• Bordeaux: Un prêtre visé par une plainte pour agression sexuelle

    L’archevêché a demandé au prêtre girondin suspecté de gestes déplacés envers une de ses paroissiennes de se retirer de sa charge…

    Mardi, un prêtre girondin a été entendu en garde à vue à l’hôtel de police de Bordeaux-Mériadeck après la plainte d’une jeune femme pour agression sexuelle, rapporte Sud-Ouest. Elle raconte qu’il a essayé de l’embrasser et de lui caresser les seins alors qu’ils étaient seuls. Il aurait reconnu avoir eu cette pulsion devant les policiers.

    L'archevêché de Bordeaux a demandé au prêtre de se retirer de ses fonctions, qu’il exerçait sur les quartiers de Caudéran et Saint-Augustin. Une enquête est en cours et devra notamment déterminer si le prêtre a pu commettre d’autres agissements similaires au cours de sa carrière.

    20 Minutes


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  • Pédophilie au Chili : le pape reconnaît de « graves erreurs » d’appréciation

    C’est un mea culpa qui fera date dans le pontificat. Le pape François reconnaît « avoir commis de graves erreurs d’appréciation et de perception » dans la crise qui secoue l’Eglise chilienne à propos d’accusations d’actes de pédophilie et d’agressions sexuelles portées contre certains des membres de son clergé.

    Le Vatican a rendu publique, mercredi soir 11 avril, la lettre tout à fait inhabituelle que le chef de l’Eglise catholique a adressée aux évêques chiliens, et dans laquelle il reconnaît ses torts. Datée du 8 avril, cette missive, et sa publication encore plus hors du commun, est un nouvel épisode dans cette affaire qui avait tourné au désastre pour le pape François, lors de sa visite au Chili, en janvier.

    Au cours de ce déplacement, le pape avait pris la défense de l’évêque Juan Barros. Nommé par François, en janvier 2015, à la tête du diocèse méridional d’Osorno, il est accusé par plusieurs personnes d’avoir couvert les agressions sexuelles commises pendant des années par un prêtre charismatique de Santiago, Fernando Karadima, condamné par l’Église pour pédophilie en 2011. En janvier, François s’était dit convaincu de l’innocence de Mgr Barros. Il avait accusé les victimes chiliennes de calomnie et leur avait reproché de n’apporter aucune preuve à l’appui de leurs accusations.

    Le pape François a écrit sa lettre aux évêques après avoir pris connaissance des 2 300 pages du rapport que lui ont remis ses deux envoyés spéciaux au Chili, Mgr Charles Scicluna, archevêque de Malte, et le père Jordi Bertomeu Farnos, membre de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Les deux ecclésiastiques avaient été dépêchés en catastrophe par le pontife lorsque, de retour à Rome, celui-ci s’était rendu compte des dégâts occasionnés par ses propos au Chili.

     

    « Manque d’information fiable et équilibrée »

    Les deux envoyés spéciaux, indique le pape, ont collationné 64 témoignages et lui ont avoué s’être sentis « accablés par la douleur de tant de victimes de graves abus de conscience et de pouvoir et, en particulier, des abus sexuels commis par plusieurs personnes consacrées (…) à l’encontre de mineurs ». François impute, au moins en partie, son erreur d’appréciation à un « manque d’information fiable et équilibrée ».

    « Après une lecture attentive du rapport, je crois pouvoir affirmer que tous les témoignages recueillis parlent de manière crue, sans additif ni édulcorant, de beaucoup de vies crucifiées, et je vous confesse que cela m’a causé douleur et honte »

    , écrit le pape.

    « Je demande à présent pardon à tous ceux que j’ai offensés et j’espère pouvoir le faire personnellement, dans les prochaines semaines, dans des rencontres que j’aurai avec des représentants des personnes rencontrées [par ses envoyés spéciaux] », ajoute Jorge Bergoglio.

    Quelles seront les conséquences de la reconnaissance sans faux-fuyant de ce dysfonctionnement majeur de la hiérarchie catholique ? Dans sa lettre, François invite les trente-deux évêques chiliens à se rendre à Rome, à une date encore indéterminée, pour « dialoguer » sur la base des conclusions de ce rapport et pour en tirer des conséquences pour l’avenir. Le nom de l’évêque Barros n’est pas cité dans la lettre, mais il est peu douteux qu’il soit sur la sellette. Cependant, l’ampleur de la reconnaissance des erreurs de la hiérarchie catholique laisse à penser que l’exercice d’autocritique auquel est conviée la hiérarchie chilienne dépassera largement son cas.

     

    Manipuler par les « gauchistes »

    Le pape pourrait aussi tirer les conséquences de ce que, comme il le mentionne lui-même, il a le sentiment d’avoir manqué, dans cette affaire, « d’information fiable et équilibrée ». Or la crise chilienne touche le Vatican au moins depuis janvier 2015 et la nomination de Mgr Barros dans le diocèse d’Osorno.

    Aux personnes qui tentaient d’alerter le pape sur le trouble dans lequel cette nomination avait plongé le diocèse, le pape François répondait qu’il ne fallait pas se laisser manipuler par les « gauchistes ». Toutes les courroies de transmission entre le Chili et le Saint-Siège sont donc potentiellement en difficulté, qu’il s’agisse de la conférence épiscopale chilienne ou de la nonciature. En attendant cette réunion, François a suggéré aux évêques chiliens de mettre leur Eglise « en état de prière ».

    Le Monde

    Quel faux-cul ce pape !


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  • Un local de l'Union des étudiants juifs saccagé à l'université Paris-I

    Un local de l'Union des étudiants juifs saccagé à l'université Paris-I

    Selon président de l'UEJF, les murs du local ont été recouvertes d'inscription haineuses. Il a indiqué qu'il compter porter plainte et évoque "un climat de danger pour les étudiants juifs".

     

    Un local de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) a été saccagé sur le site Tolbiac de l'université Paris-I et ses murs ont été recouverts d'inscriptions haineuses, a indiqué mercredi l'UEJF, qui a annoncé un dépôt de plainte contre cet acte qu'elle juge "antisémite".

    "Alors que le site est occupé par des étudiants d'extrême gauche, notre local a été saccagé, une armoire jetée à terre, avec sur le mur des inscriptions 'À mort Israël', 'vive Arafat'", a précisé le président de l'UEJF, Sacha Ghozlan.

    L'université va rouvrir jeudi matin.

    Une vidéo diffusée sur le compte Twitter de l'association montre d'autres tags, tels "local sioniste raciste anti-goy" et "Palestine vaincra". La pièce saccagée se trouve sur le site Tolbiac-Pierre-Mendès-France de Paris-I, occupé depuis plusieurs jours par des étudiants demandant le retrait des lois ORE (Orientation et réussite des étudiants) et Asile-immigration. L'université a prévu de rouvrir jeudi matin.

    Toute la lumière doit être faite".

    Le site a suspendu les cours et les travaux dirigés depuis plusieurs jours mais il y a des allers et venues d'étudiants et de personnels de la fac, a indiqué l'université. "Je demande au président de l'université d'agir rapidement pour mettre fin au blocus et mettre tout en oeuvre pour identifier les auteurs de ce saccage d'un local d'étudiants juifs parce qu'ils sont juifs", a déclaré le président de l'UEJF. "J'appelle la ministre de l'Enseignement supérieur (Frédérique Vidal, ndlr) et la Conférence des présidents d'université (CPU) à dénoncer cet acte antisémite", a-t-il ajouté.

    En réponse, la ministre de l'Enseignement supérieur a indiqué sur Twitter que "toute la lumière [devait] être faite sur les dégradations". "Il est plus que jamais nécessaire de replacer au cœur de notre société les valeurs fondamentales de respect, de solidarité et de fraternité", a-t-elle poursuivi.

    Europe 1


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  • Marche blanche pour Mireille Knoll : la position du Crif provoque l'indignation

     Daniel Knoll , fils de Mireille Knoll

    "Choquée", "pitoyable", "insensée"... Les réactions n'ont pas tardé après le refus du président du Crif, Francis Kalifat, de voir défiler le chef de fil de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, et Marine Le Pen, lors de la marche en hommage à Mireille Knoll, une octogénaire juive dont le meurtre a ravivé les inquiétudes sur l'antisémitisme en France.

    A commencer par le propre fils de Mireille Knoll : 

    "Le Crif fait de la politique, moi j'ouvre mon cœur à tout le monde." 

    Appelant à ce que "tout le monde sans exception" participe à la marche, il a insisté, sur RMC : "Nous appelons tout le monde, je dis bien tout le monde. Les gens qui ont une mère peuvent me comprendre, or tout le monde a une mère [...] Tout le monde est concerné et il n'y a pas de limite, je suis contre les limites." 

    Le président du Crif Francis Kalifat s'est de nouveau justifié mercredi estimant, sur RTL, que les antisémites étaient "surreprésentés" à l'extrême gauche et à l'extrême droite  affirmant que ces deux partis étaient "infréquentables".

    Interrogé par "L'Obs", Pascal Lepage, étudiant en Master de philosophie à Bordeaux, dit avoir ressenti beaucoup de colère en découvrant que le Crif ne voulait pas de la présence de Jean-Luc Mélenchon à la marche en hommage à Mireille Knoll au motif qu’il y aurait une surreprésentation d’antisémites au sein de la France insoumise. Arrière-petit-fils de déportés, il se présente comme juif et insoumis et défend le droit à critiquer la politique d’Israël sans être dénoncé comme antisémite :

     

    "Le Crif fait de la récupération politique, s'arroge le droit de décerner des brevets de républicanisme. Mais les insoumis n'ont aucune leçon à recevoir du Crif. Francis Kalifat voudrait qu'on résume le débat entre d'un côté les pro-Israël, qui seraient les pro-juifs, et de l'autre les anti-Israël, qui seraient les anti-juifs, tout ça pour priver le débat public d'une réflexion sur la politique d'Israël.

     

    Ma judéité ne doit pas entrer en compte dans un débat qui est politique. C'est comme si on disait que critiquer la politique d'Emmanuel Macron, c'est être anti-français. On peut critiquer Israël sans être antisémite."

     

    "Un principe"

    Dans la classe politique, plusieurs responsables ont réagi.

    "Chacun est libre de se rendre à une manifestation", a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, qui a précisé ne pas partager la position du Crif selon laquelle le FN et les Insoumis ne sont pas les bienvenus à la "marche blanche" en mémoire de Mireille Knoll. Il a ajouté : 

     

    "Chacun est le bienvenu pour honorer la mémoire de cette dame aujourd'hui".

    "Je ne partage pas les propos, en tout cas la recommandation faite par le président du Crif, disant aux militants de ne pas se rendre à une manifestation en hommage et en mémoire d'une dame qui a été assassinée", a-t-il précisé. Benjamin Griveaux a également affirmé qu'il "resterai(t) très attaché à un principe simple c'est que chacun a le droit de manifester pour peu qu'il ne trouble pas l'ordre public et qu'il respecte le droit". 

    "Il y a des moments d'unité où peut-être il faut pouvoir dépasser cela", a pour sa part jugé sur RMC la Garde des Sceaux Nicole Belloubet souhaitant que cette marche soit un "moment d'unité puissant".

     

    "Pitoyable"

    Le président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, qui ira à la marche, a qualifié sur LCI de "pitoyable" la position du Crif, "parce que, quand on organise une marche pour la tolérance, pour le respect, on invite tout le monde".

    L'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati (LR) s'est dite elle aussi "choquée" sur BFMTV-RMC par la position du Crif, estimant que cette marche "ne (lui) appartenait pas". 

    Le président des Républicains, Laurent Wauquiez, n'a pas voulu commenter la position du Crif, mais a évoqué sur franceinfo "un débat en interne" de l'association. Le maire LR de Nice Christian Estrosi a en revanche apporté sur France 2 son soutien au Crif: "Il faut respecter ceux qui constituent l'autorité (...) et qui attendent aujourd'hui qu'il y ait surtout le calme et qu'il n'y ait aucune récupération politique".

     

    "Grand dommage"

    Parmi les réactions indignées, on trouve aussi plusieurs personnalités du monde médiatique :

    Raphael Glucksmann

    Raphael Enthoven

    Caroline Fourest

    De très nombreux partis participeront à cette marche. Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux et le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb se joindront au cortège, tout comme Laurent Wauquiez et Jean-Christophe Castaner. 

    Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, eux, ont annoncé qu'ils se rendront à la marche blanche, malgré le refus du Crif.  

    L'Obs 

    Le Crif fait du zèle !

    On a peu parlé de cette dame juive à côté de ce pauvre gendarme fait colonel à titre posthume, légion d'honneur, trois décorations !

    Si on avait renvoyé au Maroc ce fichier S radicalisé à la double nationalité, il n'y aurait pas eu quatre morts, le gendarme ne serait pas colonel mais il serait toujours vivant !!!

    Hélas, aucun politique ne prend d'initiative ! A quand la prochaine tuerie, les discours, les marches blanches, les fleurs, les messes, etc.


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  • Le parquet de Paris a ouvert, lundi 26 mars, une information judiciaire pour "assassinat" à caractère antisémite, après le meurtre, vendredi à Paris, d'une octogénaire juive. Deux suspects vont être présentés à un juge d'instruction en vue de leur éventuelle mise en examen, notamment pour "assassinat à raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur personne vulnérable", selon une source judiciaire.

    La victime s'appelle Mireille Knoll

    Mireille Knoll, 85 ans, était "de confession juive", a souligné dimanche soir, dans un communiqué, le Service de protection de la communauté juive (SPCJ). Enfant, elle avait échappé de justesse à la rafle du Vel d'Hiv' de juillet 1942, en s'enfuyant de Paris juste avant, avec sa mère, a raconté à l'AFP son fils. Réfugiée au Portugal, elle était revenue à Paris après la guerre, et avait épousé un homme rescapé du camp d'Auschwitz. Son mari est mort au début des années 2000.

    Elle a reçu des coups de couteau et son appartement a été incendié

    Le corps de Mireille Knoll a été retrouvé en partie carbonisé, vendredi 23 mars, dans son appartement, au deuxième étage d'un immeuble de l'avenue Philippe-Auguste, dans le 11e arrondissement de Paris. C'est une voisine qui a signalé l'incendie et a appelé les pompiers.

    Les policiers se sont rapidement orientés vers la piste criminelle, après la découverte de plusieurs départs de feu dans l'appartement, puis de traces de coups de couteau sur le corps de la vieille dame, qui gisait sur son lit.

    Deux suspects vont être présentés à un juge

    A la police, un membre de la famille de Mireille Knoll a déclaré soupçonner un voisin, qui avait l'habitude de venir la voir et était passé dans l'appartement dans la journée. C'est cet homme, né en 1989, qui a été le premier placé, samedi, en garde à vue. "Apparemment, ma mère le connaissait très bien et le considérait comme un fils", a déclaré à l'AFP le fils de la victime. Un deuxième homme a été placé en garde à vue lundi.

    Le caractère antisémite du crime retenu

    Lundi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire des chefs "d'assassinat en raison de l'appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion et sur une personne vulnérable", "vol aggravé", "dégradation du bien d'autrui par un moyen dangereux pour les personnes". "Les deux individus mis en cause ont été déférés en vue de leur présentation à un juge d'instruction", précise le parquet de Paris, qui requiert leur placement en détention provisoire.

    Cette décision était très attendue par la communauté juive, encore marquée par le meurtre, en 2017, de Sarah Halimi. Cette femme juive orthodoxe de 65 ans avait été tuée à Paris par son voisin, qui l'avait rouée de coups et défenestrée. Après plusieurs mois de bras de fer judiciaire, le caractère antisémite du meurtre a finalement été retenu par la juge d'instruction, fin février 2018.

    Dans un communiqué, dimanche, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), instance de représentation politique de la communauté juive, avait déclaré attendre "des autorités la plus totale transparence dans l'enquête en cours, afin que les motifs de ce crime barbare soient connus de tous le plus rapidement possible". Le président du Consistoire israélite (organe de représentation religieuse), Joël Mergui, avait de son côté dit à l'AFP vouloir "comprendre ce qui s'est passé et ne pas laisser se reproduire le silence qui avait suivi l'assassinat de Sarah Halimi il y a un an, dans le même arrondissement".

    Franceinfo


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  • Gard : s'affichant comme une fille de 18 ans, un prêtre attirait des ados sur internet

    Image d'illustration

    Le Procureur a requis la mise en examen du prêtre de 45 ans pour "corruption de mineurs" mais aussi "chantage". 

    Soupçonné d'avoir attiré des adolescents sur les réseaux sociaux en s'affichant comme une fille de 18 ans, un prêtre  gardois a été mis en examen par un juge de Nîmes et suspendu par sa hiérarchie mercredi soir, a-t-on appris auprès du parquet et du diocèse. Le Procureur de la République de Nîmes, Erick Maurel a indiqué avoir requis la mise en examen de ce prêtre de 45 ans pour "corruption de mineurs" mais aussi "chantage", via un réseau social, des faits passibles de sept ans de prison. Le procureur a également demandé le placement sous contrôle judiciaire du prêtre, dont la paroisse n'a pas été précisée. Cet homme n'aurait jamais rencontré physiquement ses victimes.

    Photos dénudés.

    Une perquisition s'est déroulée au domicile du mis en cause, a ajouté le Procureur, soulignant que "du matériel informatique a été saisi" et "est en cours d'exploitation". Une enquête était ouverte depuis quelques mois après que trois jeunes adolescents ont expliqué avoir été attirés sur internet par une jeune fille qui semblait de leur âge. Mais sur la toile, derrière le pseudo féminin, se cachait non pas une fille de 18 ans mais bien un quadragénaire. Les mineurs avaient fourni au prêtre des photos d'eux dénudés, pensant qu'ils allaient séduire la jeune fille en question. Le prêtre est également suspecté d'avoir fait chanter un jeune en lui disant qu'il allait diffuser des images de lui dénudé sur les réseaux sociaux.

    Identification de l'adresse IP.

    Ce sont des parents, alertés par leur fils, qui auraient dénoncé les faits, permettant le déclenchement d'une enquête pénale à l'issue de laquelle les enquêteurs du groupement de gendarmerie du Gard ont réussi à identifier les adresses IP des ordinateurs utilisés par le prêtre. "Notre pensée rejoint d'abord toutes les personnes blessées, affectées, déstabilisées par des agissements délictueux : les enfants et les jeunes concernés, leurs familles ainsi que les paroissiens et tous ceux qui estiment que leur confiance est trahie", soulignait mercredi soir l'évêque de Nîmes Mgr Robert Wattebled.

    Europe 1

    Hier soir, j'ai regardé sur la 3 : Pédophilie, un silence de cathédrale !

    Que de prêtres pédophiles en France !

    Mais pourquoi on ne les laisse pas se marier comme les pasteurs protestants ?


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  • Le fils de Carla Bruni et de Raphaël Enthoven victime d’insultes antisémites

    Aurélien Enthoven, youtubeur connu sous le nom de Motorsport Gigantoraptor, subit des attaques antisémites très violentes depuis qu’il a publié une vidéo contre le racisme sur sa chaîne.

     

    Voici le lien de l'article avec les insultes et la video. de 23mn54. Je l'ai visionné, pas compris grand chose !!!

    https://www.msn.com/fr-fr/divertissement/celebhub/le-fils-de-carla-bruni-et-de-rapha%c3%abl-enthoven-victime-d%e2%80%99insultes-antis%c3%a9mites/ar-BBK7GeV?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Nouvelle agression antisémite d'un adolescent dans le Val-d'Oise

    Mercredi soir, vers 20h30, un adolescent de 14 ans jouait avec des pétards dans un parc proche de la synagogue de Montmagny, à l'occasion de la fête juive de Pourim. Cette commémoration est l'occasion pour la communauté juive de se déguiser mais également de réaliser des dons et des repas festifs. Le jeune garçon, avant la célébration dans la synagogue, était alors accompagné de son frère et de sa sœur, lorsqu'il a été insulté de «sale juif» par une bande de huit adolescents du quartier. 

     

    Le caractère antisémite de l'agression retenu

    Le jeune garçon, sortant avant ses parents de la synagogue, s'est alors retrouvé «légèrement isolé» selon une source policière, et a été pris à partie et encerclé par une dizaine d'adolescents. Le garçon a reçu de nombreux coups et a été frappé avec une branche d'arbre, cassant ses lunettes. La bande de jeunes du quartier n'a cessé de l'insulter lors de l'agression, notamment de «sale juif», et s'est ensuite enfuie, dérobant sa kippa.

    Le garçon de 14 ans a immédiatement porté plainte auprès de la police, à laquelle il a expliqué les faits. Environ une heure plus tard, les agresseurs présumés ont été interpellés par la brigade anticriminalité (BAC) et ont été mis en garde à vue pour «violence aggravée», notamment «en raison de la religion». Deux d'entre-deux ont été reconnus par le jeune garçon et tous «ont reconnu qu'ils étaient présents dans le groupe agresseur» selon une source proche de l'enquête. La victime s'est vue prescrire deux jours d'incapacité totale de travail (ITT). Le caractère antisémite de l'agression a été retenu et une enquête a été ouverte.

     

    Une agression antisémite un mois auparavant

    Cette agression intervient un mois après qu'un autre acte de violence antisémite a eu lieu à Sarcelles, sur un enfant de 8 ans. Cette affaire avait suscité une vive émotion au sein de la communauté juive et de la classe politique. Le président Macron avait condamné cette agression sur Twitter, la qualifiant d'«acte ignoble».

    Une autre agression avait également été observée le 10 janvier, sur une jeune fille juive à Sarcelles, alors qu'elle se rendait au lycée. Cependant, à ce stade de l'enquête, le caractère antisémite n'avait pas été retenu par le parquet. Ces agressions surviennent alors que les chiffres des actes racistes, antimusulmans et antisémites ont été publiés le 31 janvier, dévoilant une diminution des actions antisémites, bien qu'ils soient plus violents en 2017.

    Le Figaro

    Quand va t-on laissé les juifs tranquilles ! Ce n'est pas de leur faute s'ils sont plus intellegents, ils se soutiennent entre eux contrairement aux chrétiens (protestants et catholiques) et aux musulmans (chiites et sunnites).

    Ce n'est que mon avis personnel !


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  • Le pape s'excuse d'avoir blessé des victimes d'abus sexuels de l'Eglise au Chili

    Le pape François avait choqué lors de sa visite au Chili, jeudi, en apportant son soutien à un évêque controversé pour avoir protégé les agissement des prêtres pédophiles.

    "Je dois présenter des excuses". Le pape François a exprimé des regrets, ce lundi, à l'issue de son voyage en Amérique latine, auprès aux des victimes d'abus sexuels de la part du clergé, après le tollé provoqué au Chili, quelques jours plus tôt, par son soutien à un évêque controversé.

    "Le jour où vous m'apportez une preuve contre l'évêque Barros, je vous parlerai. Il n'y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C'est clair?", avait lancé abruptement jeudi le pontife argentin, apostrophé par des journalistes lors de sa visite au Chili. Ces mots avaient d'autant plus choqué que le souverain pontife avait ensuite en donnant une accolade à Mgr Juan Barros. Cet évêque est soupçonné d'avoir gardé le silence sur les agissements d'un vieux prêtre pédophile défroqué par le Vatican.

    "Je dois présenter des excuses parce que le mot 'preuve' a blessé tant de personnes victimes d'abus", a déclaré François lors d'une conférence de presse dans l'avion qui le ramenait à Rome. "Entendre le pape leur dire en face 'apportez-moi une lettre avec la preuve', c'est une gifle et je me rends compte maintenant que mon expression n'a pas été heureuse", a-t-il dit.

    "Convaincu" de l'innocence de l'évêque

    Il a cependant rappelé que le Vatican avait enquêté sur Mgr Barros, sans trouver "d'élément pour le condamner". Au risque de déplaire aux Chiliens, il s'est déclaré "convaincu" de l'innocence de l'évêque.

    "Vous me dites qu'il y a des victimes, mais je ne les ai pas vues, elles ne se sont pas présentées à moi", a-t-il argué, en reprenant son expression de "calomnie". Dans l'avion, le pape a estimé qu'il aurait dû parler d'"élément à charge". "Le mot 'preuve' n'était pas le meilleur pour me rapprocher d'un coeur endolori", a-t-il convenu. "Je sais qu'il y a beaucoup de personnes victimes d'abus qui ne peuvent apporter de preuve".

    "Je sais combien elles souffrent", a insisté François, qui a rencontré au Chili en privé deux victimes de prêtres pédophiles. Selon le Vatican, il a "prié et pleuré" avec elles. "Le drame des victimes d'abus est horrible, horrible. Il y a deux mois, j'ai été en contact avec une femme victime il y a 40 ans. Mariée avec trois enfants, cette femme ne communiait pas depuis cette époque, parce que dans la main du curé, elle voyait la main de l'auteur d'abus sexuels", a confié le pape.

    Samedi, le cardinal Sean Patrick O'Malley -qui dirige une commission anti-pédophilie en cours de renouvellement au Vatican- avait mis en avant la sincérité de François lorsqu'il prône la tolérance zéro contre la pédophilie dans l'Eglise. Mais dans une critique inhabituelle du pape, il avait jugé "compréhensible" que les propos du souverain pontife aient pu provoquer "une grande douleur".

    L'Express

    Au lieu de s'occuper d'accueillir des migrants, il ferait mieux de s'occuper des prêtres pédophiles !


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  • Au Chili, le pape François englué dans les scandales pédophiles

    Le souverain pontife s'est rendu au chevet d'une Église chilienne engluée dans les scandales de pédophilie perpétrés par des prêtres.

     

    Le pape François boucle ce jeudi une visite au Chili marquée par les scandales de pédophilie. Ces dernières années, une série de scandales ont impliqué environ 80 membres du clergé chilien. "Je ne peux m'empêcher de manifester la douleur et la honte que je ressens face au mal irréparable fait à des enfants par des ministres de l'Église", a déclaré le pape mardi matin. 

    Quelques heures plus tard, François s'était adressé sur un ton didactique à des prêtres, religieuses, consacrés et séminaristes sur ce thème. "Je connais la douleur qu'ont provoquée les cas d'abus commis sur des mineurs et je suis de très près ce que l'on fait pour surmonter ce grave et douloureux mal", leur a-t-il dit. François a évoqué avant toutes la douleur des victimes et leurs familles "qui ont vu trahie la confiance qu'elles avaient placée dans les ministres de l'Église".

     

    Un évêque accusé d'avoir couvert des actes pédophiles

     

    Mais ces paroles de compassion ont été rapidement occultées par la présence de Juan Barros, un évêque chilien soupçonné d'avoir tu les agissements pédophiles d'un vieux prêtre, Fernando Karadima, contraint à se retirer pour une vie de pénitence. Joues rondes, cheveux poivre et sel, Juan Barros, âgé de 61 ans a concélébré les deux premières messes géantes avec le pape, à Santiago et Temuco. Sa présence a soulevé un tollé dans l'opinion publique chilienne.

    Trois ans auparavant, en janvier 2015, c'est sa nomination par François qui avait provoqué un tollé. Des manifestants avaient interrompu plusieurs de ses célébrations en demandant sa démission. Au Parlement chilien, 51 députés avaient appelé le pape à revenir sur sa décision. Le Saint-Père avait pris la défense de l'évêque à l'époque.

    L'évêque Barros a toujours nié avoir eu connaissance des agressions de celui qui a été son père spirituel durant 35 ans. "Je n'ai pas été témoin" des agissements de Karadima, a-t-il déclaré à la presse mercredi. "Je vous demande de me laisser tranquille". 

    "Il n'y a pas une seule preuve contre Barros"

     

    Le pape lui-même a tenu à défendre Barros. "Le jour où vous m'apportez une preuve contre l'évêque (Juan) Barros, je vous parlerai. Il n'y a pas une seule preuve contre lui. Tout est calomnie. C'est clair?", a-t-il lancé, interrogé par des journalistes chiliens dès son arrivée dans la région d'Iquique. Jeudi à la fin de la messe, il a embrassé ouvertement l'évêque, provoquant une avalanche de tweets chiliens dans la salle de presse.

    En avril 2011, l'Église catholique du Chili avait demandé formellement pardon pour tous les abus sexuels sur des enfants commis par des membres du clergé, et pour son manque de réactivité.

    BFM.TV

    Il ferait mieux de s'occuper de ses prêtres pédophiles plutôt que de vouloir accueillir plus de migrants !


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  • Verdun : deux musulmans poursuivis pour avoir exhorté des religieuses catholiques à se convertir à l'islam

    Ils ont perturbé un office dans un couvent de carmélites, notamment en menaçant : "Si vous ne vous convertissez pas à l'islam, vous irez en enfer !" Le parquet exclut tout lien avec une "cause terroriste".

     

    Deux hommes de confession musulmane seront jugés le 28 avril à Verdun (Meuse) pour avoir perturbé un office dans un couvent catholique. Ils ont exhorté des religieuses à se convertir à l'islam, a indiqué vendredi 17 novembre le parquet, confirmant une information de L'Est républicain. Tout lien avec une "cause terroriste" est cependant exclu.

    Les deux hommes, âgés d'une trentaine d'années, comparaîtront pour "violences volontaires aggravées" à l'encontre des religieuses. En l'occurrence, les dix sœurs carmélites n'ont pas été violentées physiquement, mais ont été très "troublées" par cette intrusion, a précisé l'évêque de Verdun, Jean-Paul Gusching.

    "Allah Akbar" écrit sur le livre d'or

    Selon le prélat, qui a recueilli leur témoignage, deux hommes se sont présentés à l'accueil du carmel le 10 novembre vers 17 heures et, après une brève discussion avec une carmélite, ont demandé à l'accompagner à la chapelle pour l'office. "Ce qui a été un peu violent, c'est qu'ils se sont mis à prier en arabe pendant que les sœurs priaient les vêpres", a rapporté l'évêque. "Ils leur ont dit qu'ils étaient 'des annonciateurs'" et ont menacé : "'Si vous ne vous convertissez pas, vous irez en enfer !' C'est de la violence", a ajouté l'évêque. Avant de partir "en remerciant la sœur de son accueil", l'un des hommes a écrit "Allah Akbar" (Allah est le plus grand, en arabe) sur le livre d'or du carmel, a poursuivi Jean-Paul Gusching.

    Les deux hommes ont été interpellés le lendemain, déférés au parquet à l'issue de leur garde à vue puis placés sous contrôle judiciaire. Ils encourent trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Pour Abdelkrim Aïtelkaid, l'imam de Verdun cité par L'Est républicain,"ça ne se fait pas de faire ça. Ce n'est pas normal. On ne va pas violer la sacralité d'un lieu de culte." Le plus jeune des deux individus "s'est converti il y a deux ou trois mois", a précisé l'imam.

     

    Récemment, les deux jeunes hommes étaient venus à la mosquée, mais ne s'y sont "pas comportés normalement", si bien qu'ils ont été "mis dehors", a-t-il ajouté. Après l'incident du carmel, l'évêque Jean-Paul Gusching a demandé aux religieuses "de filtrer les personnes qui viennent à la messe chaque jour, par sécurité". "Je leur ai dit : 'N'ayez pas peur, mais soyez vigilantes'", a-t-il commenté. Il ne faut pas pour autant "monter ces faits" en épingle, a-t-il dit, alors que les autorités civiles et religieuses ont renforcé leur vigilance à l'entrée des lieux de culte après l'assassinat du père Jacques Hamel en juillet 2016. Le prêtre avait été assassiné par deux jeunes jihadistes dans son église de Saint-Étienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), près de Rouen.

    Franceinfo


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  • Au Maroc, la virginité à tout prix : « Ils veulent du sang, alors on leur en donne »

    Poche d’albumine, foie de volaille, reconstruction de l’hymen : tous les moyens sont bons pour entretenir le mythe de la chasteté des femmes avant le mariage.

    Selma*, 27 ans, le sait : son mariage est basé sur un mensonge. « Mais il vaut mieux mentir que subir la chouha », rétorque-t-elle. La chouha (« humiliation », en arabe dialectal), c’est ce que subissent les Marocaines qui ont eu des rapports sexuels avant le mariage, selon Selma. Il y a quatre ans, elle a perdu sa virginité avec un camarade de l’université, à Casablanca. « Je ne l’ai fait qu’une fois. A l’époque, je ne mesurais pas les risques, je ne pensais qu’à prendre du plaisir et à découvrir mon corps », se souvient la jeune femme, silhouette fine et yeux sombres.

    A Tahar*, son époux depuis un an, Selma n’a jamais osé raconter son expérience. « Je connais beaucoup de femmes qui ont été battues ou répudiées parce qu’elles n’ont pas saigné pendant leur nuit de noces. » Sur les conseils de ses amies et encouragée par sa mère, elle s’est procuré, quelques jours avant son mariage, une capsule de sang artificiel visant à créer une illusion de virginité. Insérée dans le vagin environ vingt minutes avant le rapport sexuel, la poche éclate sous l’effet de la chaleur corporelle et un liquide rouge se répand, simulant une rupture de l’hymen. « Ils veulent du sang, alors on leur donne du sang », ironise Selma, qui a vécu, lors de sa nuit de noces, une deuxième « première fois ».

    Commercialisé par la société chinoise Gigimo et vendu 200 dirhams (environ 18 euros), ce « kit de virginité » inventé dans les années 1990 par un fabricant japonais de sex-toys a envahi les étals de Derb Omar, un quartier commerçant de Casablanca. « Au début, la capsule servait de jouet érotique pour les Japonais, explique un vendeur, l’air amusé. Puis les Chinois ont saisi l’énorme potentiel du marché de la virginité. » Dans les pays musulmans, où l’hymen est sacralisé, acheter sa virginité à si bon prix a séduit beaucoup de femmes. « Il existe depuis la nuit des temps des ruses pour feindre la virginité : mettre un foie de volaille au fond de son vagin, par exemple. Mais la poche de sang est plus efficace. Et elle coûte au moins dix fois moins cher qu’une opération », insiste le vendeur.

