est-olivier-v%C3%A9ran-qui-gagne-le-tour-de-vis-%C3%A9tonnant-du-gouvernement/ar-BB19m9kJ?ocid=msedgntp


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  • Pascal Praud s’en prend sévèrement à une ministre dans L'Heure des pros : "Comment peut-elle dire une bêtise pareille ?"

    Dans L’Heure des pros, Pascal Praud s’est insurgé contre les propos d’Emmanuelle Wargon, ministre déléguée, affirmant qu’elle était "déconnectée" de la réalité.

    Pascal Praud devient coutumier du fait. Chaque matin, le journaliste, qui officie sur CNews avec son émission L’Heure des pros, lance des piques de ci-de là et ne mâche pas ses mots. Un ton qui ne plaît pas à tout le monde, notamment à Léa Salamé qui l’a insinué ce mercredi matin. Ecologistes, témoins lambdasmédecins anti-masquesEric Dupond-Moretti et même Emmanuel Macron, Pascal Praud n’épargne personne et ce 23 septembre, c’est Emmanuelle Wargon, Ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique et chargée du Logement qui était dans le viseur du présentateur. Alors que son équipe et lui évoquaient l’agression d’une jeune femme le 18 septembre à Strasbourg parce qu’elle portait une jupe, Pascal Praud a voulu citer la réaction de la ministre déléguée... et s’en est offusqué !

    "C’est absolument incroyable"

    Pascal Praud a d’abord fait référence à l’affaire d’Henri Kaloustian, retraité dont la maison secondaire avait été squattée, et à qui l’émission de CNews avait beaucoup donné la parole ces dernières semaines. Face à cette affaire, la ministre déléguée avait déclaré qu’il n’y avait "pas de défaillance de la justice". Des propos qui avaient fait exploser Pascal Praud, toujours remonté ce mercredi : "Emmanuelle Wargon a décidé de mettre des mains sur ses yeux. Lorsqu'on l'a interrogée une première fois sur les squatteurs, elle disait qu'il n’y avait pas de défaillance. Qu'est-ce qu’elle a tweeté hier ? C'est absolument incroyable ce qu’elle a tweeté en fait", s’est exclamé Pascal Praud. Celui-ci lit alors la publication de la ministre déléguée, visible ci-dessous :

     
    @EmmWargon
     
    À #Strasbourg, Élisabeth n'a pas été frappée parce qu'elle portait une jupe. Elle a été victime du comportement inadmissible d'agresseurs et de leurs préjugés sexistes. En France, on doit pouvoir porter une jupe dans la rue sans risque ni crainte. @1ElisaMoreno @MarleneSchiappa
     

    "Elle ne veut pas voir les choses"

    "Mais comment Emmanuelle Wargon, ministre de la République, peut-elle dire une bêtise pareille ?, a repris Pascal Praud. Comment est-ce possible ? De la même manière qu’elle avait dit n’importe quoi sur les squatteurs… Donc on a des gens qui dirigent, qui sont déconnectés. Deux fois Emmanuelle Wargon en dix jours, deux fois elle est à côté. On est vraiment dans la phrase de Camus : 'Mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde'. Allons-y, continuons ! Continuons !", s’est emporté l’animateur. "Et après les gens disent qu’il y a 80% d'abstention à la dernière élection. Mais avec des gens qui sont complètement à côté comme ça, bah je comprends. En fait c’est effrayant Emmanuelle Wargon. Le monde d’Emmanuelle Wargon, il est effrayant. C’est un monde où elle ne veut pas voir les choses...", n’a pas hésité à dire Pascal Praud, à qui a répondu la ministre déléguée par un nouveau tweet : "Vous n'avez manifestement pas lu mon tweet et vous déformez mes propos".

    Télé Loisirs.fr

    Wargon est vraiment con !


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  • Michel Fourniret : Une dizaine de nouvelles traces ADN retrouvées sur un matelas appartenant au tueur en série

    Pas moins d’une dizaine de traces ADN non identifiées ont été prélevées sur un matelas saisi en 2003 dans l’une des maisons où Michel Fourniret a vécu. Les enquêteurs vont retravailler sur une trentaine de dossiers.

    De nouvelles techniques scientifiques ont permis d’obtenir ces résultats qui pourraient se révéler déterminants dans une trentaine de « cold cases ». Le Parisien révèle en effet qu’une dizaine d’ADN inconnus ont été relevés sur un matelas du tueur en série Michel Fourniret qui se trouvait dans la maison de sa défunte sœur, à Ville-sur-Lumes (Ardennes). Il avait été saisi en 2003. C’est sur ce même matelas que l’ADN de la petite Estelle Mouzin a été retrouvé fin août.

    L’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) centralise l’ensemble de ces nouvelles traces qui vont maintenant être comparées à celles de victimes dont le dossier n’a jamais été élucidé. C’est ainsi qu’une trentaine d’affaires ont été sélectionnées, dans lesquelles « l’Ogre des Ardennes » pourrait être impliqué.

