• Qui est le mouvement islamiste NTJ accusé des attentats au Sri Lanka ?

    Le gouvernement du Sri Lanka a attribué les attentats de Pâques à un mouvement islamiste local du nom de NTJ. Les autorités cherchent désormais à savoir si le groupe était lié à des organisations étrangères.

    Avant d'être incriminé lundi par les autorités du Sri Lanka pour les attentats du dimanche de Pâques, le principal fait d'armes du groupe islamiste local National Thowheeth Jama'ath (NTJ) était d'être lié à la dégradation de statues bouddhistes il y a quelques mois.

    Passer de la lutte contre les moines bouddhistes radicaux à de spectaculaires attaques kamikazes contre des hôtels de luxe et des églises de la minorité chrétienne célébrant la messe de Pâques constitue une montée en puissance soudaine pour ce groupe extrémiste peu connu. À ce stade de l'enquête, le Sri Lanka a arrêté 24 personnes pour ces attentats à la bombe, qui n'ont pas encore été revendiqués.

    "Accroître les tensions communautaires"

    Le Sri Lanka a désigné le NTJ comme responsable de ce déchaînement de violence qui a meurtri l'île d'Asie du Sud et cherche à savoir si le groupe a bénéficié d'un soutien extérieur au Sri Lanka. "Nous avons du mal à voir comment une petite organisation dans ce pays peut faire tout ça", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

    Pour le Soufan Center, un centre d'étude des menaces à la sécurité mondiale basé à New York, la planification et coordination minutieuses des attaques au Sri Lanka présente de fortes ressemblances avec "des attaques de groupes salafistes-jihadistes, particulièrement ceux où des groupes locaux ont reçu une aide étrangère".

    Le centre dresse ainsi des parallèles avec les attentats de la veille de Noël en 2000 en Indonésie, perpétrés par un mouvement extrémiste local en coordination avec al-Qaïda, ainsi que les attentats suicides de 2005 dans des hôtels de la capitale jordanienne Amman.

    "Ces attaques sont conçues pour accroître les tensions communautaires et déstabiliser les gouvernements des pays où elles prennent lieu", note le Soufan Center.

    Des dégradations de statues bouddhistes

    Les deux principales organisations jihadistes internationales, al-Qaïda et le groupe État islamique, cherchent depuis plusieurs années à recruter dans les communautés musulmanes du sous-continent indien. Leur propagande insiste sur les persécutions dont sont, selon elles, victimes les musulmans de la région.

    Le NTJ est pour la première fois entré dans la lumière des projecteurs au Sri Lanka lorsque que ses membres ont vandalisé des statues bouddhiques en décembre dernier, un geste qui a scandalisé la majorité bouddhiste du pays. Abdul Razik, l'un des responsables du NTJ, a été plusieurs fois arrêté pour incitation à la haine religieuse.

    En janvier, la police du Sri Lanka avait mis la main sur 100 kilogrammes de puissants explosifs dans une cache et arrêté quatre islamistes extrémistes en lien avec cette saisie. Aucun groupe particulier n'avait été accusé.

    Une polémique monte au Sri Lanka sur le fait de savoir si les autorités avaient pris les mesures de sécurité adéquates en amont des attentats perpétrés dimanche. Le NTJ avait fait l'objet il y a dix jours d'une note d'alerte au sein de la police, selon laquelle le groupe préparait des attentats suicides contre des églises de la minorité chrétienne et l'ambassade d'Inde à Colombo. Cet avertissement était basé, selon ce document consulté par l'AFP, sur un signalement "d'une agence de renseignement étrangère".

    BFM.TV


    4 commentaires
  • "Gilets jaunes" : enquête ouverte à Paris après des appels aux suicides de policiers

    Une enquête pour «outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion» a été ouverte après que des slogans «suicidez-vous, suicidez-vous» ont été lancés aux forces de l'ordre en marge de l'acte XXIII des «gilets jaunes» samedi.

    Une enquête a été ouverte à la suite des slogans «suicidez-vous, suicidez-vous» lancés aux forces de l'ordre samedi dans la capitale lors de l'acte 23 des «gilets jaunes» et qui ont suscité l'indignation, a appris l'AFP dimanche auprès du parquet de Paris. Cette enquête, révélée par RTL, a été ouverte pour «outrage à personne dépositaire de l'autorité publique commis en réunion» et confiée à la sûreté territoriale de Paris.

    A plusieurs reprises dans le cortège parisien des «gilets jaunes», des manifestants ont crié «Suicidez-vous, suicidez-vous» aux forces de l'ordre, alors que la police est touchée par une vague de suicides sans précédent depuis le début de l'année. Ces slogans ont été vivement condamnés par la classe politique et les syndicats de policiers. «On atteint le paroxysme de la haine. Ces propos sont intolérables et inacceptables», a déclaré dimanche à l'AFP Frédéric Lagache, délégué général du syndicat Alliance, le premier syndicat chez les gardiens de la paix. «C'est une insulte aux policiers décédés, à leurs familles et à toute l'institution», a-t-il ajouté, appelant à identifier les responsables.

