• Migrants : Mgr Malle menace Matteo Salvini de l’enfer

    Matteo Salvini

    Damnation. Si l’Eglise ne parle plus guère de l’enfer, Mgr Malle, évêque de Gap, n’hésite pas à y envoyer Matteo Salvini, coupable de vouloir protéger son pays de l’invasion migratoire…

     

    Dans un récent et passionnant ouvrage, Comment notre monde a cessé d’être chrétien, Guillaume Cuchet démontrait que le facteur déclenchant de l’effondrement de la pratique catholique en France, au mitan des années 1960, était une modification spectaculaire, dans la foulée de Vatican II, du discours catholique, qui a avait donné aux fidèles l’impression qu’on leur avait changé leur religion. Et notamment, puisqu’on avait pour ainsi dire aboli l’enfer et promis à tous le paradis, pourquoi s’embêter à ne plus pécher ou même à aller à la messe ?

    Il est un évêque, pourtant qui, envers et contre tout, continue à s’accrocher au dogme de l’enfer et à y envoyer ceux qui s’écartent par trop du droit chemin : c’est Mgr Xavier Malle, évêque de Gap. Oh bien sûr, il n’agite pas la menace de la damnation éternelle pour de simples pécadilles, comme de pratiquer l’avortement ou de promouvoir l’euthanasie. Non, pour mériter d’être envoyé en enfer par le Juge éternel du diocèse de Gap, il faut au moins, comme Matteo Salvini, s’être sérieusement engagé pour faire sortir son pays de la spirale de l’invasion migratoire.

    Ce lundi 11 juin, en effet, Mgr Malle n’a pas hésité à répondre au mot d’ordre lancé par le nouveau ministre de l’Intérieur italien, « chiudamo i porti » ‒ fermons les ports, pour signifier que l’Italie n’était plus disposée à laisser débarquer sur son territoire les migrants secourus en Méditerranée ‒, par un tweet vengeur adressé à Matteo Salvini : « Les ports… et les portes du Ciel… pour vous ? »

    On mesurera l’immense miséricorde de Mgr Malle à ce point d’interrogation final… Reste qu’il n’a pas hésité à brandir les flammes de l’enfer à l’encontre d’un homme politique qui, que l’on sache, n’a pas appelé à laisser se noyer les migrants en Méditerranée, ou appelé à les affamer : juste réaffirmé de manière spectaculaire et, d’une façon à laquelle les dirigeants européens ne nous ont plus habitués, en faisant suivre ses paroles d’actes, que le fait d’être recueilli en Méditerranée n’ouvre pas une créance à venir s’installer en Italie. Matteo Salvini n’envoie pas ces migrants à la mort : considérant que ni eux ni l’Italie n’ont intérêt à leur arrivée, il demande qu’ils retournent d’où ils viennent, ou qu’ils soient accueillis dans un autre pays d’Europe – ce qui du reste se profile avec la décision de l’Espagne de les accueillir.

    Libre à chacun de juger la position de Matteo Salvini dure, ou même intolérable. Libre à chacun de juger cette politique de fermeture des frontières irréaliste ou inhumaine. Mais agiter la menace de l’enfer, comme on n’entend plus l’Eglise le faire qu’à l’égard des seuls mafieux, cela ressemble furieusement à une manipulation de la doctrine des fins dernières au service des préjugés politiques de l’évêque de Gap.

    Il est vrai que le sujet semble particulièrement apte à faire sortir Mgr Malle de ses gonds. Déjà, en avril, il avait accusé les militants de Génération identitaire, lors de cette opération visant à bloquer aux migrants le col de l’Echelle, d’« instrumentaliser les migrants ». Quoi que l’on pense de Génération identitaire, on nous permettra de trouver notre évêque bien audacieux de sonder ainsi les reins et les cœurs, et de dénier par principe à des gens dont l’action le choque toute sincérité dans leurs motivations.