    Une « période blanche » dans les années 90

    Le tueur en série est soupçonné d’avoir fait de nombreuses autres victimes. Dans un document de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) datant de 2005, les policiers listait déjà 70 « victimes potentielles » de Michel Fourniret, explique le quotidien.

    Les enquêteurs n’ont que peu d’éléments sur la vie du tueur entre 1991 et 1999. Des traces ADN partiels de Lydie Logé ont été récemment retrouvées dans sa camionnette. La jeune femme avait disparu alors qu’elle avait 29 ans, dans l’Orne, en 1993. Il pourrait être prochainement mis en examen dans cette affaire.

    « Au moins celle-là, on ne la retrouvera jamais »

    D’autre part, les déclarations de Françoise B., une codétenue de Monique Olivier à Reims, l’ex-femme de Michel Fourniret, ont de quoi inquiéter. Elle avait été interrogée par la police judiciaire en 2018, expliquant que Monique Olivier lui avait raconté que le nombre d’enfants enlevés par son mari « dépassait largement la trentaine ».

    L’ex-femme de l’Ogre des Ardennes a déclaré en janvier dernier lors de ses auditions que ce dernier était rentré au domicile à plusieurs reprises durant cette « période blanche » des années 90, en disant : « Au moins celle-là, on ne la retrouvera jamais ».

    Michel Fourniret a été condamné en 2008 pour les meurtres de sept jeunes femmes ou adolescentes entre 1987 et 2001, à la perpétuité incompressible, avant d’être à nouveau condamné en 2018 pour un assassinat crapuleux. L’homme est également mis en examen pour les disparitions et la mort de Marie-Angèle Domece et Joanna Parrish, qu’il a avoué devant la juge Sabine Khéris. Il a aussi été mis en examen dans l’affaire de la disparition d’Estelle Mouzin, en novembre dernier, pour « enlèvement et séquestration suivis de mort ».

    ACTU 17

    Dommage qu'il n'y ait plus la peine de mort en France !


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  • La femme québecoise accusée d'avoir envoyé une lettre empoisonnée à Donald Trump a été mardi formellement inculpée de menaces contre le président des Etats-Unis, lors d'une audience devant un tribunal de l'Etat de New York, où elle a demandé à être représentée par un avocat commis d'office.

    Pascale Ferrier, 53 ans, résidente du Québec, a comparu au tribunal de Buffalo, à la frontière canadienne où elle avait été arrêtée dimanche, devant un magistrat fédéral, en présence d'une avocate commise d'office dont elle a requis les services pour le reste de la procédure, et d'un interprète français-anglais.

    S'il ne lui était pas demandé de décider à ce stade de plaider coupable ou non coupable, le juge Kenneth Schroeder a indiqué qu'il plaidait non coupable en son nom, ce qui lui garantit plus de droits à ce stade.

    Selon l'acte d'accusation rendu public mardi, c'est elle qui a adressé au président américain une lettre reçue vendredi au centre de tri postal de la Maison Blanche, contenant de la ricine, poison potentiellement mortel produit par le traitement de graines de ricin.

    Selon l'agent qui a mené l'enquête, la lettre renfermait un mot destiné au président qui disait: "J'ai trouvé pour vous un nouveau nom: +l'affreux clown tyrannique+, j'espère qu'il vous plaira. Vous ruinez les Etats-Unis et les conduisez au désastre." 

    "Abandonnez, ne vous présentez pas à cette élection", ajoutait-elle, avant de souligner avoir glissé dans la lettre "un cadeau spécial" - le poison - pour "l'aider" à se décider. 

    "Si ça ne marche pas, je trouverais une meilleure recette pour un autre poison, ou j'utiliserais mon arme le jour où je pourrais venir", concluait-elle, en signant "Free Rebel Spirit"  ("L'esprit rebelle libre", en français).

    Des formules et une signature que les enquêteurs disent avoir retrouvées dans six autres lettres envoyées au Texas mi-septembre, à des personnes travaillant dans des centres de détention où Mme Ferrier a été incarcérée en 2019, après son arrestation pour possession illégale d'armes à feu, selon le document.

    Un langage similaire aurait été utilisé sur des comptes Facebook et Twitter également attribués à Mme Ferrier, selon ce document.

    L'accusée, qui ne s'est exprimée que par monosyllabes lors de l'audience mardi, a demandé une audience spéciale, fixée au 28 septembre, lors de laquelle les procureurs américains devront apporter les preuves de son identité avant de pouvoir poursuivre la procédure.

    En attendant, elle restera incarcérée aux Etats-Unis, les procureurs jugeant qu'elle présente "un haut risque de fuite".

