• La sécurité de Trump à Paris

    La visite d’un président américain est l’occasion de voir se déployer un impressionnant dispositif de sécurité. Et toujours avec les exigences pointues du Secret Service...

    La visite de Donald Trump à Paris pour le 14 juillet présente un défi de taille pour les forces de sécurité françaises. Près de 11.000 unités sont déployées dans la capitale pendant deux jours, dans un contexte de menace terroriste élevée. Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a refusé mardi de dévoiler les mesures spécifiques liées à la venue du président américain, mais a précisé que 200 à 300 policiers supplémentaires sont mobilisés par rapport à l’an dernier. En 2016, L’ancien secrétaire d’État de Barack Obama, John Kerry, était présent aux côtés de François Hollande pour assister aux festivités.

    Donald Trump est protégé pendant son séjour par le United States Secret Service (USSS), l’agence gouvernementale américaine chargée de la sécurité du président, mais aussi par les unités d’élite mises à disposition par les forces de l’ordre françaises. C’est une branche spécialisée du Service de la protection (SDLP), un département de la police nationale chargée de la protection rapprochée des hauts dirigeants, qui s’en occupera.

    Pascal Bitot-Panelli, ex-commandant fonctionnel au Service de la Protection des Hautes Personnalités, a déclaré sur BFMTV que “cette visite va être l’occasion de faire travailler en adéquation opérationnelle des gens de très haut niveau professionnel (...). Ces gens-là vont travailler dans une collaboration complète et permanente dès la première seconde de l’arrivée de Donald Trump jusqu’à son départ”.

    L’USSS a quant à lui imposé son propre dispositif. Plus d’un millier d’agents américains sont actuellement dans la capitale, a indiqué TF1. Depuis plusieurs jours, des dizaines d’autres véhicules américains arrivent en France, ainsi que des hélicoptères. Comme à chaque déplacement, l’administration américaine emmène avec elle ses propres réserves de carburant et, c’est plus étonnant… d’eau ! Enfin, des brouilleurs de téléphones portables seront activés au passage du président pour éviter qu’une bombe soit déclenchée par ce biais.

    Donald Trump circulera dans son propre véhicule blindé. Surnommée “The Beast” (ndlr : la bête) ou “Cadillac One”, en référence à l’avion présidentiel Air Force One, cette voiture transporte le président américain dans tous ses déplacements aux États-Unis et à l’étranger. Elle coûte un million de dollars et deux exemplaires ont été acheminés à Paris. L’un d’eux servira de leurre.

    Au rayon des caractéristiques, cette voiture est une véritable forteresse. Ses portières font 20 centimètres d’épaisseur et pèsent autant que la porte d’un Boeing 757, comme le fait remarquer le Daily Mail. La voiture est totalement hermétique et peut protéger le président en cas d’attaque chimique. À l’intérieur il y a en permanence des réserves d’oxygène et des poches de sang correspondant au groupe sanguin du président s’il faut pratiquer une opération d’urgence. Les pneus sont en kevlar totalement increvables.

    Pour l’USSS, le coût de la protection de Donald Trump est estimé à 60 millions de dollars par an.

     

    En ce qui concerne le défilé en lui-même, 3.500 policiers et gendarmes seront chargés de la sécurité sur les Champs-Élysées, appuyés par 2.500 sapeurs-pompiers. Des plots seront disposés tout autour de l’avenue ainsi que des véhicules pouvant stopper la charge de camions béliers. Un dispositif anti-drones, utilisé depuis deux ans, sera également de la partie pour détecter et brouiller les aéronefs suspects. Un autre appareil volant permettra de suivre la foule en plan large. Sur l’ensemble de l’agglomération parisienne, 2.600 à 2.900 unités seront spécialement mobilisées.

    Capital

    Ce que va coûter la protection de Trump aux USA, on s'en moque un peu mais cela va coûter aussi très cher à la France !


    3 commentaires
  • Algérie: un conseiller de Bouteflika critiqué après ses propos sur les migrants

    En Algérie, le conseiller du président Bouteflika et ancien chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia, a été très critiqué ce week-end, après des déclarations sur les migrants. Il estime que les personnes en situation irrégulière doivent être contrôlées car elles sont à l'origine de problèmes dans le pays. Des propos qu'ont dénoncés les associations.

     

    Ahmed Ouyahia a déclaré que les migrants étaient à l'origine de crimes et de trafics de drogues, et qu'il ne fallait pas laisser le peuple algérien souffrir de l'anarchie.

    Chef de cabinet de la présidence, patron du 2e parti politique du pays, ancien chef de gouvernement, Ahmed Ouyahia fait partie des hommes forts de l'Algérie. Alors ces propos ont fait réagir les associations. La Ligue des droits de l'homme comme Amnesty International, des médias comme des internautes, dénoncent des propos choquants et racistes.