    Arroseur arrosé, ne pourrait-il d’ailleurs l’objet d’une même accusation ? Avec tout le respect que l’on doit à l’autorité épiscopale, ne pourrait-on accuser Mgr Malle, qui ne connaît pas plus que nous les sentences qui seront rendues au jour du Jugement, d’instrumentaliser le Jugement dernier au service de convictions immigrationnistes ? Ce qui serait doublement fautif : non seulement parce que, ce faisant, il abaisse la doctrine de la Rédemption au rang d’une idéologie politique, couverte des oripeaux flatteurs de la charité – mais une charité qui ne se soucie aucunement du bien réel des personnes. Mais aussi parce qu’il contribue, encore davantage, à éloigner de l’Eglise ces Européens qui ne pourront voir en elle la lumière du Salut tant qu’elle s’obstine à collaborer à leur disparition.

    VALEURS

    Que Malle en prenne chez lui des migrants !


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  • Australie: un archevêque reconnu coupable d'avoir caché des abus pédophiles

    © AAP/Peter Lorimer/via REUTERS L'archevêque d'Adélaïde Philip Wilson (centre) lors de son arrivée au tribunal de Newcastle, ce mardi 22 mai 2018.

    Une nouvelle affaire de pédophilie secoue l'Église catholique, cette fois-ci en Australie. Un archevêque a été reconnu coupable ce mardi 22 mai d'avoir couvert des abus pédophiles dans les années 70. L'archevêque d'Adélaïde, Philip Wilson, qui nie les faits, risque jusqu'à deux ans de prison.

    Les faits se sont déroulés en 1976 dans la région de Hunter en Nouvelle-Galles-du-Sud. À l'époque, Peter Creigh, un enfant de chœur âgé de 15 ans s'était confié à l'archevêque Philip Wilson en lui racontant les abus sexuels dont il a été victime 5 ans plus tôt. Des abus commis par Jim Fletcher, un prêtre pédophile notoire aujourd'hui décédé.

    Philip Wilson alors jeune prêtre avait caché les faits. Devant la barre, l'ecclésiastique a démenti toutes les charges, et raconté ne pas se souvenir de cette conversation. Et de fait, l'archevêque australien âgé de 67 ans est atteint de la maladie d'Alzheimer, ses défenseurs avaient tenté à quatre reprises d'obtenir l'abandon des poursuites, sans succès.

    Reconnu coupable d'avoir caché un crime grave, Philip Wilson risque aujourd'hui jusqu'à deux ans de prison. La condamnation doit avoir lieu le 19 juin prochain.

    Ce jugement est un nouveau coup dur pour le pape François, après la démission récente de l'ensemble de la hiérarchie catholique chilienne dans le cadre d'un énorme scandale de pédophilie.

    Les victimes quant à elles, espèrent que ce jugement ouvrira la voie à d'autres poursuites, pour briser l'omerta, une bonne fois pour toutes.

    RFI

    Mais pourquoi ne laisse t-on pas les prêtres se marier ?


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - DIMANCHE 20 05 2018 Pentecôte

     

    Passez un bon dimanche


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  • Pas-de-Calais : enquêtes sur des abus sexuels dans une communauté catholique pour enfants

    Plusieurs informations judiciaires sont ouvertes pour des soupçons d’abus sexuels et de maltraitance à la communauté catholique traditionaliste de Riaumont, à Liévin (Pas-de-Calais), a confirmé jeudi le parquet de Béthune à l'AFP, «sur des faits de nature sexuelle et de maltraitance». Plus de 200 témoins et victimes ont été auditionnés par la police dans plusieurs pays depuis 2013, selon Le Point qui a révélé l’information.

    L’enquête est menée en partie par la section «mineurs» de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), basé en région parisienne. «Les informations suivent leur cours, elles progressent», a assuré le parquet, sans plus de précisions.

