• Dans une note interne, les policiers du Calvados sont invités à limiter leurs interventions aux atteintes aux personnes ou aux atteintes graves aux biens, dans les quartiers où beaucoup d’habitants observent le mois du ramadan.

    Il s’agit de consignes datées du 22 avril, venant du chef d’état-major de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Calvados, à l’attention de tous les policiers du département.

    « Sauf atteinte aux personnes ou atteinte grave aux biens (dégradations par moyen dangereux pour les personnes, de bâtiment, véhicule), il n’y a pas lieu d’intervenir dans les quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan, pour relever un tapage, contrôler un groupement de personnes rassemblées après le coucher de soleil pour s’alimenter », peut-on lire dans cette note interne que nous avons consultée.

    Des interventions systématiques selon Christophe Castaner

    Alors que plusieurs nuits de violences urbaines se sont enchaînées cette semaine, notamment en Île-de-France, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner interrogé par BFMTV, a expliqué qu’il y avait « plusieurs causes » à ces actes.

    Il y a « l’effet du confinement, la dureté du confinement pour ces jeunes gens, la plupart sont jeunes », a-t-il insisté, ajoutant que les forces de l’ordre intervenaient « systématiquement » mais que le gouvernement se devait aussi « d’accompagner ces jeunes ».

    « Les opérateurs répondront aux requérants que leur appel est pris en compte, et veilleront à ne pas faire de commentaire »

    Des paroles différentes des consignes écrites donc, en tout cas dans le Calvados. « Monsieur le directeur demande à tous les personnels de la DDSP de faire preuve de discernement en la matière, afin d’éviter qu’un manquement aux règles de confinement ne dégénère et provoque un trouble supérieur de violences urbaines », explique cette note interne qui précise que « les opérateurs répondront aux requérants que leur appel est pris en compte, et veilleront à ne pas faire de commentaire ».

    Une note dont la validité va « du 24 avril de 5h09 jusqu’au 23 mai à 21h52 ». D’autres départements ont-ils diffusé des consignes similaires, alors que les mesures de confinements restent inchangées jusqu’au 11 mai prochain ? La question reste à ce stade sans réponse.

    Selon Le Canard Enchainé dans son édition du 25 mars dernier, le secrétaire d’État à l’Intérieur Laurent Nuñez, qui s’exprimait à l’occasion d’une visioconférence réunissant, le 18 mars dernier, les préfets de zone de défense, a indiqué que « ce n’est pas une priorité que de faire respecter dans certains quartiers les fermetures de commerces et de faire cesser les rassemblements ».

    Un préfet de la zone Sud-Est a répondu ce jour-là, toujours selon l’hebdomadaire, qu’« il ne fallait pas mettre le feu aux banlieues en essayant d’instaurer un strict confinement ».

    ACTU 17

    Confinement pour les cathos pas pour les musulmans !

    Mieux vaut en rire !


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  • La fermeture de l’église d’Oran a été demandée par un juge le 10 novembre dernier.

    En octobre dernier, les fermetures abusives d’églises en Algérie, dont notamment celle de « la plus grande église d’Algérie », avait soulevé une importante vague de soutien au niveau international. C’est désormais au tour de l’église d’Oran d’être menacée par des scellés. Le pasteur Rachid Seighir vient en effet de recevoir l’ordre de fermer le bâtiment selon Morning Star News.

    Le pasteur de l’église d’Oran précise que l’ordonnance a été émise à l’automne dernier mais ne lui a été communiquée que le 11 janvier.

    Dès 2017, le gouverneur de la province d’Oran avait signifié que « l’église n’est pas conforme aux lois en vigueur », comprenez la loi de 2006. Puis la police a fermé le bâtiment en février 2018, avant de la réouvrir en juillet 2018, à condition que l’église se conforme à la législation. Étant affiliée à l’Église Protestante d’Algérie, l’église d’Oran est en conformité avec la loi de 2006 selon le pasteur Seighir.

    Mais le 10 novembre dernier, un juge ordonne à nouveau la fermeture de l’église. Le pasteur souhaite faire appel de cette décision.

    « Nous n’avons qu’à faire appel pour porter cette affaire devant la Cour suprême d’Alger, car c’est notre dernier recours. Je pense que le Seigneur veut amener son église à une autre étape, et elle va devoir traverser cette situation. C’est à travers ces moments difficiles que le Seigneur œuvre pour changer ce pays. […] Je sais que ces fermetures ne sont que pour un certain temps, et les bons moments arrivent bientôt. »

    En octobre dernier, des centaines de chrétiens avaient manifesté dans les rues de plusieurs villes françaises pour être la voix des chrétiens persécutés en Algérie. Le Parlement européen avait demandé à l’Algérie de réouvrir les églises fermées et d’arrêter de violer la liberté de culte. De son côté, le député François Jolivet avait alerté l’Assemblée Nationale sur « la situation inquiétante des chrétiens en Algérie ».

    InfoChrétienne.com

    A chaque église fermée au Maghreb, il faut fermer une mosquée en France !


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  • Afghanistan: attaque meurtrière du groupe EI contre un temple sikh à Kaboul

    © STR / AFP Les forces de sécurité afghane à proximité du site de l'attaque contre un temple sikh à Kaboul le 25 mars.

    Au moins 25 personnes ont été tuées ce mercredi dans une attaque contre un temple hindou-sikh à Kaboul, revendiquée par le groupe État islamique.

    De larges trainées de sang sur le sol, le portail d’entrée en fer gris défoncé. Les photos du temple Dharamsala qui circulent sur les réseaux sociaux montrent la violence de l’attaque. Celle-ci a duré près de six heures.

    Elle a commencé tôt ce mercredi matin par une explosion. Un kamikaze a fait exploser sa charge selon les premiers témoignages. Des voisins racontent avoir entendu plusieurs détonations. La confusion règne. Difficile de déterminer le nombre d’attaquants qui ont pénétré dans le temple hindou-sikh alors que plusieurs fidèles étaient en pleine prière.