    Condamnation de la classe politique

    Le syndicat Unité SGP Police a, lui, dénoncé une «ignominie» et un «scandale» tandis qu'Alternative Police CFDT a appelé les autorités à mettre un terme à cette «déferlante haineuse anti-flic». La classe politique, de LREM au PS en passant par LR, a aussi manifesté son indignation. «Honte à ceux qui se sont livrés à une telle ignominie !», a tweeté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. Le 23e samedi de manifestation des «gilets jaunes», mobilisés depuis cinq mois en France pour plus de pouvoir d'achat et de démocratie directe, a été marqué par de nouvelles violences à Paris, avant les réponses attendues jeudi d'Emmanuel Macron à la crise.

    Au total, 220 personnes ont été placées en garde à vue dans la capitale samedi en marge de cette mobilisation, parmi lesquelles six mineurs, selon un bilan du parquet de Paris. Quelque 27 900 personnes ont défilé samedi en France, dont 9 000 à Paris, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur qui font apparaître un fléchissement de la mobilisation mais qui sont régulièrement contestés par les «gilets jaunes».

    Paris Match

    Ecoeurant ceux qui ont crié ça !


    4 commentaires

  • 5 commentaires
  • Police : 	 Deux nouveaux suicides de policiers, 28 fonctionnaires se sont donnés la mort en 2019

    L’ensemble des syndicats de police appelle à des rassemblements vendredi matin et demande à être reçue « en urgence » par Christophe Castaner, après deux nouveaux suicides de policiers jeudi, portant à 28 le nombre de fonctionnaires s’étant donné la mort depuis le début de l’année.

    « Le plan de lutte contre les suicides dans la police doit devenir une cause nationale et être décrété priorité ministérielle », a réclamé l’intersyndicale de la police dans un communiqué.

    Elle organisera « sans clivage syndical, ni de corps » des rassemblements de personnels de la police nationale vendredi de 11 h 30 à midi, « devant leurs services respectifs en hommage » aux collègues décédés. « Les journées dramatiques s’enchaînent à un rythme insoutenable et jamais connu », estime l’intersyndicale.

    Un suicide à Montpellier, un autre dans le Val-de-Marne

    Selon des sources policières et syndicales, une capitaine de police de la sûreté départementale de l’Hérault s’est suicidée jeudi matin dans son bureau à Montpellier avec son arme de service. Selon une source syndicale, le suicide serait intervenu vers 8h à l’hôtel de police de Montpellier. Aucune détonation n’a été entendue mais des collègues ont été alertés par une odeur de poudre. Ils ont alors découvert vers 9 h cette femme de 48 ans, mère de deux fillettes, inanimée, une balle en plein cœur.

     

    Un autre policier a été retrouvé jeudi en début d’après-midi à son domicile à Villejuif (Val-de-Marne). Agent de la Direction de l’ordre public et de la circulation de la préfecture de police de Paris, ce policier de 25 ans s’est suicidé par arme à feu. Il appartenait à la division régionale de la sécurité routière et intervenait dans les écoles.

     

    Vendredi dernier, Christophe Castaner en visite à l’hôpital des gardiens de la paix à Paris, a promis une accélération dans la mise en oeuvre du plan anti-suicides lancé en 2018 par son prédécesseur, Gérard Collomb. Il a également annoncé la création d’une « cellule alerte prévention suicide » pour la police nationale en assurant que le suicide n’était pas une « fatalité ». Un numéro de téléphone dédié, disponible 24h/24, permettra en outre de signaler les risques et de mettre les personnes en souffrance en relation avec des psychologues. En 2018, 35 policiers et 33 gendarmes se sont suicidés, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

    La Voix du Nord


    4 commentaires
  • Pérou : l'ex-président Alan Garcia s'est suicidé juste avant son arrestation

    L'ancien président péruvien Alan Garcia, 69 ans, s'est suicidé juste avant son arrestation dans le cadre du scandale de corruption Odebrecht, mercredi 17 avril. La nouvelle a été annoncée par Omar Quesada, secrétaire général de son parti politique.

     

    "Ce matin a eu lieu ce dramatique accident : le président a pris la décision de se tirer une balle [dans la tête]", avait expliqué un peu plus tôt son avocat Erasmo Reyna, devant l'hôpital Casimiro Ulloa de Lima. L'établissement avait évoqué une "blessure par balle à la tête" et le ministère de la Santé avait ajouté qu'il se trouvait dans "un état critique". Il n'a finalement pas survécu.

