• Une Japonaise confirmée doyenne de l'humanité par le Guinness des Records

    Une Japonaise âgée de 116 ans a été confirmée comme la personne la plus âgée vivant dans le monde, a annoncé ce samedi le Guinness des Records. Kane Tanaka est née le 2 janvier 1903, l'année même où les frères Orville et Wilbur Wright ont réussi le premier vol motorisé de l'histoire, acte de naissance de l'aviation moderne.

    Son intronisation officielle comme doyenne de l'humanité a été célébrée dans la maison de retraite où elle réside, à Fukuoka, dans l'ouest du Japon, lors d'une cérémonie en présence du maire de la ville, Soichiro Takashima.

    Elle succède à Chiyo Miyako, morte le 22 juillet à l’âge de 117 ans au Japon. Née le 2 mai 1901, elle avait hérité de ce titre en avril passé, à la suite de la disparition de Nabi Tajima au même âge.

    Fan de maths et de calligraphie

    Quand on lui a demandé quel avait été le moment le plus heureux de sa vie, elle a répondu: "Maintenant".

    Mariée en 1922 à Hideo Tanaka, elle a eu quatre enfants et en a adopté un cinquième. Le matin, elle se réveille le plus souvent à 6 heures. L'après-midi, elle étudie les mathématiques et pratique la calligraphie.

    "L'un de ses passe-temps favori est le jeu Othello, elle est devenue experte dans ce classique des jeux de sociétés et parvient souvent à battre le personnel de la maison", ajoute le Guinness des Records.

    Jeanne Calment détient toujours le record

    Le Japon, connu pour la longue espérance de vie de ses habitants, peut se prévaloir d'avoir été la patrie de plusieurs doyens, dont Jiroemon Kimura, mort en juin 2013 à 116 ans et qui détient le record de longévité masculine, et Masazo Nonaka, mort en janvier à l'âge de 113 ans alors qu'il était l'homme le plus âgé du monde.

    Selon le Guinness, le record de longévité pouvant être prouvé officiellement, tous sexes confondus, reste détenu par la Française Jeanne Calment, décédée en 1997 à l'âge de 122 ans et 164 jours. Des chercheurs russes l'ont mis en doute récemment, sans convaincre un collège d'experts français qui ont examiné en janvier leurs arguments.

    BFM.TV


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    Date: 04/02/2019 

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    Bien cordialement

     

     

     

    Je viens d'aller sur ma boîte mail, j'ai eu deux fois ce message.

    Bien sûr, je n'ai pas cliquer sur consulter, c'est pour entrer dans ma boîte mail. Je m'étais fait avoir une fois !

    Je vous mets ça pour vous !

     

     


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  • J'ai fini pa trouver la video de Pierre mais en plus long !


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  • Le bébé le plus chevelu de la planète devient égérie Pantene (et c'est adorable)

    Généralement, quand on choisit une égérie beauté, c’est surtout pour sa notoriété. Mais cette fois-ci, Pantene a complètement bousculé les codes en offrant ce rôle à un bébé d’à peine 1 an. Il faut dire que la fillette en question est née avec une chevelure spectaculaire. De mémoire de journaliste, on n’a jamais vu de campagne beauté plus adorable.

     

    Ce bébé, on l'avait vu, on avait ri, trouvé ça trop mignon et puis... on l'avait complètement oublié. C'était il y a 1 an, quand Baby Chanco a débarqué sur la Toile avec une chevelure qu'on avait encore jamais observée sur un nouveau-né !

    Et si les différences physiques peuvent malheureusement amener les internautes à êtres cruels, dans ce cas précis, c'est tout le contraire. Une fois la stupéfaction passée, tout le monde s'est accordé à dire que c'était juste adorable. Le buzz a si bien fonctionné qu'à l'époque, l'un des lecteurs du site People (qui avait mis Baby Chanco en avant dans un article) avait commenté l'air de rien : "Il faut mettre ce bébé dans une pub pour Pantene".

    Il faut croire que la marque est tombée dessus et a trouvé l'idée bonne, puisque la petite a bel et bien été engagée par l'enseigne pour son tout dernier spot publicitaire au Japon. Elle et une autre égérie aux cheveux blancs apparents, qui nous a aussi donné quelques raisons de se réjouir.

    Mais comme vous vous en doutez, le public n'a d'yeux que pour la trognonne Baby Chanco, qui a même eu droit à la création d'un véritable conte retraçant son histoire capillaire insolite.

