• Emmanuel Macron a, entre autres, appelé à un rapprochement entre l'Union européenne et la Russie, appelant à retrouver la "confiance".

    Le rendez-vous était extrêmement attendu, en marge du G7 organisé à Biarritz d'où la Russie est mise au ban depuis 2014. Ce lundi en fin de journée, Emmanuel Macron a reçu au Fort de Brégançon son homologue et homme fort du Kremlin Vladimir Poutine, où ont été multipliés les signes de bonne volonté pour détendre les relations entre la Russie et l'Europe, notamment sur l'Ukraine.

    C'est d'ailleurs le thème ukrainien, à l'origine du divorce de 2014, qui a été abordé en premier lieu. "Les choix du président (ukrainien Volodymyr) Zelensky sont un vrai changement pour la situation" et "nous aurons à considérer l'opportunité, ce qui est mon souhait, d'un nouveau sommet en format Normandie (Russie, Ukraine, Allemagne, France, ndlr) dans les prochaines semaines", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse commune.

    Vladimir Poutine, qui avait battu froid au nouveau président ukrainien après son élection en avril dernier, a fait part d'un "optimisme prudent" sur ce dossier et de sa disponibilité à en discuter. 

    "Je vais parler (avec Emmanuel Macron) de mes contacts avec le nouveau président ukrainien. Il y a des choses qui sont dignes de discussions et qui provoquent un optimisme prudent", a-t-il répondu.

    "Je suis reconnaissant"

    Le président français a plaidé pour un rapprochement entre l'Union européenne et la Russie, dont les relations sont compliquées, appelant à retrouver la "confiance" dans un ordre international en "recomposition".

    Malgré "les malentendus des dernières décennies, les débats sur la relation avec l'Occident", la Russie "est européenne" et "nous avons à réinventer une architecture de sécurité et de confiance entre l'Union européenne et la Russie", a-t-il insisté, évoquant une Europe "de Lisbonne à Vladivostok".

    Geste symbolique, Emmanuel Macron a aussi annoncé qu'il se rendrait à Moscou en mai 2020 pour assister aux célébrations du 75e anniversaire de la victoire sur l'Allemagne nazie

    "Je suis reconnaissant" à Emmanuel Macron d'avoir accepté cette invitation, a répondu Vladimir Poutine. Les Russes accordant la plus haute importance à ces commémorations qui ont été boudées par les Occidentaux depuis l'annexion de la Crimée par la Russie.

    Points de désaccord

    Interrogé sur la répression de manifestations pro-démocratie ces dernières semaines en Russie, le maître du Kremlin a riposté en renvoyant aux violences qui ont émaillé le mouvement de protestation des "gilets jaunes" en France à la fin d'année dernière et au printemps.

    "Nous ne voulons pas d'une situation similaire" à celle qui a récemment prévalu à Paris, a-t-il lancé, dans une de ces piques dont il est coutumier dans l'adversité, assurant que les autorités russes agiraient pour que les manifestations d'opposants à Moscou restent dans le "cadre de la loi".

    BFM.TV


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  • France: Macron et Sarkozy affichent leur complicité aux cérémonies en Provence

    Nicolas Sarkozy était encore une fois aux côtés d’Emmanuel Macron pour la cérémonie du 75e anniversaire du Débarquement en Provence. Même si tous les anciens chefs d’État français avaient été invités par le président de la République, il est le seul à avoir fait le déplacement à la nécropole de Boulouris.

    Avec notre envoyée spéciale à Boulouris,  Valérie Gas

    Nicolas Sarkozy fait mine de s’étonner qu’on s’étonne qu’il réponde présent à chaque invitation d’Emmanuel Macron. À l’entendre, il est simplement dans son rôle d’ancien président.

    « C’était mon devoir absolument d’être ici. Je ne pouvais pas dire " excusez-moi, je ne suis pas libre, je fais du vélo ", quand même ! Imaginez que j’ai répondu que je ne vienne pas parce que j’étais en vacances. »

    Un tacle à François Hollande, invité lui aussi, mais qui n’est pas venu et a invoqué une incompatibilité avec son agenda personnel. Et une fin de non-recevoir à ceux qui à droite n’apprécient pas qu’il donne l’impression de soutenir Emmanuel Macron.

    « Je laisse les commentaires tout à faire libres, je ne fais plus de politique. Je ne vois vraiment pas comment j’aurais pu décemment refuser une invitation qui par ailleurs témoigne d’une courtoisie républicaine à laquelle je suis sensible et c’est vrai. Après, il m’arrive de parler avec le président Macron. Ces conversations sont des conversations privées. »

    Nicolas Sarkozy assume et même un peu plus : « J’ai  l’impression que même le président Poutine a été invité à discuter avec le président Macron, je crois le 19, et j’approuve cette initiative. »

    Une initiative dont ils auront certainement parlé lors du déjeuner qu’Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy ont partagé après la cérémonie avec les présidents ivoirien et guinéen. Un peu plus que de la courtoisie républicaine. Le signe d’une complicité qu’ils prennent plaisir à afficher.

    RFI


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  • Débarquement de Provence : Macron demande aux maires d’honorer les combattants africains

    Le président français invite les élus à donner aux rues et places de leurs communes le nom de combattants africains.