     

    Une tentative de suicide lors de l'arrivée des policiers

    Alan Garcia a commis l'irréparable quand la police s'est présentée à son domicile, vers 6h30 du matin. Voilà plusieurs mois que l'ancien chef d'Etat était dans le viseur de la justice dans le cadre des enquêtes menées dans l'affaire Odebrecht. Ce géant brésilien du bâtiment a distribué pendant plus d'une décennie un total de 788 millions de dollars dans une dizaine de pays à travers la région pour remporter des contrats, selon le ministère américain de la Justice (DoJ). L'entreprise a notamment reconnu avoir versé 29 millions de dollars de pots-de-vin au Pérou entre 2005 et 2014.

    La cheffe de file de l'opposition, Keiko Fujimori, a déjà été placée en détention provisoire dans cette affaire le 31 octobre. Mercredi dernier, c'est un autre ex-chef d'Etat péruvien, Pedro Pablo Kuczynski (2016-2018), qui a été placé en détention provisoire dans le cadre de cette même affaire.

    Plus largement, les quatre derniers chefs de l'Etat sont aujourd'hui dans la collimateur de la justice : Alejandro Toledo (2001-2006), Alan Garcia (1985-1990, 2006-2011), Ollanta Humala (2011-2016) et Pedro Pablo Kuczynski. Cette affaire a éclaboussé de nombreux dirigeants en Amérique du Sud, comme au Brésil ou au Venezuela.

    franceinfo


    3 commentaires
  • Une vidéo prise vers 19h30,  30 minutes après le départ du feu, circule dans les médias étrangers. On y voit un individu vêtu d'un gilet jaune et d'un casque (de chantier ?) circuler devant la tour sud.  Un ouvrier superviseur ? 

    Rien ne va dans le sens d'un acte volontaire assure ce matin le Procureur, Rémy Heitz. Aucune thèse n'est pour le moment privilégié. 

    La brigade criminelle est toutefois saisie car le désastre est hors norme. 

    Actuellement, les ouvriers travaillant sur l'édifice sont auditionnés. Six d'entre eux étaient autorisés à travailler dans la charpente (la Forêt) interdite à l'électricité.

    Des incendies sont possibles lors de travaux, cela ne fait aucun doute, et sera-t-on vraiment un jour les causes du départ de l'incendie, cela est moins sûr.

    Sans identification de cette personne, nous avons décidé de poster ces images reprises dans plusieurs médias étrangers et tournant sur les réseaux sociaux. Cela est de notre devoir.

     Marc Bildermann pour WikiStrike

    LIEN pour voir la video  au dessus de Terrien :

    http://www.wikistrike.com/2019/04/la-video-intrigante-qui-circule-dans-les-medias-etrangers.html

      


    3 commentaires
  • L'expulsion du directeur du bureau de l'AFP à Alger, un "signe inquiétant"

    "C'est un signe inquiétant, oui." Interrogé par L'Express, Souhaieb Khayati, du bureau Reporters sans Frontières Afrique du Nord, voit d'un mauvais oeil l'expulsion d'Aymeric Vincenot, directeur de l'AFP à Alger, le 9 avril.

    Le journaliste de 45 ans, qui était en poste depuis juin 2017, n'a pas reçu le renouvellement de son accréditation, le contraignant à quitter le pays rapidement. Plus concrètement, son titre de séjour était arrivé à échéance le 28 février dernier, et il n'avait déjà plus d'accréditation depuis la fin 2018, a détaillé l'AFP dans un communiqué. Le journaliste n'a pas non plus reçu de réponse concernant le renouvellement de sa carte de presse, pourtant requise pour obtenir un permis de résidence.

    "On pensait que le nouveau gouvernement avait donné des signaux positifs quant aux libertés en général, et quant à la liberté de l'information. Mais là, on est en train de voir l'étau qui se resserre de nouveau, comme si, finalement, le gouvernement sifflait la fin de la récréation." Après la démission d'Abdelaziz Bouteflika, ayant renoncé à se présenter une cinquième fois à la présidentielle algérienne, c'est le président du Conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, qui a été nommé mardi 9 avril pour assurer la présidence par intérim.

    Pas de directeur de l'AFP dans l'immédiat à Alger

    Auprès de l'AFP, le PDG de l'agence de presse a vivement regretté cette expulsion. "En nous privant de chef de poste sur place, cette décision porte gravement atteinte à notre dispositif, qui vise à assurer une couverture exhaustive et rigoureuse des événements historiques qui se déroulent actuellement en Algérie", a indiqué Fabrice Fries. Pour l'instant, l'AFP ne compte envoyer personne d'autre pour remplacer Aymeric Vincenot. "Il n'est pas question pour nous, dans ces conditions, de nommer dans l'immédiat un nouveau directeur à Alger", a ajouté le patron de l'agence de presse. Contactée par L'Express, l'AFP n'a pas souhaité faire de commentaire supplémentaire.

