• Amazon accusé de vendre de nombreux produits avariés

    Une enquête de la chaîne américaine CNBC évoque une part non-négligeable de produits alimentaires impropres à la consommation sur le site du géant américain.

    Peut-on faire confiance à Amazon pour se nourrir? Aux Etats-Unis, la chaîne CNBC ouvre le débat en publiant une enquête dédiée au sujet des produits avariés vendus sur la plateforme américaine. Pour cela, le média s’est appuyé sur des centaines de commentaires, complétés par l’analyse de données établie par une entreprise spécialisée. Les risques sanitaires concernent principalement la place de marché d’Amazon, qui regroupe l’ensemble des vendeurs tiers. Ces derniers sont à l’origine de près de 60% des ventes d’Amazon dans le monde.

    Viande, crème et produits pour bébé

    D’après les données récoltées par CNBC, 40% des cent produits alimentaires les plus populaires sur la place de marché d’Amazon sont proposés par des entreprises visées par plus de cinq plaintes liées à la distribution de produits périmés. Aucune denrée alimentaire ne semble épargnée. Sont évoqués des paquets de viande séchée, des pots de crème pour café, du thé, ou encore des produits pour bébé.

    Parmi les exemples cités, des lots de portions de légumes bio pour enfant, dont les commentaires font référence à une date de péremption dépassée. Des préparations pour nourrissons de la marque Similac seraient également écoulées trop tardivement, avec des effets potentiellement nocifs pour les enfants. Certains biscuits ont quant à eux été livrés six mois après la date limite de consommation.

    Parmi les explications à l’arrivée de produits avariés sur Amazon, CNBC évoque le cas de Starbucks, qui possédait des enseignes dédiées au thé sous la marque Teavana. Si la marque existe toujours, la firme américaine a fermé ses boutiques, bradant de nombreux sachets de thés. Deux ans après la fin de la production, certains sont toujours proposés sur Amazon par des revendeurs peu scrupuleux, malgré une étiquette mentionnant qu’ils ne sont pas destinés à être revendus.

    Plus grave encore, certains produits seraient tout simplement contrefaits, y compris les plus élémentaires. Des packs d’eau de la marque Fiji sont associés à des commentaires évoquant des bouteilles arborant des détails esthétiques différents de ceux des bouteilles de la marque disponibles dans le commerce, ainsi qu’un goût très éloigné de celui de l’eau vendue par Fiji. 

    Les marques, victimes collatérales

    Contacté par CNBC, Amazon affirme que les ventes de produits périmés constituent des “incidents isolés” qui ne nécessitent pas la mise en place de nouvelles mesures de contrôle. Un porte-parole de l’entreprise rappelle que les systèmes combinent des vérifications manuelles et automatiques afin de donner suite au 22 millions de commentaires reçus chaque semaine, concernant la sécurité sanitaire des produits.

    Le laboratoire Abbott, qui commercialise les préparations pour nourrissons de la marque Similac, a constaté que de nombreux produits périmés étaient vendus sur Amazon par des entreprises tierces. Ces failles ont conduit la firme à recommander à ses clients de passer commande directement auprès d’elle.

    “Nous avons deux victimes dans cette histoire. Le premier est le consommateur [...], le second est le fabricant du produit, dont la marque et la réputation sont mises en cause, bien qu’il n’ait commis aucune faute” regrette auprès de CNBC un porte-parole de Danone, dont certains produits sont concernés.

    En France, le groupe a pris les devants pour certaines de ses filiales, à commencer par le laboratoire Gallia, qui produit du lait infantile. Sur son site Web, il renvoie directement vers sa boutique Amazon officielle, évitant aux clients de se trouver confrontés à des vendeurs inconnus. Pour rappel, seule l’indication “Expédié et vendu par Amazon” permet de s’assurer de ne pas effectuer un achat auprès d’un vendeur inconnu. 

    BFM.TV


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  • Des saucisses contaminées à la listeria importées d'Allemagne en France, alerte l'ONG Foodwatch

    Les produits infectés, fabriqués par la société allemande Wilke, ont provoqué trois décès outre-Rhin.

    Des saucisses contaminées à la listeria ont-elles été importées en France depuis l'Allemagne ? C'est ce qu'indique l'ONG Foodwatch, qui réclame une communication publique de la part des autorités sanitaires françaises.

     

    Les saucisses infectées sont produites par la société allemande Wilke, sous le coup depuis deux semaines d'une fermeture administrative, qu'elle conteste devant les tribunaux. La société a entre-temps déposé le bilan. Des images prises dans les entrepôts de Wilke et transmises à la presse anonymement montrent de graves problèmes d'hygiène, notamment des stocks de saucisses Leberkäse en train de moisir.

    Selon le ministère allemand de l'Environnement, la souche (Sigma1) de listeria retrouvée dans des produits charcutiers de la firme Wilke a fait trois morts à travers le pays depuis 2018. Deux autres décès suspects font encore l'objet d'une enquête. Contacté par l'AFP, le ministère français de l'Agriculture a souligné qu'il n'y avait "pas de cas humains en France".

    Des produits "tracés et retirés", selon le ministère de l'Agriculture

     

    "En France, au moins deux départements ont importé et commercialisé cette viande : l'Ille-et-Vilaine (35) et la Moselle (57)", affirme Foodwatch France. L'ONG assure que "la situation est prise au sérieux" par Santé publique France et la Direction des alertes sanitaires du ministère de l'Agriculture et que "des rappels ont été opérés localement avec des affichettes". Une réaction "insuffisante" pour Foodwatch qui réclame notamment à la Direction générale de l'alimentation (DGAL), dépendante du ministère de l'Agriculture, la liste des produits importés et commercialisés, ainsi que les points de vente concernés.

    En Allemagne, la justice tente d'obtenir de cette société, qui vend en gros, sa liste de points de vente. Ikea Allemagne a déjà annoncé ne plus commercialiser de produits Wilke. D'après Foodwatch, ce scandale sanitaire concerne potentiellement près d'une trentaine de pays en Europe et dans le monde (Japon, Etats-Unis, Liban, etc.), dans lesquels Wilke commercialisait ses produits.

    "Tous les produits issus de l'entreprise allemande Wilke ont été signalés via le RASFF (réseau d'alerte européen) par les autorités compétentes allemandes selon les procédures habituelles", a indiqué le ministère français de l'Agriculture. "Ces alertes sont relayées à l'échelle nationale par la DGAL via le système interne de communication avec les DDPP (Directions départementales de la protection des populations, NDLR) pour une action de retrait ciblée. Les produits sont pour l'heure tracés et donc retirés dans les meilleurs délais", conclut le ministère.

    franceinfo


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  • Cancers pédiatriques : une enquête épidémiologique est ouverte dans l'Eure

    La mère d’un enfant malade a lancé l’alerte après avoir découvert l’existence de plusieurs cas de cancers chez des enfants vivants à proximité dans trois villages de l'Eure.

    Après la Loire-Atlantique, l’Eure ? Une enquête épidémiologique va être lancée par Santé Publique France après le signalement, par Charlène Bachelet, mère d'un enfant malade, de plusieurs cas de cancers concernant des enfants venant de communes voisines dans l'Eure.

    "On est trois à habiter dans la même commune"

    C’est lors d’une discussion avec la mère d’un petit garçon hospitalisé dans le même service que le sien que Charlène Bachelet découvre l’existence de plusieurs cas. Cette autre mère lui révèle : "on est trois à habiter dans la même commune, ça m’interpelle", raconte Charlène Bachelet sur France 2. La commune en question : Pont de l’Arche, à quelques kilomètres seulement d’Igoville, commune de résidence de Charlène Bachelet et de sa famille.

    L’enquête pourra durer "plusieurs mois"

     Après avoir interrogé des parents, les écoles et la mairie, elle dénombre dix cas de cancers d’enfants dans la même zone géographique. Elle avertit alors l’Agence régionale de santé qui saisit à son tour Santé publique France.

    L'enquête épidémiologique lancée par Santé publique France "peut durer jusqu'à plusieurs mois" et devra déterminer notamment s'il y a bien dix cas de cancers pédiatriques répartis sur trois communes (Igoville, Pont de l'Arche, Gouy), comme l'avance la lanceuse d’alerte.

    Des causes environnementales ?

     "La première étape sera d’obtenir des informations cliniques et géographiques sur chacun des enfants malades. Cette étape nous permettra de confirmer le nombre d’enfants atteints, le type de tumeur diagnostiquée, ainsi que la période et la zone géographique concernées" a indiqué le 10 octobre l'agence Santé Publique France, interrogée par l'AFP.

    "Les résultats de ces vérifications sont indispensables pour déterminer si le nombre de cancers de ce regroupement est supérieur à ce qui est observé habituellement", selon la même source. Si c’est le cas, un travail pour tenter d'identifier les causes, notamment environnementales, serait ensuite lancé.

    "Quand on apprend que notre enfant a un cancer et qu’on met ça sur le dos de la fatalité, c’est une chose au niveau de l’acceptation. Le jour où on se rend compte qu’il y a peut-être un coupable, qu’on peut l’identifier et qu’il est toujours actif, ça change beaucoup de choses" témoigne auprès de France 2 Coralie Jarguel, mère d’un enfant malade.

    franceinfo


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  • Au Kenya, des malades et des cadavres séquestrés à l’hôpital

    Parce que personne ne peut payer la facture, des patients et des défunts sont retenus dans des hôpitaux, parfois pendant des mois voire des années.

    Truphosa Oguna, élégante jeune femme de 30 ans, attendra la fin de l’interview pour montrer une vidéo de sa nièce Mary, convulsant sans aucune assistance sur un lit d’hôpital. « C’était trop intense pour commencer par ça », dit-elle avec bienveillance. Admise le 2 mai dans un hôpital privé de Nairobi pour un problème de circulation sanguine, l’écolière de 10 ans a subi une série d’opérations avant d’y décéder le 14 juillet. « Au total, il y a eu 22 jours d’hospitalisation, plus 66 jours en soins intensifs », dénombre sa tante. La facture culmine à 12,7 millions de shillings (quelque 111 000 euros). Hors de portée pour cette famille de la classe moyenne.

    En plein deuil, au prix d’intenses efforts, les proches parviennent à réunir la moitié de la somme. Mais comme le compte n’y est pas, l’hôpital refuse de rendre le corps de Mary. « C’est très dur. Votre bébé est parti, vous êtes occupé à réclamer de l’argent, et vous vous demandez si son corps est bien conservé… », poursuit avec une amertume contenue celle qui a remué ciel et terre, contactant la Commission nationale des droits de l’homme (KNCHR), puis en désespoir de cause la ministre adjointe de la santé, Susan Mochache. L’intervention inespérée de cette dernière permettra à la famille de récupérer la dépouille après un mois d’anxiété et d’enterrer Mary. La facture, elle, reste toujours à payer.

    Surfacturation, corruption…

    Dans son malheur, la famille a semble-t-il bénéficié d’une prise de conscience du gouvernement. Quelques mois plus tôt, le ministère de la santé reconnaissait pour la première fois publiquement la séquestration de cadavres dans les hôpitaux kényans. Interrogée devant l’Assemblée nationale, la ministre adjointe révélait alors que près de quatre cents étaient retenus rien qu’au Kenyatta National Hospital, établissement public phare du pays, et annonçait la création d’une équipe d’investigation.

    En septembre, c’était au tour du comté de Nairobi de s’alarmer. Auparavant, seuls les journaux rapportaient ponctuellement des cas portés devant la justice par ceux qui avaient les moyens de le faire. Tous les autres vivaient un drame intime et honteux. « Les hôpitaux savent très bien que les Africains ont beaucoup d’attachement envers leurs défunts. Ils tournent l’hôpital en centre de détention », déplore une source travaillant au sein d’une institution. Une détention sans procès durant laquelle la facture continue de s’alourdir à mesure que se prolonge la détention.

    Au-delà de l’abus de droit, le phénomène révèle les défaillances du système de santé et d’autres grands maux du Kenya. « Ici, la santé est très chère, notamment les soins spécialisés, et cela affecte d’autant plus les plus pauvres », explique Collins Liko, de l’association de défense des droits Hakijamii, qui a récemment aidé une famille dont la mère défunte était retenue pour 100 000 shillings (875 euros). Chaque Kényan a bien accès, moyennant une contribution mensuelle, à l’assurance maladie NHIF, mais son plafond est très bas, rapidement dépassé. En cas de diagnostic grave, la facture s’envole. De plus, constate Collins Liko, les barèmes de tarification n’existent pas dans le privé et ne sont pas toujours respectés dans le public, sans compter les surfacturations ou encore la corruption.

    Trois cents patients détenus

    Les morts ne sont pas les seuls concernés. Fin 2018, l’agence Associated Press avait consacré une longue enquête aux cas de patients détenus. Réalisée depuis Nairobi, elle rapportait la présence de « gardes armés patrouillant dans les couloirs de nombreux hôpitaux, dont le Kenyatta National Hospital », mais soulignait aussi l’ampleur d’un phénomène qui touche « au moins trente autres pays », dont le Nigeria, la République démocratique du Congo, la Chine ou la Lituanie.

    Devant l’Assemblée kényane, le ministère a donné le chiffre de trois cents patients détenus, mais soulignait que seule une petite minorité d’hôpitaux avait répondu à son enquête. « C’est un chiffre très conservateur, un échantillon, sans compter que même ceux qui ont répondu ont pu diminuer les chiffres pour ne pas s’attirer de mauvaise presse », estime le député Jared Okello, qui combat ces détentions s’éternisant des mois, parfois des années.

    Milicent Awuor Omuya est passée par là. En 2010, elle a passé, après la naissance de sa fille, « vingt-quatre jours » à la maternité publique de Pumwani, proche du bidonville où elle vit. La facture s’élevait à 3 600 shillings (32 euros). « Nous étions soixante femmes pour quinze lits. Certaines avaient accouché, d’autres avaient été opérées, toutes étaient détenues. Je dormais par terre, j’ai attrapé une pneumonie », raconte cette femme de 51 ans, assise sur son lit, le seul meuble de la pièce unique, à même la rue et à même la rigole d’égout où elle vit avec ses enfants et petits-enfants.

    Clientélisme politique

    « Nous comprenons que quelqu’un doit payer, explique Betty Odallo, du Center for Reproductive Rights, qui a aidé Milicent à mener et à gagner en 2015 un procès contre la maternité de Pumwani. Les hôpitaux sont inquiets de recouvrer leurs frais [le Kenyatta National Hospital estime à 5,7 milliards de shillings les montants dus, soit près de 50 millions d’euros]. Mais quand quelqu’un ne peut pas payer, le gouvernement devrait être celui qui trouve une solution, notamment pour les hôpitaux publics. »

    Qu’il s’agisse de détention de corps ou de patients, quelques procès ont déjà eu lieu et « tous ont été gagnés », note de son côté l’avocat Omari Danstan, qui a défendu l’un d’eux. « Et si chaque personne aujourd’hui détenue allait devant le tribunal, elle serait relâchée », ajoute-t-il, rappelant la fermeté de la Constitution vis-à-vis du respect des droits et de la dignité. Une législation est nécessaire, dit-il, pour graver dans le marbre ces jurisprudences trop peu appliquées.

    De son côté, Jared Okello note que l’absence de loi ouvre la porte au clientélisme politique, une pratique très ancrée – Milicent Awuor Omuya fut ainsi « libérée » par le maire de l’époque, qui paya sa facture. En 2018, le député a déposé une proposition de loi pour rendre illégale toute détention à l’hôpital. Elle passera en première lecture, lui promet-on, « d’ici à la fin de l’année ».

    Le Monde


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  • Ce que cachent les plats cuisinés: Quand des carcasses de poulet sont broyées pour former une sorte de pâte, lavée à l'acide ou à l'ammoniac, qui servira à faire des plats cuisinés.

    Bon appétit (rire)


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  • Un médicament anti-ulcère rappelé après la découverte d'impuretés

    Ces impuretés, découvertes dans l'Azantac, sont classées comme cancérogènes probables.

    C'est un médicament anti-ulcère. L'Azantac va être retiré des rayons des pharmacies, après la découverte d'impuretés classées comme cancérogènes probables, a annoncé l'Agence du médicament (ANSM) mercredi 25 septembre. Il s'agit des mêmes impuretés, les nitrosamines, qui avaient entraîné de nombreux retraits de lots de sartans (Valsartan, Irbésartan...) l'an dernier.

     

    Le rappel en France porte sur l'ensemble des médicaments en comprimé à base de ranitidine, un antihistaminique principalement utilisé pour traiter le reflux gastro-œsophagien. Il s'agit de comprimés pelliculés ou effervescents commercialisés sous le nom Azantac par GlaxoSmithKline et sous formes génériques par Arrow, Biogaran, EG Labo, Mylan et Zentiva, a détaillé l'ANSM dans un point d'information. "Des rappels de lots sont également réalisés dans d'autres pays européens commercialisant ce médicament", ajoute l'agence.

    franceinfo

    Encore un médoc pourri !


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  • Les noisettes de votre Nutella ont été récoltées par des enfants

    Les noisettes de votre Nutella ont été récoltées par des enfants

    La cueillette des noisettes est épuisante. Mehmet Kelecki travaille environ dix heures par jour au sommet d'une montagne turque, sur des pentes très raides, chargé d'un sac de 35 kg de noisettes. Une famille de migrant·es kurdes travaille à ses côtés. Le père de famille secoue les branches des noisetiers, tandis que sa femme et ses enfants ramassent les fruits qui tombent sur le sol. Deux cueilleurs travaillent illégalement: Mustafa et Mohammed ont respectivement 12 et 10 ans, bien en dessous de l'âge minimum pour travailler en Turquie.

    Le pays assure 70 % de l'approvisionnement mondial en noisettes. Son plus gros acheteur est la société Ferrero, le fabricant de la célèbre pâte à tartiner Nutella.

    Les personnes employées pour la cueillette des noisettes sont souvent kurdes ou originaires des régions pauvres de la Turquie. Elles touchent un maximum de 10 euros par jour, auxquels il faut retirer 10 % de commission.

    «Ils font travailler leurs enfants comme des machines», a affirmé Kazim Yaman, copropriétaire du verger. La plupart des exploitant·es doivent payer les enfants, car leurs parents insistent pour qu'ils travaillent. «L'autre jour, j'ai vu le père mettre un sac très lourd sur les épaules de l'enfant. J'ai dit: “Qu'est-ce que tu fais?” Il a répondu: “Laissez-le s'y habituer.”», a ajouté avec regret le fermier.

    Traçabilité défaillante

    Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque, pour produire environ 365.000 tonnes de Nutella chaque année. L'entreprise veut rendre ses noisettes 100 % traçables d'ici à 2020, mais selon son dernier rapport (à paraître prochainement), le chiffre ne s'élève pour le moment qu'à 39 %.

    Enginay Akcay fait partie des milliers de petits commerçant·es de noisettes. Il assure que Ferrero ne lui demande pas de qui proviennent les fruits, ni quelles sont les conditions de travail. «Le travail des enfants n'a rien à voir avec nous. Le contrôle et la surveillance appartiennent à l'État et aux forces de sécurité», a-t-il insisté.

    À lire aussiIl y a tant de pays dans un pot de Nutella

    Le directeur général de Ferrero Hazelnut Company en Turquie, Bamsi Akin, a répondu aux témoignages recueillis par la BBC: «Nous ne posons pas de questions sur la source exacte des noisettes, mais nous avons une autre manière de la suivre... Avant le début de la saison, nous avons parlé aux commerçants et nous avons démontré nos exigences de pratique sociale.» «Le système est-il complètement propre? Je pense que personne ne peut dire ça pour l'instant», a-t-il reconnu.

    En 2012, Ferrero a lancé en Turquie le programme Farming Values, qui offre une formation gratuite à plus de 42.000 agriculteurs et agricultrices pour les aider à augmenter leurs revenus tout en restant libres de choisir à qui vendre leur récole.

    L'entreprise propose également des formations aux producteurs et productrices, destinées à leur apprendre à rendre le secteur plus durable, connaître les droits des employé·es et faire de la prévention sur le travail des enfants.

    Slate

    Ferrero achète environ un tiers de toute la récolte turque, pour produire environ 365.000 tonnes de MERDE chaque année.


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  • Un essai clinique clandestin mené sur au moins 350 personnes interdit par l'Agence du médicament

    L'Agence du médicament (ANSM) a saisi la justice après la découverte d'un "essai clinique sauvage" à Poitiers, dans la Vienne, jeudi 19 septembre.

    Des molécules aux effets inconnus ont été testées sur au moins 350 malades de Parkinson ou Alzheimer, en partie dans une abbaye et hors de tout cadre légal.

    La ministre de la Santé "effondrée, horrifiée" par cette découverte

    Cet essai sauvage était mené par une structure baptisée Fonds Josefa, dont le vice-président est le Pr Henri Joyeux, contesté par la communauté médicale notamment à cause de ses positions anti-vaccins.

    L'interdiction a été immédiatement prononcée par la police sanitaire et "l'ANSM a également saisi la justice", a-t-elle indiqué dans un communiqué. C'est le pôle Santé du parquet de Paris qui est en charge de l'affaire. Un tel "essai clinique sauvage" est "très rare, a fortiori quand il est de cette ampleur", a expliqué Bernard Celli, directeur de l'inspection à l'ANSM, estimant qu'il s'agissait "d'une atteinte grave au code de la santé publique et au code pénal".

    Interrogée sur Franceinter, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a dénoncé une "faute lourde" et s'est dite "effondrée, horrifiée." "Il y aura des sanctions et des poursuites", a-t-elle également précisé.

    Des patients accueillis dans une abbaye

    Henri Joyeux, joint par l'AFP, assure que "ça n'a rien à voir avec un essai clinique" mais refuse d'en dire davantage. L'expérimentation consistait à appliquer aux patients des patchs contenant deux molécules, appelées valentonine et 6-méthoxy-harmalan, dans l'espoir de traiter plusieurs maladies neurologiques. Ces molécules sont proches de la mélatonine, hormone fréquemment utilisée pour mieux dormir mais déconseillée à certaines populations en raison d'effets secondaires.

    L'Agence a demandé aux participants à ces essais "de ne plus utiliser ces patchs" et "de consulter rapidement (leur) médecin traitant pour l'informer de la situation, réaliser un bilan de santé et s'assurer que la prise en charge de (leur) maladie est adéquate." L'ANSM estime qu'au moins 350 patients ont été reçus dans l'abbaye de Sainte-Croix, près de Poitiers. "Il semble qu'ils y passaient une nuit et qu'ils subissaient une prise de sang le matin", explique Bernard Celli. L'ANSM a découvert cet essai illégal grâce à une inspection de contrôle, menée début septembre au laboratoire où les prises de sang étaient envoyées pour analyse.

    L'instigateur de cet "essai clinique sauvage" risque 15 000 euros d'amende et d'un an de prison, indique l'ANSM, sans compter les éventuelles peines du code pénal.

    franceinfo

    Il n'y a pas eu de mort.

    Cela pouvait être positif !


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  • La colère des laboratoires de biologie médicale

    La raison de cette grogne ? Les baisses de tarifs imposées par l’assurance maladie. 170 millions d’euros d’économies prévus pour le secteur en 2020.

    « Un montant déconnecté de tout réalisme médico-économique » selon les syndicats de biologistes. Alors que les restrictions imposées ces six dernières ont déjà entraîné des dégradations du service, « cette réduction mettrait en danger l’existence de 200 sociétés libérales de biologistes sur un total de 452 ». La biologie médicale privée en France est une composante importante du système de santé et de l’organisation des soins. « Elle concourt à plus de 70 % des diagnostics médicaux » explique le Dr Claude Azoulay, Vice- Président du SLBC. Elle participe notamment au dépistage de prévention du cancer du col de l’utérus, du cancer colorectal, ou encore du VIH.

    Une grève qui peut durer

    Malgré de gros efforts fournis - 1 milliard de baisse cumulée depuis dix ans - les laboratoires considèrent qu’ils sont arrivés au bout de la rationalisation de leur activité. Ils appellent donc à la grève à partir du 23 septembre jusqu’au mardi 1er octobre. En cas d’échec des négociations « plusieurs semaines de fermetures totales » seront à prévoir en décembre avec un impact à prévoir sur les urgences hospitalières, elles aussi en crise.

    Paris Match


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  • Immigration : pourquoi le budget de l'AME a-t-il doublé en dix ans ?

    À six mois des municipales, Emmanuel Macron a décidé d'ouvrir un débat sur les questions d'immigration. Parmi les pistes de réformes à l'étude, pour rendre la France "moins attractive" : un réajustement de l'Aide médicale d'Etat (AME). Le budget de cette aide, qui permet aux personnes en situation irrégulière de se soigner, a en effet doublé depuis dix ans, pour frôler aujourd'hui le milliard d'euros.

    Selon un rapport parlementaire, plus des deux-tiers des dépenses relèvent de soins à l'hôpital : dialyses, patients atteints de la tuberculose, du Sida, ou encore suivi de femmes enceintes. Le reste concerne de la médecine de ville, avec des consultations et des ordonnances pour des médicaments.

    Des maladies que la médecine française n'a plus l'habitude de traiter

    Mais comment le budget de l’AME a-t-il pu passer de 500 millions à près d'un milliard d'euros en dix ans ? En partie à cause de la hausse du nombre de bénéficiaires, passés de 200.000 à 300.000 aujourd'hui. Mais aussi parce que ces migrants arriveraient en France dans un état de santé de plus en plus dégradé, comme l’explique à Europe 1 Christophe Sirugue, ex-député socialiste auteur de deux rapports sur le sujet : "Il y a des pathologies infectieuses que l’on ne voyait plus sur notre territoire, comme la tuberculose, et des maladies que l’on pensait avoir éradiqué. On n’a plus forcement les réflexes médicaux nécessaires. Il faut identifier les maladies et puis lancer des traitements. Plus on tarde, plus le coût des soins est important."

    Deux rapports parlementaires, ainsi qu'un rapport de l'Inspection générale des Affaires sociales, n'ont pas permis jusqu'ici de démontrer que la fraude était responsable de cette explosion du budget. Le gouvernement a toutefois demandé un nouveau rapport à l'IGAS pour le mois d'octobre. Mais l’exécutif planche déjà sur une possible réduction des soins pris en charge par l'AME, pour faire baisser les coûts !

    EUROPE 1

    Quand je pense qu'il y a des cons de français qui sont pour l'immigration ! J'aimerai qu'ils attrapent la tuberculose !


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  • Alerte : ce médicament contre les brûlures d'estomac serait cancérigène !

    Une substance cancérigène aurait été retrouvée dans un médicament contre les brûlures d'estomac. Selon la Food and Drug Administration, il s’agirait du produit “Zantac”.

     

    Oui, certains médicaments peuvent être très dangereux pour votre santé, comme le médicament de la marque Zantac. Il serait contaminé à la NDMA, une substance que l’on retrouverait dans de nombreuses marques de médicaments pour la tension artérielle et l’insuffisance cardiaque  ! 

    La NDMA, une substance potentiellement cancérigène

    La NDMA est un contaminant environnemental présent dans l’eau et les aliments, notamment les viandes, les produits laitiers et les légumes. Il est classé comme cancérogène probable pour l'homme. On le retrouve dans plusieurs médicaments, dont celui de la marque “Zantac”, qui lutte contre les brûlures d’estomac.

    "Ces substances cancérigènes restent une préoccupation nationale majeure", a déclaré le Dr David Robbins, responsable adjoint de l'endoscopie au Lenox Hill Hospital de New York, tout en ajoutant que "même si le médicament Zantac s'avére assez fiable, les dernières découvertes à son sujet restent alarmantes. Mon conseil provisoire pour les patients est donc assez simple : passer à un autre médicament, avec l’aide d’un médecin."

    Les patients qui prennent ce médicament sur ordonnance et qui veulent cesser de l'utiliser devront discuter des alternatives possibles qui s’offrent à eux en discutant avec leur médecin.

    Dans une déclaration, le géant pharmaceutique Sanofi qui fabrique Zantac, a déclaré “qu'il prend la sécurité des patients au sérieux. Le médicament Zantac existe depuis plus de dix ans et répond à tous les critères d'exigences de sécurité sur le marché, mais nous nous engageons à travailler avec la FDA pour connaître ses réels risques (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux).”

    De son côté, la FDA a déclaré travailler avec les organismes de réglementation et les différents fabricants pour déterminer l’origine de la contamination du médicament.

    Les médicaments dangereux pour la santé

    Le Doliprane

    Pris en excès, ce célèbre médicament à base de paracétamol devient toxique pour l’organisme et représente un danger pour le foie en bloquant son action. Il faut veiller à ne pas dépasser une posologie de quatre grammes par jour.

    L’Aspirine

    Bien connue pour ses propriétés antidouleurs et antipyrétiques, l’aspirine n’est pas dénuée de danger. Dix grammes d’aspirine par jour peuvent même se révéler mortels. Les symptômes d’un surdosage comportent des vertiges, des maux de têtes, des bourdonnements d’oreilles, des nausées, puis des vomissements.

    L'aspirine provoque également de petites ulcérations dans l'estomac et augmente les saignements de la muqueuse digestive, altérant l’estomac sur le long terme.

    L’Actifed Rhume

    Les médicaments qui associent de l’ibuprofène ou du paracétamol (contre les douleurs) à de la pseudo-éphédrine (un vasoconstricteur contre le nez bouché) et à un antihistaminique (contre les allergies) agissent comme un cocktail de principes actifs et comportent des risques d’interactions médicamenteuses et d’effets indésirables graves.

    Ces médicaments sont particulièrement dangereux pour les personnes souffrant de troubles cardiovasculaires et d’hypertension, mais comportent également des risques de maux de tête, de troubles nerveux, d’hypertension, de troubles cardiaques, oculaires et psychiatriques chez les personnes sans antécédents.

    Le Mopral

    Selon une récente étude, les médicaments contre les reflux gastriques du type inhibiteurs de la pompe à protons (IPP) pris sur le long terme pourraient doubler les risques de cancer de l'estomac. Les chercheurs conseillent dans cette étude de ne pas utiliser ce type de traitement plus de 2 semaines.

    Médisite


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  • Reportages 2017


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  • Une jeune Américaine succombe à l’amibe « mangeuse de cerveau »

    La jeune fille s'était baignée dans un lac il y a deux semaines, et les médecins n'ont rien pu faire face à l’amibe naegleria fowleri

    C’est une infection aussi rare que mortelle des méninges. Une jeune Américaine est décédée lundi après avoir perdu une bataille de deux semaines avec le micro-organisme naegleria fowleri, surnommé l’amibe « mangeuse de cerveau ». C’est le second cas de l’été aux Etats-Unis après un précédent en Floride fin juillet.

    « Notre douce Lily Mae a rejoint Jésus. Elle s’est battue, soutenue par une armée de guerriers de prière », a écrit sa tante, Loni Yadon, sur Facebook.

    Lily Mae Avant, 10 ans, avait nagé avec sa famille dans un lac et une rivière au Texas le 3 septembre. C’est dans l’un de ces corps d’eau douce que l’amibe est entrée en contact avec ses muqueuses nasales, qui a causé une infection fulgurante du cerveau dite méningo-encéphalite amibienne primitive. Sur 145 cas recensés aux Etats-Unis entre 1962 et 2018, seules quatre personnes ont survécu.

    20 Minutes


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