    Il y a quelques semaines, une campagne sur les réseaux sociaux s'en prenait aux migrants subsahariens présents en Algérie. Mais les autorités avaient dénoncé ces propos, assurant que l'Algérie restait une terre d'accueil. Ces polémiques interviennent au moment où le gouvernement algérien annonce qu'il veut permettre à un certain nombre de migrants d'avoir des permis de travail, afin de répondre aux besoins de main-d'œuvre !

    Le Premier ministre, puis le ministre de l'Intérieur ont annoncé qu'un recensement des migrants présents dans le pays aurait lieu, afin de pouvoir ensuite délivrer des autorisations de séjour, ou, au contraire, reconduire les personnes non concernées, à la frontière. Des projets qui semblent aller à l'opposé des déclarations d’Ahmed Ouyahia.

    RFI

    Il n'y a pas assez de main d'oeuvre !!! Mais alors pourquoi autant d'algériens viennent en France s'il y a du travail en Algérie ? Je ne comprends pas !


    3 commentaires
  • La maison et l'appartement de Claude Guéant confisqués par la justice

    Les biens immobiliers de l'ancien ministre de l'Intérieur sont confisqués, dans le cadre de l'enquête sur les soupçons de financement libyen de la campagne de Sarkozy en 2007.

    Les biens immobiliers de Claude Guéant, soit sa résidence secondaire et son appartement parisien, ont été confisqués le 12 juin, par ordonnance des juges d'instruction Serge Tournaire et René Grouman, rapporte "le Parisien". L'ancien ministre de l'Intérieur peut continuer à y habiter, mais il ne peut pas les vendre.

    Cette décision fait suite à la mise en examen de Claude Guéant pour "blanchiment de fraude fiscale en bande organisée" et "usage de faux", dans le cadre de l'enquête sur le financement éventuel de la campagne de Sarkozy en 2007 par la Libye. L'ancien ministre "doit s’expliquer sur l’origine d’un virement de 500.000 euros, effectué en mars 2008, provenant de Malaisie et dont les policiers ont retrouvé la trace sur ses relevés bancaires, lors d’une perquisition à son domicile", indique le quotidien.

    Claude Guéant a toujours affirmé que cet argent vient de la vente de deux tableaux d'un peintre flamand, achetés par un avocat malaisien. Deux huiles... estimées plutôt à 35.000 euros.

    Soupçons de vente fictive

    Philippe Bouchez El Ghozi, l’avocat de Claude Guéant, s'étonne de ces mesures prises "plusieurs années après le début de l’instruction et alors que rien de nouveau ne justifie celles-ci", jugeant qu'on pourrait y voir "une forme désespérée de pression et de sanction en dehors de tout jugement dans un dossier qui patine complètement".

    "De leur côté", note "le Parisien", "les enquêteurs soupçonnent une vente fictive, un montage financier destiné à faciliter l’achat d’un appartement de 90-m² dans le 16e arrondissement de Paris pour un montant de 717.500 euros réglé comptant. L’ancien ministre maintient lui que la transaction était régulière".

    Il s'agit de l'appartement maintenant confisqué, en même temps que la résidence secondaire dans le Maine-et-Loire de l'ancien ministre. Selon les informations du quotidien, cette maison "avait été perquisitionnée une semaine plus tôt par les policiers de l’Office anticorruption sans qu’aucun document ne soit saisi".

    Outre cette affaire,  Claude Guéant est également mis en examen dans l'affaire des sondages de l'Elysée.

    En janvier, il a aussi été condamné à deux ans de prison, dont un an ferme, en appel dans l'affaire des primes en liquide du ministère de l'Intérieur, mais s'est pourvu en cassation.

    L'OBS


    4 commentaires
  • «Désolation d’une correctrice du bac en détresse» : une enseignante parle de «médiocrité»

    Un professeur chargé de corriger des copies du bac de français s’est alarmé du niveau des élèves en postant un message sur Facebook. Largement partagé, ce cri d'alarme a reçu beaucoup de soutiens de la part des internautes.

     

    55 copies du bac de français à corriger. Quand on enseigne la langue de Molière, la tâche ne paraît pas insurmontable. Mais, selon Audrey, le cru 2017 a des allures de cauchemar littéraire.

    Devant ce qu’elle considère comme un désastre, l'enseignante a saisi son clavier et posté sur Facebook un message intitulé : «Désolation d’une correctrice du bac en détresse...»

     
    Vigilance Enfance IDF
      · 27 juin, 00:17 ·

    Désolation d'une correctrice du bac en détresse...

    "Je corrige des copies de l'écrit du bac de français pour des séries technologiques. C'est affligeant de médiocrité. Dans 90 % des cas les méthodes ne sont pas appliquées, les réponses ne sont pas trouvées, les textes ne sont pas compris, les outils d'analyse ne sont pas connus, pas utilisés, l'expression est déplorable avec beaucoup de phrases sans verbe, l'orthographe est un lointain souvenir d'une autre époque, les majuscules... un soldat inconnu.
    Sincèrement je jette les points, histoire d'en mettre. Parce qu'il faut le savoir, la commission d'entente EXIGE que mon paquet de 55 copies dont certaines font 15 lignes aient 10 de moyenne.
    Si je n'atteins pas ce quota, mes notes seront augmentées.
    Alors à quoi bon ?
    A quoi bon passer plus de temps sur une copie que l'élève lui-même ?
    A quoi bon toute l'année transmettre conseils, leçons, connaissances ? A quoi bon exiger rigueur et culture ?
    Et surtout comment faire comprendre que ce lynchage du niveau du bac affaiblit nos jeunes pour l'avenir ? Pour les exigences de concours et de métiers où, oui, c'est dingue non, il faut savoir écrire, raisonner et analyser.
    Pauvre France... Pauvre éducation...
    Alors je fais mon choix. Je ne joue pas. Je ne cautionne pas. Je choisis de mettre les notes que ces malheureuses copies valent. Vous distribuerez vous-mêmes, en haut lieu, les notes qui arrangent votre politique.
    La bienveillance n'est pas le mensonge.
    Votre grand leurre se fera sans moi."

     

    «Je corrige des copies de l'écrit du bac de français pour des séries technologiques. C'est affligeant de médiocrité. Dans 90% des cas les méthodes ne sont pas appliquées, les réponses ne sont pas trouvées, les textes ne sont pas compris, les outils d'analyse ne sont pas connus, pas utilisés, l'expression est déplorable avec beaucoup de phrases sans verbe, l'orthographe est un lointain souvenir d'une autre époque, les majuscules... un soldat inconnu», regrette Audrey.

    Elle s’en prend notamment à la commission d’entente qui, selon elle, la pousse à surnoter certaines copies : «Sincèrement je jette les points, histoire d'en mettre. Parce qu'il faut le savoir, la commission d'entente EXIGE que mon paquet de 55 copies dont certaines font 15 lignes aient 10 de moyenne

    Le terme «en détresse» ne semble pas galvaudé à la vue du ton employé par le professeur de français :  «Si je n'atteins pas ce quota, mes notes seront augmentées. Alors à quoi bon ? A quoi bon passer plus de temps sur une copie que l'élève lui-même ? A quoi bon toute l'année transmettre conseils, leçons, connaissances ? A quoi bon exiger rigueur et culture ? Et surtout comment faire comprendre que ce lynchage du niveau du bac affaiblit nos jeunes pour l'avenir ? Pour les exigences de concours et de métiers où, oui, c'est dingue non, il faut savoir écrire, raisonner et analyser.»

    Audrey a décidé de s’opposer au système éducatif, n’hésitant pas à lancer : «Pauvre France... Pauvre éducation…»

    «Alors je fais mon choix. Je ne joue pas. Je ne cautionne pas. Je choisis de mettre les notes que ces malheureuses copies valent. Vous distribuerez vous-mêmes, en haut lieu, les notes qui arrangent votre politique. La bienveillance n'est pas le mensonge. Votre grand leurre se fera sans moi», adresse-t-elle en haut lieu.

    Soutiens sur le web

    L’initiative de l’enseignante a reçu un grand nom nombre de soutiens à en croire divers commentaires laissés sur les partages du post Facebook. «J’approuve votre liberté de "noter" et continuez comme cela !» ou encore «Bravo pour l’honnêteté... Il faut tellement y croire pour être enseignant de nos jours» faisaient partis des encouragements des utilisateurs du réseau social.

    D’autres ont préféré commenter le fond du texte, en donnant souvent raison à son auteur. Ainsi, une certaine Béatrice fulminait : «C’est honteux ! Je préfèrerais ne pas savoir... Mettre la moyenne à des copies qui ne méritent pas la moitié... A quoi servent donc les exams ? Honteux ! Et pour les concours idem ?»

    Tandis qu’un internaute nommé Babbaloo poussait plus loin l’analyse : «Elle est où, la France des lumières, de l'expression, de l'éloquence, des connaissances... La France est devenue la risée du monde occidental par son rétrécissement d'esprit, la dégradation de la morale et aujourd'hui un recul spectaculaire du niveau scolaire/académique. C'est affligeant, il faut faire quelque chose, maintenant…»

    D’après le Figaro Etudiant, Audrey est une enseignante qualifiée de «géniale» par une de ses collègues et «très appréciée» de ces derniers.

    Elody, qui se présente comme l’une de ses anciennes élèves, a tenu à rendre hommage à son ancien professeur de français avec un message :  «Voici un petit texte, pour vous parler d’une femme que j’ai toujours appréciée. Je parle de ma prof de français : une femme en or, qui a du cœur et elle le fait ressentir dans son travail. Elle a toujours su nous aider dans tous les domaines, que ce soit en cours ou en privé, elle m’a guidée et beaucoup aidée. Je l’admire car c’est une femme extraordinaire.»

    RT Franvce

    Tout cela est bien triste. Le bac ne signifie plus rien.

    Les merdias français n'en parlent pas !


    3 commentaires
  • Aide au passage de migrants : la justice choisit la clémence pour les trois bénévoles "bras cassés" du Pas-de-Calais

    Etre juge en correctionnelle à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), c'est enchaîner jusqu'à plus soif les dossiers de passeurs de migrants. "On ne les compte plus", lâche le président du tribunal, Maurice Marlier, au début de l'audience, mardi 27 juin. Ce jour-là, le casting a une saveur particulière. Trois des quatre prévenus sont des habitants du Boulonnais et du Calaisis, engagés avec passion au service des migrants. Ils n'ont pas le profil des passeurs traditionnels attirés par l'appât du gain. Pourtant, comme eux, ils se retrouvent à la barre pour "aide au séjour et à la circulation d'étrangers en situation irrégulière", le tout "en bande organisée".

    Une bande organisée ? "On était une équipe de bras cassés", préfère Laurent Caffier, l'un des trois Nordistes à la barre. Le trio de bénévoles a aidé, à des degrés et à des moments divers, plusieurs migrants iraniens à quitter la "jungle" de Calais pour se rendre au Royaume-Uni, durant le printemps et l'été 2016. Laurent Caffier dit avoir agi "par conviction", tandis que les deux autres prévenues , deux mères de famille, ont d'abord été guidées par leur amour pour deux Iraniens.

    Béatrice Huret, la passeuse amoureuse

    "On commence par qui ? Qui veut ouvrir le feu ?" Faute de volontaire, le juge désigne Béatrice Huret comme première appelée à la barre. La femme de 44 ans aux longs cheveux noirs, habillée en noir des talons jusqu'au khôl de ses yeux, est poursuivie pour avoir participé à l'achat d'un petit bateau de plaisance et pour avoir organisé le départ de trois migrants qui avaient pris place à son bord, en juin 2016.

    Parmi les trois hommes figure un Iranien de 35 ans, Mokhtar, avec qui la bénévole a entamé une relation amoureuse"sérieuse" un mois avant le départ. Elle l'a rencontré alors qu'il s'était cousu la bouche avec un groupe d'Iraniens dans la "jungle" pour protester contre le démantèlement du camp. Devenue sa compagne, l'ex-candidate sur une liste du FN lors des municipales de 2008 tente de le dissuader de prendre la mer par ses propres moyens. L'homme s'obstine, elle se résout donc à rendre son départ le moins dangereux possible, en l'encadrant. "Si j'avais dit non, ils l'auraient fait quand même", assure Béatrice Huret.

    Cette ancienne formatrice dans le secteur de l'aide à la personne, sans emploi depuis avril dernier, reconnaît que la vie des trois migrants a été mise "en danger" et que leur arrivée au Royaume-Uni a été un "miracle". Malgré tout, elle ne voit pas comment elle aurait pu agir différemment.

    Laurent Caffier, le passeur "rêveur"

    Béatrice Huret n'était pas la seule présente sur la plage de Dannes, au nord du Touquet, le jour du départ des trois Iraniens. Laurent Caffier est là aussi. C'est même lui, surnommé "le Zorro de la 'jungle'", qui l'a sollicitée, un mois plus tôt, pour héberger deux d'entre eux, dont Mokhtar. Il était également présent lors de l'achat de l'embarcation et de l'organisation de la mise à l'eau. C'est lui qui a entreposé le bateau dans son garage.

    Deux semaines après cette traversée, le militant anti-frontières met à nouveau son garage à disposition pour entreposer un canot pneumatique qui servira pour le départ d'autres Iraniens, membres du même groupe des "bouches cousues". Dans les deux cas, ce père de famille dit avoir tenté de dissuader les migrants de prendre la mer, en vain. "Il y a un danger pour tout", se dit le prévenu de 42 ans, visage fin et barbe rase, pour relativiser.

