• Radicalisation : 27 fonctionnaires signalés depuis l'attaque à la préfecture de police

    Depuis l'attaque de la préfecture de police de Paris le 3 octobre dernier, 27 fonctionnaires ont été signalés pour radicalisation, selon des informations obtenues par BFMTV.

    Trois demandes de suspension

    D'après nos confrères, trois de ces fonctionnaires de police font l'objet de demandes de suspension et leur dossier seraient actuellement étudiés par Eric Morvan, le directeur général de la Police nationale.

    Deux policiers ont également déjà été désarmés. L'un issu de la Direction régionale de la Police Judiciaire et l'autre un gardien de la paix de Villeneuve-la-Garenne dans les Hauts-de-Seine.

    Après l'attaque de la préfecture de police, le préfet avait envoyé une note de service intimant aux personnels de "signaler immédiatement et directement à sa hiérarchie" les signes éventuels de radicalisation d'un collègue.

     

    Christophe Castaner de son côté avait fait état "d'une quarantaine de cas" signalés au sein de la police nationale: "Une vingtaine nous ont quitté" et "il en reste 19, qui ont fait l'objet d'un signalement mais dont les autorités ont considéré que le signalement n'était pas caractéristique d'une radicalisation", avait déclaré le ministre de l'Intérieur le 10 octobre !

    Lors de l'attaque, quatre personnes ont été tuées à l'arme blanche par Mickaël Harpon, un informaticien de la préfecture de police qui s'était radicalisé.

    L'Express

    Si castagnettes a dit que c'était tout bon, on peut dormir tranquilles ! (rire jaune)


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  • Collomb appelle Macron à s'exprimer sur la laïcité

    Le maire de Lyon et ancien ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a estimé dimanche qu'Emmanuel Macron devait publiquement s'exprimer sur la question de la laïcité, source de profondes divisions au sein de la majorité et du gouvernement.

    "Il y a toujours des sons divers qui s'expriment et celui qui donne le 'la' in fine c'est toujours le président de la République", a déclaré ce proche du chef de l'Etat et macroniste de la première heure, sur franceinfo. "Donc effectivement qu'il doit s'exprimer".

    Un temps prévu pour fin 2017 puis début 2018, le discours sur la laicité d'Emmanuel Macron, qui en avait esquissé les grandes lignes lors de son discours au Collège des Bernardins en avril 2018, a finalement été reporté sine die.

    Traditionnellement vif en France, le débat sur la laïcité a été relancé le 11 octobre par les récriminations d'un élu du Rassemblement national (RN, extrême-droite) contre une mère voilée qui accompagnait des élèves au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté.

    Les propos du ministre de l'Education nationale, Jean-Michel Blanquer, jugeant après cet incident que "le voile en soi" n'était "pas souhaitable dans notre société" ont été approuvés autant que critiqués par des ministres et des élus de la majorité.

    La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a, elle, fait savoir qu'elle n'avait pas "de difficultés à ce qu'une femme voilée participe à des sorties scolaires".

    Interrogé à ce sujet lors d'une conférence de presse mercredi à Toulouse, Emmanuel Macron a appelé à ne pas "stigmatiser" les citoyens musulmans de France et a mis en garde contre un "raccourci fatal" entre l'islam et la radicalisation ! 

    Reuters


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  • Municipales: qu'est-ce que l'Union des démocrates musulmans français, dans le viseur de la classe politique?

     Nagib Azergui, président de l'l'Union des démocrates musulmans français, le 21 octobre 2019

    L'Union des démocrates musulmans français (UDMF) présentera une cinquantaine de candidats aux prochaines élections municipales. Tandis que ses détracteurs l'accusent de "communautarisme", le président du parti assure vouloir représenter tous les citoyens.

    "Beaucoup de personnes buguent par rapport au mot musulman", reconnaît Nagib Azergui, président de l'Union des démocrates musulmans français (UDMF), au micro de BFMTV. Ce dernier est à la tête d'une liste qui présentera une cinquantaine de candidats pour les élections municipales de mars prochain. Mais sa démarche est loin de séduire la classe politique. Du Rassemblement national aux écologistes, des voix s'élèvent pour interdire "les listes communautaires". "L'UDMF n'en est pas une", répète son président.

