• Les voitures à essence interdites à Paris en 2030

    Zone à circulation restreinte (ZCR), Paris se ferme aux véhicules les plus anciens et au diesel Euro 2. La capitale a décidé d'interdire les véhicules diesels dès 2024 et ceux à essence en 2030

     

    Pointée par la Commission européenne pour ses émissions de particules fines et de dioxydes d'azote, la France risque des pénalités financières. En 2016, d'après le ministère de la Transition écologique et solidaire, 16 agglomérations dépassaient les concentrations autorisées pour les NOx et 3 pour les particules fines.

    Pour lutter contre la pollution de l'air, le système de vignette Crit'Air permet de mettre en place des zones à circulation restreinte (ZCR). Classés selon leur nocivité en six catégories, les véhicules doivent afficher une vignette Crit'Air sous peine de contravention dans les villes qui l'ont déjà adoptée dont Lyon, Lille, Grenoble ou Toulouse. Dans certaines d'entre elles dont Paris, les véhicules les plus polluants sont interdits en permanence. D'autres villes ont choisi de mettre en place une circulation différenciée lors des pics de pollution.

    Publicité

    Depuis le 1er janvier 2016, Paris interdit l'accès aux voitures et camionnettes immatriculées avant le 1er janvier 1997, soit les véhicules qui ne peuvent bénéficier de la vignette Crit'Air. Depuis le 1er juillet 2016, cette interdiction est étendue aux véhicules diesels mis en service avant 2001. Ce sont les véhicules arborant une vignette Crit'Air de niveau 5. La Mairie de Paris a mis en place des aides pour aider les professionnels à adapter leur parc automobile. Pour le remplacement d'une camionnette ou d'un camion par une autre camionnette neuve ou d'occasion roulant à l'électrique ou au GNV et ce, quel que soit son mode financement (achat, location longue durée ou location avec option d'achat), la capitale verse 3000 à 9000 euros d'aide dans la limite de 15 % du prix d'achat. La ville distribue également une aide aux professionnels parisiens qui achètent des vélos à assistance électrique, des triporteurs (électrique ou non) et des cyclomoteurs électriques. Ce coup de pouce est limité à 400 euros et à 10 deux-roues électriques pour chaque site. Pour les professionnels qui hésitent à investir dans de nouveaux véhicules, Paris a déployé un service de camionnettes électriques en autopartage.

    Le Figaro

    Hidalgo a perdu la tête !

    Donc, à partir de 2030, tout le monde va devoir rouler électrique !!!


    3 commentaires
  • Real Madrid, une enveloppe de 450 M€ pour Neymar ?

    Trois mois seulement après son arrivée au PSG, Neymar fait déjà l’objet de rumeurs folles.

    La dernière en date, qui l’envoie au Real Madrid, atteint des sommets de dinguerie. Selon Marca, le club madrilène aurait étudié avec précision le marché et ferait de l’attaquant brésilien sa prochaine superstar. Soit dès l’an prochain, soit pour la saison 2019-2020. Un transfert dont les dirigeants merengues estimeraient le coût global à… 450 millions d’euros.

    Cette somme, colossale, engloberait à la fois l’indemnité et le salaire du joueur. Comment les doubles champions d’Europe en titre peuvent-ils sérieusement envisager de débaucher "Ney" un ou deux ans après que Paris a misé 222 millions d’euros sur lui pour le chiper au FC Barcelone ? Les récents échos venant de la capitale font état d’un mal-être du buteur auriverde et vendredi, le média brésilien Lanceaffirmait qu’il regrettait son départ du Barça.

     

    Une clause dans son contrat ?

    De telles informations ont plusieurs fois circulé depuis le début de saison et Neymar a dû s’expliquer, après la victoire de la Seleçao contre le Japon (3-1), démentant tout conflit avec Edinson Cavani ou Unai Emery et réaffirmant son bonheur d’évoluer au PSG. Avant de quitter la salle de presse en larmes. Suffisant pour calmer les journalistes ? Pas vraiment. D’après l’émission El Chiringuito, une clause dans son contrat lui permettrait de quitter Paris dès qu’il le souhaite.