    AFP


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  • Une puissante explosion a secoué mardi un bâtiment du Hezbollah aux abords d'un village du Sud du Liban, provoquant d'épaisses volutes de fumée noire, ont indiqué à l'AFP des sources concordantes

    Un habitant du village d'Aïn Qana a évoqué une maison faisant office de "centre du Hezbollah", précisant que des membres du mouvement chiite armé avaient bouclé le secteur.

    "Tout le village a été secoué", a-t-il dit, rapportant des dommages matériels dans le périmètre de l'explosion.

    Un photographe de l'AFP a constaté qu'un cordon sécuritaire avait été érigé par des membres du Hezbollah.

    Selon les "informations préliminaires" de source militaire, il s'agit d'un "site du Hezbollah" où "se trouvaient des munitions".

    L'armée a indiqué dans un communiqué avoir dépêché des forces sur les lieux de la déflagration et "amorcé une enquête sur les causes de l'explosion".

    Une source proche du parti pro-iranien a évoqué un "accident" et indiqué à l'AFP qu'il s'agissait bien "d'un site du Hezbollah" mais "pas d'un entrepôt" d'armes du parti.

    Des médias locaux relatant une version "non officielle du Hezbollah" ont évoqué la présence sur le site de mines et obus datant de la guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006, récupérés par des ONG dans les champs voisins en vue de les neutraliser.

    Selon l'Agence nationale d'information (ANI), l'explosion, dont les "causes (sont) inconnues, a coïncidé avec le survol de l'aviation ennemie, qui depuis ce matin n'a pas quitté le ciel" de la région où se trouve Aïn Qana, en allusion à Israël.

    Le Hezbollah n'a pas encore officiellement commenté l'incident tandis qu'un porte-parole de l'armée israélienne a affirmé à l'AFP "ne pas commenter les informations de médias étrangers".

    Dans le sud du Liban, bastion du Hezbollah, des affrontements limités ont opposé ces derniers mois le mouvement chiite au voisin israélien à la frontière.

    Poids lourd de la vie politique, représenté au gouvernement et au Parlement libanais, le Hezbollah est militairement engagé aux côtés du régime de Bachar al-Assad dans le conflit en Syrie, où il est régulièrement la cible de frappes israéliennes.

    Le Point


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  • Casino est dans le viseur de plusieurs ONG...

    Suite à la publication en juin dernier d'un rapport exposant l'existence de liens entre la déforestation en Amazonie et de plusieurs produits vendus dans des magasins du groupe français, un collectif d'associations colombiennes, brésiliennes, américaines et françaises a indiqué avoir mis en demeure Casino de respecter les obligations légales liées à son devoir de vigilance.

    La coalition internationale d'associations "se réserve également le droit de solliciter la réparation des préjudices qui en découlent", précise un communiqué ce lundi. Les ONG, parmi lesquelles Opiac, FEPIPA, CPT, Canopée, Envol Vert, Mighty Earth, Notre Affaire à Tous ou encore Sherpa, accusent le groupe de vendre de la viande produite dans des fermes liées à la déforestation et violant les droits des peuples indigènes.

    Quatre fermes liées à la déforestation illégale au Brésil, en Amazonie et dans le Cerrado et 52 produits "vendus en rayon et aussi dans les étals de boucher de deux magasins du groupe" au Brésil sont notamment visés.

    9.216 km2 déboisés en Amazonie brésilienne

    Au Brésil et la Colombie, "la déforestation est principalement causée par l'élevage de bétail. Celui-ci est responsable de 80% de la déforestation dans le Cerrado brésilien et le biome amazonien, et de 70% de la déforestation en Colombie", révélait ainsi le rapport de l'association Envol Vert.

    Selon les ONG, le groupe Casino est le leader de la distribution au Brésil à travers sa filiale "Grupo Pão de Açúcar". "Il y représente 15% des parts du marché, et près de la moitié du chiffre d'affaires mondial du groupe (47%) se fait sur le marché latino-américain", détaillent les associations, rappelant que sur la période d'août 2019 à juillet 2020, qui est la référence pour observer l'évolution de la déforestation, 9.216 km2 ont été déboisés en Amazonie brésilienne.

    "Il est nécessaire que les grandes entreprises telle que Casino prennent toute la mesure de la portée de la loi sur le devoir de vigilance qui leur impose de prendre les mesures concrètes visant à prévenir les risques au droits humains, à l'environnement et à la santé, et non pas de se contenter de les identifier de manière formelle dans un document", a estimé Célia Jouayed, de l'association Notre Affaire à Tous.

    Casino dément ces accusations

    De son côté, Casino avait fermement démenti les accusations formulées dans le rapport de juin. Dans un courrier adressé à Envol Vert, le directeur RSE (responsabilité sociale et environnementale) du groupe assurait que "le groupe Casino, au travers de ses filiales, lutte activement et depuis plusieurs années contre la déforestation liée à l'élevage bovin au Brésil et en Colombie".