    Emmanuel Macron a lancé un appel aux maires de France jeudi à Saint-Raphaël (Var), lors des célébrations du 75e anniversaire du débarquement de Provence, les invitant à honorer les combattants africains en baptisant rues et places des communes françaises.

    « Je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre, par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies, la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage », a lancé le chef de l’État lors de son discours.

    Le président de la République s’est exprimé au terme d’une cérémonie de commémoration du débarquement de Provence du 15 août 1944, à la nécropole nationale de Boulouris, dans le Var, où reposent 464 combattants de la 1ère armée française.

    Traditionnellement, cet anniversaire est l’occasion de saluer la contribution des soldats des anciennes colonies françaises à la Libération, notamment d’Afrique du Nord et subsaharienne.

    « La très grande majorité des soldats de la plus grande force de l’armée française de la libération venaient d’Afrique : Français d’Afrique du Nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l’on appelait sénégalais mais qui venaient en fait de toute l’Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens », a énuméré Macron.

    « Ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n’ont pas eu la gloire et l’estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d’Afrique en elle. Et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé », a-t-il encore souligné, devant un parterre d’anciens combattants et anciens résistants.

    « Ils ont fait l’honneur et la grandeur de la France. Mais qui se souvient aujourd’hui de leur nom, de leur visage ? », a-t-il dit.

    « Ils sont des milliers à s’être sacrifiés pour défendre une terre lointaine, une terre souvent inconnue, une terre jusqu’alors jamais foulée, une terre à laquelle ils ont à jamais mêlé leur sang », a poursuivi le chef de l’État, devant son prédécesseur Nicolas Sarkozy, ainsi que les présidents ivoirien Alassane Ouattara et guinéen Alpha Condé.

    Ce dernier a pour sa part insisté sur la « mémoire partagée du peuple français et africain », en soulignant que sans « le sacrifice » des combattants africains, « notre humanité ne continuerait pas à se battre pour la paix ».

    L'OBS


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  • Trump recadre Macron : « Personne ne parle pour les États-Unis à part les États-Unis eux-mêmes »

    Le président américain reproche à Emmanuel Macron de parler à l’Iran au nom des Etats-Unis.

    Nouvelle pomme de discorde entre Donald Trump et Emmanuel Macron : le président des Etats-Unis s’en est pris jeudi 8 août aux velléités de médiateur de son homologue français dans le dossier iranien, prévenant que « personne » n’était autorisé à parler à Téhéran au nom de Washington.

    « L’Iran a de graves problèmes financiers. Ils veulent désespérément parler aux Etats-Unis, mais reçoivent des messages contradictoires de la part de tous ceux qui prétendent nous représenter, parmi lesquels le président français Macron », a tweeté le milliardaire républicain.

    « Je sais qu’Emmanuel veut bien faire, comme tous les autres, mais personne ne parle pour les Etats-Unis à part les Etats-Unis eux-mêmes », a-t-il mis en garde.

    Tout en durcissant toujours plus la pression sur Téhéran, Donald Trump a multiplié les appels au dialogue, y compris pendant l’actuelle escalade des tensions dans le Golfe. Le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif a ainsi confirmé avoir été récemment invité à rencontrer le président américain à la Maison-Blanche, ce qu’il dit avoir refusé.

    La France tente de jouer les médiateurs

    Emmanuel Macron, qui défend toujours l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien dont Donald Trump a retiré les Etats-Unis, s’entretient régulièrement avec son homologue iranien Hassan Rohani, et ne cache pas son espoir de jouer les médiateurs dans la crise en cours.

    « C’est le rôle de la France de faire tous les efforts nécessaires pour que l’ensemble des parties concernées acceptent une pause et ouvrent la négociation », avait souligné la présidence française après un récent entretien téléphonique Macron-Rohani fin juillet. L’Elysée avait précisé que, depuis son lieu de villégiature, le président français restait « en contact » avec ses homologues américain et iranien.

    Emmanuel Macron doit accueillir du 24 au 26 août à Biarritz, sur la côte atlantique, le sommet des dirigeants du G7, parmi lesquels Donald Trump. Des informations de presse ont fait état ces derniers jours d’une possible invitation adressée par le Français à l’Iranien pour qu’il assiste à ce sommet, mais elles n’ont pas été confirmées.

    Ce n’est pas la première fois que Donald Trump s’en prend publiquement, sur Twitter, à Emmanuel Macron, après des débuts pourtant à première vue idylliques entre les deux présidents.

    Fin juillet, le locataire de la Maison-Blanche est monté au créneau contre la taxe française sur les géants américains du numérique en dénonçant la « stupidité » de l’Elysée, avec à la clé des menaces de rétorsion contre les exportations de vin français vers les Etats-Unis.

    A l’automne, il avait moqué la faible popularité d’Emmanuel Macron, aux prises avec les manifestations de « gilets jaunes ».

    L'OBS


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  • Brigitte macron et la chirurgie esthétique.

    Brigitte macron est passée sous le bistouri pour tenter de camoufler les outrages du temps, mais dans son cas, ça tient plus du rafistolage que de la chirurgie esthétique. Même le meilleur chirurgien spécialisé du monde ne peut pas faire de miracles, il vaudrait mieux pour elle qu'elle tente sa chance à Lourdes...et même là c'est pas sûr que ça marche. On ne fait pas du jeune avec du vieux.

     

    Dessin et texte de mon ami Stan : http://pauvrefrance.centerblog.net/


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  • Brigitte Macron, son hospitalisation en plein cœur de l'été

    Alors qu'elle s'est faite discrète depuis le défilé du 14-Juillet, Brigitte Macron a subi il y a quelques jours une intervention chirurgicale esthétique à l'hôpital américain de Paris, selon les informations de Closer.

    Pendant deux jours, l'hôpital américain de Paris a été sous tension. Mardi 16 juillet, en plein cœur de l'après-midi et au vu et au su de tous, c'est une patiente pas tout à fait comme les autres qu'ont vu débarquer le personnel et les visiteurs de cet établissement très chic, situé à Neuilly-sur-Seine. Une patiente du nom de Brigitte Macron. Selon les informations de Closer, à retrouver dans notre numéro en kiosque vendredi 2 août, la première dame, qui s'est faite rare depuis le défilé du 14-Juillet, avait ce jour-là un rendez-vous avec un médecin. Un éminent et médiatique chirurgien esthétique, avec lequel l'épouse d'Emmanuel Macron s'est entretenue pendant une heure environ. Ressortie du bureau du praticien, la première dame a quitté les lieux... mais était de retour dès le lendemain.

     

    Le 17 juillet, sur les coups de 13 heures, c'est cette fois-ci escortée par deux voitures et quatre gardes du corps qu'est arrivée Brigitte Macron. Direction le bloc opératoire, où l'ancienne enseignante de 66 ans a subi pendant trois heures une opération esthétique, sous anesthésie générale. Emmanuel Macron s'est organisé pour passer un peu de temps auprès de son épouse. L'opération s'étant déroulée sans encombre, la première dame a été autorisée à quitter l'hôpital américain dès le soir même. Direction la Lanterne, près de Versailles, où Brigitte Macron a pu se reposer, à l'abri des regards. Une semaine plus tard, la première dame a rejoint son président de mari pour des vacances au Fort de Brégancon. Mais cette année, point de virées à jet-ski ou de balades à vélo, Brigitte Macron y préférant les moments de détente au bord de la piscine construite l'an dernier.

    A 66 ans, elle assume son âge. Il faut dire que la première dame avait sans doute besoin de calme et de détente après cette opération estivale, elle qui a toujours expliqué assumer sa différence d'âge avec Emmanuel Macron, de 24 ans son cadet. "Les vingt ans d'écart, ce qui a pu être dit, c'est tellement rien", expliquait-t-elle dans les colonnes du magazine Elle en 2017, quelques mois après l'arrivée de son mari au pouvoir. Et d'ajouter que leurs années d'écart n'avaient aucune incidence sur leur relation : "Bien sûr, on petit-déjeune, moi avec mes rides, lui avec sa fraîcheur, mais c'est comme ça."

    CLOSER


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  • Des bizarreries dans la gestion des notes de frais du candidat Macron

    Durant la campagne présidentielle, plusieurs dépenses engagées par le service de sécurité du candidat Macron, alors dirigé par Alexandre Benalla, seraient passées entre les mailles du filet de la Commission des comptes de campagne.

    Selon une enquête du « Monde » publiée ce lundi 29 juillet, des dépenses destinées à assurer la sécurité du candidat Macron pendant la campagne présidentielle de 2017 auraient échappées au contrôle de la Commission des comptes de campagne (CNCCFP). Plusieurs notes de frais seraient également restées impayées.

    Du personnel non déclaré

    D’après le quotidien, l’effectif de sécurité réuni autour du candidat Macron lors d’un meeting Porte de Versailles le 10 décembre 2016 n’est pas celui qui aurait été déclaré à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques. Alors que les comptes de campagne recensent, en effet, une quarantaine d’agents de sécurité issus de l’agence « VIP sécurité », trois futurs piliers du service d’ordre du candidat ainsi qu’une dizaine d’hommes, issus de l’agence Tego Sécurité, auraient eux aussi été présents sur les lieux pendant le meeting d’après « Le Monde »,  on peut aussi identifier de futurs piliers du SO, le service d’ordre. Comme Kamel « Gladiateur », Jamel « Judoka » ou « Tino », . Les comptes de campagne d’En Marche ne mentionne pas ce personnel. La première facture de Tego Sécurité n’apparaîtrait qu’en février 2017, pour une réunion de campagne au Théâtre Bobino.

    Des versements en liquide intracables

    Interrogés par « Le Monde », d’anciens membres du service d’ordre évoquent les zones d’ombre dans les dépenses de sécurité du candidat En Marche ! ». L’un d’eux, présent lors du meeting du 10 décembre 2016, confie : « J’ai été payé plus tard au QG de campagne, de la main à la main par Benalla, 120 euros en liquide ». Il affirme également avoir assisté à une distribution de billets pour dix personnes après un meeting à Lyon en févrie. Conséquences : les versements sont intracables et échappent au contrôle de la Commission des comptes de campagne.

    Contacté par « Le Monde », Alexandre Benalla dément avoir versé des rémunérations en liquide au sein du service d’ordre. Il soutient que ces questions sont du ressort du service financier de la campagne et du parti. Pourtant, un message WhatsApp révélé par « le Monde » témoigne de l’implication de l’ancien responsable de sécurité d’ « En Marche ! » dans ces questions-là : « Il y a un des gars du SO [service d’ordre, N.D.L.R.] qui a débarqué dans le bureau des AG en demandant à être payé, c’est inadmissible, il y a une façon de faire, tout passe par moi quand vous avez ce genre de demandes (...). Je ne tolérerai en aucun cas ce genre de pratique », avait-il envoyé à ses équipes.

    Quand Alexandre Benalla cherchait comment se fabriquer un brassard sur internet

    L’impossible remboursement des notes de frais

    D’anciens membres du service d’ordre du candidat Macron confient au « Monde » les difficultés rencontrées dans la gestion de leurs notes de frais. Selon eux, Alexandre Benalla les remboursait en liquide à partir d’un compte bancaire personnel. Un ancien proche d’Alexandre Benalla confirme que ce dernier « récupérait les notes de frais de tout le monde, envoyait une note globale à la comptabilité, et c’est lui qui nous payait. Et, oui, c’est arrivé que ce soit en espèces.  »

    D’où venait l’argent disponible sur ce compte bancaire personnel ? Selon « Le Monde », Alexandre Benalla recevait régulièrement une avance de plusieurs milliers d’euros sur ce compte. En avril 2017, d’après les révélations des « MacronLeaks », il aurait demandé une avance de 5 000 euros.

    Alexandre Benalla devient le « Monsieur sécurité » de Marcel Campion

    Pendant la campagne, le retard dans le remboursement des notes de frais aurait suscité des tensions au sein du service d’ordre d’« En Marche ! ».  Dans une conversation WhatsApp, à laquelle « Le Monde » a eu accès, l’un des agents se plaint d’avoir payé 706 euros de sa poche en douze jours. En réponse, Alexandre Benalla met en cause la lenteur des comptables, mais avertit : « Pour ceux à qui ça ne convient pas, ils seront réglés de l’ensemble des missions qu’ils ont effectuées et ne sont pas obligés de venir sur les prochains événements. »

    Mais quand ces notes de frais ne sont pas remboursées en retard, elles resteraient impayées. Plusieurs membres du service d’ordre ont d’ailleurs renoncé à réclamer les sommes dues. Un ancien proche de Benalla confie au « Monde » : « Parfois, on a oublié de rembourser les gens. Moi, j’ai fini par me dire  à quoi bon ?, et je me suis assis sur 600 euros. ». Un autre membre du service d’ordre, confie au « Monde » avoir laissé 700 euros dans la campagne : « On nous a expliqué que nos justificatifs étaient dans des cartons au QG de campagne, et que ces cartons ont été perdus lors du déménagement vers le siège du parti. C’est étrange que ce soit justement les cartons du SO qui aient disparu. »

    L'OBS

    Pauvre Benalla, voilà encore qu'on l'embête ! (rire)


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  • Emmanuel Macron recevra Vladimir Poutine à Brégançon le 19 août

    Emmanuel Macron a annoncé samedi à la presse en marge d'une visite à Bormes-les-Mimosas qu'il recevrait le président russe Vladimir Poutine au fort de Brégançon le 19 août, quelques jours avant le sommet du G7, fin août à Biarritz.

    Rencontre bilatérale

    Le fort de Brégançon permet "de pouvoir s'isoler pour travailler, d'avoir les équipements pour recevoir tous les appels internationaux, de pouvoir recevoir des dirigeants étrangers, ce que je ferai avec Vladimir Poutine dans quelques semaines", a déclaré le président de la République. La France doit accueillir le G7 - autrefois G8 avant l'exclusion de la Russie - à Biarritz du 24 au 26 août.

    Fin juin, M. Macron avait annoncé au Japon, après un long entretien avec Vladimir Poutine, qu'il aurait "dans les prochaines semaines une rencontre bilatérale avec le président" russe. "Je considère que, dans le cadre de la présidence du G7, il est indispensable que nous puissions prendre cette initiative" avec la Russie afin d'"explorer toutes les formes de coopération sur les grands sujets de déstabilisation ou de conflit, sans naïveté, mais sans que la porte ne soit fermée", avait alors expliqué M. Macron.

    Au troisième jour de ses vacances au fort de Brégançon, le chef de l'Etat a fait un aller-retour en Tunisie samedi, pour assister aux funérailles du président Béji Caïd Essebsi. Dans la soirée, il a passé quelques minutes dans le village de Bormes-les-Mimosas, où il a posé pour des selfies avec des badauds. "Les vacances seront studieuses", a indiqué le président, "je reste en contact avec les membres du gouvernement".

    La crise des gilets jaunes "pas derrière nous"

    Interrogé par les journalistes présents sur la démission de François de Rugy, M. Macron a mis en garde contre "les tweets, les polémiques, les invectives qui montent" et "parfois nous conduisent à agir et à surréagir", prônant "la modération". Le président a aussi taclé la presse dans l'affaire Rugy, questionnant "ce qui est légal et ce qui est moral", et incitant les journalistes à "prendre un peu de repos": "Interrogez-vous sur vous-mêmes aussi un peu", a-t-il lancé.

