• Les discriminations religieuses touchent davantage les catholiques

    Les discriminations religieuses touchent davantage les catholiques

     


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  • Etats-Unis : 13 sœurs d’un même couvent meurent du Covid-19

    Le coronavirus a fait des ravages au couvent « the Presentation of the Blessed Virgin Mary », dans le Michigan. Entre le 10 avril et le 27 juin, treize religieuses sont mortes de la maladie, dont douze en un mois, rapporte le New York Times.

    « Nous sommes attristées pour chacune de nos sœurs décédées au cours de la pandémie dans toute la province et nous apprécions tous ceux qui nous soutiennent dans la prière et de diverses façons », s'est exprimée dans le quotidien américain sœur Mary Christopher Moore présidente de la communauté « Our Lady of Hope Province », qui rassemble quelque 400 religieuses d'Amérique du Nord.

    Dangereux pour les nonnes

    Ces femmes étaient membres de la congrégation de Saint-Félix de Cantalice, plus communément appelées Féliciennes.

    Avec la diffusion du virus, le couvent dont elles faisaient partie avait mis en place plusieurs mesures de sécurité. Il n'accueillait plus de visiteurs, les sœurs appliquaient la distanciation sociale et les travaux de groupe se faisaient avec un nombre de personnes limité, raconte le New York Times. De plus, la messe se faisait par vidéo.

    Le Parisien

    Comment Dieu a pu laisser faire ça ???


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  • Hérault : une statue de la Vierge Marie décapitée

     Nouvel acte anti-chrétien, dans l’indifférence générale.

    Sur son compte Twitter, Joël Raymond, maire du village de Montaud, à 20 kilomètres au nord de Montpellier, a indiqué qu’une statue de la Vierge Marie, située sur une parcelle communale, avait été décapitée. L’édile a annoncé avoir porté plainte, et la gendarmerie a ouvert une enquête, rapporte notamment le quotidien régional Midi Libre. Quelques semaines auparavant, une autre statue de la Vierge avait subi un acte de dégradation similaire, à la lisière du Gard et de l’Hérault. 

    « Symbole de l’amour et de la tendresse d’une mère »

    « Est-ce l’imbécilité humaine ? Est-ce un acte contre la communauté chrétienne ? », s’est ému Joël Raymond auprès de Midi Libre« Je ne connais pas l’explication de cet acte malveillant mais… reconnaissons qu’il est affligeant et irrespectueux de notre patrimoine culturel et cultuel », a aussi déploré l’édile, avant d’ajouter : « A ceux qui ont commis cette dégradation volontaire, je tiens seulement à leur rappeler que cette statue était le symbole de l’amour et de la tendresse d’une mère ». Le maire a également assuré que le conseil municipal décidera très prochainement d’une réparation ou d’une reprise intégrale de la statue. 

    Le 23 juin dernier, une autre statue de la Vierge Marie avait été retrouvée brisée au bord de la route, à la lisière du Gard et de l’Hérault. Quelques semaines auparavant, la croix du pic Saint-Loup, juchée à 658 mètres d’altitude, avait été mise à bas. Des inscriptions évoquant la laïcité et la sorcellerie avaient été peintes en rouge. Cet immense crucifix a ensuite été remis en état. 

    Valeurs Actuelles

    Les actes anti chrétiens, on en parle pas, mais si il y a une tête de porc devant une mosquée, on en parle, c'est un scandale, pourtant juste à la jeter, pas de dégâts ! !


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  • Allemagne: l'auteur de la pire attaque antisémite d'après-guerre devant la justice

    Le procès de l'auteur de la pire tentative d'attentat antisémite d'après-guerre qu'ait connu l'Allemagne s'est ouvert mardi, dans un contexte d'un regain de la menace d'extrême droite.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/allemagne-l-auteur-de-la-pire-attaque-antis%C3%A9mite-d-apr%C3%A8s-guerre-devant-la-justice/ar-BB16ZbVP?ocid=msedgntp


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  • La Russie inquiète des intentions turques pour Sainte-Sophie

    La Russie inquiète des intentions turques pour Sainte-Sophie

    Les autorités russes et l'Eglise orthodoxe se sont montrées lundi inquiètes face à la volonté affichée par le président turc Recep Tayyip Erdogan de reconvertir l'ex-basilique Sainte-Sophie d'Istanbul en mosquée.

    Le patriarche russe Kirill s'est dit dans un communiqué "profondément préoccupé" par un éventuel changement de statut de "l'un des plus grands monuments de la culture chrétienne" et "particulièrement cher à l'Eglise russe", héritière des traditions byzantines.

    "Toute tentative d'humilier ou de piétiner l'héritage spirituel millénaire de l'Église de Constantinople est perçue par le peuple russe - jadis comme aujourd'hui - avec amertume et indignation", a averti le patriarche de Moscou.