    En Algérie, le 31 mars dernier, un autre journaliste, Tarek Amara, de l'agence de presse britannique Reuters, a lui aussi été expulsé manu militari du pays. Il a été arrêté pour sa couverture des protestations anti-Abdelaziz Bouteflika, accusé de propager des fake news. Le journaliste avait annoncé une participation d'un million de personnes le 29 mars dernier, lors des manifestations organisées partout dans le pays. Des chiffres contestés par le gouvernement algérien. Reuters n'avait pas manqué de soutenir son journaliste. "Les reportages de Tarek à Alger dédiés aux manifestations étaient justes et équilibrés." Amara a finalement été renvoyé en Tunisie par avion.

    Une mobilisation qui continue

    "Il semblerait que le gouvernement souhaite reprendre en main la situation, analyse Souhaieb Khayati. Néanmoins, la mobilisation est toujours suivie par la population, ainsi que par les journalistes. Les actes de résistance continuent. Ce qui est le plus emblématique, ce sont que les journalistes de la télévision et de la radio publique continuent de demander clairement le droit à exercer leur métier de la manière la plus professionnelle possible."

    Quelque chose qui était inenvisageable il y a quelques mois. Quand ont débuté les protestations en Algérie - L'Express en parlait ici - les chaînes de télévision nationales abordaient à peine le sujet, privilégiant des thèmes moins corrosifs. "Il y a des rédactions partisanes, oui, mais globalement, on parle des manifestations partout, poursuit Souhaieb Khayati. Cette liberté éditoriale va être une lutte qui sera menée jusqu'au bout en Algérie. Le système ne changera pas totalement, mais il y aura des avancées notables, notamment sur la liberté du journalisme. Étant donné la qualité de ces journalistes algériens, il est temps pour eux d'accéder à cette liberté-là." Reste à savoir désormais comment seront couvertes les protestations à l'encontre d'Abdelkader Bensalah, président par intérim, déjà nombreuses dans le pays.

    L'Express


    2 commentaires
  • Rodez: L'instituteur avait ligoté deux élèves, il n'enseignera plus

    Sa carrière est terminée. Mardi, un instituteur de 52 ans a été interdit d’enseigner ou d’exercer une profession en lien avec les enfants par le tribunal correctionnel de Rodez , dévoile France Bleu Occitanie. Il a été condamné pour « violences et actes humiliants » sur des élèves,

     

    L’affaire remonte à fin 2017 quand l’homme, en poste dans une maternelle, a reconnu avoir attaché et bâillonné un élève agité et en avoir ligoté un autre pour l’empêcher de se ronger les ongles. Il s’est lui-même dénoncé.

    Le problème du suivi médical

    La décision de mardi, assortie de 500 euros d’amende avec sursis, fait suite au procès qui s’est tenu en décembre dernier. Au cours de cette audience, l’avocat de l’enseignant avait soulevé le problème du suivi médical du personnel de l'Education nationale. Dépressif, et désormais détecté comme souffrant de troubles bipolaires selon France Bleu, l’enseignant n’avait jamais été examiné par un médecin en 20 ans de carrière.

    20 minutes

    La punition est un peu sévère, il n'a pas frappé les enfants.


    3 commentaires
  • Corbeil : il se faisait passer pour un brocanteur pour dépouiller les retraités

    Un mode opératoire récurrent. Et une silhouette reconnaissable. Un homme « d’un certain âge » avait été repéré ces dernières semaines à Corbeil-Essonnes. Dans les quartiers de l’Ermitage, de la Nacelle et de Montconseil, il se présentait comme un brocanteur et se montrait très insistant face à des veuves en leur proposant de racheter des vieilleries. « Il forçait presque la porte pour entrer, et disait que ça pouvait leur rapporter de l’argent, en leur vendant des choses qui ne servaient plus, relate une source proche de l’enquête. Et les vols par ruse se succédaient… »

     

    Profitant de la vulnérabilité de ses victimes, pour la plupart âgées de plus de 80 ans, il volait de l’argent, mais aussi des pièces de valeur ou des bijoux. Plusieurs plaintes ces derniers jours ont été recensées au commissariat de Corbeil-Essonnes. Et à chaque fois un véhicule était repéré sur les caméras ainsi que par les témoins.

    Il comparaîtra bientôt devant le tribunal

    Des surveillances ont alors été mises en place sur ce secteur. Et les policiers ont repéré la voiture et ont pu interpeller le sexagénaire. À l’intérieur de l’habitacle, les enquêteurs retrouvent plusieurs centaines d’euros en liquide, ainsi que plusieurs montres anciennes de valeur. Dans la foulée, deux seniors viennent déposer plainte pour deux vols dans la rue Georges-Le-Du.

