• Des témoins pensent avoir reconnu Xavier Dupont de Ligonnès, recherché pour avoir exécuté sa famille, en 2011, à Nantes.

    Intervention dans un monastère du Var : Xavier Dupont de Ligonnès reste introuvable

    La police est intervenue ce mardi 9 janvier au matin autour du monastère de Roquebrune-sur-Argens, dans le Var. Les enquêteurs se sont déployés autour des bâtiments, où résident des moines ayant fait vœu de silence, a révèlé "Ouest France". "On leur y a signalé la présence d'un homme qui ressemble beaucoup à Xavier Dupont de Ligonnès" - soupçonné d'avoir exécuté sa famille en 2011, à Nantes - écrit le site du quotidien régional.

    Une vingtaine de policiers de la PJ ont interrogé les occupants du monastère. Il s'agit de policiers de la PJ de Nantes, assistés de leurs collègues de Toulon, a précisé une source proche de l'enquête à l'AFP.

    Mais Xavier Dupont de Ligonnès reste introuvable.

    Disparu non loin de là en 2011

    Roquebrune-sur-Argens est une commune limitrophe de Fréjus. C'est justement dans le Var que l'homme a été aperçu pour la dernière fois, le 15 avril 2011. Une caméra de surveillance a capté son visage alors qu'il retirait de l'argent à un distributeur, après avoir quitté un hôtel Formule 1 où il avait passé la nuit. C'était quelques jours avant la découverte des corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants enterrés sous la terrasse de leur maison de Nantes.

    Intervention dans un monastère du Var : Xavier Dupont de Ligonnès reste introuvable

    Image captée le 14 avril 2011 au distributeur de Roquebrune-sur-Argens  AFP PHOTO THOMAS COEX

    Plusieurs témoignages

     

    Sept ans plus tard, "des témoins pensent avoir vu Xavier Dupont De Ligonnès à la messe du monastère Saint-Désert-des-Carmes à Roquebrune-sur-Argens", écrit "Ouest France". Un témoignage crédible "quand on connaît la dimension religieuse voire les accès mystiques de Xavier Dupont de Ligonnès", poursuit le journal.

    Joint par "Var Matin", le monastère confirme l'intervention de la police, mais dément que le fugitif s'y trouve.

    La communauté du Saint-Désert de Roquebrune-sur-Argens a été fondée à la fin du XVIe siècle, selon le site du Carmel en France. Elle comporte sept ermitages. Seuls sont admis les frères Carmes venant y passer un temps de retraite. Ils y mènent une vie de prière et de solitude dans le silence.

    Xavier Dupont de Ligonnès reste activement recherché. Il aurait été aperçu depuis plusieurs fois, dans le Var, en Corse, à Dieppe et en Italie, autant de pistes qui n'ont pas abouti.

    L'OBS


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  • "Ça suffit !" : "L'indécence" de Castaner sur les sans-abris scandalise les associations

    "Ça suffit, maintenant !" tweete la Fondation Abbé Pierre ce dimanche midi, ulcérée par le délégué général de La République en Marche.

    Vendredi, le délégué général de LREM a estimé sur BFMTV qu'Emmanuel Macron avait tenu l'engagement qu'il a pris au mois de juillet dernier vis-à-vis des sans-abris, à savoir celle de ne "plus avoir des femmes et des hommes dans les rues, d'ici la fin de l'année". Des propos qui ont fait bondir les associations qui oeuvrent au quotidien pour venir en aide aux plus démunis. Pour eux, cette promesse n'a vraiment pas été remplie. Pire, ils estiment que l'acharnement de Christophe Castaner à l'affirmer relève de l'indécence, alors qu'au moins 403 sans-abris sont morts en France en 2017. 

    SUITE ARTICLE :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/%c3%a7a-suffit-lind%c3%a9cence-de-castaner-sur-les-sans-abris-scandalise-les-associations/ar-BBHz6AJ?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Légion d'honneur : qui sont les promus du 1er janvier?

    Autant de femmes que d'hommes figurent parmi les 336 personnes distinguées dans la promotion du 1er janvier, deux mois après qu'Emmanuel Macron a voulu durcir les conditions d'attribution.

     

    La promotion du 1er janvier 2018 de la Légion d'honneur respecte, pour la deuxième fois cette année, la parité. Autant de femmes que d'hommes figurent parmi les 336 personnes distinguées. La grande chancellerie de la Légion d'honneur rappelle qu'à la demande d'Emmanuel Macron, trois critères d'attribution ont été privilégiés : l'universalité, le mérite et l'engagement au service de l'intérêt général. 

    C'est à ce titre qu'a été promue officier Véronique Colucci, 69 ans : la veuve de Coluche, administratrice des Restos du cœur, poursuit ainsi l'œuvre humanitaire de l'humoriste disparu en 1986. Plusieurs personnalités de la culture sont distinguées : la philosophe Catherine Clément, 78 ans ; le dessinateur Tomi Ungerer, 86 ans, auteur de Jean de la Lune, sont élevés au rang de commandeur ; la productrice de cinéma Sylvie Pialat, 57 ans, veuve du réalisateur Maurice Pialat, à celui d'officier.

     

    Le résistant Daniel Cordier doyen de la promotion

    Sont promus au grade de chevalier l'ancien ministre (LR) Dominique Bussereau, 65 ans ; l'ancien député (PS) Dominique Raimbourg, 67 ans, fils de l'acteur Bourvil. L'ex-juge antiterroriste Laurence Le Vert, 66 ans ; et l'actuel directeur général de la sécurité extérieure (DGSE), le diplomate Bernard Émié, 59 ans, deviennent officiers. Le doyen de cette promotion est le résistant Daniel Cordier, 97 ans, compagnon de la Libération et secrétaire de Jean Moulin, distingué de la grand-croix. À noter que le communiqué diffusé par la grande chancellerie ne mentionne pas tous les promus, dont la liste intégrale est publiée au Journal officiel du 31 décembre.

    le JDD


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  • Durcissement du contrôle des chômeurs : les pistes envisagées par le gouvernement

    Selon "le Canard enchaîné", chaque demandeur d'emploi devra remplir "un rapport d'activité mensuel".

    Le gouvernement envisage de durcir certaines sanctions dans le cadre de la future réforme de l'assurance chômage, assure "le Canard enchaîné" daté du 27 décembre, citant une note confidentielle du ministère du Travail.

    Actuellement, en cas de recherche d'emploi insuffisante ou de refus de formation, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20% pendant deux à six mois. En cas de manquement répété, l'allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, voire est supprimée définitivement. En cas de refus à deux reprises d'une offre raisonnable d'emploi, l'allocation est suspendue pendant deux mois. Si le refus se répète, elle peut être supprimée pendant deux à six mois, voire définitivement.

    Selon la note citée par l'hebdomadaire satirique, une recherche insuffisante, un refus de formation ou un refus de deux offres d'emploi jugées raisonnables, entraînerait une réduction des allocations de 50% pendant deux mois. En cas de récidive, elles seraient supprimées pour une durée de deux mois.

    En outre, chaque demandeur d'emploi devra remplir un "rapport d'activité mensuel", listant l'ensemble des démarches effectuées pour favoriser son retour à l'emploi, selon cette note rédigée par Antoine Foucher, directeur de cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et ancien cadre du Medef.

    Pierre Gattaz, numéro un du Medef, avait suggéré en octobre un contrôle "journalier", "hebdomadaire" ou "mensuel" des demandeurs d'emploi, suscitant un tollé.

    Négociations en début d'année

    La négociation sur la réforme de l'assurance chômage doit débuter le 11 janvier et s'achever mi-février. Les partenaires sociaux prévoient de négocier, entre autres, du contrôle des chômeurs, un sujet sur lequel le gouvernement souhaitait initialement garder la main.

    Dans le document d'orientation envoyé mi-décembre aux syndicats et au patronat pour cadrer la négociation, le ministère du Travail explique qu'il "proposera" une réforme "du barème et des modalités de sanctions dans les semaines qui viennent".

     

    "Cette réforme permettra de moderniser les règles relatives à la proposition d'une offre raisonnable d'emploi. Elle sera génératrice d'une meilleure application des règles et d'un accompagnement plus efficace des demandeurs d'emploi".

     

    Le 22 novembre, Pôle Emploi a dressé le premier bilan du contrôle des chômeurs, entamé fin 2015 : 269.000 contrôles ont abouti à 14% de sanctions.

    L'OBS


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  • "Paradise papers" : Dassault, les jets privés et la fraude à la TVA

    L'enquête lève le voile sur la complicité du groupe français Dassault dans un schéma de fraude à la TVA.

    C'est un joli montage avec un but unique : ne pas payer la TVA. Grâce à un bout de terre situé entre l'Irlande et l'Ecosse : l'île de Man. Dix-huit mois après les "Panama Papers" portant sur la fraude fiscale, le Consortium international des journalistes d'investigation (ICIJ), qui regroupe 96 médias de 67 pays, a commencé depuis dimanche à dévoiler sa nouvelle enquête, après un an de travail basé sur la fuite de 13,5 millions de documents financiers, provenant notamment du cabinet international d'avocats Appleby, basé aux Bermudes. En cause ce mardi 7 novembre, le groupe français Dassault.

    L'enquête du "Monde" avec Radio France et Cash investigation lève le voile sur la complicité du groupe français Dassault dans un schéma de fraude à la TVA sur les jets privés, mis en place par les cabinets Appleby et Ernst & Young à l’île de Man. Le quotidien du soir explique :

     

    "En enregistrant leurs jets privés sur l’île de Man, riches oligarques internationaux, sportifs et hommes d’affaires échappent en toute insouciance à la taxe sur la consommation de 20%".

     

    "Le Monde" prend pour exemple le cas d’Oleg Tinkoff, un riche homme d’affaires russe qui a fait fortune dans l’électronique et la production de bière, avant de se reconvertir dans la finance. Oleg Tinkoff s'est ainsi acheté trois jets privés à la suite. En 2013, il se paie un Falcon 2000LX (pour 28 millions de dollars, soit 21 millions d’euros), avant de le revendre en 2014 pour s’acheter un 900LX (38 millions de dollars), et finalement aquérir un 7X en 2016 (48 millions de dollars).

     

    Le montant de la fraude : 18,5 millions

    Le quotidien assure que c'est que "du pain bénit" pour le constructeur des jets, Dassault, "qui n’a pas hésité à se mettre en quatre pour aider son précieux client à économiser les 20% de TVA qu’il aurait dû payer en France", via un système de sociétés offshore créées sur l'île de Man et dans les îles Vierges britanniques.

    "Le Monde", qui publie des factures de Dassault sans TVA, mais avec cette mention : "Exonéré de TVA en vertu de l’article 262ter -1 du code général des impôts français". Cet article permet d'éviter au vendeur de collecter la TVA, en partant du principe que l’acheteur la paiera dans son propre pays.

    "Sauf que, dans le cas d’Oleg Tinkoff, elle n’a jamais été payée", assure "le Monde". La faute à l’île de Man, censée la collecter, qui ne l’a jamais fait.

    Explication : la société offshore créée par Oleg Tinkoff, qui a acheté le jet privé, a demandé un remboursement de TVA directement, en assurant qu'elle allait le louer à un client dans les prochaines années. Comme l'explique "le Monde", "grâce à ces contrats de 'leasing' artificiels, les sociétés détenant l’avion peuvent réclamer une exemption de TVA à l’importation, en prétendant qu’elles s’acquitteront plus tard de la TVA sur les frais de location". Problème : le client était une autre société offshore... d'Oleg Tinkoff.

    Montant de manque à gagner de la TVA pour l'Etat français, pour l'achat des trois jets privés d'Oleg Tinkoff : 18,5 millions d’euros. "Le Monde" cite deux autres exemples de ventes de jets privés sans TVA.

     

    Des poursuites ?

    Dassault pourrait être responsable légalement de ce schéma. Comme le précise "le Monde", le même article du code des impôts, qui a permis à l’entreprise d’éditer une facture sans TVA, prévoit que "l’exonération ne s’applique pas lorsqu’il est démontré que le fournisseur savait ou ne pouvait ignorer que le destinataire présumé de l’expédition ou du transport n’avait pas d’activité réelle".

    Que répond Dassault, qui a refusé de s’en expliquer dans le détail ?

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    "Les lieux et les régimes d’exploitation des avions livrés relèvent de choix clients."

    Dassault Aviation jure "s’être assuré de l’identité de ses clients" et avoir "effectué les vérifications et formalités nécessaires, en accord avec les lois et réglementations en vigueur".

    L'OBS


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  • Immigration: "On est pas accueilli dignement quand on est dans un campement", estime Bergé

    © BFMTV Aurore Bergé sur BFMTV. le 17 décembre.

    Invitée ce dimanche de BFM Politique, Aurore Bergé, députée de la 10e circonscription des Yvelines, est revenue sur la réforme de l'immigration voulue par l'exécutif, alors que la future loi devrait arriver sur le bureau de l'Assemblée nationale en avril dernier. Selon le JDD, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb préparerait une loi particulièrement ferme sur la question migratoire.