    "Une menace envers Sainte-Sophie est une menace pour l'ensemble de la civilisation chrétienne, et donc envers notre spiritualité et notre histoire", a-t-il ajouté, appelant le gouvernement turc à la "prudence".

    Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui dit "espérer que le statut de la basilique Sainte-Sophie en tant qu'objet appartenant patrimoine mondial sera pris en compte" par Ankara.

    Il a estimé aussi que Sainte-Sophie avait "une valeur sacrée" pour les Russes, tout en jugeant que la question de la reconversion ou non du lieu relevait "des affaires intérieures de la Turquie".

    Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Verchinine, a également appelé Ankara à "prendre en compte l'importance mondial" de l'ancienne basilique byzantine.

    Le plus haut tribunal administratif de Turquie a étudié jeudi une demande de reconversion en mosquée de l'ex-basilique Sainte-Sophie, une mesure que le président Recep Tayyip Erdogan appelle de ses voeux au risque de susciter des tensions avec plusieurs pays.

    Le tribunal doit désormais annoncer sa décision sous 15 jours.

    Oeuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs, Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial de l'Unesco et l'une des principales attractions touristiques d'Istanbul.

    Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, Sainte-Sophie a été transformée en musée en 1935 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, soucieux de "l'offrir à l'humanité".

    Le Point


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  • Le cardinal Barbarin dit au revoir aux Lyonnais avant de redevenir simple prêtre

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/le-cardinal-barbarin-dit-au-revoir-aux-lyonnais-avant-de-redevenir-simple-pr%C3%AAtre/ar-BB164dHw?ocid=msedgntp

    A lire l'article, nombreux sont ceux qui l'admirent encore, donc beaucoup de cathos sont cons et ne sont pas contre  le fait de sodomiser des petits garçons ! 


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  • Dans une note interne, les policiers du Calvados sont invités à limiter leurs interventions aux atteintes aux personnes ou aux atteintes graves aux biens, dans les quartiers où beaucoup d’habitants observent le mois du ramadan.

    Il s’agit de consignes datées du 22 avril, venant du chef d’état-major de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Calvados, à l’attention de tous les policiers du département.

    « Sauf atteinte aux personnes ou atteinte grave aux biens (dégradations par moyen dangereux pour les personnes, de bâtiment, véhicule), il n’y a pas lieu d’intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un groupement de personnes rassemblées après le coucher de soleil pour s’alimenter », peut-on lire dans cette note interne que nous avons consultée.

    Des interventions systématiques selon Christophe Castaner

    Alors que plusieurs nuits de violences urbaines se sont enchaînées cette semaine, notamment en Île-de-France, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner interrogé par BFMTV, a expliqué qu’il y avait « plusieurs causes » à ces actes.

    Il y a « l’effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens, la plupart sont jeunes », a-t-il insisté, ajoutant que les forces de l’ordre intervenaient « systématiquement » mais que le gouvernement se devait aussi « d’accompagner ces jeunes ».

    « Les opérateurs répondront aux requérants que leur appel est pris en compte, et veilleront à ne pas faire de commentaire »

    Des paroles différentes des consignes écrites donc, en tout cas dans le Calvados. « Monsieur le directeur demande à tous les personnels de la DDSP de faire preuve de discernement en la matière, afin d’éviter qu’un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines », explique cette note interne qui précise que « les opérateurs répondront aux requérants que leur appel est pris en compte, et veilleront à ne pas faire de commentaire ».

    Une note dont la validité va « du 24 avril de 5h09 jusqu’au 23 mai à 21h52 ». D’autres départements ont-ils diffusé des consignes similaires, alors que les mesures de confinements restent inchangées jusqu’au 11 mai prochain ? La question reste à ce stade sans réponse.

    Selon Le Canard Enchainé dans son édition du 25 mars dernier, le secrétaire d’État à l’Intérieur Laurent Nuñez, qui s’exprimait à l’occasion d’une visioconférence réunissant, le 18 mars dernier, les préfets de zone de défense, a indiqué que « ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements ».

    Un préfet de la zone Sud-Est a répondu ce jour-là, toujours selon l’hebdomadaire, qu’« il ne fallait pas mettre le feu aux banlieues en essayant d’instaurer un strict confinement ».

    ACTU 17

    Confinement pour les cathos pas pour les musulmans !

    Mieux vaut en rire !


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  • La fermeture de l’église d’Oran a été demandée par un juge le 10 novembre dernier.