    Placé en garde à vue, qui a été prolongée ce lundi, le mis en cause, âgé de 62 ans a été déféré au tribunal d’Évry. Il sera jugé pour ces deux vols dans les prochains jours. « Et on va essayer de lui rapprocher d’autres affaires antérieures », indique une source judiciaire.

    Le Parisien


    3 commentaires
  • Affaire Benalla : Mediapart assigne l'Etat en justice

    Mediapart a annoncé vendredi qu'il avait assigné l'Etat en justice pour "préjudice anormal, spécial et d'une particulière gravité" après une tentative de perquisition dans ses locaux début février dans le cadre de l'affaire Benalla.

    "Nous demandons au tribunal de juger qu'en ordonnant cette action infondée, déloyale et disproportionnée, le procureur de la République de Paris a engagé la responsabilité de l'État en violant la protection accordée au secret des sources et en entravant la mission journalistique de Mediapart", écrit le directeur de la publication Edwy Plenel dans un communiqué.

    "Deux mois, jour pour jour, après la tentative de perquisition ayant visé, le 4 février dernier, notre journal dans l'affaire Benalla, Mediapart a délivré, jeudi 4 avril, auprès de l'agent judiciaire de l'État une assignation lui signifiant le procès que nous lui intentons devant le tribunal de Paris", détaille-t-il.

    Outre le versement d'un euro à titre de dommages et intérêts, Mediapart demande la publication d'un communiqué judiciaire en page d'accueil du site du ministère de la Justice.

    Le 31 janvier, Mediapart avait publié des extraits sonores d'une conversation entre Alexandre Benalla et Vincent Crase datant du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen dans l'affaire des violences du 1er mai 2018 et en violation de leur contrôle judiciaire.

    "L'ouverture de cette enquête était un acte politique"

    Le parquet avait dans les jours suivants ouvert une enquête pour "détention illicite d'appareils ou de dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interception de télécommunications ou de conversations" et "atteinte à l'intimité de la vie privée".

    Dans ce cadre, deux magistrats du parquet et trois policiers avaient tenté de perquisitionner les locaux de Mediapart, pour se faire remettre les enregistrements, une initiative vivement dénoncée par le site d'information, plusieurs médias et l'opposition comme une atteinte au secret des sources des journalistes.

    "L'ouverture de cette enquête était un acte politique. Notre assignation le démontre amplement : elle n'a pas de fondement juridique ; elle ne repose sur aucune information crédible ; elle ne concerne en aucun cas le travail de Mediapart ; elle témoigne d'un dysfonctionnement du service public de la justice aggravé par un détournement de procédure", dénonce Edwy Plenel.

    Il rappelle qu'avant la tentative de perquisition, Médiapart s'était engagé à remettre une copie des enregistrements à la justice, ce que le site a fait dans la journée du 4 février.

    "Cette tentative de perquisition relève donc +d'une forme d'intimidation des journalistes de Mediapart+ et, à travers eux, de pression sur les sources qui les informent", conclut-il.

    Paris Match


    4 commentaires
  • Casinos : Nicolas Sarkozy entre au conseil d'administration de Barrière

    Le président du groupe, numéro un des casinos français, annonce dans "Le Figaro" que l'ancien président de la République est entré à son conseil d'administration.

     

    Nicolas Sarkozy est entré au conseil d'administration de Barrière, numéro un des casinos français, et siège au comité stratégique, a indiqué Dominique Desseigne, président du groupe, dans une interview au Figaro parue vendredi.

    Nicolas Sarkozy "a prouvé qu'il aimait les métiers de l'hôtellerie".

    "C'est une grande chance pour nous de pouvoir bénéficier des compétences de Nicolas Sarkozy, de sa connaissance hors du commun des enjeux stratégiques internationaux, et de son énergie", a-t-il déclaré au quotidien. Son groupe est propriétaire du Fouquet's, de 17 hôtels de luxe et de 33 casinos.

    "Avec Accor, il a prouvé qu'il aimait les métiers de l'hôtellerie, dont les enjeux sont mondiaux", estime encore Dominique Desseigne.

    L'ancien président également membre du conseil d'administration d'Accor.

    Après sa défaite à la primaire de la droite fin 2016, Nicolas Sarkozy avait rejoint en 2017 le conseil d'administration de la chaîne d'hôtels Accor. L'Assemblée générale d'Accor, prévue le 30 avril prochain, sera d'ailleurs amenée à se prononcer sur le renouvellement du mandat d'administrateur de l'ancien président de la République.

    Le patron du groupe Barrière a confié à son fils Alexandre (32 ans) de nouvelles responsabilités au comité exécutif, en le nommant directeur général de l'hôtellerie et de la restauration, en plus de diriger la transformation du groupe, indique également Le Figaro.