    La communauté comprend l’école Jean-Bosco, une école libre hors contrat, qui n’est pas agréée par l’Éducation nationale, et qui dispense des cours de la 6e à la 3e - conformément au programme d’un cours par correspondance - encadrés par des religieux en tenue traditionnelle.

    Tenue par les religieux de l’Institut Sainte-Croix de Riaumont, la propriété abrite en outre un groupe scout autonome traditionaliste, le Groupe Saint-Bernard, et un centre de documentation baptisé «laboratoire scout». En 2001, le parquet de Béthune avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort d’un adolescent de 14 ans, retrouvé pendu dans l’institut. Un non-lieu avait finalement été prononcé ! ?

    Libération


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  • Bordeaux: Un prêtre visé par une plainte pour agression sexuelle

    L’archevêché a demandé au prêtre girondin suspecté de gestes déplacés envers une de ses paroissiennes de se retirer de sa charge…

    Mardi, un prêtre girondin a été entendu en garde à vue à l’hôtel de police de Bordeaux-Mériadeck après la plainte d’une jeune femme pour agression sexuelle, rapporte Sud-Ouest. Elle raconte qu’il a essayé de l’embrasser et de lui caresser les seins alors qu’ils étaient seuls. Il aurait reconnu avoir eu cette pulsion devant les policiers.

    L'archevêché de Bordeaux a demandé au prêtre de se retirer de ses fonctions, qu’il exerçait sur les quartiers de Caudéran et Saint-Augustin. Une enquête est en cours et devra notamment déterminer si le prêtre a pu commettre d’autres agissements similaires au cours de sa carrière.

    20 Minutes


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  • Pédophilie au Chili : le pape reconnaît de « graves erreurs » d’appréciation

    C’est un mea culpa qui fera date dans le pontificat. Le pape François reconnaît « avoir commis de graves erreurs d’appréciation et de perception » dans la crise qui secoue l’Eglise chilienne à propos d’accusations d’actes de pédophilie et d’agressions sexuelles portées contre certains des membres de son clergé.

    Le Vatican a rendu publique, mercredi soir 11 avril, la lettre tout à fait inhabituelle que le chef de l’Eglise catholique a adressée aux évêques chiliens, et dans laquelle il reconnaît ses torts. Datée du 8 avril, cette missive, et sa publication encore plus hors du commun, est un nouvel épisode dans cette affaire qui avait tourné au désastre pour le pape François, lors de sa visite au Chili, en janvier.

    Au cours de ce déplacement, le pape avait pris la défense de l’évêque Juan Barros. Nommé par François, en janvier 2015, à la tête du diocèse méridional d’Osorno, il est accusé par plusieurs personnes d’avoir couvert les agressions sexuelles commises pendant des années par un prêtre charismatique de Santiago, Fernando Karadima, condamné par l’Église pour pédophilie en 2011. En janvier, François s’était dit convaincu de l’innocence de Mgr Barros. Il avait accusé les victimes chiliennes de calomnie et leur avait reproché de n’apporter aucune preuve à l’appui de leurs accusations.

    Le pape François a écrit sa lettre aux évêques après avoir pris connaissance des 2 300 pages du rapport que lui ont remis ses deux envoyés spéciaux au Chili, Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, et le père Jordi Bertomeu Farnos, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Les deux ecclésiastiques avaient été dépêchés en catastrophe par le pontife lorsque, de retour à Rome, celui-ci s’était rendu compte des dégâts occasionnés par ses propos au Chili.

     

    « Manque d’information fiable et équilibrée »

    Les deux envoyés spéciaux, indique le pape, ont collationné 64 témoignages et lui ont avoué s’être sentis « accablés par la douleur de tant de victimes de graves abus de conscience et de pouvoir et, en particulier, des abus sexuels commis par plusieurs personnes consacrées (…) à l’encontre de mineurs ». François impute, au moins en partie, son erreur d’appréciation à un « manque d’information fiable et équilibrée ».