    Au sujet de la crise des "gilets jaunes", M. Macron a ajouté : "Je ne pense pas du tout que ce soit derrière nous". "Il y a des problèmes profonds dans notre pays", a-t-il estimé. Le chef de l'Etat devrait aussi assister aux cérémonies du 75e anniversaire du Débarquement en Provence, à la mi-août.

    Emmanuel Macron s'est rendu à deux reprises à Brégançon en 2018, en mai et en août, pour un coût total de 72.043 euros, selon la Cour des comptes. Il y a aussi effectué un court séjour fin mai pour le pont de l'Ascension. Des travaux de rénovation y ont été menés, une piscine hors-sol y a aussi été installée, pour un coût déclaré de 34.000 euros, ce qui avait provoqué une polémique l'an dernier.

    Challenges

    Y a des français qui ont fait des selfies avec le petit dictateur, faut-il qu'ils soient cons !


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  • La France dévoile sa nouvelle stratégie spatiale militaire !

    La France rejoint ainsi les plus grandes puissances spatiales mondiales, qui sont engagées depuis plusieurs années dans une course pour la domination de l’espace

    Comment la France va-t-elle se positionner dans l'epace ?La ministre des Armées Florence Parly doit détailler ce jeudi à midi la nouvelle stratégie spatiale militaire de la France, au Commandement de défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), sur la base de Lyon Mont-Verdun.

    Cette stratégie avait été évoquée à grands traits mi-juillet par Emmanuel Macron. « Nous renforcerons notre connaissance de la situation spatiale, nous protégerons mieux nos satellites, y compris de manière active », avait affirmé Emmanuel Macron le 13 juillet, ouvrant la voie à une surveillance renforcée de l’espace et à l’utilisation de capacités offensives en riposte à une menace.

    L’espace, nouveau champ de confrontations

    « Il s’agit de décourager, voire de se protéger activement des agressions de nos adversaires potentiels », a fait valoir Florence Parly le 16 juillet à l’Assemblée nationale, en rappelant le cas du « satellite-espion » russe Louch-Olympe qui avait tenté en 2017 de s’approcher du satellite militaire franco-italien Athena-Fidus.

    Pour autant, « le développement d’armes pointées vers la Terre depuis l’espace ne fait pas partie de nos objectifs », conformément aux traités internationaux prévoyant un usage pacifique de l’espace, a ajouté la ministre, qui devrait évoquer jeudi les moyens concrets dont compte se doter la France pour défendre ses satellites.

    Espionnage, brouillage, cyberattaques, armes antisatellites… L’espace, indispensable aux opérations militaires, est devenu un champ de confrontation entre nations. Les plus grandes puissances spatiales mondiales – États-Unis, Chine et Russie – sont engagées depuis plusieurs années dans une course pour la domination de l’espace.

    Un nouveau commandement installé à Toulouse

    Le président Macron a d’ores et déjà annoncé la création en septembre prochain d’un « grand commandement de l’espace » au sein de l’armée de l’Air, qui « deviendra à terme l’armée de l’Air et de l’Espace ». Ce nouveau commandement, qui sera à terme installé à Toulouse, centre névralgique de l’aérospatiale française, regroupera « tous les moyens qui sont dispersés dans nos armées et qui contribuent à la bonne utilisation des moyens spatiaux », selon Florence Parly.

    Paris se place ainsi dans le sillon de Washington, qui prévoit de mettre sur pied une « Space Force » dans le giron de l’armée de l’Air, exclusivement consacrée aux activités spatiales (satellites, fusées, armes, technologies…).

    3,6 milliards d’euros pour le spatial (pour l’instant) !!!

    Sur le plan budgétaire, Emmanuel Macron a promis que « les nouveaux investissements indispensables seront décidés » pour financer le renforcement des capacités spatiales militaires françaises. La ministre des Armées devrait préciser jeudi le montant de l’effort budgétaire consenti.

    La Loi de programmation militaire française (PME) 2019-2025 prévoit en l’état un budget de 3,6 milliards d’euros pour le spatial de défense. Il doit notamment permettre de financer le renouvellement des satellites français d’observation CSO et de communication (Syracuse), de lancer en orbite trois satellites d’écoute électromagnétique (CERES) et de moderniser le radar de surveillance spatiale GRAVES.

    Avec ses deux milliards d’euros d’investissements annuels dans le spatial militaire et civil, la France reste loin derrière le trio de tête du secteur : les États-Unis investissent annuellement 50 milliards de dollars dans le spatial, la Chine 10 milliards et la Russie 4 milliards, selon les chiffres du gouvernement français.

    20 Minutes

    La France veut se comparer aux USA, à la Chine et à la Russie : Mieux vaut en rire !


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  • L’écocontribution avion, la dernière taxe d’Emmanuel Macron. Voici toutes celles qu’il a créées

    Taxe additionnelle sur les cartes grises, taxe GEMAPI, taxe soda, taxe sur les entreprises et très récemment une écotaxe sur les billets d'avion... Depuis le début de son quinquennat, Emmanuel Macron a lancé des contributions fiscales qui sont plus ou moins passées inaperçues.