    En octobre dernier, les fermetures abusives d’églises en Algérie, dont notamment celle de « la plus grande église d’Algérie », avait soulevé une importante vague de soutien au niveau international. C’est désormais au tour de l’église d’Oran d’être menacée par des scellés. Le pasteur Rachid Seighir vient en effet de recevoir l’ordre de fermer le bâtiment selon Morning Star News.

    Le pasteur de l’église d’Oran précise que l’ordonnance a été émise à l’automne dernier mais ne lui a été communiquée que le 11 janvier.

    Dès 2017, le gouverneur de la province d’Oran avait signifié que « l’église n’est pas conforme aux lois en vigueur », comprenez la loi de 2006. Puis la police a fermé le bâtiment en février 2018, avant de la réouvrir en juillet 2018, à condition que l’église se conforme à la législation. Étant affiliée à l’Église Protestante d’Algérie, l’église d’Oran est en conformité avec la loi de 2006 selon le pasteur Seighir.

    Mais le 10 novembre dernier, un juge ordonne à nouveau la fermeture de l’église. Le pasteur souhaite faire appel de cette décision.

    « Nous n’avons qu’à faire appel pour porter cette affaire devant la Cour suprême d’Alger, car c’est notre dernier recours. Je pense que le Seigneur veut amener son église à une autre étape, et elle va devoir traverser cette situation. C’est à travers ces moments difficiles que le Seigneur œuvre pour changer ce pays. […] Je sais que ces fermetures ne sont que pour un certain temps, et les bons moments arrivent bientôt. »

    En octobre dernier, des centaines de chrétiens avaient manifesté dans les rues de plusieurs villes françaises pour être la voix des chrétiens persécutés en Algérie. Le Parlement européen avait demandé à l’Algérie de réouvrir les églises fermées et d’arrêter de violer la liberté de culte. De son côté, le député François Jolivet avait alerté l’Assemblée Nationale sur « la situation inquiétante des chrétiens en Algérie ».

    InfoChrétienne.com

    A chaque église fermée au Maghreb, il faut fermer une mosquée en France !


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  • Afghanistan: attaque meurtrière du groupe EI contre un temple sikh à Kaboul

    © STR / AFP Les forces de sécurité afghane à proximité du site de l'attaque contre un temple sikh à Kaboul le 25 mars.

    Au moins 25 personnes ont été tuées ce mercredi dans une attaque contre un temple hindou-sikh à Kaboul, revendiquée par le groupe État islamique.

    De larges trainées de sang sur le sol, le portail d’entrée en fer gris défoncé. Les photos du temple Dharamsala qui circulent sur les réseaux sociaux montrent la violence de l’attaque. Celle-ci a duré près de six heures.

    Elle a commencé tôt ce mercredi matin par une explosion. Un kamikaze a fait exploser sa charge selon les premiers témoignages. Des voisins racontent avoir entendu plusieurs détonations. La confusion règne. Difficile de déterminer le nombre d’attaquants qui ont pénétré dans le temple hindou-sikh alors que plusieurs fidèles étaient en pleine prière.

    Près de 80 personnes évacuées

    Les forces de sécurité afghanes mettront plusieurs heures avant de pouvoir évacuer des dizaines de femmes et enfants. A l’extérieur, des blessés sont transportés sur des civières. Le bilan officiel fait état d’au moins 25 morts, huit blessés et quelque 80 personnes secourues.

    Ce n’est pas la première fois que le groupe État Islamique s’en prend à la communauté sikh. En juillet 2018, un convoi de représentants sikh avaient été visés par une attaque-suicide à Jalalabad, dans l’est du pays. Dix personnes avaient été tuées, parmi les victimes Avtar Singh Khalsa, le seul Sikh candidat aux élections parlementaires.

    En Afghanistan, la violence se poursuit alors que talibans et autorités afghanes peinent à s’entendre sur le début des pourparlers de paix intra-afghans.

    RFI Avec notre correspondante régionale,  Sonia Ghezali


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  • La solution d'un prêtre italien lassé de célébrer la messe seul

    Un prêtre de Giussano, en Italie, lassé de célébrer la messe tout seul à cause de la quarantaine nationale en vigueur dans le pays, a collé des photos de ses paroissiens sur les bancs de son église.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/insolite/coronavirus-la-solution-insolite-dun-pr%c3%aatre-italien-lass%c3%a9-de-c%c3%a9l%c3%a9brer-la-messe-tout-seul/vi-BB11fiHX


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  • Pédophilie: décision renvoyée sur le pourvoi du cardinal Pell en Australie

    La plus haute juridiction australienne a renvoyé jeudi sa décision sur le pourvoi du cardinal George Pell contre sa condamnation pour pédophilie, au terme de deux journées de débats sur la validité des preuves qui ont envoyé en prison un prélat naguère l'un des plus puissants du Vatican.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/p%c3%a9dophilie-d%c3%a9cision-renvoy%c3%a9e-sur-le-pourvoi-du-cardinal-pell-en-australie/ar-BB1154zU?li=AAaCKnE

     

     

    "Plus haut représentant de l'Eglise catholique condamné pour viol sur mineur, M. Pell a été reconnu coupable en première instance en décembre 2018 de cinq chefs d'accusation, notamment d'avoir imposé une fellation en décembre 1996 à un garçon de 13 ans et de s'être masturbé en se frottant contre un autre dans la sacristie où les deux victimes s'étaient cachées pour boire du vin de messe.