    Sept défis capitaux

    Créée en 2012, l'UDMF revendique actuellement 900 adhérents. Sur son site, le parti se définit comme "non confessionnel, laïc et profondément républicain". Son programme se présente sous forme de "sept défis capitaux", dans lesquels il dénonce à la fois la pollution plastique, l'évasion fiscale et la non-assistance aux migrants.

    Parmi les mesures concrètes l'on trouve pêle-mêle: accorder le droit de vote aux étrangers, instaurer une loi qui "condamnera toute diffusion de discours de haine envers la communauté musulmane" (en l'occurrence, cette loi existe déjà) ou encore la mise en place d'un comité d'éthique pour contrôler la presse.

    En 2014, l'UDMF présente son premier candidat à l'élection municipale de Bobigny (Seine-Saint-Denis). Kamal Moumni déclare au Parisien vouloir "faire parler la majorité silencieuse des musulmans", estimant qu'il y a "une vraie attente dans ces cités".

    Le parti renonce à présenter une liste aux départementales de 2015, mais réussi à faire élire plusieurs conseillers pour les élections régionales de la même année. Au scrutin européen de mai dernier, ses idées ont séduit 29.000 électeurs, soit 0,13% des suffrages exprimés. L'UDMF a enregistré quelques belles avancées à l'échelon local, avec 7,43% des voix à Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise), 6,77% à Mantes-la-Jolie (Yvelines) et jusqu'à 40% dans un bureau de vote de Maubeuge (Nord). 

    Intégrer "un pan de la communauté" discriminée

    S'agit-il, comme l'accuse Bruno Retailleau, d'une liste "communautaire"? Au micro de BFMTV, Nagib Azergui assume volontiers que sa "force politique" doit "travailler sur le fait d'intégrer tout un pan de la communauté nationale qui a été beaucoup discriminé ces dernières années", à savoir, les musulmans.

    Pour autant, il balaye les accusations de communautarisme, indiquant que l'UDMF a vocation à représenter tous les citoyens: "La valeur centrale [ndlr: du parti] est la citoyenneté". Ses membres comparent ainsi le parti à celui de Jean-Frédéric Poisson, le parti chrétien-démocrate ou bien celui d'Angela Merkel, l'Union Démocratique Chrétienne (CDU).

    "Nous ne sommes pas là pour faire le grand remplacement de la République par la charia, c'est une caricature qui malheureusement nous colle à la peau", regrette le président de l'UDMF. Et d'ajouter: "Le problème c'est que le mot musulman renvoie aujourd'hui au prisme du communautarisme, du danger, du sectarisme".

    Microphénomène

    "On parle beaucoup de vouloir censurer l'UDMF sans nous laisser la possibilité de nous exprimer sur ce sujet", ajoute Nagib Azergui. Avec les scores aux dernières élections, les spécialistes s'accordent surtout pour dire qu'il s'agit d'un "microphénomène", qu'il convient de ne pas surestimer:

    "Depuis les européennes de 2004 de telles listes essayent d'exister. Les résultats sont très faibles, quand elles réussissent à avoir des candidats et se présenter", note auprès de l'Agence France Presse Vincent Tiberj, professeur à Sciences-Po Bordeaux, en rappelant que le score de l'UDMF  est de "0,13%" des voix aux européennes pour une population de 4 millions de musulmans en France." 

    BFM.TV 


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    L'Arabie Saoudite a lancé une campagne mondiale pour le tourisme. Pour la première fois, la monarchie de MBS ouvre des visas loisirs pour découvrir le pays. Elle compte notamment attirer des millions de touristes sur la vallée d'Alula, l'oasis au 7 000 d'histoire. Un joyau constitué de déserts et de temples nabatéens du 1er siècle, resté largement inconnu du public jusqu'ici, car il était impossible de s'y rendre.

    A Paris, l'Institut du monde arabe lui consacre même une grande exposition.

    Mais l'Arabie Saoudite reste un pays sulfureux, comme le rappelle Amnesty International. Entre droits de l'homme bafoués, exécution d'opposants et signes d'ouverture à l'international... seriez-vous prêt à partir en vacances en Arabie ? Nous avons posé la question aux Parisiens.

