• "MBS" aurait écrit au moins 11 messages au conseiller qui supervisait l'équipe qui a tué Khashoggi

    Selon le rapport de la CIA, ces messages ont été envoyés dans les heures précédant et suivant le meurtre du journaliste.

    L'agence de renseignement américaine CIA a appris l'existence d'une dizaine de messages envoyés par le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane dans les heures précédant et suivant le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au conseiller supervisant l'opération, selon le "Wall Street Journal" samedi.

    Le journal a pris connaissance d'extraits du rapport secret de la CIA ayant conclu que "MBS" avait "probablement" commandité l'assassinat du journaliste saoudien, tué lors de sa visite au consulat de son pays à Istanbul le 2 octobre.

    Dans ce rapport, la CIA rapporte que le prince a écrit au moins onze messages à son plus proche conseiller, Saoud al-Qahtani, qui supervisait l'équipe de quinze hommes envoyés en Turquie pour tuer Jamal Khashoggi. Le conseiller royal a été limogé et officiellement accusé en Arabie saoudite d'avoir joué un rôle central, ainsi que sanctionné par le Trésor américain avec seize autres Saoudiens.

    Saoud al-Qahtani communiquait directement avec le chef d'équipe durant l'opération, selon la CIA, indique le Wall Street Journal, qui ne précise le type des messages.

    La CIA ignore le contenu des messages envoyés par le prince héritier à son collaborateur.

    Pas d'informations directes 

    Mais son rapport conclut, avec un degré de certitude "moyen à élevé", que le prince Mohammed "ciblait personnellement" Khashoggi et "a probablement ordonné sa mort".

    Le rapport clarifie: "Nous manquons d'informations directes montrant que le prince héritier a donné un ordre d'assassinat".

    Les espions américains rapportent également que le dirigeant saoudien a dit à des proches, en août 2017, que s'il ne parvenait pas à faire revenir Jamal Khashoggi en Arabie saoudite, "nous pourrions éventuellement l'attirer en dehors de l'Arabie saoudite et faire des arrangements", ce qui "semble anticiper l'opération saoudienne lancée contre Khashoggi".

    Le journaliste, âgé de 59 ans au moment de sa mort, s'était exilé aux Etats-Unis en 2017.

    Le contenu exact du rapport de la CIA est très discuté à Washington, depuis que Donald Trump a déclaré publiquement que le service de renseignement n'avait "rien trouvé d'absolument certain".

    Le président américain est accusé, y compris au sein de son parti au Congrès, de chercher à épargner le prince héritier au nom des intérêts stratégiques américains en Arabie saoudite.

    L'OBS


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  • Suspension d'audience après un coup de colère de Jawad Bendaoud

     © Fournis par AFP Jawad Bendaoud le 21 novembre 2018 à la Cour d'Appel de Paris  

    Le président de la Cour d'appel de Paris a dû prononcer une suspension d'audience mercredi matin, après un coup de colère de Jawad Bendaoud, jugé pour avoir logé deux jihadistes auteurs des attentats du 13 novembre 2015 en France.

    "Vous me lancez des petites phrases, des petites piques depuis tout à l'heure. A un moment, ça va péter", a dit, très énervé, le prévenu au président, moins de trois heures après le début de son interrogatoire.

    "Votre vérité change", "Vous êtes quand même très souvent contradictoire avec vous-même", avait relevé plusieurs fois le président, en mettant en avant des différences dans les déclarations de Jawad Bendaoud.

    "Depuis 8 mois (quand il avait été relaxé en première instance, ndlr), je me démerde tout seul. Pas de RSA, pas de psychologue", a-t-il hurlé, les yeux rouges, en tapant sur le pupitre à la barre. Les gendarmes se sont rapprochés, puis le président a annoncé une suspension de 10 minutes. "Mettez-moi 6 ans", a-t-il lancé: "J'ai plus rien à perdre".

    Jawad Bendaoud, jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes", comparaît libre, contrairement à son procès de première instance, au cours duquel il ne s'était jamais énervé aussi violemment. 