    "Je reconnais que j'ai aidé au passage irrégulier, mais sans aucun profit." - Laurent Caffier

     

    Ghizlane Mahtab, la passeuse manipulée

    "Monsieur Caffier, c'est un grand rêveur, un grand humaniste", commente la troisième prévenue, Ghizlane Mahtab. Cette mère de quatre enfants, âgée de 29 ans et en instance de divorce, est impliquée dans l'achat du second bateau et dans l'organisation du périple, qu'elle ne cautionnait pas non plus. "On a acheté des gilets, des sifflets, c'était mieux qu'on soit là", explique cette bénévole, habituée à aider des migrants avec Laurent Caffier.

    La troisième membre du trio des "bras cassés" a, comme Béatrice Huret, succombé aux charmes d'un des Iraniens des "bouches cousues", Mohammad Golshan. D'abord ami puis visiteur nocturne, celui-ci a fini par emménager chez la Calaisienne, employée dans la restauration rapide, qui vit juste en face de la "jungle". Ensemble, après l'échec de la traversée en pneumatique, ils ont organisé le passage des amis de l'Iranien. Cette fois, ils sont passés par la route et le ferry.

    Ghizlane a acheté une Range Rover 4x4, dont le coffre, vidé de sa roue de secours, servait de cache. Elle n'a pas demandé de rémunération, juste de quoi rembourser ses frais. Une fois, deux fois, trois fois, durant l'été 2016, la bénévole a traversé la Manche et a réussi à passer incognito.

    "C'était émotionnellement intense, j'en ai pleuré. J'avais l'impression de faire quelque chose de bien." - Ghizlane Mahtab

    La quatrième tentative a été la bonne pour les policiers, qui l'ont interpellée en flagrant délit. Une perquisition a été menée chez elle et a conduit à la découverte de 16 350 livres britanniques (14 500 euros) en liquide dans une armoire. "Mohammad ne m'en avait jamais parlé, assure-t-elle. J'ai quelque part l'impression de m'être fait avoir, j'avais confiance en lui."

    Mohammad Golshan, le passeur improvisé

    Seul à comparaître incarcéré, l'Iranien est aussi le seul à avoir fait payer ses services. "J'ai pris de l'argent pour deux des trois qui sont passés en voiture, reconnaît-il à l'audience. Le troisième n'avait pas d'argent, j'ai été pris de pitié pour lui." Les deux passages tarifés réalisés par Ghizlane Mahtab lui ont permis de se constituer le pactole de 16 350 euros retrouvés chez sa compagne, que l'homme assure n'avoir "pas mis au courant". Il dit ses "regrets" d'être "entré dans le jeu" des passeurs, influencé par un ami.

    C'est contre lui que la procureure, Camille Gourlin, requiert la peine la plus lourde, avec trois ans de prison, dont un avec sursis. "Plus de 8 000 livres par personne, c'est dans la fourchette haute de ce qu'on a l'habitude de voir, lance-t-elle. Il en a tiré profit au maximum, une attitude particulièrement détestable sachant qu'il a lui-même connu les conditions de vie difficiles de la 'jungle'."

    Le parquet réclame de la prison ferme contre Ghizlane Mahtab et du sursis simple contre les deux autres prévenus. Pour la procureure, le tribunal doit retenir, contre tous, les circonstances aggravantes de "bande organisée" et/ou de "mise en danger de la vie d'autrui".

    Au final, les "bras cassés" ressortent libres. A l'heure du jugement, le président du tribunal choisit de requalifier les faits et d'écarter toute circonstance aggravante. Non, il n'y avait pas de structure établie relevant de la bande organisée. Béatrice Huret n'avait par exemple aucun lien avec Ghizlane Mahtab et Mohammad Golshan.

    Le juge reconnaît Béatrice Huret et Laurent Caffier comme étant coupables d'aide au passage pour leur rôle dans les traversées en bateau, mais il les dispense de peine. Il prononce six mois de prison avec sursis contre Ghizlane Mahtab, principalement pour avoir caché des migrants dans son coffre à bord de ferries.

    Publicité

    Seul Mohammad Golshan est envoyé à prison. Il écope d'une condamnation de trois ans, dont 16 mois avec sursis, et d'une interdiction du territoire d'une durée de deux ans. Une condamnation classique pour ce genre de dossiers, au milieu d'un casting bien plus folklorique.

    Franceinfo

    En effet, justice très clémente !


    3 commentaires
  • Onze associations, et cinquante migrants portent plainte ce vendredi contre l’Etat devant le tribunal administratif de Lille pour demander au juge d’exiger des autorités le minimum d’humanité.