    Jack Lang, le visage refait, fait de la pub pour ce pays !

     


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  • Edouard Philippe défavorable à une loi sur le voile pour les accompagnants scolaires

    Cette femme portait un peu plus qu'un petit voile sur la tête !

    À la tête d'un gouvernement très divisé sur la question, Édouard Philippe a clarifié la position de l'exécutif sur le port du voile par les femmes accompagnant des élèves en sortie scolaire. Mardi, devant les députés, le Premier ministre a déclaré qu'il ne souhaitait pas faire de loi sur le sujet. La polémique sur le port du voile pour les accompagnantes scolaires a été relancée vendredi dernier lorsque Julien Odoul, un élu du Rassemblement national, a pris à partie une mère voilée lors d'une séance du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté vendredi. Si la loi n'interdit pas le port du voile dans cette situation, comme l'a rappelé Édouard Philippe, le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer avait estimé dimanche qu'il n'était « pas souhaitable dans notre société ». À l'inverse, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a dit ne pas avoir « de difficulté à ce qu'une femme voilée participe à une sortie scolaire ».


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  • Révoquer les fonctionnaires radicalisés: est-ce légalement possible?

    Faut-il radier les fonctionnaires qui présentent des signes de radicalisation ? La question se pose après l'attaque au couteau de la préfecture de police de Paris la semaine dernière. Mickaël Harpon, agent administratif au sein de la direction du renseignement (DRPP) y a tué quatre fonctionnaires, le 3 octobre. Il a été présenté par la justice antiterroriste puis par les autorités politiques comme un homme adhérant à l'islam radical. Mais

    Deux policiers soupçonnés de radicalisation ont d'ailleurs dû rendre leurs armes après la tuerie a rapporté le journal Le Parisien. Le nombre de signalements se multiplient au sein de la police selon le quotidien. Deux procédures disciplinaires ont déjà été enclenchées, contre ces deux policiers.

    Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a ouvert le débat sur la possibilité de rendre automatique la révocation des fonctionnaires en cas de radicalisation.

    "C’est un véritable enjeu de trouver une solution juridique pour lutter contre ce fléau sans porter atteinte aux droits de l’homme"

    Actuellement, la radicalisation n'étant pas un délit, des motifs connexes sont utilisés pour écarter des agents comme nous l'explique Sabine Sultan Danino, avocate spécialiste en droit du travail, ce vendredi matin dans Les Grandes Gueules. Elle estime qu'une évolution de la loi pour aller en ce sens pourrait être un bonne solution.

    "Je pense qu’on peut y penser, car à l’heure actuelle il n’y a pas de définition légale de la radicalisation religieuse, elle ne révèle d’absolument aucun délit. C’est un sujet effectivement complexe. Il faut définir des critères. C’est un véritable enjeu de trouver une solution juridique pour lutter contre ce fléau sans porter atteinte aux droits de l’homme et aux libertés qui nous sont chères."

    Passer par le principe de précaution, inscrit dans la Constitution, quand la santé publique ou la sécurité est menacée pourrait être une possibilité de contournement de la loi selon elle.

    "A partir du moment où il n’y a pas de définition juridique on va utiliser des motifs connexes. L'arsenal législatif est assez faible, mais existe pour contourner ce problème."

    Mardi devant l'Assemblée nationale, Christophe Castaner a jugé que le port de la barbe, le refus de serrer la main à une femme, le prosélytisme, la fréquentation de personnes radicalisées ou le port du voile intégral en dehors du travail, pouvaient être considérés comme autant de signes de radicalisation. A voir comment cela se traduira dans un cadre légal.

    RMC

    Alors, il y a pas mal de barbus à révoquer dans le gouvernement !!!


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  • Ile-de-France: plusieurs commissariats ont reçu des appels avec des chants islamistes

    Au moins trois commissariats franciliens ont reçu un appel avec un chant islamiste ces derniers jours, d'après une source proche de l'enquête  à BFMTV.

    Selon nos informations, il s'agit de commissariats situés à Asnières (Hauts-de-Seine), à Drancy (Seine-Saint-Denis) et Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne).

    La préfecture de police de Paris annonce à BFMTV avoir porté plainte pour "apologie du terrorisme". Les auteurs encourent cinq ans de prison et 75.000 euros d'amende.

