• Alsace: "environ 80 sépultures" d'un cimetière juif profanées à Quatzenheim

    Environ 80 tombes" du cimetière juif de Quatzenheim, au nord-ouest de Strasbourg, ont été découvertes profanées ce mardi, a-t-on appris de la préfecture du Bas-Rhin. Cette dernière a condamné "avec la plus grande fermeté" un "acte antisémite odieux".

    "Ce mardi 19 février, environ 80 sépultures du cimetière israélite de Quatzenheim ont été découvertes profanées", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

    Le parquet de Strasbourg, compétent dans cette affaire, a annoncé ouvrir une "enquête de flagrance" confiée à la section de recherches (SR) de la gendarmerie de la capitale alsacienne.

    Croix-gammées bleues et jaunes

    Selon un photographe de l'AFP, les tombes ont été marquées à la bombe de croix gammées bleues et jaunes. Une sépulture porte également l'inscription "Elsassisches Schwarzen Wolfe" ("Les loups noirs alsaciens"). Il pourrait d'agir d'une référence à un groupe autonomiste alsacien actif dans les années 70.

    Jean-Luc Marx, préfet du Bas-Rhin, a condamné "avec la plus grande fermeté cet acte antisémite odieux et exprime son soutien le plus total à la communauté juive qui a une nouvelle fois été prise pour cible".

        

    "Ça ne s'arrête plus, c'est secousse après secousse. Je ne sais combien de temps on va tenir (...) J'ai envie de vomir", a avoué Maurice Dahan, président du consistoire israélite du Bas-Rhin.

    Plusieurs rassemblements sont prévus ce mardi en France contre la hausse récente des actes antisémites.

     

    BFM.TV - Clémentine Piriou avec AFP - Il y a 29 minutes         

     

    ****************

    Emmanuel Macron se rend cet après-midi au cimetière juif profané cette nuit à Quatzenheim, annonce Castaner.

     

    S'attaquer à des tombes, c'est lâche et odieux !


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  • La justice ouvre une enquête pour "agressions sexuelles" à l'encontre du représentant du Vatican en France

    L'homme de 74 ans est accusé d'avoir commis plusieurs attouchements sur un jeune cadre de la mairie de Paris, selon "Le Monde".

     

    Luigi Ventura est dans la tourmente. Cet homme de 74 ans, représentant du pape en France, est visé depuis le 24 janvier par une enquête du chef d'agressions sexuelles, a appris franceinfo vendredi 15 février de source judiciaire, confirmant une information du Monde.

    Selon des sources concordantes, la mairie de Paris avait signalé la veille au parquet, en vertu de l'article 40 du Code de procédure pénale, qu'un jeune cadre municipal s'était plaint d'attouchements répétés du prélat italien lors de la cérémonie des vœux à l'Hôtel de ville le 17 janvier. Ces faits se seraient produits devant plusieurs témoins.

    L'enquête a été confiée à la police judiciaire. Contactée par franceinfo, la représentation du Vatican à Paris indique n'avoir aucun commentaire à faire.

    franceinfo

     


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  • Le cardinal Barbarin entouré par ses avocats, Mes Jean-Félix Luciani et André Soulier. (JEFF PACHOUD / AFP)

     

    Lorsqu'il s'avance à la barre, la salle retient son souffle. Ce lundi 7 janvier, devant le tribunal correctionnel de Lyon, le cardinal Barbarin est le deuxième prévenu de la journée à passer sur le gril des questions de la présidente. Mais lui répondra-t-il ? Avant lui, son ex-directeur de cabinet, Pierre Durieux, s'est contenté de lire un texte puis s'est muré dans le silence, n'acceptant de répondre à aucune question.

     

    Un instant, on pense que le primat des Gaules va suivre la même stratégie, au premier jour de son procès pour non-dénonciation d'agressions sexuelles sur mineurs. Des abus pour lesquels Bernard Preynat, un prêtre de 73 ans, est mis en examen depuis 2016. "C'est par respect pour la justice de mon pays que je me présente aujourd'hui", commence le cardinal Barbarin. Le prévenu, habillé en civil, lit son texte, préparé à l'avance. Une description froide, presque clinique, des événements qui depuis trois ans le conduisent aujourd'hui à la barre. "Je n'ai jamais cherché à cacher, et encore moins à couvrir ces actes horribles", se défend-il. Et de conclure : "Je n'ai rien d'autre à ajouter, je laisserai donc le soin à mes avocats de vous répondre."