    Europe 1


    3 commentaires
  • "J'ai tout perdu pour une manifestation" : que sont devenus les premiers "gilets jaunes" condamnés ?

    Selon la ministre de la Justice, quelque 2 000 personnes ont été condamnées depuis le 17 novembre. A l'occasion de la 20e journée de mobilisation, samedi 30 mars, franceinfo a retrouvé trois d'entre elles.

    A plus de 30 ans, Olivier* manifestait pour la première fois de sa vie. Le 24 novembre, il monte à Paris pour participer au deuxième samedi de mobilisation des "gilets jaunes". La hausse des prix du carburant et notamment du diesel est encore le mot d'ordre principal. "J’ai senti le pays et le peuple s’unir autour d’une même cause", s'enthousiasme ce saisonnier originaire de la Vienne. Avec des amis, pour certains rencontrés sur les ronds-points, il défile dans la capitale puis dîne dans un restaurant "à la tombée de la nuit".

    Plus tôt dans la journée, sur les Champs-Elysées, le face-à-face entre les forces de l'ordre et les manifestants a tourné à l'émeute. Le petit groupe décide de refaire un tour sur la célèbre avenue pour, dit-il, voir son état après les dégradations. La suite est écrite dans son procès-verbal de garde à vue : il est accusé de "rébellion" et "participation à un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations". "On s’est retrouvés coincés dans une rue avec des groupes un peu plus violents et encerclés par des CRS, affirme Olivier. J'ai tenté de fuir au moment de mon interpellation, mais c'était de la panique et un instinct de survie." La condamnation tombe un mois et demi plus tard, le 7 janvier : 105 heures de travaux d'intérêt général (TIG).

     

    "Je savais que mon avenir était en jeu"

    Olivier est loin d'être le seul : selon les chiffres du ministère de la Justice, quelque 2 000 personnes ont été condamnées depuis le début de ce mouvement social inédit, il y a plus de quatre mois. Loin des profils traditionnels de casseurs, la plupart n'avaient jamais eu affaire à la justice auparavant pour ce type d'infractions, voire pour un quelconque délit.

    Je suis un travailleur donc les travaux d'intérêt général, ça ne me dérange pas, mais je trouve cela cher payé pour avoir porté un gilet jaune.

    Olivier, "gilet jaune"

    à franceinfo

    Interpellé comme une centaine de personnes ce jour-là dans la capitale, Olivier passe "quarante-trois heures" en garde à vue avant d'atterrir avec vingt autres "gilets jaunes" au tribunal correctionnel des Batignolles pour une comparution immédiate. Assisté d'un avocat commis d'office, Olivier sollicite un renvoi pour préparer sa défense. Il a interdiction de paraître à Paris d'ici à la prochaine audience.

    J’ai continué à manifester en province. Mais je dormais mal la veille et je serrais les fesses du début à la fin de la journée car je savais que mon avenir était en jeu.

    Olivier*, "gilet jaune"

    à franceinfo

    Plus de gilet jaune, plus de masque de protection, Olivier s'habille désormais "comme tous les jours" pour aller manifester afin d'éviter "les contrôles préventifs". Depuis le jugement début janvier, il soutient toujours le mouvement, mais plutôt sur les réseaux sociaux et moins sur le terrain. "Ce qui m’empêche de manifester aujourd'hui, c’est la peur. La seule arme qui me reste, c’est le soutien", souligne le trentenaire, même s'il assure que ce passage par la case justice a "renforcé [sa] mobilisation".

     

    Un CDD non renouvelé

    Malgré le fait qu'Olivier soit aisément reconnaissable dans les articles de presse consacrés à l'affaire, son employeur ne lui en a pas tenu grief. Le CDD d'Enzo, 23 ans, n'a lui pas été renouvelé après sa condamnation à 160 heures de TIG le 3 décembre. Ce jour-là, le jeune homme est le seul à être jugé en comparution immédiate à Nancy et les médias locaux s'en font l'écho.

    Deux jours plus tôt, Enzo participait à sa "troisième manifestation" avec les "gilets jaunes" dans une petite ville de l'est de la France. "On défilait dans le calme quand les CRS ont décidé de charger. J'avais le visage masqué par une écharpe, ce qui n'a pas aidé", rapporte-t-il, affirmant s'être "retrouvé au sol, les bras dans le dos, menotté". Enzo est interpellé pour "participation à un attroupement avec volonté de dissimuler son visage". Il est aussi soupçonné d'avoir jeté un "objet" sur les forces de l'ordre, ce qu'il nie.

    J’ai été traité comme si j'avais tué quelqu’un, avec des menottes tout le long, et une comparution derrière une vitre en Plexiglas.