    BFM.TV


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  • Ce nonagénaire est soupçonné d’avoir agressé sexuellement des fillettes après les avoir entraînées dans sa cave d’immeuble du quartier de Champ-Fleuri à l’été 2017.

     

    Un prévenu de 97 ans se jetant au sol, se roulant par terre tout en implorant Allah et ne cessant de hurler, en arabe : « Devant témoin, je n’ai rien fait ! ». L’audience de ce lundi 7 octobre restera dans les annales judiciaires berjalliennes !

    Si cette scène, qui s’est répétée par deux fois durant le procès, peut prêter à sourire, l’heure était à la gravité. Il faut dire que cet ancien habitant du quartier Champ-Fleuri de Bourgoin-Jallieu a échappé de peu aux assises.

    Les faits avaient éclaté au cœur de l’été 2017. Une fillette âgée de 6 ans avait confié à sa mère qu’un homme avait mis « son zizi dans sa zézette ». Elle confiera aux enquêteurs de nombreux détails « criants de vérité », selon Maître Catherine Perbet. « J’ai rarement vu un dossier avec autant d’éléments à charge », résument de concert partie civile et ministère public.

    Le prévenu nie tout en bloc

    À plusieurs reprises, l’homme, alors âgé de 95 ans, avait attiré une fillette dans les caves en lui offrant des bonbons. Dans le quartier, le nonagénaire avait été “repéré” depuis quelque temps rôdant près d’une aire de jeux, tandis que les mères de famille mettaient en garde leurs enfants de se méfier « d’un vieux monsieur qui offre des bonbons ». Interrogées, la fille et l’épouse du prévenu ont elles aussi exprimé leurs inquiétudes, décrivant « un comportement peu adapté avec les enfants ». Une seconde fillette, cousine de la première, aurait également subi les mêmes agissements.

    « Ce n’est que des mensonges, je n’ai jamais offert de bonbons. Je ne connais pas ces fillettes, ni leur mère. Les faits sont trafiqués ! », assure le prévenu. Et d’argumenter : « Tout cela n’est pas vrai, je sors uniquement pour aller à la mosquée ou faire des courses ».

    Les enquêteurs découvriront que l’homme était allé jusqu’à installer un matelas dans sa cave. Puis avait tenté d’acheter le silence de la famille de la première victime en leur offrant de la nourriture. « Le matelas, c’est pour accueillir mes petits-enfants », assure-t-il. « Tout cela est absolument faux ! Vos petits-enfants, qui habitent en Algérie, n’ont jamais séjourné chez vous », tranche Dietlind Beaudoin, procureur de la République. Et de marteler : « Aujourd’hui, la seule personne à convaincre de sa culpabilité, c’est le prévenu lui-même ». Elle réclame 5 ans d’emprisonnement dont 3 ans de sursis avec mise à l’épreuve.

    « Ment-il ou nie-t-il ? Il est difficile de l’établir car la communication n’est juste pas possible avec mon client qui, présent en France depuis 1962, ne parle pas le français », souligne Me Sophie Lenclud pour la défense. Si elle reconnaît que de nombreux éléments sont à charge dans ce dossier, elle note qu’aucune trace d’ADN des victimes n’a été retrouvée sur le fameux matelas.

    Cinq ans de prison, dont 3 ans de sursis, ont été requis à l'encontre du prévenu 

    Le tribunal a mis son jugement en délibéré : le nonagénaire, qui a déjà effectué 8 mois de détention provisoire, sera fixé sur son sort le 24 octobre.

    Le Dauphiné

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  • On a pu le constater encore à la Préfecture de police de Paris avec 4 morts !


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  • Tuerie à la préfecture de police : ces éléments qui renforcent la piste terroriste

    Tuerie à la préfecture de police : ces éléments qui renforcent la piste terroriste

    Les attaques au couteau, commises jeudi à la préfecture de police de Paris (quatre morts et plusieurs blessés), relèvent bien d’un acte terroriste. La section antiterroriste de la police judiciaire parisienne a été officiellement saisie de l’enquête par le parquet national antiterroriste de Paris.

    Né à Fort-de-France, en Martinique, cet agent administratif de 45 ans nommé Michael Harpon était marié et père de famille.

