• Blocages des «gilets jaunes»: «Nous poursuivrons la trajectoire prévue» en matière de fiscalité, déclare Rugy !

    Rugy rugit comme un lion pour imiter le petit dictateur !

     

    « Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps », déclare le ministre de la Transition écologique...

    Le mouvement des « gilets jaunes » traduit « une colère qui vient de loin », reconnaît François de Rugy. Mais le ministre de la Transition écologique annonce que le gouvernement poursuivra « la trajectoire prévue » en matière de fiscalité écologique, dans une interview au Parisien.

    Interrogé samedi sur l’augmentation de la taxe carbone prévue le 1er janvier, le ministre a assuré qu'« en matière de fiscalité écologique, nous poursuivrons la trajectoire prévue. Ne pas le faire serait de l’inconscience ».

     

    « Maintenir le cap pour nous libérer de la dépendance au pétrole »

    « Nous avons été élus pour régler les problèmes qu’on avait laissés en plan et nous continuerons à le faire sans relâche. Il faut absolument sortir de ce piège du tout voiture, tout pétrole, tout diesel dans lequel nous nous sommes enfermés si longtemps », explique François de Rugy, alors que près de 283.000 « gilets jaunes », selon le ministère de l’Intérieur, se sont mobilisés samedi contre la hausse des taxes sur le carburant.

    « Il faut justement maintenir le cap des mesures que nous prenons pour nous libérer de la dépendance au pétrole et donc éviter » qu’une éventuelle flambée du prix du baril de pétrole « ne bouscule un jour notre économie », a ajouté le ministre de la Transition écologique.

    Concernant le mouvement des « gilets jaunes », il affirme y avoir « vu avant tout l’expression de l’inquiétude profonde des habitants d’une France périurbaine prisonnière du tout voiture. (…) Cette France-là a le sentiment d’appartenir aux invisibles dans le débat politique ».

    20 Minutes

    L'écologie a bon dos, ils s'en "foutent" de l'écologie, c'est juste un prétexte ! Sinon, ils interdiraient le glyphosate et tous les produits chimiques !

    Les gilets jaunes n'auront donc servis à rien. macaron et rugy veulent la guerre !

    Une petite bombe sur l'Elysée ? (rire jaune)


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  • Ajoutée le 15 nov. 2018

    Alors que les avocats se mobilisent jeudi contre la réforme de la justice, maître Basile Ader et maître Hervé Temime reviennent au micro de Wendy Bouchard, sur Europe 1, sur l'inquiétude que soulève la création d'un "tribunal criminel départemental".


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  • Justice: une réforme "ambitieuse" mais controversée devant l'Assemblée lundi

    L'Assemblée nationale examine à partir de lundi une réforme de la Justice défendue comme "ambitieuse" par la garde des Sceaux Nicole Belloubet, mais critiquée par les magistrats, les avocats et l'opposition qui craignent notamment un éloignement du justiciable.

    Mon "ambition" est de "construire une justice plus lisible, plus accessible, plus simple et plus efficace", a martelé Nicole Belloubet depuis la présentation de son projet de loi en avril.

    La justice française souffre depuis des années d'un manque de moyens avec des tribunaux engorgés et des prisons surpeuplées.

    Il est prévu une hausse de 1,3 milliard d'euros du budget justice qui doit passer à 8,3 milliards d'ici à 2022, dans le cadre d'un projet de loi de programmation qui sera examiné en premier.

    Ces moyens supplémentaires permettront la création de plus de 6.500 emplois, la livraison de 7.000 nouvelles places de prison et le lancement de 8.000 autres, ainsi que la création de 20 centres éducatifs fermés pour mineurs.

    L'autre volet au menu, le projet de loi centré sur le fond de la réforme, s'articule autour de quelques priorités comme le renforcement de l'efficacité de l'organisation judiciaire et de la procédure pénale, l'instauration de peines plus efficaces ou la simplification de la procédure civile.

    Devant la commission des Lois de l'Assemblée, Nicole Belloubet a également vanté une réforme axée sur "la défense des victimes", avec la plainte en ligne pour les agressions sexuelles, la création d'un tribunal criminel pour "éviter de correctionnaliser les viols" ou la création d'un juge de l'indemnisation des victimes d'actes de terrorisme (JIVAT).

    Parmi les mesures les plus controversées figurent la création d'un parquet national antiterroriste, ajoutée via un amendement du gouvernement, et la fusion des tribunaux d'instance et de grande instance.

    - "Pas à la hauteur" -

    Le texte, examiné en première lecture dès octobre au Palais du Luxembourg, avait été largement amendé par les sénateurs, au grand dam de la ministre qui a évoqué des mesures "parfois vidées de leur substance".

    Ces derniers avaient notamment voté une rallonge pour atteindre un budget global de 9 milliards d'euros, et un droit pour les suspects à être assistés par un avocat lors d'une perquisition.

    Ils s'étaient opposés à la création du parquet antiterroriste et à la mise en place d'une procédure de comparution différée, intermédiaire entre comparution immédiate et ouverture d'information judiciaire, en défendant la place du juge face à l'accroissement des prérogatives du parquet.

    Mais ces modifications ont été annulées par la commission des Lois de l'Assemblée, qui est revenue au texte initial qu'elle a enrichi de propositions des députés, comme sur le travail et les chantiers d'insertion en prison qui seront favorisés.

    La commission a également raccourci de deux ans le délai de séparation de fait au-delà duquel il est possible de demander un divorce et élargi les droits des "majeurs protégés" placés notamment sous tutelle ou curatelle.

