• Les plages d’Israël touchées par une marée noire historique

    © Amir Cohen Du mazout sur la plage d'Ashdod, près de Tel-Aviv, samedi 21 février.

    Ce serait la pire marée noire qu’ait connue le pays. Des milliers de volontaires et de militaires ont entamé ce week-end un nettoyage des plages méditerranéennes noircies en Israël, une pollution due au déversement de «dizaines à centaines de tonnes» de mazout d’un navire, selon le ministère de l’Environnement. 170 kilomètres de côtes, soit 40% du littoral, sont touchés, selon le quotidien Haaretz cité par le Courrier International. A tel point que le nettoyage pourrait prendre des années et se chiffrer en dizaines de millions de shekels.

    Le Premier ministre Benyamin Nétanyahou s’est même rendu sur les plages d’Ashdod, au sud de Tel-Aviv, aux côtés de la ministre de l’Environnement. Le gouvernement a appelé la population «à ne pas se rendre à la plage pour s’y baigner ou y faire du sport jusqu’à nouvel ordre».

     

    C’est aussi, bien évidemment, un drame pour la faune locale. A commencer par les tortues, crabes et étoiles de mer habitués des côtes israéliennes. Les autorités israéliennes avaient lié dans un premier temps à cette marée noire la mort d’une baleine de dix-sept mètres de long, échouée jeudi 18 février dans le sud du pays, sur la plage de Nitzanim. Finalement, l’autorité israélienne responsable de la nature et des parcs a conclu que si l’autopsie du cétacé a décelé d’importantes quantités de mazout, l’animal était déjà mort au moins depuis deux semaines, à en croire l’avancée de sa décomposition.

    Neuf navires suspectés

    Le déversement de pétrole a eu lieu la semaine dernière, en pleine tempête hivernale, alors que des vents puissants et des vagues particulièrement hautes ont secoué les côtes israéliennes. Le mazout a été repéré tardivement, ce qui a compliqué la gestion de sa progression en mer. Selon les images satellites, la fuite a eu lieu à environ 50 kilomètres de la côte le 11 février dernier. Israël tente désormais, avec le soutien d’agences européennes, de déterminer quel navire pourrait être responsable de la marée noire.

    Selon la ministre de l’Environnement, Gila Gamliel, neuf bateaux se trouvaient dans cette zone le 11 février. «Il y a de bonnes chances que nous soyons en mesure de localiser le navire en question», a-t-elle déclaré, en précisant qu’Israël pourrait engager des poursuites judiciaires.

    Libération


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  • Le volcan sicilien Etna, tout près de la ville portuaire de Catane (côte Est), a connu mardi 16 février une nouvelle éruption, spectaculaire mais sans danger, entraînant une pluie de petites pierres volcaniques et de cendres sur cette ville dont l’aéroport a été fermé.

    Le volcan sicilien Etna, tout près de la ville portuaire de Catane, en Italie, a connu mardi 16 février un réveil spectaculaire. Son éruption a entraîné une pluie de petites pierres volcaniques et de cendres sur cette ville dont l’aéroport a été fermé.

    L’affaissement d’une partie du cratère Sud-Est du célèbre volcan a provoqué un débordement et un glissement de lave le long de la paroi occidentale, qui ne met toutefois pas à risque les villages habités proches du volcan, a précisé un responsable de l’Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV) à l’agence Agi.

    « Pas du tout inquiétant »

    « Nous avons vu pire », a commenté Stefano Branca, directeur d’Ingv à Catane, jugeant que l’événement commencé en fin d’après-midi « n’était pas du tout inquiétant ».

    Une pluie de matière volcanique

    Les sapeurs pompiers ont signalé en début de soirée sur leur compte Twitter qu’ils surveillaient néanmoins l’évolution de la situation dans trois petites communes au pied du volcan, Linguaglossa, Fornazzo et Milo. Sur ces images tournées à Catane par un journaliste, on voit notamment la pluie de matière volcanique.

    Les images de l’éruption montrent en fin d’après-midi un impressionnant panache rosé de cendres au-dessus du sommet enneigé du volcan. La nuit arrivée, ce nuage s’était largement dissipé, mais l’Etna était encore le théâtre de nombreuses coulées de lave incandescente.

    L’Etna, d’une superficie de 1 250 km2, est le plus haut volcan (3 324 mètres) en activité en Europe, avec des éruptions fréquentes depuis environ 500 000 ans.

    Ouest-France


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  • Un violent séisme de magnitude 7,0 sur l’échelle de Richter a secoué le Japon à 23h08 (heure locale, 15h08 à Paris) ce samedi. Il n’y a pas d’alerte au tsunami pour l’heure.

    L’épicentre de ce séisme se trouve à une soixantaine de kilomètres des côtes de Fukushima, et à 54 km de profondeur selon l’Institut de géophysique américain (USGS), qui a mesuré ce tremblement de terre à une magnitude de 7,0.

    Aucune alerte au tsunami n’a été déclenchée. Le séisme a été ressenti jusqu’à Tokyo. A Fukushima, son intensité a été mesurée à 6 sur l’échelle de Richter.

    Le Japon possède des constructions parmi les plus sûres du monde. Elles sont construites avec un système parasismique. Il s’agit de gros amortisseurs qui, installés sous les bâtiments, permettent d’absorber les chocs des tremblements de terre.

    Il y a bientôt 10 ans, le 11 mars 2011, un séisme suivi d’un tsunami avait ravagé la région de Fukushima, et entraîné l’explosion des trois réacteurs d’une centrale nucléaire.

    ACTU 17


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  • Grand froid, neige et verglas : 16 départements toujours en vigilance orange

    Si la région parisienne n’est plus concernée par cette alerte de Météo France, une large partie nord du pays reste confrontée à des conditions météorologique difficiles. Par ailleurs, trois départements sont placés en vigilance pour un risque de crues.