    Interviewée par le site People, la maman de cette petite fille, qui a fêté son premier anniversaire le 23 décembre dernier, ne cache pas son étonnement :

    "Je suis vraiment surprise par les réactions, mais en même temps fière de ces éloges qui viennent de plusieurs pays".

    Suivi par plus de 330 000 followers sur Instagram, son bébé est devenu en un rien de temps une véritable star sur le net. On comprend donc bien l'engouement de P&G Japan Hair Care et de l'assistant directeur de la marque Pantene, Yoshiaki Okura, qui a déclaré : "Nous sommes directement allés vers la maman car la personnalité de Chanco et son caractère spécial correspond à l'image des femmes que nous voulons soutenir".

    Difficile de s'identifier selon nous, mais on parie que le potentiel "mignonneté" de Baby Chanco devrait sans mal booster les ventes de la marque au Japon, où la campagne s'affiche partout.

    puretrend.com        


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  • Polémique sur le record de Jeanne Calment : va-t-il falloir exhumer le corps ?

    Les généalogistes russes qui contestent le record de la doyenne de l’humanité ne sont plus seuls. Des démographes français et belges prennent le relais

    Officiellement, Jeanne Calment est décédée à l’âge de 122 ans et 164 jours, en 1997. Aucun être humain n’a vécu plus longtemps qu’elle. Pour des chercheurs russes, ce record est une anomalie, voire une supercherie. Jeanne Calment aurait, selon eux, été remplacée par sa fille, Yvonne, pour éviter de payer des droits de succession.

    Après la mort de Jeanne Calment, des scientifiques avaient déjà regretté qu’aucune autopsie ne soit menée pour expliquer la longévité exceptionnelle de celle qui, centenaire, se laissait aller à ses penchants pour le chocolat et le porto et se permettait une cigarette de temps en temps, avant que son état de santé ne se dégrade. 

     

    Le mathématicien russe Nikolaï Zak, membre de la Société des Naturalistes (MOIP) de l’Université de Moscou, a pendant des mois analysé biographies, interviews, photos, ainsi que les archives d’Arles, la ville du sud de la France où elle avait vécu, et des témoignages de ceux qui l’avaient connue. Le résultat de ses recherches ne laisserait pas de place au doute : "L’analyse de tous ces documents m’a amené à la conclusion que la fille de Jeanne Calment, Yvonne, a pris l’identité de sa mère", a-t-il confié à l’AFP.

     

    Comme son compatriote, le gérontologue Valeri Novosselov a fait part de son scepticisme de médecin. "L’état de ses muscles était différent de celui des autres doyens. Elle se tenait assise sans aucun soutien. Elle n’avait aucun signe de démence".

    "La probabilité d’un âge erroné"

    Plutôt que de crier au complot de la Russie pour déboulonner le mythe français qu’est devenue Jeanne Calment, plusieurs scientifiques francophones jugent crédible la théorie. L’étude pourrait n’être pas totalement "à charge" et mériterait approfondissement.

    C’est le cas de Nicolas Brouard, directeur de recherche à l’institut national d’études démographiques (INED). "L’idée d’usurpation d’identité (de Jeanne Calment par sa fille) avait déjà été envisagée par les valideurs et j’invitais régulièrement les démographes à conserver cette hypothèse".

    "C’est bien que Nikolaï Zak ait mené une recherche indépendante et sur le même terrain d’investigation. C’est un très bon travail et un argument en faveur de l’exhumation des corps de Jeanne et Yvonne Calment". Nicolas Brouard

    Faire "parler" l’ADN de la mère et de sa fille pourrait permettre de mettre fin à cette incroyable polémique. A condition que la justice française se penche sur cette affaire. Le démographe belge Michel Poulain, professeur de l’Université de Louvain, valide en tout cas les investigations, soulignant la nécessité de "réinvestir scientifiquement pour valider l’âge exceptionnel de ces supercentenaires" (110 ans et plus). "La probabilité d’un âge erroné augmente de façon exponentielle avec l’âge présumé". 

    Le ministère des Finances a-t-il fermé les yeux ?

    En 1997, année de la mort de Jeanne Calment, un livre, "L’assurance et ses secrets", avait déjà émis des réserves sur l’âge réel de la doyenne de l’humanité. Son auteur, Jean-Pierre Daniel, y raconte qu’un contrôleur des sociétés d’assurance, se penchant sur le viager signé par la centenaire, avait déjà conclu à une fraude.