    Deux mois plus tard, M. Pell avait poussé un des adolescents contre un mur et lui avait empoigné les parties génitales."


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  • Une ONG révèle une liste de 12 000 nazis vivant en Argentine

    Le centre Simon Wiesenthal de lutte contre l'antisémitisme et le racisme traque les criminels nazis de la Seconde guerre mondiale.

    Une liste comprenant les noms de 12 000 nazis installés en Argentine a été révélée mardi 2 mars par le centre Simon Wiesenthal de lutte contre l'antisémitisme et le racisme.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/une-liste-de-12-000-nazis-vivant-en-argentine-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e/ar-BB10K3NG?ocid=msedgntp


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  • Albi : 3 drapeaux maghrébins hissés sur le toit d’une église, une plainte déposée par un prêtre

    Plusieurs individus ont hissé trois drapeaux maghrébins sur le toit de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Albi (Tarn) ce dimanche. Une plainte a été déposée par un prêtre.

     

    Les faits se sont produits ce dimanche après-midi. Trois drapeaux ont été brièvement hissés sur le toit de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Albi : ceux de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. A l’arrivée de la police qui a été prévenue par un riverain, les jeunes qui avaient installé ces drapeaux étaient déjà partis raconte Le Figaro.

    Une photo où l’on aperçoit les auteurs de cet acte a été diffusée sur les réseaux sociaux. « Manifestement, les jeunes sont montés juste le temps de se faire prendre en photo pour faire le “buzz” » a réagi le curé de la paroisse au quotidien. Ce dernier a déposé plainte ce lundi au commissariat d’Albi.

    « C’est une provocation doublée de stupidité et de malveillance »

    Aucun tag n’a été constaté et aucune vitre n’a été brisée mais « il y aurait apparemment quelques dégradations sur le toit, au-dessus du porche d’entrée, que les jeunes ont escaladé », explique le père Paul de Cassagnac.

    « Sur ce bâtiment symbolique, c’est une provocation doublée de stupidité et de malveillance. J’exprime mon soutien à ceux qui ont été heurtés par cette scène exécrable », a-t-il ajouté.

    « Le climat en France devient préoccupant »

    Pour sa part, Me Henri de Beauregard, l’avocat d’une famille de catholiques agressés le 19 janvier à Caen interrogé par le journal, évoque « une symbolique très forte, porteuse d’une grande violence, dans cette manière quasi-militaire de mettre un drapeau sur un monument ».

    « Le climat en France devient préoccupant. C’est pour cela que, progressivement, l’Église commence à s’adresser à la justice. L’enquête permettra de savoir ce que ces jeunes avaient en tête et de faire la part entre la provocation imbécile et l’acte politique délibéré », insiste-t-il.

    ACTU 17


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  • Les autorités tanzaniennes ont annoncé vendredi avoir suspendu et arrêté un fonctionnaire accusé d'avoir déchiré en public un exemplaire du Coran, avant d'en piétiner les morceaux.

     

    Daniel Maleki, 30 ans, travaille au département commercial du district de Kilosa, dans la région de Morogoro (centre). "Il a été vu (jeudi) en train de déchirer et brûler ce livre saint musulman, un acte qui a irrité les musulmans et d'autres témoins qui ont ainsi décidé d'alerter la police", a indiqué le commandant de la police pour la région de Morogoro, Wilbroad Mutafungwa. "La police l'a aussitôt arrêté pour prévenir d'éventuels troubles", a-t-il poursuivi. Selon lui, l'homme a été présenté vendredi devant un juge qui a rejeté sa demande de libération sous caution.

    Un précédent émoi populaire en 2012

    Pour sa part, le ministre des Collectivités locales, Selemani Jafo, a annoncé avoir ordonné la suspension de l'employé et l'ouverture d'une enquête. "Fort heureusement, les Tanzaniens respectent leurs différences religieuses", a déclaré le ministre, dans une conférence de presse. Des images du fonctionnaire déchirant le livre saint circulent sur internet.