    Neymar n'est pas heureux à Paris, il regrette d'avoir quitté le Barça

    Marcelo Bechler

    Il y aurait tout de même une condition: le club intéressé devra s’aligner sur les 222 millions d’euros dépensés par les dirigeants franciliens. Pas de quoi effrayer Florentino Perez, le président du Real Madrid, conscient que l’ère Cristiano Ronaldo n'est pas éternelle et prêt à tout pour lui trouver un successeur de taille. Alors, Neymar au Real Madrid, une équipe qu’il avait failli rejoindre en 2013 avant de rejoindre sa rivale catalane, info ou intox ?

    Publicité

    Premier journaliste à avoir annoncé son arrivée au PSG, alors que personne n’y croyait, Marcelo Bechler a son avis sur la question. Interrogé dans l'émission El Primer Palo, il confirme ainsi que "Neymar n'est pas heureux à Paris" et qu’il "regrette d'avoir quitté le Barça". "Aujourd'hui, c'est impossible que Neymar signe à court terme au Real Madrid, ajoute-t-il. Mais cela pourrait arriver d'ici deux ou trois ans." Le feuilleton ne fait donc que commencer…

    Sports.fr

    Un monde pourri par l'argent !

    Comme le dit si bien Jacques Mailhot au Théâtre des 2 Anes : "On ne sait pas si le football rend con ou si c'est parce qu'ils sont cons qu'ils vont voir le footbal !"


    3 commentaires
  • « Le pire, c’est le vomi dans les jardinières » : Amsterdam en a assez des touristes

    © ROBIN UTRECHT / AFP Des touristes visitent le centre-ville d’Amsterdam, le 22 avril 2017.

     

    Après de nombreux efforts pour attirer les touristes, la « capitale culturelle » des Pays-Bas est dépassée par leur nombre. La municipalité devrait prendre des mesures.

    Il y a environ dix ans, Amsterdam a tout misé sur le tourisme : se rendre accueillante devait être un moyen pour la ville néerlandaise de se relever de la crise financière de 2008. Avec ses canaux, ses vélos, ses maisons pittoresques, ses grands musées de peinture et son cannabis en vente libre, la cité avait tout pour devenir une destination prisée.

    Résultat : entre 2005 et 2016, le nombre de touristes est passé de 11 à 18 millions par an. Et il devrait atteindre 23 millions par an en 2030... Beaucoup trop aux yeux des 850 000 résidents permanents, d’autant que le centre historique de la ville (du XVIIe siècle), formé de rues étroites et de canaux, n’est pas conçu pour absorber un tel flot de visiteurs.

    Le Guardian a interrogé des Amstellodamois, témoins impuissants de la transformation de leur ville. Els Iping, 64 ans, a récemment surpris des touristes alcoolisés en train de déraciner les plantes de son jardin. Selon elle, le flot incessant de touristes laisse chaque jour un déluge d’ordures derrière lui. « Le pire, c’est le vomi dans les jardinières, explique-t-elle. Parce qu’on ne peut pas se contenter de rincer, il faut l’enlever à la cuillère ».

     

    La vie de quartier disparaît

    Après cette entrée en matière peu ragoûtante, elle explique au Guardian à quel point son quartier a changé en une décennie : les cris de touristes avinés du jeudi au dimanche, les commerces de proximité qui ont laissé place à des boutiques destinées aux touristes.

    Les propriétaires sont également moins enclins à louer leur espace à des services destinés aux locaux. « Pour les médecins, il est de plus en plus difficile de trouver des espaces où installer un cabinet, regrette encore Els Iping. Mais je me considère comme chanceuse, au moins, je connais mes voisins ». De plus en plus d’habitants vivent entourés d’appartements disponibles sur Airbnb. Les occupants vont et viennent et la vie de quartier disparaît.