    Une perquisition a été menée à son domicile de Gonesse dans le Val-d'Oise, ce jeudi après-midi, et plusieurs personnes ont été interpellées. Le frère de l'assaillant a été entendu comme témoin. L'épouse de Michael Harpon a, elle, été placée en garde à vue.

    Il s'était converti à un islam salafiste, ce qui a été trouvé suite à l'examen de son portable.

    L’auteur des faits a par ailleurs été l’objet d’un «signalement » après l’attentat contre Charlie Hebdo commis en janvier 2015. Il avait trouvé ça bien !

    Divers sites

    Tout cela fait peur !


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  • Mohammed ben Salmane a reconnu pour la première fois sa responsabilité concernant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi en octobre 2018. Alors qu’il évoquait l’actualité internationale lors d’une interview accordée à la chaîne américaine CBS, le prince héritier saoudien est revenu sur ce scandale qui entache le royaume wahhabite :

    Nouvelles de France


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  • Arabie saoudite : Le pays va délivrer des visas de tourisme pour la première fois

    © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA Le site archéologique de Madain Saleh en Arabie saoudite.

    L’Arabie saoudite a annoncé ce vendredi qu’elle allait délivrer pour la première fois des visas de tourisme, ouvrant ainsi ses portes aux vacanciers. L’objectif est de diversifier les ressources du pays, pour l’heure complètement dépendantes du pétrole.

    Jusqu’à présent, le royaume ultra-conservateur ne délivrait de visas qu’aux pèlerins, aux expatriés et, depuis peu, aux spectateurs de rencontres sportives ou d’événements culturels. L’Arabie saoudite va offrir en ligne des visas de tourisme aux citoyens de 49 pays, selon Bloomberg News.

    « Un moment historique »

    Le développement du tourisme est l’un des principaux axes du programme de réforme « Vision 2030 » du prince héritier Mohammed ben Salmane, qui vise à préparer la plus grande économie arabe à une ère post-pétrolière.

    « Ouvrir l’Arabie saoudite aux touristes internationaux est un moment historique pour notre pays », a déclaré dans un communiqué Ahmed al-Khateeb, directeur du tourisme. « Les visiteurs seront surpris de découvrir les trésors que nous avons à partager : cinq sites classés au Patrimoine mondial de l’Unesco, une culture locale pleine de vie et des beautés naturelles à couper le souffle », a-t-il ajouté.

    Le code vestimentaire assoupli

    Le royaume a déjà pris une précédente mesure d’ouverture début août en permettant aux femmes de plus de 21 ans d’obtenir un passeport et de voyager à l’étranger sans la permission d’un « gardien » mâle. Les Saoudiennes ont aussi obtenu le droit de conduire une voiture en juin 2018, avancée majeure dans le pays.

    Ahmed al-Khateeb al-Khateeb a précisé que le royaume allait assouplir le code vestimentaire pour les femmes étrangères. Elles pourront se promener sans porter l’abaya, la robe traditionnelle obligatoire en public pour les Saoudiennes. Toutefois, les visiteuses étrangères devront porter « des vêtements pudiques », a-t-il ajouté.

    Un million d’emplois

    Le royaume, qui interdit l’alcool et où les normes sociales sont très strictes, n’est pas considéré comme une destination très touristique. Mais le prince Mohammed ben Salmane veut changer cette perception et a déjà insufflé plusieurs réformes libérales qui ont permis l’ouverture de cinémas et l’organisation de concerts ou d’événements sportifs dans le pays.

    Le gouvernement saoudien espère que le tourisme va se développer et représentera 10 % du produit intérieur brut à l’horizon 2030. Les dirigeants espèrent créer jusqu’à un million d’emplois liés à ce secteur alors que le taux de chômage est assez élevé chez les jeunes.

    20 MINUTES


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  • Nigeria : plus de 300 jeunes torturés et violés dans une "maison de l'horreur"

    © STR / AFP La photo prise le 27 septembre 2019 montre la façade du pensionnat islamique

    Le Nigeria a découvert avec effroi vendredi l'existence d'une école coranique à Kaduna (nord), où plus de 300 jeunes, dont de nombreux mineurs, étaient victimes de torture et de viol, avant d'être secourus par la police. Lors d'une descente menée jeudi soir dans une maison du quartier de Rigasa, la police de Kaduna a découvert plus de 300 élèves et étudiants de «nationalités différentes» enfermés et enchaînés dans ce que les médias appellent désormais «la maison de l'horreur».