    Le texte reste cependant toujours mal accepté par magistrats et avocats dont plusieurs centaines ont manifesté encore jeudi devant l'Assemblée pour une "justice humaine et accessible".

    Certains redoutent des fermetures de sites, d'autres mettent en balance la dématérialisation des procédures et les risques de fracture numérique, d'autres encore dénoncent un recul de la présence et du contrôle des juges.

    L'opposition est également critique. Jean-Louis Masson (LR) a pointé en commission "un effort budgétaire pas à la hauteur" et une forme de "privatisation de la justice", avec l'intervention de sociétés privées dans le cadre de médiations.

    "L'équilibre entre l'accusation et les libertés individuelles n'est pas au rendez-vous", selon la socialiste Cécile Untermaier, qui s'oppose en particulier à "la généralisation des écoutes téléphoniques et perquisitions pour des infractions" faisant encourir trois ans de prison.

    L'insoumis Ugo Bernalicis a dénoncé la construction de nouvelles places de prison "quand une attitude rationnelle voudrait que l'on revoie le code pénal pour réduire le nombre de peines de prison prononcées" et le communiste Sébastien Jumel un creusement des "fractures territoriales et sociales".

    Les débats vont durer toute la semaine, avant un vote solennel le 27 novembre. 

    AFP


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  • En Grèce, Hollande fait la leçon à Macron

    © AFP/Angelos Tzortzinis Athènes (Grèce), vendredi 16 novembre. François Hollande, ici avec le Premier ministre Alexis Tsipras

    L’ancien président socialiste a commencé sa tournée européenne par Athènes et la poursuivra en Allemagne. Dans le sillage de son successeur à l’Elysée, à qui il n’hésite jamais de faire la leçon.

    Motards tous gyrophares allumés, cortège de berlines, officiels sur leur trente-et-un… Ceci n’est pas une illusion d’optique : c’est bien François Hollande qui est accueilli en grande pompe à Athènes, pour une intrigante visite. Jeudi, l’ex-chef de l’Etat a entamé dans la capitale grecque une « tournée » sur le Vieux Continent pour parler d’Europe, « première puissance économique du monde », « celle qui réussit », comme il le répète.

    Le 22 novembre, il devrait être aux côtés de la chancelière Merkel, à Berlin, quatre jours après le passage de son successeur. A quel titre ? Difficile à dire. « Un ancien président n’a pas de statut. Pour la statue, ça viendra après », ironise-t-il, jamais avare d’un trait d’esprit. Il vient « transmettre », assure-t-il, « partager son expérience » et distiller quelques-unes des leçons dont il a le secret.

    Leçons vénéneuses pour le pouvoir en place. La colère des gilets jaunes qui se mobilisent ce samedi ? A quelque 2000 km de Paris, François Hollande ne veut pas parler de ce qui se passe à l’ouest de la Méditerranée. Il se laisse tout de même tenter… « Il y a des mécontentements. Il faut les entendre et trouver des réponses », professe-t-il. Il poursuit, à fleurets mouchetés, contre son ex-collaborateur, devenu son successeur : « Pour anticiper la colère, l’entendre, il y avait les corps intermédiaires. Une des responsabilités du pouvoir actuel est de les avoir mis de côté… »

    Piques et clins d’œil

    Symbole contre symbole, l’ancien locataire de l’Elysée a choisi la terrasse de l’institut français d’Athènes. En toile de fond derrière lui, le Parthénon, au sommet de l’Acropole, la colline des dieux de la mythologie. C’est là que se trouve la Pnyx, berceau de la démocratie. C’est là que Macron avait choisi de discourir sur l’Europe lors de sa visite d’Etat, en septembre 2017.

    Quatorze mois plus tard, Hollande a l’air de lui répondre : « Les syndicats, les élus locaux, les partis politiques sont les voix du dialogue. Dans l’Antiquité, il y avait ce souci de la participation. C’est cette démocratie-là qu’il faut réinventer quand elle est en péril. »

    Que de piques et de clins d’œil entre son déplacement et celui de Macron, l’an dernier… Certes, il n’y a pas eu de cérémonie protocolaire, de roulements de tambour et de gardes à pompon. Pour le reste, le jeu de miroirs est troublant, avec les mêmes rendez-vous. Visite à la fondation Niarchos, présentation de la bibliothèque de l’école française d’Athènes, rencontre avec des chefs d’entreprise, dîner avec le président Pavlopoulos, entretien au palais Maximos avec le Premier ministre, Alexis Tsipras…

    Au cœur de leur discussion, les européennes du 29 mai prochain et l’état de la gauche au sein de l’UE. Mais l’ex-président ne met pas franchement les mains dans le cambouis. Quelle stratégie doit adopter le parti socialiste à l’agonie ? « Il ne vous a pas échappé que je ne suis pas responsable du PS, esquive-t-il. Si on se regroupe, il faut une clarification de la gauche. »

    Quant à l’éventualité d’une candidature de son ex-compagne Ségolène Royal ? « Elle a toutes les capacités pour travailler pour l’Europe et son pays. » Et lui, compte-t-il jouer à nouveau les premiers rôles ? Aucune arrière-pensée électorale, jure-t-il… sans toutefois se départir du double sens dont il est coutumier. « A bientôt pour mon retour, lâche-t-il en partant, allusion aux intentions politiques qu’on lui prête. Il y a des gens qui m’attendent ! »

    Le Parisien


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  • En marge du Centenaire, Vladimir Poutine a accordé un entretien exclusif à RT France. Il a évoqué la proposition française d'«armée européenne», l'OTAN, les relations entre la France et la Russie, ainsi que ses futurs entretiens avec Donald Trump.