    Il continue de faire froid, très froid même. Comme c’est le cas depuis maintenant plusieurs jours, Météo France poursuit sa mise en vigilance orange pour neige-verglas et grand froid sur le Nord-Est de la France. Alors qu’une trentaine de départements étaient concernés mercredi, dont ceux de l’Ile-de-France, ce sont désormais 20 départements qui sont sous à cette alerte. De même trois autres départements sont placés sous vigilance orange pour un risque de crue-inondations

    Les huit départements concernés par l’alerte neige-verglas sont : les Deux-Sèvres, le Maine-et-Loire, la Vendée, Vienne, Loire-Atlantique, le Morbihan, le Finistère et les Côtes d’Armor.

     

    Les douze départements concernés par l’alerte grand froid sont : l’Yonne, la Côte-d’Or, l’Aube, la Haute-Marne, la Haute-Saône, le territoire de Belfort, le Haut-Rhin, le Bas-Rhin, les Vosges, la Moselle, la Meurthe-et-Moselle et la Meuse.

    Les trois départements placés sous vigilance crue-inondations sont : la Charente-Maritime, la Somme, la Seine-et-Marne.

    Le temps devient plus sec mais reste très froid

    Globalement, le temps s’améliorera sur le pays, il deviendra plus sec mais très froid au nord. Sur la façade atlantique, l’accalmie sera très temporaire, le ciel se couvrira en cours de matinée et quelques pluies circuleront l’après-midi de la Bretagne à l’Aquitaine. Sur la Bretagne et les Pays de la Loire, des pluies verglaçantes seront possibles localement. Sur le Finistère et les Côtes-d’Armor, les pluies seront précédées d’un peu de neige.

    Le vent d’est soufflera assez fort sur les côtes de la Manche. Plus à l’Est, le temps sera calme, froid et sec. Le ciel sera dégagé sur le Nord et l’Est, de plus en plus voilé en allant vers l’ouest. Le soleil sera de retour sur le Sud-Est et la Corse, avec un vent d’ouest sensible du Var à la Corse.

    Les températures minimales iront de -10 à -4 degrés sur une bonne moitié nord du pays, localement encore moins notamment sur les Vosges, et de -1 à 6 degrés sur le tiers sud, jusqu’à 8 ou 9 au bord de la Méditerranée. Les maximales seront voisines de 0 degré sur la moitié nord, elles varieront entre 3 et 9 degrés des Alpes aux Charentes et entre 10 et 15 degrés au sud, jusqu’à 17 sur la Côte d’Azur.

    Le Parisien

    Vous avez vu, l'Allier est dans le vert, en haut du vert ! J'ai de la chance !  happy


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  • Au moins sept personnes ont été tuées et plus d’une centaine portées disparues après la crue d’une rivière dans le nord de l’Inde, provoquée ce dimanche 5 février par la rupture d’un glacier dans l’Himalaya. Les autorités indiennes craignent un bilan humain très lourd.

    Au moins cent personnes sont toujours portées disparues dans le nord de l’Inde après la rupture d’un glacier de l’Himalaya ce dimanche 7 février, qui a provoqué une crue éclair en tombant dans une rivière.

     

    Lorsque la nuit a empêché la poursuite des recherches, sept cadavres avaient été découverts, selon les autorités de l’État de l’Uttarakhand, qui ont fait état de 125 à 200 disparus selon les sources.

    L’énorme masse d’eau a dévasté la vallée de la rivière Dhauliganga, détruisant tout sur son passage, submergeant deux centrales électriques et emportant un barrage, des routes et des ponts, selon les images prises par des habitants terrifiés.

    « Il y avait un nuage de poussière quand l’eau est passée. La terre tremblait comme lors d’un séisme », a déclaré un habitant, Om Agarwal, à la télévision indienne.

    Des dizaines d’employés des deux centrales électriques installées sur le barrage de Richiganga sont portés disparus, ainsi que des habitants de la région, emportés par les eaux alors qu’ils s’occupaient de leur bétail, d’après les autorités.

    Le barrage a été ravagé par le déluge causé par la chute d’un énorme morceau de glacier qui s’est détaché d’une paroi de la montagne en amont.

    Le Premier ministre de l’État de l’Uttarakhand, Trivendra Singh Rawat, a indiqué qu’au moins 125 personnes étaient portées disparues, mais que le bilan pourrait grimper. Le chef de la police locale, Ashok Kumar, avait plus tôt évoqué 200 disparus dans les seules centrales électriques.

    Des centaines de militaires et paramilitaires, ainsi que des hélicoptères et des avions militaires, ont été mobilisés dans la région.

    Situé dans le massif de l’Himalaya, l’Uttarakhand est un État indien où le Gange prend sa source. La rivière Dhauliganga est un affluent du Gange.

    Le plus gros du danger est passé, selon les autorités

    Les autorités ont vidé deux barrages pour empêcher les eaux en furie de gonfler le Gange dans les villes de Rishikesh et Haridwar, et ont interdit aux habitants des deux villes de s’approcher des rives du fleuve sacré.

    Les villages dans les montagnes surplombant la rivière ont été évacués, mais le plus gros du danger est passé, ont indiqué les autorités alors que la nuit tombait dimanche soir.

    De nombreux utilisateurs des réseaux sociaux ont filmé ou photographié le désastre. Des vidéos montrent la masse d’eau ravageant une étroite vallée sous une centrale électrique, laissant les routes et les ponts détruits sur son passage.

    Le Premier ministre Narendra Modi a déclaré qu’il suivait les opérations de secours. « L’Inde se tient aux côtés des habitants de l’Uttarakhand et la nation prie pour la sécurité de tous dans cette région », a-t-il assuré sur Twitter.

    Quatorze glaciers surplombent la rivière dans le parc national Nanda Devi. Ils font l’objet d’études scientifiques, à cause d’inquiétudes grandissantes concernant le changement climatique et la déforestation.

    « Les avalanches sont un phénomène courant dans la zone du bassin-versant », a expliqué M.P.S. Bisht, le directeur du Centre d’applications spatiales de l’Uttarakhand. « De gros glissements de terrain se produisent également couramment. »

    Ouest-France


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  • Dans le Lot, des images impressionnantes de bateaux qui dérivent, après la rupture du ponton en raison de la crue

    Est-ce qu’ils termineront leur périple à Bordeaux ? Une vingtaine de bateaux sont à la dérive depuis ce matin sur le Lot, un affluent de la Garonne, en crue en raison des inondations. Alors que le niveau de la rivière ne cesse de monter depuis plus de vingt-quatre heures, un ponton s’est détaché au niveau de la commune de Douelle, situé entre Cahors et Luzech.

    Les bateaux qui y étaient amarrés sont partis avec le ponton. Des images impressionnantes captées par des riverains qui se trouvaient sur les berges de la petite commune, mais aussi par les passants qui ont aperçu en aval ce drôle de spectacle de bateaux « ivres », emportés par les eaux boueuses du Lot.

     

    Le préfet du Lot a par ailleurs décidé de placer le Lot, la Cère et la Dordogne en vigilance orange crues. Le Célé a été place en niveau jaune, ce matin, après une décrue amorcée cette nuit.

    Le pic de crue du Lot à Cahors a été annoncé pour 17 h. « Les établissements scolaires des abords du Lot ont été évacués ce matin. Tous les élèves domiciliés entre Cahors et Cajarc ont été évacués, afin de prévenir les difficultés de transport scolaire en fin de journée », indique les services de la préfecture.

    20 Minutes


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  • Un homme de 70 ans a perdu la vie après avoir été piégé dimanche par les eaux en crue de la Sambre, à Berlaimont (Nord).

    Un homme de 70 ans est mort noyé dimanche soir dans le Nord, pris dans les eaux de la rivière Sambre, alors que le département est classé en vigilance orange pour des crues, ont annoncé lundi les pompiers. «Un homme de 70 ans s'est fait prendre par les eaux en bordure de la Sambre en crue», dans la commune de Berlaimont, près de Maubeuge, selon un communiqué du Service départemental d'incendie et de secours (Sdis) du Nord. Malgré les tentatives de réanimation, il a été déclaré décédé.

    A quelques kilomètres de là, à Saint-Rémy-du-Nord, la crue de la Sambre a submergé une rue, inondant deux maisons, indiquent les pompiers. Plus au nord-ouest dans le même département, ils surveillaient également la crue de la Lys, qui immergeait plusieurs rue de la commune de Merville.

    Les départements du Nord et du Pas-de-Calais restent classés lundi en vigilance orange pour risque de crue, comme le quart sud-ouest de la France. «Le front pluvieux arrivé dimanche apporte des précipitations continues sur un grand quart sud-ouest jusqu'à lundi début de soirée. Les sols étant humides voire saturés sur la plupart des régions, et certains cours d'eau connaissant déjà des niveaux élevés, les nouvelles précipitations alimenteront les crues en cours sur les cours d'eau placés en vigilance», avertit Météo-France.

    Paris Match


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  • Météo. Vingt départements en vigilance orange, des risques de submersion liés à la tempête Justine

    Météo-France a placé vingt départements en vigilance orange, ce samedi 30 janvier 2021. En Bretagne et dans le Sud-Ouest, l’agence météorologique identifie des risques de submersion liés à la tempête Justine, et à des crues dans plusieurs régions du nord et de l’est du pays.

    Elle progresse vers la pointe de la BretagneLa tempête Justine s’est positionnée au sud-ouest de l’Irlande, ce samedi 30 janvier 2021 au matin. La dépression est accompagnée de vents puissants, qui engendrent de fortes vagues au large. « L’état de la mer s’amplifie progressivement samedi sur toute la façade atlantique », note Météo-France dans un bulletin publié samedi matin à 10 heures, et  « un premier pic est attendu sur le sud Bretagne » en pleine mer samedi soir ​, prévoit encore l’agence météorologique.  

    Conséquence, ​« la partie sud du Finistère ainsi que l’ouest du Morbihan sont donc placés en vigilance vagues-submersion de niveau orange » lors de la période identifiée comme étant « à risque », ce samedi de 16 heures à 20 heures – avant et après cette fenêtre, les départements sont placés en vigilance jaune.

    Avec des coefficients de marée très élevés,  les forts déferlements attendus pourront occasionner des submersions par franchissements de paquets de mer sur les parties vulnérables du littoral. 

    La tempête amène des précipitations

    Dans la nuit de samedi à dimanche, le  pic des vagues  ​se dirige vers le sud du golfe de Gascogne et devrait arriver au niveau de l’Aquitaine, en pleine mer, vers 6 heures du matin dimanche. Résultat,  les départements de la Gironde, des Landes et des Pyrénées-Atlantiques sont donc placés en vigilance vagues-submersion de niveau orange  ​ : là aussi, de  forts déferlements  ​sont attendus, et pourraient « occasionner des submersions par franchissement de paquets de mer sur les parties vulnérables du littoral ».

    La tempête amène également des précipitations.  La perturbation liée à la dépression Justine donne des pluies souvent modérées de l’Occitanie aux Alpes, au Nord-Est et au Nord ce samedi, relève encore Météo-France dans un autre bulletin. ​En fin d’après-midi, ce temps couvert et pluvieux s’étire de la frontière belge à l’Alsace, aux Alpes et à la Provence. 

    En tout, Météo-France a placé 20 départements en vigilance orange, toujours selon le bulletin publié samedi matin. Dans plusieurs territoires du nord et de l’est pays, l’agence identifie un risque de crues : « Les pluies de ces derniers jours ont engendré des hausses de niveau sur un bon nombre de cours d’eau placés en vigilance »précise le site Vigicrues dans un bulletin publié samedi matin également.

    Ouest-France

    L'Allier est en vert, donc tranquille dans l'Allier !


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  • Japon : Une tempête de neige provoque un énorme carambolage sur l’autoroute, une personne est morte

    134 véhicules se sont empilés après un accident de la route entre un camion et une voiture de tourisme

    Le Japon est frappé depuis quelques semaines par d’impressionnantes tempêtes de neige. L’une d’entre elles a provoqué un gigantesque accident mardi à Osaki, dans le nord du Japon. Le carambolage a eu lieu sur l’autoroute Tohoku, rapportent NHK et Metro, relayés par Capital.

    La mauvaise visibilité avait conduit les autorités à limiter la vitesse à 50 km/h sur le tronçon. Une mesure qui n’a pas permis d’éviter une collision entre un camion et une voiture de tourisme peu avant midi. Le vent soufflait alors à 100 km/h selon des météorologistes. L’accident a déclenché un empilement de 134 voitures sur environ 800 mètres de long.

    Une réunion d’urgence

    Les secours ont pris en charge les victimes. Dix personnes ont été blessées, dont deux grièvement. Une personne n’a pas survécu à ses blessures. De l’eau, de la nourriture et des couvertures ont été distribuées aux automobilistes et aux passagers.

    Plusieurs trains ont également dû être annulés dans la région de Tohoku en raison des averses de neige. Selon la BBC, le Premier ministre japonais Yoshihide Suga a convoqué une réunion d’urgence. Le responsable politique a appelé ses concitoyens à la plus grande prudence, d’importantes chutes de neige étant encore prévues.

    Des précipitations inattendues

    Dans certaines régions du Japon, il est tombé ces dernières semaines le double des précipitations attendues à cette époque de l’année. Plus de 10.000 foyers ont été privés d’électricité dans le nord et l’ouest du pays.

    L’armée a même été déployée en décembre dernier pour secourir des automobilistes coincés dans leur voiture pendant deux jours en raison des tempêtes de neige. Au total, 1.000 véhicules étaient bloqués sur l’autoroute Kanetsu.

    20 Minutes


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  • L'étrange cas de Pisonia, cet arbre qui tue les oiseaux malgré lui

     L'étrange cas de Pisonia, cet arbre qui tue les oiseaux malgré lui

    L'étrange cas de Pisonia, cet arbre qui tue les oiseaux malgré lui

    Un bébé noddi noir empêtré dans des brindilles collantes de Pisonia

    Certaines espèces d’arbres et d’oiseaux coopèrent pour servir leurs intérêts mutuels. Les premiers offrent un refuge aux seconds, qui à leur tour dispersent le matériel génétique de leur hôte. En revanche, dans le cas de Pisonia grandis, la relation est tout autre. Les graines de cet arbre endémique des océans Indien et Pacifique sont couvertes d’une substance qui cause la mort de nombreux oiseaux, qui finissent irrémédiablement collés à ses branches.

    L’attrapeur d’oiseaux

    De nombreuses espèces d’arbres produisent des graines couvertes d’un mucus spécial et de petits crochets leur permettant d’adhérer à tout ce qui vient se frotter contre elles. Cette technique leur permet par exemple de s’attacher aux plumes des oiseaux qui les transportent plus loin avant de les disperser. Le problème avec Pisonia, c’est que cette glu végétale s’avère être bien trop puissante… 

    Lorsqu’un oiseau se pose sur l’arbre, son plumage se retrouve rapidement couvert d’une multitude de graines, qui engluent aussi les branches, le feuillage et tout ce qui se trouve alentours. Les plus petits oiseaux se retrouvent alors collés, voire empêtrés, et incapables de bouger. Si un prédateur ne met pas fin à leur lente agonie, ils finissent par mourir de faim.

    Telles de sinistres décorations de Noël, leurs corps en décomposition ornent les branches et la base des pisonias. Parmi ses victimes, le Noddi noir (Anous minutus), un oiseau marin, est particulièrement représenté.

    À la recherche du mobile du crime

    Afin de comprendre les raisons de ce terrible massacre, l’ornithologue et écologiste marin Alan Burger, de l’Université de Victoria au Canada, s’est rendu sur l’île Cousin, dans l’archipel des Seychelles en 2005. Son objectif était de découvrir s’il existait des causes évolutives derrière ce comportement, via le biais de diverses expérimentations.

    La première de ces expériences consistait à analyser les bénéfices potentiels de la décomposition des cadavres, riches en nutriments, dans le développement des graines. Il a pu grâce à elle montrer que les graines poussant dans le voisinage des oiseaux morts ne sembler pas bénéficier de plus d’avantages que celles poussant à une distance plus importante de l’arbre. Les oiseaux se sont même révélés plus utiles vivants, en fertilisant le sol avec leurs excréments.

    Dans une seconde expérience, Burger a immergé les graines dans de l’eau de mer, pensant que les oiseaux morts pouvaient constituer une forme d’arche permettant au matériel génétique de l’arbre de voyager vers d’autres îles. Toutefois, les graines sont mortes au bout de 5 jours, invalidant cette hypothèse. Même embarquées sur un tel radeau de fortune, elles n’auraient pu tenir assez longtemps pour parvenir sur une autre terre fertile.

    Pour finir, l’écologiste a submergé les graines ponctuellement dans de l’eau de mer, sur une période de quatre semaines. Celles-ci parvinrent à germer par la suite, suggérant que leur meilleure méthode de dissémination reste le voyage à bord d’oiseaux vivants, accrochées à leur plumage. Le fait que certains de ces oiseaux soient victimes de l'action de la glu ne serait qu’un accident, un dégât collatéral sans bénéfice spécifique.

    Bien qu’il soit tentant de penser que tout dans la nature survient avec raison, certains traits ne sont parfois que le résultat de tentatives échouées, ou simplement les effets secondaires d’une technique de survie employant des moyens quelque peu radicaux. Quoi qu’il en soit, vous êtes désormais avertis : ne touchez pas au Pisonia.

    Gent Side


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  • J

    J'ai eu du mal à ouvrir mes volets, ceux de droite, ça allait tout seul mais ceux de gauche, j'ai dû lutter avec mon pauvre bras droit !


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  • Élu arbre de l’année, ce peuplier géant sera-t-il épargné ?

    © Emmanuel Boitier, Terre sauvage Grâce à Amandine Polet, qui le connaît depuis l’enfance, le peuplier de Boult-sur-Suippe (Marne) a des chances de ne pas finir en planches.

    Un peuplier noir de Boult-sur-Suippe (Marne), à la longévité exceptionnelle, était menacé de destruction. Son élection a incité la commune à agir pour le protéger. Il est en lice pour l’Europe.

    LIEN de l'article pour photos des 2 autres arbres :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/%C3%A9lu-arbre-de-l-ann%C3%A9e-ce-peuplier-g%C3%A9ant-sera-t-il-%C3%A9pargn%C3%A9/ar-BB1cPifb?ocid=msedgntp


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  • Plus de 34 personnes ont été tuées vendredi au cours d'un fort séisme sur l'île de Célèbes en Indonésie, ont indiqué les autorités, alors que les secours fouillaient les décombres de plusieurs bâtiments effondrés, dont un hôpital, dans l'espoir de trouver des survivants. Le tremblement de terre de magnitude 6,2 survenu dans la nuit a fait plusieurs centaines de blessés et déclenché la panique chez les habitants de l'ouest de l'île de Célèbes qui ont déjà subi en 2018 un désastre majeur.

    "Selon les dernières informations il y a 26 morts, tous dans la ville de Mamuju", a indiqué Ali Rahman, chef de l'agence locale de gestion des catastrophes. "Ce chiffre pourrait monter (...) beaucoup de morts sont enterrés dans les décombres". Huit autres personnes sont mortes à Majene, une autre localité de la région de Mamuju, a indiqué un autre responsable local de l'agence. A Mamuju, la ville la plus affectée de la région, les sauveteurs recherchaient plus d'une dizaine de patients et personnels médicaux portés disparus sous les décombres d'un hôpital. "L'hôpital est détruit. Il s'est effondré. Il y a des patients et du personnel de l'hôpital prisonniers des décombres et nous sommes en train de les évacuer", a dit à l'AFP Arianto, un responsable des secours de Mamuju. Il a estimé le nombre de personnes prisonnières entre 10 et 20, sans pouvoir confirmer si elles étaient en vie.

    L'étendue des dégâts dans la capitale provinciale de quelque 110.000 habitants n'était pas connue dans l'immédiat. Le tremblement de terre de magnitude 6,2, selon l'Institut américain de géophysique, s'est produit vendredi à 02H18 heure locale (jeudi 18H18 GMT). L'épicentre du séisme a été localisé à 36 km au sud de Mamuju, à une profondeur relativement peu profonde de 18 km, a précisé l'Institut américain de géophysique (USGS). Des images de la région montrent des habitants en train de fuir en moto et voiture en passant à côté de toits en tôle effondrés et d'immeubles endommagés. "Les routes sont éclatées, et plusieurs bâtiments se sont effondrés", a indiqué Hendra, un témoin de 28 ans habitant à Mamuju. "La secousse était très forte (...) j'ai été réveillé et j'ai fui avec ma femme".

    Risque de répliques

    L'agence de météorologie et géophysique a mis en garde contre la possibilité de nouvelles secousses et demande aux habitants d'éviter le bord de mer à cause du risque de tsunami. "Les répliques pourraient être aussi fortes ou plus fortes que ce matin", a indiqué Dwikorita Karnawati, la responsable de l'agence. Jeudi, une secousse de 5,8 avait déjà été ressentie dans la région, sans faire d'importants dégâts. Des glissements de terrain ont suivi le séisme, coupant l'accès à l'une des principales routes de la province et l'aéroport local de Mamuju a aussi été endommagé.

    L'archipel indonésien se trouve sur la "ceinture de feu" du Pacifique, une zone de forte activité sismique. La région de Palu, sur l'île de Célèbes, avait été déjà frappée en septembre 2018 par un très fort tremblement de terre de magnitude 7,5 suivi d'un tsunami dévastateur. Cette catastrophe avait fait plus de 4.300 morts et disparus et au moins 170.000 déplacés. Un autre séisme dévastateur de magnitude 9,1 avait frappé au large des côtes de Sumatra en 2004, entraînant un tsunami qui a tué 220.000 personnes dans la région, dont environ 170.000 en Indonésie.

    Paris Match


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  • Une effrayante masse radioactive se cache dans les entrailles de Tchernobyl

    Le pied d'éléphant à Tchernobyl

    Survenue le 26 avril 1986, la catastrophe nucléaire de la centrale de Tchernobyl reste à ce jour la plus grave de l'Histoire, classée au niveau 7, le plus élevé, sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES). Une catastrophe qui a entrainé des conséquences considérables tant sur le plan humain qu'environnemental. Et plus de trente ans après, Tchernobyl continue de hanter les esprits.

    En novembre 2016, la centrale nucléaire s'est vu poser un nouveau sarcophage, qui menace aujourd'hui de s'effondrer. Une structure de confinement haute de 108 mètres et longue de 162 mètres pour un poids de 32.000 tonnes censée assurer la sécurité du site pour les cent prochaines années. Car si la situation est désormais sous contrôle, c'est encore l'enfer qui se cache dans les entrailles de Tchernobyl et de son réacteur numéro 4.

    Une monstrueuse masse de corium

    C'est à cet endroit que se trouve ce que l'on surnomme le "pied d'éléphant". Cet énorme amas nommé en référence à son aspect, est considéré comme l'une des choses les plus dangereuses au monde. Il s'agit en réalité d'une masse composée de "corium", un mélange de combustible nucléaire radioactif, de métal fondu issu des équipements et d'autres éléments associés au combustible.

    Cette structure se trouve dans la partie inférieure du réacteur et s'est formée durant l'accident, lorsque la chaleur a atteint plus de 3.000°C faisant fondre tout ce qui se trouvait dans l'enceinte. Ceci a créé de monstrueuses langues de magma fondu qui se sont répandues jusqu'à se solidifier, en formant une masse de plus de deux mètres de diamètre et de centaines de tonnes selon les différentes estimations.

    C'est à l'aide d'une caméra contrôlée à distance que le pied d'éléphant a été découvert. 

    Et pour cause, quiconque s'y serait exposé sans protection aurait mis sa vie sérieusement en danger. En 1986, le niveau d'exposition aux radiations en présence de l'amas était évaluée à 10.000 röntgens (R) par heure. À titre de comparaison, on estime qu'une exposition de 500 R durant cinq heures est généralement létale pour un humain.

    Une exposition qui peut être fatale

    Après l'accident, s'approcher du pied d'éléphant pouvait donc être synonyme de mort très rapide. Deux minutes d'exposition auraient suffi à affecter les cellules du corps, causant des hémorragies. Quelques minutes supplémentaires auraient fait apparaitre vomissements, diarrhée et fièvre. Au bout de cinq minutes, la personne exposée n'aurait plus eu que quelques jours à vivre.

    Il a fallu plusieurs années et beaucoup de courage pour que les ingénieurs trouvent un moyen de s'en approcher et d'en prélever des échantillons afin de savoir exactement ce que ce pied contient. Et ce n'est qu'en 1996 qu'un photographe a osé s'en approcher et les clichés témoignent bien de la dangerosité de la structure. Toutes sont granuleuses, d'une qualité médiocre, l'une d'entre elles montre même un individu apparaitre comme un fantôme.

    Ces défauts ne sont pas liés aux performances de l'appareil mais à la radioactivité intense. Selon le site Motherboard, le photographe en question, Artur Korneyev, spécialiste des radiations a passé plus de temps que quiconque dans la zone contaminée. Malgré une cataracte et de lourds problèmes de santé liés à ses trois ans d'irradiation, il est encore en vie. Il n'a cependant plus le droit d'accéder au site.

    Tchernobyl aujourd'hui

    Trente quatre ans après la catastrophe de Tchernobyl, les niveaux de radiations ont diminué dans la zone d'exclusion située dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres autour de la centrale. La nature semble même y avoir repris ses droits mais la majeure partie de la région reste largement abandonnée.

    Après la construction de la nouvelle arche de confinement, c'est un défi encore plus grand qui attend l'Ukraine. Celui de démanteler la centrale nucléaire et d'évacuer les combustibles et divers déchets radioactifs qui s'y trouvent toujours. Particulièrement délicat, complexe et coûteux, le projet devrait s'étaler sur de nombreuses années voire plusieurs décennies.

    Gent Side


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  • Croatie : Deux nouvelles répliques au séisme de mardi ont eu lieu ce mercredi matin

    Sept personnes sont mortes mardi, mais aucune nouvelle victime n’est pour l’instant à déplorer après les répliques

    La Croatie centrale a été frappée par de nouveaux tremblements de terre ce mercredi au lendemain d’un violent séisme qui a fait au moins sept morts, endommagé des centaines de maisons et privé des quartiers entiers d’électricité. Selon l’Institut de géophysique américain (USGS) deux séismes de magnitude 4,8 et 4,7 ont frappé la région de Sisak, au sud-est de Zagreb, à quelques minutes d’intervalle après 5h15. Aucun nouveau dégât n’a été signalé dans l’immédiat.

    Cette région, et en particulier la localité de Petrinja et ses alentours, était toujours sous le choc de la secousse de magnitude 6,4 ressentie la veille jusque dans les pays voisins et même à Vienne. « L’horreur à Petrinja », titrait la presse croate. « Une année de désastre se termine par la destruction » d’une région, disait la une d’un media. Les secours ont travaillé d’arrache pied pour rechercher d’éventuels survivants dans les ruines des bâtiments effondrés sous la violence du séisme.

    Des bâtiments administratifs endommagés

    Craignant les répliques, de nombreux habitants ont passé la nuit dans leur voiture, environ 200 autres se sont mises à l’abri dans une caserne. Le séisme a fait sept morts, dont une adolescente de 13 ans tuée dans la chute d’un bâtiment alors qu’elle marchait dans la rue à Petrinja, selon la presse locale. Cinq hommes ont trouvé la mort dans le village proche de Majske Poljane, près de Glina, a déclaré l’adjointe au maire Branka Baksic Mitic.

    La septième victime a été retrouvée sous les gravats d’une église dans le village de Zazina. Selon le prêtre local cité par l’agence Hina, il s’agissait de l’organiste venu réparer l’orgue endommagé dans un précédent séisme. Une vingtaine de personnes ont été blessées, selon la police croate. Les secours en montagne ont mené des recherches dans plus de 80 villages de la région sans trouver de nouvelles victimes, a déclaré à la presse le chef de cette unité, Josip Granic.

    Des centaines de bâtiments, maisons, bâtiments administratifs et écoles ont été endommagés. Des quartiers de Petrinja et Sisak étaient toujours sans électricité mercredi matin. Le gouvernement croate doit se réunir dans la journée pour déterminer l’aide à apporter à la région sinistrée tandis que le responsable de la gestion des crises pour l’Union européenne, Janez Lenarcic, est attendu sur place. Bruxelles a prévu d’envoyer de l’aide « des tentes hivernales, des chauffages électriques, des lits et des sacs de couchage, ainsi que des conteneurs utilisables comme abris », a-t-il dit sur Twitter

    20 Minutes


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  • Une dizaine de personnes ont été blessées plus ou moins grièvement

    Les autorités norvégiennes sont sans nouvelles de plus de 20 personnes après un glissement de terrain survenu dans une petite ville au nord d’Oslo, qui a également fait 10 blessés, a-t-on appris de la police et de médias norvégiens. Environ 500 personnes ont été évacuées de leurs maisons, selon les médias, qui assurent que la coulée a touché 21 hectares, emportant plusieurs maisons à Gjerdrum, ville de 5.000 habitants à 25 kilomètres au nord-est de la capitale.

     

    « Plusieurs maisons ont été emportées par le glissement de terrain. Les services d’urgence, avec l’assistance de la défense civile norvégienne et de l’armée, sont en train de procéder à des évacuations », a indiqué la police sur Twitter. Ce mercredi midi, 21 personnes n’avaient pas pu être recontactées, selon les rapports. « Nous ne savons pas si ces personnes sont dans la zone touchée, s’ils sont partis en vacances ou ne peuvent pas contacter la police », a-t-elle précisé dans un communiqué.

    « La police qualifie cela de catastrophe »

    La police ajoute que 10 personnes ont été blessées, dont une, sérieusement touchée, a été transférée à Oslo. « La police qualifie cela de catastrophe », a indiqué à la chaîne de télévision NRK le chef des opérations de secours Roger Pettersen. Des habitants ont appelé les services d’urgence en rapportant que leur maison entière bougeait, a-t-il raconté, jugeant la situation « grave ».

    « Cela nous fait mal de voir comment les forces de la nature ont ravagé Gjerdrum. Mes pensées vont à toutes les personnes affectées par le glissement de terrain » a réagi la Première ministre Erna Solberg sur les réseaux sociaux.

    20 Minutes


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  • Au Venezuela, le glacier tropical de Humboldt "meurt" et "laisse la vie" émerger

    A plus de 4.000 mètres d'altitude, mousses, lichens et oiseaux colonisent peu à peu les vestiges du dernier glacier de la Cordillère des Andes vénézuélienne : la fonte des neiges, accélérée par le réchauffement climatique, suscite le désarroi, mais ouvre aussi des champs d'observation uniques pour les scientifiques.

    Selon des données compilées par des scientifiques vénézuéliens qui cherchent à documenter les effets du changement climatique, le glacier de Humboldt, situé sur le pic du même nom au sein de la Sierra Nevada de Mérida, dans l'ouest du Venezuela, aurait perdu plus de 99 % de sa surface depuis 1910.

    "Pour les habitants de Mérida, c'est très triste, très difficile", reconnaît auprès de l'AFP la scientifique Alejandra Melfo, membre du projet "Dernier glacier du Venezuela" lancé par l'Institut de sciences environnementales et écologiques de l'Université des Andes (ULA), en partenariat avec la chaîne National geographic.

    Mais "c'est extrêmement intéressant pour un scientifique d'avoir la possibilité d'observer comment la vie apparaît progressivement sur la roche" mise à nu par la fonte de la glace, ajoute la physicienne qui a participé à plusieurs expéditions sur le terrain.

    Le glacier du pic Humboldt (4.940 mètres), du nom du naturaliste allemand Alexander von Humboldt (1769-1859) qui a traversé une partie du Venezuela et émis l'hypothèse que le climat peut être modifié par l'homme, est le dernier des cinq principaux glaciers tropicaux du pays sud-américain.

    S'il disparaissait, le Venezuela pourrait être le premier pays du monde à voir s'effacer tous ses glaciers.

    "En 1910, au pic Humboldt, il y avait l'équivalent de 300 terrains de football (de glacier) Aujourd'hui, il n'y en a plus que cinq", témoigne le coordinateur du projet et spécialiste en recherches environnementales, Luis Daniel Llambi, cité par National geographic.

    Alejandra Melfo évoque une surface de 4,5 hectares, selon des mesures effectuées en 2019.

    José Manuel Romero, 40 ans, documentariste né à Mérida, qui a participé au tournage d'un documentaire sur le projet, a fait l'ascension du pic glaciaire pour la première fois en 2000.

    "Je suis arrivé jusqu'au glacier de Humboldt et il me paraissait infini. Il fallait marcher des heures sur le glacier pour arriver au sommet. C'était incroyable, magnifique. Jamais je n'aurais imaginé qu'il puisse disparaître, du moins en si peu de temps", raconte-t-il à l'AFP.

    Quand la glace se retire...

    Mais le recul du glacier représente une "opportunité unique de mener des études qui n'avaient pas été faites dans les Andes, sur la façon dont la vie colonise la roche quand la glace se retire", souligne Alejandra Melfo.

    A l'occasion de trois missions auxquelles ont participé une dizaine de scientifiques, des "mousses et lichens nouveaux pour le Venezuela" ont été trouvés, raconte-t-elle, "des espèces qui n'avaient pas été répertoriées à cette altitude, y compris des espèces jamais recensées".

    "Nous avons vu des colibris, notamment une espèce (...) qui pollinise les plantes à cette altitude", souligne la scientifique. "On a constaté une association de mousses, lichens et bactéries qui forment un environnement où d'autres plantes peuvent vivre".

    "Le glacier meurt et laisse de la vie, une nouvelle opportunité pour de la vie", devise-t-elle.

    Grâce au projet, des "cartes multitemporelles" ont pu être élaborées qui permettent de déterminer à quel endroit était le glacier au cours de l'histoire pour mieux évaluer son recul.

    De son vivant, José Manuel Romero a déjà vu disparaître deux glaciers tropicaux de la Sierra Nevada de Mérida, celui du pic Bolivar et celui du pic Bonpland. Les deux autres, El Toro et El Leon, ont disparu avant sa naissance.

    "C'est le premier mois de décembre que nous passons sans voir de glace sur le pic Bolivar, même pas une tache blanche, c'est désolant, sans parler du peu de glace qui reste sur le pic Humboldt", se lamente-t-il.

    Pour lui, la fin du glacier de Humboldt est désormais une "question d'années". "Je ne pense pas qu'il passera la fin de la prochaine décennie".

    Le Point  -  Caracas (AFP) 


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  • Au moins cinq personnes, dont une fillette de 12 ans, ont péri mardi dans un puissant séisme qui a secoué le centre de la Croatie, semant la panique, rasant des maisons et plongeant une ville dans le noir. 

    La localité de Petrinja et ses alentours ont été durement touchés par la secousse de magnitude 6,4, également ressentie dans les pays voisins et même au-delà. Certains des 20 000 habitants s'apprêtaient à passer la nuit dehors par peur d'éventuelles répliques.

    Selon l'Institut de géophysique américain (USGS), l'épicentre se situait à une cinquantaine de kilomètres au sud-est de Zagreb, dans la région de Sisak, secouée la veille par un tremblement de terre moins puissant.

    Une enfant a trouvé la mort à Petrinja, selon le Premier ministre Andrej Plenkovic. D'après les médias locaux, elle était âgée de 12 ans. Quatre personnes ont été tuées dans la localité voisine de Glina, a rapporté la presse croate, citant des sources officielles.

    L'électricité a été coupée à Petrinja et, à la nuit tombée, le centre-ville était encore plongé dans le noir. Sur la place principale, plusieurs bâtiments ont été complètement détruits. La police et l'armée s'affairaient à déblayer les débris à l'aide de pelleteuses.

    "C'est un désastre", a dit à l'AFP Josip Horvat, un artiste de 44 ans qui vit dans la banlieue de Petrinja. Lorsque le séisme a frappé vers midi, il se trouvait dans le centre-ville en train de réparer la cheminée d'un ami endommagée dans la secousse de la veille. "Je me suis agrippé à la gouttière et j'ai prié Dieu que ça se termine aussi vite que possible".

     

    "Ce n'est pas sûr ici, c'est clair comme le jour", a déclaré sur les lieux le Premier ministre Plenkovic, expliquant que les autorités allaient installer des conteneurs pour abriter les personnes dont les maisons étaient à risque.

    - Nuit dans la voiture -

    Craignant une nouvelle secousse, des habitants comme Vesna, retraitée de 70 ans, s'apprêtaient cependant à passer la nuit dans leur voiture. "Mes petites-filles y sont déjà. On a peur de rentrer chez nous", dit-elle à l'AFP.

    Des retraités se sont rassemblés dans un parc, enveloppés dans des couvertures, et avaient peur de rentrer chez eux.

    La ville n'est plus qu'un champ de ruines.

    C'est la panique générale.

    Darinko Dumbovic
    Maire de Petrinja

    "Tous les carreaux de la salle de bain sont cassés, toute la vaisselle est par terre", a raconté à l'AFP Marica Pavlovic, ancienne ouvrière de 72 ans. "Même si on voulait rentrer, on ne le pourrait pas, il n'y a plus d'électricité".

    Le maire, Darinko Dumbovic, a déclaré que les dégâts étaient toujours en cours d'évaluation. Une maternelle, par chance vide au moment du drame, figure parmi les bâtiments effondrés.

    "La ville n'est plus qu'un champ de ruines. C'est la panique générale", a commenté le maire.

    Une vingtaine de personnes ont été hospitalisées, dont deux dans un état critique, rapporte la chaîne régionale N1.

    L'hôpital de la ville était également privé d'électricité. N1 a diffusé des images montrant des patients en train de s'éclairer avec leur téléphone portable.

    - Centrale nucléaire à l'arrêt -

    Le séisme a aussi secoué la capitale Zagreb, où des habitants se sont précipités dans les rues et des tuiles de toits d'habitations se sont écrasées sur la chaussée, a constaté l'AFP.

    Dans un supermarché, des marchandises sont ainsi tombées des rayonnages et des bouteilles se sont brisées au sol, selon des images postées sur les réseaux sociaux.

    Le séisme a été ressenti jusqu'en Slovénie, en Serbie et en Bosnie mais aussi en Autriche et en Hongrie.

    "Nous sommes prêts à aider", a réagi sur Twitter la patronne de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

    "Nos pensées vont aux blessés et aux secouristes", a également commenté Charles Michel, le président du Conseil européen.

    En mars, Zagreb avait été frappée par un tremblement de terre de magnitude 5,3 qui avait provoqué d'importants dommages.

    Les Balkans sont une zone de forte activité sismique et les tremblements de terre y sont fréquents. En novembre 2019, plus de 50 personnes avaient été tuées en Albanie dans un séisme qui avait également fait des milliers de sans abri.

    Euronews

    Le bilan s’alourdit à sept morts 30 12 2020


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  • Tempête Bella: jusqu'à 18.000 foyers privés d'électricité en Bretagne, Normandie, et dans le Nord Pas-de-Calais.


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  • Ce qui me fait le plus de peine, ce sont tous les animaux qui meurent dans ces inondations !


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