    "Mais à l’époque Jeanne Calment était déjà considérée comme une idole nationale. Ce fonctionnaire a interrogé son administration, qui a répondu qu’il fallait continuer à payer la rente. Il n’était pas question de faire un scandale avec la doyenne des Français". Jean-Pierre Daniel

    Le Parisien a retrouvé ce commissaire contrôleur au ministère des Finances. "L’assurance nous a fait part de ses doutes sur la véracité de l’histoire de Jeanne Calment. Mais, dans mes souvenirs, elle n’avait pas monté un énorme dossier la concernant. Disons qu’on a vu passer le dossier et qu’on a fermé les yeux. Je n’ai pas le souvenir d’ordre particulier, mais ni nous, ni l’assurance n’avons donné suite à cette histoire. Elle a donc continué de payer sans faire d’histoire." L’Etat français, de par sa légèreté, aurait ainsi sa part de responsabilité dans cette affaire rocambolesque.

    Le viager

    L’acheteur en viager de la maison de Jeanne Calment serait quant à lui la première victime collatérale de la supercherie, si supercherie il y a bien eu lieu. Ce notaire de profession avait commencé, en 1965, à verser à Jeanne Calment une rente viagère de 2 500 francs (482 euros) par mois pour l’appartement de la doyenne de l’humanité. Le malheureux homme est mort le jour de Noël 1995 à Arles à l’âge de 77 ans. Jeanne Calment s’est éteinte quant à elle deux ans plus tard.

    Si le record de Jeanne Calment devait être annulé, c’est l’Américaine Sarah Knauss, décédée à 119 ans en 1999, qui deviendrait doyenne de l’humanité.

    Sud-Ouest


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  • Un décret publié dimanche au Journal officiel détaille les sanctions liées au contrôle des chômeurs. Certaines sont plus dures que ce qu'avaient annoncé le gouvernement lors du vote de la loi "avenir professionnel" cet été.

     

    On en sait plus sur le volet "contrôle des chômeurs" de la réforme "avenir professionnel" adopté dans son principe cet été par le Parlement. Le décret publié dimanche au journal officiel détaille les sanctions prévues à l'encontre des chômeurs en cas de manquement à leurs obligations. Et certaines sont plus dures que ce qu'avait initialement annoncé le gouvernement.

        

    Le fait de ne pas se rendre à un rendez-vous avec un conseiller, par exemple, sera sanctionné d'un mois de radiation selon le texte du décret, deux mois au bout de deux manquements et quatre mois au "troisième manquement" constaté. Il devait être sanctionné de 15 jours de radiation des listes au lieu des deux mois actuellement en vigueur. 

    Par ailleurs, s'agissant des sanctions concernant l'insuffisance de recherche d'emploi (refus à deux reprises de deux offres raisonnables d'emploi par exemple), d'après le décret, l'allocation est "supprimée" dès le premier manquement et non "suspendue" ce qui permettait de conserver ses droits. Le gouvernement avait évoqué auparavant des sanctions graduelles: suspension de l'allocation d'un mois la première fois, de deux mois la deuxième fois et quatre mois la troisième fois. Il avait alors précisé que l'allocation serait amputée à partir de la deuxième fois.

    Un journal de bord numérique comme preuve 

    Le contrôle doit se faire via un "journal de bord" numérique, où les demandeurs d'emploi renseigneront tous les mois leurs actes de recherche d'emploi. A partir de mi-2019, ce dispositif sera expérimenté pendant un an dans deux ou trois régions.

    Selon une étude mise en ligne cet été par Pôle emploi, 12% des demandeurs d'emploi ne cherchent pas activement un emploi, mais ce taux chute à 8% chez les bénéficiaires de l'assurance chômage. 

    Ce dispositif est présenté comme la contrepartie d'une ouverture plus grande du régime d'assurance-chômage à des démissionnaires ayant un projet professionnel. Néanmoins, cette ouverture ne concernera potentiellement que 20.000 à 30.000 démissionnaires supplémentaires, selon les calculs de l'exécutif, au regard des 70.000 déjà indemnisés chaque année. 

    BFM.TV


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  • Vous l’avez peut-être vue passer sur votre fil Twitter: une vidéo d’une conductrice japonaise, visiblement âgée, seule au volant, roulant à toute vitesse sur un trottoir. On peut y entendre les personnes qui filment mi-amusées, mi-effrayées, rire et hurler «Grand-mère, grand-mère».

