• Migrants : Salvini écrit à Castaner pour dénoncer les "choix faits à Paris et à Berlin"

    La France et l'Allemagne ne peuvent décider seules des politiques migratoires "en ignorant les demandes des pays les plus exposés" comme l'Italie et Malte, estime le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, dans un courrier à son homologue français, Christophe Castaner.

    "Les choix faits seulement à Paris et à Berlin, ça suffit. L'Italie n'est plus disposée à accepter tous les migrants qui arrivent en Europe", assure aussi ce dimanche le patron de l'extrême droite italienne, dans un message sur Facebook qui accompagne le courrier adressé à son homologue français.

    L'Europe divisée sur l'accueil des migrants

    L'Europe est toujours divisée sur la politique d'accueil des migrants. Réunis jeudi à Helsinki, les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne ne sont pas parvenus à s'entendre sur un "mécanisme de solidarité" visant à mettre fin à l'errance des bateaux interdits de faire débarquer des migrants secourus en Méditerranée centrale.

    Dans sa lettre à Christophe Castaner, Matteo Salvini assure avoir noté à Helsinki "des positions très proches de celle exprimée par l'Italie en particulier sur le ferme engagement d'une politique migratoire visant à défendre les frontières extérieures de l'UE et de l'espace Schengen".

    Un nouveau texte pour discuter

    "De nombreux collègues ont en effet soutenu la nécessité de revoir les règles du 'search and rescue' [recherche et secours] pour empêcher les abus qui visent à favoriser une immigration illégale et incontrôlée comme exposée dans le document que nous avons préparé avec Malte".

    Lors de la réunion, l'Italie et Malte ont présenté un texte qui préconise le débarquement et la création de centres d'accueil temporaire et d'identification des migrants dans les pays limitrophes aux pays de départ. Un document qui doit servir de point de départ de "toute nouvelle discussion", affirme Matteo Salvini alors que les ministres doivent se réunir à nouveau ce lundi à Paris.

    L'Express


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  • Tour de vis en vue sur les frais des ministres

    Le Premier ministre pourrait clarifier et durcir la circulaire de mai 2017, notamment concernant les frais de bouche.

    Edouard Philippe va-t-il serrer la vis à ses ministres ? Après la démission de François de Rugy, mis en cause pour son train de vie par Mediapart, le président Emmanuel Macron a lancé un avertissement clair en conseil des ministres : "Vous occupez une fonction exigeante. Elle réclame de nous tous des règles de sobriété et beaucoup de discernement entre ce qui relève du privé et du public". Un message reçu 5 sur 5 par ses ministres et surtout par le chef du gouvernement Edouard Philippe qui pourrait, selon le Parisien, durcir la circulaire mise en place en mai 2017.

     

    Le texte, intitulé "Une méthode de travail gouvernemental exemplaire, collégiale et efficace" rappelait notamment "qu’il convient de limiter l’usage des deniers publics au strict accomplissement de la mission ministérielle en ne tirant pas profit de ses fonctions pour soi-même ou pour ses proches […]. De manière générale, les dépenses à caractère personnel ou familial ne peuvent évidemment être mises à la charge de l’État". Des notions que le Premier ministre pourrait clarifier et mieux encadrer dans une réactualisation de cette circulaire. Des modifications qui pourraient intervenir dans les jours à venir.

    Une confusion des ministres ?

    Dans les colonnes du Parisien, un collaborateur d’Edouard Philippe explique ainsi que "la récente actualité a montré qu’il pouvait subsister quelques points à clarifier, notamment sur les travaux dans les logements de fonction". Du côté des ministères, nombreux sont ceux qui se posent des questions. Un chef de cabinet s’interroge : "Le problème c’est qu’il y a toujours une promiscuité entre vie privée et publique. Résultat, il y a une espèce de confusion. Line Renaud, c’est privé ou public ?" Pour rappel, les enveloppes liées aux frais de représentation sont plafonnées à 100.000 euros par an pour un secrétaire d’État, 120.000 euros pour un ministère auprès d’un ministre et 150.000 euros pour un ministre.