    Des zones d'ombre et "quelque chose de flou"

    "Est-ce à dire que vous ne répondrez pas aux questions du tribunal ?" s'inquiète la présidente échaudée par l'épisode précédent. Contre toute attente, le cardinal accepte d'être interrogé.

    S'il y a bien quelqu'un qui doit répondre, c'est moi. Philippe Barbarin devant le tribunal correctionnel de Lyon

    L'interrogatoire peut commencer. Polie et précautionneuse, Brigitte Vernay, la présidente du tribunal, ne s'en laisse pas conter pour tenter de déterminer ce que savait le cardinal, et depuis quelle date. Elle n'hésite pas à explorer les zones d'ombre laissées par les explications parfois trop imprécises. "Lorsque vous êtes arrivé à Lyon en 2002, avez-vous été informé de rumeurs, d'informations, de courriers ?" Non, répond le cardinal qui s'est pourtant rendu dans la paroisse du père Preynat, dans la Loire, deux semaines après sa prise de fonctions comme archevêque. Alors à quand remontent ces "rumeurs" qui lui seraient revenues aux oreilles ? Une colle pour le cardinal, incapable de les dater. "C'est quelque chose de flou, personne ne vous dit rien", s'explique-t-il.

    La présidente continue à creuser méthodiquement toutes les occasions au cours desquelles l'archevêque de Lyon aurait pu prendre conscience que son diocèse abritait le bourreau de dizaines de victimes. Un aparté avec la journaliste Isabelle de Gaulmyn, un entretien avec le père Preynat lui-même, une rencontre organisée entre son évêque auxiliaire et une victime du prêtre…

    Vous voici plusieurs fois informé par des personnes différentes. A quoi pensez-vous à ce moment-là ?Brigitte Vernaydevant le tribunal correctionnel de Lyon

    Le Vatican veut éviter un "scandale public"

    On arrive à la date-clé de 2014, le moment où Alexandre, 40 ans, victime déclarée du père Preynat trente ans plus tôt, choisit de se libérer de sa chape de plomb. Après plusieurs échanges d'e-mails et une rencontre avec son agresseur sous l'égide d'une responsable du diocèse, Alexandre est reçu par le cardinal, auprès duquel il se confie. Cette fois, c'est incontestable : Philippe Barbarin sait que l'un des prêtres placés aujourd'hui sous son autorité a commis par le passé des actes abjects sur des enfants. Alors, pourquoi n'en avoir pas, à ce stade non plus, informé les autorités judiciaires ?

    Alexandre me dit lui-même que les faits sont prescrits, qu'on ne peut plus rien faire avec la justice française. Ça ne me vient donc même pas à l'esprit que je puisse faire quelque chose.Philippe Barbarindevant le tribunal correctionnel de Lyon

    "Et quand je ne sais pas quoi faire, explique le cardinal, je me tourne vers Rome." Début février 2015, il reçoit les instructions du Vatican, par le biais du secrétaire de la Congrégation pour la doctrine de la foi. "Dans ces conditions", il ne peut être confié au père Preynat "un autre ministère pastoral incluant le possible contact avec des mineurs", tranche le Vatican, qui lui ordonne de "prescrire toutes les mesures disciplinaires adéquates tout en évitant le scandale public".

    Un courrier qui "appelle un chat un chat"

    "C'est exactement ce que j'ai fait !" clame Philippe Barbarin à plusieurs reprises. Pourtant, Bernard Preynat reste en fonctions jusqu'à l'été. Pourquoi ne pas l'avoir démis sur-le-champ ? "On me dit de le faire sans scandale public, explique l'archevêque sans sourciller. C'est-à-dire sans scandaliser sa paroisse. Alors il terminera le 31 août, un an plus tôt que prévu, personne n'y verra rien et il n'y aura pas de scandale." La présidente note pourtant que le cardinal a reçu une relance de la part de Rome, car il n'avait pas pris les mesures exactement demandées par le Vatican. Cette fois, il invoque sa "méconnaissance du droit, aussi bien français que canonique" pour justifier ses hésitations.