    Enzo, "gilet jaune"

    à franceinfo

    "J'ai passé la nuit du samedi et du dimanche en garde à vue pour être jugé à 17 heures le lundi, c'était très éprouvant", témoigne-t-il. Lorsque le procureur requiert six mois de prison ferme, Enzo s'effondre "en larmes" dans le box. "Ce dossier est complètement vide. Mon client s’est simplement retrouvé avec une bière dans la main et la capuche sur le visage, pour les gaz lacrymos. C'est une affaire montée de toutes pièces, pour faire un exemple, satisfaire le politique", plaide son avocate. Finalement, le tribunal le relaxe pour les "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique" et le condamne pour l'attroupement et la dissimulation du visage.

    "Je suis sorti fatigué mais soulagé", reprend Enzo, qui effectue actuellement ses travaux d'intérêt général pour la commune où il a été interpellé : "Je nettoie un peu les trottoirs, je change les sacs-poubelle, je ramasse les crottes de chien."

    J’ai tout perdu pour une manifestation. J’avais des projets, prendre un appartement, c’est tombé à l’eau. Je n'ai plus de ressources.

    Enzo, "gilet jaune"

    à franceinfo

    Enzo dit avoir malgré tout continué à manifester les "deux samedis" suivant sa condamnation, un peu "en retrait". "C'était important pour moi, pour l’injustice que j’ai vécue et pour tous les gens qui y retournent malgré ce qui leur arrive, ceux qui perdent une main, un œil. Même si j’avais peur, je ne pouvais pas arrêter là." La baisse de la mobilisation dans sa ville, où les manifestations se sont espacées, a fini par l'éloigner du mouvement.

    Stéphane Trouille, lui, n'a plus le droit de manifester sur le territoire national et ce, pendant trois ans. Ce vidéaste amateur fait partie des 40% de "gilets jaunes" qui ont écopé de peines de prison ferme sur les 2 000 jugements prononcés. Le quadragénaire a été condamné à dix-huit mois de prison, dont six avec sursis, le 26 décembre, pour des faits survenus lors de la quatrième journée de mobilisation, le samedi 8 décembre, à Valence (Drôme).

     

    "Pour moi, c'est une injustice"

    "Il y avait une opération de blocage près d'un gros centre commercial et alors qu’on quittait les lieux, on vu deux personnes s'en prendre à des 'gilets jaunes'", relate Stéphane Trouille à franceinfo, reconnaissant être intervenu et avoir porté "trois coups de pied". "Je me suis rendu compte que c’était un policier au moment où il a sorti son arme", poursuit-il. Or le policier en question était le chef de la sécurité publique du département. Lui et son collègue se sont vu prescrire respectivement trois et deux jours d’incapacité totale de travail (ITT).

    A l'issue de sa garde à vue et du renvoi de son procès, le militant est placé en détention provisoire. "Après 48 heures dans une cellule dégueulasse et sans dormir, c’était presque agréable", ironise-t-il. Il passe dix jours en prison, jusqu'à l'obtention de sa remise en liberté le 20 décembre. "J'ai reçu beaucoup de soutien depuis l'extérieur et les gardiens étaient respectueux et bienveillants", assure-t-il. Lors de sa comparution avec trois autres "gilets jaunes", le tribunal suit d’assez près les réquisitions du procureur, pour qui les prévenus voulaient "bouffer du flic". Si "390 mandats de dépôt" ont été prononcés depuis le début du mouvement, selon les chiffres de la Chancellerie, Stéphane Trouille a eu la "chance" de ressortir libre de l'audience, sa peine étant aménageable.

    Il a aussitôt fait appel de la décision. "Pour moi, c'est une injustice et cela va à l'encontre du droit de manifester", fait-il valoir auprès de franceinfo. Il dénonce la circulaire du 22 novembre 2018, qui recommande aux procureurs de requérir à l'encontre des "gilets jaunes" des peines complémentaires, comme l'interdiction de manifester pendant trois ans dont il a écopé.

    L'appel étant suspensif, le vidéaste est retourné manifester depuis, "plutôt pour filmer et en ayant conscience qu’il ne faut pas déconner, que ça peut aller très vite". Si sa peine est confirmée, "il va falloir se tenir à carreau pendant cinq ans".

    Avoir un passé judiciaire, c’est quelque chose d’assez terrible, ça change une vie.

    Stéphane Trouille, "gilet jaune"

    à franceinfo

    D'autres condamnations de "gilets jaunes" devraient encore intervenir dans les prochaines semaines et prochains mois, "près de 1 800 personnes" interpellées depuis le 17 novembre n'ayant pas encore été jugées. Les leaders du mouvement dénoncent une "judiciarisation" de la contestation, vouée à décourager les manifestants. Après une journée de mobilisation plus calme samedi 23 mars, des actes plus virulents sont malgré tout annoncés pour les prochaines semaines, notamment un "ultimatum 2" à Paris pour la 23e journée, samedi 20 avril.