    Après la suspension, Jawad Bendaoud est revenu à la barre, apparemment plus calme.

    Le procès en appel a démarré le 21 novembre, mais cette journée d'audience est la première qui lui est consacrée.

    AFP


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  • Afghanistan: un kamikaze tue au moins 9 soldats dans une mosquée

    Vendredi en Afghanistan, un attentat-suicide dans la mosquée d'une base de l'armée afghane a fait au moins neuf morts.

    Un attentat-suicide à l'intérieur de la mosquée d'une base de l'armée afghane dans l'est du pays a fait au moins 9 morts vendredi, jour de grande prière, a-t-on appris auprès de responsables.

    Quelque 22 personnes ont également été blessées, a déclaré un porte-parole militaire, Abdullah, qui comme souvent en Afghanistan, ne porte qu'un seul nom. 

    "Le kamikaze s'est fait exploser dans la mosquée au moment où la prière commençait", a déclaré le gouverneur de la province de Khost, Hukum Khan Habibi, qui pour sa part fait état de 12 morts et 33 blessés.

    "Plusieurs centaines de personnes dans la mosquée"

    "Nous ne savons pas comment il a réussi à entrer dans la mosquée", a-t-il ajouté, précisant que "toutes les victimes sont du personnel militaire".

    Selon un soldat présent au moment de l'explosion, interrogé à l'hôpital de Khost, "il y avait plusieurs centaines de personnes dans la mosquée".

    Quatre hélicoptères militaires ont été envoyés sur la zone pour transporter certains blessés à Kaboul, a indiqué le porte-parole du ministère de la Défense, Ghafoor Ahmad Jawed.

    "Attaque terroriste"

    Le président Ashraf Ghani a condamné cette "attaque terroriste" menée par "les ennemis de l'Afghanistan", la qualifiant d'"anti-islamique, inhumaine".

    L'attentat n'a pas été revendiqué mais les attaques contre les mosquées ont le plus souvent été endossées par le groupe Etat islamique (EI).

    Il survient trois jours après un autre attentat-suicide, également non revendiqué, perpétré mardi à Kaboul lors d'un rassemblement religieux célébrant la naissance du prophète Mahomet. Au moins 55 personnes avaient alors été tuées et 94 blessées.

    Les talibans, par la voix de leur porte-parole Zabihullah Mujahid, avaient immédiatement "fermement condamné cette attaque".

    Mais le vice-président Afghan, Abdullah Abdullah, lors d'un entretien mercredi, avait estimé que "les talibans sont responsables d'avoir crée l'environnement actuel", qu'ils "clament leur responsabilité ou la nient". "Ils sont responsables de la violence", avait-il insisté.

    20 morts par jour

    Cette attaque menée contre des militaires, survient alors que les forces de sécurité afghanes font face à des pertes record.

    Depuis le début de l'année 2015, quand les forces afghanes ont pris le relais des troupes de combat de l'Otan dirigées par les Etats-Unis, près de 30.000 soldats et policiers afghans ont été tués, a révélé ce mois-ci le président Ashraf Ghani.

    Un chiffre qui équivaut à 20 morts par jour, beaucoup plus élevé que tout ce qui avait été reconnu jusqu'ici.

    Un accord de paix dans les cinq mois

    Englué dans cette spirale de violence, le pays espère néanmoins que des pourparlers de paix entre gouvernement et talibans arrivent à voir le jour.

    Les talibans ont affirmé s'être entretenus la semaine dernière avec des responsables américains pour mettre fin au conflit afghan, soulignant cependant qu'aucun accord n'avait été trouvé sur "aucune question".

    L'envoyé américain pour la paix en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, a dit pour sa part espérer un accord de paix dans les cinq mois.

    Ce souhait d'une échéance courte souligne un sentiment d'urgence croissant à la Maison Blanche et parmi les diplomates américains qui souhaitent qu'un accord soit rapidement conclu.