     

    "On est pas accueilli dignement quand on est dans un campement"

    Interrogée sur la question des campements de migrants et sur la façon dont les forces de l'ordredétruisent depuis plusieurs jours les tentes et les duvets, la porte-parole des députés LaREM a préféré éluder, rappelant que le gouvernement est "en train de créer plus de places dans les centres d'hébergement, notamment pour les réfugiés".

     

    "C'est ça qui est important", a-t-elle martelé. "C'est que les personnes qui méritent d'être accueillies puissent être accueillies dignement. On est pas accueilli dignement quand on est dans un campement, un campement sauvage, où l'on est pas en sécurité, un campement qui peut créer des problèmes de sécurité pour les riverains", a développé Aurore Bergé. "Ce n'est pas un accueil digne, ce n'est pas une manière efficace de traiter ce problème", a-t-elle ajouté. 

     

    Et d'insister: "Moi je ne veux pas qu'on ait des campements sauvages qui puissent se créer partout. (...) Supprimer les campements, c'est faire en sorte qu'il y ait plus de places dans les centres d'hébergement d'urgence, mais pas de les laisser dans la rue, dans le froid, dans une insécurité."

     

    "Aucune cruauté"

    Concernant la destruction des biens des migrants, Aurore Bergé a estimé qu'il n'y a "aucune forme de cruauté". "Je n'attaquerai pas les forces de l'ordre, elles sont dans un état de tension extrêmement important. S'il y a à un moment des manquements, ils feront l'objet d'enquêtes internes, et seront je l'imagine sanctionnés", a commenté la députée, ajoutant qu'il n'existe aucune circulaire du ministère de l'Intérieur disant qu'il faut "lacérer je ne sais quelle tente ou quel duvet". 

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    A Calais, mais aussi à Paris, des tentes et des duvets appartenant à des migrants ont été détruits ou saisis par les forces de l'ordre, entraînant la colère des associations venant en aide aux réfugiés.

    BFM.TV

    Il faudrait peut-être les loger dans des hôtels !

    Il faudrait alors aussi loger les SDF français !

    Ce serait le comble que l'on sanctionne les forces de l'ordre !

     


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  • Russie exclue des JO d'hiver : "Une décision historique"

    Denis Oswald a dirigé la commission d'enquête du CIO à l'origine de l'exclusion de la Russie des Jeux olympiques d'hiver de 2018. Il a expliqué mardi à franceinfo les raisons de cette décision. 

    Le Comité international olympique a décidé de suspendre la Russie des prochains Jeux olympiques d'hiver, qui auront lieu à Pyeongchang, en Corée du Sud, du 9 au 25 février 2018. Le CIO sanctionne la fédération russe pour dopage institutionnalisé.

    "C'est une décision historique", a commenté mardi 5 décembre sur franceinfo Denis Oswald, qui a dirigé la commission d'enquête du CIO à l'origine de la décision d'exclure la Russie. "Dans les années récentes, c'est vraiment une des violations les plus graves, en plus par le fait que les Jeux ont été attribués à la Russie [les JO de 2014 à Sotchi]", a-t-il précisé.

     

    La Russie avait l'obligation et la responsabilité, sur la base de contrat de ville hôte, de mettre en place un laboratoire antidopage. Ils ont profité de cette situation pour faire bénéficier leurs athlètes de leurs privilèges. C'est une violation très grave.

    Denis Oswald, membre du CIO à franceinfo

     

    Le CIO proposera néanmoins des mesures pour les athlètes russes "propres" : participer sous bannière olympique, sous strictes conditions : "On ne veut pas de punition collective. On veut essayer de donner leur chance aux athlètes qui prouveront qu'ils n'ont jamais été impliqués dans des affaires de dopage, l'occasion de participer", a expliqué Denis Oswald.

    Une "humiliation" pour Vladimir Poutine

    Le président russe, Vladimir Poutine, avait affirmé que le bannissement de la Russie serait une "humiliation" pour le pays, et a laissé entendre que cette décision serait suivie d'un boycott russe. Cette menace ne fera pas changer d'avis Denis Oswald : "On a estimé que notre devoir était de prendre des sanctions sévères, et on l'a fait. Si les Russes décident de boycotter, ils ne feront qu'aggraver leur cas", a-t-il tranché.

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    "On n'a certainement pas peur de Vladimir Poutine. S'il pousse le CNO russe à prendre de mesures de représailles, on réagira en mesure de ce qui aura été fait", prévoit-il.

    Franceinfo


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  • De 12 ans à 16 ans: à quel âge est fixé le consentement sexuel selon les pays?

    La France pourrait prochainement, pour la première fois, fixer un âge légal en deçà duquel un enfant n'est jamais considéré comme consentant dans le cadre d'une relation sexuelle avec un majeur. C'est déjà le cas dans d'autres pays.

    Il pourrait être fixé entre 13 et 15 ans. Le débat autour du consentement sexuel des mineurs a été relancé après l'acquittement mi-novembre d'un homme de 30 ans jugé pour le viol d'une fillette âgée de 11 ans. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a indiqué samedi que la question de l'âge à partir duquel un mineur ne pourra jamais être considéré comme sexuellement consentant serait fixé après un débat au Parlement, après la proposition du président de la République de le fixer à 15 ans.

    Exprimant "sa conviction personnelle", Emmanuel Macron a affirmé la nécessité "d'aligner l'âge de consentement sur celui de la majorité sexuelle, à 15 ans, par souci de cohérence et de protection des mineurs". La garde des Sceaux, qui s'était elle-même prononcée pour un seuil à 13 ans, a souligné qu'"il y a un véritable débat de société" et qu'"il faut en mesurer les conséquences juridiques extrêmement précises".

     

    Du viol à une simple atteinte sexuelle

     

    En France, si la majorité sexuelle -c'est-à-dire l'âge à partir duquel un adulte peut avoir une relation sexuelle consentie avec un mineur sans être poursuivi- a été fixée à 15 ans, il n'y a en revanche aucun âge limite en-dessous duquel un enfant n'est jamais consentant. Tout le problème est donc là: il faut qu'il y ait eu violence, surprise, menace ou contrainte pour reconnaître une agression sexuelle ou un viol. Sinon, c'est une atteinte sexuelle, bien moins lourdement punie.

    C'est pour cela que le trentenaire poursuivi pour viol a été acquitté: la petite fille de 11 ans, ne s'étant pas débattue, a été considérée consentante. Et c'est pour cela que l'agresseur d'une autre fillette de 11 ans n'est poursuivi que pour atteinte sexuelle sur mineur et non viol. Contrairement à la France, certains pays ont légalement fixé un âge minimum en dessous duquel un enfant ne peut jamais donner son consentement.

     

    • 12 ans

     

    Selon le Haut Conseil à l'égalité (HCE), l'Espagne et les États-Unis ont fixé l'âge de consentement sexuel à 12 ans. À partir de cet âge, un enfant peut être considéré comme sexuellement consentant.

     

    • 13 ans

     

    Au Royaume-Uni, la loi considère qu'il n'est pas possible de présumer que le mineur a consenti à l'acte sexuel s'il a moins de 13 ans. Dans le cadre du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles que le gouvernement entend présenter, la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a évoqué sur BFMTV "l'âge de la maturité" qui "se jouerait a priori entre 13 et 15 ans".

    • 14 ans

     

    L'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, l'Italie et le Portugal, selon Le Monde, ont fixé l'âge de 14 ans à partir duquel un mineur peut être considéré comme consentant. C'est-à-dire qu'en dessous de cet âge, tout acte sexuel est automatiquement qualifié comme un acte imposé.

     

    • 15 ans

     

    Si les députés suivent les recommandations d'Emmanuel Macron, la France rejoindrait ainsi le Danemark qui a fixé ce seuil à 15 ans. Comme le précise le HCE, "il ne sera plus nécessaire, dans un procès, de prouver qu'il y a eu violence, contrainte, menace ou surprise, tel que la définition du viol le prévoit: la contrainte résultera nécessairement de l'écart d'âge entre l'adulte et l'enfant victime, sans qu'il soit possible d'apporter la preuve contraire et de détourner la protection en interrogeant le consentement de l'enfant victime".

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    • 16 ans

     

    La Suisse et les Pays-Bas ont les législations les plus restrictives: la présomption de non-consentement est fixée à 16 ans. En France, ce seuil n'existe officiellement pas. Seule la jurisprudence datant d'une décision de la Cour de cassation de 2005 évoque la contrainte présumée pour les enfants en très bas âge, "suffisamment peu élevé pour qu'ils ne puissent avoir aucune idée de ce qu'est la sexualité". La Cour de cassation précisait alors que la contrainte "ne saurait se déduire du seul âge de la victime".

