• L’ANGLETERRE ET LE COMMUNAUTARISME MUSULMAN

     

    LIEN de l'article : https://benillouche.blogspot.com/2019/01/var-gaq-gaq-gaq_24.html


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  • Khashoggi: un "meurtre planifié et perpétré" par des représentants de l'Etat saoudien

    La rapporteure spéciale de l'ONU affirme détenir des preuves que le meurtre du journaliste saoudien avait été "planifié" par des représentant de l'Etat d'Arabie Saoudite.

    La rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires a affirmé jeudi détenir des "preuves" montrant que le "meurtre" du journaliste saoudien Jamal Khashoggi avait été "planifié et perpétré par des représentants de l'Etat d'Arabie saoudite".

    Dans un communiqué, Agnès Callamard, de retour d'une mission en Turquie pour faire la lumière sur la mort le 2 octobre 2018 de l'éditorialiste au consulat saoudien d'Istanbul, a souligné que ce "meurtre" était "prémédité" et constituait "la violation la plus grave du droit le plus fondamental de tous, le droit à la vie".

    Elle a également dénoncé l'utilisation de l'"immunité" diplomatique pour commettre un meurtre en toute "impunité".

    "Les preuves recueillies au cours de ma mission en Turquie montrent (...) que Jamal Khashoggi a été victime d'un meurtre brutal et prémédité, planifié et perpétré par des représentants de l'Etat de l'Arabie saoudite", a affirmé Agnès Callamard, citée dans le communiqué.

    Plus de quatre mois après sa mort, le corps du journaliste, qui écrivait notamment pour le "Washington Post", n'a toujours pas été retrouvé.

    Son assassinat a plongé l'Arabie saoudite dans une grave crise diplomatique et a nettement terni la réputation du prince héritier Mohammed ben Salmane qui est accusé par des responsables américains et turcs d'avoir commandité le meurtre.

    Ryad a toutefois imputé ce meurtre à des éléments "incontrôlés". Le procès de 11 suspects s'est ouvert début janvier en Arabie saoudite et le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d'entre eux.

    L'OBS

    5 types condamnés à mort pour avoir obéi au prince héritier. ce n'est vraiment pas juste !


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  • Tunisie : prison à vie pour sept accusés des attentats du Bardo et de Sousse

    © AFP/Fethi Belaid Tunis (Tunisie), le 18 mars 2015. Des forces de sécurité interviennent au musée du Bardo

     

    Ces deux attaques commises en 2015 ont fait plus de soixante morts.

    De la prison à vie, mais pas de peine de mort. La justice tunisienne a condamné ce samedi sept accusés à la prison à perpétuité dans les procès des attentats du Bardo et de Sousse, commis en 2015. D'autres accusés ont été condamnés à des peines allant de 6 mois à 16 ans de prison ; 27 autres accusés ont bénéficié d'un acquittement ; aucune condamnation à mort n'a été prononcée. Le parquet a fait appel.

    22 morts dans l’attentat du Bardo.

    Pour le procès de l'attaque contre le musée du Bardo, trois accusés ont été condamnés à la prison à vie pour «homicide volontaire», «participation dans un homicide volontaire», et «agression visant le changement de l'aspect civil de l'Etat». Dans ce même procès, des peines d'emprisonnement allant d’un an à 16 ans ont été prononcées ; une dizaine d'accusés ont été acquittés. Au total 25 accusés ont été poursuivis dans le cadre de l'attentat contre le musée du Bardo. L'attaque a fait 22 morts le 18 mars 2015 : un agent de sécurité tunisien et 21 touristes parmi lesquels, 4 Français, 4 Italiens, 3 Japonaises et 2 Espagnols.

    Près de 40 victimes à Sousse.

    Dans l'affaire de l'attaque contre un hôtel à Sousse, quatre accusés ont été condamnés à la prison à vie pour «homicide volontaire» , «participation dans un homicide volontaire» et «agression visant le changement de l'aspect civil de l'Etat». Cinq accusés ont été condamnés à des peines variant entre 6 mois de prison et 6 ans. Dix-sept accusés ont été acquittés. Au total 26 personnes ont été poursuivies dans cette affaire, 18 alors qu’elles étaient en détention et 8 en liberté. Près de quarante personnes sont décédées dans cet attentat où un assaillant a abattu des touristes sur la plage avant de pénétrer dans un hôtel où il a utilisé grenades et kalachnikov avant d’être abattu.