    Près de 80 personnes évacuées

    Les forces de sécurité afghanes mettront plusieurs heures avant de pouvoir évacuer des dizaines de femmes et enfants. A l’extérieur, des blessés sont transportés sur des civières. Le bilan officiel fait état d’au moins 25 morts, huit blessés et quelque 80 personnes secourues.

    Ce n’est pas la première fois que le groupe État Islamique s’en prend à la communauté sikh. En juillet 2018, un convoi de représentants sikh avaient été visés par une attaque-suicide à Jalalabad, dans l’est du pays. Dix personnes avaient été tuées, parmi les victimes Avtar Singh Khalsa, le seul Sikh candidat aux élections parlementaires.

    En Afghanistan, la violence se poursuit alors que talibans et autorités afghanes peinent à s’entendre sur le début des pourparlers de paix intra-afghans.

    RFI Avec notre correspondante régionale,  Sonia Ghezali


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  • La solution d'un prêtre italien lassé de célébrer la messe seul

    Un prêtre de Giussano, en Italie, lassé de célébrer la messe tout seul à cause de la quarantaine nationale en vigueur dans le pays, a collé des photos de ses paroissiens sur les bancs de son église.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/insolite/coronavirus-la-solution-insolite-dun-pr%c3%aatre-italien-lass%c3%a9-de-c%c3%a9l%c3%a9brer-la-messe-tout-seul/vi-BB11fiHX


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  • Pédophilie: décision renvoyée sur le pourvoi du cardinal Pell en Australie

    La plus haute juridiction australienne a renvoyé jeudi sa décision sur le pourvoi du cardinal George Pell contre sa condamnation pour pédophilie, au terme de deux journées de débats sur la validité des preuves qui ont envoyé en prison un prélat naguère l'un des plus puissants du Vatican.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/p%c3%a9dophilie-d%c3%a9cision-renvoy%c3%a9e-sur-le-pourvoi-du-cardinal-pell-en-australie/ar-BB1154zU?li=AAaCKnE

     

     

    "Plus haut représentant de l'Eglise catholique condamné pour viol sur mineur, M. Pell a été reconnu coupable en première instance en décembre 2018 de cinq chefs d'accusation, notamment d'avoir imposé une fellation en décembre 1996 à un garçon de 13 ans et de s'être masturbé en se frottant contre un autre dans la sacristie où les deux victimes s'étaient cachées pour boire du vin de messe.

    Deux mois plus tard, M. Pell avait poussé un des adolescents contre un mur et lui avait empoigné les parties génitales."


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  • Une ONG révèle une liste de 12 000 nazis vivant en Argentine

    Le centre Simon Wiesenthal de lutte contre l'antisémitisme et le racisme traque les criminels nazis de la Seconde guerre mondiale.

    Une liste comprenant les noms de 12 000 nazis installés en Argentine a été révélée mardi 2 mars par le centre Simon Wiesenthal de lutte contre l'antisémitisme et le racisme.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/une-liste-de-12-000-nazis-vivant-en-argentine-r%C3%A9v%C3%A9l%C3%A9e/ar-BB10K3NG?ocid=msedgntp


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  • Albi : 3 drapeaux maghrébins hissés sur le toit d’une église, une plainte déposée par un prêtre

    Plusieurs individus ont hissé trois drapeaux maghrébins sur le toit de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Albi (Tarn) ce dimanche. Une plainte a été déposée par un prêtre.

     

    Les faits se sont produits ce dimanche après-midi. Trois drapeaux ont été brièvement hissés sur le toit de l’église Saint-Jean-Baptiste, à Albi : ceux de l’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. A l’arrivée de la police qui a été prévenue par un riverain, les jeunes qui avaient installé ces drapeaux étaient déjà partis raconte Le Figaro.

    Une photo où l’on aperçoit les auteurs de cet acte a été diffusée sur les réseaux sociaux. « Manifestement, les jeunes sont montés juste le temps de se faire prendre en photo pour faire le “buzz” » a réagi le curé de la paroisse au quotidien. Ce dernier a déposé plainte ce lundi au commissariat d’Albi.

    « C’est une provocation doublée de stupidité et de malveillance »

    Aucun tag n’a été constaté et aucune vitre n’a été brisée mais « il y aurait apparemment quelques dégradations sur le toit, au-dessus du porche d’entrée, que les jeunes ont escaladé », explique le père Paul de Cassagnac.

    « Sur ce bâtiment symbolique, c’est une provocation doublée de stupidité et de malveillance. J’exprime mon soutien à ceux qui ont été heurtés par cette scène exécrable », a-t-il ajouté.

    « Le climat en France devient préoccupant »

    Pour sa part, Me Henri de Beauregard, l’avocat d’une famille de catholiques agressés le 19 janvier à Caen interrogé par le journal, évoque « une symbolique très forte, porteuse d’une grande violence, dans cette manière quasi-militaire de mettre un drapeau sur un monument ».

    « Le climat en France devient préoccupant. C’est pour cela que, progressivement, l’Église commence à s’adresser à la justice. L’enquête permettra de savoir ce que ces jeunes avaient en tête et de faire la part entre la provocation imbécile et l’acte politique délibéré », insiste-t-il.

    ACTU 17


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  • Les autorités tanzaniennes ont annoncé vendredi avoir suspendu et arrêté un fonctionnaire accusé d'avoir déchiré en public un exemplaire du Coran, avant d'en piétiner les morceaux.

     

    Daniel Maleki, 30 ans, travaille au département commercial du district de Kilosa, dans la région de Morogoro (centre). "Il a été vu (jeudi) en train de déchirer et brûler ce livre saint musulman, un acte qui a irrité les musulmans et d'autres témoins qui ont ainsi décidé d'alerter la police", a indiqué le commandant de la police pour la région de Morogoro, Wilbroad Mutafungwa. "La police l'a aussitôt arrêté pour prévenir d'éventuels troubles", a-t-il poursuivi. Selon lui, l'homme a été présenté vendredi devant un juge qui a rejeté sa demande de libération sous caution.

    Un précédent émoi populaire en 2012

    Pour sa part, le ministre des Collectivités locales, Selemani Jafo, a annoncé avoir ordonné la suspension de l'employé et l'ouverture d'une enquête. "Fort heureusement, les Tanzaniens respectent leurs différences religieuses", a déclaré le ministre, dans une conférence de presse. Des images du fonctionnaire déchirant le livre saint circulent sur internet.

    En octobre 2012, à Dar es Salaam, la capitale économique, des musulmans en colère avaient saccagé et incendié des églises car un garçon avait uriné sur un Coran. L'incident avait suscité un grand émoi dans le pays et des dizaines de personnes avaient été arrêtées

    L'Express


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  • Au moins 20 morts dans une bousculade lors d'un rassemblement religieux en Tanzanie

    Au moins 20 personnes sont mortes piétinées samedi après-midi en Tanzanie dans une bousculade lors d'un service religieux évangélique en plein air dans le nord du pays, ont indiqué dimanche un responsable gouvernemental et des témoins.

    La bousculade s'est produite lorsque le prédicateur a versé de "l'huile sainte" sur le sol. Les fidèles se sont ensuite précipités pour la toucher dans l'espoir d'être guéris de leur maladie, ont déclaré des témoins. «Jusqu'à présent, nous avons dénombré 20 morts mais le nombre pourrait augmenter car il y a eu des blessés», a déclaré à l'AFP Kippi Wariobia, commissaire de district de Moshi, dans le nord du pays, joint au téléphone depuis Nairobi.

    "Les gens ont été piétinés sans merci"

    La foule rassemblée dans la ville de Moshi assistait à une cérémonie de prières dirigée par Boniface Mwamposa, qui se surnomme «l'apôtre» et dirige un mouvement évanlégique appelé «Lève-toi et brille Tanzanie». «L'apôtre Boniface Mwamposa a versé de l'huile d'onction sacrée sur le sol», a raconté à l'AFP un témoin, Jennifer Temu. «Des dizaines de personnes sont immédiatement tombées après avoir été bousculées et piétinées, certaines sont mortes. Nous avons compté 20 morts, mais il y a eu aussi des blessés», a-t-elle ajouté.

    «C'était horrible, les gens ont été piétinés sans merci», a déclaré un autre témoin, Peter Kilewo. «C'était comme si le prédicateur avait jeté des liasses de dollars» et «puis il y a eu tous ces morts...», a ajouté ce témoin.

    Paris Match

    Si ces pauvres gens n'avaient pas cru en l'huile sainte, ils seraient encore vivants !


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  • Comme chaque année, la Chandeleur sera dimanche l'occasion de manger des crêpes entre amis ou en famille. Si les origines de la tradition restent encore aujourd'hui assez floues, de nombreuses hypothèses, chrétiennes ou païennes, existent.

    La fête de la Chandeleur, c’est dimanche, et on va manger des crêpes. Ça, tout le monde le sait. En revanche qui sait vraiment pourquoi mange-t-on des crêpes à la chandeleur ? Aucun texte, sacré ou juridique, ne mentionne une origine pour cette tradition populaire. Les hypothèses, elles, sont nombreuses...  

    Il y avait d'abord cette très vieille fête païenne pour célébrer l’allongement de la durée du jour, et donc un commerce plus prospère. On y mangeait des genres de crêpes censées symboliser le soleil.

    La Chandeleur est aussi fêtée chez les chrétiens à partir du 5e siècle. Là, c’est la présentation de l’enfant Jésus, 40 jours après Noël, que l’on célèbre. Le Pape Gélase 1er fait alors distribuer des galettes de céréales aux pèlerins à Rome.

    Des nombreuses superstitions

    Aujourd'hui, la Chandeleur est devenue juste une soirée crêpes en famille ou entre amis, et l’occasion pour les grandes enseignes de vendre du sucre, de la confiture et de la pâte à tartiner goût chocolat-noisette. Mais il reste encore des superstitions autour de cette fête.

    Une bonne récolte serait ainsi assurée aux agriculteurs qui conserveraient quelques crêpes dans une armoire, tandis que la prospérité serait promise à celui qui saura faire sauter la première crêpe de la main droite, en tenant une pièce d’or dans la main gauche. 

    Europe 1


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  • « Il a bien fait de ne pas enlever sa croix. Nous sommes croyants, vivant dans un pays de tradition catholique… »

    La semaine dernière, au collège Marx-Dormoy, dans le 18e arrondissement de Paris, un garçon d’origine serbe, âgé de 12 ans, a été agressé par des camarades qui voulaient lui faire enlever la croix qu’il porte autour du cou. Boulevard Voltaire a interviewé la mère de ce garçon.

    Que s’est-il passé, au collège Marx-Dormoy, ce mardi 14 janvier 2020 ?

    Mon fils de 12 ans est rentré avec des marques de coups sur le visage et l’air traumatisé. Au début, j’ai pensé que c’était lui qui s’était bagarré. Mais en parlant avec lui, j’ai compris qu’il avait été agressé. Il m’a expliqué qu’un petit nombre d’élèves ont vu sa chaîne avec sa croix – habituellement cachée, mais là, elle était sortie de son col – et lui ont ordonné de l’enlever en déclarant qu’il n’avait pas le droit de porter cela dans le collège. Mon fils a refusé, ils ont fini par l’encercler. Ils l’ont jeté à terre et l’ont frappé à coups de poing et de pied. Il a eu la présence d’esprit de se protéger la tête avec les bras.