    BFM.TV


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  • Calais : un barrage de CRS forcé, rixe entre migrants

    Port de Calais (vue aérienne)

    Neuf personnes, à bord d'une voiture, ont foncé sur un barrage de CRS.

    Plus tôt dans la journée, une rixe entre migrants avait éclaté qui a fait cinq blessés.

     

    Une voiture avec neuf migrants à bord a foncé samedi soir à Calais sur des CRS pour échapper à un contrôle, faisant un blessé léger parmi les fonctionnaires avant d'être arrêtée, a fait savoir la préfecture du Pas-de-Calais.

    Les neuf personnes étaient à bord d'une berline allemande. Peu après 20 heures, ils ont accéléré pour se frayer un passage parmi les CRS et éviter un contrôle, dans la zone industrielle proche de la rocade menant au port de Calais. Une source syndicale précise :

     

    "Le véhicule a touché un CRS, blessé légèrement au genou, et les CRS ont fait usage de leurs armes."

     

    Cinq coups de feu ont été tirés et neuf personnes, parmi lesquelles de probables passeurs – six Irakiens, trois Afghans – ont été interpellés.

     

    Un échange de coups de feu

     

    L'incident ne semble toutefois pas en lien avec des échanges de coups de feu survenus plus tôt dans la journée entre deux groupes d'Afghans, d'après la préfecture.

    Cet affrontement, probable règlement de comptes entre passeurs selon la préfecture, a fait cinq blessés dont l'un à l'abdomen. Le pronostic vital de ce dernier est engagé, selon "la Voix du Nord", qui précise que tous ont été héliportés vers le centre hospitalier de Lille.

    Les forces de l'ordre ont ensuite sécurisé le secteur, où se trouve un centre d'accueil du Secours catholique. 

    Une enquête a été ouverte.

    L'Obs


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  • Les voitures à essence interdites à Paris en 2030

    Zone à circulation restreinte (ZCR), Paris se ferme aux véhicules les plus anciens et au diesel Euro 2. La capitale a décidé d'interdire les véhicules diesels dès 2024 et ceux à essence en 2030

     

    Pointée par la Commission européenne pour ses émissions de particules fines et de dioxydes d'azote, la France risque des pénalités financières. En 2016, d'après le ministère de la Transition écologique et solidaire, 16 agglomérations dépassaient les concentrations autorisées pour les NOx et 3 pour les particules fines.

    Pour lutter contre la pollution de l'air, le système de vignette Crit'Air permet de mettre en place des zones à circulation restreinte (ZCR). Classés selon leur nocivité en six catégories, les véhicules doivent afficher une vignette Crit'Air sous peine de contravention dans les villes qui l'ont déjà adoptée dont Lyon, Lille, Grenoble ou Toulouse. Dans certaines d'entre elles dont Paris, les véhicules les plus polluants sont interdits en permanence. D'autres villes ont choisi de mettre en place une circulation différenciée lors des pics de pollution.

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    Depuis le 1er janvier 2016, Paris interdit l'accès aux voitures et camionnettes immatriculées avant le 1er janvier 1997, soit les véhicules qui ne peuvent bénéficier de la vignette Crit'Air. Depuis le 1er juillet 2016, cette interdiction est étendue aux véhicules diesels mis en service avant 2001. Ce sont les véhicules arborant une vignette Crit'Air de niveau 5. La Mairie de Paris a mis en place des aides pour aider les professionnels à adapter leur parc automobile. Pour le remplacement d'une camionnette ou d'un camion par une autre camionnette neuve ou d'occasion roulant à l'électrique ou au GNV et ce, quel que soit son mode financement (achat, location longue durée ou location avec option d'achat), la capitale verse 3000 à 9000 euros d'aide dans la limite de 15 % du prix d'achat. La ville distribue également une aide aux professionnels parisiens qui achètent des vélos à assistance électrique, des triporteurs (électrique ou non) et des cyclomoteurs électriques. Ce coup de pouce est limité à 400 euros et à 10 deux-roues électriques pour chaque site. Pour les professionnels qui hésitent à investir dans de nouveaux véhicules, Paris a déployé un service de camionnettes électriques en autopartage.

    Le Figaro

    Hidalgo a perdu la tête !

    Donc, à partir de 2030, tout le monde va devoir rouler électrique !!!


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