    Le groupe de l’Etat islamique comme donneur d’ordres.

    Les dépositions des accusés ont mis en évidence d'importants liens entre les deux attentats, tous deux revendiqués par le groupe djihadiste de l’Etat islamique (EI, ou Daech). Certains accusés désignent un même homme, Chamseddine Sandi, comme le cerveau. Il aurait été abattu en 2016 dans un raid américain en Libye. Dans l’attaque du Bardo, un des accusés, Mahmoud Kechouri, a affirmé avoir préparé des plans et gardé des téléphones à la demande de Chamseddine Sandi. Cet ouvrier de 33 ans a justifié son aide «comme un devoir pour participer à l'émergence du califat» autoproclamé par l'EI en 2014.

    La déception des parties civiles.

    Rares sont les dépositions à avoir véritablement apporté un réel éclairage sur les faits. Nombre d'accusés ont été uniquement poursuivis pour avoir été en contact avec d'autres suspects en fuite par l’intermédiaire d’une application de messagerie. «La motivation intime des accusés ne semble pas intéresser le tribunal. Les débats sur les faits sont restés très courts», a déploré un des avocats des victimes françaises.

    Le Parisien


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  • En Arabie Saoudite, une application pour contrôler les déplacements des femmes

    Chaque année, plus de mille femmes fuient l'Arabie Saoudite en quête de liberté, mais elles sont nombreuses à se retrouver bloquées à la frontière à cause d'un système de surveillance mis en place par le gouvernement.

    Sur leur smartphone, les hommes utilisent l'application Absher (qui veut dire «le prédicateur» en arabe) pour des tâches administratives de base, comme payer des amendes ou renouveler un permis de conduire, mais aussi pour surveiller les femmes qui sont sous leur tutelle.

     

    En effet, les Saoudiennes ont besoin de l'autorisation d'un tuteur (leur père, leur mari ou leur frère) pour voyager, et via Absher, les hommes peuvent accorder ou révoquer leur permission en quelques clics. L'application notifie immédiatement les autorités et une femme qui présente son passeport à l'aéroport sera empêchée de prendre l'avion si son tuteur en a décidé ainsi. C'est pourquoi de nombreuses Saoudiennes qui tentent de fuir leur famille le font pendant des vacances à l'étranger, où les autorités locales n'obéissent pas aux interdictions de déplacement promulguées par les tuteurs.

    L'application donne aussi la possibilité aux hommes de recevoir des alertes SMS lorsqu'une de leurs proches montre son passeport à la frontière ou dans un aéroport. Le ministère de l'intérieur saoudien envoie alors directement un message via l'application. Le site Business Insider a obtenu plusieurs captures d'écran de ces messages, qui étaient obligatoires de 2012 à 2014. Un mari dont la femme voyage recevra un texto de ce genre: «Sarah, numéro ***7698, a quitté l'aéroport King Abdulaziz le 12-11-2012.»

    Afin de s'échapper sans être traquées, certaines femmes volent le téléphone de leur tuteur, changent les mots de passe et se donnent des autorisations de voyager. Mais ce n'est pas une solution idéale car le tuteur peut s'en rendre compte très vite s'il vérifie régulièrement les paramètres de son application. D'autres femmes ont déjà essayé de changer le numéro de téléphone d'alerte afin que les SMS de traque soient envoyées à elles plutôt qu'à leurs pères, frères ou maris.

    Dans de nombreux cas, les familles retrouvent les fugitives, mais depuis quelques années, des réseaux d'entraide se sont développés, et des femmes qui ont fui le pays aident celles qui souhaitent aussi refaire leur vie hors d'Arabie Saoudite.

    Slate.fr


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    Ben Ali réapparaît à l'occasion du mariage de sa fille

    Le dictateur tunisien déchu se fait très rare depuis sa fuite en Arabie Saoudite en 2011. Il a refait surface une semaine avant l'anniversaire de la révolution du 14 janvier.

    Tous les samedis, chronique de la vie quotidienne, sociale et culturelle dans les pays arabes.

