• Infarctus (ou crise cardiaque) : 4 gestes à faire quand on est seul

    En France, l’infarctus est à l’origine de 40 000 décès chaque année. Fait très rare en mars dernier, un habitant de Béziers de 53 ans a survécu après un arrêt cardiaque de 18 heures... Comment réagir face à une crise cardiaque quand on est seul ? Un cardiologue nous éclaire.

    1. Appeler le Samu

    Si l’on ressent une grosse douleur dans la poitrine, qui irradie vers le bras gauche et la mâchoire, et que l’on est seul, la première chose à faire est de composer le 15, car il s’agit peut-être d’un infarctus.

    Chez la femme, les symptômes sont un peu différents, car la crise cardiaque peut se manifester par un malaise, un essoufflement soudain, une sensation d’épuisement ou encore des nausées.

    Il faut être d’autant plus vigilant si l’on fume, que l’on a de l’hypertension ou du diabète, car ce sont des facteurs de risque.

    Le Samu sera sur place dans les cinq minutes et procédera dans un premier temps à un électrocardiogramme, avant de mettre en place une perfusion veineuse.

    2. Aérer la pièce

    Lors d’une crise cardiaque, il est possible de ressentir une gêne respiratoire. Une pièce confinée peut renforcer la sensation d’étouffement. Pour faciliter la respiration, il peut être utile d’aérer en ouvrant les fenêtres.

    3. Rester au calme

    En attendant les secours, il est nécessaire de rester au repos. Pour cela, il faut s’allonger dans une position permettant de libérer les voies aériennes et surélever ses jambes pour améliorer la tension artérielle. Il est ensuite conseillé de respirer tranquillement dans le but de se détendre.

    Mais évidemment, se décontracter n’a rien d’évident quand on souffre. Pour soulager la douleur, les personnes cardiaques qui disposent de Trinitrine en spray, un médicament vasodilatateur, peuvent s’en servir.

    4. Appeler un proche

    Appeler un proche qui habite à proximité ou même un voisin peut être utile en attendant le Samu. Cette présence permet de se rassurer, mais aussi de parer à toute éventualité : si celui-ci a appris les gestes de premier secours, il pourra entamer un massage cardiaque si nécessaire. 

    Merci au Dr Patrick Assyag, cardiologue et vice-président de la Fédération française de cardiologie.

    Femme Actuelle

    Mon médecin m'a prescrit un flacon de Natispray. Mettre quelques gouttes sous la langue en cas de douleur. Il est à ma portée dans ma cuisine.


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  • Bon Appétit !


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  • Le fruit du jacquier pour remplacer la viande

    Avec sa peau couverte de petits cônes et sa chair fibreuse, le fruit du jacquier (Artocarpus heterophyllus) n’est pas très ragoûtant. Pourtant, il séduit de plus en plus de végétariens.

     

    Car, comme le tofu ou les steaks de soja, ce fruit originaire d’Inde est un substitut à la viande. Sa texture rappelle celle du poulet ou du porc et possède un goût assez neutre, facile à accommoder. « On peut en faire ce qu’on veut », s’enthousiasme la chef Kajsa Alger, qui le cuisine dans son restaurant de Los Angeles. Riche en sucres lents et en fibres, il recèle aussi de nombreuses protéines végétales. Autant de qualités qui pourraient bientôt séduire la clientèle française.

    Dans l’Hexagone, la consommation de viande a chuté de 8,5 % entre 1998 et 2014, d’après une enquête de France AgriMer. Tandis que les ventes de substituts de viande ont bondi de 11,9 % en 2015, selon le cabinet IRI.

    Seul bémol : le fruit du jacquier peut peser près de 50 kg. Très lourd, il est donc difficile à manier et à préparer. D’autant que du latex collant s’en échappe. Il est néanmoins possible de s’en procurer, en conserves et à bas prix, dans les épiceries asiatiques ou d’en goûter dans certains établissements.

     

    National Geographic

    Voilà une bonne nouvelle (rire)


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  • Une femme meurt après une séance d’acupuncture avec des piqûres d’abeille

    L'apipuncture est une forme d'acupuncture qui utilise des piqûres d'abeilles vivantes en lieu et places des traditionnelles aiguilles. Cette méthode est généralement employée pour soulager les inflammations, l'arthrose, douleurs chroniques, aider à la cicatrisation et lutter contre divers problèmes de peau.

     

    Un rapport publié dans le Journal of Investigational Allergology and Clinical Immunologyrapporte le décès d’une femme espagnole de cinquante-cinq ans à la suite d’une séance de ce genre. Toutes les quatre semaines pendant deux ans, elle a eu recours à l’apithérapie sans jamais montrer de signes inquiétants d’allergies. Cependant, lors de sa dernière session, elle subit un choc anaphylactique: elle est soudain victime de difficultés respiratoires et perd conscience. Une fois arrivée à l'hôpital de Madrid, elle plonge dans le coma et finit par décéder quelques semaines plus tard, suite à la défaillance de plusieurs de ses organes. 