    Votre fils a-t-il déjà été victime de menaces avant cette agression due à sa religion ?

    Jamais. Cet établissement accueille toutes les religions et toutes les origines. On n’a jamais senti de communautarisme dans ce collège. Mais mon fils a été agressé à cause du port de cette croix.

    Comment a réagi l’établissement ?

    Mal. Le CPE (conseiller principal d’éducation) n’était absolument pas au courant de ce qui s’est passé. Personne, au collège, n’était au courant avant que je les appelle. Le CPE m’a alors dit qu’il allait me recontacter. Mais n’ayant aucune nouvelle, je suis venue le vendredi avec mon bébé de 18 mois dans les bras pour exiger un rendez-vous. Après trente minutes d’attente, il a fini par me recevoir dans son bureau. J’ai l’impression de n’avoir été ni écoutée ni comprise. Il m’a dit que ce n’était « ni grave ni urgent ». Le directeur du collège, lui, n’a même pas voulu me recevoir. Mon enfant a été agressé gratuitement et il ne trouve pas le temps de le recevoir ni de s’en préoccuper !

    Vous êtes donc allée porter plainte…

    Oui. Malheureusement. Je déplore vraiment d’en avoir été réduite à cela. Les enfants qui ont attaqué mon fils n’étaient peut-être pas tous conscients de la gravité de ce qu’ils faisaient. Si l’établissement avait immédiatement réagi, l’affaire se serait arrêtée là. Mais leur attitude ne m’a pas laissé d’autre choix. Je ne veux pas envoyer mes enfants au collège en craignant pour leur sécurité sans rien faire.

    Votre fils aurait dû enlever sa croix ?

    Il a bien fait de ne pas enlever sa croix. Nous sommes croyants, vivant dans un pays de tradition catholique mais qui a toujours accueilli les autres religions. J’enseigne à mes enfants le respect de toutes les religions et toutes les cultures. La plupart des amis de mes enfants sont de confession musulmane et nous les recevons souvent à la maison ! Nous respectons toutes les croyances mais nous demandons à ce qu’on nous respecte en retour.

    Qu’allez-vous faire ? Le changer d’établissement ?

    Je ne vois pas pourquoi il changerait d’établissement. C’est à la direction de changer en s’améliorant. Demander à un collège d’assurer la sécurité et d’enseigner à nos enfants la tolérance c’est la moindre des choses.
    Ce n’est pas à nous de changer ou de fuir. Et puis, pour aller où ?

    NDLR : Boulevard Voltaire a contacté le collège Marx-Dormoy. La direction assure qu’une enquête interne est en cours et qu’elle ne communiquera pas tant qu’elle n’aura pas abouti.

    Boulevard Voltaire


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  • «Curé de l’Oise, 40 ans de silence» : un prêtre étouffé avec son crucifix

    Pourquoi le Père Roger Matassoli, 91 ans, apprécié de tous, a-t-il été tué sauvagement chez lui le 4 novembre 2019 ? Enquête en cinq épisodes sur un homme d’église au double visage.

    C’est une bâtisse en pierre de taille ocre, de celles dont on a construit les monuments de Paris. À l’intérieur de la maison d’un étage, aux volets presque toujours fermés, gît, ce lundi 4 novembre, le cadavre atrocement mutilé d’un vieillard de 91 ans. Un crucifix est enfoncé dans sa gorge. Au début de la rue du Pont-Roy, collé sur le portail, le scellé rose des gendarmes indique le nom de la victime : Roger Matassoli.

    Dans le paisible hameau de Ronquerolles, à Agnetz, un village de 3000 habitants à égale distance de Paris et d’Amiens, dans l’Oise, ce prêtre à la retraite coulait jusque-là, en toute discrétion, des jours paisibles.

    Face à l’état du corps, la mort violente ne fait aucun doute. Après l’autopsie, le procureur de la République de Beauvais, Florent Boura, évoque « une mort par asphyxie ». « Il n’a pas été étranglé », précise le magistrat. Des traces de coups ont été relevées sur l’abdomen, le visage et le crâne.

    « Il a été littéralement massacré »

    Les détails du crime sont barbares : outre le crucifix dans l’œsophage, les yeux de l’homme de Dieu ont été enfoncés dans leurs orbites. « Il a été littéralement massacré », résume une source proche du dossier.

    « Ce n’est pas le genre d’événement que l’on pense voir se produire ici. C’est très calme. On ne le voyait pas souvent ce monsieur, il sortait peu. C’est terrible de partir comme ça », confient des voisins abasourdis.

    Les élus du secteur tombent également des nues. Beaucoup ignoraient même la présence du religieux sur leurs terres. « Je ne le connaissais pas », confie le maire du village, Jean-Pierre Rousselle (SE). « J’avais découvert son existence en 2008 quand le curé d’Agnetz est mort, raconte Edouard Courtial, sénateur (LR) à la tête du village pendant douze ans. Je souhaitais qu’il y ait des messes plus régulières. J’avais pensé qu’il pourrait assurer des offices mais finalement cela ne s’était pas fait. »

    « Nous pensons à sa famille et prions pour lui », réagit Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque de Beauvais, Noyon et Senlis. « C’était un homme très cordial, simple, chaleureux, je suis sûr qu’il avait beaucoup d’amis dans le coin, témoigne le père Bernard Grenier, curé à Clermont-de-l’Oise, la paroisse voisine. Il se rendait disponible autant qu’il pouvait, il allait porter l’eucharistie à ses paroissiens, c’était un type bien. » Les commentaires des fidèles « en UDP », pour « en union de prières », fleurissent sur la page Facebook du diocèse.