    Si la vidéo est amusante, le comportement de la conductrice reste très dangereux et se trouver être symptomatique d’un réel problème: la police japonaise estime que les personnes âgées sont responsables de 12.9% des accidents de la route mortels sur l’archipel. Soit, tout de même, 7,7 accidents pour 100.000 personnes détentrices d’un permis de conduire de plus de 75 ans. Plus du double des statistiques des plus jeunes.

    Retrait volontaire du permis de conduire

    Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement a demandé aux personnes les plus âgées de rendre volontairement leurs permis. Depuis mars 2017, elles doivent passer un test à chaque renouvellement de permis, tous les trois ans, ou après chaque infraction. Le test est une occasion de le rendre volontairement si des signes avant-coureurs de démence apparaissent. Ainsi, 423.000 personnes ont renoncé à leur permis de conduire depuis la fin 2017 –un record–, ce qui a entraîné une baisse du nombre d’accidents, mais de seulement 0.6% par rapport à l’année précédente.

    Le problème est qu'au Japon, il est quasi impossible de se passer de voiture, surtout dans les zones rurales mal desservies par les transports en commun. Et la situation n’est pas près d’être réglée puisque la population est de plus en plus vieillissante et que le pays connait une pénurie de chauffeurs de bus.

    Slate.fr


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  • Pendant quelques jours, nous avons le même âge, 81 ans,  mais le 9 janvier, je vais te laisser ! (rire). Gros bisous

    Et Bravo de continuer ton blog malgré ton handicap. Merci pour tes belles créas.


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  • La drogue était cachée dans un conteneur en provenance du Brésil. La valeur marchande est estimée à plus de 70 millions d'euros. 

    Plus de 1,6 tonne de cocaïne a été saisie jeudi dans le port de commerce de Caen, dans le Calvados, dissimulée dans un conteneur en provenance du Brésil, a annoncé vendredi le procureur de Rennes dans un communiqué.

    La direction régionale des douanes de Caen a "procédé à la saisie de 1.662 kilogrammes de cocaïne" pour une valeur marchande "estimée à plus de 70 millions d'euros au prix de gros, avant d'être coupée", a précisé le procureur.

    La cocaïne était "conditionnée en paquet d'un kilo environ" et cachée dans une cargaison constituée de "palettes de bois".

    Une enquête a été ouverte pour "importation en bande organisée de stupéfiants, transport et détention de stupéfiants" et "association de malfaiteurs en vue de préparer ces infractions". Elle a été confiée à l'antenne de la Police Judiciaire de Caen, sous l'autorité de la juridiction interrégionale spécialisée de Rennes (Jirs), au "vu des quantités découvertes, et des investigations à venir, notamment sur le plan international. Les investigations doivent se poursuivre désormais pour tenter d'identifier les membres de l'organisation criminelle impliquée dans cette importation".

    Europe 1


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  • Voici les 15 pays de la planète où il y a le plus de meurtres par an

    Des paysages à couper le souffle... et pourtant énormément d'homicides. Découvrez les pays où il y a le plus de meurtres. Vous n'allez plus avoir envie d'y aller...

     

    Quand on prévoit ses vacances, on pense au moyen de transport pour s’y rendre, aux paysages qu’on va voir et à l’itinéraire qu’on va emprunter ! Bref, on réfléchit aux choses positives, on pense moins à vérifier le taux de criminalité de notre destination “de rêve”. Et pourtant, ça peut être important, comme vous allez le voir avec ces 15 pays avec le plus fort taux d’homicide.

    15 - Saint-Vincent-et-les-Grenadines, au sud des Caraïbes : 25,6 homicides pour 100 000 habitants par an.

    14 - République Démocratique du Congo : 28,3 homicides pour 100 000 habitants par an.

    13 - Trinité et Tobago, dans les Caraïbes : 28,3 homicides pour 100 000 habitants par an.

    12 - Bahamas : 29,8 homicides pour 100 000 habitants par an.

    11 - Colombie : 30,8 homicides pour 100 000 habitants par an.

    10 - Afrique du Sud : 31 homicides pour 100 000 habitants par an.

    9 - Saint-Christophe-et-Niévès, dans les Antilles : 33,6 homicides pour 100 000 habitants par an.

    8 - Swaziland, au sud de l’Afrique : 33,8 homicides pour 100 000 habitants par an.

    7 - Lesotho, Afrique du Sud : 38 homicides pour 100 000 habitants par an.

    6 - Jamaïque : 39,3 homicides pour 100 000 habitants par an.

    5 - Guatemala : 39,9 homicides pour 100 000 habitants par an.

    4 - Salvador : 41,2 homicides pour 100 000 habitants par an.

