• Contraception, asthme, obésité: ces consultations dont le tarif va bondir

    À partir du 1er novembre, les tarifs des consultations chez les médecins généralistes et spécialistes vont augmenter. Seule la consultation de base reste à 25 euros.

    Ces nouveaux tarifs, dont les décrets ont été publiés au Journal officiel de la République française mardi résultent d'âpres négociations entre les syndicats de médecins et l'assurance maladie dans le cadre d'une nouvelle convention quinquennale signée fin 2016. Plusieurs types de consultations sont désormais différenciés.

     

    Quelles consultations augmentent?

    D'abord les consultations "complexes". Elles seront au tarif de 46 euros. Quels patients sont concernés?

    - Les enfants de 3 à 12 ans en risque avéré d'obésité

    - Les nourrissons nécessitant un suivi spécifique par le pédiatre entre la sortie de maternité et le 28e jour suivant la naissance

    - Les jeunes filles de 15 à 18 ans souhaitant obtenir une contraception ou une consultation de prévention contre les maladies sexuellement transmissibles

    Une majoration de 16 euros pourra par ailleurs être appliquée pour plusieurs pathologies.

    - Prise en charge d'un couple stérile

    - L'asthme

    - Une pathologie oculaire grave

    - Lors d'une première consultation de prise en charge d'un trouble du comportement alimentaire

     

    Les consultations dites "très complexes" seront à 60 euros. 

    - Les malades rénaux chroniques en vue d'une greffe rénale

    - Les malformations congénitales graves

    - Les consultations d'annonce de cancer

    - Les maladies graves du fœtus

     

    Les consultations "longues" passent, elles, de 56 euros à 70 euros. Limitées à trois par an et par patient, elles concernent essentiellement les personnes atteintes de maladie neurodégénérative, comme les maladies d'Alzheimer ou de Parkinson. À noter qu'elles seront désormais "possibles" trois fois par an.

     

    Pourquoi ces tarifs sont-ils en hausse?

    Ces augmentations sont un coup de pouce du gouvernement précédent pour les médecins. En 2016, Marisol Touraine, alors ministre de la Santé, annonçait souhaiter une "remise à plat" des rémunérations forfaitaires des médecins généralistes, jugeant le système actuel illisible. Car aujourd'hui, leur rémunération par l'Assurance maladie ne se limite pas au prix conventionné de la consultation. Des majorations en fonction du profil des patients peuvent s'ajouter ainsi qu'une "prime" s'il répond aux objectifs de santé publique. Ces nouvelles hausses ont donc pour objectif de limiter ce mille-feuille.

    Autre argument: revaloriser les salaires des médecins, pour notamment enrayer la crise des vocations. "On ne fait que proportionner la rémunération au temps de travail et au service rendu au patient, ce qui paraît relativement logique dans une rémunération à l'acte, explique ce jeudi le docteur Claude Leicher, président du syndicat MG France, au micro de RTL. Ce n'est que justice rendue au médecin, mais aussi au patient qui n'aura pas de difficultés à prendre du temps avec le médecin pour qu'il soit bien au courant de sa pathologie et des possibilités thérapeutiques."

    "Ce sont des consultations longues et pénibles à annoncer. Donc, c'est une liste de consultations qui sont très complexes, très longues. La Sécurité sociale a reconnu cette spécificité", abonde le Dr Jean-Paul Hamon, président de la Fédération des Médecins de France.

     

    Qu'est-ce que cela change pour les patients?

    Avec l'arrivée de ces nouveaux tarifs, les remboursements ne changent pas. Ils sont toujours pris en charge à hauteur de 70% par l'Assurance maladie et à 100% pour les personnes atteintes d'affections de longue durée. Claude Leicher souligne donc que cette hausse de prix n'aura pas de conséquence sur le portefeuille des Français: "C'est l'assurance maladie qui remboursera toutes ces consultations avec les régimes complémentaires."

    En juin, l'assurance maladie avait estimé que ces mesures, ajoutées à celle de l'augmentation de la consultation chez un généraliste, coûteraient près de 870 millions d'euros à la sécurité sociale. L'investissement grimpait à plus d'un milliard d'euros, avec la participation des mutuelles.

    L'Express


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  • Plus de 1000 cosmétiques «indésirables» listés par l'UFC-Que Choisir

    L'association de consommateurs UFC-Que Choisir publie ce mercredi une liste de plus 1000 cosmétiques contenant des substances indésirables.

    Des déodorants, des gels douche, des produits pour bébé, du maquillage, des dentifrices ou encore des crèmes solaires. L'UFC-Que Choisir pointe du doigt au total pas moins de 1017 références de cosmétiques contenant un ou plusieurs des 12 composés jugés «préoccupants». Elle met ainsi à jour sa base de données engagée en 2016. En février dernier, près de 400 produits avaient déjà été épinglés par l'association. Parmi la liste des composés à risque, on retrouve du BHA, un antioxydant jugé «potentiellement perturbateur endocrinien», du methylisothiazolinone (MIT) et du methylchloroisothiazolinone (MCIT), deux ingrédients à pouvoir conservateurs soupçonnés d'être allergisants, ou encore le sodium lauryl sulfate, un agent lavant pouvant provoquer des irritations.

     

    23 références ne respectent pas la réglementation

    Et l'association prévient notamment du risque des effets cocktail provoqués par l'utilisation de certains produits. Le déodorant Natur Protect de la marque Sanex, le rouge à lèvre Deborah Milano, ou encore l'huile sèche sublimante du Petit Marseillais ne contiennent pas moins de 4 perturbateurs endocriniens chacun. L'UFC-Que Choisir a même constaté que 23 produits sont carrément «hors la loi», y compris dans des cosmétiques destinés aux enfants. Ils comportent des substances interdites. C'est le cas notamment du spray solaire pour enfant Lovea, du soin pour les yeux L'Oréal Men, ou encore du gel coiffant fixation béton de Vivelle Dop. Ils contiennent du MIT, un composant interdit depuis février 2017 par un règlement européen dans les produits dits «non rincés». L'association interpelle donc la Répression des fraudes (DGCCRF) pour que soit effectué dans les rayons un «retrait immédiat» de ces 23 produits.

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    L'UFC-Que Choisir exige également que la Commission Européenne dresse «une définition ambitieuse» des perturbateurs endocriniens, y compris ceux suspectés de l'être, dans le but d'interdire les fabricants d'utiliser ces derniers dans leurs cosmétiques.

    Le Figaro


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  • Indonésie : un homme retrouvé mort dans le ventre d'un python de 7 mètres de long

    Un Indonésien porté disparu a été retrouvé mort dans le ventre d'un python de 7 mètres de long qui l'a avalé, a indiqué un responsable local de ce pays d'Asie du Sud-Est, mercredi 29 mars.

     

    Akbar, 25 ans, avait quitté sa maison dimanche à Mamuju, sur l'île de Célèbes (ou Sulawesi, au centre de l'Indonésie), et n'était pas rentré chez lui. Inquiète, sa famille avait alerté la police. Lundi, un imposant python, dont le gros ventre indiquait qu'il avait avalé une proie de taille importante, a été signalé aux alentours. Les proches ont immédiatement pensé que ce serpent des forêts tropicales avait attaqué Akbar, a raconté un responsable de Salubiro, un village situé à proximité.

    Le reptile était immobile

    Le python se trouvait près d'une plantation de palmiers à huile de la famille et avait des difficultés à se déplacer à cause de son poids, a ajouté le responsable, Junaidi, qui n'a qu'un patronyme, comme de nombreux Indonésiens.

    "Nous avons immédiatement pensé que le serpent avait avalé Akbar car autour du site, nous avons retrouvé des fruits de palmier, l'outil qu'il utilisait pour la récolte et une botte", a ajouté le responsable.

    Des villageois ont ensuite essayé de tuer le reptile immobile. Au bout d'une heure, ils ont découpé la peau du serpent et retrouvé, à l'intérieur, le jeune homme entier, mais mort. "La victime a probablement été avalée dimanche car son corps était déjà enflé quand nous l'avons retrouvée", a-t-il ajouté.

    Franceinfo

    Pauvre python, il avait juste voulu tuer un homme qui avait participé à la destruction de la forêt indonésienne pour y planter des saloperies de palmiers pour faire cette "merde" d'huile de palme !


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  • Les repas vegans vont devenir obligatoires dans les cantines portugaises

    Le Portugal a voté une loi contraignant les cantines notamment scolaires à proposer systématiquement un menu végétalien. Cette avancée avait été réclamée par plus de 15 000 signataires d'une pétition.

    Au Portugal, la loi accompagne les évolutions des mentalités. Un texte voté le 3 mars prévoit l'obligation pour les cantines des écoles, des universités, des hôpitaux, des prisons, de préparer et proposer des repas végétaliens, à savoir sans produits d'origine animale. Les structures concernées ont environ 3 mois pour s'adapter à cette nouvelle législation, raconte le site britannique Metro.

    Cette petite révolution est partie de la mobilisation des militants. Une pétition lancée par l'Association végétarienne portugaise a récolté plus de 15 000 signatures, et poussé le parlement à se saisir du sujet début 2016. Metro rappelle qu'une pétition similaire circule actuellement au Royaume-Uni, et pourrait être débattue au parlement si elle rassemble 100 000 signatures d'ici le 3 avril. Le texte en a recueilli pour l'instant environ 16 000.

    Un progrès majeur pour les associations

    L'Association végétarienne portugaise a salué le progrès instauré par la loi. "Nous voyons cela comme un progrès majeur au Portugal car c'est la première fois qu'une loi mentionne spécifiquement le végétarisme", se réjouit dans Metro Nuno Alvim, porte-parole du collectif.

    "Cela va promouvoir la diversité des habitudes alimentaires et encourager plus de gens à choisir l'option végane, comme elle devient de plus en plus disponible", prévoit-il avant de vanter "l'impact signifiant sur la santé de la population mais également sur celle des animaux et de l'environnement à long terme".

    L'EXPRESS

    En voilà une idée qu'elle est bonne !!!  

    Les repas vegans vont devenir obligatoires dans les cantines portugaises


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    Les yaourts aux fruits Danonino de Danone ne contiendraient... aucun fruit

    L'ONG Foodwatch demande au géant de l'agroalimentaire de modifier l'étiquetage de ces petits-suisses, qui comportent des illustrations de fruits, alors que le produit n'en contiendrait «pas la moindre trace».

    Arnaque au rayon frais. L'ONG Foodwatch qui a déjà épinglé à plusieurs reprises les abus des fabricants agroalimentaires a lancé mercredi une pétition pour demander au géant Danone un étiquetage plus honnête. Au centre de la colère de l'association de défense des consommateurs, l'étiquetage concernant le yaourt phare de Danone: les petits-suisses Danonino qui comportent des illustrations de fruits entiers: pêche, abricot, framboise, fraise et banane. Ses pots colorés laissent croire à leur présence mais il s'agit pour l'ONG d'une nouvelle arnaque sur l'étiquette: «ce produit ne contient pas la moindre trace de fruits, pas même sous forme d'arômes», explique l'ONG dans un communiqué.

    Arnaque au rayon frais. L'ONG Foodwatch qui a déjà épinglé à plusieurs reprises les abus des fabricants agroalimentaires a lancé mercredi une pétition pour demander au géant Danone un étiquetage plus honnête. Au centre de la colère de l'association de défense des consommateurs, l'étiquetage concernant le yaourt phare de Danone: les petits-suisses Danonino qui comportent des illustrations de fruits entiers: pêche, abricot, framboise, fraise et banane. Ses pots colorés laissent croire à leur présence mais il s'agit pour l'ONG d'une nouvelle arnaque sur l'étiquette: «ce produit ne contient pas la moindre trace de fruits, pas même sous forme d'arômes», explique l'ONG dans un communiqué.

    Le Figaro


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  • Tragique méprise à l’ail des ours à Bex, Suisse

    Un couple a récolté et consommé des feuilles où se mêlait du colchique. Empoisonnée, la femme a survécu par miracle.

    Si on ne se méfie pas, les feuilles se ressemblent un peu. Celle de l’ail des ours est verte, souple, fine, différenciée de sa tige, elle est très parfumée. Celle du colchique est verte aussi, moins souple, voire un peu raide, et surtout son extrémité est légèrement recroquevillée comme un petit capuchon, elle n’a pas de tige et garde la même largeur jusqu’au sol. Elle est inodore, mais, attention, quand on récolte de l’ail des ours, les autres odeurs sont étouffées!

    Pascal, comme beaucoup de monde, ne connaissait pas ces nuances vitales lorsqu’il est allé, à la demande de son épouse Marie-Laure, cueillir de l’ail des ours derrière leur maison de Bex, le 2 mars dernier. Il en a ramené une poignée, Marie-Laure en a fait tout de suite un jus dans un verre. Elle est une habituée des jus de légumes et de fruits frais, des produits naturels bons pour la santé. Pascal en a bu une demi-gorgée. Il n’a pas apprécié. Marie-Laure a fini la boisson. Il était 9 heures du matin.

    Avant midi, nausées et vomissements pour tous les deux. Le problème, c’est qu’ils ont mangé, la veille, des plats préparés, et qu’ils pensent à une simple intoxication alimentaire. Ils sont malades toute la nuit. Marie-Laure de plus en plus. Elle ne peut rien boire, tout repart immédiatement.

    «Je vais mourir»

    Le lundi matin, après une nuit difficile, elle ne peut se lever, et prononce cette phrase que Pascal n’oublie pas: «Je vais mourir.» Il appelle l’ambulance, ils sont tous deux emmenés à l’hôpital de Monthey (VS). Pascal y reste la journée et, bien réhydraté, il en sort dans l’après-midi. Pour Marie-Laure, c’est le cauchemar. Ses fonctions vitales sont touchées.

    Mercredi matin, elle est transférée aux urgences du CHUV pour une prise en charge spécialisée. Son état se dégrade encore durant la journée d’attente aux urgences, où on refait des analyses avec appel à divers spécialistes. Et pas mal d’interrogations sur les symptômes.

    Pascal se souvient: «Depuis le début, quand nous refaisions la genèse de nos activités, j’ai parlé d’ail des ours. Mais ce n’est que le mercredi soir ou le jeudi que la question d’un empoisonnement au colchique s’est vraiment posée. Et en effectuant de nouvelles analyses sur les tubes de sang prélevé à Monthey, cela a été confirmé.»

    Le dimanche, soit une semaine après, pour que les choses soient claires, Pascal retourne en lisière de forêt, où il a cueilli les feuilles. Le CHUV fait appel à Philippe Sauvain, jardinier botaniste au Jardin botanique de Lausanne. Un des spécialistes qui peut assister les médecins en cas de besoin. Celui-ci explique: «Pas de doute, il y avait du colchique et de l’ail des ours mélangés. Pourtant ils poussent rarement au même endroit. Le colchique aime les prairies grasses, les sols profonds, les fonds de vallon. Il pousse disséminé. L’ail des ours, lui, apparaît en tapis dans les hêtraies, les sols riches, il est plutôt forestier. Mais ils peuvent se rencontrer, se chevaucher lorsque leurs deux territoires sont proches, et c’était le cas à Bex. Le danger vient aussi du fait que le colchique est discret et méconnu au printemps, puisqu’il ne fleurit qu’en automne.»

    Pas d’antidote

    Il n’y a pas de traitement en cas d’empoisonnement au colchique, dont l’effet principal est de stopper la reproduction naturelle des cellules. Au Tox Zentrum – Centre suisse d’information toxicologique –, à Zurich, on n’a enregistré «que» trois cas mortels depuis 1997. Mais d’autres mésaventures avec évolution plus ou moins grave.

    La doctoresse Christine Rauber-Lüthy explique: «La première chose à faire, si on a le plus petit soupçon d’empoisonnement au colchique, c’est de prendre du charbon – commercialisé sous le nom Carbovit – à haute dose. Un gramme pour chaque kilo de poids de la personne, de manière répétée. Il se lie à la colchicine et l’évacue par les selles, ce qui évite au maximum que le poison soit digéré et donc passe dans le sang. Le patient est en danger de mort, un traitement aux soins intensifs est indispensable. A Paris, un laboratoire est en phase de recherche sur un médicament, le Colchifab, un antidote, mais il n’est pas encore disponible.»

    Pas d’antidote, effectivement. Marie-Laure a bénéficié d’une prise en charge aux soins intensifs. «Des moments très difficiles, sur le fil de la vie», commente Pascal. «Elle est rentrée à la maison il y a trois jours, après deux semaines de soins intensifs. Elle a traversé courageusement beaucoup de douleurs, des hallucinations, des peurs, des dysfonctionnements, heureusement avec peu de souvenirs.

    Son organisme a supporté l’équivalent d’une chimiothérapie, il est très fatigué. Amaigrie de 25 kilos, elle remarche doucement, mais avec de l’aide.» Les spécialistes s’accordent sur une conclusion: «Marie-Laure, 46 ans, est comme miraculée.» Et Pascal de conclure ainsi: «L’ail des ours, c’est fini, ça ne vaut pas le coup! Mon épouse retrouve ses forces et ses moyens entourée de sa famille, qui l’aime très, très fort. Et la voit revenir de très, très loin.»

    24 Heures.ch


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  • L'inquiétante progression de la maladie du "foie gras" humain

    Fréquente, cette maladie se caractérisant par une accumulation de graisse dans le foie touche avant tout les pays industrialisés. Elle est devenue la première cause de transplantation du foie aux Etats-Unis.

    Due à nos régimes alimentaires trop chargés en sucres et en glucides, la maladie Nash progresse de façon inquiétante. Cette surcharge en graisse du foie - nouvelle cause de cirrhoses et de cancers hépatiques - devient en effet de plus en plus fréquente, selon les spécialistes, alors même que des traitements efficaces permettent  ormais de guérir la majorité des hépatites virales C.

    Liée à l'épidémie d'obésité, de surpoids et de diabète dans le monde, cette maladie surnommée "Nash" est devenue la première cause de transplantation du foie aux Etats-Unis, a souligné le Pr Lawrence Serfaty, à l'occasion du congrès dédié à cet organe "Paris Hepatology Conference", organisé depuis lundi.

    Forme avancée du foie gras non alcoolique, cette hépatite ou "stéatohépatite" se caractérise par une accumulation de graisses dans le foie entraînant inflammation, destructions de cellules, et formation de tissu cicatriciel (fibrose). Restée longtemps ignorée, elle est devenue une cause en progression de cancer du foie et concerne aujourd'hui 1% de la population française et 5% aux Etats-Unis.

    La perte de poids... ou rien

    Or, il n'existe pour l'instant aucun médicament approuvé, aucune pilule miracle, contre la Nash.Actuellement, le meilleur traitement repose sur la perte de poids, qui ne peut intervenir que grâce à un régime hypocalorique -pauvre en sucres à absorption rapide et lente-, accompagné d'une pratique sportive régulière. Une perte de poids de 8 à 10% permet en effet d'améliorer la fonction hépatique et réduit le risque cardiovasculaire, première cause de mortalité chez ces patients.

    De son côté, la recherche poursuit son travail. "Une centaine de compagnies, essentiellement américaines, ont des molécules en développement (phases 1 à 3)" explique le Pr Serfaty, qui indique que plus d'une centaine d'essais dans le monde visent plusieurs cibles telles la fibrose, le métabolisme des lipides, du glucose, l'inflammation... Le traitement à la Nash sera probablement une combinaison, ajoute le médecin, citant le nom de deux molécules à venir: l'acide obéticholique et l'elafibranor.

    Plus d'un milliard de malades du foie

    Dans le monde, les maladies chroniques du foie (virales, alcoolique, métabolique...) touchent près d'un milliard de personnes. Loin derrière les hépatites virales, la Nash représente 10% d'entre elles mais elle pourrait atteindre 25% dans le futur, relève le Pr Patrick Marcellin, président du congrès.

    En France, le nombre de Nash devrait augmenter inévitablement, s'inquiètent les spécialistes, compte tenu du tiers d'adultes en surpoids, et dont 15% présentent une obésité.

    L'Express


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  • CHANTOU : Ces marques que vous croyez encore françaises, alors que...


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  • La grande escroquerie du Téléthon Le professeur Testard dénonce une "mystification"

     

     

    jt"C’est scandaleux. Le Téléthon rapporte chaque année autant que le budget de fonctionnement de l’Inserm tout entier. Les gens croient qu’ils donnent de l’argent pour soigner. Or la thérapie génique n’est pas efficace. Si les gens savaient que leur argent va d’abord servir à financer des publications scientifiques, voire la prise de brevets par quelques entreprises, puis à éliminer des embryons présentant certains gènes déficients, ils changeraient d’avis. Le professeur Marc Peschanski, l’un des artisans de cette thérapie génique, a déclaré qu’on fait fausse route. On progresse dans le diagnostic, mais pas pour guérir. De plus, si on progresse techniquement, on ne comprend pas mieux la complexité du vivant. Faute de pouvoir guérir les vraies maladies, on va chercher à les découvrir en amont, avant qu’elles ne se manifestent. Cela permettra une mainmise absolue sur l’homme, sur une certaine définition de l’homme" : Jacques Testard, directeur de recherche à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), spécialiste en biologie de la reproduction, "père scientifique" du premier bébé éprouvette français, et auteur de plusieurs essais témoignant de son engagement pour "une science contenue dans les limites de la dignité humaine", dans une interview accordée à Médecines-Douces.com.

    Testard écrit aussi sur son blog  : "Les OGM sont disséminés sans nécessité puisqu’ils n’ont pas démontré leur potentiel et présentent des risques réels pour l’environnement, la santé et l’économie. Ils ne sont donc que des avatars de l’agriculture intensive qui permettent aux industriels de faire fructifier les brevets sur le vivant. Au contraire, les essais thérapeutiques sur les humains sont justifiés quand ils sont la seule chance, même minime, de sauver une vie. Mais il est contraire à l’éthique scientifique (et médicale) de faire miroiter des succès imminents des uns ou des autres. Malgré la persistance des échecs, les tenants de la thérapie génique (qui sont souvent les mêmes que ceux des OGM) affirment que « ça va finir par marcher  », et ont su créer une telle attente sociale que la « mystique du gène » s’impose partout, jusque dans l’imaginaire de chacun. Le succès constant du Téléthon démontre cet effet puisqu’à coups de promesses toujours réitérées, et grâce à la complicité de personnalités médiatiques et scientifiques, cette opération recueille des dons dont le montant avoisine celui du budget de fonctionnement de toute la recherche médicale en France. Cette manne affecte dramatiquement la recherche en biologie puisque le lobby de l’ADN dispose alors du quasi monopole des moyens financiers (crédits publics, industriels, et caritatifs) et intellectuels (focalisation des revues, congrès, contrats, accaparement des étudiants…). Alors, la plupart des autres recherches se retrouvent gravement paupérisées - une conséquence qui paraît échapper aux généreux donateurs de cette énorme opération caritative…"

     

    couvDernière citation pour la route, extraite de l’ouvrage de Testard, Le vélo, le mur et le citoyen : "Technoscience et mystification : le téléthon. Depuis bientôt deux décennies, deux jours de programme d’une télévision publique sont exclusivement réservés chaque année à une opération remarquablement orchestrée, à laquelle contribuent tous les autres médias : le Téléthon. Ainsi, des pathologies, certes dramatiques mais qui concernent fort heureusement assez peu de personnes (deux ou trois fois moins que la seule trisomie 21 par exemple), mobilisent davantage la population et recueillent infiniment plus d’argent que des maladies tout aussi terribles et cent ou mille fois plus fréquentes. On pourrait ne voir là que le succès mérité d’un lobbying efficace, et conseiller à toutes les victimes de toutes les maladies de s’organiser pour faire aussi bien. Ce serait omettre, par exemple, que :  le potentiel caritatif n’est pas illimité. Ce que l’on donne aujourd’hui contre les myopathies, on ne le donnera pas demain contre le paludisme (2 millions de morts chaque année, presque tous en Afrique) ;  presque la moitié des sommes recueillies (qui sont équivalentes au budget de fonctionnement annuel de toute la recherche médicale française) alimentent d’innombrables laboratoires dont elles influencent fortement les orientations. Ainsi, contribuer à la suprématie financière de l’Association française contre les myopathies (l’AFM, qui recueille et redistribue à sa guise les fonds collectés), c’est aussi et surtout empêcher les chercheurs (statutaires pour la plupart, et donc payés par l’État, mais aussi thésards et, surtout, post-doctorants vivant sur des financements de l’AFM, forcément fléchés) de contribuer à lutter contre d’autres pathologies, ou d’ouvrir de nouvelles pistes ;  il ne suffit pas de disposer des moyens financiers pour guérir toutes les pathologies. Laisser croire à cette toute puissance de la médecine, comme le fait le Téléthon, c’est tromper les malades et leurs familles ;  après vingt ans de promesses, la thérapie génique, ne semble plus être une stratégie compétente pour guérir la plupart des maladies génétiques ; lorsque des sommes aussi importantes sont recueillies, et induisent de telles conséquences, leur usage mériterait d’être décidé par un conseil scientifique et social qui ne soit pas inféodé à l’organisme qui les collecte.

    Mais comment aussi ne pas s’interroger sur le contenu magique d’une opération où des gens, allumés par la foi scientifique, courent jusqu’à l’épuisement ou font nager leur chien dans la piscine municipale... pour "vaincre la myopathie" ? Au bout de la technoscience, pointent les oracles et les sacrifices de temps qu’on croyait révolus..."

    don

     

      En conclusion : ne donnez pas au Téléthon !

     Alter Info - L'Info Alternative


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  • Perturbateurs endocriniens : ces lobbys industriels qui œuvrent dans l'ombre

    Puisqu'on connaît les effets néfastes des perturbateurs endocriniens sur notre santé, pourquoi est-il si compliqué de légiférer pour les limiter ? La communauté scientifique hausse le ton.

    Cancers, diabètes, baisse de la fertilité... La liste des maladies causées par les perturbateurs endocriniens s'allonge. Omniprésentes dans nos aliments, nos shampoings, nos vêtements, ces milliers de substances toxiques chamboulent nos systèmes hormonaux. Mais puisqu'on les sait néfastes, pourquoi est-il si compliqué de légiférer pour les limiter ?

    Tout simplement parce que les industriels s'y opposent activement, affirment ce mardi une centaine de scientifiques dans une tribune publiée dans "Le Monde". 

    "Le projet d’établir une réglementation dans l’Union européenne est activement combattu par des scientifiques fortement liés à des intérêts industriels", dénoncent-ils. Pourtant, "il n'y a pas de controverse scientifique" à ce sujet : les effets nocifs des perturbateurs endocriniens ont amplement été mis en évidence.

    Des lobbys influents

    Depuis 2009, "un règlement pesticides" adopté par le Parlement européen empêche théoriquement la commercialisation des pesticides dont on sait qu'ils dépassent certaines "limites maximales de résidus". Mais dans les faits, ces pesticides sont toujours sur le marché. Pourquoi ? Parce qu'il est compliqué de prouver a priori qu'un pesticide contient des perturbateurs endocriniens. Et c'est là l'argument principal des industriels...

    L'industrie des pesticides est l'une des plus concernées par les perturbateurs endocriniens, souligne "Le Monde" dans son enquête "Perturbateurs endocriniens, la fabrique d'un mensonge". C'est pourquoi ses principales organisations de lobbying s'organisent contre leur encadrement. Comment ? En commanditant par exemple une étude à l'autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), qui indique en conclusion que "les perturbateurs endocriniens peuvent [...] être traités comme la plupart des substances [chimiques] préoccupantes pour la santé humaine et l’environnement". Or... c'est actuellement sur cette petite phrase controversée que s'appuie la Commission européenne pour justifier le fait que son actuelle législation ne soit pas plus sévère. 

    "Les discussions sur les perturbateurs endocriniens souffrent de cette déformation des preuves scientifiques par des acteurs financés par l’industrie", dénonce la communauté scientifique dans "Le Monde"

    Cette étude de l'EFSA sur laquelle s'appuie actuellement la Commission européenne est un argument en or pour les industriels qui l'ont commanditée, et dont le quotidien du soir détaille la liste : le secteur de la chimie avec le Conseil européen de l’industrie chimique (Cefic) et American Chemistry Council, et celui des pesticides avec CropLife America, CropLife Canada, CropLife International et l’Association européenne pour la protection des cultures.

    "Ne pas refaire la même erreur" qu'avec le tabac

    En définissant les perturbateurs endocriniens comme "des produits chimiques comme les autres", la Commission européenne ne favorise pas leur interdiction, mais opte plutôt, comme elle l'a précisé en juin dernier, pour une étude au cas par cas établissant a posteriori le lien entre le produit incriminé et les effets observés. 

    Au mois d'octobre, la France, par la voix de Marisol Touraine, a estimé que la définition des perturbateurs endocriniens proposée en juin par la Commission européenne n'était "pas satisfaisante", car "trop restrictive".

    Perturbateurs endocriniens : ce qu'on ignore encore

    "J'ai reçu à Paris le commissaire européen à la Santé [le Lituanien Vytenis Andriukaitis, NDLR] et je lui ai indiqué que nous souhaitions que la définition adoptée à Bruxelles aille plus loin que ce qui était actuellement envisagé", avait affirmé la ministre de la Santé après le scandale des mueslis bourrés de pesticides.

    Dans leur tribune ce mardi, les scientifiques accusent la Commission européenne de bafouer le principe de précaution en exigeant un niveau de preuve trop difficile à atteindre. Ils l'exhortent donc à agir en urgence : La manipulation de la science concernant les effets de la fumée du tabac a coûté des millions de vies. Nous ne devons pas refaire la même erreur."

    L'OBS

    On peut constater une fois de plus que l'Europe est néfaste !


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