    BFM.TV


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  • « Nous sommes arabisés ! » : Un seul germanophone parmi les 103 CP d’une école de Berlin

    Coup de gueule d’une enseignante allemande : « Nous sommes arabisés ! » : Un seul germanophone parmi les 103 CP d’une école de Berlin.

    Jetons un œil dans la salle de classe d’un cours préparatoire de Berlin. Sur les petites chaises en bois, il n’y a pas un enfant chez lequel on parle allemand à la maison.

    Pour 15, c’est l’arabe, pour deux le turc, pour les trois autres c’est l’espagnol, le croate et le thaïlandais.

    Est-ce une exception ?

    Pas dans l’arrondissement berlinois de Neukölln (un peu moins de 330 000 habitants). Astrid-Sabine Busse, 61 ans, directrice d’école y tire la sonnette d’alarme : « Nous sommes arabisés ! »

    À l’été dernier, 103 CP sont arrivés dans son école « An der Köllnischen Heide »; un seul d’entre eux avait des parents allemands. Dans deux autres écoles du quartier on trouve parmi les 109 écoliers débutants en tout et pour tout deux enfants pour lesquels l’allemand est la langue maternelle parlée à la maison.[…]

    La structure sociale du quartier fait également en sorte que l’intégration dans les écoles de Neukölln reste lettre morte. Malgré les nombreux logements sociaux, on avait une population mélangée. Mais à cause de ce que l’on appelle la taxe pour utilisation abusive, des locataires ont dû payer des pénalités lorsque leurs revenus ont atteint le seuil qui ne leur permettait plus d’avoir droit à un logement social.

    Conséquence : ceux qui gagnaient mieux leur vie sont partis, ne sont restées que des familles d’origine étrangère, familles où souvent plus personne du tout ne travaille.

    Europe Israël news

    « Nous sommes arabisés ! » : Un seul germanophone parmi les 103 CP d’une école de Berlin


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  • Au Yémen, 85 000 enfants morts de faim ou de maladie

    Au Yémen, 85 000 enfants morts de faim ou de maladie

    Quelque 85.000 enfants seraient morts de faim ou de maladie depuis l'intensification de la guerre au Yémen, selon une estimation faite mercredi par l'ONG Save The Children.

    L'ONG affirme, dans un communiqué, avoir utilisé des données de l'ONU pour évaluer les taux de mortalité dus aux cas de malnutrition sévère et de maladie chez les enfants de moins de cinq ans.

    Se basant sur une "estimation prudente", l'ONG avance qu'environ 84.701 enfants seraient morts de faim ou de maladie entre avril 2015 et octobre 2018. D'autres ont par ailleurs été tués dans les combats qui ensanglantent ce pays pauvre de la péninsule Arabique.

    La guerre a fait quelque 10.000 morts et 14 millions de personnes se trouvent en situation de pré-famine, selon l'ONU.

    "Nous sommes horrifiés par le fait qu'environ 85.000 enfants soient morts de faim. Pour chaque enfant tué par des bombes et des balles, des douzaines meurent de faim et on peut l'éviter", a déploré dans le communiqué de Save The Children, Tamer Kirolos, son directeur pour le Yémen.

    Paris Match

    LIEN : https://fr.wikipedia.org/wiki/Y%C3%A9men


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  • Remis en liberté, Tariq Ramadan pense avoir été détenu pour des «raisons politiques»

    Sur les réseaux sociaux, l'intellectuel musulman clame son innocence et affirme que son état de santé s'est dégradé pendant sa détention.

    Sans fioriture, le texte est court et très offensif. «J’ai été maintenu en prison pour des raisons politiques», a écrit mardi matin sur Facebook l’intellectuel musulman Tariq Ramadan, mis en examen pour trois viols en France et en Suisse. Pour sa première intervention publique depuis sa remise en liberté en fin de semaine dernière, Ramadan a choisi les réseaux sociaux où ses soutiens sont très actifs.

    Outre cette mise en cause de la justice française, il clame, sans surprise, n’avoir rien à se reprocher. «Je suis innocent de toutes les accusations portées à mon égard et je continuerai à me battre pour défendre ma dignité et mon honneur», soutient-il. Il parle également d’un «lynchage médiatique» à son encontre. Par ailleurs, il enjoint à ses supporteurs, comme il l’avait fait au déclenchement de cette affaire, «d’éviter les commentaires injurieux, les insultes et les menaces à l’égard des plaignantes et de ceux qui les soutiennent.» 

    Depuis les premières plaintes déposées à l’automne 2017, un climat empoisonné règne effectivement dans cette affaire. Une bataille féroce a lieu sur les réseaux sociaux où les accusatrices de Ramadan reçoivent insultes et menaces.

    Souffrant depuis 2014 d’une sclérose en plaques, Tariq Ramadan affirme que son état de santé s’est singulièrement dégradé pendant son incarcération. Pendant ses neuf mois et demi de détention, sa famille a régulièrement fait savoir que l’administration pénitentiaire ne prodiguait pas les soins nécessaires à Ramadan. «Ma santé s’est tellement détériorée durant la détention que je suis obligé désormais dans l’obligation de suivre un lourd traitement», affirme-t-il.

    Contacté par Libération, Me Eric Morain, l’avocat de «Christelle», la deuxième femme à avoir porté plainte contre Ramadan déplore l’attitude du théologien : «La dialectique du complot politique est éculée et ne sert qu’à rassurer ses soutiens et à occulter ce qui est dérangeant.»

    Libération


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  • Attaque à Bruxelles: un policier blessé par un homme armé d'un couteau

    Un policier bruxellois a été légèrement blessé mardi 20 novembre tôt dans la matinée par un homme qui l'a attaqué avec un couteau, a annoncé la police de la capitale belge.

    L'attaque a eu lieu à 05h30 devant le commissariat central de Bruxelles, a indiqué une porte-parole, Ilse van de Keere à l'AFP, qui déclare :

    "Un policier a été poignardé et légèrement blessé. Amené à l'hôpital, ses jours ne sont pas en danger".

    "Ses collègues ont répondu en tirant sur l'agresseur, qui a été maîtrisé", a-t-elle poursuivi en précisant que sa vie n'était pas menacée.

    La porte-parole de la police s'est refusée à confirmer des informations d'un média local selon lesquelles il aurait crié "Allah Akbar" durant l'agression.

     

    Cette attaque a eu lieu alors que le président français Emmanuel Macron effectue une visite d'Etat de deux jours, entamée lundi, en Belgique, dans un contexte encore marqué par le souvenir des attentats jihadistes de Paris et Bruxelles.

    Mardi matin, Emmanuel Macron doit se rendre avec le roi Philippe à Molenbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise devenue aux yeux du monde un fief de djihadistes après les attentats parisiens de novembre 2015, dont plusieurs des auteurs en étaient originaires.

    L'OBS


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  • Affaire Khashoggi : Trump refuse d'accuser "MBS", "un allié excellent"

    Le président américain refuse de se prononcer sur l'éventuelle responsabilité du prince héritier saoudien dans le meurtre de Jamal Khashoggi.

     

    Le président des Etats-Unis Donald Trump a affirmé qu'il disposait de l'enregistrement du meurtre de Jamal Khashoggi dans le consulat saoudien d'Istanbul début octobre, mais qu'il ne souhaitait pas l'écouter car son contenu est "très violent".

    Le locataire de la Maison-Blanche a une nouvelle refusé de se prononcer sur l'éventuelle responsabilité dans cet assassinat du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, 33 ans, mettant en avant les dénégations de ce dernier.

    Vendredi, depuis la Californie, il a assuré qu'un "rapport complet" sur ce dossier lui serait remis dans les jours à venir.

    "Nous avons l'enregistrement, je ne veux pas l'écouter [...] car c'est un enregistrement de souffrance", a-t-il déclaré dans un entretien à Fox News diffusé dimanche.