    * Le prénom a été modifié à la demande de l'intéressé

    franceinfo

    Si les flics et les juges se donnaient autant de peine pour arrêter et condamner les trafiquants de drogue des banlieues qui caillassent les flics, les pompiers, les médecins, qui brûlent des centaines de voiture, ce serait mieux !!!


    3 commentaires
  • Un pétrolier détourné par des migrants arrive à Malte

    © MATTHEW MIRABELLI Les forces armées sur le pétrolier ravitailleur Elhiblu, détourné par des migrants le 28 mars 2019

    Le pétrolier ravitailleur Elhiblu 1, détourné par des migrants qu’il avait secourus mais qui ne voulaient pas être reconduits en Libye, est arrivé jeudi à Malte après qu’un commando de la marine maltaise en a repris le contrôle dans la nuit.

    Ce navire de 52 mètres qui bat pavillon de Palau avait secouru mardi au large de la Libye 108 migrants, dont 31 femmes ou enfants, à bord de deux canots en détresse signalés par un avion militaire européen.

    Mais alors qu’il s’approchait de Tripoli pour les débarquer mercredi, il a subitement fait demi-tour et mis le cap au nord. C’est le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), qui a donné l’alerte en tonnant: «Ce ne sont pas des naufragés mais des pirates». Et en prévenant que le navire ne serait pas autorisé à pénétrer dans les eaux italiennes. Toutefois le navire faisait route vers Malte, où la marine a pu entrer en contact avec le capitaine quand il était à 30 milles des côtes. «Le capitaine a répété plusieurs fois qu’il n’avait plus le contrôle du navire et que lui-même et son équipage étaient forcés et menacés par un certain nombre de migrants exigeant qu’il fasse route vers Malte», a ajouté la marine dans son communiqué.

    Un patrouilleur a empêché le pétrolier de pénétrer dans les eaux territoriales de Malte et un commando des forces spéciales, soutenu par plusieurs navires de la marine et un hélicoptère, a été dépêché à bord «pour rendre le contrôle du bateau au capitaine». Escorté par la marine maltaise, le navire est arrivé vers 08H30 dans le port de La Valette, où l’équipage et les migrants doivent être confiés à la police pour déterminer ce qui s’est passé et les responsabilités. «C’est la démonstration la plus évidente qu’on ne parle pas d’opérations de secours de pauvres naufragés fuyant la guerre mais d’un trafic criminel d’êtres humains géré de manière criminelle», avait insisté mercredi Matteo Salvini.

    «Nouvelle escalade»

    L’ONG allemande Sea-Eye, dont le navire Alan Kurdi était mardi dans la zone de secours au large de la Libye, a rapporté avoir entendu les échanges radio entre l’avion européen et le capitaine du pétrolier avant et après les secours. «Le capitaine a secouru les gens et demandé de l’aide. Il a déclaré sans équivoque à la radio que les gens étaient bouleversés et ne voulaient pas être reconduits en Libye», a expliqué Sea-Eye dans un communiqué. Parallèlement, d’autres migrants ont été secourus et ramenés en Libye mercredi par les garde-côtes libyens, selon Matteo Salvini et Sea-Eye.

    Depuis des années, les navires commerciaux circulant au large de la Libye sont régulièrement réquisitionnés par les garde-côtes et déroutés pour secourir des migrants. Mais depuis que Tripoli a progressivement pris le relais de Rome pour coordonner ces opérations, les navires reçoivent l’ordre de reconduire les migrants en Libye, au grand désespoir de ces derniers qui y risquent un nouveau cycle de violences.

    A plusieurs reprises ces derniers mois, des migrants raccompagnés en Libye ont refusé de descendre du navire et les autorités libyennes ont employé la force. La semaine dernière, le sous-secrétaire général aux droits de l’Homme de l’ONU, Andrew Gilmour, avait évoqué les tortures et viols subis par nombre de migrants en Libye et appelé l’Union européenne à revoir son soutien aux garde-côtes libyens.

    Mercredi, l’UE a cependant encore réduit le champ d’action de sa mission anti-passeurs en Méditerranée, baptisée Sophia, en la limitant officiellement à des patrouilles aériennes et à la formation des garde-côtes libyens. «Les personnes secourues reviennent de l’enfer et se trouvent face à des équipages de navires commerciaux pas préparés et complètement dépassés, qui doivent leur expliquer qu’ils les ramènent exactement à l’endroit d’où ils viennent d’essayer d’échapper au péril de leur vie. L’UE devra assumer la responsabilité de cette nouvelle escalade», a commenté Gorden Isler, porte-parole de Sea-Eye.

    Libération. 


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique