• Antisémitisme : le scandale des Victoires de la musique allemandes s’amplifie

    © AXEL SCHMIDT/POOL/REUTERS Les rappeurs Kollegah et Farid Bang lors de la remise du prix Echo dans la catégorie « Hip-Hop » à Berlin, le 12 avril 2018.

    Daniel Barenboim et Renaud Capuçon ont rendu leur prix Écho en signe de protestation après la récompense reçue par les rappeurs Kollegah et ­Farid Bang dont le dernier album contient des chansons aux textes antisémites.

    Pas un jour ne passe sans que le « scandale du prix Echo », comme l’a baptisé la presse allemande, ne prenne un peu plus d’ampleur. Deux ­semaines après la remise de cette prestigieuse récompense musicale aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, lauréats dans la catégorie « Hip-Hop », la liste des artistes ayant décidé de rendre leurs ­propres Échos en signe de protestation ne cesse de s’allonger. En cause : le dernier album des deux rappeurs allemands, Jung, brutal, gutaussehend 3 (Jeune, brutal, beau gosse 3), dont l’une des chansons évoque « mon corps plus dessiné que ceux des prisonniers d’Auschwitz », tandis qu’une autre appelle à « commettre à nouveau un Holocauste ».

     

    Parmi les derniers à avoir rendu leurs Échos – l’équivalent des Victoires de la musique, créé en 1992 : Daniel Barenboim et Renaud Capuçon. Lundi 23 avril, le chef d’orchestre et pianiste israélo-argentin, sept fois lauréat, a dénoncé un album aux textes « clairement antisémites, misogynes, homophobes et d’une façon générale méprisants pour la dignité humaine ». Quelques heures plus tard, le violoniste français lui emboîtait le pas à peu près dans les mêmes termes. « J’ai décidé de rendre mes Echo Preis pour protester contre l’attribution de ce prix à un groupe de rap dont les paroles des textes sont racistes, antisémites et indignes de la dignité humaine », a-t-il indiqué sur Twitter, lundi soir. La concomitance n’est pas fortuite. Quadruple lauréat du prix Écho, M. Capuçon doit donner deux concerts à ­Berlin, les 5 et 6 mai. Il se produira dans la salle Pierre-Boulez, où se trouve l’académie de musique de M. Barenboim, qui accueille de jeunes musiciens du Proche-Orient, quelles que soient leur religion ou leur nationalité.

    Pour l’instant, l’hémorragie a moins touché le monde de la variété que celui de la musique classique

    Avant eux, d’autres artistes avaient également décidé de renvoyer leurs récompenses, comme le chanteur allemand Marius Müller-Westernhagen, l’un des plus primés (il en a reçu huit au total), ou le producteur Klaus Voormann, qui a reçu cette année un Écho d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour l’instant, toutefois, l’hémorragie a moins touché le monde de la variété que celui de la musique classique où, rapporté à l’ensemble des lauréats, la part de ceux ayant rendu leurs prix est plus importante. C’est notamment le cas du chef d’orchestre Enoch zu Guttenberg, du pianiste Igor Levit ou du vio­loniste Andreas Reiner. Plusieurs ensembles renommés outre-Rhin ont fait de même, comme le Staatskapelle de Dresde, dirigé par Christian Thielemann et dont les membres ont justifié leur décision en ces termes : « Un prix qui met les ventes au-dessus de tout et qui, le jour du souvenir de la Shoah, diffuse en direct une émission qui se moque des victimes du IIIe Reich devient un symbole de cynisme auquel nous ne pouvons souscrire. »

     

    Les nominés parmi le Top 5 des meilleures ventes

    Les responsables du prix Écho n’ont pas tardé à réagir. Trois jours après la remise de la récompense controversée aux rappeurs Kollegah et Farid Bang, qui se défendent de tout antisémitisme, le président de la Fédération allemande de l’industrie musicale (BVMI), Florian Drücke, a promis un « audit global » et un « renouvellement des mécanismes de nomination et d’attribution du prix ». Il n’en a cependant pas dit davantage. Les lauréats sont désignés par un jury qui n’a cependant qu’une latitude limitée, puisque les nominés sont ceux qui, dans chaque catégorie (pop, rock, schlager, hip-hop, etc.), figurent dans le Top 5 des meilleures ­ventes de l’année écoulée.