    "J'ai été intégralement briefé, il n'y aucune raison pour que je l'écoute", a-t-il poursuivi. "Je sais exactement ce qui s'est passé [...] c'était très violent, très brutal et horrible".

     

    "'MBS' vous a-t-il menti ?" 

    Réfugié aux Etats-Unis après être tombé en disgrâce à Ryad, Jamal Khashoggi a été tué le 2 octobre par des agents saoudiens dans le consulat de son pays à Istanbul. Cette affaire au retentissement mondial a considérablement terni l'image du royaume sunnite, allié historique de Washington et premier exportateur mondial de pétrole.

    L'Arabie saoudite a, à plusieurs reprises, changé sa version officielle sur ce qui était arrivé au journaliste une fois franchie la porte du consulat.

    Mi-novembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait annoncé avoir partagé, notamment avec Ryad, Washington, Paris et Berlin, des enregistrements réalisés dans le consulat au moment du meurtre.

    Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois affirmé que l'ordre de tuer Jamal Khashoggi avait été donné "aux plus hauts niveaux de l'Etat" saoudien. Il a écarté la responsabilité du roi Salmane, mais la presse et des responsables turcs anonymes ont incriminé son fils, le prince héritier Mohammed ben Salmane, surnommé "MBS".

    Selon le "Washington Post" et le "New York Times", la CIA a conclu que "MBS" avait commandité l'assassinat de Jamal Khashoggi. Le département d'Etat a assuré samedi que les Etats-Unis n'avaient, à ce stade, abouti à aucune "conclusion définitive" sur les responsabilités dans ce meurtre.

    Le prince, qui conteste toute implication, "vous a-t-il menti", a demandé le journaliste de Fox News au président des Etats-Unis ?

    "Je ne sais pas. Qui peut véritablement savoir ?", a répondu Donald Trump.

    "Il m'a dit qu'il n'avait rien à voir avec cela. Il me l'a dit peut-être cinq fois, à différentes occasions, y compris il y a quelque jours", a-t-il ajouté.

     

    "Un allié excellent"

    Rappelant que les Etats-Unis avaient annoncé des sanctions financières ciblées contre des responsables saoudiens, il a aussi longuement insisté sur le fait que l'Arabie saoudite était un allié précieux.

    "Je veux rester avec un allié qui, à de nombreux égards, a été excellent", a-t-il dit.

    "Ils sont un allié véritablement spectaculaire en termes d'emplois et de développement économique", avait-il déjà souligné samedi. "Je suis président, je dois prendre beaucoup d'éléments en compte".

    Pour parvenir à ses conclusions, rapporte le "Washington Post", la CIA s'est notamment appuyée sur un appel entre Jamal Khashoggi et le frère du puissant prince héritier, ambassadeur saoudien aux Etats-Unis.

    Selon le quotidien, ce dernier, Khalid ben Salmane, a conseillé au journaliste de se rendre au consulat saoudien à Istanbul, lui assurant qu'il ne lui arriverait rien.

    Le "Washington Post", pour lequel collaborait Jamal Khashoggi, ajoute qu'il avait passé ce coup de téléphone à la demande de son frère.

    Khalid ben Salmane a très rapidement réfuté avec fermeté ces allégations. "C'est une accusation grave qui ne devrait pas être laissée à des sources anonymes", a-t-il écrit sur Twitter, assurant n'avoir jamais discuté d'un voyage en Turquie avec le journaliste.

    L'OBS

    Bien sûr, Trump ne veut pas se facher avec Ryad !


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  • Tariq Ramadan remis en liberté : Henda Ayari "davantage harcelée, insultée, menacée"

    Un des avocats d'Henda Ayari, qui accuse Tariq Ramadan de viols, affirme que sa cliente fait l'objet davantage d'insultes et de menaces depuis la remise en liberté sous conditions de l'islamologue. 