     

    Franchement, je ne vois pas de quoi je suis coupable !

    Philippe Barbarin devant le tribunal correctionnel de Lyon

    Un frisson parcourt la salle. En face, du côté des parties civiles, les avocats écarquillent les yeux. Plus tard, l'un d'eux lui demandera si sa demande de pardon, formulée agenouillé lors d'une messe en 2016 à la cathédrale Saint-Jean, était bien sincère. A cette messe, "j'avais repris les textes préparés par les évêques de France à Lourdes", explique Philippe Barbarin, prétendant avoir parlé en tant que représentant de l'Eglise plutôt qu'en son nom propre.

    Cela fait bientôt trois heures que le cardinal répond, debout, aux questions qui fusent. Avant de renvoyer tout le monde chez soi, la présidente du tribunal prend l'initiative de lire une lettre envoyée en 1991 par les parents d'une victime, François Devaux, à l'archevêque de l'époque, Albert Decourtray. Le courrier, sans équivoque sur la nature des agressions perpétrées par le père Preynat, "appelle un chat un chat", commente-t-elle, tout en rappelant qu'il a été trouvé par les enquêteurs lors d'une perquisition à l'évêché : "Sur le bureau de Monsieur Barbarin

    franceinfo

    Après "ça", on aura de la peine à croire ce que peuvent raconter les cardinaux,  les évêques, les prêtes, les abbés, etc !!!


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  • L’imam de Toulouse mis en examen pour un prêche jugé antisémite

    Mosquée de Toulouse

    L’imam de Toulouse Mohamed Tataï a été mis en examen à la suite d’un prêche controversé en langue arabe soupçonné d’être antisémite, selon le parquet. Le chef de mis en examen n’a pas été précisé mais le parquet de Toulouse avait ouvert en septembre une information judiciaire pour « provocation à la haine » à son encontre.

    Le procureur de Toulouse, Dominique Alzeari, indiquait alors dans un communiqué « (qu') après avoir fait vérifier […] le contenu et les modalités de la diffusion du prêche », notamment avec une traduction certifiée, une information judiciaire avait été ouverte pour « provocation publique, par parole, à la haine ou à la violence en raison de l’origine, de l’ethnie, la nation, la race ou la religion ». Cette enquête, ouverte également du chef de « provocation publique, au moyen de communication au public par voie électronique à la haine ou à la violence », a été confiée à deux magistrats.

    Elle vise à la fois l’auteur du prêche, appelé aussi Mohamed Tataiat, ainsi que ceux qui ont diffusé le propos sur internet, avait précisé le procureur lundi en marge de la rentrée solennelle du tribunal. Le parquet de Toulouse avait ouvert une enquête préliminaire après avoir reçu fin juin un signalement émanant du préfet de Haute-Garonne sur des « faits susceptibles de constituer le délit d’incitation à la haine ».

    L’imam évoque une mauvaise traduction

    Ce signalement visait une vidéo de décembre 2017 dans laquelle on voit l’imam de Toulouse prêcher en langue arabe et tenir des propos soupçonnés d’être antisémites. Selon le texte sous-titré en anglais, Mohamed Tataï déclare notamment : « (Le prophète Muhammad) nous a parlé de la bataille finale et décisive : le jugement dernier ne viendra pas jusqu’à ce que les Musulmans combattent les Juifs ». Après l’émoi provoqué par la diffusion de cette vidéo, l’imam avait invoqué une « traduction pas fidèle » qui « n’est pas le vrai sens du hadith » (texte religieux) qu’il cite dans la vidéo, où apparaît le logo de la chaîne Memri TV.

