• Gaspillage, consommation de viande, agriculture : ce qu'il faudra changer pour nourrir la terre en 2050

    Pour relever le défi de nourrir 10 milliards de personnes en 2050, il faudra lutter contre le gaspillage alimentaire, réduire la consommation de viande, gagner en productivité agricole tout en produisant moins de gaz à effet de serre, assure une étude parue ce mercredi.

    Comment nourrir le monde sans le détruire ? C'est une des questions qui sous tendent les négociations de la COP 24, ouverte depuis lundi en Pologne. Il n’y aura pas de remède miracle, souligne une étude du think tank américain WRI (World Resources Institute), menée en partenariat avec la Banque mondiale, l’ONU, et deux instituts de recherche français, le Cirad et l’Inra. Le rapport qui en découle préconise d’amorcer dès maintenant des changements majeurs de notre système alimentaire.

    Selon WRI, la demande alimentaire devrait augmenter de plus de 50% en 2050 tandis que la demande d’aliments d’origine animale (viande, produits laitiers et oeufs) devrait augmenter de près de 70%. Or aujourd’hui des centaines de millions de personnes souffrent déjà de la faim, l’agriculture exploite environ la moitié des terres végétalisées du monde et génère un quart des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES).

    Changer notre manière de consommer et de produire

    Les auteurs proposent un catalogue d’actions, qui, menées simultanément permettraient de nourrir tout le monde de manière durable. Ils proposent d’abord de réduire la demande en limitant les pertes et les déchets alimentaires, mais aussi en consommant moins de viande de ruminants, et en utilisant les cultures pour l’alimentation humaine et animale et non pour les biocarburants.

    Parallèlement, la productivité des cultures et du bétail devra atteindre des niveaux supérieurs aux niveaux historiques, mais en utilisant la même superficie, car il faut aussi stopper la déforestation, et restaurer les tourbières et les terres dégradées. WRI préconise également d’augmenter la production de poisson en améliorant l’aquaculture et en gérant mieux la pêche sauvage. Enfin, il sera nécessaire d’utiliser au mieux les nouvelles technologies et des méthodes agricoles innovantes pour réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) provenant de l’agriculture.

    En 2010, l’agriculture et le changement d’affectation des terres ont représenté environ 25% des émissions mondiales (12 gigatonnes de CO2 par an), rappelle WRI, qui estime que le monde peut réduire les émissions de l’agriculture de deux tiers soit à 4 Gt de CO2 d’ici 2050 en suivant ses recommandations.

    Libération


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  • Italie : l’Etna entre en éruption, séismes et colonnes de cendres

    Plus de 130 secousses sismiques ont été enregistrées près de Catane, en Sicile.

     

    L’Etna est entré en éruption lundi. Le célèbre volcan sicilien a craché une importante colonne de cendres, obligeant à fermer l’espace aérien aux alentours. A l’aéroport de Catane, dans l’est de l’île italienne, seules quatre arrivées par heure étaient ainsi autorisées lundi dans l’après-midi. Toute la zone a par ailleurs été secouée d’une multitude de petits séismes.

    « L’éruption s’est produite sur le flanc de l’Etna, c’est la première éruption latérale depuis plus de 10 ans, mais elle n’a pas l’air dangereuse », explique le vulcanologue Boris Behncke, de l’Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV).

    Secousses sismiques

    Selon l’INGV, plus de 130 secousses sismiques ont été enregistrées dans la zone lundi matin, dont la plus forte a atteint une magnitude de 4,0 peu après 13 heures. Ces secousses se sont accompagnées d’une augmentation de l’activité du volcan, qui a culminé avec la projection d’une énorme volute de cendres vers midi.

    Dans l’après-midi, les secousses sismiques et la projection de cendres, probablement accompagnée de lave même si le manque de visibilité empêchait de le confirmer dans l’immédiat, ont cependant diminué.

    Éruptions fréquentes

    L’Etna, qui culmine à 3300 m, est le plus important volcan en activité en Europe, avec des éruptions fréquentes, connues depuis au moins 2700 ans. Sa dernière phase éruptive remonte au printemps 2017 et la dernière grosse éruption à l’hiver 2008/2009.

    Le Parisien


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  • Indonésie: 168 morts et dizaines de disparus après un tsunami

    Le tsunami a surgi après une éruption volcanique et a déferlé sur les côtes méridionales de Sumatra, à l'ouest de l'île de Java.

    Plus de 168 personnes ont été tuées et des centaines blessées lorsqu'un tsunami a soudainement déferlé samedi soir sur les rives du détroit indonésien de la Sonde à la suite d'une éruption volcanique, semant la panique parmi les touristes et les habitants.