     

    Rite du drap nuptial

    Mis en vente sur Internet à la fin des années 2000, le produit est aujourd’hui facilement accessible sur le marché informel marocain. On le trouve dans des magasins tenus par des commerçants chinois ou chez les parfumeurs de quartier. Vendue dans un emballage discret, la poche, composée d’albumine naturelle jugée inoffensive, a fait concurrence à l’hyménoplastie. Cette opération visant à recoudre l’hymen coûte plusieurs milliers de dirhams, selon les gynécologues et les chirurgiens esthétiques qui la pratiquent dans la clandestinité. Facile à réaliser, sous anesthésie locale, elle rapporte gros aux médecins depuis plus de trente ans. « La poche chinoise a eu du succès à son arrivée, mais l’hyménoplastie reste plus prisée aujourd’hui. Les jeunes filles ont peur de se faire prendre avec la poche le soir des noces », observe Imane Kendili, psychiatre et sexologue à Casablanca.

    Au Maroc, la sexualité est l’un des tabous les plus féroces, en particulier dans les milieux populaires et dans les campagnes, où vivent près de 40 % de la population. « La vie sexuelle avant le mariage existe, mais elle n’est pas assumée. Beaucoup de ceux qui revendiquent leur sexualité finissent par être emportés par le carcan sociétal », ajoute la sexologue. Si le rite du drap nuptial, sur lequel une tâche de sang atteste de la chasteté de la femme, est en voie de disparition, la majorité des hommes exigent toujours la virginité avant le mariage. « Au Maroc, l’honneur de la famille se mesure à la virginité de la femme, analyse la sociologue et militante féministe Soumaya Naamane Guessous. Peu importe ce qu’une femme a accompli dans sa vie, on juge de sa valeur à partir de cette membrane très fragile qu’est l’hymen. Dans certains milieux, une fille non vierge est aussitôt assimilée à une prostituée. »

    Mais la virginité reste difficile à préserver dans un contexte de changements sociaux dans le royaume. Aujourd’hui, l’âge moyen du mariage est de 28 ans pour la Marocaine, plus active et émancipée. « Le célibat étant prolongé, il est plus difficile pour une femme de rester chaste jusqu’au mariage », poursuit la sociologue. Les hommes ne sont pas dupes, eux-mêmes ont eu des partenaires sexuelles avant l’union. « Ils se disent : “Et si ma future femme avait été la partenaire de quelqu’un d’autre ?” Du coup, un scepticisme général s’est installé sur la question de la virginité. »

     

    Certificat médico-légal

    Conscients des techniques pour masquer un passé sexuel, certains conjoints traînent leur future femme chez un gynécologue pour demander un certificat de virginité. Ce certificat médico-légal, qui n’est pas obligatoire pour sceller une union, permet initialement d’examiner une femme en cas de viol. « Mais les gens en ont fait un certificat de bonnes mœurs, que je refuse systématiquement de délivrer, indique une gynécologue à Casablanca, qui a souhaité garder l’anonymat. C’est un acte hypocrite, surtout que l’hymen ne veut rien dire. Il y a des femmes dont l’hymen ne saigne pas. » Certaines naissent sans hymen ou le perdent en faisant de l’équitation, de la gymnastique ou même en insérant un tampon. « D’autres pratiquent des actes sexuels tout en restant vierges », indique la gynécologue. Sodomie, fellation, frottements… « A l’université, la plupart des filles avaient tout essayé, sauf la pénétration vaginale », témoigne Selma.

    Pourquoi, en 2017, la virginité est-elle toujours fantasmée au Maroc ? « Déflorer une fille est le summum de la virilité chez le sexe masculin, explique Soumaya Naamane Guessous. L’interdiction de la pratique sexuelle avant le mariage dans l’islam s’applique exclusivement aux femmes. Les hommes ont interprété les textes comme ça les arrange. » Mais pour la sociologue, rester vierge jusqu’au mariage peut avoir de sérieuses conséquences sur le couple. « Lorsqu’ils se marient, les hommes ont envie de fantaisie sexuelle dès la défloration. Ils veulent vivre avec une geisha mais se retrouvent avec des femmes sans expérience dont l’appareil sexuel est bloqué depuis la puberté. Tout cela pose des problèmes d’incompatibilité dans le couple, voire d’adultère. »

    Pour les femmes qui ont déjà eu une expérience, la sexualité dans le mariage peut s’avérer tout aussi problématique. « Celles qui font semblant d’être vierges continuent à jouer les pures tout au long du mariage, raconte Selma. On n’ose pas se lâcher au lit de peur de passer pour une prostituée. Vierge ou pas vierge, la vie sexuelle est sous contrôle. La complicité est impossible à établir. » En un an de mariage, la jeune femme avoue n’avoir jamais éprouvé de plaisir sexuel. Elle soupçonne même son mari d’avoir une maîtresse. « Une femme avec plus d’expérience. Mais ça, ils ne l’accepteront jamais chez leur propre épouse ! » Dans une société où le rapport au sexe est particulièrement hypocrite, conclut la gynécologue, « ce jeu de dupes » ne fait que des perdants.

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    * Les prénoms ont été changés.

    Le Monde


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