    "Notre filiale brésilienne GPA déploie une politique systématique et rigoureuse de contrôle de l'origine de la viande bovine livrée par ses fournisseurs", avait ainsi expliqué Matthieu Riché, ajoutant que "les allégations de double jeu mettant en cause nos politiques sont dénuées de tout fondement et parfaitement inacceptables".

    Boursier.com


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  • Îles Salomon : Deux experts en déminage meurent dans l’explosion d’une munition de la Seconde Guerre mondiale

    © BPI/REX Shutterstock/SIPA Un obus (illustration)

    Les deux hommes auraient stocké ces munitions dans un quartier résidentiel, sans autorisation, pour les étudier

    Deux experts en déminage sont morts ce dimanche aux Îles Salomon. Ils essayaient de neutraliser des munitions datant de la Seconde Guerre mondiale, qui ont justement explosé à ce moment-là.

    Les deux hommes, employés de l’ONG Norwegian People’s Aid (NPA), avaient stocké des munitions sans autorisation à Honiara, la capitale. Les deux victimes, un Britannique et un Australien, participaient à la constitution d’une base de données sur les munitions non explosées de l’archipel.

    Des munitions détenues illégalement

    L’explosion est survenue dans le bureau de l’ONG, selon la police. « Nous ne savons pas exactement ce qui a provoqué l’explosion de la bombe », a indiqué l’inspecteur en charge de l’enquête. Mais il semblerait « qu’ils avaient plusieurs UXO dans la résidence et qu’ils pourraient avoir été en train de travailler dessus. »

    La police ignorait que les munitions étaient stockées à cet endroit. Si elle l’avait su, elle aurait insisté pour qu’elles soient transportées dans un centre de déminage approprié, a précisé l’inspecteur. Elles ont depuis été enlevées afin de sécuriser le quartier concerné, majoritairement résidentiel.

    Des explosifs toujours aussi dangereux

    Les activités de la NPA dans l’archipel ont été temporairement suspendues après l’accident. Les Îles Salomon ont été le théâtre de violents combats pendant la Seconde Guerre mondiale. Après la fin du conflit, de nombreux obus, mines terrestres et autres munitions y ont été abandonnées. La NPA travaille avec la police locale pour étudier l’ampleur du problème et mettre au point un programme de collecte.

    Sur son site Web, l’ONG assure que ce matériel militaire pose des problèmes de sécurité et est nuisible à l’environnement car il libère des produits chimiques. « Les munitions […] continuent de tuer ou de blesser gravement […] et sont utilisées pour des pratiques de pêche destructrices », avance la NPA. « On en trouve sur les chantiers, les récifs coralliens, les fermes, les forêts et les jardins de banlieue où les enfants les trouvent et jouent parfois avec. »

    20 Minutes


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  • Qui sont les coureurs visés ? Qui sont les deux hommes en garde à vue ? Quelles sont les preuves ? On fait le point au lendemain de l'ouverture d'une enquête pour dopage sur le Tour de France 2020.

    Ce lundi 21 septembre, au lendemain de l'arrivée à Paris du Tour de France, le parquet de Marseille annonçait l'ouverture d'une enquête préliminaire pour une suspicion de dopage. Des suspicions qui concernent certains coureurs de l'équipe française Arkéa-Samsic. Que savons-nous de l'affaire ce mardi 22 septembre ?

    Qui sont les coureurs visés ?

    Rapidement après l'annonce de l'ouverture de l'enquête, le directeur sportif de l'équipe Arkéa-Samsic a fait savoir qu'il soutiendrait ses coureurs, sauf si des cas avérés de dopage étaient prouvés. Et d'après les premiers éléments, c'est vers une action ciblée autour de trois coureurs étrangers que l'enquête se dirige, plutôt que vers un système organisé à grande échelle.

    Qui sont les gardés à vue ?

    Deux personnes ont été placées en garde à vue ce lundi 21 septembre. Selon France Info, il s'agit de deux membres de l'entourage direct des frères colombiens Quintana, Nairo et Dayer. En l'occurrence un médecin et un kinésithérapeute, qui ne sont pas salariés de l'équipe Arkéa-Samsic, et qui ont été entendus dans les locaux de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique.

    Quelles sont les preuves ?

    C'est à la suite de "la découverte de nombreux produits de santé dont des médicaments dans leurs affaires personnelles, mais également et surtout une méthode pouvant être qualifiée de dopante" que l'enquête a été ouverte, a précisé le procureur de Marseille Dominique Laurens auprès de l'AFP.

    Selon Le Parisien, les enquêteurs auraient retrouvé de grandes quantités de sérum physiologique et du matériel d'injection. Pour les enquêteurs, l'utilisation de cette substance en perfusion peut permettre de diminuer le volume de globules rouges dans le sang (hématocrite) et améliorer ainsi les performances sportives.