     

    Les responsables de l'établissement les faisaient vivre dans «des conditions inhumaines et dégradantes sous couvert de leur apprendre le Coran et de les redresser» pédagogiquement, a expliqué à l'AFP le porte-parole de la police de l'Etat de Kaduna, Yakubu Sabo. Le propriétaire de l'établissement et ses six assistants ont été arrêtés, a-t-il précisé. «Nous avons trouvé une centaine d'étudiants, dont des enfants de neuf ans à peine, enchaînés dans une petite pièce, dans le but de les corriger et de les responsabiliser», a déclaré Yakubu Sabo. «Les victimes ont été maltraitées. Certaines d'entre elles ont déclaré avoir été violées par leurs professeurs», a déclaré Yakubu Sabo.

    La police a également trouvé une «chambre de torture», où des élèves étaient suspendus à des chaînes et battus lorsque les enseignants estimaient qu'ils avaient commis une faute. Le raid policier a été lancé à la suite de plaintes répétées de voisins qui se doutaient que quelque chose d'anormal se passait à l'intérieur de l’école. «Les victimes étaient de nationalités différentes et deux d'entre elles ont déclaré lors de leur interrogatoire qu'elles avaient été amenées par leurs parents du Burkina Faso», a ajouté le porte-parole. Sur les photos, les enfants présentent des cicatrices visiblement causées par des coups de fouet, un autre aux pieds enchaînés à des barres de fer, et une foule de jeunes garçons entassés dans une cour insalubre.

    Les enfants secourus aux visages émaciés sont montés par dizaines dans des minibus pour être conduits dans un stade municipal avec leurs affaires personnelles puis dans un camp près de l'aéroport, ont indiqué des sources locales à l'AFP. La police doit encore procéder à des vérifications et établir leurs identités afin de retrouver et prévenir leurs proches.

    "Maisons de correction"

    L’école, ouverte il y a une dizaine d'années, hébergeait des étudiants amenés par leur famille pour leur apprendre le Coran et mais surtout remettre dans le droit chemin ceux considérés comme des petits délinquants, ou consommateurs de drogues. «Ici ils gardent les dealers de drogues, les voleurs, les homosexuels, toutes sortes de gens, a confié à l'AFP Abdallah Hamza, l'une des victimes. Ceux qu'ils surprenaient en train d'essayer de s'enfuir, étaient suspendus par des chaînes.»

    Un autre jeune homme, Hassan Yusuf, a expliqué qu'il avait passé 16 ans en Grande-Bretagne, où il s'est marié à une chrétienne et s'est converti au christianisme. «Quand je suis rentré au Nigeria, j'ai dit à ma famille élargie que j'étais devenu chrétien, et que je voulais aussi convertir mes enfants, et un matin, je me suis juste retrouvé ici... c'était il y a deux ans», rapporte le jeune homme.

    Le nord du Nigeria, majoritairement musulman, accueille un grand nombre de «maisons de correction» plus ou moins formelles dispensant un enseignement religieux strict, en l'absence de structures publiques à même de prendre en charge les jeunes livrés à eux-mêmes. Les parents de certaines victimes originaires de Kaduna, convoqués par la police, ont dit avoir été «choqués et horrifiés» quand ils ont vu l'état de leurs enfants, car ils n'avaient aucune idée de ce que qu'ils vivaient, selon le porte-parole. «Ils n'étaient pas autorisés à entrer dans la maison pour voir ce qui se passait, les enfants étaient amenés à l'extérieur pour les rencontrer un bref instant», a précisé Yakubu Sabo.

    Sur la chaîne de télévision privée Channels, l'un des responsables présumés de l'école, a insisté sur le fait que l'école avait uniquement vocation à enseigner le Coran et que ceux qui étaient enchaînés étaient les «têtus qui avaient tenté de s'enfuir».

    Paris Match

    Ces tortionnaires méritent des années de prison


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