    Des centaines de bâtiments ont été emportés par la vague, qui a déferlé sur les côtes méridionales de Sumatra et l'extrémité occidentale de l'île de Java aux alentours de 21h30 (14h30 GMT). La vague a surgi après l'éruption du volcan connu comme "l'enfant" du légendaire Krakatoa, l'Anak Krakatoa, selon Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'agence nationale de gestion des catastrophes.

    Des images vidéo dramatiques publiées sur les réseaux sociaux montrent un mur d'eau qui s'abat sur un concert en plein air donné par le groupe pop "Seventeen". Ses membres sont projetés hors de la scène par la vague qui se propage parmi les spectateurs. Dans un post sur Instragram, le chanteur du groupe Riefian Fajarsyah peine à contenir son émotion en annonçant la mort du bassiste et de l'organisateur des tournées des musiciens.

     Sur des images de la télévision, on voit que la vague a traîné sur la plage de Carita, site touristique populaire de la côte ouest de Java, un amoncellement de détritus divers, plaques de toitures en ferraille ou morceaux de bois. Des arbres ont également été déracinés tandis que le sol est jonché de débris

    Erreur des autorités

    Selon les autorités, le tsunami a pu être déclenché par une marée montante anormale due à la nouvelle Lune, conjuguée à un glissement de terrain sous-marin provoqué par l'éruption de l'Anak Krakatoa, petite île du détroit de la Sonde qui sépare Java et Sumatra. "La combinaison (des deux facteurs) a causé un tsunami soudain qui a frappé les côtes", a expliqué M. Nugroho, ajoutant que l'agence géologique indonésienne menait une enquête pour savoir ce qui s'est passé exactement.

        

    Des vidéos postées sur les réseaux sociaux par le porte-parole montrent des habitants paniqués armés de lampes de poche en train de prendre la fuite pour se réfugier sur les hauteurs.

        

    Les autorités indonésiennes avaient dans un premier temps déclaré que la vague n'était pas un tsunami mais une marée montante, et avait appelé la population à ne pas paniquer. "C'était une erreur, nous sommes désolés", a écrit par la suite M. Nugroho sur Twitter. Bien que relativement rares, les éruptions volcaniques sous-marines peuvent causer des tsunamis, selon le centre d'information international des Tsunamis.    

    Panache de cendres

    Selon le Centre indonésien de la volcanologie et de la gestion des risques géologiques, l'Anak Krakatoa montrait des signes d'activité renforcée depuis une semaine. Une éruption survenue peu avant 16h00 a duré environ 13 minutes, envoyant à des centaines de mètres dans le ciel un épais panache de cendres.

    L'Anak ("enfant" en indonésien) est une petite île volcanique qui a émergé des eaux un demi-siècle après l'éruption meurtrière du Krakatoa de 1883. C'est l'un des 127 volcans actifs d'Indonésie. Lorsque le Krakatoa était entré en éruption au 19e siècle, une immense colonne de fumée, de pierres et cendres s'était dressée dans le ciel à 20 km de hauteur, plongeant la région dans l'obscurité et déclenchant un puissant tsunami. Environ 36.000 personnes avaient trouvé la mort.

        

    L'Indonésie, archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, zone de forte activité sismique. Le 28 septembre, un tremblement de terre de magnitude 7,5 et le raz-de-marée qui a suivi avait dévasté la ville de Palu, située sur la côte ouest des Célèbes, et ses environs, faisant au moins 2.073 morts. Mais 5.000 autres personnes sont toujours disparues, la plupart enterrées sous les décombres de bâtiments détruits.    

    BFM.TV


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  • Le Brésil refuse à Total un permis d'exploration dans l'embouchure de l'Amazone

    Le groupe pétrolier attendait d'obtenir le feu vert des autorités brésiliennes pour lancer les travaux d'exploration. L'agence de régulation environnementale brésilienne a détecté d'"importantes incertitudes" dans le plan présenté par Total pour d'éventuelles situations d'urgence.

    Le Brésil a refusé vendredi au groupe pétrolier français Total l'autorisation d'effectuer des forages dans cinq secteurs de l'embouchure de l'Amazone. "La licence environnementale pour l'Activité de forage maritime dans les blocs FZA-M-57, 86, 88, 125 et 127 de Foz de Amazonas a été refusée ce vendredi en raison d'un ensemble de problèmes techniques identifiés au cours du processus visant à l'obtention de la licence", a annoncé dans un communiqué l'agence de régulation environnementale brésilienne Ibama.

        

    Le refus de ce permis avait été demandé en avril dernier par le parquet du Brésil et par des organisations de défense de l'environnement.

    Des incertitudes en cas de situations d'urgence

    Total s'était associé en 2013 avec le britannique BP et le brésilien Petrobras pour acquérir des blocs d'exploration dans l'embouchure de l'Amazone et attendait d'obtenir le feu vert des autorités brésiliennes pour lancer les travaux d'exploration.

        

    Ibama déclare dans son communiqué avoir détecté d'"importantes incertitudes" dans le plan présenté par Total pour d'éventuelles situations d'urgence. L'agence brésilienne évoque "la possibilité d'une fuite de pétrole qui pourrait affecter les récifs coraliens présents dans la région et par extension la biodiversité marine".

        

    L'agence ajoute qu'elle a donné à Total E&P do Brasil, la branche brésilienne du groupe, toutes les "opportunités possibles" pour "qu'elle complète et éclaircisse les problèmes techniques" qui ont été relevés. Elle indique avoir informé vendredi Total de sa décision. 

    Greenpeace salue "l'excellente nouvelle"

    Sollicité par l'AFP, le groupe français s'est contenté d'indiquer qu'il allait "analyser les documents remis par Ibama et décider des prochaines étapes".

        

    De son côté, l'association environnementale Greenpeace a salué cette "excellente nouvelle pour les 2 millions de personnes qui se sont mobilisées à nos côtés pour la protection du récif de l'Amazone", estimant que le groupe s'était "entêté, coûte que coûte, à vouloir ouvrir une nouvelle frontière pétrolière dans une zone qui abrite des espèces menacées".

        

    "Dans un contexte politique incertain au Brésil et face aux menaces qui pèsent sur l'environnement en Guyane, Greenpeace appelle à protéger durablement le récif et les régions alentours", a ajouté l'ONG.

    BFM.TV


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  • Les émissions de CO2 ont augmenté de plus de 2% en 2018

    Si l'on en croit le bilan annuel du programme scientifique international Global Carbon Project, que s'est procuré franceinfo, les émissions de CO2 continuent d'augmenter dans le monde malgré les promesses faites lors de la signature de l'Accord de Paris.

    Les émissions de CO2 à la hausse de plus de 2% cette année encore : c'est ce que confirme une étude internationale du Global Carbon project, rendue publique aujourd'hui par un consorsium de chercheurs à la COP 24 à Katowice en Pologne. Pour les scientifiques la croissance économique n’est pas encore assez décarbonée.

    Chine, Inde et Etats-Unis principaux responsables

    C'est encore pire que l'an dernier, où les scientifiques avaient annoncé une hausse des émissions de CO2 de 1,6%. Cette fois c'est autour de 2,7%. Les principaux pays responsables de cette hausse sont la Chine et l'Inde qui consomment de plus en plus de charbon, de pétrole et de gaz, comme aux Etats-Unis. De là à y voir un effet de la politique de Donald Trump, Philippe Ciais, directeur de recherche au laboratoire des sciences du climat et de l'environnement de Paris reste prudent. "Il faut attendre un peu avant de voir si c’est un effet d’une politique économique", explique-t-il.

    "L’hiver 2017 a été très froid et l’été 2018 très chaud aux Etats-Unis ce qui a tiré la consommation d’énergie vers le haut", Philippe Ciais à franceinfo.

    Si les émissions européennes baissent très légèrement de 0,02% en 2018, des incertitudes subsistent sur le niveau des émissions françaises. En effet, la consommation française de carburants aurait légèrement baissé fin 2018, et donc avec elle le niveau de CO2, toutefois sans rivaliser avec l'effort britannique. "La diminution la plus remarquable est celle du Royaume-Uni, souligne Philippe Ciais, qui a réduit l’utilisation du charbon de près de 30% par an ces cinq dernières années."

    Après avoir stagné pendant trois ans, les émissions de CO2 augmentent donc pour la deuxième année consécutive alors que les climatologues estiment qu'il nous reste deux ans à peine pour les stopper et les diviser par deux d'ici 2030. "La croissance économique n’est pas assez décarbonée. On continue à avoir besoin des énergies fossiles pour notre croissance économique notamment en Chine et en Inde", conclut le chercheur.

    À l'occasion de la COP 24, retrouvez toutes les émissions et les chroniques sur le changement climatique, par les antennes de Radio France. Quel est l'impact du réchauffement climatique sur l'environnement ? Quels dangers, quelles solutions ? À retrouver sur iTunes, sur Deezer et sur le fil RSS.

    franceinfo


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  • la COP 24 s'est ouverte en Pologne, et l'ambiance n'est pas à l'optimisme

    © Janek SKARZYNSKI / AFP Climat : la COP 24 s'est ouverte en Pologne

    Les 200 Etats participants à la conférence mondiale sur le climat ont deux semaines pour parvenir à un accord. Selon les experts, il nous reste 10 ans avant qu'il ne soit trop tard.