    Midi Libre


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  • Tour de France: Yannick Jadot fustige le "mépris de classe" de certains élus écolos

    © ERIC PIERMONT © 2019 AFP Yannick Jadot, député européen EELV, le 27 août 2020 à Paris

    L'eurodéputé EELV Yannick Jadot a fustigé lundi le "mépris de classe insupportable", selon lui, des élus écologistes qui ont à plusieurs reprises ces dernières semaines critiqué le Tour de France, dont un élu Vert parisien.

    Vendredi soir sur CNews, Jacques Boutault, ex-maire du IIe arrondissement de Paris, aujourd'hui adjoint à la mairie de Paris Centre, avait critiqué le patron du Tour Christian Prudhomme, en l'accusant de "faire regarder le Tour de France et filer des goodies" aux "chômeurs".

    "Il est là pour faire rêver les Français, il fait son job. Il leur file des gadgets inutiles, il leur vend du spectacle. N'empêche qu'on ne leur donne pas de boulot en attendant. En attendant, ils restent calés devant la télé à rêver à des exploits de types hyper dopés qui ne gagnent que parce qu'ils se font changer leur sang dans des cliniques, voire une autre forme de dopage qui n'est absolument pas détectée alors qu'il pourrait l'être facilement, c'est le dopage mécanique. Avec des moteurs, des micromoteurs cachés dans les cadres des vélos", avait déclaré Jacques Boutault.

    "Une écologie qui rassemble"

    Invité à réagir lundi sur franceinfo à ces propos, Yannick Jadot s'est dit "fatigué de ces prises de parole", en racontant avoir lui-même été sur le Tour "gamin", y avoir emmené ses enfants et le "regarder régulièrement sur (son) canapé un peu avachi".

    "Je ne supporte pas ce mépris, je ne supporte pas cette façon d'insulter les Français, les classes populaires, c'est un mépris de classe qui est absolument insupportable", a-t-il critiqué.

    "Il faut que les écologistes - c'est l'ambition heureusement de l'extrême majorité - retrouvent le fil d'une écologie qui rassemble", car "ce n'est pas en les insultant qu'on rassemble" les Français, a-t-il insisté.

    Avant Jacques Boutault, le maire EELV de Lyon Grégory Doucet avait déclenché une polémique mi-septembre en jugeant le Tour de France "machiste et polluant".

     

    BFM.TV


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  • Danièle Obono de nouveau malmenée : ce tweet homophobe et raciste qui choque

    A peine quelques semaines après la polémique de Valeurs Actuelles, la députée Danièle Obono a de nouveau fait l'objet d'attaques dans un tweet émanant d'un élu de La République en marche.

    Le 27 août dernier, Valeurs Actuelles publiait une fiction consacrée à la députée de Paris, Danièle Obono. La femme politique, élue de La France Insoumise, était représentée en esclave avec un collier en fer autour de son cou. Une publication qui avait choqué une grande partie de la classe politique, mais aussi de l'opinion publique. A peine quelques semaines après cette polémique, la parlementaire est de nouveau attaquée. Une agression, qui vient de François Cormier-Bouligeon, député La République en marche du Cher. L'homme, inconnu du grand public, s'est fendu, ce 20 septembre, d'un tweet aujourd'hui vivement critiqué. Il a fait un rapprochement entre la célébration d'un mariage homosexuel en Espagne - par une élue portant le hijab - et les deux parlementaires, Danièle Obono et Aurélien Taché.

    "Pour la première fois à Madrid, une conseillère municipale musulmane, portant un hijab, a célébré un mariage LGTB et s’en est déclarée fière. Maysoun Douas, militante de gauche, a indiqué que son geste aidera au débat entre musulmans sur la démocratie et citoyenneté", expliquait le tweet initial d’un journaliste espagnol. Une publication détournée par François Cormier-Bouligeon. "Danièle Obono et Aurélien Taché se sont mariés à Madrid?! Tous mes vœux de bonheur", a écrit le député sur Twitter.

    Danièle Obono de nouveau malmenée : ce tweet homophobe et raciste qui choque

    "Nous ne partagions que bien peu de choses"

    Des propos nauséabonds, qui ont fait bondir les principaux concernés. "Sur Twitter comme ailleurs, l’humour a des limites, en l’occurrence le racisme et l’homophobie. Ton tweet est abject et insulte la France. Nous ne partagions, décidément, que bien peu de choses", a répondu Aurélien Taché, faisant référence à son départ de LREM en mai dernier. De son côté, Danièle Obono ne s'est pas laissée faire. "Ivre, il hésite entre 'humour' homophobe ou raciste, et finit par choisir les deux", a écrit sur Twitter l'élue parisienne.

    François Cormier-Bouligeon invoque visiblement l’esprit "Charlie" pour expliquer son message. "Venant d’une députée qui n’est pas Charlie, cette accusation stupide ne me surprend qu’à moitié !", lance-t-il sur les réseaux sociaux, à la députée insoumise Caroline Fiat, qui a pourtant toujours affiché son soutien au journal satirique. Et de répliquer contre Aurélien Taché : "L’humour a ses limites ? Non ! La liberté d’expression n’en a pas, ne vous en déplaise. C’est un des fondements de notre République", a notamment assuré le marcheur.