    « Après une lecture attentive du rapport, je crois pouvoir affirmer que tous les témoignages recueillis parlent de manière crue, sans additif ni édulcorant, de beaucoup de vies crucifiées, et je vous confesse que cela m’a causé douleur et honte »

    , écrit le pape.

    « Je demande à présent pardon à tous ceux que j’ai offensés et j’espère pouvoir le faire personnellement, dans les prochaines semaines, dans des rencontres que j’aurai avec des représentants des personnes rencontrées [par ses envoyés spéciaux] », ajoute Jorge Bergoglio.

    Quelles seront les conséquences de la reconnaissance sans faux-fuyant de ce dysfonctionnement majeur de la hiérarchie catholique ? Dans sa lettre, François invite les trente-deux évêques chiliens à se rendre à Rome, à une date encore indéterminée, pour « dialoguer » sur la base des conclusions de ce rapport et pour en tirer des conséquences pour l’avenir. Le nom de l’évêque Barros n’est pas cité dans la lettre, mais il est peu douteux qu’il soit sur la sellette. Cependant, l’ampleur de la reconnaissance des erreurs de la hiérarchie catholique laisse à penser que l’exercice d’autocritique auquel est conviée la hiérarchie chilienne dépassera largement son cas.

     

    Manipuler par les « gauchistes »

    Le pape pourrait aussi tirer les conséquences de ce que, comme il le mentionne lui-même, il a le sentiment d’avoir manqué, dans cette affaire, « d’information fiable et équilibrée ». Or la crise chilienne touche le Vatican au moins depuis janvier 2015 et la nomination de Mgr Barros dans le diocèse d’Osorno.

    Aux personnes qui tentaient d’alerter le pape sur le trouble dans lequel cette nomination avait plongé le diocèse, le pape François répondait qu’il ne fallait pas se laisser manipuler par les « gauchistes ». Toutes les courroies de transmission entre le Chili et le Saint-Siège sont donc potentiellement en difficulté, qu’il s’agisse de la conférence épiscopale chilienne ou de la nonciature. En attendant cette réunion, François a suggéré aux évêques chiliens de mettre leur Eglise « en état de prière ».

    Le Monde

    Quel faux-cul ce pape !


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  • Un local de l'Union des étudiants juifs saccagé à l'université Paris-I

    Un local de l'Union des étudiants juifs saccagé à l'université Paris-I

    Selon président de l'UEJF, les murs du local ont été recouvertes d'inscription haineuses. Il a indiqué qu'il compter porter plainte et évoque "un climat de danger pour les étudiants juifs".

     

    Un local de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a été saccagé sur le site Tolbiac de l'université Paris-I et ses murs ont été recouverts d'inscriptions haineuses, a indiqué mercredi l'UEJF, qui a annoncé un dépôt de plainte contre cet acte qu'elle juge "antisémite".

    "Alors que le site est occupé par des étudiants d'extrême gauche, notre local a été saccagé, une armoire jetée à terre, avec sur le mur des inscriptions 'À mort Israël', 'vive Arafat'", a précisé le président de l'UEJF, Sacha Ghozlan.

    L'université va rouvrir jeudi matin.

    Une vidéo diffusée sur le compte Twitter de l'association montre d'autres tags, tels "local sioniste raciste anti-goy" et "Palestine vaincra". La pièce saccagée se trouve sur le site Tolbiac-Pierre-Mendès-France de Paris-I, occupé depuis plusieurs jours par des étudiants demandant le retrait des lois ORE (Orientation et réussite des étudiants) et Asile-immigration. L'université a prévu de rouvrir jeudi matin.

    Toute la lumière doit être faite".