    Mi-juillet, le recteur de la Grande mosquée de Paris (GMP) Dalil Boubakeur avait finalement condamné et regretté « vivement les propos totalement incongrus » de Mohamed Tataï après une première réaction jugée trop timide par le maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui avait réclamé des clarifications.

    « L’imam a reconnu son erreur et les conséquences aussi néfastes que toxiques de cette citation », a déclaré le recteur de la GMP dans un courrier adressé au maire. L’Union des étudiants juifs de France (UEJF) avait également fait un signalement à la justice.

    Le Parisien

     


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  • Aux États-Unis, un nouveau scandale de prêtres pédophiles touche l'Illinois

    Près de 700 membres du clergé de l'Illinois ont été accusés d'agression sur mineur, selon la justice de cet État américain, qui estime que la plupart des cas n'ont pas fait l'objet d'enquêtes appropriées par l'Église catholique.

    Le scandale des prêtres pédophiles continue aux États-Unis. La justice a révélé mercredi 19 décembre que près de 700 membres du clergé de l'Illinois avaient été accusés, sur plusieurs décennies, d'agression sur mineur.

    La procureure de l'Illinois, Lisa Madigan, avait lancé une enquête en août dans cet État industriel du nord du pays, après la publication d'un rapport sur l'Église de Pennsylvanie qui avait suscité une onde de choc. Depuis, ses services ont épluché les archives des six diocèses de l'État et leurs conclusions préliminaires sont tout aussi accablantes.

    Les diocèses de l'Illinois ont rendu publics les noms de 185 prêtres visés par des accusations sérieuses, mais ils avaient été avisés "d'accusations contre au moins 500 prêtres supplémentaires", écrit Lisa Madigan dans un rapport d'étape. La plupart des cas n'ont pas fait l'objet d'enquêtes appropriées, ou n'en ont pas du tout fait l'objet, ajoute-t-elle, en regrettant que la justice n'ait pas été saisie. "L'Église catholique n'est pas capable de faire sa police elle-même", en conclut Lisa Madigan dans un communiqué au ton sévère pour l'institution religieuse.

     

    "Regrets profonds"

    Le cardinal Blase Cupich, archevêque de Chicago, a immédiatement fait acte de contrition dans un communiqué publié sur le site du diocèse. "Je tiens à redire les regrets profonds de toute l'Église pour notre échec à répondre au scandale des prêtres pédophiles", a-t-il écrit, en évoquant "la douleur inimaginable" des victimes.

    Il a toutefois souligné que "la grande majorité des agressions avaient eu lieu il y a plusieurs décennies" et que son prédécesseur avait mis en place dès 1991 un "ensemble de procédures strictes pour protéger les jeunes des prédateurs". L'archidiocèse s'est également vanté d'être "à la pointe de la réponse au scandale des abus sexuel dans l'Église depuis près de trois décennies".

    À en croire le rapport de Lisa Madigan, les diocèses de l'Illinois ont pourtant "manqué de considération pour les victimes" et de "transparence". Et, assène-t-elle, "les accusations d'agression sexuelle sur mineur, même si elles remontent à de longues années, ne peuvent pas être considérées comme une question interne".

     

    Les jésuites dénoncent 200 prêtres

    Cet été, les services du procureur de Pennsylvanie avaient porté un nouveau coup dur à l'Église, en détaillant les abus perpétrés par plus de 300 prêtres prédateurs sur un millier d'enfants au cours de plusieurs décennies.

    Dans la foulée, l'archevêque de Washington, le cardinal Donald Wuerl, accusé d'avoir contribué à étouffer le scandale, a été contraint de démissionner. Des diocèses ont commencé à publier des listes noires et une dizaine d'États ont initié des investigations pour mettre au jour les abus.

    L'ordre des jésuites, qui gère de nombreux établissement scolaires aux États-Unis, s'est joint à cet effort de transparence en publiant depuis début décembre les noms de plus de 200 prêtres "visés par des accusations crédibles" depuis les années 1950.

    France 24


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  • Le pape François dénonce les « vices de la politique » qui « mettent en danger la paix sociale »

    Le Pontife prend à nouveau la défense des migrants, dans un message aux dirigeants politiques face à la montée des populismes.

     

    Cardinaux et évêques romains avaient eu droit à un sévère inventaire des « quinze maladies » de la curie par le pape François à Noël 2014. Pour Noël 2018, c’est aux dirigeants politiques de se voir reprocher leurs « vices » par le chef de l’Eglise catholique.

    Dans un message pour la 52e Journée mondiale de la paix, célébrée le 1er janvier 2019, rendu public par le Vatican mardi 18 décembre, le pontife argentin aborde toutes les composantes de la crise politique que connaissent de nombreux pays européens et d’autres au-delà du Vieux Continent, confrontés à une montée des populismes. Il affirme en particulier que « les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux et à priver les pauvres de l’espérance ne sont pas justifiables » !

    Le message est titré : « La bonne politique est au service de la paix ». Pour mieux la définir, il énumère « les vices de la politique », lesquels « affaiblissent l’idéal d’une authentique démocratie, sont la honte de la vie publique et mettent en danger la paix sociale ». Sont cités la corruption :

    « la négation du droit, le non-respect des règles communautaires, l’enrichissement illégal, la justification du pouvoir par la force ou par le prétexte arbitraire de la raison d’Etat, la tendance à s’accrocher au pouvoir, la xénophobie et le racisme, le refus de prendre soin de la terre, l’exploitation illimitée des ressources naturelles en raison du profit immédiat, le mépris de ceux qui ont été contraints à l’exil ».

    Reprise des grands thèmes du pontificat

    Ce texte au vitriol défend la politique comme « moyen fondamental pour promouvoir la citoyenneté et les projets de l’homme », mais il met surtout en lumière les facteurs qui, aujourd’hui, peuvent en faire « un instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction ». Il reprend les grands thèmes du pontificat que sont la défense des migrants, de la planète, le partage des richesses, la place des jeunes dans la société et l’économie, la dénonciation des ventes d’armes :

    « Nous vivons ces temps-ci dans un climat de méfiance qui s’enracine dans la peur de l’autre ou de l’étranger, dans l’angoisse de perdre ses propres avantages, et qui se manifeste malheureusement aussi, au niveau politique, par des attitudes de fermeture ou des nationalismes qui remettent en cause cette fraternité dont notre monde globalisé a tant besoin ».

    Le pape François inscrit son texte dans la célébration du soixante-dixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Il met à nouveau fortement l’accent sur la menace pour la paix que constituent à ses yeux non seulement les ventes d’armes, mais aussi les stratégies fondées sur la seule dissuasion militaire :

    Le Monde.fr

    Que cet idiot s'occupe plutôt des "vices"  des prêtres pédophiles !!!


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  • Béziers : la justice ordonne de retirer la crèche de Noël de la mairie

    Crèche à roulette. Comme l’année précédente, Robert Ménard est sous le coup d’une injonction de la justice pour déplacer la crèche de l’hôtel de ville. 

    2.000 euros par jour de retard. C’est ce que risque la commune de Béziers si elle ne « retire pas sous 48 heures la crèche installée dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Ville », rapporte Franceinfo. La préfecture de l’Hérault a saisi le tribunal administratif de Montpellier début décembre pour le déménagement immédiat de la crèche, qui déjà l’an dernier, créait une polémique.

    « Une crèche n’est légale qu’avec un caractère culturel, artistique ou festif »

    Mais le maire, Robert Ménard, persiste. « L’installation d’une telle crèche, à titre temporaire, à l’initiative d’une personne publique, dans un emplacement public, n’est légalement possible que lorsqu’elle présente un caractère culturel, artistique ou festif, sans exprimer la reconnaissance d’un culte ou marquer une préférence religieuse », indique le tribunal administratif, cité par la préfecture. La justice estime que même si la crèche est installée dans la cour d’honneur, elle « demeure toutefois dans l’enceinte du bâtiment public qui abrite le siège de la commune » !

    Sur le même sujet

    Malgré trois condamnations en vertu de la loi de 1905 sur la séparation des églises et de l’État, Robert Ménard a décidé d’innover cette année avec une crèche à roulette. « Elle se déplacera, si elle a besoin de se déplacer. Et elle continuera à exister », assure le maire de Béziers.

    Valeurs Actuelles

    En quoi une crèche de Noël peut déranger  ?

    La justice a du temps à perdre !


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  • Bas-Rhin : le cimetière de Herrlisheim juif profané

    Plusieurs dizaines de stèles d’un cimetière israélite, à Herrlisheim (Bas-Rhin), au nord-est de Strasbourg, ont été recouvertes de graffitis antisémites et de croix gammées dans la nuit de lundi à mardi.

     

    « Trente-sept stèles ont été profanées ainsi que le monument des martyrs de la Shoah », a annoncé dans un communiqué le Consistoire israélite du Bas-Rhin une information confirmée par la préfecture et la gendarmerie qui a ouvert une enquête. Le mur d’enceinte du cimetière a également été tagué, selon France 3.

    Un appel au président de la République

    « Ce nouvel acte haineux ne fait qu’amplifier le sentiment d’exaspération de la communauté juive face à l’antisémitisme grandissant » poursuit le Consistoire.

    Il lance « un appel solennel aux autorités et particulièrement au président la République afin que des mesures efficaces et pragmatiques soient prises pour assurer la sécurité des biens et des personnes de la communauté juive et que cesse ce fléau qui gangrène notre société ».

    Herrlisheim est situé à 23 km au nord-est de Strasbourg

    Le Parisien

    Faudrait mettre des caméras !


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  • Deux religieuses tapent dans la caisse de l'école catholique pour jouer à Las Vegas

    Deux religieuses américaines qui officiaient dans une école catholique près de Los Angeles ont reconnu avoir détourné des fonds de l'établissement pour s'offrir des virées dans des casinos de Las Vegas, a annoncé lundi leur hiérarchie.

    Ces détournements de chèques destinés à l'école duraient depuis plus d'une dizaine d'années et pourraient atteindre la somme de 500.000 dollars, selon l'archevêché de Los Angeles.

    L'ordre des Soeurs de Saint Joseph de Carondelet, créé en 1650 en France au Puy-en-Velay (centre-est), "confirme avoir été informé par l'archevêché de Los Angeles d'une enquête sur les finances de l'école Saint James à Torrance, en Californie", explique dans un communiqué transmis à l'AFP la branche américaine de l'ordre.

    "On nous a appris l'existence d'un détournement de fonds impliquant deux de nos soeurs. Les soeurs ont confirmé les malversations et ont coopéré à l'enquête", poursuit l'ordre religieux, présentant ses excuses aux familles et exprimant son désir de "rembourser intégralement l'école Saint James".

    Selon des médias locaux, la soeur Mary Margaret Keuper, principale de l'établissement où elle a travaillé pendant vingt ans, et sa très bonne amie, soeur Lana Chang, qui enseignait en classe de 4e, ont toutes deux pris leur retraite cette année. C'est un audit réalisé après leur départ qui a révélé leurs malversations.

    "Nous savons qu'elles avaient l'habitude de partir en voyage, et d'aller au casino. Le fait est qu'elles utilisaient le compte (de l'école) comme leur compte personnel", a résumé un enquêteur cité par la presse.

    Les parents d'élèves ont été informés des vols et, même si la police a été prévenue, l'archevêché n'entend pas déposer plainte contre le duo, qui a "exprimé de profonds regrets". 

    BFM.TV

    Des nonnes qui vont jouer au casino en volant de l'argent et l'archevêché qui ne porte pas plainte!!!


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  • En Israël, le retour de la rougeole lié au mouvement anti-vaccin chez les religieux

    ministre démissionnaire de la Santé Yaakov Litzman, prise le 14 septembre 2016 près de Tel-Aviv 

     

    Chronique sur la société israélienne, dans ce qu’elle a de plus surprenant – son futurisme, son tribalisme, ses déchirements, ses espoirs. Aujourd’hui, comment une épidémie de rougeole ravage les enclaves ultra-orthodoxes, où le mouvement anti-vaccin a fait des émules.

     

    Début novembre, une équipe de secouristes israéliens se rend au domicile d’une famille religieuse de Méa Shéarim, cette enclave haredi («craignant-Dieu») de Jérusalem si radicale qu’elle est bouclée par des barrières durant le shabbat. Les médecins ont été appelés pour secourir une fillette de 18 mois qui, selon ses parents, s’est «évanouie». À leur arrivée, le bébé n’a plus de pouls. La famille, dont la progéniture a le visage grêlé par les marques de la rougeole, s’enferme dans une pièce adjacente et prie. L’enfant ne ressuscitera pas.

    Le fait divers a fait la une en Israël, symbole de la gravité de l’épidémie de rougeole qui touche le pays, et plus spécifiquement la région de Jérusalem et ses quartiers ultraorthodoxes. En 2016, seuls neuf cas ont été recensés dans l’Etat hébreu, puis 33 en 2017. Cette année, le dernier comptage du ministère de la Santé réalisé fin novembre faisait état de 2000 cas, dont plus de 800 à Jérusalem. Du jamais vu depuis des décennies.

    La contagion a commencé à toucher les Etats-Unis, où la rougeole a été officiellement éradiquée au début des années 2000. Là encore, la centaine de malades signalés vit dans les bastions haredim de Brooklyn et du New Jersey, les responsables locaux pointant du doigt les ultraorthodoxes revenant de voyage en Israël. Très contagieuse, la rougeole est considérée par l’Organisation mondiale de la Santé comme l’une des principales causes de décès chez les jeunes enfants, malgré l’efficacité du vaccin contre la maladie.

    Ecoliers 

    Dans l’immense majorité des cas, dont celui de la fillette de Méa Shéarim, les malades ne sont pas vaccinés, contrairement à 96 % du reste de la population israélienne. Israel Hayom, quotidien pourtant acquis au Premier ministre Benyamin Nétanyahou, s’est alarmé de l’apathie des autorités, révélant cette semaine que 500 des 600 écoliers de la ville de Pardes Hanna-Karkur (nord d’Israël) n’ont toujours pas été inoculés contre le virus.

    Yaakov Litzman, le vice-ministre de la Santé en charge du dossier, a lancé une campagne de sensibilisation s’appuyant sur les rabbins, tout en minorant l’épidémie qu’il qualifie de «légère». Cet ultraorthodoxe à la longue barbe blanche est sous le feu des critiques pour avoir estimé que la situation actuelle est autant due au «secteur arabe qu’au secteur haredi». Assertion fermement démentie par Nadav Davidovitch, président de l’Association de la santé publique israélienne, qui rappelle le très haut taux de vaccination de la population palestinienne et la quasi-absence de cas dans ces communautés.

    «Meurtriers»

    Le 18 novembre, une proposition de loi prévoyant une amende de 2 000 shekels (un peu moins de 500 euros), prélevés sur les allocations familiales, contre les parents refusant de vacciner leurs enfants a été approuvée à l’unanimité par le comité ministériel de la Knesset. Mais il est peu probable, alors que la coalition de Nétanyahou est en crise, que le texte soit voté dans l’immédiat. Ni qu’il soit très dissuasif.

    Les médias communautaires tentent d’analyser la montée du mouvement «anti-vax» chez les hommes en noir. Un groupe d’influents rabbins a signé un avis religieux distribué sous forme de prospectus dénonçant les parents récalcitrants comme «meurtriers», violant le principe talmudique du pikuach nefesh qui veut que la préservation de la vie humaine supplante toute autre considération, y compris religieuse.

    Mais des sectes minoritaires du mouvement haredi se retranchent derrière la volonté de Dieu. Se mêlent inquiétudes en vogue (notamment la conviction que le vaccin provoque l’autisme) et méfiance multiséculaire envers le monde moderne et les autorités. Certains avancent aussi des raisons sociales derrière l’épidémie, notamment les conditions de vie insalubres des «craignant-Dieu» et leur difficulté à accéder à l’information, puisque la plupart se passent d’internet.

    Libération

    Je ne savais pas qu'il y avait des israéliens aussi stupides !


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