    GALA


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  • Fermeture de Bridgestone : combien d'argent public l'usine avait-elle touché ?

    Bridgestone a annoncé la fermeture de son usine de pneus à Béthune. Un coup dur pour ses 863 salariés et des centaines de sous-traitants. Ces dernières années, l'entreprise avait pourtant reçu des centaines de milliers d'euros d'aides publiques.
    "Ca va être la guerre". Le président de la région des Hauts-de-France ne décolère pas après l'annonce de la fermeture de l'usine  Bridgestone de Béthune. 863 employés sont sur le carreau. Sans compter des centaines de sous-traitants. Pour Xavier Bertrand, la pilule est d'autant plus amère que le site avait reçu à plusieurs reprise des aides publiques. Et même beaucoup d'aides publiques.  "C'est pas "prends l'oseille et tire-toi". ça va être des années de procédure et une guerre de tranchées", prévient le président de la région. Mais de quels montants parle-t-on ?

    620 000 euros d'aides régionales. Entre 2008 et 2016, 500.000 euros ont été alloués par le Conseil régional des Hauts-de-France au fabricant japonais. Une somme à laquelle s'ajoutent encore 120.000 octroyés  par la Région lors de l'actuel mandat, depuis 2016. Ces aides ont été validées en octobre 2017. Une subvention totale, donc, de près de 620.000 euros destinée à développer la formation des salariés et moderniser le site. Et l'argent public ne devait pas s'arrêter. 

    En 2008, la communauté d'agglomération de Béthune a versé presque 1,2 million d'euros au groupe japonais, en complément du versement de 500.000 euros de la Région mentionné précédemment. A cela s'ajoute 500.000 euros du FEDER (fonds européen) ainsi que 320.000 euros de l'Etat. Au total, les aides publiques depuis 2008 avoisinent donc 2,6 millions d'euros et ce n'est pas tout. Reste en effet à connaître le montant du crédit d'impôt pour la compétitivité emploi (CICE) qu'aurait touché l'équipementier récemment. Le montant d'1,8 million d'euros est évoqué par plusieurs sources. Il a été confirmé par Agnès Pannier-Runacher lors du Grand Jury sur LCI. "1,8 million au titre de l'exercice 2017" a-t-elle précisé, indiquant au passage que le CICE avait, depuis, été supprimé. 

    Placide


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  • Des milliers d'Allemands se mobilisent pour l'accueil des migrants de Lesbos

    © Christian Mang, Reuters À Berlin, le 20 septembre 2020, des manifestants réclament l'évacuation des camps de migrants grecs surpeuplés et dénoncent la création d'un nouveau camp sur l'île de Lesbos.

    À Berlin et dans plusieurs villes allemandes, des manifestants ont réclamé dimanche à l'Union européenne la prise en charge des demandeurs d'asile sur l'île grecque de Lesbos. Des milliers d'entre eux sont à la rue depuis l'incendie qui a ravagé le camp de Moria il y a une dizaine de jours.

    Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche 20 septembre à Berlin et dans d'autres villes allemandes pour appeler l'Union européenne à prendre en charge les demandeurs d'asile laissés sans abri après l'incendie ayant dévasté le camp de Moria sur l'île grecque de Lesbos.

    À Berlin, les manifestants ont été rejoints par la tante d'Alan Kurdi, le petit garçon syrien mort noyé devenu un tragique symbole de la crise des réfugiés en 2015. Les photographies de son corps échoué sur une plage de Turquie avaient provoqué un choc et une prise de conscience concernant les réfugiés de la guerre en Syrie.

    "Nous ne pouvons pas fermer les yeux"

    "J'ai décidé de parler et de m'exprimer au nom de ceux qui ne peuvent pas le faire par eux-mêmes. Si je ne peux pas sauver ma propre famille, sauvons les autres", a déclaré Tima Kurdi, appelant les citoyens à écrire aux responsables politiques pour leur demander d'agir.

    "Nous ne pouvons pas fermer les yeux et leur tourner le dos", a-t-elle ajouté.

    Sonya Bobrik, militante de l'organisation Seebruecke, assure elle qu'il y a "suffisamment de place en Allemagne" pour y accueillir plus que les 1 500 réfugiés actuellement en Grèce que Berlin a promis de prendre en charge.

    Selon la police, 5 000 personnes ont participé à la manifestation de Berlin. D'autres manifestations ont eu lieu à Cologne, Munich et Leipzig.

    Quelque 12 700 personnes se sont retrouvées sans abri après l'incendie qui a détruit la semaine dernière le camp de Moria. Parmi ces demandeurs d'asile, 9 000 ont déjà rejoint un nouveau camp provisoire construit à la hâte par les autorités.