    Le site a suspendu les cours et les travaux dirigés depuis plusieurs jours mais il y a des allers et venues d'étudiants et de personnels de la fac, a indiqué l'université. "Je demande au président de l'université d'agir rapidement pour mettre fin au blocus et mettre tout en oeuvre pour identifier les auteurs de ce saccage d'un local d'étudiants juifs parce qu'ils sont juifs", a déclaré le président de l'UEJF. "J'appelle la ministre de l'Enseignement supérieur (Frédérique Vidal, ndlr) et la Conférence des présidents d'université (CPU) à dénoncer cet acte antisémite", a-t-il ajouté.

    En réponse, la ministre de l'Enseignement supérieur a indiqué sur Twitter que "toute la lumière [devait] être faite sur les dégradations". "Il est plus que jamais nécessaire de replacer au cœur de notre société les valeurs fondamentales de respect, de solidarité et de fraternité", a-t-elle poursuivi.

    Europe 1


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  • Marche blanche pour Mireille Knoll : la position du Crif provoque l'indignation

     Daniel Knoll , fils de Mireille Knoll

    "Choquée", "pitoyable", "insensée"... Les réactions n'ont pas tardé après le refus du président du Crif, Francis Kalifat, de voir défiler le chef de fil de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et Marine Le Pen, lors de la marche en hommage à Mireille Knoll, une octogénaire juive dont le meurtre a ravivé les inquiétudes sur l'antisémitisme en France.

    A commencer par le propre fils de Mireille Knoll : 

    "Le Crif fait de la politique, moi j'ouvre mon cœur à tout le monde." 

    Appelant à ce que "tout le monde sans exception" participe à la marche, il a insisté, sur RMC : "Nous appelons tout le monde, je dis bien tout le monde. Les gens qui ont une mère peuvent me comprendre, or tout le monde a une mère [...] Tout le monde est concerné et il n'y a pas de limite, je suis contre les limites." 

    Le président du Crif Francis Kalifat s'est de nouveau justifié mercredi estimant, sur RTL, que les antisémites étaient "surreprésentés" à l'extrême gauche et à l'extrême droite  affirmant que ces deux partis étaient "infréquentables".

    Interrogé par "L'Obs", Pascal Lepage, étudiant en Master de philosophie à Bordeaux, dit avoir ressenti beaucoup de colère en découvrant que le Crif ne voulait pas de la présence de Jean-Luc Mélenchon à la marche en hommage à Mireille Knoll au motif qu’il y aurait une surreprésentation d’antisémites au sein de la France insoumise. Arrière-petit-fils de déportés, il se présente comme juif et insoumis et défend le droit à critiquer la politique d’Israël sans être dénoncé comme antisémite :

     

    "Le Crif fait de la récupération politique, s'arroge le droit de décerner des brevets de républicanisme. Mais les insoumis n'ont aucune leçon à recevoir du Crif. Francis Kalifat voudrait qu'on résume le débat entre d'un côté les pro-Israël, qui seraient les pro-juifs, et de l'autre les anti-Israël, qui seraient les anti-juifs, tout ça pour priver le débat public d'une réflexion sur la politique d'Israël.

     

    Ma judéité ne doit pas entrer en compte dans un débat qui est politique. C'est comme si on disait que critiquer la politique d'Emmanuel Macron, c'est être anti-français. On peut critiquer Israël sans être antisémite."

     

    "Un principe"

    Dans la classe politique, plusieurs responsables ont réagi.

    "Chacun est libre de se rendre à une manifestation", a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a précisé ne pas partager la position du Crif selon laquelle le FN et les Insoumis ne sont pas les bienvenus à la "marche blanche" en mémoire de Mireille Knoll. Il a ajouté : 

     

    "Chacun est le bienvenu pour honorer la mémoire de cette dame aujourd'hui".

    "Je ne partage pas les propos, en tout cas la recommandation faite par le président du Crif, disant aux militants de ne pas se rendre à une manifestation en hommage et en mémoire d'une dame qui a été assassinée", a-t-il précisé. Benjamin Griveaux a également affirmé qu'il "resterai(t) très attaché à un principe simple c'est que chacun a le droit de manifester pour peu qu'il ne trouble pas l'ordre public et qu'il respecte le droit". 