    Une étude publiée par la revue scientifique PLOS ONE fait part des risques associés à ce genre de traitement alternatif, susceptibles d'entraîner un choc anaphylactique, un AVC et même la mort. Par ailleurs, comme l’indique Ars Technica, une exposition continue au venin d’abeille peut causer une sensibilité allergique jusque-là non déclarée.

    Pour Wang Menglin, apithérapiste à Pékin, les effets de cette méthode sont bénéfiques: «Nous avons traité des patients souffrant de maladies allant de l'arthrite au cancer, avec des résultats positifs». Les médecins du service des urgences qui ont pris en charge la patiente décédée ne partagent pas cet avis: «Le risque dépasse les bénéfices. En conclusion, cette pratique est dangereuse et déconseillée.»

    De la crème de jour au lip gloss

    Pourtant, les «bienfaits» de cette thérapie non conventionnelle ont été encensés par Goop, un site lifestyle fondé par Gwyneth Paltrow. L'actrice s’est révélée être une fervente supportrice de cette pratique:

    «Cette thérapie existe depuis 1000 ans. Ses bienfaits sont assez incroyables. Mais qu’est-ce que ça peut être douloureux!», explique-t-elle dans un papier dans le New York Times.

    Selon Science et Avenir, le site web Goop promeut des pratiques alternatives sans fondements scientifiques. Pour vous soigner, laissez tomber Gwyneth, et allez plutôt voir votre médecin !

    Slate


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  • Bio : 60 millions de consommateurs alerte sur certains produits

    Le magazine a testé 74 produits. Résultat, 10% d'entre eux contiennent des doses de produits chimiques "insatisfaisantes" voire "très insatisfaisantes". 

     

    Que trouve-t-on dans les produits bio ? C'est la question que s'est posé 60 millions de consommateurs en testant 74 produits estampillés bio  pour savoir s'ils contenaient ou non des pesticides et autres produits chimiques. Le magazine s'est penché sur sept familles de produits de consommation courante : le quinoa blanc, le riz, le sucre de canne, le café, le chocolat, l'huile d'olive et le miel de fleurs et de montagne. Résultat : les chiffres sont globalement bons et seuls 7 d'entre eux ne respectent pas le cahier des charges des produits bios. 

    Des résidus de pesticides.

    Mais certaines marques, comme le souligne le magazine, contiennent une quantité de produits chimiques "insatisfaisante" voire même "très insatisfaisante". Plusieurs marques d'huile d'olive, qui viennent de Tunisie, ont ainsi des taux "insatisfaisants" de pesticides. "Les huiles de Tunisie sont globalement les plus contaminées en plastifiants et en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques); elles arrivent par ailleurs en seconde position (derrière les huiles d'Espagne) pour les solvants", écrit le magazine. Les huiles d'olive françaises sont les plus polluées par les résidus de pesticides !

    Fongicide interdit en Europe.

    Une marque de quinoa, famille Rochefort, contient quant à elle des niveaux de pesticides "très insatisfaisants". "Le pesticide  retrouvé dans le quinoa français Rochefort atteint une concentration dix fois supérieure à la limite maximale de résidu pour le quinoa conventionnel!, s'alarme 60 millions de consommateurs. Difficile d'attribuer cette présence juste à une contamination accidentelle; nous ne disposons toutefois d'aucun élément indiquant un potentiel ajout intentionnel à la culture." Deux marques de riz, en provenance d'Inde et du Bengladesh, sont également épinglées par le magazine pour l'utilisation d'un fongicide, interdit en Europe depuis octobre 2016.

    Europe 1

    On ne sait plus quoi manger !


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  • Série noire à l'hôpital: les urgences françaises à l'agonie

    Une récente série de décès dans plusieurs hôpitaux jette une lumière crue sur la saturation des urgences et ses conséquences parfois dramatiques, alors que certains services sont menacés de fermeture en raison d'une pénurie de médecins.

     

    Mourir sur un brancard, dans un couloir d'hôpital, sans avoir été examiné par un médecin. Ce cauchemar, une femme de 73 ans l'a subi la semaine dernière à Reims. Transférée de sa maison de retraite aux urgences de Maison Blanche, elle y a succombé d'un arrêt cardiaque, après plus de deux heures et demi d'attente. L'histoire, médiatisée, a conduit le procureur à ouvrir une enquête. Pour sa défense, la direction de l'établissement a mis en avant "l'intensité de l'activité" le jour du drame et précisé que quatre patients en situation d'urgence vitale avaient été soignés en priorité.