    « Les visiteurs voient Amsterdam comme un parc à thème géant », ajoute Els Iping. En se mobilisant, des habitants ont toutefois réussi à avoir raison du « bierfiets », une sorte de vélo collectif pouvant accueillir 12 personnes, qui faisait aussi office de bar et charriait avec lui un ensemble de problèmes : bruit, bière renversée et, évidemment, une question d’hygiène qui ne manque pas de se poser lorsqu’un touriste a bu trop de bière.

    « Nous devons reprendre le contrôle »

    Récemment, la municipalité a pris des mesures pour mieux encadrer les locations sur Airbnb, et décidé d’un moratoire sur la construction de nouveaux hôtels. La taxe hôtelière a été augmentée et les nouvelles boutiques destinées aux touristes ne sont plus les bienvenues dans le centre-ville.

    « Pendant des années, nous avons encouragé les développeurs immobiliers à construire des hôtels, et notre équipe marketing a fait le tour du monde pour vanter Amsterdam comme destination touristique. Nous réalisons désormais que nous devons reprendre le contrôle, explique le conseiller municipal chargé de l’économie, Sebastiaan Meijer. Notre stratégie marketing a consisté à dire aux gens de venir à Amsterdam. Désormais, nous voulons leur dire “Venez, mais soyez respectueux”. »

    Car Amsterdam a la réputation d’être la ville où tout est possible : prendre de la drogue, mais aussi fréquenter le quartier rouge, les quelques rues d’Amsterdam où les prostitué(e)s ont pignon sur rue. « Amsterdam a cette réputation, et c’est pour cela que de nombreux touristes se déchaînent. Ils font ici des choses qu’ils ne feraient même pas en rêve chez eux », explique un habitant de 59 ans, Bert Nap.

     

    Venise, Rome, Barcelone...

    La cité hollandaise n’est pas la seule ville européenne à connaître ces contreparties délétères du tourisme de masse. Le mécontentement des habitants monte depuis de nombreuses années en Italie, en Espagne, ou plus récemment en Croatie.

    A Venise, la municipalité décrit un « état de guerre » en juillet et août, et une campagne d’affichage pour inciter les touristes à se montrer plus respectueux a vu le jour cet été, à la suite d’une manifestation réunissant 2 000 habitants.

    A Rome, le tarif des amendes pour les touristes qui s’installent sur les fontaines pour déjeuner a augmenté. A Barcelone, des tags ont fleuri au cours de l’été : « Le tourisme tue nos quartiers », pouvait-on lire sur le pare-brise d’un bus à impériale destiné aux visiteurs. La municipalité a promis un meilleur encadrement des locations Airbnb.

    Publicité

    Plusieurs facteurs favorisent l’émergence d’un problème qui semble désormais difficile à surmonter : l’essor de la location saisonnière dans le parc privé (Airbnb), les vols à prix cassés qui favorisent la pratique du « week-end prolongé ». Or, si le nombre des touristes augmente, les destinations changent peu : ce sont donc d’abord les « villes d’art et d’histoire » européennes qui restent privilégiées. Et doivent assumer cette pression toujours accrue.

    Le Monde


    3 commentaires
  • Moscou signe un accord de défense inédit avec Doha

    Le ministre russe de la Défense Sergueï Choïgou reçu par l'émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, à Doha, le 25 octobre 2017.Qatar News Agency / AFP

     

    Doha et Moscou ont signé un accord de défense à l'occasion de la visite au Qatar du ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou, selon une déclaration officielle qatarie publiée ce jeudi. Il s'agit de la première visite au Qatar d'un ministre russe de la Défense.

     

    L'accord a été signé mercredi 25 octobre après des entretiens du ministre russe avec l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, et le ministre de la Défense, Khaled ben Mohammed al-Atiyyah.

     « Les deux ministres ont signé un accord de coopération militaire », précise le ministère de la Défense du Qatar dans sa déclaration. Un mémorandum d'entente concernant la coopération dans le domaine de la défense anti-aérienne et les fournitures d'armes a également été signé, ajoutent les autorités du Qatar. 