    "Il y a des moments d'unité où peut-être il faut pouvoir dépasser cela", a pour sa part jugé sur RMC la Garde des Sceaux Nicole Belloubet souhaitant que cette marche soit un "moment d'unité puissant".

     

    "Pitoyable"

    Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, qui ira à la marche, a qualifié sur LCI de "pitoyable" la position du Crif, "parce que, quand on organise une marche pour la tolérance, pour le respect, on invite tout le monde".

    L'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati (LR) s'est dite elle aussi "choquée" sur BFMTV-RMC par la position du Crif, estimant que cette marche "ne (lui) appartenait pas". 

    Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, n'a pas voulu commenter la position du Crif, mais a évoqué sur franceinfo "un débat en interne" de l'association. Le maire LR de Nice Christian Estrosi a en revanche apporté sur France 2 son soutien au Crif: "Il faut respecter ceux qui constituent l'autorité (...) et qui attendent aujourd'hui qu'il y ait surtout le calme et qu'il n'y ait aucune récupération politique".

     

    "Grand dommage"

    Parmi les réactions indignées, on trouve aussi plusieurs personnalités du monde médiatique :

    Raphael Glucksmann

    Raphael Enthoven

    Caroline Fourest

    De très nombreux partis participeront à cette marche. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux et le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se joindront au cortège, tout comme Laurent Wauquiez et Jean-Christophe Castaner. 

    Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, eux, ont annoncé qu'ils se rendront à la marche blanche, malgré le refus du Crif.  

    L'Obs 

    Le Crif fait du zèle !

    On a peu parlé de cette dame juive à côté de ce pauvre gendarme fait colonel à titre posthume, légion d'honneur, trois décorations !

    Si on avait renvoyé au Maroc ce fichier S radicalisé à la double nationalité, il n'y aurait pas eu quatre morts, le gendarme ne serait pas colonel mais il serait toujours vivant !!!

    Hélas, aucun politique ne prend d'initiative ! A quand la prochaine tuerie, les discours, les marches blanches, les fleurs, les messes, etc.


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  • Le parquet de Paris a ouvert, lundi 26 mars, une information judiciaire pour "assassinat" à caractère antisémite, après le meurtre, vendredi à Paris, d'une octogénaire juive. Deux suspects vont être présentés à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen, notamment pour "assassinat à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable", selon une source judiciaire.

    La victime s'appelle Mireille Knoll

    Mireille Knoll, 85 ans, était "de confession juive", a souligné dimanche soir, dans un communiqué, le Service de protection de la communauté juive (SPCJ). Enfant, elle avait échappé de justesse à la rafle du Vel d'Hiv' de juillet 1942, en s'enfuyant de Paris juste avant, avec sa mère, a raconté à l'AFP son fils. Réfugiée au Portugal, elle était revenue à Paris après la guerre, et avait épousé un homme rescapé du camp d'Auschwitz. Son mari est mort au début des années 2000.

    Elle a reçu des coups de couteau et son appartement a été incendié

    Le corps de Mireille Knoll a été retrouvé en partie carbonisé, vendredi 23 mars, dans son appartement, au deuxième étage d'un immeuble de l'avenue Philippe-Auguste, dans le 11e arrondissement de Paris. C'est une voisine qui a signalé l'incendie et a appelé les pompiers.

    Les policiers se sont rapidement orientés vers la piste criminelle, après la découverte de plusieurs départs de feu dans l'appartement, puis de traces de coups de couteau sur le corps de la vieille dame, qui gisait sur son lit.