    En octobre 2012, à Dar es Salaam, la capitale économique, des musulmans en colère avaient saccagé et incendié des églises car un garçon avait uriné sur un Coran. L'incident avait suscité un grand émoi dans le pays et des dizaines de personnes avaient été arrêtées

    L'Express


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  • Au moins 20 morts dans une bousculade lors d'un rassemblement religieux en Tanzanie

    Au moins 20 personnes sont mortes piétinées samedi après-midi en Tanzanie dans une bousculade lors d'un service religieux évangélique en plein air dans le nord du pays, ont indiqué dimanche un responsable gouvernemental et des témoins.

    La bousculade s'est produite lorsque le prédicateur a versé de "l'huile sainte" sur le sol. Les fidèles se sont ensuite précipités pour la toucher dans l'espoir d'être guéris de leur maladie, ont déclaré des témoins. «Jusqu'à présent, nous avons dénombré 20 morts mais le nombre pourrait augmenter car il y a eu des blessés», a déclaré à l'AFP Kippi Wariobia, commissaire de district de Moshi, dans le nord du pays, joint au téléphone depuis Nairobi.

    "Les gens ont été piétinés sans merci"

    La foule rassemblée dans la ville de Moshi assistait à une cérémonie de prières dirigée par Boniface Mwamposa, qui se surnomme «l'apôtre» et dirige un mouvement évanlégique appelé «Lève-toi et brille Tanzanie». «L'apôtre Boniface Mwamposa a versé de l'huile d'onction sacrée sur le sol», a raconté à l'AFP un témoin, Jennifer Temu. «Des dizaines de personnes sont immédiatement tombées après avoir été bousculées et piétinées, certaines sont mortes. Nous avons compté 20 morts, mais il y a eu aussi des blessés», a-t-elle ajouté.

    «C'était horrible, les gens ont été piétinés sans merci», a déclaré un autre témoin, Peter Kilewo. «C'était comme si le prédicateur avait jeté des liasses de dollars» et «puis il y a eu tous ces morts...», a ajouté ce témoin.

    Paris Match

    Si ces pauvres gens n'avaient pas cru en l'huile sainte, ils seraient encore vivants !


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  • Comme chaque année, la Chandeleur sera dimanche l'occasion de manger des crêpes entre amis ou en famille. Si les origines de la tradition restent encore aujourd'hui assez floues, de nombreuses hypothèses, chrétiennes ou païennes, existent.

    La fête de la Chandeleur, c’est dimanche, et on va manger des crêpes. Ça, tout le monde le sait. En revanche qui sait vraiment pourquoi mange-t-on des crêpes à la chandeleur ? Aucun texte, sacré ou juridique, ne mentionne une origine pour cette tradition populaire. Les hypothèses, elles, sont nombreuses...  

    Il y avait d'abord cette très vieille fête païenne pour célébrer l’allongement de la durée du jour, et donc un commerce plus prospère. On y mangeait des genres de crêpes censées symboliser le soleil.

    La Chandeleur est aussi fêtée chez les chrétiens à partir du 5e siècle. Là, c’est la présentation de l’enfant Jésus, 40 jours après Noël, que l’on célèbre. Le Pape Gélase 1er fait alors distribuer des galettes de céréales aux pèlerins à Rome.

    Des nombreuses superstitions

    Aujourd'hui, la Chandeleur est devenue juste une soirée crêpes en famille ou entre amis, et l’occasion pour les grandes enseignes de vendre du sucre, de la confiture et de la pâte à tartiner goût chocolat-noisette. Mais il reste encore des superstitions autour de cette fête.

    Une bonne récolte serait ainsi assurée aux agriculteurs qui conserveraient quelques crêpes dans une armoire, tandis que la prospérité serait promise à celui qui saura faire sauter la première crêpe de la main droite, en tenant une pièce d’or dans la main gauche. 

    Europe 1


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  • « Il a bien fait de ne pas enlever sa croix. Nous sommes croyants, vivant dans un pays de tradition catholique… »

    La semaine dernière, au collège Marx-Dormoy, dans le 18e arrondissement de Paris, un garçon d’origine serbe, âgé de 12 ans, a été agressé par des camarades qui voulaient lui faire enlever la croix qu’il porte autour du cou. Boulevard Voltaire a interviewé la mère de ce garçon.

    Que s’est-il passé, au collège Marx-Dormoy, ce mardi 14 janvier 2020 ?

    Mon fils de 12 ans est rentré avec des marques de coups sur le visage et l’air traumatisé. Au début, j’ai pensé que c’était lui qui s’était bagarré. Mais en parlant avec lui, j’ai compris qu’il avait été agressé. Il m’a expliqué qu’un petit nombre d’élèves ont vu sa chaîne avec sa croix – habituellement cachée, mais là, elle était sortie de son col – et lui ont ordonné de l’enlever en déclarant qu’il n’avait pas le droit de porter cela dans le collège. Mon fils a refusé, ils ont fini par l’encercler. Ils l’ont jeté à terre et l’ont frappé à coups de poing et de pied. Il a eu la présence d’esprit de se protéger la tête avec les bras.