    France 24


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  • Elles sont mamans mais la rentrée scolaire, ce sont elles qui l'ont faite, pas leurs enfants. En France, en 2018, 11 700 nourrissons ont été mis au monde par une mère âgée de moins de 20 ans. Parmi ces jeunes filles, bon nombre d'entre elles étaient encore inscrites au lycée lorsqu'elles sont tombées enceintes. Avec la grossesse, puis la maternité, elles se retrouvent alors dans une situation scolaire compliquée, voire taboue. La scolarité n'étant plus obligatoire à partir de 16 ans, les risques de décrochage sont grands. « A l'école, le congé maternité n'existe pas. Une élève n'est pas censée s'absenter pendant quatre mois. L'Education nationale n'a pas pensé à cela », explique Mélanie Jacquemond, coordinatrice du Samely, le Service d'accompagnement des mères lycéennes.

     

    Créé en 2013 avec le soutien de la région Ile-de-France — en charge de la gestion des lycées —, ce service est basé dans le XXe arrondissement de Paris et rattaché aux PEP 75 (Pupilles de l'enseignement public). Une association qui milite pour le droit aux loisirs, à l'éducation et la culture pour tous. Le Samely accompagne près de 200 jeunes mères par an afin de les aider à poursuivre leur scolarité, souvent semée d'embûches entre les absences, les problèmes de garde et le jugement moral de la société.

    « On aimerait couvrir l'ensemble de la région »

    Créé à Paris dans un premier temps, le service s'est développé en Seine-et-Marne et dans l'Essonne en 2014, puis en Seine-Saint-Denis en 2019. « On a priorisé les départements où les PEP avaient déjà une antenne locale et où les demandes étaient importantes. On va d'ailleurs renforcer notre équipe sur Paris et la Seine-Saint-Denis. Et à terme, si on arrive à trouver de nouveaux partenaires financiers, on aimerait couvrir l'ensemble de la région Ile-de-France, car il y a des besoins partout », note la responsable.

    Avant de lancer le Samely, les PEP 75 s'occupaient déjà du Sapad 75, un service qui permet aux enfants malades de suivre des cours à domicile. « Lors de leur grossesse, certaines jeunes filles en bénéficient. C'est comme cela qu'on a eu l'idée de développer le Samely plus adapté aux difficultés qu'elles rencontrent. On les accompagne dans diverses démarches », souligne Mélanie Jacquemond.

    « De nombreuses mamans se retrouvent dans des situations très précaires »

    Dans chaque département, une coordinatrice dédiée suit les jeunes femmes durant deux ans. « Pour entrer dans le dispositif, elles doivent avoir un vrai projet scolaire. On les aide à bénéficier de cours à la maison, on fait le lien avec le lycée pour mieux adapter leur scolarité à leurs contraintes. On peut par exemple demander le report d'un examen s'il tombe durant le congé maternité. On va aussi orienter les jeunes filles vers les services qui vont les aider à bénéficier de ce à quoi elles ont le droit : allocations familiales, RSA, demande d'une place en crèche… Tout ce qui peut leur permettre de gagner en indépendance. Surtout qu'elles ne restent pas toutes chez leurs parents. Or, pour réussir à l'école, il faut qu'elles vivent dans de bonnes conditions. De nombreuses mamans se retrouvent dans des situations très précaires, certaines n'ont pas de papiers. »

    En 2019, 61 % des jeunes filles suivies par le Samely ont poursuivi leurs études

    Le Samely organise également des séjours entre jeunes mères où elles peuvent discuter de leur maternité et de leur projet professionnel. Si le service suit parfois des collégiennes ou des étudiantes, la majorité des jeunes filles ont autour de 17 ans, sont lycéennes et vivent sans le père du bébé. La plupart n'avaient pas planifié leur grossesse, voire l'ont découverte une fois passés les délais légaux d'avortement. Ces jeunes femmes sont envoyées au Samely par l'infirmière de leur lycée, les centres de protection maternelle et infantile ou diverses structures. « On a fait le choix de ne pas communiquer directement dans les établissements scolaires auprès des adolescentes. Ce sont des professionnels qui nous mettent en contact avec elles », relate Mélanie Jacquemond.

    Certaines sont encore enceintes quand elles rejoignent le Samely, d'autres ont déjà accouché. « Plus on les accompagne tôt dans leur grossesse, plus les risques de décrochage sont réduits », constate la coordinatrice. En 2019, 61 % des jeunes filles suivies par le Samely ont poursuivi leurs études en obtenant un examen, en passant dans la classe supérieure ou même en redoublant. « Ce qui peut être la solution quand il y a eu beaucoup d'absences », pointe Mélanie Jacquemond.

    Hélène, élève à Meaux et maman d’une petite fille de deux ans

    Sans le Samely (Service d’accompagnement des mères lycéennes), elle n’aurait sans doute « jamais réussi son CAP ». À la fin de l’année scolaire, Hélène passera son bac professionnel dans un lycée de Meaux (Seine-et-Marne). À 20 ans, cette lycéenne est maman d’une petite Chloé, qui a fêté ses deux ans au printemps dernier. Contrairement à d’autres jeunes filles, elle a été suivie par le Samely après la naissance de son enfant.