    Deux suspects vont être présentés à un juge

    A la police, un membre de la famille de Mireille Knoll a déclaré soupçonner un voisin, qui avait l'habitude de venir la voir et était passé dans l'appartement dans la journée. C'est cet homme, né en 1989, qui a été le premier placé, samedi, en garde à vue. "Apparemment, ma mère le connaissait très bien et le considérait comme un fils", a déclaré à l'AFP le fils de la victime. Un deuxième homme a été placé en garde à vue lundi.

    Le caractère antisémite du crime retenu

    Lundi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire des chefs "d'assassinat en raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur une personne vulnérable", "vol aggravé", "dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes". "Les deux individus mis en cause ont été déférés en vue de leur présentation à un juge d'instruction", précise le parquet de Paris, qui requiert leur placement en détention provisoire.

    Cette décision était très attendue par la communauté juive, encore marquée par le meurtre, en 2017, de Sarah Halimi. Cette femme juive orthodoxe de 65 ans avait été tuée à Paris par son voisin, qui l'avait rouée de coups et défenestrée. Après plusieurs mois de bras de fer judiciaire, le caractère antisémite du meurtre a finalement été retenu par la juge d'instruction, fin février 2018.

    Dans un communiqué, dimanche, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), instance de représentation politique de la communauté juive, avait déclaré attendre "des autorités la plus totale transparence dans l'enquête en cours, afin que les motifs de ce crime barbare soient connus de tous le plus rapidement possible". Le président du Consistoire israélite (organe de représentation religieuse), Joël Mergui, avait de son côté dit à l'AFP vouloir "comprendre ce qui s'est passé et ne pas laisser se reproduire le silence qui avait suivi l'assassinat de Sarah Halimi il y a un an, dans le même arrondissement".

    Franceinfo


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  • Gard : s'affichant comme une fille de 18 ans, un prêtre attirait des ados sur internet

    Image d'illustration

    Le Procureur a requis la mise en examen du prêtre de 45 ans pour "corruption de mineurs" mais aussi "chantage". 

    Soupçonné d'avoir attiré des adolescents sur les réseaux sociaux en s'affichant comme une fille de 18 ans, un prêtre  gardois a été mis en examen par un juge de Nîmes et suspendu par sa hiérarchie mercredi soir, a-t-on appris auprès du parquet et du diocèse. Le Procureur de la République de Nîmes, Erick Maurel a indiqué avoir requis la mise en examen de ce prêtre de 45 ans pour "corruption de mineurs" mais aussi "chantage", via un réseau social, des faits passibles de sept ans de prison. Le procureur a également demandé le placement sous contrôle judiciaire du prêtre, dont la paroisse n'a pas été précisée. Cet homme n'aurait jamais rencontré physiquement ses victimes.

    Photos dénudés.

    Une perquisition s'est déroulée au domicile du mis en cause, a ajouté le Procureur, soulignant que "du matériel informatique a été saisi" et "est en cours d'exploitation". Une enquête était ouverte depuis quelques mois après que trois jeunes adolescents ont expliqué avoir été attirés sur internet par une jeune fille qui semblait de leur âge. Mais sur la toile, derrière le pseudo féminin, se cachait non pas une fille de 18 ans mais bien un quadragénaire. Les mineurs avaient fourni au prêtre des photos d'eux dénudés, pensant qu'ils allaient séduire la jeune fille en question. Le prêtre est également suspecté d'avoir fait chanter un jeune en lui disant qu'il allait diffuser des images de lui dénudé sur les réseaux sociaux.

    Identification de l'adresse IP.

    Ce sont des parents, alertés par leur fils, qui auraient dénoncé les faits, permettant le déclenchement d'une enquête pénale à l'issue de laquelle les enquêteurs du groupement de gendarmerie du Gard ont réussi à identifier les adresses IP des ordinateurs utilisés par le prêtre. "Notre pensée rejoint d'abord toutes les personnes blessées, affectées, déstabilisées par des agissements délictueux : les enfants et les jeunes concernés, leurs familles ainsi que les paroissiens et tous ceux qui estiment que leur confiance est trahie", soulignait mercredi soir l'évêque de Nîmes Mgr Robert Wattebled.