    Un homme apprécié, connu de tous

    Un vieil homme encore alerte pour son âge. C’est à peu près le seul souvenir que Roger Matassoli a finalement laissé à Ronquerolles où il s’était installé dans la maison voisine de sa sœur, lorsqu’il a cessé d’officier en 2009. « Il s’était retiré depuis de nombreuses années, l’âge de la retraite se situant autour de 75 ans chez les prêtres, glisse alors pudiquement la communication de l’Eglise catholique dans l’Oise. Nous ne le voyions plus, ni aux assemblées ni aux réunions. »

    Dans la paroisse de Froissy sur laquelle il a régné 42 ans, il était en revanche connu de tous. L’homme pressé parcourait les petites routes de campagne de la douzaine de communes de son secteur d’une conduite sportive au volant de sa Citroën. Avec la dernière en date, il initiait les jeunes du coin à la conduite.

    « Il roulait vite, toujours pressé, regardait sa montre tout le temps, rigole un quadra, le premier enfant du village baptisé par le père Matassoli. Quand on était enfant de chœur, on préparait tout pour la messe, il arrivait au dernier moment. »

    Roger Matassoli et son frère jumeau sont nés à Creil (Oise) le 8 novembre 1928. Leur mère, Jeanne, était en couple avec Goffredo, un menuisier Italien naturalisé français par décret quelques mois après la noce en 1934. Jeanne s’était installée à Agnetz après le décès de Goffredo en 1951.

    « Il faisait de beaux sermons »

    Depuis qu’elle était veuve, elle rendait visite chaque semaine à son fils Roger, régulièrement accompagnée de sa fille Marie-José. En dehors des deux femmes, « il n’évoquait pas sa famille ». Hormis son jumeau, qu’il se plaisait à décrire parfois comme son « exact opposé, parce qu’il était communiste ».

    Dès son arrivée en 1967 à Saint-André-Farivillers, après avoir fait ses premiers pas d’abbé à Clermont onze ans plus tôt, il séduit ses ouailles, ébahis par ce prêtre moderne de 39 ans, qui ne porte pas la soutane mais toujours « un bonnet rouge ». « Mes parents l’aimaient bien, il faisait de beaux sermons, précise Alain, un enfant de Campremy qui n’a pas terminé son catéchisme. Mais il ne plaisantait pas avec les horaires, il fallait être sérieux. Des fois, il ne se gênait pas pour balancer des pics ciblées en plein office. C’est aussi pour ça que tout le monde se tenait à carreau. »

    « Il avait de l’entregent, raccompagnait les fidèles à la sortie de l’église en passant la main dans les cheveux des gamins », se souvient un visiteur occasionnel du village. « Il savait s’y prendre : la messe, il faisait ça comme il faut, assure un autre. A Noël, l’église était pleine. Le Père était estimé. Je l’avais invité à manger une fois à la ferme mais c’est tout. Ce n’est pas chez nous qu’il avait ses habitudes. Il fréquentait beaucoup les huppés. »

    Les familles du coin, qui vivent pour la plupart de la terre, sont ancrées ici depuis des générations. Rien n’a vraiment changé. L’église est nichée au carrefour des cinq hameaux du village, entourés de champs. Seules les éoliennes ont modifié le paysage ces dernières années. Les anciens ont usé leurs culottes courtes sur les bancs des mêmes églises et des mêmes écoles. Les petites rancœurs traversent le temps, les influences aussi. « Il y avait les gros propriétaires terriens, les élus, les notables... et les autres, qui avaient moins de poids », analyse une fille du pays.

    Un sacré caractère

    S’il dînait régulièrement avec le doyen de Froissy, le Père Matassoli avait ses rituels pour le déjeuner. Dans les années 70, les paroissiens se battaient, parfois au sens propre, pour l’avoir à leur table. Certains jalousaient ses fréquentations. « En ce temps-là, c’était dans les pratiques de donner au curé un poulet, une tarte ou un gâteau, se souvient Mauricette. Mais ce n’était pas rare qu’il les offre à son tour à ceux chez qui il était tout le temps fourré. »

    « Monsieur Matassoli ? C’était un sacré caractère ! », lance du tac au tac la fille de ce couple de Campremy, âgée d’une vingtaine d’années. « Il a refusé de baptiser ma nièce parce qu’à trois ans, c’était trop tard pour lui, enchaîne sa mère. J’ai eu peur que ce soit pareil pour mon fils mais c’est passé. Par contre, j’ai pris des remarques pour son prénom, parce que ce n’est pas celui d’un saint. »

    Sa voisine n’a pas eu cette chance. « Quand on s’est installé dans le village il y a 52 ans, je suis allée le voir pour baptiser ma fille. Après m’avoir demandé mon nom, il m’a répondu qu’il ne voulait pas entendre parler de cette famille... J’ai jamais su pourquoi ! » soupire-t-elle.

    « Il n’aimait pas les filles », croit savoir une voisine du presbytère du hameau d’Hédencourt à Saint-André-Farivillers où il a habité de 1967 à 2009. Plus d’une rêvait pourtant de devenir enfant de chœur... en vain. « Quand j’ai eu l’âge, j’ai demandé à l’être, comme ça commençait à se faire à l’époque dans certaines paroisses. Mais il n’a jamais voulu. »

    Surtout, seuls les garçons avaient accès à « la clef du paradis ». C’était le nom donné à une pièce aménagée au dernier étage du presbytère, une bâtisse en briques rouges en retrait de la rue et cachée derrière une modeste chapelle. Une pièce qui éblouissait les enfants. « C’était magnifique ! », s’enthousiasme encore aujourd’hui Laurent, 46 ans. Un circuit de train électrique faisait tout le tour de cette pièce immense, courait sur des étagères. Il y a avait une gare, des arbres, des bonhommes... L’abbé faisait tous les décors lui même, à la main, jusque dans les moindres détails. Et il y avait aussi du Coca chez lui ! Les filles étaient jalouses de ne pas être admises. »

    Elles l’étaient aussi aux beaux jours, quand les jeudis étaient synonymes de jeux d’eau avec « la piscine gonflable qu’il avait mise dans la cour ».

    « Il est allé à l’étage pour vérifier la vue que j’avais sur son jardin... »

    L’occasion pour les gamins de s’ébrouer, torse nu, mais pas seulement. Car très vite, des fausses notes aux résonances sordides se font entendre derrière le concert de louanges. Le passé trouble de Roger Matassoli refait inexorablement surface. « Il montait des camps scouts sur son terrain, relève un voisin du presbytère. Un jour, il est venu visiter ma maison, soi-disant par curiosité. Il est allé à l’étage pour vérifier la vue que j’avais sur son jardin. Il n’a plus organisé de camps après... »

    Mais Alexandre V., 19 ans, le principal suspect du meurtre, n’a pas connu cette époque. Le jour du crime, il est interpellé à Beaumont-sur-Oise (Val-d’Oise) pour des infractions routières. Excité, incohérent, il circule au volant de la voiture du curé. Les gendarmes préviennent son père, Stéphane*, un habitant de Beauvais qui déclare connaître le religieux. Il se rend alors à Agnetz où il découvre le cadavre et donne l’alerte.

    Eric*, le beau-père d’Alexandre, raconte : « Stéphane nous a appelés car il s’est rendu là-bas et a vu Matassoli par terre. J’y suis allé pour ne pas le laisser seul. La pièce était en désordre, tout était sens dessous dessus, broyé. Je n’ai pas vu sa tête mais son corps à travers le carreau de la porte. On se doutait qu’il était mort. On n’a pas essayé de rentrer car il y allait avoir une enquête et des relevés. »

    « Dans son subconscient, quand on voit ce qu’il a fait, on se dit qu’Alexandre en avait marre de son regard dégueulasse et lui a fait ravaler sa religion », analyse le beau-père. Car Alexandre connaissait Roger Matassoli. Le religieux lui donnait de l’argent. Et le jeune homme allait régulièrement chez lui. Il y faisait le ménage nu.

    Tous les épisodes :

    1. Un prêtre étouffé avec son crucifix
    2. Une famille détruite (disponible en ligne le 23 janvier)
    3. En 1984, la première plainte enterrée (24 janvier)
    4. De multiples alertes ignorées (25 janvier)
    5. Un demi-siècle d’emprise (26 janvier)

    Le Parisien


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  • "Quatre ou cinq enfants par semaine" : les aveux du prêtre  Bernard Preynat lors de son procès

    Pendant vingt ans, "ça arrivait tous les week-ends, et pendant les camps, ce pouvait être quatre ou cinq enfants en une semaine" : l'ex-prêtre Bernard Preynat a fait ce mardi des aveux glaçants sur la fréquence continue des attouchements sexuels dont il est accusé.

    "Pour moi, à l'époque, je ne commettais pas d'agressions sexuelles mais des caresses, des câlins. Je me trompais. Ce qui me l'a fait comprendre, ce sont les accusations des victimes", se défend l'ancien prêtre de 74 ans à son procès pour des agressions pédophiles commises entre 1971 et 1991, alors qu'il officiait comme vicaire-aumônier scout à Sainte-Foy-Lès-Lyon (Rhône).

    À la barre, l'intéressé évoque "quatre ou cinq enfants en une semaine". "Cela fait presque un enfant par jour", constate la présidente Anne-Sophie Martinet. Ses proies étaient des scouts âgés de 7 à 15 ans à l'époque des faits, sous l'emprise de ce prêtre imposant, charismatique, adulé par les parents et les enfants eux-mêmes. 

    "Je savais bien que ces gestes étaient interdits, des caresses que je n'aurais pas dû faire. D'ailleurs c'était en cachette", admet-il, très droit à la barre, les bras le long du corps et la voix un peu cassée. "Et cela m'apportait du plaisir sexuel, forcément".

    En marge de l'audience, Me Emmanuelle Haziza, l'avocate d'une des victimes, Pierre-Emmanuel Germain Thill, estime être "face au plus grand prédateur sexuel de la région lyonnaise. À la fois, il nie le caractère sexuel de ce qu'il a fait subir aux gamins, mais avoue avoir touché des centaines et des centaines d'enfants".

    François Devaux, l'une des victimes de Preynat, cofondateur de l'association La Parole Libérée, admet : "le moment que je vis là, au procès, c'est le plus dur que j'ai vécu depuis le début de l'affaire". Avant de parler de "l'enfer" qu'il a fait vivre à ses parents - les seuls à avoir alerté les autorités ecclésiastiques sur les faits subis par leur fils -, à toute sa famille, "la violence" qui l'habitait, son adolescence "très difficile, très compliquée".

    Jusqu'à 10 ans d'emprisonnement

    Pour la première fois, François Devaux, parle aussi de sa "tentative de suicide". "Avant, je crois, j'étais un enfant lumineux. Après ça, j'ai vécu une vie très sombre [...] flirté avec des choses très dangereuses". "Souffrance, colère... Quelle que soit la décision de ce procès, le préjudice, le traumatisme subi dans mon enfance continuera. Ma responsabilité, c'est que cela ne se reproduise plus", relève celui qui, avec La Parole Libérée, est parvenu à faire comparaître l'archevêque de Lyon Philippe Barbarin devant la justice pour ses silences sur les actes de Preynat.

    Pourtant, à l'époque, quand ses parents le retirent des scouts à la suite de ses confessions, il leur en veut en dépit des faits et de la détresse qu'il voit dans leurs yeux. Pourquoi ? "Un enfant, dit-il, il cherche à ce que l'on s'intéresse à lui. Faire partie de la protection de cet homme adulé, puissant, partager un 'secret' avec lui ; l'enfant de 10 ans que j'étais croyait être le seul, en était fier et se sentait à la bonne place".

    "On peut faire ce qu'on veut avec un enfant, il suffit qu'il se sente unique...". Preynat "incarnait une hiérarchie absolue, un pouvoir absolu, quelqu'un qui fait le lien entre Dieu et les hommes", se souvient François Devaux, avant d'évoquer le malaise ressenti tout de même quand il se retrouvait seul avec lui et "les étreintes très fortes, les caresses sur les cuisses, les baisers..." du prêtre.

    Rappelé à la barre, Bernard Preynat dément tout baiser sur la bouche. "Je ne m'en souviens pas. En écoutant les conséquences terribles sur son adolescence, sa famille, qu'à cause de moi il ait tenté de se suicider, je suis assommé et mesure la responsabilité de mes actes".

    Ce mardi après-midi, d'autres victimes doivent témoigner. L'une d'entre elles, Benoit P., a demandé un huis clos partiel avant la reprise de l'audience publique. Dix parties civiles, sur 35 victimes entendues pendant l'enquête, sont constituées au procès, beaucoup de faits étant frappés de prescription. L'ex-curé, réduit à l'état laïc au terme de son procès canonique l'été dernier, encourt jusqu'à 10 ans d'emprisonnement.

    L'Express

    Honte à l'église catholique d'avoir caché ces horreurs aussi longtemps !

    Ce mec devrait finir ses jours en prison


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  • Une messe sera célébrée mardi en l’église Notre-Dame de Pau (Pyrénées-Atlantiques), « en réparation des outrages commis ». Les églises du Béarn ont été la cible d’actes de vandalisme en série, ce jeudi. Plusieurs statues de la Vierge Marie ont notamment été détruites.

    Dans la matinée, cinq d’entre elles ont été retrouvées renversées et brisées dans trois églises de la paroisse du Christ-Sauveur, à Pau. L’après-midi, d’autres statues de la Sainte-Vierge ont été vandalisées à Lons et à Artix.

    « Le mode opératoire est le même qu’à Pau, ce qui laisse supposer que ces actes de vandalisme sont le fait d’une seule et même personne ou du même groupe de personnes », indique le diocèse des Pyrénées-Atlantiques, qui précise qu’une plainte a été déposée.

    « Sacrilège »

    Selon La République des Pyrénées, les mêmes dégradations ont par ailleurs été commises à Mourenx et Denguin. Interrogé par le quotidien, le curé de la paroisse paloise où cinq statues ont été détruites, l’abbé Jean-Jacques Dufau, affirme que les faits se sont déroulés jeudi matin « en à peine trois quarts d’heure ».

    « C’est la première fois que je vois cela, confie-t-il. Cela montre que plus rien n’a d’importance ni de valeur ». Dans le communiqué du diocèse, l’évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, Monseigneur Marc Aillet, déplore « non seulement un acte de vandalisme tout à fait inacceptable mais (aussi) un sacrilège qui heurte profondément la foi des fidèles, aux yeux desquels la Vierge Marie est la mère de Dieu, la mère de l’Église et notre mère à tous ».

    Selon lui, « le nombre de provocations et d’agressions antireligieuses ou racistes ne cesse de croître dans notre pays […], il serait irresponsable de ne pas s’en inquiéter ou d’en minimiser la gravité ».

    Le Parisien


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  • Une dizaine de tombes du cimetière juif de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) ont été vandalisées au cours du week-end avec des pierres brisées et caveaux éventrés, a indiqué mardi 7 janvier la dirigeante de la communauté juive locale, qui va déposer plainte.

    Les dégradations ont été constatées par Déborah Loupien-Suares, présidente de la communauté israélite de l’agglomération de Bayonne-Biarritz, lorsqu’elle s’est rendue dimanche après-midi sur la tombe de ses grands-parents, a-t-elle indiqué à l’AFP, confirmant une information du quotidien « Sud Ouest ».

    « Il y a des dégradations très importantes sur sept à dix tombes du cimetière, qui ont été explosées » : pierres tombales brisées, caveaux éventrés et plaque commémorative en l’honneur d’une petite fille déportée brisée, a-t-elle détaillé, exprimant son « indignation et effroi ».

    « Profondément choqué par ces profanations »

    Déborah Loupien-Suares a indiqué qu’elle allait porter plainte mardi auprès du parquet de Bayonne.

    « Il n’y a pas eu de tags ou d’inscriptions antisémites donc je ne veux pas enflammer le débat, je veux que l’enquête soit menée sereinement », a-t-elle souligné. Elle a toutefois suggéré que le cimetière juif pourrait avoir été ciblé, car elle est « allée voir dans le cimetière catholique qui est situé juste en face et qui est plus facile d’accès, mais il n’y avait pas de dégradations similaires ».

    Le parquet a indiqué qu’une enquête de police était en cours et confirmé n’avoir « pas été avisé de tags antisémites ou d’inscriptions »

    Déborah Loupien-Suares a précisé qu’elle s’était rendue au cimetière le vendredi 3 janvier, et qu’aucune dégradation n’était alors à déplorer. « Elles ont forcément eu lieu entre vendredi après-midi et dimanche », estime-t-elle.

    Le maire (UDI) de Bayonne Jean-René Etchegaray, qui s’est rendu sur place dimanche, a dit mardi sa « stupéfaction » et « grande peine ».

    Vincent Bru, député de la 6e des Pyrénées-Atlantiques, a déclaré sur twitter « être très choqué par la dégradation du cimetière juif de Bayonne qui est un acte stupide, insensé [...].»

    Mais davantage qu’une « démarche idéologique », il veut « y voir un acte imbécile, inculte, qui traduit une certaine inconscience et auquel il ne faut peut-être pas donner plus de sens ».

    Le préfet des Pyrénées-Atlantiques Eric Spitz s’est dit lundi soir « profondément choqué par ces profanations ».

    « Nous sommes très entourés par les autorités », a indiqué Déborah Loupien-Suares. « Mais c’est vrai qu’on n’est pas préparé à ce genre de choses. C’est la première fois que cela arrive à Bayonne, où la communauté juive est parfaitement intégrée depuis des années ».

    L'OBS


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  • Après l’agression survenue dans la résidence d’un rabbin samedi, Bill de Blasio dévoile des mesures pour protéger la communauté juive de New York

    « Un environnement haineux s’est étendu dans tout le pays », a déploré lundi Bill de Blasio, le maire de New York, en réaction à l’attaque à l’arme blanche survenue chez un rabbin samedi soir, à quelque 50 kilomètres au nord de la ville. Sur la radio publique américaine NPR, l’édile démocrate a dénoncé une « crise » et «  un problème croissant d’antisémitisme » aux Etats-Unis, après cette agression qui a fait cinq blessés lors d’une célébration d’Hanouka.

    « Les forces de la haine ont été déchaînées et une plus grande latitude a été donnée aux discours haineux. Et cela a en partie à voir avec la réalité de Washington », capitale des Etats-Unis où vit le président républicain Donald Trump et où siège le Congrès, « et en partie avec les réseaux sociaux », a estimé Bill de Blasio. Afin de protéger la communauté juive, le maire a annoncé une intensification des patrouilles de police ainsi que la création de comités de quartier chargés de prévenir les crimes haineux. New York ciblera aussi les jeunes avec une troisième mesure concentrée sur l’éducation, dont un « programme centré sur l’antisémitisme et le danger provoqué par la haine ».

    Des écrits et des recherches antisémites

    Inculpé, notamment, de tentative d’homicide, le suspect, Grafton Thomas, âgé de 37 ans, a plaidé dimanche non coupable. Lundi, il a été inculpé par l’Etat fédéral américain de crimes motivés par la haine, les procureurs révélant sa sympathie pour le nazisme et Adolf Hitler. Selon des documents de justice, l’homme avait exprimé ses idées antisémites dans des écrits personnels, où il faisait référence à la « culture nazie » et dessinait des croix gammées. Il aurait également cherché sur Internet la phrase « Pourquoi Hitler détestait les Juifs » et l’adresse de « temples sionistes ».

    Cette attaque survient dans un contexte de montée des agressions antisémites aux Etats-Unis. Le 10 décembre, une fusillade dans une épicerie casher de Jersey City dans la banlieue de New York avait déjà fait quatre morts, et les deux attaquants avaient été abattus. La police avait alors qualifié cette attaque d'« acte de terrorisme intérieur alimenté par l’antisémitisme et par des vues anti-forces de l’ordre ». Sur Twitter, le président américain Donald Trump avait appelé dimanche à « éradiquer » le « fléau de l’antisémitisme ».

     

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    20 Minutes


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  • Nouvelle attaque contre la communauté juive près de New York (Etats-Unis). Cinq personnes ont été blessées à l'arme blanche, samedi 28 décembre, par un homme qui a fait irruption dans la maison d'un rabbin. Le gouverneur de l'Etat de New York, Andrew Cuomo, s'est déclaré "horrifié" par cet acte "méprisable et lâche" et a demandé à la section de la police chargée des crimes de haine d'enquêter.

    Franceinfo fait le point sur ce que l'on sait de cette attaque.

     

    Une attaque pendant la fête de Hanouka

    Les faits se sont déroulés à Monsey, une ville de 20 000 habitants à 50 km au nord de New York, qui accueille une importante communauté juive. Vers 22 heures, alors qu'une dizaine de personnes étaient rassemblées chez le rabbin Chaim Rottenberg pour célébrer Hanouka, l'une des plus importantes fêtes juives, un homme masqué a fait irruption. "Nous l'avons vu sortir un couteau d'une mallette. Il faisait la taille d'un manche à balai, a expliqué un témoin au New York Times (en anglais). Il a commencé à attaquer dès qu'il a franchi la porte de la maison. Nous n'avons pas eu du tout le temps de réagir."

    Toujours selon ce témoin, l'homme a ensuite tenté de pénétrer dans la synagogue voisine. Mais les fidèles qui y étaient rassemblés avaient verrouillé les portes en entendant les cris dans la maison. L'assaillant a alors pris la fuite en voiture, avant d'être arrêté par la police de New York quelques heures plus tard. Ni son identité, ni son mobile n'ont été dévoilés pour le moment par les enquêteurs.

     

    Deux blessés dans un état critique

    Parmi les cinq blessés, deux sont dans un état critique, selon l'association juive orthodoxe OJPAC (Orthodox Jewish Public Affairs Council). Toujours selon cette source, une victime a reçu six coups de couteau.

    Selon Yossi Gestetner, cofondateur de l'OJPAC dans la région de la vallée de l'Hudson, l'une des victimes est le fils du rabbin.

     

    Une montée des actes antisémites à New York

    Cette attaque intervient dans un contexte de recrudescence des violences contre la communauté juive à New York et dans les environs. Le 20 novembre, un juif orthodoxe a été poignardé(lien en anglais) près d'une synagogue de Ramapo, dans le même comté que Monsey. Le 10 décembre, une fusillade dans une épicerie casher de Jersey City, dans la banlieue de New York, avait fait quatre morts, et les deux attaquants avaient été abattus. La police avait qualifié cette attaque d'"acte de terrorisme intérieur alimenté par l'antisémitisme et par des vues anti-forces de l'ordre".

    Fin décembre, le maire de New York, Bill de Blasio, a annoncé la mise en place de patrouilles spéciales dans trois quartiers de Brooklyn après huit incidents antisémites "alarmants" en quinze jours, rapporte le New York Times. Dans le quartier de Crown Heights, une femme a par exemple frappé trois personnes dans la rue, parce qu'elle pensait qu'elles étaient juives. "La communauté est terrifiée", résume après l'attaque de Monsey Evan Bernstein, de l'ADL (Anti-Defamation League), cité par le New York Times.

    franceinfo


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