    Il n’est pas certain que ces promesses suffiront. Déjà, certains s’interrogent sur l’avenir du prix. C’est le cas de Thomas Schreiber, l’influent responsable des divertissements de la chaîne publique ARD, qui retransmettait la remise du prix Écho jusqu’en 2017. « L’industrie musicale met la tête dans le sable. (…) L’Echo n’a plus aucune justification, ni sur le plan du contenu ni sur le plan moral », a-t-il récemment déclaré au quotidien Die Welt.

    La condamnation de la remise du prix Écho aux deux rappeurs, à laquelle ont également souscrit le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, ainsi que le Comité international d’Auschwitz, s’inscrit dans un contexte particulier outre-Rhin, où la question de l’antisémitisme occupe une place de plus en plus grande dans l’actualité depuis quelques semaines. Une semaine après l’agression, à Berlin, d’un jeune Israélien qui portait une kippa, les représentants de la communauté juive de la capitale allemande ont appelé tous les habitants de la ville, mercredi 25 avril, à en revêtir également à leur tour, en signe de solidarité.

    Le Monde

    Il semble qu'il y ait encore des nazis en Allemagne !


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  • Un festival néonazi se tient en Allemagne pour commémorer l'anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler

    Festival sous haute surveillance.

    Plusieurs centaines de néo-nazis se rassemblent vendredi 20 avril, jour anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler, à Ostritz, bourgade de l'est de l'Allemagne, pour un festival de deux jours intitulé "Schild und Schwert" ("Bouclier et Epée"). Des centaines de policiers sont mobilisés alors que plusieurs contre-manifestations sont annoncées. Outre les participants allemands, des extrémistes venus d'Europe de l'est sont aussi attendus dans cette commune de 2 400 habitants, située dans l'ex-RDA communiste à la frontière avec la Pologne et la République tchèque.

     

    800 participants attendus

    Les organisateurs misent sur quelque 800 participants, mais selon des militants antifascistes d'"Antifa", jusqu'à 3 500 néo-nazis sont susceptibles d'être attirés par le festival placé sous le thème de la "Reconquête de l'Europe". Il prévoit, outre des concerts de groupes des milieux ultra-nationaliste et hooligan, des débats politiques, de l'art martial et une convention de tatouages. Son initiateur est Thorsten Heise, membre du petit parti ultra-nationaliste NPD. Le festival a de nouveau échappé à une interdiction l'an passé, la Cour constitutionnelle jugeant son audience trop faible pour représenter un danger.

    L'événement intervient alors que l'Allemagne connaît une résurgence des mouvements d'extrême-droite, alimentée par les craintes autour de l'afflux massif de réfugiés de Syrie et d'Afghanistan en 2015.

    Franceinfo

    Comment les autorités allemandes peuvent-elles accepter un tel festival ???


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  • Syrie: un climat de doute entoure la visite des experts de l'OIAC à Douma

    © REUTERS/Ali Hashisho Vue de la ville de Douma, le 16 avril 2018, en Syrie.

    En Syrie, une équipe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques est entrée à Douma, mardi 17 avril, 10 jours après l’attaque présumée aux gaz toxiques. La mission des experts de l’OIAC se déroule dans un climat de doute, alors que la polémique se poursuit entre les pays occidentaux et la Russie.

     

    Avec notre correspondant à BeyrouthPaul Khalifeh

    Une porte-parole du département d'État américain a déclaré que les États-Unis disposent de renseignements selon lesquels à la fois du chlore et du gaz sarin ont été utilisés dans l'attaque à Douma. Le ministère français des Affaires étrangères a, de son côté, jugé « très probable que des preuves et des éléments essentiels disparaissent » de la scène de l’attaque. Ces accusations ont suscité la réaction du ministère russe des Affaires étrangères, qui s'est dit « très étonné » par ces propos.

    Le fait que le début de la mission ait été retardé de 24 heures a alimenté les craintes d’une possible altération du site de l’attaque chimique présumée. L’ambassadeur américain à l’OIAC a d’ailleurs clairement dit que les Russes pourraient avoir visité le site de l'attaque dans l'intention de contrecarrer les efforts des experts.

    Mais les Russes se défendent de toute tentative d’entraver le travail des inspecteurs. La visite de Douma a été reportée de lundi à mardi à cause des « problèmes de sécurité », selon le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. Des sources proches de Damas ont expliqué que les artificiers de l’armée se sont employés à désamorcer des obus non explosés pour assurer la sécurité des experts internationaux.

    L'évacuation des rebelles se poursuit

    L’équipe de l’OIAC s’est rendue à Douma accompagnée du ministre syrien de la Santé, Nizar Yazigi. Son but est de prélever des échantillons de terre et d’essayer de retrouver des fragments de munitions qui auraient été utilisés lors de l'attaque chimique présumée.

    Pendant ce temps, le régime poursuit son objectif stratégique de sécuriser la capitale et ses environs. C’est maintenant au tour de la ville de Doumair, au nord de la capitale, d’être évacuée par les rebelles. Les sources gouvernementales syriennes affirment qu’un millier de combattants de Jaych al-Islam ont accepté de quitter la localité avec leurs familles pour Jarablos, à la frontière syro-turque. Les insurgés ont commencé à remettre leur armement lourd et leurs véhicules militaires à l’armée syrienne.

    RFI


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  • Un Japonais de 112 ans officiellement reconnu doyen de l'humanité

    Né le 25 juillet 1905, le vieil homme a reçu un certificat officiel dans sa maison de Hokkaido, la grande île japonaise du nord du pays. Il succède à un Espagnol, Francisco Nunez Olivera, décédé en février à l'âge de 113 ans.

    Le centenaire vit avec sa famille, qui gère un ryokan, auberge traditionnelle où les visiteurs peuvent se prélasser dans des "onsen" (source volcanique chaude).

    "Il se déplace en fauteuil roulant mais est en bonne condition", a raconté à l'AFP Yuko Nonaka, sa petite-fille.

    "Il adore manger toutes sortes de bonbons, japonais ou de style occidental", a-t-elle dit. "Il lit les journaux tous les jours et se baigne souvent dans des onsen".

    Il a sept frères et une soeur qui habitent à proximité, selon le Guinness. Marié en 1931, il a eu cinq enfants.

    Le Guinness des records mène par ailleurs des recherches pour identifier la doyenne de l'humanité, qui reste inconnue après le décès de la Jamaïcaine Violet Brown, 117 ans, en juillet 2017.

    Le Japon, connu pour la longue espérance de vie de ses habitants, peut se prévaloir d'avoir été le pays de plusieurs doyens, dont Jiroemon Kimura, mort en juin 2013 à 116 ans, et Sakari Momoi, qui s'est éteint en juillet 2015 à 112 ans.

    Il y avait environ 68.000 centenaires répertoriés au Japon l'an dernier, selon les statistiques officielles.

    Le record de longévité pouvant être prouvé officiellement, tous sexes confondus, est toujours détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à 122 ans et 164 jours, rappelle le Guinness.

    AFP


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  • Violences : lycéens, professeurs et personnel d'éducation excédés dans un lycée de Stains, Seine-Saint-Denis

    Des bandes se livrent à des violences inouïes aux abords du lycée Utrillo à Stains, en Seine Saint-Denis. Marteaux, machettes, couteaux et armes à feu sont brandies pour blesser ou intimider les lycéens. Dans l'établissement, c'est la saturation.

    Au lycée Utrillo de Stains, en Seine Saint-Denis, la violence est devenue quotidienne et extrême. A tel point que le 5 avril, une équipe du rectorat a fait le déplacement dans l'établissement pour rencontrer le personnel réuni en assemblée générale. Des enseignants ont décidé d'exercer leur droit de retrait et les lycéens, solidaires de leurs professeurs et de leurs encadrants prévoiraient un blocage à partir du 6 avril. Un message qui circule dans le lycée et qui a été publié sur Twitter exprime le ras-le-bol : «Ce qui se passe est inadmissible. Les profs perdent leur salaire et leur santé pour notre sécurité et ce n'est pas normal. Ce n'est pas leur travail ni celui des assistants d'éducation qui prennent des risques chaque jour.»

    Violences : lycéens, professeurs et personnel d'éducation excédés dans un lycée de Stains, Seine-Saint-Denis

    Après avoir dépêché des équipes mobiles de sécurité, le rectorat a décidé la création d'un conseil local de prévention de la délinquance, entre la mairie, la police et le parquet de Bobigny. Interrogée par France Inter, une professeure s'indigne : «On a l'impression qu'on se moque de nous. Les institutions ont brillé par leur absence depuis le mois de novembre.» Un membre du personnel éducatif a qualifié de «laïus» les propos prononcés par la délégation du rectorat qui selon lui ne prend pas la mesure de la situation.

    Les violences décrites par les équipes du lycée sont surréalistes. Elles seraient le fait de règlements de compte entre bandes rivales. Le 12 mars, un lycéen a été agressé à coups de marteau sur le parvis de l'établissement. Des surveillants assurent avoir vu des machettes dans les armes utilisées par les agresseurs.

    Selon le Bondy Blog, le 4 avril, une cinquantaine de professeurs et de membres du personnel de la vie scolaire ont occupé le bureau du proviseur pendant plus de trois heures pour réclamer, en vain, la fermeture urgente du lycée.

    «A Utrillo, les équipes sont à cran. Le climat est très tendu. On a peur pour nos élèves», a confié Benoît Del Torchio, professeur de SVT, affilié au syndicat Fnes-FSU, au Bondy Blog. «Certains AED et enseignants sont dans un état de peur et de mal-être. J’ai vu des collègues en larmes hier», a souligné Sabrina Mahfoufi, professeure de mathématiques.

    La visite du rectorat ne semble pas avoir apaisé les esprits au lycée Utrillo et le sentiment d'être laissés pour compte perdure.

    RT France

    Violences : lycéens, professeurs et personnel d'éducation excédés dans un lycée de Stains, Seine-Saint-Denis


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  • Femmes importunées, injures racistes... au cours de son interpellation, Jean-Vincent Placé a également insulté les policiers de "connards" et de "tocards".

    Jean-Vincent Placé, ancien sénateur de l'Essonne, a été placé en garde à vue à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi, selon une source policière à BFM Paris. Il est toujours ce jeudi matin dans les locaux du commissariat du 5e arrondissement.

    "On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique"

    Dans la nuit, les brigades anti-criminalité des 5e et 6e arrondissements de la capitale ont interpellé l'ancien secrétaire d'État chargé de la Réforme de l'État et de la simplification de Manuel Valls, saoul, qui importunait des femmes. Il a dû être conduit au poste en raison d'injures raciales, outrage à agent et violences en état d'ivresse. 

    C'est le portier du bar qui a prévenu la police. Il a dû faire sortir de la salle Jean-Vincent Placé car il "a traité une femme de sale pute". Au cours de son éviction de l'établissement, Jean-Vincent Placé aurait, selon le portier, dit à ce dernier: "On n'est pas au Maghreb ici. Je vais te renvoyer en Afrique moi. Tu vas voir!"

    "Fortement alcoolisé et avec un équilibre précaire"

    La jeune femme importunée est née en 1997 et affirme que l'homme politique l'aurait saisi par le bras pour lui demander de danser contre rémunération. C'est à ce moment-là qu'elle aurait été insultée de "sale p*** qui ne mérite que ça". Le portier est intervenu pour sortir Jean-Vincent Placé qu'il décrit "fortement alcoolisé et avec un équilibre précaire". Après contrôle d’alcoolémie, il avait 1,16 mg/L d'air.

    Au cours de son interpellation, Jean-Vincent Placé a insulté les policiers de "connards" et de "tocards". Il a été placé en garde à vue à 2h20. Enfin, il affirme avoir été agressé par un individu d'extrême droite et dit avoir reçu un coup au visage après avoir été étranglé. Les policiers n'ont relevé aucune trace sur son visage ou sur sa gorge.

    BFM.TV


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  • Pour la seconde année consécutive, le nombre d'agressions contre des médecins atteint un record et franchit même la barre symbolique du millier d'incidents recensés, selon une étude publiée ce mercredi par le Conseil national de l'ordre des médecins (Cnom). Ce sont ainsi 1035 praticiens qui ont subi une agression en 2017, contre 638 en 2003, année de la première édition de ce rapport.

    Des chiffres qui étonnent le docteur Thomas Cartier, agressé en février dernier dans son cabinet de Bobigny. Ce généraliste a été menacé de mort par un «caïd» qui voulait que son fils passe devant la file d'attente, sans prendre de rendez-vous. Alors qu'il a depuis fermé son cabinet, après trois ans d'exercice dans cette ville de Seine-Saint-Denis, il estime que les chiffres sont probablement «très sous-estimés», notamment dans les quartiers sensibles. «On intériorise la violence au quotidien. On réalise progressivement qu'elle fait partie de notre job», argue-t-il. Selon l'étude du Cnom, ce sont les centres-villes qui concentrent le plus d'agressions (53%), loin devant les banlieues (21%) et le milieu rural (13%). 