    Henda Ayari, une des trois femmes qui accusent Tariq Ramadan de viols, "est davantage harcelée, insultée, menacée" depuis la remise en liberté de l’islamologue suisse décidée par la justice jeudi soir, a rapporté vendredi l’un de ses avocats. "Notre crainte la plus sombre se réalise déjà, puisque Madame Ayari est depuis lors, encore davantage harcelée, insultée, menacée, dans le réel et le virtuel", affirme dans un communiqué Me Grégoire Leclerc.

    Son avocat lance un appel au calme.

    Sur son compte Twitter, Henda Ayari a énuméré vendredi ce "nouveau déchaînement de violences". "Appels anonymes, pressions psy(chologiques), agressions, harcèlement, crachats, menaces de représailles, appels au viol, au meurtre, insultes, diffamation… C'est ce que je traverse depuis un an. Je ne sais pas qui est le plus dangereux, #Ramadan ou ses soutiens ?". "Les soutiens de #Ramadan sont forts pour mettre la pression et détruire quelqu'un psychologiquement", écrit-elle dans un autre tweet du jour. 

    "Nous demandons à Monsieur Ramadan, ses proches et son conseil d’appeler leurs soutiens à de la mesure, au respect des lois de la République et donc au respect le plus strict de la personne de Madame Ayari, de ses proches et de son intégrité", exhorte en réaction Me Grégoire Leclerc.

    Ce "n’est pas un jugement innocentant Monsieur Ramadan".

    Me Grégoire Leclerc rappelle en outre que Tariq Ramadan, remis en liberté vendredi soir, reste mis en examen pour viols dans cette affaire, la Cour ne s’étant prononcée que sur l’intérêt de son maintien en détention, et non sur le fond du dossier. "La remise en liberté décidée (jeudi) n'est pas un jugement innocentant Monsieur Ramadan, alors qu'en revanche le montant de la caution et les modalités strictes du contrôle judiciaire démontrent qu'il existe des indices graves et concordants, que Monsieur Ramadan qui ment au point de se mentir à lui-même, ne bénéficie que d'une liberté encadrée et toute relative", souligne ainsi l’avocat.

    Un strict contrôle judiciaire.

    Tariq Ramadan a pu quitter vendredi soir la prison de Fresnes, dans laquelle il était incarcéré depuis sa mise en examen pour des viols qu’il conteste en février dernier, après versement d’une caution de 300.000 euros. Il a en outre obligation de rester en France, de ne pas entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins, et de pointer une fois par semaine au commissariat.

    Europe 1

    Les soutiens de Ramadan doivent être des intégristes musulmans !


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    Affaire Khashoggi : la justice saoudienne dédouane Mohammed Ben Salmane, la Turquie "pas satisfaite"

    La justice saoudienne a dédouané le prince héritier Mohammed Ben Salmane de toute responsabilité dans la mort du journaliste Jamal Khashoggi. Des explications "insuffisantes" selon la Turquie.

     

    L'enjeu est de taille pour Riyad, dont l'image a été ternie par le scandale. Un mois et demi après la mort du journaliste dissident Jamal Khashoggi à l'intérieur du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, la justice saoudienne, qui mène une enquête parallèle à celle conduite par les autorités turques, a dévoilé jeudi les premières conclusions issues de ses investigations. Lors d'une conférence de presse organisée à Riyad, le procureur général adjoint Shaalan al-Shaalan a insisté sur plusieurs éléments clés, qui sont d'ores et déjà contestés par la Turquie :

     

    • Le prince héritier Mohammed Ben Salmane n'aurait eu aucune connaissance du dossier, selon la justice saoudienne. Le chef-adjoint des services saoudiens, le général Ahmed al-Assiri, aurait ordonné de ramener de gré ou de force Khashoggi. Mais le chef de l'équipe de "négociateurs" dépêché sur place aurait donné l'ordre de le tuer, a expliqué Shaalan al-Shaalan.
    • Jamal Khashoggi aurait été drogué et démembré au sein même de la mission diplomatique. Les restes de l'éditorialiste auraient ensuite été remis à un agent à l'extérieur du consulat.
    • Le procureur général saoudien a requis la peine de mort contre cinq accusés sur les 11 personnes qui seront déférées devant la justice.