    Ce accord militaire est le dernier en date annoncé par le Qatar depuis le début de crise avec ses voisins arabes en juin, lorsque l'Arabie saoudite, Bahreïn, Les Emirats arabes unis et l'Egypte ont rompu leurs relations diplomatiques avec Doha, l'accusant de soutenir le « terrorisme » et d'être trop proche de l'Iran.

      

    La Russie revient en force dans la région. Ce qui est intéressant, c’est que la Russie parle à tout le monde. Elle parle aux Iraniens, elle parle aux Saoudiens, le roi Salman a fait une visite très importante à Moscou. Les Russes forcent même l’admiration des pays du Golfe pour le fait que visiblement ils sont en train de fixer un peu les choses en Syrie, même si les Qataris, comme les Saoudiens, n’étaient absolument pas sur la ligne russe pro-Assad, loin de là. Mais force est de reconnaître que les Russes sont présents, ont une diplomatie assez active, et donc sont assez courtisés par tout le monde. C’est pourquoi le Qatar, bien sûr, a intérêt à maximiser le fait que c’est un pays qui parle à tout le monde. Les Qataris quand même réfléchissent à ça et multiplient... la base militaire turque, maintenant l’accord de défense avec la Russie, ça leur a donné l’idée de vraiment là diversifier au maximum leurs relations, beaucoup plus qu’ils ne l’avaient fait. Ca leur a servi de leçon. Et je pense que de ce point de vue-là ils se renforcent.
     
     
    Fatiha Dazi-Henni.: «La Russie revient en force dans la région...»
     Spécialiste des monarchies du Golfe 26/10/2017 - par Nicolas Falez
     
    rfi Les voix du monde
     

    3 commentaires
  • Malte: une célèbre journaliste d'investigation assassinée

    © DARRIN ZAMMIT LUPI/REUTERS

    La journaliste, à l'origine de graves accusations de corruption contre le gouvernement de son pays dans le cadre des Panama Papers, est morte dans l'explosion de sa voiture.

     

    La journaliste d'investigation et blogueuse maltaise Daphne Caruana Galizia, a été tuée, ce lundi, par une bombe placée sous sa voiture. En début d'après-midi, la puissante explosion a détruit la voiture dans laquelle elle circulait, alors qu'elle venait de quitter son domicile de Bidnija, dans le nord de l'île. La carcasse déchiquetée et calcinée du véhicule a été retrouvée dans un champ voisin. Âgée de 53 ans et mère de trois enfants, Daphne Caruana Galizia a été à l'origine de graves accusations de corruption contre le gouvernement de son pays, qui avaient provoqué des élections anticipées en juin.

    Lors d'un point presse, le Premier ministre maltais Joseph Muscat (centre-gauche), dont l'entourage proche avait été la cible de violentes attaques de Daphne Caruana Galizia, a dénoncé un acte «barbare» et ordonné aux forces de l'ordre de concentrer toutes leurs ressources pour que ses auteurs soient traduits en justice. «Ce qui s'est passé aujourd'hui est inacceptable à de nombreux niveaux. Aujourd'hui est une journée noire pour notre démocratie et notre liberté d'expression», a-t-il déclaré. «Je n'aurai de cesse que justice soit faite», a-t-il promis, appelant l'île à l'union.

     

     

    «Un Wikileaks à elle seule»

     

    Début juin, Joseph Muscat avait remporté une large victoire lors d'élections législatives anticipées en forme de vote de confiance, convoquées à la suite d'une série de scandales impliquant plusieurs de ses proches, et dans la révélation desquels Daphne Caruana Galizia avait joué un rôle central. Michelle Muscat, l'épouse du Premier ministre, est ainsi accusée d'avoir ouvert un compte au Panama pour y abriter, entre autres, des pots-de-vin versés par l'Azerbaïdjan en échange de l'autorisation donnée à une banque azérie de travailler à Malte. Le couple Muscat avait entamé une procédure contre Daphne Caruana Galizia pour diffamation. «Le plus gros mensonge de l'histoire politique maltaise», avait réagi le Premier ministre, tout en promettant de démissionner si les faits étaient avérés à la suite d'une enquête qu'il a lui-même réclamée.

    Mais Joseph Muscat n'a pas appliqué ce principe à son ministre de l'Énergie, Konrad Mizz, ni à son chef de cabinet, Keith Schembri, toujours en poste alors qu'ils détenaient des comptes secrets au Panama. Cet ancien journaliste de 43 ans est arrivé au pouvoir en 2013 sur un programme de centre-gauche, mettant fin à quinze ans de règne du Parti conservateur. À son actif, une économie en plein boom qui, d'après les observateurs, lui a valu sa réélection.

    Publicité

    Dans son dernier texte de blog, publié une heure avant sa mort, Daphne Caruana Galizia avait répété ses accusations contre Keith Schembri, le qualifiant d'«escroc» qui use de son influence au gouvernement pour s'enrichir. Elle s'en était également pris à des responsables de l'opposition. «Il y a des escrocs partout où l'on regarde. La situation est désespérée», écrivait-elle dans son dernier billet. Au printemps, le magazine américain Politico avait classé Daphné Caruana Galizia parmi les «28 personnalités qui font bouger l'Europe», la décrivant comme «un WikiLeaks entier en une seule femme, en croisade contre le manque de transparence et la corruption à Malte».

    Le Figaro

    Dénoncer la corruption est dangereux, voire mortel !

     


    3 commentaires
  • Méthodes d'enquêtes douteuses : l'ex-numéro deux du renseignement des douanes mis en examen

    L'ex-numéro deux du renseignement des douanes, Vincent Sauvalère, a été mis en examen mercredi pour escroquerie et détournement de fonds publics dans une affaire liée à la saisie suspecte de 43 tonnes de café contrefait, qui met en lumière les relations troubles entre informateurs et douaniers. Après 48 heures de garde à vue, Vincent Sauvalère, actuel patron de l'unité "tabac et contrefaçon" de l'Office de lutte antifraude de l'Union européenne (Olaf), a été présenté aux juges d'instruction qui l'ont notamment mis en examen pour "corruption passive", "escroquerie en bande organisée" et "détournement de fonds publics", selon une source judiciaire. Il est également soupçonné de "complicité d'importation et de détention en bande organisée de marchandises contrefaites", "faux et usage de faux" et "prise illégale du nom d'un tiers". Il a été placé sous contrôle judiciaire.

    Dans cette affaire, les enquêteurs s'interrogent sur les conditions dans lesquelles 43 tonnes de café contrefait étaient arrivées au Havre dans un conteneur à l'été 2015, et au lien éventuel entre cette saisie et l'argent trouvé lors de perquisitions. En décembre 2016, les gendarmes de la Section de recherches de Paris s'étaient déplacés au siège de la Direction des opérations douanières (DOD) du Havre, où ils avaient trouvé plus de 700.000 euros dans une valise, environ 50.000 euros dans un fauteuil ainsi que 20.000 euros au domicile du chef de cette direction. Vincent Sauvalère a quitté ses fonctions à la DOD le 1er septembre 2014 avant d'être remplacé par Erwan Guilmin. Ce dernier a été mis en examen en août dans cette même enquête, notamment pour complicité d'importation en bande organisée de marchandise contrefaite, escroquerie en bande organisée et détournements de fonds publics.

    En avril, l'adjointe d'Erwann Guilmin à la DOD, Magali Noël, et le chef de leur antenne du Havre, Pascal Schmidt, avaient déjà été mis en examen, ainsi que trois "tontons", dont un ressortissant serbe, Zoran Petrovic. Cet "aviseur" du service est notamment soupçonné d'avoir fait entrer des conteneurs de marchandises illicites au port du Havre, en échange de tuyaux donnés à ses officiers traitants, avec la bénédiction de plusieurs cadres dirigeants du renseignement douanier, dont Vincent Sauvalère. "Toute la problématique est de savoir jusqu'où les douaniers laissent faire des choses à des informateurs au prétexte qu'ils leur apportent des affaires", résume une source proche de l'enquête. 