    Des urgentistes surmenés qui passent à côté d'un diagnostique

    Comme un écho macabre, les mêmes faits se sont déroulés à Rennes lundi: une femme de 60 ans, admise aux urgences de l'hôpital Pontchaillou pour des douleurs au ventre, a fait un arrêt cardiaque sur le brancard où elle attendait d'être auscultée. Là encore, après quelques articles de presse, le parquet a ouvert une enquête. Et le directeur des soins de l'hôpital a expliqué à l'AFP que l'événement s'était produit "dans une période de tension très forte", avec "près de 100 patients présents sur le plateau des urgences et 27 à l'accueil, en attente de prise en charge". Une situation devenue presque banale dans ce service qui enregistre "10% d'augmentation d'activité continue depuis septembre et de plus en plus de pics d'activité" impossibles à prévoir, ajoute-t-il.

    Surmenés, les urgentistes passent parfois à côté d'un diagnostic. Une jeune femme de 19 ans en a fait les frais en février à l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon. Par deux fois, son otite avait été jugée bénigne. Dix jours plus tard un abcès cérébral entraînait son décès.

    Ironie du sort, les personnels de ce service étaient alors en grève pour protester contre leurs conditions de travail et le manque de moyens.

     

    5h d'attente pour un infarctus

    A Paris, Olivier, 52 ans, a eu plus de chance. Admis en novembre à l'hôpital Lariboisière pour des douleurs à la poitrine, il a survécu sans séquelle à un infarctus malgré ses cinq heures d'attente au milieu d'une trentaine d'autres patients alités.  "Les brancards étaient imbriqués avec des ordres de priorité. C'était un véritable Tetris, il fallait parfois en déplacer dix pour aller chercher celui qui était rangé au fond", raconte-t-il. 

    Selon l'association Samu-Urgences de France, "plus de 15.000 patients ont passé la nuit sur un brancard des urgences" depuis le début de l'année "faute de lit pour les hospitaliser dans un service".

    Le ministère de la Santé reconnaît que 97 établissements sur 650 - publics ou privés - sont actuellement en "dispositif "'hôpital sous tension", c'est-à-dire font face à "une situation critique de prise en charge des urgences hospitalières sans pour autant être amenés à déclencher le plan blanc" réservé aux situations d'afflux exceptionnel de patients. "Ça va mal de partout", résume Christophe Prudhomme, porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui réclame "plus de personnels et plus de lits" car le nombre de passages aux urgences ne cesse d'augmenter: plus de 20 millions en 2016, contre 18 millions en 2011 et 14 millions en 2002.

    Pourtant, dans certains hôpitaux, l'ouverture des urgences 24 heures sur 24 est remise en cause, comme à Clamecy (Nièvre), Avallon ou Tonnerre (Yonne). Cette politique de fermeture "aggrave la situation", déplore M. Prudhomme. Les soignants eux-mêmes paient les conséquences de cette ambiance délétère. A Besançon, une médecin a tenté de se suicider début mars aux urgences de l'hôpital Jean Minjoz. Et d'après le porte-parole de l'Amuf, "ce n'est pas le premier cas".

    Challenges

    Hélas, je ne pense pas que dans les migrants de Calais, on trouve des médecins (rire jaune)

    Vu que le nombre de médecins diminue en France, les gens vont aux Urgences !


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  • Après 36 ans de recul, la consommation de bière repart en France

    On dit "Mieux vaut être soul que con car ça dure moins longtemps" mais il y en a qui sont les deux !

     

    La bière «made in France» va fêter la Saint-Patrick aujourd'hui ce week-end : tous ses signaux sont au vert. Consommation, valeur, qualité... La bière (avec ou sans alcool) a le vent en poupe en France depuis plusieurs années.

     

    Après 36 ans de recul, la consommation de bière en France a depuis quelques années inversé la tendance et croît en volume, mais désormais encore plus en valeur, le résultat d'une montée en gamme initiée par les artisans et entretenue désormais par les gros brasseurs. «Sur le marché connu (grandes surfaces et hôtellerie, restauration), on est à +2,7% en volume en 2017 et +8,1% en valeur pour la grande distribution», a détaillé à l'AFP Maxime Costilhes, délégué général du syndicat professionnel Brasseurs de France. Joao Abecasis, PDG de Kronenbourg SAS, s'est aussi félicité d'une «quatrième année de croissance consécutive» en 2017 pour le marché français dans son ensemble, lors de la présentation mardi des résultats de la filiale française du groupe Carlsberg.

    Et selon lui, cette tendance se poursuit en 2018, puisqu'en janvier et février, les ventes de bières en France ont crû de 3,6% en volume et 8,2% en valeur toutes marques confondues. Si les ventes de bières blondes traditionnelles sont stables, «la croissance est portée par les bières spéciales, plus sophistiquées», souligne Joao Abecasis. Il distingue en particulier trois catégories (bières sans alcool, bières de dégustation et bières aromatisées) qui progressent chacune de 11% environ. Ces produits représentent aujourd'hui 27,5% des volumes du premier brasseur de France, contre à peine 10% en 2010. «Nous comptons poursuivre et renforcer cette transformation de notre portefeuille», a déclaré Joao Abecasis, pour qui cette «premiumisation» du marché est «beaucoup plus accélérée en France» que dans d'autres pays et «le fait de tous les acteurs».

     

    Le nombre de producteurs a doublé depuis 2015

    La croissance de la bière en France, «est tiré par les brasseurs artisanaux, bien entendu», note M. Costilhes, rappelant que les très petites, petites et moyennes entreprises (TPE et PME) «ont relancé plein de choses, notamment en termes d'image». «Mais ça bénéficie à tout le monde aujourd'hui, et les «grands» font des innovations, beaucoup plus qu'ils n'en faisaient il y a cinq, six ans», poursuit-il, estimant que la France est un «marché en totale innovation». Dans cet ordre d'idées, Kronenbourg compte ainsi lancer cette année de nouveaux produits, comme une Skoll à la vodka et au citron, une Grimbergen de dégustation ou une Tourtel Twist goût Mojito, sans alcool.

    À en croire M. Abecasis, le sans alcool a une grosse marge de progression dans l'Hexagone: «Le sans alcool, c'est 2% du marché de la bière en France, 4% chez Kronenbourg», explique-t-il, relevant que ces bières représentent 10% des marchés voisins espagnol et allemand: «On peut doubler dans les prochaines années», estime-t-il. «C'est un important relais de croissance», confirme M. Costilhes. En France, «très longtemps, la bière sans alcool avait une très mauvaise image», rappelle-t-il. «Le travail qu'ont fait plusieurs marques a revalorisé l'image parce que le goût a changé», au point que les amateurs de bière au sens large sont aujourd'hui «les premiers consommateurs de bière sans alcool» (huit consommateurs sur dix).

    Parmi les nouveaux consommateurs de bières, avec ou sans alcool, les femmes sont un important soutien de la dynamique de consommation de la bière en France, indique M. Abecasis. «Il y a une féminisation de la consommation, dans le sens où il y a un rééquilibrage de la consommation: Aujourd'hui, on ne peut pas dire que les femmes ne boivent pas de bières, ce n'est plus le cas», confirme M. Costilhes. «La France part toutefois de très bas, et demeure le 27e pays consommateur de l'Union européenne, avec 31 litres par habitant et par an», rappelle M. Abecasis. Les derniers chiffres de Brasseurs de France donnent eux 32 litres par an et par habitant, soit deux litres de plus qu'il y a quatre ans. Le nombre de producteurs a lui doublé depuis 2015 pour atteindre 1.100 brasseries en 2017 et 4.000 marques françaises.

    Le Figaro

    Bon, et bien je vais me prendre une petite bière !  Une Kronenbourg à 4,2% d'alcool !

    C'et bien car mon pommeau fait 17% ! (rire)


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    La femme, âgée de 60 ans, avait été installée sur un brancard dans l’attente d’une auscultation par un médecin, lundi, aux urgences du CHU de Rennes. Des pompiers ont constaté le malaise et donné l’alerte. Mais il était trop tard.

    Les urgences du CHU Pontchaillou de Rennes ont connu une nouvelle saturation, lundi après-midi. Des dizaines de personnes se sont rendues, au même moment, dans le service pour recevoir des soins.

    Parmi les patients, une femme de 60 ans, admise suite à un appel au Samu, pour des douleurs abdominales, précise la direction du CHU. Elle était allongée sur un brancard dans un sas d’attente avant d’être examinée par un médecin.

    Soudain, « des pompiers qui étaient là, près du guichet, se sont inquiétés. Ils venaient de s’apercevoir que la dame ne respirait plus, raconte un témoin. Ils ont prévenu immédiatement le personnel de l’hôpital. Tout s’est passé très vite ensuite. » La patiente a été transportée dans une autre salle pour être prise en charge.

    Autopsie et réunion du CHSCT

    Mais il était déjà trop tard. La sexagénaire n’a malheureusement pas survécu. Le drame a provoqué des interrogations parmi le personnel.

    Une autopsie médicale sera pratiquée, comme le permet le Code de la santé publique, afin de comprendre les circonstances du décès, survenu seulement une heure après l’arrivée de la patiente. La famille de la défunte a été reçue par les responsables des urgences, hier. Le comité d’hygiène, de sécurité et dans des conditions de travail va se réunir d’urgence mercredi.

    100 patients présents dans le service

    Lundi, l’équipe médicale et soignante était au complet et devait assumer la prise en charge de « près de 100 patients présents dans le service dont 70 admis les cinq heures précédentes », précise la direction du CHU. Le personnel faisait également face « à la présence simultanée d’urgences avec mise en jeu du pronostic vital, nécessitant une prise en charge immédiate ».

     

    En clair, les urgences étaient saturées avec des cas graves. Les médecins et le personnel soignant constatent une augmentation permanente du nombre de patients dans le service.

    « Manque de moyens »

    « Le personnel est souvent dans une impasse et doit pallier le plus urgent, rappelle Fabrice Lerestif, du syndicat FO. Nous dénonçons depuis longtemps le manque de moyens pour une bonne prise en charge des patients, notamment aux urgences du CHU de Pontchaillou. »

    « On est très souvent sur le fil »

    « Le personnel s’épuise, avec les injures et les menaces par les familles mécontentes à cause de l’attente, poursuit Philippe Blin, responsable FO du CHU. Les gens passent des heures dans la salle d’attente, sur les brancards. On est très souvent sur le fil. Ces problèmes, on les connaît depuis longtemps. »

    OUEST-FRANCE


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  • Les grossièretés, c'est bon pour la santé (d'après la science

    La science à parlé.

    Et à la croire, balancer des jurons serait un bon moyen de soulager la détresse émotionnelle, cette fameuse réaction de souffrance que l'on peut développer face à des événements traumatisants ou blessants (ex : humiliations, blessures psychologiques, maltraitance). Cette incroyable découverte, nous la devons à des chercheurs de l'Université Massey en Nouvelle-Zélande. Selon eux, les grossièretés permettraient non seulement de se décharger de sa détresse émotionnelle, mais aussi de se débarrasser d'un mal de coeur ou de son anxiété sociale.

     

     

    Ce soulagement fonctionnerait surtout sur le court-terme, lors d'une dispute avec son partenaire par exemple ou après une interaction sociale embarrassante. Pour arriver à cette conclusion, les scientifiques ont étudié un groupe de 62 personnes. Ils leur ont demandé de relater par écrit un moment où ils se sont sentis exclus socialement. Puis, les sujets ont été divisés en deux groupes. Le premier a dû répéter un mot neutre pendant 2 minutes tandis que le second a pu lâcher quelques insultes bien senties. Le résultat du test était sans appel : le niveau de stress des personnes autorisées à jurer s'était rapidement atténué.

    L'étude a également révélé que les grossièretés permettait de soulager les douleurs physiques. La prochaine fois que votre petit orteil heurtera le pied de la table, n'hésitez pas à vous lâcher donc.

     

    Notons que ce n'est pas la première fois que la science s'intéresse aux jurons et à ceux qui les pratiquent. En 2015, une étude avait ainsi révélé que les gens grossiers avaient un vocabulaire beaucoup plus varié que les autres. Comme quoi, un bon "merde" ne peut jamais faire de mal.

    Terrafémina


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  • Psychiatrie : des « traitements inhumains » à l’hôpital de Saint-Etienne

    Le Contrôleur des lieux de privation de liberté a saisi en urgence le gouvernement pour mettre fin à des violations de la dignité et des droits des patients.

     

    La dernière fois que le Contrôleur général des lieux de privation de liberté avait fait usage de la procédure d’urgence pour alerter publiquement le gouvernement sur une situation qu’il jugeait alarmante, c’était en décembre 2016 au sujet de la prison de Fresnes (Val-de-Marne), notoirement insalubre et occupée à plus de 200 %.

    Les mêmes termes de « traitement inhumain ou dégradant », se retrouvent aujourd’hui sous sa plume au sujet des conditions de vie de certaines personnes hospitalisées au pôle de psychiatrie du centre hospitalier universitaire (CHU) de Saint-Etienne.

    Les constats établis lors d’une visite réalisée du 8 au 15 janvier, résumés dans ses recommandations publiées au Journal officiel (JO) du jeudi 1er mars, sont édifiants. Faute de lits disponibles en psychiatrie, certains patients sont stockés au service des urgences. Au moment du passage du Contrôleur général, cinq patients relevant de la psychiatrie se trouvaient ainsi aux urgences générales du CHU depuis trois ou sept jours. « Ils n’avaient pu ni se laver, ni se changer, ni avoir accès à leur téléphone portable », écrit Adeline Hazan, la contrôleure générale.

     

    « Pratique générale d’isolement et de contention »

    Au total, les urgences de l’hôpital accueillaient, à la mi-janvier, vingt patients de psychiatrie, dont treize étaient sur des brancards dans les couloirs. Sept personnes « faisaient l’objet de contentions au niveau des pieds et d’une ou des deux mains », qu’elles soient sous le régime de l’hospitalisation sans consentement ou en soins libres.

    Depuis sa nomination en 2014, Adeline Hazan a accentué l’inspection, en plus des établissements pénitentiaires, des lieux de privation de liberté que sont aussi les hôpitaux et les unités psychiatriques. Son objectif est que chaque établissement soit visité au moins une fois d’ici à la fin de son mandat, en 2020. Aucun signalement n’avait attiré son attention sur le CHU de Saint-Etienne avant sa visite de routine.

    Dans le service de psychiatrie (216 lits) de l’établissement de la Loire, la situation ne semble pas plus conforme au droit. « Une patientenon agitée mais souffrant de troubles compulsifs est ainsi placée en isolement dans sa chambre ordinaire depuis plusieurs mois, avec porte des toilettes fermée à clé et quatre sorties d’un quart d’heure autorisées par jour pour fumer », note l’autorité indépendante. En l’absence de « projet médical de pôle », l’hôpital recourt de manière abusive à « une pratique générale d’isolement et de contention ».

     

    « Le patient, un sujet de droit »

    Selon les règles publiées en mars 2017 par la Haute Autorité de santé, un patient susceptible d’être dangereux pour lui-même ou pour les autres ne devrait pas être enfermé plus de douze heures et attaché plus de six, même si des prolongations limitées sont possibles. Au CHU de Saint-Etienne, l’isolement et la contention sont décidés « de manière fréquente » pour des durées de plusieurs jours.

    « En matière de psychiatrie, le patient ne doit plus être un objet de soins, mais un sujet de droit », a l’habitude de dire la contrôleure générale. Elle dresse une liste de recommandations pour faire cesser « immédiatement », ces violations de la dignité et des droits des patients.

    Le ministère de la santé, qui avait trois semaines pour lui répondre avant publication au JO, ne l’a pas encore fait. En revanche le contrôleur a reçu un courrier du directeur de l’hôpital qui témoigne « d’une réelle volonté de changement ».

    Le Monde


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  • Un homme atteint d’une tumeur au cerveau de 1,8 kg a été opéré en Inde

    L’opération, qui a eu lieu à Bombay le 14 février, a duré 7 heures et a nécessité 11 poches de sang. Il pourrait s’agir de la plus grosse tumeur cérébrale retirée au monde.

     

    Des chirurgiens d’un hôpital de Bombay en Inde ont annoncé jeudi avoir opéré un homme d’une tumeur au cerveau d’un poids record de 1,87 kilogramme, plus volumineuse que sa propre tête. Le patient, Santlal Pal, un homme de 31 ans, a été opéré le 14 février.

    Selon les médecins de l’hôpital BYL Nair de Bombay où il a été opéré, la tumeur était tellement grosse que le patient «semblait avoir deux têtes l’une au-dessus de l’autre». «C’était une intervention extrêmement impressionnante et difficile», a déclaré à l’AFP le chef du service de neurochirurgie, Trimurti Nadkarni, indiquant également que l’intervention avait duré sept heures et nécessité l’utilisation de 11 poches de sang.

     

    Perte de la vue

    La tumeur est apparue il y a trois ans mais elle aurait considérablement augmenté de taille au cours de l’année précédant l’opération. Seule une petite partie de la tumeur a grandi à l’intérieur du crâne, ce qui a sauvé le patient. Toutefois, la pression exercée par la masse de chair sur son cerveau a entraîné une perte de vision considérable. Selon les médecins, une pression supplémentaire aurait pu entraîner une paralysie complète et des lésions neurologiques.

    Selon un communiqué de l’hôpital, il s’agit de la plus importante tumeur à avoir été opérée avec succès, le patient ayant survécu. «Avant l’intervention, le patient avait une vue très amoindrie, celle-ci devrait s’améliorer maintenant», a ajouté le chef de service.

    L’hôpital a indiqué que le patient récupérait de manière satisfaisante, marchait et s’alimentait normalement. Le précédent record concernait une tumeur de 1,4 kg, selon la même source.

    Le Figaro

    Bravo aux chirurgiens !


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  • Rhume, toux, fièvre... "Que Choisir" publie une "liste noire" des médicaments pour enfants : voici les traitements à éviter

    Le mensuel dévoile une liste de traitements "inutiles", voire "dangereux", pour les enfants. Franceinfo résume ce qu'il faut en retenir :

    Rhume, toux, régurgitations... Les plus petits souffrent régulièrement de pathologies bénignes. Comment soigner ces maux de tous les jours ? En évitant de donner trop de médicaments aux enfants, répond le magazine Que Choisir, qui dévoile, jeudi 22 février, une liste de traitements "inutiles" voire "dangereux" pour les plus jeunes. Faut-il donner du sirop pour la toux aux enfants ? Quel médicament choisir en cas de fièvre ou de diarrhée ? Franceinfo fait le point sur les recommandations de Que Choisirà retrouver en intégralité dans le numéro en kiosques– pour s'y retrouver entre traitements à éviter et ceux à privilégier.

     

    Contre les régurgitations

    Ce qu'il faut éviter.

    Près d'un tiers des enfants de moins d'un an régurgitent. Ce phénomène, sans gravité, ne nécessite pas de traitement dans la grande majorité des cas. "Seul le reflux gastro-œsophagien pathologique nécessite une prise en charge,martèle à franceinfo Christophe Delacourt, président de la Société française de pédiatrie et médecin à l'hôpital Necker-Enfants malades de Paris. On ne doit donner de médicaments que lorsque le reflux a des conséquences sur l'alimentation (une prise insuffisante des biberons) ou sur la croissance de l'enfant." Ces cas sont toutefois très rares, note Que Choisir.

    Mieux vaut donc éviter d'utiliser les pansements gastriques, comme le Gaviscon nourrisson ou le Polysilane, qui n'ont pas d'efficacité prouvée. "La seule recommandation valable est d’en donner aux enfants qui, en âge de s’exprimer, disent se sentir mieux", estime Que Choisir. Le magazine rappelle par ailleurs que le Motilium est parfois prescrit chez les enfants. Or, il peut causer des "effets indésirables graves tels que des problèmes cardiaques et des effets indésirables neurologiques rares".

    Ce qu'il faut privilégier.

    Dans la plupart des cas, "il suffit de quelques conseils sur la façon de donner le biberon pour limiter les régurgitations", estime Christophe Delacourt. Si le problème persiste, Que Choisir recommande les épaississants (Magic Mix de Picot, Gumilk bébé expert de Gallia...) ou le lait déjà épaissi tel que le Galliagest. Ils "n'agissentpas directement sur le reflux (remontées acides) mais diminuent les régurgitations (remontée de lait ou d’aliment qui se produit sans effort)", explique le rapport de Que Choisir. "Ce problème disparaît généralement dès que l'enfant passe en position verticale, vers l'âge de douze mois", rassure le pédiatre de l'hôpital Necker.

    En cas de reflux pathologique, "seuls les inhibiteurs de la pompe à protons ont prouvé leur efficacité", ajoute le président de la SFP. "On évitera de les utiliser sans raison et trop longtemps", préconise Que Choisir, évoquant les traitements comme l'Inexium et le Mopral."Les recommandations européennes sont, lors d’une suspicion de reflux pathologique, de faire un essai de deux semaines et de se limiter à un traitement de deux mois en cas de succès."

     

    Contre le rhume

    Ce qu'il faut éviter.

    Les enfants peuvent être fréquemment sujets au rhume, accompagné de nez qui coule ou bouché. Quelle que soit la gêne occasionnée, il ne faut pas utiliser de sprays décongestionnants à l'instar du Pernazène ou du Rhinofluimucil chez les moins de 15 ans. "Ils contiennent des vasoconstricteurs, contre-indiqués à cause des risques sur le système vasculaire et cardiaque", met en garde Christophe Delacourt. Ces produits ne sont normalement plus prescrits pour traiter les rhumes chez les enfants.

    Que Choisir recommande également d'éviter les sprays antiseptiques (comme le Dolirhume) qui peuvent provoquer des irritations, ainsi que les antihistaminiques (Algotropyl, ActifedSign...) qui n'ont aucune utilité dans le traitement du rhume. Mieux vaut aussi vous passer des huiles essentielles avant 12 ans : celles qui contiennent des terpènes (camphre, thym, lavande...) qui peuvent provoquer des convulsions chez les plus jeunes ou les enfants épileptiques.

    Ce qu'il faut privilégier.

    "En cas de rhume, il n'y a rien d'autre à faire que des lavages de nez", assure Christophe Delacourt. Que Choisir recommande ainsi de privilégier les mouche-bébés, en prenant garde à ne pas blesser les nourrissons avec l'embout du dispositif et le sérum physiologique. Les sprays d'eau de mer, tels que le Marimer, peuvent également être utilisés, mais avec précaution chez les tout petits car "la pulvérisation est assez puissante".

    "Il faut laisser les infections virales banales se passer chez les enfants, insiste le président de la Société française de pédiatrie. Il faut en revanche consulter un médecin si elles s'accompagnent d'une fièvre élevée, si la respiration ou l'alimentation sont gênées, ou si les symptômes persistent ou s'aggravent au-delà de cinq jours."

     

    Contre la toux

    Ce qu'il faut éviter.

    La toux est généralement provoquée par "l'écoulement dans la gorge des sécrétions nasales causée par un rhume", explique Que Choisir. Dans ce cas, "mieux vaut traiter la cause, plutôt que s’acharner à faire disparaître" le symptôme. S'ils peuvent parfois être utilisés pour traiter la toux sèche, les sirops antihistaminiques (Humex toux sèche, Toplexil, Rhinathiol...) sont "rarement utiles" et peuvent parfois provoquer des convulsions. Il faut par ailleurs exclure les sirops codéinés (Euphon, Néo-codion...) et les traitements à base de dextrométhorphane, de pholcodine ou de noscapine, qui peuvent avoir des effets secondaires graves.

    Et en cas de toux grasse ? Les fluidifiants bronchiques (Mucomyst, Bronchokod et tous les génériques à base d'acétylcystéine...) sont totalement proscrits chez les enfants, en particulier les moins de deux ans. "Ces médicaments peuvent avoir un effet pervers et aggraver l'encombrement des bronches chez les petits", qui toussent moins bien, explique Christophe Delacourt.

    Ce qu'il faut privilégier.

    Que Choisir ne recommande aucun médicament pour traiter les quintes de toux chez l'enfant. "C'est un réflexe naturel pour dégager les voies respiratoires", rappelle le magazine. Mieux vaut donc faire des lavages de nez et élever la tête du lit, pour éviter que les sécrétions nasales ne coulent dans la gorge. Que Choisir suggère éventuellement de donner "du miel, mélangé à du yaourt", chez les enfants de plus d'un an. "La toux n'a, en soit, pas de raison d'inquiéter les parents, rassure Christophe Delacourt. Tant qu'elle ne provoque pas des régurgitations après le biberon et que les sécrétions ne gênent pas la respiration, il n'est pas nécessaire de consulter immédiatement un médecin."

     

    Contre la fièvre

    Ce qu'il faut éviter.

    L'ibuprofène (Advilmed, Nurofenpro) n'est pas le premier médicament à donner à votre enfant en cas de fièvre, selon Que Choisir. Cette molécule peut avoir des effets secondaires au niveau des reins et du système digestif. "Lorsque la maladie est provoquée par une bactérie et pas un virus, l'ibuprofène peut aggraver l'infection", ajoute Christophe Delacourt. Que Choisir recommande donc de ne pas en donner aux enfants sans avis médical.

    Ce qu'il faut privilégier.

    Le paracétamol (Doliprane, Dafalgan pédiatrique...) peut être donné dès la naissance pour traiter la fièvre car il n'a que "peu d'effets secondaires". Il faut néanmoins respecter les quantités prescrites en fonction du poids de l'enfant, car cette molécule peut, en grande quantité, s'avérer toxique pour le foie. "Il n'est pas indispensable de donner du paracétamol aux petits si la fièvre n'affecte pas trop leur état général", note le pédiatre de l'hôpital Necker. Si la fièvre est très forte, qu'elle persiste au-delà de 48 heures ou qu'elle est associée à d'autres symptômes qui pourraient suggérer une infection bactérienne, mieux vaut contacter votre pédiatre.

     

    Contre la diarrhée

    Ce qu'il faut éviter.

    Certains traitements sont contre-indiqués si les enfants connaissent un épisode de diarrhée aiguë. Les antiseptiques intestinaux, comme le Panfurex, ne sont pas efficaces et peuvent avoir des effets secondaires graves. L'Immodium est également proscrit car il ne fait que ralentir le transit. "Chez un adulte, c'est confortable, mais chez un petit, cela peut masquer le fait que de l'eau continue de s'accumuler dans les intestins, prévient Christophe Delacourt. On peut avoir l'impression que la diarrhée s'est arrêtée alors que l'enfant continue de se déshydrater."

    D'autres médicaments ne sont que peu utiles. L'effet bénéfique des probiotiques, censés rétablir la flore intestinale de l'enfant, "n'a pas été démontré", note Que Choisir. Le Smecta modifie l'apparence des selles mais ne réduit pas le risque de déshydratation. Si le Tiorfan est également classé comme "peu utile" par l'UFC, Christophe Delacourt estime qu'il "peut être prescrit en cas d'épisode grave". "Il n'est pas nécessaire pour une diarrhée banale mais, dans certains cas, il permet de réduire la sécrétion d'eau dans l'intestin", explique le professeur en pédiatrie.

    Ce qu'il faut privilégier.

    En cas de diarrhée aiguë chez les plus petits, Que Choisir recommande de donner régulièrement des solutions de réhydratations orales (Adiaril, Hydranova...). Ce "mélange de sucre et de sels minéraux" se présente sous forme de sachets en poudre à diluer et permet d'éviter la déshydratation. "Il ne faut pas bloquer l'élimination des selles, ajoute Christophe Delacourt. Après quelques heures, on peut généralement reprendre une alimentation normale."

    Franceinfo


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