     

     

    La Turquie ne veut pas que l'affaire "soit refermée de cette manière"

    L'Arabie saoudite demande à la Turquie de signer un accord "spécial" de coopération sur l'enquête, mais les divergences avec Ankara sont nombreuses. Jeudi, la Turquie a jugé que "mesures [prises par Riyad] sont certes positives, mais elles sont aussi insuffisantes". Le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu a ajouté qu'il n'avait "pas été satisfait" par certaines explications avancées jeudi par la justice saoudienne.

    "On nous dit que [Khashoggi] a été tué parce qu'il se serait opposé à ce qu'on le ramène dans son pays. Mais en réalité, ce meurtre, comme nous l'avons déjà dit, a été planifié à l'avance", a expliqué Mevlüt Cavusoglu. "Le dépeçage du corps n'était pas spontané. Ils avaient d'abord ramené les personnes et les outils nécessaires pour le faire. En d'autres termes, ils avaient déjà planifié comment ils le tueraient et comment ils le découperaient", a-t-il ajouté.

    La Turquie n'est pas non plus convaincue par les explications saoudiennes dédouanant Mohammed Ben Salmane. "Il ne faut pas que cette affaire soit refermée de cette manière", a déclaré Mevlüt Cavusoglu. "Nous allons faire tout ce qui est notre pouvoir pour faire la lumière sur tous les aspects de ce meurtre", a-t-il ajouté. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a plusieurs fois affirmé que l'ordre de tuer Khashoggi avait été donné "aux plus hauts niveaux de l'Etat" saoudien.

    Le JDD.fr

    On ne saura jamais la vérité ! 


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  • En Egypte, le président Al-Sissi ne parvient pas à protéger les coptes

    Le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi avait promis de tout faire pour protéger la minorité chrétienne d'Égypte prise pour cible par les islamistes. Un nouvel attentat, vendredi, a fait sept morts.

     

    En dépit d'une nouvelle prolongation de l'état d'urgence en vigueur depuis avril 2017 et du déploiement massif de forces de sécurité à travers le pays, l'Égypte ne parvient pas à éradiquer la menace terroriste, notamment dirigée contre sa population chrétienne. Depuis fin 2016, les coptes – 8 % de la population – ont été la cible d'au moins quatre attaques de grande envergure, revendiquées, comme celle de vendredi, par Daech. En décembre 2016, un kamikaze se faisait exploser lors d'une messe, tuant 25 fidèles en pleine prière. Quelques mois plus tard, un double attentat, dans une église de Tanta et devant le patriarcat copte d'Alexandrie, tuait 44 personnes.

    Une menace difficile à éradiquer

    L'année dernière, une attaque ­similaire à celle de vendredi, faisait périr 29 pèlerins. Les regards se tournent donc à nouveau vers le chef de l'État, en fonction depuis 2014 après avoir été ministre de la ­Défense pendant deux ans. La plupart des experts considèrent que l'Égypte fait face à une menace protéiforme et diffuse, difficile à éradiquer. Selon eux, l'incapacité du régime d'Al-Sissi à en venir à bout est plus politique que purement sécuritaire. "La sécurité des coptes ne sera pas garantie par les armes", estime l'une de ces sources. Certains pointent du doigt l'atmosphère sectaire qui règne dans le pays et un climat liberticide qui aggrave les tensions entre communautés et pousse à la radicalisation. 

    Le JDD.fr

    Il ne fait pas bon être chrétien dans un pays musulman !


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  • Affaire Khashoggi : le corps démembré du journaliste aurait été dissous dans l'acide

    "Tuer une personne innocente est un crime, ce qui a été fait au corps en est un autre", assure un conseiller du président turc.