     

    Le rôle trouble de certains "indics" 

    Le 3 juillet 2015, à la suite du contrôle sur une aire de l'autoroute A1 d'un camion embarquant quelques 9.800 paquets de café, les douaniers avaient découvert dans l'entrepôt de départ quelque 41 tonnes de café de contrefaçon, prêt à être livré. Au total, 43 tonnes sont interceptées. La saisie spectaculaire, 174.000 paquets, représentant "l'équivalent de 7 millions de tasses de café" était "une première sur le territoire national", s'étaient félicités les services des douanes. Mais plusieurs éléments intrigants ont jeté des soupçons sur l'opération des "gabelous". L'intérêt même de la saisie interrogeait, au vu de la mauvaise qualité de la contrefaçon, qui aurait rendu difficile sa commercialisation, selon des sources proches de l'enquête.

    Autre élément d'interrogation : à l'arrivée du "café", quelques jours plus tôt au port du Havre, il n'y avait aucun acheteur ni douanier. La marchandise a voyagé dans un conteneur de 120 tonnes, soit trois fois le volume de la cargaison. Derrière cette livraison, les gendarmes soupçonnent un leurre pour dissimuler une opération illicite au profit de possibles informateurs. "L'Olaf coopère pleinement avec les autorités belges et françaises dans cette enquête qui porte sur des faits antérieurs à l'arrivée de M. Sauvalère à l'Olaf", a affirmé à l'AFP un porte-parole du gendarme anti-fraude de l'UE, basé à Bruxelles.

    La question du rôle trouble de certains "indics" au sein des forces de l'ordre, soulevée dans cette affaire, est au coeur de plusieurs enquêtes judiciaires en cours, notamment celles sur les méthodes de l'office de lutte antidrogue, l'Ocrtis, et celles de son ex-patron François Thierry, mis en examen pour "complicité de trafic de stupéfiants".

    le JDD

    Mais à par ça, mesdames, messieurs, tout va très bien, tout va très bien ... en France !


    3 commentaires
  • Un ex-responsable de Lafarge admet le versement de 20 000 euros par mois à l'Etat islamique

    Dans son édition datée de jeudi, "Le Monde" révèle des éléments de l'enquête judiciaire sur les agissements du cimentier franco-suisse en Syrie en 2013 et 2014.

    Les auditions sont accablantes. Dans son édition datée de jeudi 21 septembre, Le Monde (article payant) publie des extraits de l'enquête judiciaire en cours sur les agissements du groupe franco-suisse LafargeHolcim au sujet de sa cimenterie de Jalabiya, dans le nord de la Syrie.

    Neuf responsables de l'entreprise ont été entendus par les enquêteurs, qui cherchaient à déterminer les liens qu'a pu entretenir le géant du ciment avec des groupes armés, dont l'organisation Etat islamique, pour continuer à faire fonctionner son usine en 2013 et 2014, en plein conflit syrien.

    Jusqu'à 100 000 dollars par mois versés

    Face aux enquêteurs, l'ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge a ainsi reconnu ainsi que le groupe s'est plié à une "économie de racket" menée par différentes milices armées dès la fin de l'été 2012 pour assurer le transit de ses marchandises dans le pays. Un intermédiaire a même été employé "pour négocier avec les groupes armés qui tiennent les checkpoints autour de l'usine", écrit Le Monde. Cet individu se voit remettre "entre 80 000 et 100 000 dollars par mois" pour monnayer des laissez-passer avec ces groupes.

    Selon les extraits de l'enquête, l'organisation Etat islamique, qui a pris le contrôle de la ville de Raqqa au milieu de l'année 2013, commence à réclamer de l'argent au cimentier à partir de l'automne. Un responsable du groupe terroriste rencontre alors l'intermédiaire mandaté par Lafarge pour négocier.

    Bruno Pescheux, PDG de la filiale syrienne de l'entreprise jusqu'en juin 2014, affirme aux enquêteurs avoir vu le nom de Daesh sur des documents internes à l'entreprise. À la question "Avez-vous une idée du montant prévu pour Daesh ?", il répond : "De l'ordre de 20 000 dollars par mois."