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  • Après Macron, Merkel plaide à son tour pour une armée européenne

    La chancelière allemande a apporté son soutien au président français sur un projet auquel Donald Trump est fermement opposé.

    La chancelière allemande Angela Merkel a apporté mardi son soutien au président français Emmanuel Macron, prônant à son tour la création d'"une armée européenne", à laquelle le président américain Donald Trump est fermement opposé.

    Dans un discours au parlement européen à Strasbourg sur sa vision de l'Europe, Merkel a appelé à "élaborer une vision nous permettant d'arriver un jour à une véritable armée européenne", se faisant applaudir par son camp des députés de droite du PPE (Parti Populaire Européen) et huer par des eurosceptiques d'extrême droite.

    Cette prise de position survient dans un contexte de vives tensions entre la France et les Etats-Unis sur cette question. Quasiment au même moment, le président américain Donald Trump critiquait, une nouvelle fois, avec virulence la proposition d'Emmanuel Macron de créer une telle force militaire.

    "Ce n'est pas une armée contre l'Otan, je vous en prie"

    Deux jours après avoir célébré le centenaire de l'Armistice à Paris au côté du chef de l'Etat français, Merkel a rappelé aux eurodéputés les propos du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, il y a quatre ans : "une armée commune européenne montrerait au monde qu'entre les pays européens, il n'y aura plus jamais de guerre".

    Tentant de prévenir les critiques, la dirigeante allemande a lancé : "Ce n'est pas une armée contre l'Otan, je vous en prie".

    La création d'une force militaire européenne inquiète non seulement Donald Trump mais aussi l'Otan. Son secrétaire général, Jens Stoltenberg, a mis en garde lundi contre tout éventuel renforcement de l'Europe de la défense au détriment de l'Alliance atlantique.

    "C'est une bonne chose si les alliés européens ont plus de capacités, s'ils travaillent plus étroitement ensemble", a déclaré le Norvégien au cours du Forum Otan-Industrie à Berlin. "Ce dont nous ne nous félicitons pas, c'est que l'UE commence à développer des structures en double", a-t-il mis en garde.

    Pas de date, pas de détails

    Quant à Donald Trump, il avait dénoncé, juste avant son arrivée à Paris pour participer ce week-end aux commémorations de l'Armistice, les propos "très insultants" du président français qui avait proposé la création d'une "véritable armée européenne" pour protéger le Vieux Continent et évoqué la nécessité de se "protéger de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis d'Amérique" dans le domaine du cyberespace.

    Le président américain exhorte régulièrement les pays européens membres de l'Otan à augmenter leurs dépenses militaires, estimant que les Etats-Unis assument une trop grande part du budget de l'Alliance atlantique.

    La chancelière allemande n'a cependant pas précisé quand cette armée européenne pourrait être créée et n'a pas donné de détails sur cette force militaire.

    Le caractère vague de ces propos a été aussitôt critiqué par l'eurodéputé français des Républicains Arnaud Danjean sur Twitter : "Quelle chaîne de commandement ? Quelle responsable politique ? Quelles règles d'engagement ?"

    La dirigeante allemande a aussi rappelé avoir proposé "la constitution d'un conseil de sécurité européen avec une présidence tournante au sein de laquelle des décisions importantes pourront être plus rapidement prises". Elle prône d'abandonner dans ce cadre "le principe d'unanimité", quand c'est possible, afin de pouvoir prendre les décisions plus rapidement.

     

    Si Mme Merkel a fait un pas vers M. Macron sur l'armée européenne, elle a en revanche freiné sur sa proposition d'une taxe européenne visant les géants du numériques et n'a rien dit de vraiment concret sur la réforme de la zone euro, projet cher à Paris.

    L'OBS


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  • 11-Novembre: le président serbe mécontent de son accueil à Paris

    Le président serbe Aleksandar Vucic a regretté le traitement qui lui a été réservé dimanche à Paris, comparé à celui de son homologue kosovar, a rapporté lundi la presse locale. Les deux chefs d'État étaient tous deux en France pour les cérémonies du centenaire de l'armistice de 1918.

     

    La presse serbe a publié des photos montrant le président du Kosovo Hashim Thaçi figurant derrière les invités d'honneur: Vladimir Poutine, Donald Trump et Angela Merkel ainsi que leur hôte, Emmanuel Macron. Aleksandar Vucic avait, lui, été installé en face, dans une autre tribune, derrière le prince et la princesse de Monaco. Or, le président serbe a très mal pris cette distribution des places.

    Vous pouvez imaginer comment je me sentais", a déclaré Aleksandar Vucic, expliquant avoir eu "la gorge serrée" selon des propos reproduits par les médias locaux. "Il me semble que je regardais tout le temps le sol et l'écran, ne croyant pas ce que j'étais en train de voir devant moi et sachant le sacrifice fait par le peuple serbe dans la Première guerre mondiale", a-t-il dit.

    Selon les historiens, la population de la Serbie est celle qui a en proportion enregistré le plus grand nombre de morts dans ce conflit, tandis que les trois quarts des hommes de l'armée de ce pays ont été tués ou blessés.

    Un accueil "grandiose" promis à Macron

    Paris a voulu traiter le président Vucic "avec tous les égards dus à son rang, compte tenu de ce que la Serbie représente pour nous, de notre amitié historique et de son engagement dans la Première guerre mondiale", a relevé de son côté une source diplomatique française.

    Quelques heures après les cérémonies à Paris, un monument symbolisant l'amitié entre la France et la Serbie a été vandalisé à Belgrade, a constaté un photographe de l'AFP. L'inscription "A la France" a été souillée de peinture noire.

        

    Aleksandar Vucic a toutefois promis un accueil "grandiose" à Emmanuel Macron, annoncé en Serbie par la presse locale début décembre. "Je vais inviter des milliers de nos gens pour le saluer, lui montrer ce que c'est l'hospitalité serbe et comment nous voyons l'amitié", a-t-il dit.

     

    Des tensions permanentes entre Kosovo et Serbie

    Vingt ans après la guerre entre forces serbes et rebelles indépendantistes kosovars albanais (1998-99, plus de 13.000 morts), et une décennie après la proclamation par le Kosovo de son indépendance, les relations restent exécrables entre Belgrade et Pristina. Une rencontre la semaine passée à Bruxelles entre Hashim Thaçi et Aleksandar Vucic, la première depuis juillet, s'est déroulée dans une atmosphère tendue.

    Le dirigeant kosovar a diffusé lundi sur Twitter des photos de lui avec Vladimir Poutine, expliquant avoir évoqué à Paris avec le président russe le dialogue avec la Serbie. "Le président Poutine a été clair (...) : 'Si vous (le Kosovo et la Serbie) parvenez à un accord pacifique, la Russie le soutiendra'", a écrit Hashim Thaçi.

    Soutenue par la Russie et la Chine, la Serbie ne reconnaît pas l'indépendance de son ancienne province, majoritairement peuplée d'Albanais et où vivent toujours, selon les estimations, quelque 120.000 Serbes. Le Kosovo revendique avoir été reconnu par 115 pays, dont les principales puissances occidentales.

    BFM.TV

    C'est vrai que le kosovo a été volé à la Serbie !


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  • Christophe Castaner s'inquiète de "mouvements migratoires forts sur les Pyrénées"

    Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner s'est inquiété lundi "des mouvements migratoires forts sur les Pyrénées", annonçant une coopération accrue avec l'Espagne, lors d'une visite au poste frontière du Perthus, dans les Pyrénées-Orientales. "Il y a des mouvements migratoires forts sur les Pyrénées, une montée en puissance sur les Pyrénées-Orientales. Ce qui est essentiel, c'est de travailler collectivement. Il y a ici une grande coopération des services espagnols et français", a déclaré Christophe Castaner depuis le centre de coopération franco-espagnole policière et douanière (CCPD) du Perthus, avant de se rendre dans la capitale espagnole pour y rencontrer son homologue.

    L'Espagne, nouvelle porte d'entrée de l'Europe. Le ministre de l'Intérieur souhaite "rendre plus efficace cette coopération" soulignant que "l'Espagne a vu augmenter ses entrées de 150%". "L'enjeu pour la France est triple : travailler avec les pays d'origine des migrants, travailler avec les pays de transit dont le Maroc, et travailler sur la frontière européenne qu'il faut renforcer", a-t-il précisé. Annonçant "des effectifs renforcés", le ministre a indiqué qu'il envisageait "la nomination d'un coordonnateur sur les Pyrénées".

    Création d'un "coordonnateur sécurité". Fin octobre, le ministre de l'Intérieur avait déjà évoqué dans une interview au JDD, la création d'un "coordonnateur sécurité", qui serait un haut fonctionnaire, pour "mieux organiser les contrôles et le dialogue avec les autorités espagnoles", avait-il dit. "On a recensé en Espagne 48.000 entrées irrégulières en provenance du Maroc" et "les non-admissions à la frontière franco-espagnole ont augmenté de près de 60% dans les Pyrénées-Atlantiques par rapport à l'an passé", avait affirmé Christophe Castaner. 

    Europe 1


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  • Rémy Heitz officiellement nommé procureur de Paris

    Rémy Heitz prendra ses fonctions le 16 novembre prochain.

    Le magistrat Rémy Heitz a été officiellement nommé procureur de la République à Paris, un poste sensible où il succèdera à François Molins.

        

    Rémy Heitz, 55 ans, a été nommé par un décret du président de la République daté de jeudi et publié ce vendredi au Journal officiel. Il était depuis août 2017 directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), poste-clé à la chancellerie pour la mise en oeuvre de la politique pénale du gouvernement.

        

    Il succède à François Molins, devenu la figure publique de l'antiterrorisme face aux attentats qui ont endeuillé la France depuis 2015. Ce dernier prendra ses fonctions le 16 novembre en tant que procureur général près la Cour de Cassation, le plus haut poste de magistrat du parquet en France.

    Joint par l'AFP, Rémy Heitz a indiqué qu'il prendrait ses fonctions le même jour.

    L'Elysée accusée d'intervention 

    Le gouvernement a annoncé début octobre avoir choisi Rémy Heitz, un haut magistrat principalement connu du grand public pour avoir été délégué interministériel à la sécurité routière, entre 2003 et 2006, sous Jacques Chirac. Il est passé aussi bien par le parquet que par le siège: vice-procureur de Paris en 2001, il a ensuite présidé le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), le deuxième plus important de France, entre 2011 à 2015.

        

    Au poste de procureur de Paris, Rémy Heitz ne devrait pas s'occuper des affaires de terrorisme car un parquet national antiterroriste devrait être bientôt créé.