    Votre fils a-t-il déjà été victime de menaces avant cette agression due à sa religion ?

    Jamais. Cet établissement accueille toutes les religions et toutes les origines. On n’a jamais senti de communautarisme dans ce collège. Mais mon fils a été agressé à cause du port de cette croix.

    Comment a réagi l’établissement ?

    Mal. Le CPE (conseiller principal d’éducation) n’était absolument pas au courant de ce qui s’est passé. Personne, au collège, n’était au courant avant que je les appelle. Le CPE m’a alors dit qu’il allait me recontacter. Mais n’ayant aucune nouvelle, je suis venue le vendredi avec mon bébé de 18 mois dans les bras pour exiger un rendez-vous. Après trente minutes d’attente, il a fini par me recevoir dans son bureau. J’ai l’impression de n’avoir été ni écoutée ni comprise. Il m’a dit que ce n’était « ni grave ni urgent ». Le directeur du collège, lui, n’a même pas voulu me recevoir. Mon enfant a été agressé gratuitement et il ne trouve pas le temps de le recevoir ni de s’en préoccuper !

    Vous êtes donc allée porter plainte…

    Oui. Malheureusement. Je déplore vraiment d’en avoir été réduite à cela. Les enfants qui ont attaqué mon fils n’étaient peut-être pas tous conscients de la gravité de ce qu’ils faisaient. Si l’établissement avait immédiatement réagi, l’affaire se serait arrêtée là. Mais leur attitude ne m’a pas laissé d’autre choix. Je ne veux pas envoyer mes enfants au collège en craignant pour leur sécurité sans rien faire.

    Votre fils aurait dû enlever sa croix ?

    Il a bien fait de ne pas enlever sa croix. Nous sommes croyants, vivant dans un pays de tradition catholique mais qui a toujours accueilli les autres religions. J’enseigne à mes enfants le respect de toutes les religions et toutes les cultures. La plupart des amis de mes enfants sont de confession musulmane et nous les recevons souvent à la maison ! Nous respectons toutes les croyances mais nous demandons à ce qu’on nous respecte en retour.

    Qu’allez-vous faire ? Le changer d’établissement ?

    Je ne vois pas pourquoi il changerait d’établissement. C’est à la direction de changer en s’améliorant. Demander à un collège d’assurer la sécurité et d’enseigner à nos enfants la tolérance c’est la moindre des choses.
    Ce n’est pas à nous de changer ou de fuir. Et puis, pour aller où ?

    NDLR : Boulevard Voltaire a contacté le collège Marx-Dormoy. La direction assure qu’une enquête interne est en cours et qu’elle ne communiquera pas tant qu’elle n’aura pas abouti.

    Boulevard Voltaire


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  • «Curé de l’Oise, 40 ans de silence» : un prêtre étouffé avec son crucifix

    Pourquoi le Père Roger Matassoli, 91 ans, apprécié de tous, a-t-il été tué sauvagement chez lui le 4 novembre 2019 ? Enquête en cinq épisodes sur un homme d’église au double visage.

    C’est une bâtisse en pierre de taille ocre, de celles dont on a construit les monuments de Paris. À l’intérieur de la maison d’un étage, aux volets presque toujours fermés, gît, ce lundi 4 novembre, le cadavre atrocement mutilé d’un vieillard de 91 ans. Un crucifix est enfoncé dans sa gorge. Au début de la rue du Pont-Roy, collé sur le portail, le scellé rose des gendarmes indique le nom de la victime : Roger Matassoli.

    Dans le paisible hameau de Ronquerolles, à Agnetz, un village de 3000 habitants à égale distance de Paris et d’Amiens, dans l’Oise, ce prêtre à la retraite coulait jusque-là, en toute discrétion, des jours paisibles.

    Face à l’état du corps, la mort violente ne fait aucun doute. Après l’autopsie, le procureur de la République de Beauvais, Florent Boura, évoque « une mort par asphyxie ». « Il n’a pas été étranglé », précise le magistrat. Des traces de coups ont été relevées sur l’abdomen, le visage et le crâne.

    « Il a été littéralement massacré »

    Les détails du crime sont barbares : outre le crucifix dans l’œsophage, les yeux de l’homme de Dieu ont été enfoncés dans leurs orbites. « Il a été littéralement massacré », résume une source proche du dossier.

    « Ce n’est pas le genre d’événement que l’on pense voir se produire ici. C’est très calme. On ne le voyait pas souvent ce monsieur, il sortait peu. C’est terrible de partir comme ça », confient des voisins abasourdis.