    La France a incité Lafarge à rester en Syrie

    Le Monde révèle par ailleurs que "la décision du leader mondial des matériaux de construction de rester en Syrie a reçu l'aval des autorités françaises, avec lesquelles le groupe était en relation régulière entre 2011 et 2014". Les responsables de Lafarge affirment ainsi à plusieurs reprises avoir consulté le ministère des Affaires étrangères ainsi que le gouvernement au sujet du maintien de leur activité dans le pays.

    Interrogé sur la situation de l'entreprise dans le pays au printemps 2013, l'ancien directeur général adjoint opérationnel de Lafarge indique ainsi que le "gouvernement français" a "fortement incité" le groupe à rester en Syrie pour préparer l'après-guerre civile. "C'est quand même le plus gros investissement français en Syrie et c'est le drapeau français."

    Franceinfo


    2 commentaires
  • Dunkerque : ils revendaient sur Facebook les contrefaçons confisquées par la douane

    Neuf personnes ont été interpellées dans le Nord, elles sont soupçonnées d'avoir organisé un détournement massif d’objets contrefaits.

    Un détournement à l'échelle industrielle ! Neuf personnes ont été arrêtées le 11 septembre dans la région de Dunkerque. Elles sont soupçonnées d'avoir dérobé des marchandises pendant deux ans dans un dépôt utilisé par les douanes, pour ensuite les revendre sur Internet.

    De fastueuses vacances. C'est le train de vie d'un Dunkerquois qui a d'abord alerté la police judiciaire de Lille. L'homme de 28 ans, pourtant employé au SMIC, s'offrait des voyages particulièrement luxueux : le Sri Lanka pour 4.000 euros ou encore un voyage de noces en Polynésie à 24.000 euros. Le tout payé en liquide. Les enquêteurs ont fini par se rendre compte que le jeune homme avait mis en place un véritable système mafieux depuis deux ans ; il détournait des produits contrefaits, confisqués par les douanes, et stockés par une société de logistique à Dunkerque.

    Des marchandises dérobées en plain jour. Aidé de quelques salariés complices, l'individu volait des palettes complètes en plein jour, juste avant la destruction des marchandises, avec un utilitaire de location. Il revendait ensuite parfums, maillots de foot, cigarettes et alcools via des groupes Facebook.

    Publicité

    Les neuf personnes interpellées dans ce trafic ont été mises en examen pour recel et vol en bande organisée. Le chiffre d'affaires de l'équipe est estimé à 40.000 euros par mois. Certains ont même pu s'acheter une maison sur cette période.

    Europe 1


    3 commentaires
  • Les liaisons dangereuses entre la gendarmerie et un trafiquant d'armes

    © PHILIPPE HUGUEN Claude Hermant,

    Le procès de Claude Hermant, figure des milieux identitaires lillois, et trafiquant d'armes, a révélé des liens étranges de cet indicateur avec gendarmes et douaniers.

    «Sidérant.» L’adjectif a échappé à Marc Trévidic, président du tribunal correctionnel de Lille, lors du procès de Claude Hermant, cet indicateur multi-cartes, figure de l’ultra-droite lilloise, jugé pour trafic d’armes. Il n’est pas le seul impliqué, mais le plus gros poisson de l’affaire. L’enquête a dénombré 470 armes importées illégalement, en provenance des pays de l’Est. Elles étaient a priori neutralisées, en vente libre sur un site Internet slovaque, normalement destinées à des collectionneurs, en fait faciles à remettre en état. Six d’entre elles, dont cinq pistolets-mitrailleurs Skorpion, ont été retrouvés auprès d’Amedy Coulibaly, après l’attentat de l’Hyper Cacher.