    3 - Belize : 44,7 homicides pour 100 000 habitants par an.

    2 - Venezuela : 53,7 homicides pour 100 000 habitants par an.

    1 - Honduras : 90,4 homicides pour 100 000 habitants par an.

    On vous laisse ajuster vos projets de vacances en fonction…

    GENT SIDE


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  • En Corse, à la recherche d’un pilote américain porté disparu depuis 1944

    C’est une opération exceptionnelle que mène, au large de la Corse, une agence du département américain de la Défense, pour rapatrier les restes d’un pilote tombé aux commandes de son chasseur P47 durant la Seconde Guerre mondiale.

    Le mérou avance timidement dans le cockpit, inspecte le tableau de bord incrusté de coquillages. Dix-huit mètres sous les flots, ce corpulent poisson a élu domicile à l’intérieur de l’épave d’un avion de chasse de la Seconde Guerre mondiale, posée dans le calme mystérieux des profondeurs.

    Depuis le 26 juin, une étrange activité intrigue l’hôte de ces lieux. De longues heures durant, des plongeurs démineurs de la marine française explorent soigneusement la carlingue du P47 et ses environs, remuent le sable et la vase en quête d’indices, un étonnant aspirateur sous-marin à la main. Leur mission : rechercher les restes du pilote américain qui s’est crashé au large d’Anghione, en Corse, en 1944, à bord de son aéronef.

    Une manœuvre inédite impulsée par la DPAA, l’agence américaine chargée de ramener aux États-Unis les soldats disparus. « C’est une question d’honneur pour les forces armées américaines, explique Simon Hankinson, consul général des États-Unis à Marseille. On n’abandonne jamais un soldat tombé sur le champ de bataille. On vient le chercher et on le ramène. » Malgré le temps, malgré les ravages de l’érosion. « Notre objectif est de l’identifier et de rendre sa dépouille à sa famille », ajoute Daniel Friedman, lieutenant de l’US Navy dépêché en Corse pour superviser cette mission.

    Les restes du cockpit. LP/Philippe de Poulpiquet

    Plus de 50 000 « boys » ont stationné là pendant la Seconde Guerre mondiale. Au point que leurs gradés ont donné un nom de code à l’île de Beauté : USS Corsica. USS, « United States ship », comme pour un de leurs navires de guerre. Ces pilotes, très jeunes pour la plupart, ont joué un rôle crucial dans la campagne d’Italie et le débarquement de Provence. Ils sont ainsi 27 500 Américains à reposer dans les abîmes de la Méditerranée.

    L’avion pulvérisé en deux morceaux

    C’est l’épave d’un de ces avions de combat qui a été découverte à 1 200 m des côtes de Castellare-di-Casinca, dans les années 1980. Pulvérisé en deux morceaux, qui témoignent de la violence de l’impact. Il faudra attendre 2014 et le cliché d’un passionné de plongée pour mettre au jour le numéro de l’appareil.

    Les chercheurs de la DPAA se saisissent alors du dossier. En septembre dernier, ils sollicitent les plongeurs démineurs de la marine nationale pour les aider à enquêter. « Un chantier extraordinaire et hautement symbolique », s’enorgueillit le capitaine Benjamin, commandant du « Pluton », le bâtiment français déployé sur place.

    Sur le « Pluton », le 2 juillet à Anghione. LP/Philippe de Poulpiquet

    À bord, ils sont 35. L’équipage du navire, cinq binômes de plongeurs démineurs français et l’équipe de la DPAA. À l’arrière du navire, sur un tableau, les zones de fouilles ont été dessinées au feutre vert par les archéologues américains, sorte de plan de bataille des opérations.

    Dès l’aube, les plongeurs se relayent pour aspirer les fonds, en suivant à la lettre le quadrillage indiqué. Lorsqu’ils découvrent un morceau de l’avion ou encore un os humain, ils le placent précautionneusement dans un seau équipé d’un parachute marin qui le remonte vers la surface.

    Des plongeurs démineurs effectuent le renflouage de la zone à l’aide d’une pompe. LP/Philippe de Poulpiquet

    Le reste est aspiré jusqu’à un grand panier métallique qui tangue sur l’eau. Une fois remonté à bord du « Pluton », à l’aide d’une grue, le contenu est réparti dans des dizaines de seaux. À la chaîne, Français et Américains les hissent sur un pont plus élevé. Là, ces sédiments sont déversés sur des tamis (6 mm de maillage) arrosés d’eau pour faciliter le tri.