    De l’eau pour boire et se laver, un accès à des toilettes, de quoi manger, une information sur les droits, et la fin du harcèlement policier. A Calais, 11 associations et 50 migrants attaquent l’Etat en référé-liberté au tribunal administratif de Lille ce vendredi pour demander au juge d’exiger des autorités le minimum d’humanité, disparue avec la fin de la «jungle» cet automne. Plus de douches, de latrines, de distribution de nourriture par l’Etat alors que plus de 600 personnes, originaires d’Afghanistan, d’Erythrée, du Soudan, d’Ethiopie, dont une forte part de mineurs, survivent à Calais «dans des conditions effroyables», selon les mots des associations dans un communiqué. Ces exilés, qui tentent de grimper dans des camions pour l’Angleterre, sont harcelés jour et nuit par la police, selon de nombreux témoignages d’exilés. La police les asperge de gaz lacrymogène, au visage, sur leurs habits, leurs couvertures, voire leur nourriture, et ils ne peuvent se poser plus de quelques heures. Les forces de l’ordre entravent ou interdisent les distributions de nourriture.

    «Face à la situation sanitaire et sociale déplorable, et alors qu’il y a urgence à y répondre, nous sommes contraintes de saisir – une fois encore – le juge des référés», indiquent les associations, parmi lesquelles le Secours catholique, la Ligue des droits de l’homme et la Cimade «afin de lui demander de reconnaître les atteintes graves et répétées aux droits et libertés et d’enjoindre aux autorités de mettre en place un dispositif garantissant le respect des droits fondamentaux de base».

    «Professionnalisme»

    Mercredi, le Défenseur des droits, Jacques Toubon, avait dénoncé dans un communiqué «des atteintes aux droits d’une exceptionnelle et inédite gravité» et «un déni d’existence des exilés». Il avait lui aussi réclamé «la fin de cette sorte de traque, l’autorisation des distributions de repas, la mise à l’abri des mineurs sur place, la mise en place d’un lieu où les personnes peuvent se reposer, se ressourcer et envisager la suite de leur parcours».

    En réponse, la préfecture du Pas-de-Calais a rétorqué le même jour que depuis le démantèlement, son objectif est d’éviter la «réapparition de campements permanents, tant dans l’intérêt de la population calaisienne que des migrants eux-mêmes qui risquent leur vie en tentant de passer clandestinement en Grande-Bretagne». Elle a assuré que les migrants éligibles à l’asile peuvent faire une demande en France – loin de Calais –, et que les autres doivent être renvoyés chez eux. Les mineurs, eux, «se voient proposer une mise à l’abri au foyer du jeune réfugié de Saint-Omer». Problème : il n’y a pas toujours de la place à Saint-Omer, selon les associations, et les mineurs n’y vont en général que pour se reposer en attendant une nouvelle tentative. Selon l’association la Cabane juridique, cinq Afghans arrêtés sont en rétention au Mesnil-Amelot (Seine-et-Marne), dans l’attente d’être expulsés.

    Par ailleurs, neuf signalements de violences policières ont été envoyés à l’Inspection générale de la police nationale par la Cabane juridique ! Ce que le préfet nie : «[Les forces de l’ordre] effectuent avec discernement et professionnalisme un travail difficile dans le respect du droit. Leur implication est reconnue par la population de Calais et par l’ensemble des responsables publics et socioprofessionnels.»

    «Entraves»

    Depuis le démantèlement de la «jungle», fin octobre 2016, les autorités font comme si tout était réglé. Or les exilés continuent à venir et à passer en Angleterre. La semaine dernière, au moins douze Afghans, six Erythréens et deux Ethiopiens ont réussi, selon leurs amis en rade à Calais. Ces réussites donnent de l’espoir à ceux qui tentent leur chance. «Cela perdure et continuera aussi longtemps que Calais sera proche des côtes anglaises», disent les associations. «Ce n’est pas en privant les exilés de leurs droits fondamentaux et en leur refusant le minimum de dignité que l’on répondra de façon constructive et pérenne à la question de l’accueil des réfugiés. La solution ne naîtra pas non plus des entraves à l’action des associations et des citoyens qui leur apportent aide et soutien.»

    Publicité

    Jeudi, vers 13 heures, à la distribution de l’église Saint-Joseph, sanctuarisée par le curé de la paroisse, Jean-Marie Rauwel, les CRS sont entrées dans la cour pour faire stopper la distribution. «Je dois vous demander de sortir, c’est un lieu privé», a répondu Vincent De Coninck, chargé de mission du Secours catholique du Pas-de-Calais, selon son témoignage. Il raconte que les policiers se sont montrés menaçants. «Vous refusez d’obéir ? Vous savez ce que vous faites ?» Le militant a tenu bon : «Nul n’est étranger dans l’église, et il n’est pas interdit de déjeuner avec des amis.»

    Libération

    Je plains les forces de l'ordre ! 


    3 commentaires
  • Le clavier azerty des Français va-t-il changer?

    L'Afnor lance ce mercredi une enquête publique. Le but: améliorer le clavier azerty pour le rendre plus adapté à la langue française.