    Europe 1

    Hier soir, j'ai regardé sur la 3 : Pédophilie, un silence de cathédrale !

    Que de prêtres pédophiles en France !

    Mais pourquoi on ne les laisse pas se marier comme les pasteurs protestants ?


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  • Le fils de Carla Bruni et de Raphaël Enthoven victime d’insultes antisémites

    Aurélien Enthoven, youtubeur connu sous le nom de Motorsport Gigantoraptor, subit des attaques antisémites très violentes depuis qu’il a publié une vidéo contre le racisme sur sa chaîne.

     

    Voici le lien de l'article avec les insultes et la video. de 23mn54. Je l'ai visionné, pas compris grand chose !!!

    https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebhub/le-fils-de-carla-bruni-et-de-rapha%c3%abl-enthoven-victime-d%e2%80%99insultes-antis%c3%a9mites/ar-BBK7GeV?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Nouvelle agression antisémite d'un adolescent dans le Val-d'Oise

    Mercredi soir, vers 20h30, un adolescent de 14 ans jouait avec des pétards dans un parc proche de la synagogue de Montmagny, à l'occasion de la fête juive de Pourim. Cette commémoration est l'occasion pour la communauté juive de se déguiser mais également de réaliser des dons et des repas festifs. Le jeune garçon, avant la célébration dans la synagogue, était alors accompagné de son frère et de sa sœur, lorsqu'il a été insulté de «sale juif» par une bande de huit adolescents du quartier. 

     

    Le caractère antisémite de l'agression retenu

    Le jeune garçon, sortant avant ses parents de la synagogue, s'est alors retrouvé «légèrement isolé» selon une source policière, et a été pris à partie et encerclé par une dizaine d'adolescents. Le garçon a reçu de nombreux coups et a été frappé avec une branche d'arbre, cassant ses lunettes. La bande de jeunes du quartier n'a cessé de l'insulter lors de l'agression, notamment de «sale juif», et s'est ensuite enfuie, dérobant sa kippa.

    Le garçon de 14 ans a immédiatement porté plainte auprès de la police, à laquelle il a expliqué les faits. Environ une heure plus tard, les agresseurs présumés ont été interpellés par la brigade anticriminalité (BAC) et ont été mis en garde à vue pour «violence aggravée», notamment «en raison de la religion». Deux d'entre-deux ont été reconnus par le jeune garçon et tous «ont reconnu qu'ils étaient présents dans le groupe agresseur» selon une source proche de l'enquête. La victime s'est vue prescrire deux jours d'incapacité totale de travail (ITT). Le caractère antisémite de l'agression a été retenu et une enquête a été ouverte.

     

    Une agression antisémite un mois auparavant

    Cette agression intervient un mois après qu'un autre acte de violence antisémite a eu lieu à Sarcelles, sur un enfant de 8 ans. Cette affaire avait suscité une vive émotion au sein de la communauté juive et de la classe politique. Le président Macron avait condamné cette agression sur Twitter, la qualifiant d'«acte ignoble».

    Une autre agression avait également été observée le 10 janvier, sur une jeune fille juive à Sarcelles, alors qu'elle se rendait au lycée. Cependant, à ce stade de l'enquête, le caractère antisémite n'avait pas été retenu par le parquet. Ces agressions surviennent alors que les chiffres des actes racistes, antimusulmans et antisémites ont été publiés le 31 janvier, dévoilant une diminution des actions antisémites, bien qu'ils soient plus violents en 2017.

    Le Figaro

    Quand va t-on laissé les juifs tranquilles ! Ce n'est pas de leur faute s'ils sont plus intellegents, ils se soutiennent entre eux contrairement aux chrétiens (protestants et catholiques) et aux musulmans (chiites et sunnites).

    Ce n'est que mon avis personnel !


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