    Le corps du journaliste Jamal Khashoggi, tué le 2 octobre dans le consulat de son pays à Istanbul, a été démembré pour pouvoir être "dissous" plus facilement, a affirmé un conseiller du président turc cité ce vendredi 2 novembre par le quotidien "Hürriyet".

    "Nous voyons à ce stade qu'ils ne se sont pas contentés de le démembrer, ils s'en sont débarrassés en le dissolvant", a déclaré au quotidien "Hürriyet" Yasin Aktay, conseiller du président Recep Tayyip Erdogan au sein de l'AKP, le parti au pouvoir.

    "Selon les dernières informations dont nous disposons, la raison pour laquelle ils ont découpé le corps, c'est pour le dissoudre plus facilement."

    L'éditorialiste Jamal Khashoggi, collaborateur du "Washington Post", a été tué le 2 octobre dans le consulat saoudien d'Istanbul où il s'était rendu pour des démarches administratives en vue de son mariage avec une Turque.

    "Ils voulaient s'assurer de ne laisser aucune trace du corps"

    Après avoir d'abord affirmé que Jamal Khashoggi avait quitté le consulat peu après s'y être rendu, puis soutenu qu'il était mort dans une rixe, Riyad a fini par évoquer une "opération non autorisée" par le pouvoir.

    Dans un communiqué publié mercredi, le parquet d'Istanbul a affirmé que "la victime a été démembrée" et que l'"on s'en est débarrassée", sans pourtant préciser comment.

    Après les déclarations du parquet, un responsable turc a déclaré au "Washington Post" que les autorités examinent une piste selon laquelle son corps aurait été dissout dans de l'acide au consulat ou dans la résidence du consul toute proche.

    "Ils voulaient s'assurer de ne laisser aucune trace du corps", a ajouté Yasin Aktay, également présenté par l'AFP comme un ami du journaliste décédé. "Tous les endroits où nous menaient les caméras de surveillance ont été examinés, le corps n'a pas été trouvé."

    "Tuer une personne innocente est un crime, ce qui a été fait au corps en est un autre et une honte."

    L'OBS


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  • Cette video n'était pas dans l'article

    Son cas avait suscité l'indignation à l'étranger et des violences dans le pays. La Cour suprême du Pakistan a acquitté en appel la chrétienne Asia Bibi, condamnée à mort pour blasphème en 2010, selon un verdict rendu mercredi 31 octobre. Asia Bibi se trouve actuellement incarcérée dans une prison à Multan (Centre) depuis 9 ans, et va être libérée "immédiatement".

    Ce verdict pourrait susciter la fureur des milieux religieux fondamentalistes qui appellent de longue date à l'exécution d'Asia Bibi. Mère de deux enfants, Asia Bibi avait été condamnée à la peine capitale en 2009 à la suite d'une dispute avec une musulmane au sujet d'un verre d'eau. Chrétienne du Pendjab et ouvrière agricole, elle ramassait des baies rouges dans le village d’Ittan Wali, lorsqu’elle a commis l’irréparable aux yeux de ses voisines : boire de l’eau dans un puits supposé réservé aux musulmans, détaille Le Monde.

    Un retentissement international

    Son cas avait eu un retentissement international, attirant l'attention des papes Benoît XVI et François. Asia Bibi avait également reçu le soutien de la maire de Paris Anne Hidalgo, qui avait réclamé sa grâce et l'avait élevée en 2015 au rang de citoyenne d'honneur de sa ville.

    Lors de l'examen de son recours début octobre, les juges de la Cour suprême ont remis en question le bien-fondé de l'accusation. "Je ne vois aucune remarque désobligeante envers le Coran dans le rapport d'enquête", avait observé le juge Saqib Nisar, tandis qu'un second juge relevait plusieurs points de non-respect des procédures.

    Le blasphème est un sujet extrêmement sensible au Pakistan, où l'islam est religion d'Etat. La loi prévoit jusqu'à la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'offense à l'islam.

    franceinfo


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