    Les élus du secteur tombent également des nues. Beaucoup ignoraient même la présence du religieux sur leurs terres. « Je ne le connaissais pas », confie le maire du village, Jean-Pierre Rousselle (SE). « J’avais découvert son existence en 2008 quand le curé d’Agnetz est mort, raconte Edouard Courtial, sénateur (LR) à la tête du village pendant douze ans. Je souhaitais qu’il y ait des messes plus régulières. J’avais pensé qu’il pourrait assurer des offices mais finalement cela ne s’était pas fait. »

    « Nous pensons à sa famille et prions pour lui », réagit Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis. « C’était un homme très cordial, simple, chaleureux, je suis sûr qu’il avait beaucoup d’amis dans le coin, témoigne le père Bernard Grenier, curé à Clermont-de-l’Oise, la paroisse voisine. Il se rendait disponible autant qu’il pouvait, il allait porter l’eucharistie à ses paroissiens, c’était un type bien. » Les commentaires des fidèles « en UDP », pour « en union de prières », fleurissent sur la page Facebook du diocèse.

    Un homme apprécié, connu de tous

    Un vieil homme encore alerte pour son âge. C’est à peu près le seul souvenir que Roger Matassoli a finalement laissé à Ronquerolles où il s’était installé dans la maison voisine de sa sœur, lorsqu’il a cessé d’officier en 2009. « Il s’était retiré depuis de nombreuses années, l’âge de la retraite se situant autour de 75 ans chez les prêtres, glisse alors pudiquement la communication de l’Eglise catholique dans l’Oise. Nous ne le voyions plus, ni aux assemblées ni aux réunions. »

    Dans la paroisse de Froissy sur laquelle il a régné 42 ans, il était en revanche connu de tous. L’homme pressé parcourait les petites routes de campagne de la douzaine de communes de son secteur d’une conduite sportive au volant de sa Citroën. Avec la dernière en date, il initiait les jeunes du coin à la conduite.

    « Il roulait vite, toujours pressé, regardait sa montre tout le temps, rigole un quadra, le premier enfant du village baptisé par le père Matassoli. Quand on était enfant de chœur, on préparait tout pour la messe, il arrivait au dernier moment. »

    Roger Matassoli et son frère jumeau sont nés à Creil (Oise) le 8 novembre 1928. Leur mère, Jeanne, était en couple avec Goffredo, un menuisier Italien naturalisé français par décret quelques mois après la noce en 1934. Jeanne s’était installée à Agnetz après le décès de Goffredo en 1951.

    « Il faisait de beaux sermons »

    Depuis qu’elle était veuve, elle rendait visite chaque semaine à son fils Roger, régulièrement accompagnée de sa fille Marie-José. En dehors des deux femmes, « il n’évoquait pas sa famille ». Hormis son jumeau, qu’il se plaisait à décrire parfois comme son « exact opposé, parce qu’il était communiste ».

    Dès son arrivée en 1967 à Saint-André-Farivillers, après avoir fait ses premiers pas d’abbé à Clermont onze ans plus tôt, il séduit ses ouailles, ébahis par ce prêtre moderne de 39 ans, qui ne porte pas la soutane mais toujours « un bonnet rouge ». « Mes parents l’aimaient bien, il faisait de beaux sermons, précise Alain, un enfant de Campremy qui n’a pas terminé son catéchisme. Mais il ne plaisantait pas avec les horaires, il fallait être sérieux. Des fois, il ne se gênait pas pour balancer des pics ciblées en plein office. C’est aussi pour ça que tout le monde se tenait à carreau. »

    « Il avait de l’entregent, raccompagnait les fidèles à la sortie de l’église en passant la main dans les cheveux des gamins », se souvient un visiteur occasionnel du village. « Il savait s’y prendre : la messe, il faisait ça comme il faut, assure un autre. A Noël, l’église était pleine. Le Père était estimé. Je l’avais invité à manger une fois à la ferme mais c’est tout. Ce n’est pas chez nous qu’il avait ses habitudes. Il fréquentait beaucoup les huppés. »

    Les familles du coin, qui vivent pour la plupart de la terre, sont ancrées ici depuis des générations. Rien n’a vraiment changé. L’église est nichée au carrefour des cinq hameaux du village, entourés de champs. Seules les éoliennes ont modifié le paysage ces dernières années. Les anciens ont usé leurs culottes courtes sur les bancs des mêmes églises et des mêmes écoles. Les petites rancœurs traversent le temps, les influences aussi. « Il y avait les gros propriétaires terriens, les élus, les notables... et les autres, qui avaient moins de poids », analyse une fille du pays.

    Un sacré caractère

    S’il dînait régulièrement avec le doyen de Froissy, le Père Matassoli avait ses rituels pour le déjeuner. Dans les années 70, les paroissiens se battaient, parfois au sens propre, pour l’avoir à leur table. Certains jalousaient ses fréquentations. « En ce temps-là, c’était dans les pratiques de donner au curé un poulet, une tarte ou un gâteau, se souvient Mauricette. Mais ce n’était pas rare qu’il les offre à son tour à ceux chez qui il était tout le temps fourré. »

    « Monsieur Matassoli ? C’était un sacré caractère ! », lance du tac au tac la fille de ce couple de Campremy, âgée d’une vingtaine d’années. « Il a refusé de baptiser ma nièce parce qu’à trois ans, c’était trop tard pour lui, enchaîne sa mère. J’ai eu peur que ce soit pareil pour mon fils mais c’est passé. Par contre, j’ai pris des remarques pour son prénom, parce que ce n’est pas celui d’un saint. »

    Sa voisine n’a pas eu cette chance. « Quand on s’est installé dans le village il y a 52 ans, je suis allée le voir pour baptiser ma fille. Après m’avoir demandé mon nom, il m’a répondu qu’il ne voulait pas entendre parler de cette famille... J’ai jamais su pourquoi ! » soupire-t-elle.

    « Il n’aimait pas les filles », croit savoir une voisine du presbytère du hameau d’Hédencourt à Saint-André-Farivillers où il a habité de 1967 à 2009. Plus d’une rêvait pourtant de devenir enfant de chœur... en vain. « Quand j’ai eu l’âge, j’ai demandé à l’être, comme ça commençait à se faire à l’époque dans certaines paroisses. Mais il n’a jamais voulu. »

    Surtout, seuls les garçons avaient accès à « la clef du paradis ». C’était le nom donné à une pièce aménagée au dernier étage du presbytère, une bâtisse en briques rouges en retrait de la rue et cachée derrière une modeste chapelle. Une pièce qui éblouissait les enfants. « C’était magnifique ! », s’enthousiasme encore aujourd’hui Laurent, 46 ans. Un circuit de train électrique faisait tout le tour de cette pièce immense, courait sur des étagères. Il y a avait une gare, des arbres, des bonhommes... L’abbé faisait tous les décors lui même, à la main, jusque dans les moindres détails. Et il y avait aussi du Coca chez lui ! Les filles étaient jalouses de ne pas être admises. »

    Elles l’étaient aussi aux beaux jours, quand les jeudis étaient synonymes de jeux d’eau avec « la piscine gonflable qu’il avait mise dans la cour ».

    « Il est allé à l’étage pour vérifier la vue que j’avais sur son jardin... »

    L’occasion pour les gamins de s’ébrouer, torse nu, mais pas seulement. Car très vite, des fausses notes aux résonances sordides se font entendre derrière le concert de louanges. Le passé trouble de Roger Matassoli refait inexorablement surface. « Il montait des camps scouts sur son terrain, relève un voisin du presbytère. Un jour, il est venu visiter ma maison, soi-disant par curiosité. Il est allé à l’étage pour vérifier la vue que j’avais sur son jardin. Il n’a plus organisé de camps après... »

    Mais Alexandre V., 19 ans, le principal suspect du meurtre, n’a pas connu cette époque. Le jour du crime, il est interpellé à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) pour des infractions routières. Excité, incohérent, il circule au volant de la voiture du curé. Les gendarmes préviennent son père, Stéphane*, un habitant de Beauvais qui déclare connaître le religieux. Il se rend alors à Agnetz où il découvre le cadavre et donne l’alerte.

    Eric*, le beau-père d’Alexandre, raconte : « Stéphane nous a appelés car il s’est rendu là-bas et a vu Matassoli par terre. J’y suis allé pour ne pas le laisser seul. La pièce était en désordre, tout était sens dessous dessus, broyé. Je n’ai pas vu sa tête mais son corps à travers le carreau de la porte. On se doutait qu’il était mort. On n’a pas essayé de rentrer car il y allait avoir une enquête et des relevés. »

    « Dans son subconscient, quand on voit ce qu’il a fait, on se dit qu’Alexandre en avait marre de son regard dégueulasse et lui a fait ravaler sa religion », analyse le beau-père. Car Alexandre connaissait Roger Matassoli. Le religieux lui donnait de l’argent. Et le jeune homme allait régulièrement chez lui. Il y faisait le ménage nu.

    Tous les épisodes :

    1. Un prêtre étouffé avec son crucifix
    2. Une famille détruite (disponible en ligne le 23 janvier)
    3. En 1984, la première plainte enterrée (24 janvier)
    4. De multiples alertes ignorées (25 janvier)
    5. Un demi-siècle d’emprise (26 janvier)

    Le Parisien


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