    Promis juré, il n'y aura pas de nouveaux impôts ! Voici l'un des engagements qu'avait pris Emmanuel Macron pendant sa campagne présidentielle.

    En bon élève, Bruno Le Maire, le ministre de l'Économie et des Finances, l'a également répété de nombreuses fois au cours du quinquennat. Cependant, tous deux ont oublié de mentionner les taxes dont les recettes, à la différence des impôts, sont destinées à une dépense précise. La différence pour le contribuable ? Aucune, c'est toujours de l'argent qui sort de son portefeuille. La ministre des Transports Élisabeth Borne vient d'annoncer la mise en place d'une écocontribution sur les billets d'avion. Chaque voyageur au départ d'un vol qui décolle depuis l'Hexagone devra payer cette charge supplémentaire. Une nouvelle taxe qui s'inscrit dans une liste - plutôt longue - de prélèvements créés par Emmanuel Macron depuis son accession à l'Élysée. Capital vous propose d'en découvrir la liste. Les voici !

    Capital


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  • Merkel crache le morceau sur Marrakech : Macron a menti aux Français

    On le savait, mais on en a maintenant la preuve.
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    En signant le Pacte de Marrakech, Macron a menti au peuple français, le gouvernement a menti et les médias lèche-bottes ont menti.
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    Il y a bien eu intention de cacher la vérité sur le caractère contraignant du pacte, contrairement aux dires du gouvernement.
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    C’est le gouvernement allemand qui l’a reconnu.
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    En France, pas un seul média n’a évoqué le sujet alors que les discussions ont duré plus d’un an ! C’est dire combien Macron est fiable et digne de confiance !
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    Réunions secrètes, discussions confidentielles, communication partielle, tout s’est fait volontairement dans le dos des peuples européens.
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    Non seulement ce Pacte est contraignant pour les États européens, mais il entend interdire aux citoyens de dénoncer les ravages de la submersion migratoire.
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    D’ailleurs, la CEDH l’applique déjà sans restriction. Il n’est même plus possible d’expulser un réfugié auteur de crime.
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    Ce Pacte qui impose une immigration de masse et accorde les mêmes droits aux clandestins qu’aux réfugiés, signe la mort de l’Europe. Voilà pourquoi Macron et les médias nous l’ont caché.
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    Mais Paris et Berlin s’acharnent à ruiner et à islamiser l’UE.
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    Ce pacte, c’est « Immigration no  limit ».
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    « Il fait disparaître le concept de clandestinité. Il exige la discrimination positive, favorise le regroupement familial et facilite les transferts d’argent », dit Marine.

    Ce texte, prétendument non contraignant, « a bien une valeur juridique et engage tous les pays signataires qui devront le respecter », ajoute-t-elle.

    « Ce texte néfaste instaure un appel d’air mondial et une forme de droit international à la migration », dit Éric Ciotti.

    Il faudrait, au contraire, durcir la politique migratoire pour enrayer l’invasion.

    « Les flux illégaux ont augmenté de 174 % en Espagne alors qu’ils ont baissé de 80 % en Italie », rappelle Brice Hortefeux.

    C’est donc un signal catastrophique que Macron et Merkel ont envoyé à toute l’Afrique et à tout le Moyen-Orient.

    La liste des pays qui jugent le pacte dangereux et qui ont refusé de se rendre au sommet de Marrakech pour le signer est longue.

    En dehors des États-Unis, opposés au texte dès le début des discussions, ce sont la Hongrie, la Pologne, l’Autriche, l’Australie, la République tchèque, la Croatie, Israël, la Belgique et la Bulgarie qui disent non à l’invasion.

    Ce pacte va livrer l’Europe à toute la misère du tiers-monde. L’avoir signé est un crime. Il suffit de le lire pour comprendre que Macron a bel et bien trahi le peuple français.

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    Jacques Guillemain - Riposte laïque

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  • Pourquoi la vente controversée d’Alstom à General Electric fait à nouveau parler d’elle

    En 2014, la branche énergie du groupe Alstom est rachetée par l’américain General Electric. Cinq ans plus tard, cette cession continue de faire couler beaucoup d’encre. Le parquet national financier, notamment, a récemment indiqué s’être saisi de l’affaire après qu’un député a émis des soupçons quant à un potentiel «pacte de corruption» impliquant Emmanuel Macron.

     

    Une enquête préliminaire ouverte, plusieurs plaintes déposées et un thriller politico-industriel qui revient sur le devant de la scène. Hasard du calendrier ou concertation entre les différents acteurs, le dossier ô combien épineux du rachat de la branche énergie d’Alstom par General Electric en 2014 fait de nouveau polémique depuis quelques jours. Cette transaction, de près de 13 milliards d’euros, était - et est toujours - qualifiée par ses opposants de «scandale d’État», celle-ci revenant, entre autres, à confier à un groupe étranger la maintenance des turbines des 58 réacteurs nucléaires français.

    La semaine dernière, le Parquet national financier (PNF) a confirmé avoir pris le relais du parquet de Paris, saisi en janvier 2019 par le député LR Olivier Marleix pour enquêter sur les circonstances de la vente. Dans le cadre de la commission d’enquête sur «les décisions de l’État en matière de politique industrielle», qui englobe la cession d’Alstom, créée en 2017, l’élu d’Eure-et-Loir avait mené une série d’auditions pour comprendre le contexte et les conditions de la cession d’Alstom Énergie à General Electric. Il en est venu à soupçonner un «pacte de corruption» qui aurait pu bénéficier à Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie au moment de la signature de la vente, dans le cadre de sa campagne pour la présidence de la République.

    L’enquête du PNF intervient dans un contexte particulièrement sensible, puisque l’intersyndicale de GE a mis en demeure jeudi 18 juillet le gouvernement de faire respecter par le groupe américain son engagement de préserver l’emploi. Or General Electric a amorcé un vaste plan social devant conduire à la suppression de 1050 postes, bien loin des 1000 emplois qu’il avait promis, en novembre 2014, de créer d’ici fin 2018. En outre, dès le lendemain, des employés de General Electric à Belfort ont lancé une procédure de signalement de «danger grave et imminent» pour les salariés du groupe, pointant le décès de trois d’entre eux en trois semaines, a appris l’AFP de source syndicale.

    Parallèlement, lors d’un dîner à Belfort avec l’intersyndicale fin juin, Arnaud Montebourg, ancien ministre de l’Économie de François Hollande, a appelé gouvernement à «annuler» la vente qu’il qualifie «d’erreur majeure». Une recommandation qu’il a réitérée jeudi 11 juillet au palais du Luxembourg lors d’une audition par des sénateurs, tout en accusant Patrick Kron, ancien PDG du groupe Alstom, d’avoir «trahi son pays». De son côté, l’ONG française Anticor a déposé lundi 22 juillet une plainte pour «corruption» et «détournement de fonds publics» auprès du pôle financier du tribunal de Paris.

    Ces derniers rebondissements, qui portent sur des aspects très différents les uns des autres, viennent rappeler la profonde complexité de l’affaire Alstom-General Electric. Voici ce qu’il faut savoir pour comprendre les crispations encore vives autour de ce dossier.

    La vente controversée d’un fleuron de l’industrie française, sous le ministère de Macron

    En avril 2014, l’annonce par Bloomberg de discussions entre General Electric et Alstom pour le rachat du pôle Energie de ce dernier fait grand bruit. D’une part, le fleuron industriel français dément immédiatement être au courant d’une possible offre publique d’achat, alors que l’agence de presse économique affirme que des négociations ont bien été entamées, d’autre part, l’exécutif assure ne pas avoir été mis au courant de ce projet d’acquisition d’une partie d’une entreprise que l’État avait sauvée de la faillite dix ans plus tôt, via la montée au capital de Martin Bouygues à la demande de Nicolas Sarkozy.

    Pourtant, quelques mois plus tôt, en janvier 2014, le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg «apprend aux détours d’un couloir la possibilité d’un accord passé, entre Alstom et l’américain, par la présidente de GE France. Il convoque alors Patrick Kron, qui l’assure que le groupe n’a aucunement l’intention de vendre le pôle énergie et nie en bloc l’information. En avril, la possibilité d’une vente est annoncée, et Montebourg se retrouve désemparé», raconte Olivier Marleix au Figaro. Le défenseur du Made in France tente alors de trouver une alliance européenne avec Siemens et dégaine surtout un décret visant à bloquer la vente. Ledit décret repose sur l’article L151-3 du code monétaire et financier indiquant que des entreprises jugées utiles aux intérêts nationaux ne peuvent être vendues sans une autorisation administrative du ministre de l’Économie. Mais ses efforts sont contrecarrés par son départ du gouvernement en août. Trois mois plus tard, le 4 novembre 2014, Emmanuel Macron, devenu ministre de l’Économie, donne son accord à la vente et la présente comme une «alliance industrielle». Le 19 décembre 2014, l’Assemblée générale d’Alstom valide le rachat de la branche Énergie par GE.

    Dès cette époque les opposants à la vente soupçonnent que si Arnaud Montebourg se trouvait dans l’ignorance des préparatifs, c’est parce que Patrick Kron s’était assuré des préparatifs de la vente directement au plus haut niveau de l’État ou auprès d’autres ministres. «Par élimination, nous avons conclu qu’Emmanuel Macron, à l’époque secrétaire général adjoint de l’Élysée, avait commandé en 2012 une étude à l’Agence des participations de l’État sur les conséquences d’une éventuelle vente, dans le dos de ministère de l’Économie. Il connaissait la possibilité de la vente, et n’a pas pris la peine d’élaborer un scénario qui aurait permis de sauver Alstom», affirme le député. En avril 2015, Emmanuel Macron, convoqué par la Commission des affaires économique dans le cadre de l’enquête, dément avoir eu connaissance au préalable du projet de cession.

    Dans sa lettre de janvier au procureur, qui a conduit à l’ouverture de l’enquête confiée désormais au PNF, Olivier Marleix émet l’hypothèse d’un possible «pacte de corruption» au bénéfice d’Emmanuel Macron. «Si j’en crois la presse et d’autres interlocuteurs, des personnes qui avaient à l’époque intérêt à la vente, tels que les intermédiaires financiers, et qui ont été rémunérés en termes de success fees («rémunération au succès») grâce au deal, figuraient parmi les donateurs et organisateurs de levées de fonds pour la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron», affirme-t-il au Figaro. Avec l’enquête du PNF, le député espère «une évaluation sérieuse du financement de la campagne de Macron».

    La guerre économique, sur fond de corruption

    Mais les ramifications de l’affaire ne s’arrêtent pas là. Fin 2013, soit quelques mois avant la vente d’Alstom Power, l’entreprise reconnaît auprès de la justice américaine des faits de corruption commis par des officiels en Arabie saoudite, Indonésie, Egypte, ou encore à Tawaïn, entre 2000 et 2011. Des enveloppes de cash servaient à s’assurer que le groupe remporte des contrats importants à l’international. À l’issue de ce procès, Alstom doit payer une amende de 772 millions de dollars. Et alors qu’il était prévu, dans les modalités de la vente avec GE, que l’américain s’en acquitte, c’est finalement le français qui, à l’arrivée, paiera l’addition. Autre conséquence des aveux de corruption, plusieurs dirigeants d’Alstom se font arrêter aux États-Unis, et certains se retrouvent même incarcérés.

    Plusieurs ex-cadres d’Alstom soupçonnent les États-Unis d’avoir ouvert, dès 2010, une enquête pour corruption à l’encontre de l’industriel français dans le seul but de s’en emparer. L’ex-PDG Patrick Kron, qui défendait en avril 2014 la proposition de GE, a toujours démenti cette version des faits: la vente d’Alstom Power n’a en rien été précipitée par les poursuites judiciaires américaines, ni par la menace d’une quelconque inculpation. Dans les colonnes du Figaro en juin dernier, Patrick Kron affirme que la vente «fut une bonne décision pour Alstom et pour la France», et justifie la cession par un nécessaire sauvetage économique dans «l’intérêt social de l’entreprise». Après la vente d’Alstom Power, l’ancien PDG part de l’entreprise fin 2015 avec un bonus de 4 millions d’euros en plus de sa retraite chapeau de 10 millions d’euros, ce qui n’a pas manqué de lui attirer des critiques de tous bords.

    Parmi les documents révélés par Edward Snowden en 2015 dans les cadre des WikiLeaks, certains prouvent que l’espionnage économique des entreprises françaises par les agences de renseignement américaines est chose commune. La justice américaine compte même sur la NSA pour réunir des informations sur des contrats aux montants faramineux. En janvier 2019, dans son livre Le piège américain, un ancien dirigeant d’Alstom incarcéré deux ans outre-Atlantique affirme même que GE avait fait pression sur l’équipe dirigeante pour l’obliger à vendre l’entreprise. Ancien président de la filiale chaudières d’Alstom, Frédéric Pierucci avait été arrêté en 2013 aux États-Unis pour une affaire de corruption en Indonésie. Selon lui, les poursuites américaines visaient bien à décomposer Alstom et à faire chanter ses dirigeants, dont Patrick Kron, directement menacé à titre personnel. Ce dernier ne s’est pas rendu aux États-Unis, échappant ainsi à une éventuelle incarcération.

    À l’instar de la lettre du député Marleix au procureur, le premier volet de la plainte d’Anticor déposée lundi vise à ce que la justice française enquête également sur les faits de corruption reconnus par Alstom auprès de la justice américaine, ainsi que sur les responsabilités éventuelles des dirigeants.

    Le Figaro


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  • Emmanuel Macron répond à Nicolas Hulot sur le Ceta : "Il fallait le dire quand on était en responsabilité"

    Emmanuel Macron répond à son ancien ministre. Le président de la République a estimé, lundi 22 juillet, qu'une ratification du Ceta, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada, irait "dans le bon sens", tout en réaffirmant la nécessité de s'assurer qu'il soit "bien mis en œuvre".

    >>TRIBUNE. "Ayez le courage de dire non" : Nicolas Hulot exhorte les députés à ne pas ratifier le Ceta

    Le chef de l'Etat a indiqué avoir "lu la tribune" de Nicolas Hulot, publiée sur franceinfo, appelant les parlementaires à avoir "le courage de dire non" lors du vote à l'Assemblée nationale mardi. "Je crois que le véritable idéalisme consiste toujours à regarder le réel", a affirmé Emmanuel Macron devant la presse, en réponse au texte de l'ex-ministre de la Transition écologique.

    "Quand on s'est battu pour améliorer un texte..."

    "J'ai aussi un sens des responsabilités. Quand on s'est battu pour améliorer un texte (...), on ne peut pas dire quelques mois plus tard le contraire. Ou alors il fallait le dire quand on était en responsabilité", a lancé le président de la République. Le chef de l'Etat a par ailleurs expliqué que, lorsqu'il avait été élu président en mai 2017, le texte du Ceta "était signé, largement négocié (...) et n'avait plus qu'à être ratifié".

    Nicolas Hulot, qui a démissionné du gouvernement en septembre 2018, critique vivement les accords de libre-échange, comme celui fraîchement conclu avec le Mercosur, en les présentant comme "antinomiques" avec la lutte contre le réchauffement climatique.

    franceinfo


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