    Les commentaires moqueurs des Tunisiens se multiplient sur le physique et l’état de santé de leur ex-président depuis la diffusion de deux photos. Lundi 7 janvier, soit une semaine avant la huitième commémoration de la révolution du 14 janvier 2011, Zine el-Abidine Ben Ali âgé de 82 ans est réapparu pour la troisième fois seulement depuis sa fuite en Arabie Saoudite.

    C’est à l’occasion du mariage de sa fille aînée Nesrine avec le rappeur K2Rhym qu’on voit Ben Ali poser sur une photo postée sur le compte Instagram de son gendre, à côté des deux époux et de sa femme Leila Trabelsi. La photo est publiée avec le message suivant : «La famille… là où la vie commence, et où l’amour ne s’épuise jamais.»

    Cette réapparition surprise de l’ancien couple présidentiel met fin aux rumeurs persistantes depuis 2011 sur sa mort dans sa résidence de Riyad ou encore le départ de sa femme Leila Trabelsi, accusée régulièrement d’être à l’origine de la révolution à force de corruption. Sur cette photo, massivement relayée sur Facebook, Twitter et Instagram, les Tunisiens pointent du doigt les traits tirés de l’ex-président, qu’ils trouvent «affaibli» et «vieillissant», ainsi que la perte de ses dents.

    Sur une deuxième photo publiée cette fois-ci sur le compte Instagram de Nesrine Ben Ali, on voit l’ancien président tunisien serrer la main de son gendre, avec la précision de la localisation à Djedda en Arabie Saoudite, le lieu d’exil des Ben Ali. De quoi couper court aux rumeurs sur leurs déplacements.

    Ben Ali réapparaît à l'occasion du mariage de sa fille

     

    Le couple a fui à Djedda, après la condamnation de Ben Ali à la perpétuité le 13 juin 2012 pour son rôle dans la sanglante répression de la révolution. Une demande d’extradition avait été adressée aux autorités saoudiennes qui n’ont pas donné suite. Un sujet qui n’a d’ailleurs pas été abordé lors de la visite du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane en Tunisie, en novembre dernier.

    L’ancien couple présidentiel est jusqu’à présent épargné en Arabie Saoudite, à condition de rester discret. Les deux dernières apparitions de Ben Ali remontent à 2017 et 2013. En 2017, il avait refait parler de lui avec une photo prise lors des fiançailles d’une de ses filles. En 2013 c’est une photo de lui en pyjama rayé qui avait beaucoup circulé via le compte Instagram de son fils.

    Pour rappel, le Conseil de l’Union européenne devrait statuer, fin janvier, sur la poursuite ou non du gel des avoirs des Ben Ali-Trabelsi.

    Libération


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  • Égypte : un démineur tué par une bombe devant une église copte

    © Mohamed el-Shahed, AFP Les forces de sécurité montent la garde à proximité du site de l'explosion.

    Un policier spécialisé dans les explosifs a été tué samedi soir au Caire en tentant de désamorcer une bombe posée devant une église copte. Cette communauté chrétienne est régulièrement prise pour cible par les extrémistes.

    L'attaque intervient à deux jours du Noël chrétien copte orthodoxe. Un démineur de la police a été tué samedi 5 janvier en tant de désamorcer un engin explosif repéré devant une église copte de la capitale égyptienne.

    Deux autres policiers ont également été blessés dans l'explosion survenue devant l'église al-Azraa Wa Abou Sifin (la Vierge et Mercure de Césarée), à Nasr City en périphérie du Caire.

    L'engin était placé à l'intérieur d'un sac que les policiers ont inspecté, ont expliquéles sources de sécurité. Le policier tué, Moustafa Abid, était un commandant spécialisé dans le déminage.

    Peu avant minuit, un important dispositif de sécurité empêchait tout accès aux abords de l'église, ont constaté des journalistes de l'AFP.

    Une sécurité renforcée avant le Noël copte

    Ces dernières semaines, les forces de sécurité avaient annoncé un renforcement du dispositif de sécurité au Caire à l'occasion des fêtes de fin d'années et des célébrations de Noël.

    L'Egypte affronte des mouvements extrémistes, dont le groupe jihadiste État islamique (EI), en particulier depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

    La communauté copte, estimée à 10% de la population égyptienne d'environ 100 millions d'habitants, est régulièrement la cible d'attaques.

    Le déminage meurtrier de samedi intervient aussi la veille de l'inauguration en grande pompe, par le président Abdel Fattah al-Sissi, de la cathédrale de la Nativité, présentée comme la plus grande du Proche-Orient et tout juste construite dans la future capitale administrative égyptienne, à 45 km à l'est du Caire.

     

    À la tête de l'Égypte depuis 2014, un an après le renversement du pouvoir des frères musulmans, Abdel Fattah al-Sissi se présente souvent comme un défenseur des chrétiens face aux extrémistes. Mais certains analystes et activistes reprochent toujours à l'Etat de discriminer et de ne pas suffisamment protéger les Coptes.

    Plus d'une centaine de personnes ont été tuées dans des attaques contre des chrétiens depuis fin 2016. La dernière en date remonte à novembre 2018 lorsque des assaillants avaient ouvert le feu sur un bus transportant des fidèles chrétiens, tuant sept personnes et en blessant sept autres. L'attentat avait été revendiqué par l'EI, près d'un an après sa dernière attaque ciblant les Coptes.

    En février 2018, l'Égypte a lancé une vaste opération contre le groupe État islamqiue, dont la branche locale est basée au Sinaï (est). Environ 500 jihadistes présumés ont été tués depuis cette date, selon les chiffres officiels.

    Les Coptes ne sont pas les seules cibles des mouvements extrémistes. Des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans des attaques. Par ailleurs, des attentats visent aussi des touristes.

    La semaine dernière, trois touristes vietnamiens et leur guide égyptien ont été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur bus près des pyramides de Guizeh, en périphérie sud-ouest de la capitale égyptienne. Il s'agissait de la première attaque contre des touristes en Egypte depuis juillet 2017.

    FRANCE 24


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  • Vers un retour en grâce de Bachar al-Assad auprès des dirigeants arabes

    Honni par les Occidentaux, combattu par les monarchies du Golfe, le régime du président Bachar al-Assad, qui a repris le contrôle de la majeure partie de la Syrie, semble aujourd'hui courtisé dans la région. Un revirement stratégique des pays arabes.

    Après les succès militaires qui lui ont permis de reprendre le contrôle d’une très grande partie du territoire syrien, le régime de Damas serait proche d’enregistrer une grande victoire diplomatique.

    Mise au ban de la communauté internationale par les puissances occidentales, suspecté d’avoir fait usage d’armes chimiques, isolée par les puissances sunnites de la région, le président Bachar al-Assad est devenu à nouveau fréquentable, tant les signes d’ouverture en direction de Damas se sont multipliés ces dernières semaines. Et de plus en plus, le bruit court dans les médias régionaux que la Syrie pourra réintégrer les rangs de la Ligue arabe, dont elle avait été suspendue en novembre 2011 en protestation à la répression du soulèvement contre le régime.

    Retour en grâce

    Une participation de la Syrie à un sommet économique de la Ligue, organisé les 19 et 20 janvier au Liban, serait même à l’étude selon des sources diplomatiques locales. Un préalable qui verrait des responsables syriens reprendre contact avec leurs homologues trois mois avant le sommet annuel de l’organisation, qui se tiendra fin mars à Tunis. Hasard ou coïncidence, la semaine dernière, une compagnie aérienne privée syrienne a effectué un vol commercial avec la Tunisie, une première depuis 2011.

    L’annonce, le 27 décembre à Damas, de la réouverture de l’ambassade des Émirats arabes unis, un des parrains avec l’Arabie saoudite et le Qatar des opposants syriens, est venu confirmer le retour en grâce du président syrien. Une démarche impensable sans l’aval de Riyad et du Conseil de coopération du Golfe (CCG), qu’Anwar Gargash, ministre d'État aux Affaires étrangères des Émirats, a justifié sur son compte Twitter en expliquant que " face à l'expansionnisme régional de l'Iran et de la Turquie, il y a un rôle arabe à jouer en Syrie qui est devenu encore plus nécessaire ". De son côté le Bahreïn a également annoncé son intention de rouvrir son ambassade dans la capitale syrienne.

    Le 31 décembre, le vice-ministre koweïtien des Affaires étrangères, Khaled Al-Jarallah, a déclaré s'attendre à un "dégel des relations entre la Syrie et les pays arabes du Golfe dans les jours à venir", selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle Kuna. Il a précisé que les États du Golfe restent engagés par les décisions de la Ligue arabe et rouvriraient leurs ambassades à Damas une fois que l'organisation l'aura autorisé".

    Au cours du même mois, le président soudanais Omar el-Béchir, accusé par la Cour Pénale Internationale de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et génocide, s’est rendu à Damas où il s’est entretenu avec son homologue syrien, là aussi après un feu vert saoudien selon les experts. Une première pour un dirigeant d’un pays membre de la Ligue arabe depuis 2011, largement médiatisée par Damas.

    Une donne stratégique bouleversée

    "Il ne s’agit pas d’une surprise, ces décisions s’inscrivent dans un contexte marqué par une série évènements annonciateurs, dont le plus important reste la réussite du régime de Bachar al-Assad à reprendre le contrôle de près de 90 % du territoire syrien, indique à France 24 Bachir Abdel-Fattah, expert des questions moyen-orientales et chercheur du CEPS d’Al-Ahram, basé en Égypte. Ce sont ces succès militaires, obtenus avec le soutien décisif de la Russie et de l’Iran, "qui ont bouleversé la donne géostratégique sur le terrain et dans la région".

    "Ce virage marque le début de la post-crise syrienne, c'est-à-dire que les pays sunnites comme les Émirats et l’Arabie saoudite ont réalisé qu’ils avaient perdu la partie, et qu’ils avaient intérêt à avoir une Syrie stable", abonde de son côté le général Dominique Trinquand, expert militaire et ancien chef de la mission militaire française auprès des Nations Unies, interrogé par France 24.

    Pour Bachir Abdel-Fattah, le retrait annoncé des troupes américaines de Syrie, décidé par le président Donald Trump, a également contribué à rebattre les cartes. Une annonce surprise, qui a bénéficié au régime syrien, puisqu’elle a poussé les forces kurdes dans le nord à se tourner vers le président Bachar al-Assad, par crainte d’une offensive turque à Manbij.

    "Cette série d’évènements indiquait qu’un changement allait intervenir dans les relations entre les pouvoirs arabes et la Syrie, et je pense qu’il s’agit que d’un début".

    Retourner la Syrie dans le giron arabe

    Exsangue économiquement, la Syrie a besoin de fonds pour se reconstruire après sept ans de guerre. Le coût des destructions est estimé par l'ONU à quelque 350 milliards d'euros. Mais pragmatique, le régime de Damas, sait qu’il ne peut pas compter que sur l’Iran et la Russie, ses deux alliés indéfectibles, toutes deux soumises à des sanctions financières, et qui ne bénéficient pas des mêmes facilités financières que les pays du Golfe. Sur Twitter, Donald Trump a récemment claironné que l’Arabie saoudite "avait accepté de dépenser l’argent nécessaire pour aider à reconstruire la Syrie, à la place des États-Unis".

    Consolidé politiquement et militairement par ses deux parrains russes et iraniens, Bachar al-Assad ne risque rien, diplomatiquement, en acceptant la main tendue par ceux qui voulaient l’abattre. "Le renoncement des pays arabes à exiger comme condition à une solution en Syrie le départ de Bachar al-Assad est un autre indice de ce qui se joue actuellement", acquiesce Bachir Abdel-Fattah.

    Un revirement arabe qui ulcère les opposants syriens. "Pendant que le peuple syrien meurt de froid dans les camps de réfugiés inondés par les pluies, certains de nos frères arabes font la course pour une ouverture en direction du criminel", a écrit sur son compte Twitter le négociateur en chef de l’opposition Nasr Hariri.

    Interrogé par France 24, Mohammad al-Hammadi, politologue basée à Dubaï, estime de son côté que le pragmatisme est à l’œuvre des deux côtés de l’échiquier régional. "L’effort international n’a pas réussi à arracher une solution en Syrie, et les Arabes ont échoué à imposer leurs conditions". Selon lui, la décision arabe de mettre au ban la Syrie n’a eu aucun résultat pertinent : "c’est un échec et il faut le reconnaître, il est donc nécessaire de changer de politique, même si Bachar al-Assad reste un élément important de la crise".

    Une cause suprême motive selon lui les puissances arabes : l’Iran, le rival régional chiite. "Le dossier syrien doit revenir entre les mains des Arabes, car la crise ne profite qu’aux Iraniens qui sont assis à la table des négociations avec les Russes et les Turcs, pour régler un problème qui concerne un membre de la Ligue arabe", souligne le politique.

    Et de conclure : "J’estime que les Arabes ont beaucoup perdu en coupant les ponts avec les Syriens, je parle du pays, et non pas du régime ou de Bachar al-Assad. Le boycott arabe a eu des conséquences directes sur le sort de la population, il faut donc que la Ligue arabe prenne une décision claire, pour que la Syrie retourne dans le giron arabe".

    FRANCE 24


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    Une Allemande, membre présumée de l'EI, poursuivie pour la mort d'une fillette

    Une Allemande, membre présumée du groupe État islamique (EI) en Irak, est soupçonnée d'y avoir laissé mourir une fillette réduite en esclavage.

    Une Allemande, membre présumée du groupe État islamique (EI) en Irak, et soupçonnée notamment d'y avoir laissé mourir une fillette réduite en esclavage, est poursuivie pour "crimes de guerre", a annoncé vendredi le parquet fédéral allemand. Jennifer W., 27 ans, avait rejoint en septembre 2014 l'EI en Irak et a, selon le parquet, rapidement gravi des échelons dans l'organisation. 

    Une ascension rapide.

    Elle aurait d'abord, entre juin et septembre 2015, fait partie de la police des mœurs de l'EI à Falloujah et Mossoul. Cette force veillait notamment à ce que les femmes respectent les règles de conduite et d'habillement fixées par l'organisation. Ses membres circulaient armés de fusils d'assaut et de vestes explosives. Jennifer W. aurait reçu un salaire d'entre 70 et 100 dollars par mois (entre 61 et 87 euros). 

    Elle aurait acheté à l'été 2015, avec son mari, une fillette de 5 ans, réduite en esclavage. Mais la fillette est "tombée malade et a souillé un matelas", selon le bureau du procureur. Pour la punir, le mari l'a enchaînée en pleine chaleur et l'a laissée mourir de soif, sans que son épouse n'intervienne. 

     

    Interpellation en Turquie.

    Cette dernière a finalement été interpellée en janvier 2016 à Ankara, à la sortie de l'ambassade d'Allemagne où elle était venue refaire ses papiers. Expulsée vers son pays d'origine, Jennifer W. a tenté de regagner la Syrie à l'été 2018 mais elle a été arrêtée le 29 juin et placée en détention. La date de son procès, au cours duquel elle encourt la réclusion à perpétuité, n'a pas été fixée.

    Europe 1

    A enfermer à vie !


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  • Le père de Chérif Chekatt va demander le rapatriement du corps de son fils en Algérie

    Le père de Chérif Chekatt, auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, va demander le rapatriement du corps de son fils en Algérie.

    Le père de Chérif Chekatt, auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, s'est présenté mercredi à la mairie pour indiquer qu'il allait demander le rapatriement du corps de son fils en Algérie, a-t-on appris auprès des services de la ville. «Il fallait qu'il obtienne des actes de décès. Il nous a indiqué qu'il allait demander au consulat d'Algérie un rapatriement du corps de son fils», a indiqué la mairie.

    Le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), qui s'était dit mardi «plutôt hostile, sinon réticent» à une inhumation de Chérif Chekatt dans sa ville, a estimé mercredi qu'il s'agirait de «la solution la plus simple». «La famille demande qu'il soit enterré en Algérie. À condition que l'Algérie l'accepte, le corps sera transféré et ce serait pour moi la solution la plus simple», a-t-il dit à l'AFP.

    "Eviter d'en faire une victime"

    «Si pour une raison ou pour une autre, cela ne marchait pas, si l'Algérie ne l'acceptait pas par exemple, la possibilité d'avoir une sépulture anonyme, sans médiatisation, pourrait être une solution», a-t-il ajouté. Le Conseil français du culte musulman (CFCM) avait appelé plus tôt dans la journée la ville de Strasbourg à inhumer «le plus rapidement possible» et «dans l'anonymat» Chérif Chekatt, pour «éviter d'en faire une victime».

    «J'appelle les autorités à respecter la loi du pays, à ne pas faire de cet assassin une victime et qu'on l'enterre le plus rapidement possible pour que l'on ne parle plus de lui», avait déclaré à l'AFP Abdallah Zekri, délégué général du CFCM. L'embarrassante question des dépouilles de terroristes réapparaît en France après chaque attentat. En 2016, le conseil d'Etat avait rendu une décision autorisant un maire à refuser l'autorisation d'inhumation dans un cimetière communal, pour prévenir notamment des troubles à l'ordre public, et ce «quelles que puissent être les circonstances».

    La juridiction avait été saisie par la commune de Mantes-la-Jolie (Yvelines) qui refusait d'inhumer le jihadiste Larossi Abballa, auteur du double assassinat d'un policier et de sa compagne, à leur domicile de Magnanville. Le cas de Mohamed Merah, assassin en 2012 dans le sud-ouest de trois militaires et quatre autres personnes dont trois enfants juifs, avait également fait polémique. Ni la ville de Toulouse où il vivait, ni l'Algérie dont il était originaire ne voulait accueillir sa dépouille. Celle-ci avait finalement été ensevelie sans sépulture ni nom, dans un cimetière de la banlieue toulousaine, en dehors des horaires d'ouverture.

    Paris Match


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  • «Pas la dernière»: Blanquer annonce la fermeture d’une école musulmane à Marseille

    Le ministre français de l'Éducation a annoncé dans un entretien sur BFMTV la fermeture à Marseille d'un établissement scolaire musulman clandestin relié à l'islamisme fondamentaliste. Selon lui, d’autres écoles, qui «ne sont pas dans les normes», se retrouvent également dans le viseur des autorités.

     

    Un établissement scolaire clandestin musulman relié à l'islamisme fondamentaliste, «en l'occurrence salafiste», est en cours de fermeture dans le 14ème arrondissement de Marseille, a déclaré Jean-Michel Blanquer le 18 décembre dans une interview sur BFMTV.

    Selon la chaîne de télévision, il s'agit d'une école que fréquente une vingtaine d'élèves âgés entre 3 et 9 ans, y compris des petites filles voilées.

     

    «Ils (les élèves, ndlr) étaient déclarés comme faisant l'objet d'une instruction à domicile, donc il y a eu un mensonge», a indiqué le ministre. Toujours est-il que, poursuit la chaîne, l'école a été fermée en premier lieu pour «le non-respect de conditions d'hygiène et des sorties de secours pas aux normes».

    Le ministre a de son côté tenu à souligner qu'une telle école, qui n'étaient pas «dans les normes», pouvait «poser un problème du point de vue de l'ordre public» ou «du respect des règles de base de l'Éducation nationale».

    «Nous ne voulons pas que des enfants se fassent endoctriner petits, de cette façon-là», a-t-il fait remarquer.

    «C'est la première (fermeture, ndlr), ce ne sera pas la dernière. (…) Quelques autres (écoles, ndlr) seront fermées au cours des prochaines semaines», a assuré le ministre, rappelant qu'il y avait «800 signalements de manquements à la laïcité dans les établissements scolaires français, depuis la mise en place des "équipes laïcité", il y a six mois».

     

    Le nombre de 30.000 à 50.000 croyants acquis en France au salafisme, dont 10.000 à 12.000 particulièrement «virulents», sur près de 6 millions de musulmans, est avancé par les services de renseignement.  En 2016, une source antiterroriste dénombrait 120 mosquées et salles de prière sous influence salafiste, sans compter les lieux soumis à des tentatives de déstabilisation.

    Le succès du salafisme est indéniable dans les agglomérations de Paris, Marseille, Lyon et Lille, auprès de jeunes issus de l'immigration, nés en France et séduits par cet islam moins traditionnel que celui de leurs parents, mais aussi chez des convertis qui y trouvent une dimension identitaire forte. 

    Sputnik


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