    Des dépenses de représentation qui, rappelle Libération, concernent pour l’essentiel des frais de réception : réception d’un homologue étranger dans le cadre d’une visite officielle, organisation de points presse ou encore une remise de prix ou de décoration. Les dîners privés, les repas familiaux ou encore les achats personnels sont quant à eux à la charge du ministre. Lors du précédent quinquennat, chaque collaborateur recevait ainsi, à la fin du mois, une liste de ses repas à caractère privé, qui étaient alors déduits de son indemnité mensuelle. Edouard Philippe devra peut-être reprendre ce dispositif pour s’assurer que ses ministres sont désormais irréprochables. 

    Capital


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  • Comment a t-on pu mettre une femme aussi bête, "Si bête" Ndiaye,  comme porte parole du gouvernement ? Peut-être parce qu'elle est prête à mentir pour défendre macaron !

    Comme disent les suisses : " Quand on voit ce qu'on voit et qu'on entend ce qu'on entend, on a raison de penser ce qu'on pense"


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  • "Tenue de cirque" : Nadine Morano s'en prend à Sibeth Ndiaye

    "Tenue de cirque" : Nadine Morano s'en prend à Sibeth Ndiaye

    La députée européenne Les Républicains s'en est prise aux origines de la porte-parole du gouvernement dans un tweet.

    Nadine Morano s'en prend à Sibeth Ndiaye. La députée européenne Les Républicains a vertement critiqué sur Twitter la petite de phrase de la porte-parole du gouvernement sur les Français qui mangent "plutôt des kebabs".

    Mais non contente de s'en tenir à cette formule, Nadine Morano s'en est prise directement à la personne de Sibeth Ndiaye, l'attaquant déjà sur son style vestimentaire. "Outrée, mais habituée à entendre ses inepties débitées souvent en tenue de cirque", a-t-elle lancé sur Twitter ce vendredi matin.

    La députée européenne a ensuite enchaîné sur les origines sénégalaises de la porte-parole du gouvernement, estimant qu'elle a "de grandes lacunes sur la culture française". "Sénégalaise très bien née ayant obtenu la nationalité française il y a 3 ans... visiblement avec de grandes lacunes sur la culture française. Indigne de cette fonction gouvernementale en France", s'est-elle scandalisée.

    La majorité défend Sibeth Ndiaye

    Face aux nombreuses attaques qu'a subies Sibeth Ndiaye sur les réseaux sociaux à la suite de sa petite phrase, certains membres de la majorité sont montés au créneau. "'Une coupe de cheveux sans coupe' ? Sérieusement, en 2019 on en est encore là quand une femme d'origine africaine ne lisse ou ne cache pas ses cheveux ? Vive Sibeth Ndiaye, ses compétences, son panache, son parler-vrai, rôle modèle pour des milliers de filles", l'a défendu la secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa jeudi.

    Le député LREM Aurélien Taché a aussi haussé le ton sur Twitter jeudi. "Non Sibeth Ndiaye sait simplement qu'une majorité de Français mange réellement du kebab, n'a aucun problème avec les tenues modernes et colorées ou avec les coupes afro. Et tant mieux si cela gêne le Rassemblement national et leurs idiots utiles", a-t-il grondé.

    L'Express

    Je ne vois pas pourquoi Taché parle du RN, il s'agit de Morano !

    Ndiaye porte bien son prénom "Si bête" ! 


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  • « Gilets jaunes » : Castaner récompense des policiers soupçonnés de violences

    Illustration mai 2019

    Selon « Mediapart », le ministre de l’intérieur a remis, le 16 juin, 9 000 médailles aux fonctionnaires mobilisés lors des manifestations des « gilets jaunes ».

    La distinction, censée récompenser un comportement « honorable », semble avoir été dévoyée par le ministre de l’intérieur. Selon le site d’investigation Mediapart, Christophe Castaner a remis le 16 juin des médailles à des fonctionnaires de police impliqués dans des affaires de violences policières commises principalement lors des différentes mobilisations des « gilets jaunes ».

     

    Ces médailles de la sécurité intérieure, habituellement remises les 1er janvier et 14 juillet, ont, cette fois, été décernées de façon exceptionnelle dans le cadre de la « promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure gilets jaunes ». Cette distinction, créée en 2012, récompense ainsi « les services particulièrement honorables », « un engagement exceptionnel », ou encore « des actions revêtant un éclat particulier », rapporte un décret citépar Mediapart. En mai, les pompiers actifs lors de l’incendie de Notre-Dame avaient déjà été récompensés lors d’une « promotion exceptionnelle ».

    Le texte précise que cette récompense, qui comporte trois échelons (bronze, argent et or), intervient dans les domaines suivants : « La défense des institutions et des intérêts nationaux, le respect des lois, le maintien de la paix et de l’ordre public, la protection des personnes et des biens et la prévention, la médiation, la lutte contre l’exclusion, l’aide aux victimes. » A cet égard, les gendarmes intervenus lors du crash de la Germanwings, qui a causé la mort de 149 passagers, dans les Alpes, en mars 2015, ont été récompensés.

    Critères élargis

    Cette fois, le parcours de certains fonctionnaires distingués dans ce palmarès « gilets jaunes », comptant 9 000 médaillés, est bien moins reluisant. On trouve notamment Grégoire Chassaing, commissaire divisionnaire à Nantes, chargé des opérations de sécurité le 21 juin, lors de la Fête de la musique. Unité SGP-Police assure qu’il a donné l’ordre de disperser la foule à grand renfort de gaz lacrymogènes, entraînant la chute de quatorze personnes dans la Loire, dont Steve, toujours porté disparu.

    Egalement décoré, le capitaine Bruno Félix a été auditionné dans le cadre de l’enquête sur le décès de Zineb Redouane, atteinte au visage par une grenade lacrymogène à la fenêtre de son appartement lors d’une manifestation de « gilets jaunes » à Marseille, le 1er décembre.

    Responsable des opérations de maintien de l’ordre, lors desquelles Geneviève Legay, une militante de 73 ans, a été gravement blessée à Nice, le commissaire Rabah Souchi a lui aussi reçu les félicitations de Christophe Castaner. Tout comme sa compagne, également commissaire, présente sur place le jour des opérations, et chargée des investigations sur les causes des blessures de la manifestante pacifiste.

    Autre médaille : un commandant divisionnaire, membre de la brigade de policiers venue déloger à coups de matraques et à coups de pieds des manifestants retranchés dans un Burger King, lors de l’acte III des « gilets jaunes ». « Là, on est sur de la bavure policière », avait ainsi reconnu le colonel Di Meo, interrogé sur BFM-TV.

    S’agissant du processus de recrutement de ces fonctionnaires récompensés d’une médaille de bronze, Mediapart fait savoir que plusieurs appels à candidature ont été passés, notamment par la direction des ressources humaines des CRS, recherchant en premier lieu des « fonctionnaires blessés dans le cadre du mouvement des gilets jaunes” », et ayant fait l’objet d’une incapacité totale de travail (ITT).

    Faute d’obtenir suffisamment de candidats, les critères ont été élargis, à plusieurs reprises, pour finalement arriver à une sélection très élargie, excluant seulement les policiers ayant reçu un blâme ou étant passés en conseil de discipline. Pas ceux visés par des enquêtes de l’IGPN ou des procédures judiciaires.

    La distinction, censée récompenser un comportement « honorable », semble avoir été dévoyée par le ministre de l’intérieur. Selon le site d’investigation Mediapart, Christophe Castaner a remis le 16 juin des médailles à des fonctionnaires de police impliqués dans des affaires de violences policières commises principalement lors des différentes mobilisations des « gilets jaunes ».

     

    Ces médailles de la sécurité intérieure, habituellement remises les 1er janvier et 14 juillet, ont, cette fois, été décernées de façon exceptionnelle dans le cadre de la « promotion exceptionnelle médaille de la sécurité intérieure gilets jaunes ». Cette distinction, créée en 2012, récompense ainsi « les services particulièrement honorables », « un engagement exceptionnel », ou encore « des actions revêtant un éclat particulier », rapporte un décret citépar Mediapart. En mai, les pompiers actifs lors de l’incendie de Notre-Dame avaient déjà été récompensés lors d’une « promotion exceptionnelle ».

    Le texte précise que cette récompense, qui comporte trois échelons (bronze, argent et or), intervient dans les domaines suivants : « La défense des institutions et des intérêts nationaux, le respect des lois, le maintien de la paix et de l’ordre public, la protection des personnes et des biens et la prévention, la médiation, la lutte contre l’exclusion, l’aide aux victimes. » A cet égard, les gendarmes intervenus lors du crash de la Germanwings, qui a causé la mort de 149 passagers, dans les Alpes, en mars 2015, ont été récompensés.

    LE MONDE


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  • Elisabeth Borne nouvelle ministre de l'Ecologie : les réactions du monde politique

    Les réactions politiques se sont multipliées après l'annonce de la nomination d'Elisabeth Borne au ministère de l'Ecologie en remplacement de François de Rugy qui a présenté sa démission mardi.

    Après une semaine de polémiques autour de repas fastueux lorsqu'il présidait l'Assemblée, François de Rugy a démissionné mardi de son poste de ministre de l'Ecologie, immédiatement remplacé par la ministre des Transports Elisabeth Borne. Gilles Le Gendre, chef de file des députés LREM a «salué» cette nomination. «Notre groupe apprécie de travailler avec la ministre qui a déjà porté deux lois essentielles du quinquennat : la réforme de SNCF et la loi sur les nouvelles mobilités», a-t-il écrit sur Twitter.

    «Bon courage et pleine réussite chère Elisabeth Borne. Travaillons ensemble à la transition agroécologique pour une agriculture compétitive, innovante et durable», a lui réagi Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture.

    Europe Écologie Les Verts et le PCF déplorent ce choix

    Du côté des détracteurs de la nouvelle ministre, Julien Bayou, porte-parole d'Europe Écologie Les Verts. «Borne nommée ministre de l'écologie. Elle n'est pas ministre d'Etat. Une ministre des transports qui a accompagné le déclin des petites lignes et la réduction du fret ferroviaire (et pas uniquement Rungis Perpignan). Encore le décalage entre les discours et les actes», a-t-il regretté sur le réseau social.

    «La nomination d’Elisabeth Borne, faiseuse d’autoroutes et défaiseuse de rails, confirme que l’inconséquence écologique résistera à la démission de François De Rugy. L’événement de ce jour n’est pas cette passation de pouvoir mais le fait que sera voté ce soir le climaticide», a réagi le député France Insoumise Adrien Quatennens en évoquant le Ceta, le traité entre l'Union européenne et le Canada controversé qui doit être examiné mercredi à l'Assemblée nationale.

    «Nommer à l'Ecologie celle qui s'apprête à remettre 25 000 camions sur les routes en fermant la ligne Perpignan-Rungis, c'est fort!», a lu ironisé le Parti communiste.

    Le porte-parole du Rassemblement national (RN), Sébastien Chenu, a estimé mercredi sur France 2 que la nomination d'Elisabeth Borne représente «la fin de l'écologie dans ce gouvernement». «Le départ de François de Rugy, l'arrivée d'Élisabeth Borne, la signature du CETA et du Mercosur, c'est la fin de l'écologie dans ce gouvernement.»

    Paris Match


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  • Qui pour succéder à François de Rugy ?

    Le président de la République Emmanuel Macron a accepté la démission du ministre de la Transition énergétique François de Rugy. Le Premier ministre Edouard Philippe devra lui trouver au plus vite un (ou une) remplaçant (e).

    Edouard Philippe va de nouveau devoir se triturer les méninges. François de Rugy vient de démissionner du gouvernement et il devra dénicher l'oiseau rare pour lui succéder et ainsi désigner un troisième ministre de l'Environnement en un peu plus de deux ans. Car le temps presse. Avec le succès surprise de la liste écologiste menée par Yannick Jadot aux dernières élections européennes, le président de la République Emmanuel Macron a compris que les enjeux environnementaux sont aujourd'hui au centre des préoccupations des Français. Le 23 juillet prochain, la jeune Suédoise Greta Thunberg, figure de la lutte contre le réchauffement climatique, sera l'invitée de l'Assemblée nationale pour justement évoquer l'urgence climatique et il serait inopportun qu'elle ne soit pas accueillie par le ou la nouveau ministre de la Transition énergétique. Voici nos quatre postulants.

    Brune Poirson

    Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson est la favorite pour le poste. Née à Washington D.C. aux Etats-Unis - elle possède la double nationalité franco-américaine -, Brune Poirson est depuis le 20 mars 2019 la Vice-présidente de l'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement. A la fin des questions d'actualité de l'Assemblée nationale ce mardi après-midi, plusieurs ministres déclaraient que l'écologie «c'était pour elle».

    Pascal Canfin

    Ancien directeur général du WWF France, Pascal Canfin a été le numéro 2 de la liste de La République en Marche pour les dernières élections européennes. Réélu Eurodéputé - il l'était avant pour Europe Ecologie-les Verts, il a été nommé président la commission chargée de l'environnement au Parlement européen, le mercredi 10 juillet.

    Barbara Pompili

    Députée de la Somme sous l'étiquette de La République en Marche, cette ancienne secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité sous François Hollande préside la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée nationale.

    Cédric Villani

    La grosse cote de notre quatuor. Candidat malheureux pour l'investiture de la République en Marche, le mathématicien est un vrai converti à l'écologie. 

    Paris Match

    Nouvelle révélation de Mediapart :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/fran%c3%a7ois-de-rugy-a-utilis%c3%a9-son-indemnit%c3%a9-de-frais-de-mandat-pour-payer-ses-cotisations-d%c3%a9lu-%c3%a0-eelv-selon-mediapart/ar-AAEpA2W?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a présenté sa démission

    Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a présenté sa démission

    Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a présenté sa démission

     

    Mis en cause par les révélations de Mediapart sur ses dîners fastueux entre amis sur les fonds publics et la coûteuse rénovation de son logement de fonction, François de Rugy a présenté sa démission, mardi 16 juillet, a-t-il annoncé dans un communiqué.

    Le ministre de la transition écologique a également déclaré avoir déposé une plainte pour diffamation contre le site d’informations et estime que cela le conduit « à prendre le recul nécessaire » pour cette « mobilisation nécessaire pour [se] défendre ».

     

    Le ministre de la transition écologique avait d’abord dénoncé « des propos mensongers » et un « parti pris militant qui est l’habitude de ce site Internet ». S’il avait dit « comprendre » que de telles révélations « suscitent des réactions, et même des incompréhensions, des interrogations » chez les Français, il avait assuré qu’il « n’y a pas eu de dîners entre amis (…) qui auraient été financés par l’Assemblée nationale », préférant parler de « dîners de travail informels » avec « un paléontologue », « un directeur d’études à Sciences Po » ou encore « des chefs d’entreprise ».

     

    Mediapart a recensé mercredi 10 juillet une dizaine de repas, avec homards et grands crus, qui ont eu lieu entre octobre 2017 et juin 2018 et où étaient reçus à chaque fois entre dix et trente invités appartenant au cercle amical et relationnel de Séverine de Rugy, l’épouse de l’ex-écologiste. Parmi les convives identifiés par le site figuraient aussi des membres de la famille de l’ancien président de l’Assemblée et des amis de son épouse. Les photos montrant Mme de Rugy poser devant une bouteille de Mouton Rothschild 2004 ou M. de Rugy devant une table de Saint-Valentin ornée de pétales de rose ont été abondamment relayées sur les réseaux sociaux et ont fait aussitôt scandale.

     

     Dressing à 17 000 euros

    Ces révélations sont mal passées, neuf mois après le début du mouvement des « gilets jaunes », et alors que le gouvernement veut resserrer le budget. La polémique a fait des vagues au sein même du parti présidentiel. Sous couvert d’anonymat, un cadre de La République en marche (LRM) déplorait « l’effet dévastateur » dans l’opinion publique. « C’est scandaleux, cette histoire. C’est précisément ce que nous ont reproché les “gilets jaunes” ! Cela risque d’accréditer l’idée que les ministres sont pleins aux as et se gavent en profitant de l’argent public. Symboliquement, c’est très lourd », jugeait ce responsable national de la formation macroniste, en ne cachant pas sa colère contre « une vraie connerie ». De son côté, la députée et ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho estimait que « sa démission s’impose ».

    La polémique a enflé encore davantage le lendemain après de nouvelles révélations. Selon Mediapart jeudi 11 juillet, le ministre a fait réaliser plus de 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements privés du ministère de l’écologie. Parmi ces travaux figurait l’installation d’un dressing à près de 17 000 euros.

    Le ministre s’était défendu sur Facebook : « Les services en charge de la gestion des bâtiments du ministère ont fait le constat partagé de la nécessité d’effectuer des travaux de rénovation dans l’appartement de fonction du ministère, qualifié, je cite, de “vétuste” ». Le montant des travaux serait lié selon lui « au caractère très particulier des lieux », puisque « l’hôtel de Roquelaure, comme d’autres ministères, est un élément du patrimoine français, construit au début du XVIIIe siècle ».

    François de Rugy avait été nommé en septembre au gouvernement après la démission surprise de Nicolas Hulot, imposant un style autrement plus politique, pragmatique et policé, avec l’ambition de durer au « ministère de l’impossible ». « Je suis ici pour agir pour l’écologie avec méthode, détermination et persévérance dans le temps », avait-il lancé lors de sa prise de fonction au ministère.

    Le Monde


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  • Affaires Rugy : «Ce pouvoir n’a rien compris des ressorts du dégagisme à l'égard des politiques»

    © CHRISTIAN HARTMANN Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy et Francois de Rugy le 8 mai, lors de la 74e cérémonie de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale, au pied de l'Arc de triomphe.

    L'historien Christian Delporte estime que ce nouvel imbroglio politico-privé va nourrir le ressentiment des Français à l'égard de l'exécutif et des élus.

    Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Versailles-Saint-Quentin, Christian Delporte est un observateur attentif de la vie politique. Directeur du Temps des médias, il a notamment publié la Communication politique. L’art de séduire pour convaincre (Le Lombard, 2017) et Come back ou l’art de revenir en politique (Flammarion, 2014). A l’heure où François de Rugy, fragilisé après les révélations de Mediapart, est rentré d’urgence d’un déplacement dans les Deux-Sèvres pour se rendre à Matignon ce jeudi, Christian Delporte juge avec sévérité les faits en cause comme la première réaction de l’exécutif.

    Que vous inspire l’affaire ou plutôt les affaires dans lesquelles François de Rugy est mis en cause par Mediapart mais, pour l’instant en tout cas, pas par la justice? La photo des homards a marqué les esprits…?

    En découvrant ces histoires de dîner et de travaux dans son appartement de fonction, je me suis dit que décidément ce pouvoir n’avait rien retenu alors qu’il a déjà été ébranlé par des affaires. C’est d’autant plus sidérant que l’un des thèmes de Macron, c’était précisément la République exemplaire et que le député Rugy était en pointe sur ces questions. Ils n’ont rien retenu du sentiment général des Français: tous les ans, l’enquête du Cevipof est de plus en plus désastreuse et ce nouveau feuilleton ne va rien n’arranger. Il faut quand même avoir à l’esprit que seuls 9% des Français font confiance à leurs représentants politiques, 9%! Dans l’étude de l’an dernier, le terme qui remontait le plus à la surface, c’était celui du dégoût à l’égard du monde politique. Et chacun voit bien en quoi les photos de ces agapes luxueuses sont d’autant plus dévastatrices après la crise des gilets jaunes.

    Nouveau monde et vieilles pratiques? 

    Visiblement oui. Et c’est d’autant plus dommageable que dans la promesse Macron il y avait l’idée d’une rupture non seulement avec la vieille classe politique mais surtout avec ses pires mœurs et ses privilèges. C’était le credo d’une renaissance vertueuse. Le quinquennat s’est d’ailleurs ouvert une nouvelle loi de moralisation de la vie politique qu’a portée l’éphémère Garde des Sceaux François Bayrou, qui a lui-même dû quitter le gouvernement à la faveur d’un remaniement alors qu’il est mis en cause dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Modem.

    Une fois de plus c’est la question de la morale et de l’exemplarité dans l’usage des fonds publics qui est posée dans notre monarchie républicaine. Dans des registres différents faites-vous un lien avec le cireur de chaussures d’Aquilino Morelle, les cigares de Christian Blanc ou les costumes de François Fillon ?

    D’une certaine manière, c’est pire. Il ne s’agit pas ici de corruption ou de détournement de fonds mais d’un possible abus de pouvoir: on utilise l’argent du contribuable pour son bien-être personnel et celui de proches. Dans une logique de jouissance, soit exactement ce dont les Français ne veulent plus: plus des trois quarts considèrent que les politiques agissent d’abord dans leur intérêt personnel.  

    Comment jugez-vous la communication de l’exécutif ? La porte-parole du gouvernement a affirmé mercredi que le Président et le Premier ministre maintenaient «bien évidemment» leur confiance à Rugy, mais chez les députés LREM le malaise est palpable…

    Le premier réflexe des politiques est toujours corporatiste ou clanique. Franchement, pourquoi Macron s’est-il précipité mercredi pour faire savoir qu’il maintenait sa confiance à son ministre ? Quelle était l’urgence de ne pas attendre avec prudence d’en savoir plus ?

    N’y a-t-il pas la tentation d’expliquer que Rugy est le vilain petit canard qui aurait pété les plombs dans son coin, en zappant le fait qu’un Emmanuel Macron, par exemple, recevait lui aussi pour des dîners à Bercy des personnalités assez éloignées des interlocuteurs habituels d’un ministre de l’Economie ?

    Si ce genre de dîner existe depuis longtemps, et n’est pas l’apanage du seul couple Rugy, la différence aujourd’hui, c’est que la presse fait son travail en le racontant et que la société ne l’accepte plus. Encore une fois, ils n’ont rien compris des ressorts du dégagisme à l’égard des politiques. Maintenant, Emmanuel Macron n’est pas à l’abri de prendre conscience des dégâts et d’en tirer les conséquences en démissionnant Rugy ce jeudi soir. Si dans l’affaire Benalla, le pouvoir a considéré qu’il fallait le soutenir pour protéger le Président, cette fois, la meilleure chose à faire pour Macron est de limiter les frais sans tarder.

    Libération


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  • 14-Juillet : François de Rugy sera présent en tribune officielle

    14-Juillet : François de Rugy sera présent en tribune officielle

    Ils chantent la Marseillaise ! (rire)

    14-Juillet : François de Rugy sera présent en tribune officielle

    Et OUI, DE RUGY était bien là, près de Macron sur l'estrade pour le 14 juillet 2019 !

    Photos Chantou (télé)

     

    Malgré les récents scandales autour de son train de vie, le numéro deux du gouvernement sera aux côtés des autres ministres pour le défilé sur les Champs-Elysées.

    En difficulté après des révélations médiatiques en série sur son train de vie, François de Rugy sera bien présent, dimanche, aux célébrations du 14-Juillet. Le ministre de la Transition écologie accompagnera les autres ministres en tribune officielle lors du défilé militaire sur les Champs-Élysées.

    Faudrait-il y voir un signe de soutien en haut lieu ? Pour l'heure, le numéro deux du gouvernement, qui a exclu de démissionner vendredi, n'a pas été entièrement épargné par des cadres de la majorité, y compris au sein du gouvernement.

    « Une image terrible »

    La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a par exemple confié comprendre « l'indignation » suscitée par cette série de révélations sur l'organisation, alors qu'il était président de l'Assemblée nationale, de dîners présentés comme fastueux aux frais du contribuable.

    L'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, désormais candidat à la mairie de Paris, est allé plus loin encore, déplorant « une image terrible » et réclamant que soit remboursé « ce qui est constitué comme étant des activités privées, si elles le sont ».

    Le Parisien

    Le gouvernement, de plus en plus pourri !


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  •  Les dîners secrets de François de Rugy avec des lobbyistes

    Le rôle d’un ministre est-il de « mettre en relation des lobbyistes avec des personnalités influentes » ? C’est la question que pose une nouvelle polémique touchant le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

     

    Fin mars 2019, François de Rugy cale un dîner au ministère avec Marc Teyssier d’Orfeuil. Ce lobbyiste des véhicules écolo organise des think tank, des lieux de débats, de rencontres et d’échanges qui permettent d’engager des réflexions sur des sujets tels que la mobilité, l’agriculture, l’énergie… Avec sa société, Com’publics, il anime aussi régulièrement des déjeuners mettant en lien des parlementaires avec des chefs d’entreprise.

    « Ce dîner ne doit pas apparaître dans l’agenda »

    Ce soir-là, donc, François de Rugy accepte d’organiser au ministère un dîner avec Marc Teyssier d’Orfeuil et des personnalités importantes du monde de l’énergie, tel qu’Engie. Une pratique qui surprend certains membres de son entourage. D’autant que François de Rugy décide de ne pas convier certains membres de son cabinet.

    Le ministre se croit alors obligé de rédiger une mise au point. Un message que Ouest-France a réussi à se procurer. « Je tiens à apporter des précisions pour le dîner de ce soir. C’est un dîner dont j’ai pris l’initiative personnellement. C’est un dîner informel comme j’en ai déjà organisé d’autres. Ce n’est pas un dîner officiel, il ne doit d’ailleurs pas apparaître dans l’agenda public. C’est pourquoi je n’associe pas les membres du cabinet. J’ai demandé exceptionnellement à Xavier Ploquin (NDLR : son conseiller en énergie) et à lui seul d’y être, compte tenu de certains thèmes abordés. Merci de s’en tenir à ce fonctionnement. » Il précise enfin qu’il donnera « les instructions » à Thibault Leclerc, son chef de cabinet, « pour la bonne organisation de ces rencontres informelles ».

    Table payée par l’argent public

    Une table payée par de l’argent public pour être mise au service d’intérêts privés. Rien d’illégal, là encore. Mais le rôle d’un ministre est-il de permettre aux lobbyistes de rencontrer des personnalités influentes du puissant monde de l’énergie ?

     

     

    On s’en souvient. C’est précisément ce qui avait fini de convaincre Nicolas Hulot, le prédécesseur de François de Rugy, de quitter le gouvernement. Il dénonçait « l’influence des lobbystes dans les cercles du pouvoir ».

    Ouest-France

    Vendredi matin, le ministre a indiqué qu'il ne comptait pas démissionner, précisant avoir reçu mercredi le "soutien" du président Emmanuel Macron.

    BFM.TV

    https://www.youtube.com/watch?v=heZ62xVGH2c


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  • Comme s'il n'y avait pas assez de pays en Eurrope !


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  • © AFP Emmanuel Macron lors de la signature des contrats pour l'Outre-mer

    Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini a convoqué lundi soir en urgence le Comité national pour l'ordre et la sécurité.

    Au menu : l'immigration et les mesures qu'il envisage de prendre pour renforcer son décret sécurité-bis contre les ONG qui sauvent la vie des migrants au large de la Libye et entrent en force dans un port italien. Comme l'ont fait, à quelques jours de distance, le navire de l'ONG allemande Sea-Watch et le voilier de l'ONG italienne Mediterranea qui ont accosté, sans autorisation, à Lampedusa pour mettre en sécurité les migrants secourus.

    Avec notre correspondante à Rome,  Anne Le Nir

    Encore un tour de vis pour les ONG en Méditerranée. En accord avec le ministère de la Défense, le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini prévoit l'utilisation de navires de la Marine militaire pour bloquer les bateaux avec des migrants à bord, avant qu'ils n'atteignent les eaux territoriales italiennes.

    Salvini prévoit aussi un renfort des vedettes de la police des douanes à l'entrée des ports italiens, en particulier celui de Lampedusa. Par ailleurs, Rome envisage d'utiliser des radars et des avions pour repérer les embarcations autonomes au moment de leur départ de la Libye et pour avertir à temps les garde-côtes libyens afin qu'ils interviennent. Pour cela, l'Italie serait prête à offrir à Tripoli dix nouvelles vedettes.

    Construire un mur flottant est impossible, mais le concept est bien là, au risque d'agrandir le cimetière Méditerranée.

    Quarante-sept migrants dont dix femmes vont accoster au port de Pozzallo en Sicile, ils ont été récupérés par un patrouilleur de la police des douanes, leur arrivée est prévue dans la nuit de lundi à mardi.

    RFI


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