    Si les agressions verbales - insultes, menaces, harcèlement - sont les plus fréquentes (62%), les vols sont en augmentation, avec près d'un quart des cas, le Cnom s'inquiétant particulièrement des vols d'ordonnances et d'ordonnanciers. Soixante-quinze agressions physiques ont aussi été recensées, allant du crachat aux coups et blessures en passant par un cas d'agression sexuelle. Cette violence touche davantage les généralistes (61%), qui représentent 56% de l'ensemble de la profession. «Le généraliste est le récipiendaire de tous les dysfonctionnements du système. On peut difficilement orienter le patient et en même temps, comme nous sommes en première ligne, ça nous retombe toujours dessus», analyse Thomas Cartier.

     

    Les femmes, davantage victimes d'agressions que les hommes

    Avec 51% des cas, chiffre en hausse de cinq points, les femmes sont pour la première fois davantage représentées que les hommes, d'autant plus qu'elles comptent pour 47% des médecins. Selon Thomas Cartier, le risque est maximal pour celles-ci. «Elles sont aujourd'hui très majoritaires parmi les étudiants, qui, surtout en médecine générale, commencent souvent leur carrière dans les endroits les plus difficiles», estime le médecin, qui enseigne à l'Université de Bobigny.

    Face cette recrudescence de violence, le Conseil national de l'ordre des médecins appelle le gouvernement à agir et défend notamment l'utilisation en France d'une application numérique israélienne, Reporty, qui permettrait au praticien de lancer discrètement une alerte et d'enregistrer l'image et le son, sans que cela apparaisse sur l'écran du téléphone portable. «On attend le feu vert [du gouvernement]… qui tarde à venir. Pourtant, là il y a urgence. Vu la situation, attendre n'est plus acceptable», estime le docteur Hervé Boissin, coordonnateur de l'observatoire de la sécurité au Cnom, cité par Le Parisien.

    Cette innovation technologique serait une «bonne solution, mais à la marge», considère pour sa part le docteur Thomas Cartier. «L'un des problèmes majeurs est que l'on n'ose pas porter plainte. J'avais moi-même appelé la police avant de me rétracter. Le risque est trop grand car l'agresseur peut revenir au cabinet et rendre la vie du médecin plus difficile encore», raconte-t-il. En 2017, 38% des incidents ont donné lieu à des plaintes, 10% à des mains courantes, selon le Cnom, qui regrette que ce taux soit encore trop faible.

    Le Figaro

    Le nombre d'agressions de médecins atteint un nouveau record


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  • Les éboueurs plantent à leur tour le piquet de grève

    Ce matin, à Ivry-sur-Seine, éboueurs et égoutiers ont bloqué le passage des camions vers le plus grand incinérateur d'Europe. Les syndicats appellent à poursuivre ce mouvement.

    La création d’un «service public national» des déchets et la «prise en compte de la pénibilité» de leurs tâches : au nom de ces revendications, et alors que les cheminots ont entamé leur mouvement de grève ce mardi, la CGT des transports et des services publics a lancé un appel à la grève chez les éboueurs. Dans un secteur où la contestation monte, on a noté divers degrés de mobilisation à Saint-Ouen, Aubervilliers, Pierrefitte, Issy-les-Moulineaux, Charenton, les Mureaux, mais aussi à Penne-Mirabeau, Anzin, Morlaix, Dieppe, ainsi qu’à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

    Ce mardi, vers 7 heures du matin, à Ivry, une cinquantaine d’éboueurs et égoutiers ont bloqué le passage des camions vers la déchetterie Syctom Tiru, le plus gros incinérateur européen de déchets. Cette mobilisation a provoqué l’intervention rapide des CRS dans la matinée. Une situation dénoncée par Jawad Mahjoubi, porte-parole de la fédération CGT des services publiques : «On déplore l’absence totale de dialogue social.»

    Les forces de l’ordre sont intervenues pour rouvrir «les grilles du site» et «évacuer» les manifestants, selon les propos tenus à l’AFP par Baptiste Talbot, secrétaire général de la CGT des Services publics, alors qu’il quittait le site en début d’après-midi. L’évacuation s’est cela dit déroulée «dans le calme», se félicite une source policière.

    Les revendications de ces grévistes ? La reconnaissance de la pénibilité. Les éboueurs réclament ainsi un départ à la retraite anticipé de 5 à 10 ans, selon les fonctions exercées par les employés. La CGT des transports et des services publics souhaite également la mise en place d’un «statut unique public national», dans le cadre d’une réaffirmation du service public.

    Alors que la SNCF a fait part des dates de sa grève intermittente, Jawad Mahjoubi assure que le mouvement des éboueurs, à Ivry comme partout en France, n’est pas près de s’arrêter : «C’est une grève reconductible, et tout comme chez les cheminots, la détermination des éboueurs est présente. Je pense sincèrement qu’il faut s’attendre à un printemps de lutte.»

    Si moins d’une centaine de personnes était mobilisée sur le site de Syctom Tiru, ce sont trois centres d’incinération qui ont été bloqués en Île-de-France mardi. De leur côté, les éboueurs d’Ivry-sur-Seine l’assurent : «Nous serons encore en grève dans les prochains jours.»

    Libération

    Et bien, la France va être belle pour les touristes !

    Les éboueurs plantent à leur tour le piquet de grève


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  • Affaire Ramadan: une des plaignantes agressée par des hommes masqués

    La troisième plaignante dans l'affaire Tariq Ramadan, surnommée "Marie" dans les médias, a déposé plainte la semaine dernière pour coups et menaces de mort. Cette femme affirme, auprès de BFMTV, avoir été agressée dans le hall de son immeuble à Lille le 25 mars dernier au soir par deux personnes.

    Selon le témoignage de Marie, ses agresseurs avaient le visage dissimulé sous un casque de moto. Ces deux hommes l'auraient rouée de coups, volé son téléphone, et aspergée d'eau en la menaçant de revenir "avec de l'essence" la prochaine fois, raconte cette femme de 45 ans. Elle a déposé plainte pour "viols" le 7 mars dernier auprès du parquet de Paris contre l'islamologue suisse.

     

    Menaces quotidiennes

    La plaignante, qui a dénoncé une série de violences sexuelles subies de février 2013 à juin 2014, à Paris, Lille, Londres et Bruxelles, affirme que ses agresseurs n'ont pas mentionné le nom de Tariq Ramadan. Mais la quadragénaire y voit une vengeance après sa plainte du 7 mars alors qu'elle reçoit, depuis, des menaces quasi quotidiennement par téléphone ou sur les réseaux sociaux. 

    Selon la plainte déposée par cette femme, elle aurait fait la rencontre de l'islamologue suisse sur Facebook. Vivant une période difficile à l'époque, elle raconte avoir été mise en confiance par Tariq Ramadan, s'être confiée auprès de lui avant de subir des violences sexuelles de février 2013 à juin 2014. L'islamologue suisse est sous le coup de deux autres plaintes pour des faits similaires et mis en examen dans le cadre de ces deux affaires.

    BFM.TV

    Affaire Ramadan: une des plaignantes agressée par des hommes masqués


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  • Vaste champ de pétrole trouvé au Bahreïn

    «Ce nouveau champ devrait contenir des quantités importantes de pétrole brut et de gaz, bien plus grandes que les réserves actuelles de Bahreïn», a indiqué le Haut comité des ressources naturelles du pays, dirigé par le prince héritier Salmane ben Hamad Al-Khalifa.

     

    Le champ pétrolier de Bahreïn a été le premier à être découvert dans le Golfe et produit actuellement environ 50'000 barils par jour, en plus de 28,3 millions de m3 de gaz par jour. Il est le seul gisement connu du royaume et a des réserves de seulement plusieurs centaines de millions de barils de brut.

     
     

    Le nouveau champ découvert va permettre d'accroître la compétitivité de Bahreïn et «la poursuite de projets de développement», a affirmé le prince héritier. Bahreïn est le plus petit producteur d'hydrocarbures parmi les six pays membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui comprend aussi l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.

    Le petit royaume, dont 80% des revenus proviennent du pétrole, bénéficie également de 150'000 barils/jour supplémentaires du champ pétrolier d'Abou Safa qu'il partage avec son grand voisin, l'Arabie saoudite.

    24 Heures - 01 04 2018


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  • «Nous ne sommes pas les toilettes de Macron» : un cas d'ingérence française révolte l'Italie

    Le 29 mars, des agents de la douane française seraient entrés illégalement dans un centre pour migrants à Bardonecchia, près de la frontière franco-italienne. De tous bords, la classe politique locale fustige une ingérence dans un «pays souverain».

     

    LIEN de l'article :

    https://francais.rt.com/international/49335-ingerence-francaise-italie-italiens-revoltes-nous-ne-sommes-pas-toilettes-macron


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  • Les meurtriers de Mireille Knoll étaient sous peine alternative !!!

    Tous deux étaient en sursis avec mise à l'épreuve. L'une des peines de probation que veut généraliser le gouvernement. !

     

    Le service d'insertion et de probation de Paris n'a rien à se reprocher. Les deux meurtriers de Mireille Knoll, qui sont passés par cette structure avant de passer à l'acte, ont scrupuleusement respecté les obligations liées à leur sursis avec mise à l'épreuve. Le premier, Yacine M., incarcéré en février 2017 pour agression sexuelle sur une fillette de 12 ans, a été écroué le 31 mars de cette même année, écopant d'une peine mixte de 24 mois d'emprisonnement, dont 14 mois avec sursis, mise à l'épreuve pendant 2 ans, comprenant une interdiction de paraître rue Philippe-Auguste, dans le XIe, à Paris. Remise de peine automatique aidant, il sort de détention le 11 septembre 2017, se présente dès le 14 septembre à sa conseillère de probation et la reverra, comme prévu, le 12 décembre 2017 et le 18 janvier 2018. Lors de ses entretiens, il déclarera travailler et être suivi par un psychiatre. Aux dires des proches de Mireille Knoll, il n'aurait enfreint son interdiction de paraître qu'une seule fois, au moment des faits.

    Son complice, Alex C., a été condamné une première fois en mai 2016 à une peine de 8 mois d'emprisonnement, assortie d'un sursis avec mise à l'épreuve, avec une interdiction de paraître dans le XIe arrondissement. Pendant ce dernier, il sera à nouveau écroué le 3 mars 2017 pour vol aggravé. Il purge une peine de 4 mois pour vol aggravé et une seconde, de 10 mois, pour vol et tentative de vol aggravé. Par la grâce des remises de peine automatiques, il sortira de détention le 17 janvier 2018 mais ne se rendra pas à sa convocation, sept jours plus tard. Son statut de SDF ne permettra pas au service de probation de le retrouver. De même, il ne fera pas l'objet de contrôle pour son interdiction de paraître, pas plus d'ailleurs qu'en ce qui concerne Yacine M. Et pour cause. Les conseillers d'insertion et de probation n'ont pas les moyens d'assurer ces contrôles qui, concrètement, se font par les forces de police au hasard des vérifications inopinées d'identité. Le premier meurtrier avait entre cinq et dix mentions au casier, le second une dizaine.

    Actuellement, le Spip de Paris gère annuellement 4000 mesures de ce type pour cinquante conseillers d'insertion et de probation. La future loi Belloubet, qui réformera le droit des peines, s'apprête à automatiser le prononcé pour ces modes de probation et ces interdictions de paraître concernant des peines inférieures ou égales à six mois - soit 87.564 peines prononcées ou 10.692 personnes - et confirme l'aménagement systématique pour celles de moins d'un an.

    À cela s'ajoute la difficulté de procéder en amont à des enquêtes de personnalité dignes de ce nom par des services de probation déjà débordés. «Bien des profils, comme ceux des deux meurtriers de Mireille Knoll vraisemblablement, ne sont pas compatibles avec ce type de peine», s'inquiète ce haut cadre de la pénitentiaire. «Et bien des rendez-vous de sursis avec mise à l'épreuve n'ont rien à envier aux rendez-vous Pôle emploi, malgré l'engagement des agents de probation. De plus, contrairement aux agents de probation anglo-saxons, les nôtres ne font pas les visites de vérification des interdictions. Autrement dit, par ces choix politiques faits au nom de logique de coûts ou par choix idéologique, nous faisons courir et assumer un risque énorme à la société elle-même. Et aux victimes qui en payeront le prix», prédit-il.

    Le Figaro

    Remises de peine automatiques, manque de personnel, la justice n'est pas du tout appliquée !

    C'est une honte !


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