    « J’ai fait un déni de grossesse et j’ai découvert que j’étais enceinte peu de temps avant mon accouchement. C’est une personne de la maison départementale (NDLR : des solidarités) qui m’a mise en contact avec le Samely. Je ne savais pas que ça existait. Au lycée, personne ne m’en avait parlé », raconte Hélène, orpheline et arrivée de Centrafrique à 16 ans.

    « J’ai manqué beaucoup de cours car je n’avais pas de solution de garde »

    La jeune femme s’est retrouvée quelque temps à la rue après avoir dévoilé sa grossesse à ses proches installés en France. Aujourd’hui, elle a retrouvé un logement.

    « Ça a été difficile. Quand ma fille est née, j’étais en CAP. J’ai manqué beaucoup de cours car je n’avais pas de solution de garde. Le Samely m’a aidé à bénéficier de cours à domicile, à trouver une place en bac pro à Meaux, où j’habite, car avant j’étais scolarisée à Gagny, en Seine-Saint-Denis. C’était compliqué au niveau des trajets. » Aujourd’hui, sa petite fille va chez une assistante maternelle. « Je la laisse jusqu’à 18 heures pour avoir le temps de faire mes devoirs en sortant des cours ».

    Hélène aimerait suivre un BTS l’an prochain pour être formée aux métiers de l’accueil dans le secteur aérien. « Normalement, mon contrat avec le Samely devait durer deux ans, mais ils ont accepté de le prolonger un peu, car il y a beaucoup d’enjeux pour moi cette année avec le baccalauréat », décrit la jeune femme, qui a trouvé une écoute auprès de ce service. « Il y a une psychologue avec qui on peut parler, j’ai aussi pu rencontrer d’autres mamans comme moi lors d’un séjour au Pouliguen en Loire-Atlantique. C’était très bien. »

    Le Parisien


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  • Dupond-Moretti justifie son enquête administrative contre des magistrats du PNF

    "Je ne peux pas défendre [la magistrature] quand elle prend la fuite et quand elle n'assume pas sa responsabilité", a notamment déclaré Eric Dupond-Moretti.

    Le Garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti a justifié dimanche sa décision d'ouvrir une enquête administrative contre trois magistrats du parquet national financier (PNF), vivement critiquée par plusieurs syndicats, au nom de la nécessaire "responsabilité" de la profession.

    Cette enquête vise l'ancienne cheffe du PNF Eliane Houlette, aujourd'hui retraitée, et deux de ses subordonnés après un rapport de l'Inspection générale de la justice (IGJ) qui a relevé des dysfonctionnements dans une enquête sur la "taupe" de Nicolas Sarkozy dans l'affaire des "écoutes".

    Les deux principaux syndicats de magistrats ont fustigé la décision de la Chancellerie, dénonçant une "attaque inédite" de l'institution judiciaire.

     

    Interrogé sur France Info, Eric Dupond-Moretti a insisté dimanche sur la gravité des faits reprochés aux magistrats, "susceptibles d'être regardés comme des manquements au devoir de diligence, de rigueur professionnelle et de loyauté".

    "On marche sur la tête !"

    Le PNF a été mis en cause pour avoir épluché les relevés téléphoniques ("fadettes") de ténors du barreau - dont Eric Dupond-Moretti alors avocat - pour identifier qui aurait pu informer l'ex-président et son défenseur Thierry Herzog qu'ils étaient sur écoute dans une affaire de corruption. Avant d'être nommé ministre, Eric Dupond-Moretti avait lui-même dénoncé des "méthodes de barbouzes".

    "Ça vous paraît normal (...) de la part de magistrats ?", s'est interrogé dimanche le ministre de la Justice, "qu'aurait-on dit si on n'en avait pas demandé à en savoir davantage ?" Eric Dupond-Moretti a fustigé Eliane Houlette, qui a refusé de répondre aux questions de l'IGJ au motif que son enquête était à ses yeux illégale.

     

    "Ce sont des gens qui convoquent les Français tous les jours, qui leur demandent des comptes, qui exigent de la transparence, et qui ne veulent pas répondre à un certain nombre de questions quand elles leur sont posées, mais on marche sur la tête !", s'est étranglé le Garde des Sceaux. "Je défends la magistrature quand on l'accuse de laxisme, je la défends quand on l'accuse de ne pas faire son travail mais je ne peux pas la défendre quand elle prend la fuite et quand elle n'assume pas sa responsabilité", a-t-il ajouté.

    Eric Dupond-Moretti a enfin écarté tout "conflit d'intérêt" dans ce dossier, rappelant que le rapport de l'IGJ avait été commandé par sa prédécesseure Nicole Belloubet.

    L'Express


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