    L'année 2018 devrait figurer au quatrième rang des plus chaudes jamais enregistrées, a alerté jeudi l'Organisation météorologique mondiale (OMM), membre de l'ONU. Et l'ambition de limiter le réchauffement climatique à 2°C d'ici 2100, formalisée par les Etats du monde lors de l'accord de Paris sur le climat en 2015, s'éloigne d'année en année. Mais les mises en garde successives des scientifiques suffiront-elles à faire bouger les lignes ? Des représentants de quelque 200 pays vont tenter, à partir de

    dimanche et durant deux semaines, lors de la COP 24 en Pologne, de donner du souffle à la politique environnementale mondiale. Et pour l'heure, les signaux n'incitent pas à l'optimisme. 

    "Nous avons seulement une décennie". Désastres météo, incidence sur la santé ou les rendements agricoles... "La science montre clairement que nous avons seulement une décennie pour juguler les émissions de gaz à effet de serre", souligne Johan Rockströem, expert climat au Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK). Selon le rapport du Giec, le groupe d'experts mondial sur le climat, les engagements politiques actuels mèneraient à une hausse d'au moins 3°C d'ici 2100. Alors que la planète a déjà gagné 1°C, il faudrait, pour rester sous 1,5°C d'ici 2030 et ainsi tenir l'objectif, que les émissions de CO2 soient réduites de près de 50% par rapport à 2010.

    Pendant ces deux semaines de COP24, les Etats devront accepter de revoir à la hausse leurs objectifs pour transformer leur système de transports, leurs agriculture, pour aussi construire des bâtiments moins gourmands en énergie. Ils devront aussi définir des règles de transparence, c'est à dire la façon dont ils devront rendre compte de leurs actions. "Les COP, s'il n'y a pas d'engagements forts, ne servent à rien. On en est à la 24e et on voit bien le peu d'avancées, quasiment rien ne s'est passé", déplore Jean-François Julliard, de Greenpeace, au micro d'Europe 1. Selon lui, les efforts des différents Etats doivent tripler si l'on veut éviter la catastrophe. 

    Pour l'Afrique, quelles que soient les péripéties de la géopolitique, nous n'avons pas le choix

    Le Brésil et les Etats-Unis freinent des quatre fers. Il faudra aussi convaincre plusieurs pays - dont la Pologne, le pays hôte - de sortir progressivement du charbon, l'énergie la plus polluante. En leur expliquant qu'en prenant des décisions dès maintenant, la transition pourra se faire en douceur sans mettre sur le carreau des milliers de salariés qui travaillent dans le secteur du charbon. Les membres du G20, à l'exception des États-Unis, ont certes réaffirmé samedi leur soutien à l'accord de Paris. Malgré tout, "on ne peut pas dire que les vents soient très porteurs", estime Michel Colombier, directeur scientifique de l'IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), en référence au contexte géopolitique. Ainsi, Donald Trump a répété au G20 son rejet de l'accord de Paris et le futur président brésilien Jair Bolsonaro, a évoqué une sortie de son pays également du pacte climatique.

    "Les étoiles ne sont plus alignées, manifestement", déplore Seyni Nafo, porte-parole du groupe Afrique à la COP. Qui rappelle : "pour l'Afrique, quelles que soient les péripéties de la géopolitique, nous n'avons pas le choix. Nous ressentons les impacts du changement climatique tous les jours".

    Le vrai rendez-vous attendu pour 2019 ? Le sommet de lundi à Katowice, ville hôte de la COP, où seuls une vingtaine de dirigeants sont confirmés, dont les Premiers ministres néerlandais et espagnol ou les présidents du Nigeria et du Botswana, pourrait donner un signe des intentions du reste du monde. Mais les observateurs craignent que la plupart des États, encouragés à réviser leurs engagements pour 2020, attendent un autre sommet convoqué par le secrétaire général de l'ONU en septembre 2019 à New York pour afficher leurs objectifs.*

    Europe 1

    Toutes ces COP ne servent à rien !


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  • Découverte de structures « construites » par des termites aussi vastes que la Grande-Bretagne

    Découverte de structures « construites » par des termites aussi vastes que la Grande-Bretagne

    L’œuvre, qui a commencé il y a près de quatre mille ans, a été découverte dans le nord-est du Brésil. Le bâtisseur est un termite dont la taille ne dépasse pas 1,3 cm.

     

    Ils se dressent, mystérieux, sur une étendue de 230 000 km2 dans le nord-est du Brésil, dans une région encore épargnée par l’agriculture intensive. Deux cents millions de monticules de terre d’environ 2,5 m de haut, fruit du travail patient d’une colonie de termites depuis près de quatre mille ans, ont été découverts par une équipe de biologistes britanniques et brésiliens.

    Il s’agit de « la plus grande structure construite par une seule espèce d’insecte jamais découverte à ce jour », selon les chercheurs, qui ont publié lundi 19 novembre les résultats de leur étude dans la revue scientifique Current Biology.

    4 000 pyramides de Gizeh

    Au total, les termites ont déplacé 10 millions de kilomètres cubes de terre – l’équivalent de 4 000 pyramides de Gizeh –, répartis sur la superficie de la Grande-Bretagne… ou la moitié de celle de la France métropolitaine.

    Le tout a été accompli depuis l’époque de l’Egypte ancienne par une espèce de termites appelée Syntermes dirus, dont la taille ne dépasse pas 1,3 cm. Pour obtenir cette datation, les chercheurs ont prélevé de la terre sur 11 murundus – le nom que les habitants donnent à ces monticules –, et recouru à une technique permettant de déterminer la dernière exposition au soleil des échantillons. Résultat : le plus jeune avait 690 ans et le plus vieux… 3 820 ans. Une ancienneté cependant comparable à des termitières étudiées en 2015 par un autre groupe de chercheurs.

    Mais à la différence de ces dernières, ces structures brésiliennes ne sont pas des nids (à la forme caractéristique de cheminée, utilisée pour aérer les espaces de vie sous terre) : elles sont formées par les éjections des tunnels creusés par les insectes pour relier leurs nids aux zones de nourriture. « Ce sont juste des tas de gravats », explique Roy Fanch, l’un des chercheurs, au magazine américain The Atlantic.

    Google Earth et déforestation

    Cet impressionnant chantier était longtemps resté dissimulé par la végétation de cette région semi-aride. Mais les récents effets de la déforestation en ont mis au jour les contours. Au point que Roy Fanch est parvenu à estimer l’étendue de ces monticules – d’un diamètre de 9 m environ – en utilisant des images satellites. « Avant, on voyait juste du vert et du marron. Mais depuis environ huit ans, Google Earth a amélioré la qualité de ses images et j’ai pu reconnaître sur les photos satellites les monticules que j’avais vus depuis la terre ferme »,explique-t-il à The Atlantic.

    Jusqu’à il y a quelques années, cet espace avait été peu façonné par l’homme. Il y a bien quelques villes et villages ici et là, sur les 230 000 km2 que recouvrent les murundus. Mais la terre du nord-est du Brésil, semi-aride, est peu propice à l’agriculture, laissant de vastes étendues inhabitées autour des constructions des termites.

    Cette cohabitation pacifique arrive peut-être à son terme.

    La déforestation de ces terres, pourtant peu arables, lentement amorcée il y a quelques années, risque de s’accélérer sous le mandat de Jair Bolsonaro, élu à la tête du Brésil le 28 octobre. Pendant la campagne électorale, il avait promis d’en finir avec l’« activisme écologiste chiite » (dans son vocabulaire, « chiite », vidé de son sens religieux, est synonyme de radicalisme), en allégeant notamment les procédures pour délivrer des permis miniers et forestiers.

    Le Monde.fr


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  • Canada : 250 000 litres de pétrole accidentellement déversés dans la mer

    Le déversement s'est produit après "une perte de pression sur une conduite sous-marine" reliant la plateforme South White Rose et le pétrolier Sea Rose du groupe Husky Energy.

    Un avion de surveillance et six navires ont été dépêchés lundi au large de la côte Est du Canada après le rejet accidentel vendredi de 250.000 litres de pétrole sur le site d'une plateforme de forage, ont indiqué les autorités canadiennes. Le déversement s'est produit après "une perte de pression sur une conduite sous-marine" reliant la plateforme South White Rose et le pétrolier Sea Rose du groupe Husky Energy, à 350 km au sud-est de Saint-Jean de Terre-Neuve, selon un communiqué du régulateur gouvernemental de l'industrie.

    "Aucun signe visible d'éclat" à la surface de l'océan, autrement dit de marée noire, n'a été constaté lundi par un avion qui a survolé la zone, a indiqué dans une série de tweets le régulateur du secteur, l'Office Canada-Terre-Neuve des hydrocarbures extra-côtiers (CNLOPB). Les observations aériennes et marines "indiquent que le pétrole se disperse" et que depuis l'accident de vendredi, "aucune nouvelle trace d'hydrocarbure n'a été détectée à la surface de l'eau", a déclaré lundi soir à l'AFP le groupe canadien Husky Energy qui exploite la plateforme. Cinq oiseaux de mer "mazoutés" ont été repérés et "un centre de désintoxication" pour animaux a été constitué, a précisé Husky Energy.

    Un sous-marin a été déployé

    Un mini sous-marin télécommandé a été déployé lundi pour réaliser une inspection de la conduite reliant la plateforme et le pétrolier, les images transmises devant être examinées par des inspecteurs du régulateur de l'industrie. L'accident s'est produit en pleine tempête et avait entraîné un arrêt de la production des quatre plateformes de forage au large de Terre-Neuve. La production a repris lundi sur l'une de ces plateformes, Hebron, du groupe ExxonMobil.

    Paris Match

    Pauvre mer, pauvres poissons, pauvres oiseaux


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  •  " J'ai eu des brûlures sur le front, qui commencent à faire des cloques, et des brûlures à la main en essayant de sauver le chat et quelques photos. Mais je n'ai pu sauver ni le chat ni les photos ", raconte, résigné, Terra Heine, un résident de Paradise.

    La Californie n'en finit plus de se consumer

    « Dévastation, dévastation totale ». Mark Nees, un pompier arrivé la veille de l’Oregon voisin, résume la situation en Californie, ravagée par l’incendie le plus destructeur jamais vu dans l’Etat américain, qui a fait 23 morts et détruit des milliers de maisons. Poteaux rongés par les flammes, carcasses de voitures aux vitres fondues, chat errant au pelage couvert de suie… Paradise, qui n’a jamais aussi mal porté son nom, a des allures de ville-fantôme. C’est là que 19 des 23 victimes ont été découvertes.

    « C’est vraiment incroyable. Nous sommes intervenus sur de nombreux feux au fil des ans, mais personnellement c’est ce que j’ai vu de pire », assure à l’AFP ce chef d’équipe, qui s’apprête à ratisser une zone touchée par le feu pour la sécuriser.

    Dans le centre-ville comme en périphérie, de nombreuses maisons - essentiellement construites en bois en Californie -, il ne reste plus rien que des débris calcinés, et parfois une cheminée de brique se dressant vers le ciel. Certains bâtiments ont été étrangement épargnés, comme un garage, presque intact, entouré d’une clôture en plastique blanc fondue par la chaleur.

    Les 27.000 habitants de Paradise ont été évacués

    Camions rouges et combinaisons jaunes, les pompiers sont, avec les pick-up bleus des ouvriers de la compagnie d’électricité, les seules touches de couleur dans ces fumerolles et cendres grises : les 27.000 habitants de Paradise ont été évacués en catastrophe jeudi, certains échappant de peu aux flammes.

    D’autres n’ont pas eu cette chance. Samedi, des sauveteurs ont découvert les restes de « plusieurs » personnes dans les vestiges de maisons calcinées, qui ont été placés dans un corbillard noir. Avant cette découverte, le bilan des incendies qui ravagent actuellement la Californie était d’au moins neuf morts, tous également découverts à Paradise.

    Les habitants étaient toujours maintenus à l’écart samedi, état d’urgence oblige, explique un policier. Malgré les protestations des résidents qui veulent tenter de retrouver un proche, un animal ou simplement savoir si leur maison est toujours debout, des dizaines de véhicules sont ainsi contraints de rebrousser chemin. D’autres évacués attendent dans l’angoisse près du barrage de police. A l’instar de Katie McCrary, vieille dame modeste, sans téléphone portable, qui reste sans nouvelles de ses fils et petits-enfants.

    Des endroits qui n’ont pas brûlé encore en danger à cause du vent

    L’incendie, qui a déjà consumé plus de 400 kilomètres carrés de broussailles et de forêts, s’est déplacé et continuait de faire rage samedi. Il n’était contenu qu’à 20 %.

    Mais ce qui reste de Paradise n’est pas pour autant à l’abri. « C’est encore très tôt », explique Mark Nees. « On prévoit un épisode de vent à partir de ce (samedi) soir jusqu’à lundi matin, avec de nouveau un drapeau rouge pour le risque d’incendie ».

    « En ville, il y a des endroits qui n’ont pas brûlé et où de nouveaux feux pourraient se déclarer si le vent projette des braises », souligne-t-il, avant de se mettre à la tâche. Lui et ses hommes veulent faire tout leur possible pour « que les choses ne s’aggravent pas, en espérant que les gens puissent revenir s’installer un jour ».

    20 Minutes

    Je pense aussi à tous les animaux qui ont dû mourir brûlés vifs dans d'atroces souffrances.


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  • Depuis trois ans, Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle (Corrèze) s'est engagé dans le zéro pesticide.

    À Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, en Corrèze, il n'y a que 44 habitants, mais tous ont décidé d'être des citoyens responsables. Pas de cantonnier, mais surtout, pas de pesticides. Alors, même le maire désherbe régulièrement les rues du village. "Notre destin il est dans nos mains et donc il faut travailler. Et les herbes n'attendent pas notre repos, elles sont là et il faut travailler", estime Jean-Michel Teulière, maire de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle.

    Un environnement plus sain et plus joli
    En 2014, trois ans avant que la loi l'y oblige, le conseil municipal a renoncé à l'usage de tous produits phytosanitaires à l'unanimité dans cette commune très rurale. Mieux encore : les villageois ont totalement changé la vie du cimetière. Et ils ont tout fait. Les jeunes et les moins jeunes. Ils ont terrassé, construit des murets, planté, ensemencé, là où il n'y avait que du gravier. Tous, bénévolement, pour un environnement plus sain et plus joli.

     

    Ecoutez bien le médecin vers la fin !

    Trouvé chez : http://claude-lepenseur.eklablog.com/recent/2

    Son blog fort intéressant : Positive atttitude


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  • Venise inondée, l'Italie à l'arrêt : au moins 9 morts dans les intempéries

    Le bilan est lourd. Les intempéries qui frappent l'Italie depuis dimanche ont fait neuf morts, a annoncé la protection civile, tandis que de nombreuses écoles dans tout le pays restaient fermées mardi.

    Outre les cinq victimes recensées dans le courant de la journée de lundi, un homme a été tué en Vénétie (nord-est) par la chute d'un arbre, de même qu'un pompier dans le Haut Adige (nord), engagé dans des opérations de secours. Une femme a été tuée par une coulée de boue et de rochers dans sa maison dans le Trentin (nord), ont précisé les autorités.

    Un autre homme a par ailleurs été tué lundi après-midi alors qu'il faisait du kitesurf près de Cattolica, sur la côte adriatique, une rafale de vent l'ayant projeté sur les rochers, selon la presse locale.

    Les pompiers ont effectué plus de 7.000 interventions

    Un homme est également porté disparu en mer face à la Calabre, son voilier ayant été retrouvé lundi sur les rochers de la côte sans personne à bord alors qu'un corps avait été vu en mer mais n'avait pu être récupéré en raison de la tempête.

    Selon les médias italiens, il y a également environ 170 personnes - touristes et employés des hôtels - bloquées au Col du Stelvio, à la frontière entre l'Italie et la Suisse, à plus de 2.700 mètres d'altitude, en raison de très fortes chutes de neige atteignant 1,5 m de haut. Dans le Frioul-Vénétie julienne (dans le nord-est du pays), 23.000 personnes sont sans électricité et de nombreuses routes sont impraticables, ont indiqué les autorités locales.

    Depuis le début de cette vague de mauvais temps, les pompiers italiens ont effectué environ 7.000 interventions dans tout le pays, selon l'agence AGI. Les fortes pluies accompagnées de vents qui ont atteint jusqu'à 180 km/h dans certaines régions d'Italie ont entraîné aussi de graves perturbations dans la circulation.

    A Gênes, l'aéroport sera fermé mardi jusqu'à 13 heures GMT (14 heures, heure de Paris) les pistes étant impraticables en raison des détritus apportés par la pluie, le vent et la marée. Les écoles de la ville seront fermées toute la journée, de même qu'à Rome et de nombreuses autres municipalités italiennes.

    La circulation était quant à elle toujours fortement perturbée mardi dans la capitale italienne, de nombreux arbres tombés bloquant encore des rues proches du centre de la ville.

    L'OBS


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  • Intempéries: la Corse passe en vigilance rouge

    Météo France a placé ce lundi midi la Haute-Corse et la Corse-du-Sud en vigilance rouge pour vent violent. Les deux départements sont toujours en vigilance orange pour pluie-inondation et orages.

    La prudence est de mise en Corse. L'Ile de Beauté est touchée depuis ce lundi matin par de fortes rafales de vent et des orages violents. Ces phénomènes se sont intensifiés au fil des heures, poussant Météo France à reconsidérer sa vigilance.

    La Haute-Corse et la Corse-du-Sud sont désormais placées en vigilance rouge pour vent violent. Elles sont toujours en vigilance orange pour pluie-inondation et orages. Il est conseillé de rester chez soi et de prévenir ses proches en cas de déplacement obligatoire.

    Avis de tempête

    Entre 50 et 130 mm de pluie sont déjà tombés ces dernières heures sur l'est de l'île, et des vents à plus de 100 km/h ont été recensés sur le Cap Corse. Les rafales de vents pourraient atteindre les 130 km/h dans les heures à venir, principalement sur la façade est et sur le nord de l'île. Le Cap Corse pourrait même être frappé par des vents à 160 km/h. Météo France signale un "avis de tempête très violente".


    "Des phénomènes de trombe et de tornade sont possibles" avertit Météo France. Une tornade a par ailleurs été observée vers Porto-Vecchio. Des chutes de grêles accompagnent les orages dans certains secteurs. Soyez très vigilants, certains arbres pourraient tomber.

     

     28 départements en vigilance orange

    Dans le reste du territoire, 28 départements sont désormais placés en vigilance orange. L'Ain (01), Allier (03), Ardèche (07), Ardennes (08), Aube (10), Aveyron (12), Cantal (15), Cher (18), Corrèze (19) Côte-d'Or (21), Creuse (23), Drôme (26), Isère (38), Loire (42), Haute-Loire (43), Loiret (45), Lozère (48), Marne (51), Haute-Marne (52), Nièvre (58), Puy-de-Dôme (63), Rhône (69), Saône-et-Loire (71) Seine-et-Marne, Yonne (89) et Tarn (81) sont en vigilance orange neige-verglas.


    Les Alpes-Maritimes (06) et le Var (83) sont toujours en vigilance orange orages et pluie-inondation.

    BFM.TV


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  • Un maraîcher s'entoure de chats pour continuer à cultiver bio

    Un ex-informaticien devenu maraîcher a eu recours à un bataillon de félins pour protéger ses cultures des rongeurs et ainsi se maintenir en agriculture biologique.

     

    Un maraîcher bio a eu recours à une méthode peu orthodoxe pour faire fuir les rongeurs qui disséminaient ses cultures. Jean-Pierre Demailly, un maraîcher basé dans la Somme s'est entouré de chats pour se débarrasser des nuisibles.

    Le producteur est installé sur d'anciennes terres de maraîchage, aux Hardines à Ham, un lieu propice à la culture grâce à ses sols humides. Mais ces terres particulièrement fertiles, et longtemps laissées en jachère, attirent également des hordes de rongeurs. Le cultivateur en était infesté et les dégâts étaient importants. «Ils peuvent manger les trois quarts des choux-raves par exemple», indique le paysan. Comme il est en culture biologique, il ne peut utiliser aucun produit chimique. «J'ai essayé des solutions mécaniques comme la pose de pièges ou de petites cages mais sans grand succès. Une situation devenue presque intenable», souligne Jean-Pierre Demailly qui produit 35 variétés de légumes directement aux consommateurs.

    Au cours d'une vente, il a ainsi évoqué ses problèmes avec ses clients, dont certains travaillent pour Saint-Quentin félin, un refuge pour chats errants. Au cours de cette discussion, les membres de l'association proposent de lui apporter des chats peu domestiqués recueillis dans la rue pour qu'ils viennent chasser sur ses terres.

     

    En Chine, le chat, animal protecteur des stocks agricoles

    Et la solution a porté ses fruits. Celui qui a auparavant été ingénieur informaticien pendant 30 ans explique qu'il a déjà moins de pertes. Les félins sont difficiles à approcher et le producteur les voit peu, en revanche il a retrouvé quelques cadavres de rongeurs, des mulots, rats, une pie et même une canette! Il est encore un peu tôt pour savoir si cette initiative a permis au maraîcher de sauver ses cultures mais les premiers trophées des félins sont porteurs d'espoirs!

    Le producteur alimente également les chats et leur a établi un abri mais il ne peut pas les domestiquer -c'est pour cette raison que l'association ne les a pas confiés à des familles. Chez Jean-Pierre Demailly, ils sont installés sur les 15.000 mètres carrés de terres cultivées, elles-mêmes situées au milieu de 32 hectares de bois et de champs. Sur ces terres, l'ex-informaticien est le seul maraîcher professionnel, depuis que ses prédécesseurs - qui étaient bio avant l'heure avec l'utilisation de la vase des canaux pour éviter les produits phytosanitaires - ont déserté les lieux depuis les années 1970.

    Si aujourd'hui la méthode de Jean-Pierre Demailly pour protéger ses cultures peut paraître atypique, elle n'est pas pour autant inédite. Dans le parc d'attractions Disneyland de Los Angeles, 200 chats font la chasse aux souris une fois les visiteurs partis! En chine, les chats auraient été utilisés comme animal protecteur des stocks agricoles, comme en attestent les vestiges d'un village agricole de Quanhucun qui indiquent qu'ils se nourrissaient de rongeurs et de millet. À l'heure où l'on traque les alternatives aux pesticides, cette méthode ancestrale pourrait ainsi faire son retour. 

    Le Figaro.fr


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