    L’ancien magistrat antiterroriste a dû en voir d’autres. Mais les audiences de cette semaine laissent pantois. Elles racontent en filigrane les liaisons dangereuses entretenues par les douanes et la gendarmerie avec ce personnage trouble, grand manitou des identitaires Lillois, ancien mercenaire, fondateur de la Maison flamande, qui organisait régulièrement des week-ends d’entraînement commando dans les Ardennes. Un amoureux des armes, un indic’ tout trouvé. Mauvaise pioche, la bombe Hermant leur a explosé à la figure : il reconnaît l’importation des armes, mais affirme être alors en mission d’infiltration pour la section de recherches de la gendarmerie, un appât lancé pour remonter les filières, hors de tout cadre légal. Mais avec l’attentat de l’Hyper Cacher, il aurait été lâché en rase campagne.

    Les enquêteurs de la gendarmerie, agents traitants d’Hermant, étaient dans leurs petits souliers, mercredi dernier. Le spectacle était réservé à la presse : un huis-clos partiel avait été demandé pour préserver leur anonymat. Trous de mémoire, contradictions, grands silences. Les dépositions ont un air de sauve qui peut, au fil des questions des avocats. Car au mieux, ils n’ont pas percé à jour Claude Hermant, qui a trafiqué sous leur nez ; au pire, ils ont autorisé ces livraisons, ce qu’ils démentent. L’hypothèse médiane ? Ils savaient et ont laissé faire, sans vraiment se rendre compte de l’ampleur de la contrebande.

    L’indic’ leur montre un pistolet-mitrailleur démilitarisé, ils le laissent repartir avec. «Je pensais qu’il voulait le recycler pour le paint-ball», lâche benoîtement l’un d’eux. Claude Hermant tire en effet ses revenus légaux d’une friterie, La Frite rit, installée au cœur du quartier de la fête lillois, rue Solférino, et d’un terrain de paint-ball. Dans la chambre froide de la friterie, il stockait les kalachnikov et autres pistolets-mitrailleurs, sur le terrain de paint-ball, il recevait son pote douanier, Sébastien L. À lui aussi, il présente une arme. L’autre l’essaye, Hermant le filme, à son insu. Pendant l’instruction, l’ancien mercenaire l’accusera de l’avoir achetée, ce qui vaut au fonctionnaire une mise en examen, avant de le dédouaner à la barre. Claude Hermant aime jouer au chat et à la souris.

    «Ingérable»

    Malgré tout, c’est «une source fiable», affirme encore et toujours devant les juges un gendarme. Après tout, «Claude», comme il l’appelle, est «un ancien militaire». Ton familier, tutoiement, les avocats s’étonnent. «C’est une mine aux trésors, qui avait ses entrées partout. Par exemple au port d’Anvers, plaque tournante de la contrebande de tabac», décrit l’avocat du douanier. «Mais il est ingérable.»

    Publicité

    Et il y a surtout ce trou dans la chronologie de l’enquête : en mars 2014, Claude Hermant est balancé par Christophe Dubroeucq, un de ses anciens amis, vexé qu’il ait continué le trafic d’armes sans lui, et par Antoine Denevi, un employé de la friterie licencié. La PJ le place sous surveillance. Sans avertir d’ailleurs la gendarmerie que leur source est tendancieuse. Et puis ? Rien. Pourtant, entre juillet et l’automne 2014, une dizaine de commandes Internet sont passées par Hermant et sa compagne. Trévidic interroge : «Je trouve bizarre qu’on loupe des livraisons d’armes. Vous avez une explication ?» Dubroeucq : «Moi aussi, j’essaye de comprendre. Ils savaient où Claude achetait les armes, où il les remettait en état, et il était toujours dehors. S’ils ne sont pas capables d’arrêter un gars, qu’ils changent de métier.» Et il lâche : «A mon avis, il était protégé.» Ce n’est qu’en janvier 2015, après l’attentat de l’Hyper Cacher que Claude Hermant sera placé en garde à vue. Son avocat demande sa relaxe, le ministère public 10 ans de prison ferme, la peine maximale, et 150 000 euros d’amende. Le jugement sera rendu le 9 octobre prochain.

    Libération


    4 commentaires