    Votre clavier d'ordinateur va-t-il bientôt être modifié? L'Association française de normalisation (Afnor) a ouvert ce mercredi une enquête publique, jusqu'au 9 juillet. Objectif: apporter des commentaires à son projet d'amélioration du clavier français "azerty", proposant une version améliorée et une option "bépo" plus iconoclaste.LIRE AUSSI >> Le gouvernement veut révolutionner les claviers d'ordinateur  Chargée en 2015 par le ministère de la Culture de réfléchir à un dépoussiérage du clavier permettant notamment de taper plus facilement les caractères spéciaux courants, l'Afnor a associé à sa réflexion les fabricants d'ordinateurs, les éditeurs de logiciels, l'Imprimerie nationale, des linguistes et des spécialistes des affections de la main.

    Augmenter les possibilités d'écriture

    Le but était "de répondre aux besoins dactylographiques de notre temps en augmentant les possibilités d'écriture, pour permettre à chacun d'écrire selon ses préférences et selon les règles qu'il s'impose", a-t-elle expliqué dans un communiqué.La première option est un clavier "azerty" amélioré, dans lequel les lettres et les chiffres ne changent pas de place, contrairement à d'autres signes tels que certaines voyelles accentuées, l'arobase ou les accolades. Les majuscules accentuées sont aussi rendues possibles et les guillemets français moins durs à trouver, tandis que le point devient accessible sans passer par la touche majuscule.

    Publicité

    Le clavier "bépo"

    L'autre possibilité est un clavier "bépo" dans lequel l'arrangement des touches est basé sur une étude statistique de la langue française. Les lettres les plus fréquentes sont placées au milieu, ainsi que la virgule, afin de limiter les efforts et donc la fatigue musculaire. La consultation est accessible à l'adresse http://norminfo.afnor.org/consultation/31290, mais il faut s'identifier, y compris pour consulter les documents."Tout le monde ou presque utilise un clavier aujourd'hui, donc nous nous attendons à recevoir beaucoup de commentaires, comme en témoignent les échanges sur Twitter autour du mot-dièse #clavierfrançais", a commenté Philippe Magnabosco, le chef du projet à l'Afnor, cité dans le communiqué.Chaque participant sera convié lors d'une réunion de dépouillement le 12 juillet à Paris pour soutenir sa proposition, a précisé l'Association, qui a pour vocation d'animer la définition de normes volontaires. Une nouvelle norme doit ensuite être validée en septembre, qui pourra être adoptée par les fabricants ou mentionnée dans des appels d'offres.

    L'Express

    Vraiment pas nécessaire !


    3 commentaires
  • Royaume-Uni : Nouvelle affaire de fillettes blanches victimes de pédophiles immigrés

    Royaume-Uni 

    C’est une nouvelle affaire « Rochdale ». La police enquête sur 179 crimes sexuels sur des enfants dans une ville du West Yorkshire. L’enquête avait démarré au sujet d’une fillette blanche de 13 ans violée de façon répétée par un gang de pédophiles moyen-orientaux. 165 personnes figurent parmi les suspects.

     

    Selon Angela Sinfield, qui travaille à la protection des enfants, le nombre de victimes de ce réseau pédophile pourrait être très important. Le sujet est tabou et beaucoup de fillettes n’osent pas raconter ce qu’elles ont subi.

    L’année dernière, un gang de 12 pédophiles moyen-orientaux des environs avait été condamné à un total de 143 années de prison, pour le viol d’une fillette blanche de 13 ans.

    Le chef du gang, Arif Chowdhury, également impliqué dans le trafic de drogue, est actuellement en fuite au Bangladesh, un pays qui n’a pas d’accord d’extradition avec le Royaume-Uni.

    L’affaire est particulièrement sordide et ignoble. Lors du procès, le juge a expliqué que, dans un parking souterrain, l’écolière amenée par Chowdhury a été offerte à des violeurs, tous immigrés, qui se sont mis en rang pour la violer les uns après les autres, encore et encore.

    Selon le Juge Thomas, la victime « a clairement imploré de la pitié », mais ils ont continué imperturbablement à violer la pauvre enfant. Et ces viols ont duré plusieurs semaines.

    Le pire, c’est que, comme dans d’autres affaires similaires qui ont secoué le Royaume-Uni, les violeurs pédophiles ont bénéficié de complices au sein de la police et des services sociaux. Un travailleur social a même fourni un stérilet pour la fillette.

    Les faits datent de 2012, et la victime, aujourd’hui âgée de 18 ans, souffre de graves conséquences physiques et mentales.

    Cette affaire rappelle les viols de jeunes filles blanches par des gangs de pédophiles immigrés à Rochdale et Rotherham, où la police a longtemps volontairement ignoré le calvaire des victimes par crainte de paraître raciste.