    La nomination au poste de procureur de Paris a été au coeur d'une vive polémique en septembre, qui a vu l'Élysée accusée d'intervention. La ministre de la Justice Nicole Belloubet avait auditionné trois candidats en juillet, mais tous, y compris son favori, ont finalement été recalés. Aucun n'aurait satisfait le chef de l'Etat ! Et le 24 septembre, un nouvel appel à candidatures a été lancé, irritant le monde de la magistrature. Cette polémique a relancé le débat sur l'indépendance du parquet.

    BFM.TV


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  • A peine arrivée à Paris, Trump dénonce dans un tweet les propos "insultants" de Macron au sujet de l'armée européenne

    Donald Trump a jugé "très insultant" que son homologue français Emmanuel Macron ait proposé la création d'une armée européenne pour que l'Union ne dépende pas seulement des Etats-Unis.

    Air Force One était en train d'atterir sur le tarmac d'Orly (Val-de-Marne). Dans un tweet publié dans la soirée du vendredi 9 novembre, le président américain a dénoncé, à son arrivée à Paris à l'occasion du centenaire du 11-Novembre, les propos "très insultants" de son homologue français sur la création d'une armée européenne.

    "President Macron of France has just suggested that Europe build its own military in order to protect itself from the U.S., China and Russia. Very insulting, but perhaps Europe should first pay its fair share of NATO, which the U.S. subsidizes greatly!"

    Le président Macron vient de suggérer que l'Europe construise sa propre armée pour se protéger contre les Etats-Unis, la Chine et la Russie", a tweeté Donald Trump. "Très insultant mais peut-être que l'Europe devrait d'abord payer sa part à l'OTAN que les Etats-Unis subventionnent largement !", a-t-il ajouté.

    Mardi, le chef de l'Etat français a estimé que l'Europe ne pourrait pas se défendre sans "une vraie armée européenne". Face à "la Russie qui est à nos frontières et qui a montré qu'elle pouvait être menaçante (...) on doit avoir une Europe qui se défend davantage seule, sans dépendre seulement des États-Unis et de manière plus souveraine", a plaidé Emmanuel Macron.

    franceinfo


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  • Une députée LREM provoque un tollé en parlant du "lobby LGBT à l'Assemblée"

    Agnès Thill s'est fait recadrer par plusieurs ministres et députés de la majorité !

     

    Interpellant l’une de ses collègues de la majorité sur le sujet brûlant de la PMA, la députée LREM de l’Oise Agnès Thill, a évoqué ce jeudi 8 novembre sur Twitter l'existence d'un "puissant lobby LGBT à l'Assemblée nationale".

    Alors que la députée de Paris Elise Fajgeles, ex-vallsiste membre de la Commission des lois, annonçait la tenue d'un "café citoyen sur l'ouverture de la PMA", Agnès Thill s'insurge sur le réseau social : "Est-ce 's'informer' s'il n'y a qu'une version donnée ? [...] L'objectivité est de mise, ou bien c'est de la propagande.

    "Tu es la bienvenue pour débattre avec nous Agnès !" lui répond Elise Fajgeles.

    "C'est tellement faux de faire croire qu'il n'y a qu'une vision", rétorque Agnès Thill, également ex-membre du PS.

    "Il y a un puissant lobby LGBT à l'Assemblée nationale et l'Assemblée nationale n'est pas la France. Ici [en circonscription], les avis sont tout autres." 

    "Absolument inacceptable"

    "Ce terme de 'lobby LGBT' est absolument inacceptable et n'a pas sa place dans le débat public", a dénoncé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. "Pas d’ambiguïté de mon coté."

    "Il n’existe aucun 'lobby LGBT', juste des gens qui veulent vivre librement et d’autres gens qui les soutiennent», a réagi la secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, voyant dans le fait de "fantasmer sur un lobby gay" un "premier pas vers l’homophobie".

    Le chef de file des députés LREM, Gilles Le Gendre, a enfin appelé son groupe à "se garder de toutes polémiques et anathèmes personnels" sur la question de la PMA.

    "Nous devons aux Français d’engager fermement mais calmement ce débat."

    Mais dans la suite de la journée, plusieurs députés LREM ont enfoncé le clou. Matthieu Orphelin dénonce ainsi une "expression plus que malvenue", provenant des "sites d'extrême droite ou de désinformation". Le député de Charente-Maritime Raphaël Gérard a lui jugé "abject de qualifier" ainsi des parlementaires, accusant Agnès Thill de "représenter la Manif pour tous" et "des minorités religieuses radicales" au sein de l'Assemblée nationale.

    "Je ne représente aucune religion. Encore moins une minorité religieuse radicale. Ni la Manif pour tous. [...] "Peut-on encore parler dans ce pays ? Sans être aussitôt catalogué de réac, conservateur, religieux, homophobe ?" s'est désolée Agnès Thill, avant de présenter ses excuses :

    "Je regrette mes propos qui ont pu heurter certains de mes collègues et d'autres. Je ne juge aucune vie personnelle. Revenons sur le fond. Et que chacun puisse s'exprimer sereinement. Je m'y engage. Je remercie les collègues qui sont venus à moi individuellement pour parler."

    Heureusement que la consigne de ne pas étaler en public leurs divergences sur la PMA avait été donnée dès septembre aux députés marcheurs...

    L'OBS

    La pauvre députée avait oublié qu'il ne faut JAMAIS avoir un avis différent du petit roi ni donner un avis personnel !

    Une députée LREM provoque un tollé en parlant du "lobby LGBT à l'Assemblée"

     


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  • Remarques déplacées, petites humiliations… Ségolène Royal raconte le sexisme ambiant au pouvoir

    "Utérus sur pattes", "gros seins", "vache folle", le livre de Ségolène Royal montre le visage peu reluisant de la politique française.

     

    "Femme dans un monde d’hommes, écologiste dans un monde de lobbies", Ségolène Royal raconte trente années passées au plus haut sommet de l’Etat dans un livre « Ce que je peux enfin vous dire », publié cette semaine aux éditions Fayard. L’ancienne candidate à l’élection présidentielle de 2007, trois fois ministre et aujourd’hui ambassadrice en charge des pôles arctiques et antarctiques, apporte un éclairage unique sur la condition des femmes en politique. Petites humiliations, remarques déplacées ou franche misogynie, l'ex-élue lève le voile sur le sexisme ambiant dans les sphères du pouvoir, des couloirs de l'Assemblée nationale aux bureaux des ministères parisiens. 

    Pressentie pour conduire une liste aux élections européennes, elle règle également ses comptes avec son ancienne famille politique : les éléphants du Parti socialiste - bien sûr - mais aussi François Hollande, Manuel Valls, Lionel Jospin et... Emmanuel Macron dont elle dénonce la verticalité, "concept du monde d'avant, et même d'avant-avant."

     

    Elue députée des Deux-Sèvres en 1988, Ségolène Royal fait directement l'expérience du sexisme à son arrivée à l'Assemblée nationale. "Les députées femmes étaient systématiquement bloquées à l'entrée pour justifier leur identité. Avec immanquablement la question : vous êtes l'assistante de qui ?", raconte-t-elle. Sa première prise de parole dans l'hémicycle est tout aussi douloureuse. Alors qu'elle monte à la tribune du Palais Bourbon, la socialiste est accueillie par les quolibets de ses collègues masculins. "J'ai entendu, comme tous les députés présents, l'un d'entre eux me crier "A poil !", puis les ricanements de ceux qui l'entouraient", se souvient-elle. Quelques années plus tard, alors qu'elle a pris du galon, Ségolène Royal est chargée de rédiger le rapport de la commission d'enquête sur les farines animales. Un poste pour lequel elle ne manque pas de légitimité, étant élue d'un département d'élevage concerné par ce grave problème sanitaire, qui fera 27 morts en France. Cela n'empêche pas le président de la commission d'ironiser : "Ségolène Royal est désignée. Nous nous réjouissons de la participation d'une vache folle au bureau de la commission d'enquête sur les farines animales."

    "Au fait, on a oublié les handicapés"

    Devenue ministre déléguée en charge de l'enseignement scolaire en 1997, lors de la cohabitation Chirac-Jospin, Ségolène Royal découvre l'envers du décor gouvernemental. Son ministre de tutelle Claude Allègre n'hésite pas à la rabaisser en public. "Lorsqu'il quittait une réunion de recteurs, après avoir parlé tout seul pendant deux heures, il se levait et disait : "Je vous laisse avec la ministre déléguée, elle va vous parler des cantines, des enfants handicapés, des sorties scolaires et autres bricoles." Le remaniement gouvernemental de mars 2000, illustre une autre facette de cette considération à géométrie variable pour les femmes. Alors qu'elle est chez elle, Ségolène Royal reçoit un coup de téléphone de Lionel Jospin, alors Premier ministre. "Ah, Ségolène, enfin, on n'arrivait pas à te joindre ! Bon, je n'ai personne pour s'occuper de la Famille. J'ai pensé qu'avec tes quatre enfants tu pourrais faire l'affaire, et on a toujours été un peu gêné sur cette question au PS, c'est un sujet de droite", lui lance-t-il. Avant d'ajouter : "Ah, au fait, tu auras aussi les handicapés, on les a oubliés."

    Au PS, la situation n'est pas plus rose. En 2007, en pleine campagne présidentielle, Ségolène Royal surprend une réunion entre plusieurs dirigeants autour du patron du PS François Hollande. "Ils parlaient des conseillères femmes qui m'entouraient, en les désignant par ces termes odieux : où sont les "utérus à pattes" de Ségolène ?". De retour aux affaires, au ministère de l'Environnement, en 2014, l'élue socialiste se retrouve obligée de sévir. "J'ai eu l'obligation de sanctionner un cadre supérieur qui s'adressait aux femmes en ces termes : "Les gros seins à droite, les petits seins à gauche." Les débordements ne restent pas cantonnés aux seuls cabinets ministériels. En mars 2016, lors du sommet franco-italien de Venise, Ségolène Royal surprend deux ministres en plein conciliabule. "Ils regardent le programme de la journée et chuchotent en laissant échapper un rire gras. Mon regard interrogateur leur demande ce qui les amuse autant. Et là, je les revois encore, avachis sur leur siège et sans retenue aucune, s'esclaffer en citant le nom d'une ministre italienne qui doit participer à la réunion de travail : "Celle-là, elle doit être bonne à faire autre chose que de la politique." Le président français fait celui qui n'a rien entendu tandis que Matteo Renzi blêmit et croise mon regard consterné."

    Hollande et Macron, personnages "désinvoltes"

    Les dernières pages du livre de Ségolène Royal sont structurées autour deux personnages centraux : François Hollande et Emmanuel Macron. A propos du premier, qui fut son compagnon, elle regrette le manque de soutien lors de la présidentielle et son adultère à visage découvert. "Imagine-t-on un instant un homme candidat à l'élection présidentielle supportant au vu et au su de tous d'être ainsi traité par sa femme cheffe du parti censé le soutenir ?", interroge-t-elle. Après leur séparation, dont l'information est "grillée" par deux journalistes de l'AFP qui s'apprêtent à sortir un livre sur elle en 2007, Ségolène Royal fait tout pour maintenir des relations cordiales avec le père de ses enfants. Jusqu'à le soutenir lors de la primaire socialiste de 2011. "Je fais ce qui va le moins les perturber : je soutiens leur père." Un choix qu'elle sait à son désavantage. "Sur le plan personnel, je vais avoir le droit au pire, et sur le plan politique, être écartée du meilleur." Alors qu'il souhaite lui confier la présidence de l'Assemblée nationale, François Hollande ne fait pas rentrer son ex-compagne dans le premier gouvernement, ce qui affaiblira la candidate lors des législatives. "François Hollande était trop fin connaisseur de la vie politique pour l'ignorer, mais il réglait son problème personnel à court terme". Sous entendu, ses relations avec Valérie Trierweiler.

    Le nouveau président de la République est peut-être l'objet des critiques les plus féroces. "Il fait un contresens partiel par rapport à notre époque, note l'ancienne ministre. (...) Il confond, ou ses conseillers en com' confondent, verticalité et charisme, verticalité et dignité, verticalité et rigueur, verticalité et sobriété. Le mythe de l'homme seul, héritier des rois de France et de Napoléon ne tient pas en démocratie. Surtout avec 24% des voix au premier tour, sans compter l'abstention. L'autorité tient un temps seulement et se transforme en autoritarisme. Cette façon de dire la verticalité est un concept du monde d'avant. Et même d'avant-avant." Quelques chapitres plus tôt, l'ex-candidate à la présidentielle rapprochait Emmanuel Macron de ses deux prédécesseurs dans l'approche désinvolte de la fonction présidentielle. "A ses débuts Emmanuel Macron a tenté de résister à ce penchant, et même de le théoriser (la verticalité). Mais, très vite, la méthode de gouvernance a dérapé, et, comme lors des précédents quinquennats, le déficit de dialogue, l'autoritarisme, l'exercice solitaire de la décision, la démocratie parlementaire affaiblie, ont conduit aux mêmes erreurs."

    Challenges


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  • Essonne : appel à «la purge» contre les policiers, le ministre de l'Intérieur saisi

    Plusieurs messages appelant à la purge des forces de l'ordre circulent sur les réseaux sociaux. Les attaques doivent avoir lieu lors de la nuit d'Halloween, le 31 octobre. Le syndicat de police Unité SGP a saisi le ministre de l'Intérieur.

     

    Dimanche soir, aux alentours de 20h30, des policiers ont été attirés dans un véritable «guet-apens». Les pompiers et les forces de l'ordre sont intervenus dans le quartier de Nacelles, à Corbeil-Essonnes (91), pour l'incendie de trois véhicules au cocktail Molotov. Sur place, les équipes ont été prises à partie par une trentaine d'individus, confirme au Figaro Olivier Michelet, secrétaire départemental du syndicat de police Unité SGP 91. Les voitures des fonctionnaires ont notamment été caillassées. Deux personnes ont pu être interpellées et placées en garde à vue.

    Le matin même, d'après les informations du Parisien confirmées au Figaro, les forces de l'ordre ont empêché le tournage d'un clip de rap dans le quartier des Tarterêts, à Corbeil-Essonne. «La mairie avait refusé le tournage à l'oral et par écrit à cause des propos jugés violents. Dès qu'on ne leur donne par ce qu'ils veulent, ils finissent par le retourner contre les bâtiments publics ou les forces de sécurité», s'énerve Olivier Michelet.

     

    Une «purge» des policiers le 31 octobre

    Pour le représentant Unité SGP 91, cette attaque est «liée à l'appel à la purge des policiers qui circule depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux». D'abord divulguées sur Snapchat, les «règles de la purge de Corbeil-Essonnes» ont largement été partagées sur Twitter et Facebook. «Il s'agit clairement d'atteintes aux forces de l'ordre et de sécurité très ciblées», déplore Olivier Michelet.

    Le message le plus courant, mal orthographié, détaille en sept points comment s'en prendre aux policiers. «Habillez-vous en noir avec masque si possible», conseille l'auteur. «Toutes les armes sont autorisées (...) Brûlez tout ce que vous voyez: voitures, poubelles etc», est-il précisé avant d'ordonner que «les forces de l'ordre [soient] attaquées au mortier, feux d'artifices, pétards et pierres».

    Dans le texte, les auteurs annoncent que la purge «commencera dans tous les quartiers à partir de 20h00» le mercredi 31 octobre, la nuit d'Halloween.

    Cette violence «dépasse largement l'Essonne, précise le directeur départemental de la sécurité publique du département, Jean-François Papineau au Parisien. Nous recevons une grande vigilance sur l'ensemble du territoire relevant de la compétence de la Police nationale».

    Les règles ont été partagées sur un autre compte Snapchat qui s'adresse cette fois «aux gens du 93 Seine-Saint-Denis». Celui-ci demande aux femmes de ne pas participer et le dixième point somme de «ne pas faire de victime» et de «penser aux parents et à la famille» des personnes qui seront prises à partie.

    Un autre message encourage tous les départements d'Île-de-France (75, 77, 78, 91, 92, 93, 94 et 95) ainsi que «tous les mecs de Paname» à suivre le mouvement dès 22 heures mercredi soir.

    La volonté de s'en prendre aux policiers a également atteint la ville de Grenoble. Dans l'appel, la purge donne l'impression d'être organisée par quartier. «Échirolles, fontaine etc (...) toutes les zones et les quartiers montent une équipe. Quand deux équipes se croisent, obliger de s'affronter (sic)», donne pour consigne l'auteur.

    Si les attaques envers les policiers sont régulières, «c'est la première fois qu'un appel à la violence prend une ampleur nationale», s'inquiète Olivier Michelet, qui déplore le manque d'au moins «200 effectifs pour assurer sereinement la mission de sécurité publique». Le secrétaire départemental d'Unité SGP espère que l'appel à la purge «restera lettre morte» mais, en attendant, le syndicat a saisi le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner afin qu'une plainte soit déposée à l'encontre des auteurs toujours non identifiés. Olivier Michelet souhaite, quant à lui, que les responsables «reçoivent une réponse pénale très forte». 

    Le Figaro.fr 

    Tout cela est dû au laxisme de l'Etat !

    Manu et Brizitte ne craignent rien, ils sont bien protégés !


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  • Monarchie espagnole: Manuel Valls s'écharpe avec sa rivale

    Quel régime défendre pour l'Espagne : monarchie ou république ?

    Sept mois avant les municipales dans le pays, le ton monte déjà dans la deuxième ville d'Espagne, promettant une campagne très animée. Manuel Valls, candidat à la mairie de Barcelone, s'est disputé cette semaine via Twitter avec la maire actuelle de la ville, Ada Colau (gauche radicale et écologiste).

    L'ex-socialiste Manuel Valls a ouvert les hostilités vendredi en jugeant "qu'Ada Colau n'est pas une personne en qui on peut avoir confiance", lui reprochant d'avoir approuvé une demande d'abolition de la monarchie en Espagne. Et d'ajouter : "C'est la preuve de la connivence entre la maire et les groupes indépendantistes" en Catalogne..

    Demandes d'abolition de la monarchie

    "Qu'une républicaine défende la République est assez prévisible", a répliqué samedi sur Twitter Ada Colau, qui prône ce régime politique pour tout le pays." "Mais on a plus de mal à faire confiance à un républicain français qui soudain devient monarchiste", a-t-elle lancé à l'attention de l'ancien Premier ministre français. "Liberté, égalité, fraternité... n'ont pas passé les Pyrénées", a ironisé la maire.

    Le conseil municipal de Barcelone avait adopté vendredi une "déclaration institutionnelle" pour "condamner la position du roi Felipe VI face au conflit catalan" et demander "l'abolition" de la monarchie. Présenté par le parti séparatiste de gauche radicale CUP, le texte a notamment été approuvé par la formation de gauche Barcelona en Comu d'Ada Colau, qui n'est pas indépendantiste. A Madrid, le parti de gauche radicale Podemos, qui a soutenu la maire de Barcelone, a maintes fois remis en cause cette année la monarchie comme un modèle dépassé.

    L'Express


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  • Fonction publique : Gérald Darmanin veut davantage de contractuels et moins de fonctionnaires

    La fonction publique va évoluer vers une "généralisation du contrat".

    C'est ce qu'a annoncé le ministre de l'Action publique, Gérald Darmanin, dimanche 28 octobre sur Europe 1. Alors que le recrutement hors statut est aujourd'hui contraint, Gérald Darmanin a expliqué qu'il y aura désormais "la possibilité de passer par le statut et la possibilité de passer par le contrat".

    Les agents publics pourront "venir pour 5, 10 ou 15 ans dans la fonction publique" a déclaré le ministre, avant de souligner qu'il était "important" de "garder" le statut pour une "partie" des fonctionnaires, "notamment" dans les "fonctions les plus régaliennes", sans donner plus de détails.

    Des "plans de départs volontaires" pour les fonctionnaires

    Cette réforme permettra "par exemple" à un "maire" ou un "employeur territorial" d'"engager sur des postes à responsabilités des personnes sous contrat", a-t-il illustré, en expliquant vouloir "ouvrir les portes et les fenêtres" de la fonction publique. Il a également confirmé la mise en place de "plans de départs volontaires" qui permettront aux fonctionnaires de "rester" ou de "partir" avec "24 mois de salaire" et "la possibilité de toucher le chômage, ce qui n'était pas le cas jusqu'ici".

    Gérald Darmanin a confirmé la "création d'une agence de reconversion" pour les agents publics et annoncé qu'il souhaitait que les "passerelles entre le public et le privé" soient "encouragées". Le deuxième comité interministériel de la transformation publique, qui se tient lundi à l'initiative du Premier ministre Edouard Philippe, permettra "de faire davantage d'annonces ou de les préciser", a-t-il annoncé.

    Une "ligne rouge" pour les syndicats

    Le ministre a par ailleurs exposé sa méthode pour atteindre l'objectif fixé par Emmanuel Macron de 50 000 suppressions de postes dans la fonction publique d'Etat à l'horizon 2022 : pour "économiser des postes", il faut selon lui "supprimer des missions", afin de "ne pas "renforcer le travail de ceux qui restent". "On arrêtera de payer en argent liquide aux impôts", a par exemple détaillé Darmanin, en expliquant que cette mission pourrait être déléguée à des "partenaires privés comme La Poste ou les buralistes".

     

    Pour les syndicats de la fonction publique, cette "généralisation du contrat" constitue une "ligne rouge". "Si jamais le gouvernement devait faire ça, ce serait une remise en cause du statut général des fonctionnaires", dénonce Mylène Jacquot (CFDT). "À aucun moment, on ne nous a présenté ce scénario", déplore de son côté Luc Farré (Unsa), qui déplore une "remise en cause" de la concertation sur la réforme de l'action publique engagée depuis avril avec le secrétaire d'État Olivier Dussopt.

    franceinfo


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