    Une dent humaine retrouvée

    Concentrés, quatre chercheurs scrutent ce curieux butin. Coquillages et cailloux sont immédiatement rejetés à la mer. Ce sont des « signes de vie » que les experts traquent sur leur tamis. Et parfois, un « indice » surgit. Comme cette dent humaine parfaitement conservée que découvre soudain Greg Stratton. Cet archéologue américain en a les larmes aux yeux. « Il y a même la racine ! Cela va faciliter les recherches ADN », s’emballe-t-il avant de protéger cette « preuve » dans un sachet, immédiatement consignée et placée sous scellé.

    Les sédiments sont déversés sur des tamis. LP/Philippe de Poulpiquet

    « On travaille à la manière de la police scientifique. Comme sur un cold case », explique ce natif du Texas. Son fils, 27 ans, pilote d’hélicoptère, sera bientôt envoyé en opération en Irak… L’armée, une affaire de famille, d’amour de la patrie. Le quinquagénaire dit sa « fierté » d’y prendre part. Il est d’ailleurs bénévole sur cette mission.

    Opération de recherche d’un pilote américain de la Seconde Guerre mondiale au large de la Corse

    En dix jours de chantier subaquatique, près de cinquante mètres carrés de fonds seront passés dans les filets des experts américains, soit des centaines de kilos de dépôts sondés dans leurs tamis. Que d’histoire remontée à la surface… Quelques restes d’effets personnels, grignotés par le sel, usés par le temps.

    Un cadran de montre, la plume d’un stylo, des semelles de chaussures en caoutchouc, la plaque portant le prénom du jeune lieutenant. Son arme, elle, n’a pas été retrouvée, sans doute dérobée par un collectionneur. « Certains plongeurs oublient que ces épaves sont des tombeaux », soupire l’archéologue.

    Les reliques remontées des eaux. LP/Philippe de Poulpiquet

    Ils ignorent sans doute aussi que ces reliques seront rendues à la famille, une fois que les chercheurs auront formellement identifié le soldat. Les chercheurs de la DPAA ont déjà une idée de son patronyme, quelques éléments de son parcours, des circonstances du crash, un accident, vraisemblablement. Mais ils attendront que les analyses ADN rendent leur verdict, dans l’un de leurs laboratoires, à Honolulu, sur l’île d’Hawaï ou dans le Nebraska, au cœur de l’Amérique.

    À l’issue de ce long processus, les restes du mystérieux disparu seront remis à ses descendants, lors d’une cérémonie très officielle, au cimetière d’Arlington, en Virginie. Les honneurs militaires, enfin, pour ce soldat resté si longtemps inconnu au milieu des flots.

    Des plongeurs démineurs effectuent le renflouage de la zone à l’aide d’une pompe. LP/Philippe de Poulpiquet

    Les démineurs plongeurs

    • Ils sont l’élite des grands fonds de la marine nationale. En France, il existe trois groupes de plongeurs-démineurs basés à Cherbourg, Brest et Toulon. Ces derniers ont opéré au sud de Bastia pour épauler les équipes de la DPAA afin de retrouver les restes d’un pilote américain. En temps normal, la mission de ces spécialistes de la plongée sous-marine consiste à déminer des bombes larguées dans les abîmes, en particulier lors de la Seconde Guerre mondiale. Car malgré le temps, les explosifs de ces engins restent extrêmement dangereux et actifs.

    L’agence américaine DPAA

    • Son siège : sur la base aérienne Hickman, à Hawaï. Fondée en 2015, la DPAA (Défense POW/MIA Accounting Agency) dépend du département de la Défense.
    • Son rôle : retrouver les corps des militaires américains prisonniers ou disparus depuis la Seconde Guerre mondiale. Selon les estimations de cette structure, dotée d’un budget de 150 millions de dollars par an, les corps d’environ 83 000 soldats américains n’ont pas été rendus à leur famille depuis lors. Beaucoup sont localisés dans la zone Asie Pacifique. 27 500 reposent en Méditerranée.
    • Son objectif : récupérer les restes de 200 soldats par an. Un objectif atteint l’année dernière.
    • Le Parisien
    • 1944, une année que je n'oublierai jamais !
    • Beaucoup de soldats américains sont morts pour nous aider. ne l'oubliez pas !

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  • Toutes mes condoléances à Jeandunord

    J'ai reçu ce message de notre ami Jeandunord :

    Mon Papa a quitté ceux qu'il aimait ...

    Pour retrouver ceux qu'il a aimés.

    (12-12-1921  21-05-2018) 


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