    Le chef du gang pédophile de Rochdale était un Pakistanais.

    MEDIAS-PRESSE.INFO


    3 commentaires
  • Attentat de Manchester: la bourde de Gérard Collomb sur l'enquête britannique

    Les services de sécurité britanniques se sont étranglés en découvrant, dès mardi, des éléments cruciaux de l'enquête sur l'attentat de Manchester -comme l'identité de l'assaillant- étalés dans les colonnes des quotidiens américains en quasi-temps réel. À tel point que la ministre de l'Intérieur Amber Rudd en personne, passablement "irritée" par ces fuites susceptibles de compromettre l'enquête, a tenu à faire une mise au point directement auprès de ses homologues américains.

    "La police britannique a été très claire sur le fait qu'elle veut contrôler le flux d'informations, afin de protéger l'intégrité opérationnelle [de l'enquête], et de conserver des éléments de surprise", a cinglé Amber Rudd ce mercredi matin au micro de la BBC. "Donc ça devient irritant que [ces informations] sortent via d'autres sources et j'ai été très claire auprès de nos amis sur le fait que cela ne doit pas se reproduire."

    Une gaffe "désespérante"

    Magie du direct, quelques minutes seulement après ce recadrage public, d'autres informations confidentielles étaient révélées cette fois-ci depuis la France... par le nouveau ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb lui-même. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFMTV et RMC, le premier flic de France dévoilait tout naturellement que Salman Abedi, était "sans doute" passé par la Syrie et qu'il avait des liens "avérés" avec le groupe Etat islamique (EI), qui a revendiqué l'attentat. Des informations que le ministre reconnaissait tout de go avoir reçues auprès des enquêteurs britanniques, mais que ces derniers s'étaient bien gardés de divulguer.

    Car comme l'explique le Guardian, qui a qualifié la gaffe de Gérard Collomb de "désespérante", la police et les services de sécurité ont généralement de bonnes raisons de cacher certains éléments aux médias. À commencer par celles d'un risque évident d'alerter d'éventuels complices que l'étau se resserre autour d'eux. En outre, les enquêteurs n'ont pas intérêt à faire connaître à ceux qu'ils traquent l'étendue de leurs connaissances, ni même la nature des techniques qu'ils emploient afin d'obtenir ces informations.

    "Dans le passé, ces secrets étaient respectés"

    "Tout l'intérêt du partage de renseignements repose précisément sur cette condition: les partenaires ne doivent pas divulguer ces informations", écrit ce mercredi matin le Guardian. "Le problème, c'est que les agences de renseignements, en l'espèce celles des États-Unis et de la France, sont obligées de transmettre ces informations à leurs président, Premiers ministre et ministres respectifs. Dans le passé, ces secrets étaient généralement respectés", déplore le quotidien britannique de centre-gauche.

    Sollicité par L'Express, l'entourage de Gérard Collomb n'avait pas encore, ce mercredi en début d'après-midi, répondu à nos questions. Interrogé sur cette bourde lors du compte-rendu du Conseil des ministres, le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s'est contenté de cette réponse lapidaire: "Je ne commenterai pas [cette question] qui relève des autorités britanniques".

    L'Express


    3 commentaires
  • Le rappeur Fianso a été placé en garde à vue pour avoir bloqué l'autoroute A3 pour le tournage d'un clip

    Le rappeur Fianso a été placé en garde à vue, jeudi 20 avril, après le tournage d'un clip sauvage sur l'autoroute A3, a appris franceinfo auprès d'une source proche de l'enquête, confirmant une information du Parisien. Il est interrogé dans les locaux de la CRS autoroutière Nord Ile-de-France. Quatre autres personnes, présentes lors du tournage, sont également en garde à vue.

     

    Un clip vu plus de neuf millions de fois

    Le 6 avril dernier, le rappeur originaire du Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis) avait temporairement bloqué l'A3 au niveau d'Aulnay-sous-Bois pour y tourner le clip de son morceau Toka. Au début de la vidéo, on voit l'artiste et plusieurs autres personnes ralentir les véhicules sur l'autoroute, jusqu'à ce qu'ils soient à l'arrêt complet. L'artiste boit ensuite un café autour d'une table, posée sur la route pour l'occasion, avant de se mettre à chanter. Mis en ligne dès le lendemain, le clip a été vu plus de neuf millions de fois.

    Le parquet de Bobigny avait déjà ouvert une enquête pour "entrave à la circulation" et "mise en danger de la vie d'autrui'. Comme l'explique Le Parisien, le"fait d'entraver ou de gêner la circulation (...) est puni de deux ans d'emprisonnement et de 4 500 euros d'amende" par le Code de la route.

    Franceinfo

    Avec notre justice, ils ne risquent pas grand chose


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique