• 4 commentaires
  • Bangladesh: une jeune femme brûlée vive après avoir dénoncé son directeur d'école

    Nusrat Jahan Rafi, 19 ans, avait porté plainte pour harcèlement sexuel contre son directeur d'école. Ce dernier est soupçonné d'avoir commandité l'agression qui a conduit à la mort de la jeune femme.


    4 commentaires
  • En finir avec le mythe des harceleurs de rue blancs

     

    LIEN pour écouter sa video en entier (19mn14) :

    https://www.solveigmineo.com/en-finir-avec-le-mythe-des-harceleurs-de-rue-blancs-video-solveig-mineo/

     

    Excellente video, à écouter en entier !


    8 commentaires
  • L’homme fort de l’est libyen ordonne à ses troupes d’avancer sur Tripoli

    L’homme fort de l’est libyen ordonne à ses troupes d’avancer sur Tripoli

     

    Le maréchal Khalifa Haftar entend prendre le contrôle de la capitale du pays, contrôlée par le gouvernement d’union national reconnu par l’ONU.

     

    La Libye va-t-elle à nouveau se trouver entraînée dans une escalade militaire périlleuse ? Depuis l’est libyen dont il est l’homme fort, le maréchal Khalifa Haftar, a ordonné jeudi 4 avril à ses troupesd’avancer en direction de la capitale, Tripoli, siège de ses rivaux du gouvernement d’union nationale (GNA). Ses déclarations font planer le risque d’un embrasement violent dans ce pays déjà fractionné.

    Depuis des années, deux autorités se disputent en effet le pouvoir en Libye :

    A l’est, une entité contrôlée par l’Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par le maréchal Khalifa Haftar.

    A l’ouest, le gouvernement d’union nationale (GNA), dirigé par Fayez al-Sarraj, établi fin 2015 par un accord parrainé par l’ONU et basé à Tripoli.

    L’appel aux armes a été lancé par le maréchal Haftar sur Facebook qui a promis d’épargner les civils, les institutions de l’Etat libyen et les ressortissants étrangers. Un de ses porte-parole, le général Ahmad al-Mesmari, avait déjà annoncé la veille la préparation d’une offensive pour « purger l’ouest » libyen « des terroristes et des mercenaires ».

    Avancées au sud de Tripoli

    En réaction, du côté de l’ouest libyen et de Tripoli, les ennemis du général Haftar au sein du GNA ont donné l’ordre aux forces qui le soutiennent de se tenir prêtes pour « faire face à toute menace ». De puissants groupes armés de la ville de Misrata (ouest), y ont répondu, se déclarant jeudi « prêts (…) à stopper l’avancée maudite » des pro-Haftar venus de l’est. Dans un communiqué, ils ont demandé à M. Sarraf, le maître de l’ouest libyen, de donner ses « ordres sans délai » aux commandants des forces dans la région ouest « pour affronter ce rebelle », faisant référence au maréchal Haftar.

    D’après les assaillants, l’avancée des troupes aurait déjà commencé. Un général fidèle à Haftar a ainsi affirmé jeudi à l’Agence France-presse (AFP) que ses forces étaient entrées sans combattre dans Gharyan, une ville disputée située à 100 km au sud de Tripoli. Cette information a toutefois été démentie par au moins quatre sources locales contactées par l’AFP. Affirmant que l’ANL avait pris position autour de la ville, en particulier dans la région de Jandouba, à 25 km au sud, un responsable de Gharyan a indiqué sous le couvert de l’anonymat à l’AFP que la ville était divisée entre pro et anti-Haftar. « Des efforts sont en cours pour éviter une confrontation à l’intérieur », a-t-il expliqué.

    Outre l’est libyen, le maréchal Haftar contrôle déjà des territoires du sud du pays, vaste région désertique et marginalisée aux confins de l’Algérie, du Niger, du Tchad et du Soudan. En janvier, il y avait lancé une offensive pour « purger » la zone « des groupes terroristes et criminels » et de groupes rebelles tchadiens. Sebha, chef-lieu du sud, ainsi qu’un des plus importants champs pétroliers du pays, al-Charara, sont déjà passés sous son contrôle.

    Efforts diplomatiques sans succès

    Cette montée des tensions a coïncidé avec le deuxième jour de la visite dans le pays du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. M. Guterres s’est dit « vivement préoccupé par le mouvement de troupes (…) et le risque de confrontation » avant d’ajouter sur Twitter : « J’appelle au calme et à la retenue alors que je me prépare à rencontrer les dirigeants libyens », a-t-il ajouté sur Twitter. Il n’existe « pas de solution militaire », a-t-il réaffirmé. « Seul le dialogue interlibyen peut résoudre les problèmes libyens. »

    La délégation de l’Union européenne et les chefs des missions diplomatiques européennes ont également mis en garde contre l’escalade. Dans un communiqué commun ils ont exhorté toutes les parties à « désamorcer immédiatement les tensions ». Par la voix de leur ambassade, les Etats-Unis ont aussi « condamné avec force la hausse de la violence » et relayé l’appel de l’ONU à la retenue.

    L’opération annoncée par l’ANL d’Haftar intervient à quelques jours de la tenue d’une conférence nationale sous l’égide de l’ONU, prévue mi-avril à Ghadamès (sud-ouest) et destinée à dresser une feuille de route, avec notamment la tenue d’élections afin de tenter de sortir le pays de l’impasse. Aucun des efforts diplomatiques de l’année écoulée n’a encore permis de percée.

    « Risque d’embrasement accru »

    Selon l’analyste libyen Emad Badi, l’avancée des troupes du maréchal Haftar peut lui permettre de « valoriser sa position au niveau des négociations, si la conférence de Ghadamès se tient ». Mais l’analyste fait aussi état d’une « coordination accrue » entre les factions de l’ouest libyen, qui considèrent toutes que Haftar est une menace commune. « Il existe des signes qu’ils vont se mobiliser collectivement contre lui », dit-il.

    « Le risque d’embrasement est accru par les manœuvres provocatrices (…) de Haftar », juge pour sa part Jalel Harchaoui, chercheur à l’Institut Clingendael de La Haye. « Prendre Tripoli n’est assurément pas une tâche facile, mais cela reste une possibilité » pour Haftar, appuyé par les Emirats arabes unis, l’Egypte et à l’Arabie saoudite, où il a été reçu fin mars par le roi Salmane.

    Le Monde.fr


    4 commentaires
  • Le Qatar verserait 35 000 euros chaque mois à Tariq Ramadan

    C'est ce que révèle une note de Tracfin que Libération a pu consulter, et qu'affirme un livre des journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot.

     

    Voilà qui risquerait de discréditer encore plus Tariq Ramadan, mis en examen pour deux viols en France et un autre en Suisse. Selon une note du service de renseignement Tracfin que Libération a pu consulter, le théologien musulman a perçu, en qualité de consultant, de très généreux émoluments en provenance du Qatar, 35 000 euros mensuels. Des sommes versées par la Qatar Foundation, l’une des filières permettant à l’émirat de financer à travers le monde des projets, liés le plus souvent à la mouvance des Frères musulmans.

    Très influente et bénéficiant de fonds importants, la Qatar Foundation est présidée par la cheikha Mozah, la mère de l’actuel émir, qui aurait selon d’anciens proches de Ramadan facilité l’installation de l’intellectuel à Doha. L’intellectuel a aussi bénéficié de l’appui du Youssef al-Qaradawi, le théologien de référence de la mouvance des Frères musulmans, un proche de la famille Ramadan depuis de très nombreuses années.

    Double vie

    D’après la note de Tracfin, Tariq Ramadan a rapatrié le 1er juin 2017 en France l’équivalent de 590 000 euros, en provenance de son compte qatari alimenté par les versements mensuels de la Qatar Foundation. Les transferts de fonds auraient servi à l’achat, le 28 juillet 2017, d’un duplex situé rue Gabrielle sur la butte Montmarte à Paris. D’autres fonds auraient également été versés à deux associations, Juste Cause et Horizons, permettant en partie à Ramadan de financer ses frais de justice.

    Depuis 2012, l’intellectuel suisse dirigeait à Doha un centre de recherches, le Cile, consacré à l’étude de l’éthique islamique. Mais depuis sa sortie de détention provisoire en novembre dernier, le Qatar a pris nettement ses distances. S’il clame son innocence, le théologien est devenu infréquentable depuis qu’il a avoué une double vie, très peu conforme à la morale islamique. Ramadan a d’ailleurs été remplacé à la tête du Cile. Selon d’anciens proches, son contrat avec le Qatar arriverait à échéance dans les prochains mois.

    Faculté privée

    Dans un livre paru le 4 avril, Qatar Papers, comment l’émirat finance l’islam de France et d’Europe (1), les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot font mention des émoluments versés à Ramadan, selon un article publié jeudi par le quotidien suisse la Tribune de Genève. L’ouvrage révélerait aussi les financements accordés par le Qatar à des institutions et des projets de mosquées liés au réseau des Frères musulmans en Europe. Parmi les bénéficiaires figurerait l’Institut européen de sciences humaines (IESH), faculté privée proche de Musulmans de France (la branche française des Frères musulmans) qui est située à Saint-Denis et à Château-Chinon et qui dispense des enseignements en théologie musulmane et en langue arabe.

    Contacté par Libération, Emmanuel Marsigny, l’avocat de Tariq Ramadan, n’a pas souhaité faire de commentaire.

    (1) Editions Michel Lafon.

    Libération


    4 commentaires
  • "Je préfère être ici plutôt qu’en France" : des femmes de combattants de l'Etat islamique ont recréé Baghouz au camp de Al-Hol, en Syrie

    Plusieurs Françaises, surveillées par les forces kurdes dans un camp en Syrie, assurent qu'elles ne veulent ni rentrer en France, ni y envoyer leurs enfants, selon des témoignages recueillis par franceinfo.

    L'Etat islamique "est toujours dans nos cœurs et ça, personne ne pourra l’enlever. Même si là, il n’y est plus, il va revenir", s'exclame l'une des Françaises parmi les déplacés de Baghouz au camp de Al-Hol dans le nord-est de la Syrie. Plusieurs femmes ont livré leur témoignage à franceinfo, n'exprimant aucune intention de rentrer chez elles, au contraire.

    "C’est comme si on était encore dans l’Etat islamique, sauf qu’on est enfermées dans un camp et que tout le monde fait sa vie", poursuit l'une des femmes qui se disent françaises. Enveloppées dans leur niqab noir, elles précisent venir de Nice, Paris, Lyon, Toulouse. Elles ont vécu les dernières heures du groupe terroriste à Baghouz avant d’être transférées dans ce camp où s'entassent quelque 70 000 déplacés depuis la chute de l'ultime réduit de l'Etat islamique en Syrie, d'une capacité de 20 000 places. Elles regrettent Daech, disent-elles, et expriment de l'espoir : "Bien sûr qu’il reviendra." Et elles l'ont recréé derrière les barbelés.

    La France ne fait pas partie des plans, ni l'Irak

    Une vie de routine entre femmes et enfants, en l’absence des hommes, combattants dans les rangs du groupe terroriste. "Ils sont tous en prison ou morts ou blessés", dit l’une, ajoutant qu’"ils sont en train de pourrir dans une espèce de grande tente". Certaines de ces Françaises vont jusqu’à comparer le camp à leur dernier bastion : "C’est Baghouz à Al-Hol ! Je préfère être ici plutôt qu’en France. Je patiente et je verrai ce qui adviendra."

    La France, bon nombre d’entre elles ne veulent plus en entendre parler. "La France, non. Elle veut nous retirer nos enfants". Toutes refusent catégoriquement la proposition des autorités françaises de rapatrier les enfants au cas par cas : "Je ne me séparerai jamais de mes enfants. Les enfants ont besoin de leur mère, c’est connu."

    L’autre grande crainte de ces femmes, c’est un transfert en Irak, pour y être jugées, là où la peine de mort est en vigueur : "On ne veut pas retourner en France, mais il ne faut pas nous rapatrier en Irak, parce qu’ils vont nous pendre, ils vont nous tuer."

    Retenues dans une partie du camp réservé aux étrangères, ces Françaises sont placées sous haute surveillance en attendant d’être fixées sur leur sort.

    franceinfo


    6 commentaires

  • 6 commentaires
  • Les enfants de Jamal Khashoggi indemnisés par l'Arabie saoudite

    Six mois après l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, critique du régime, le Washington Post révèle que ses quatre enfants ont reçu des compensations importantes de la part de l'Arabie saoudite. 

     

    Selon le journal, auquel contribuait Jamal Khashoggi, ils se sont vus offrir des maisons qui vaudraient jusqu'à quatre millions de dollars chacune et perçoivent chacun des versements mensuels supérieurs à 10 000 dollars.

    Salah, le fils aîné de Jamal Khashoggi, vit toujours en Arabie saoudite, à Djeddah, où il est banquier, selon le quotidien américain. Les trois autres enfants du journaliste, un deuxième fils et deux filles, habitent aux Etats-Unis. Les maisons reçues de la part des autorités saoudiennes sont situées à Djeddah, dans le même complexe résidentiel. 

    Le rôle de "MBS" questionné

    Jamal Khashoggi, intellectuel qui résidait aux Etats-Unis, a été tué et démembré le 2 octobre par un commando de quinze agents saoudiens venu de Ryad dans le consulat de son pays à Istanbul. Il y effectuait des démarches administratives. Son corps n'a jamais été retrouvé. Après avoir nié le meurtre, l'Arabie saoudite a évoqué une opération menée par des éléments "hors de contrôle" et qui aurait dégénéré.

    Le procès de onze suspects s'est ouvert en début d'année devant la justice saoudienne. Le procureur général a requis la peine de mort contre cinq d'entre eux. Mais des zones d'ombre subsistent. A commencer par le rôle du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane ("MBS"), considéré comme "responsable" du meurtre par le Sénat américain.

    Le Washington Post ajoute que les enfants du journaliste "pourraient recevoir des paiements beaucoup plus élevés - possiblement plusieurs millions de dollars par personne - dans le cadre de négociations pour 'le prix du sang' qui sont attendues lorsque les procès des suspects du meurtre s'achèveront dans quelques mois". 

    "Réparer un tort"

    Le média américain souligne que les compensations aux enfants Khashoggi ont été autorisées fin 2018 par le roi Salmane, père de MBS, dans le cadre de ce qui a été décrit par un ancien responsable comme la reconnaissance qu'une "grande injustice a été commise" et la tentative de "réparer un tort". Une pratique qui "fait partie de nos traditions et de notre culture", a précisé cette source.

    Les négociations sur ces compensations auraient été menées par Khalid ben Salmane, frère de MBS et ambassadeur d'Arabie saoudite aux Etats-Unis.

    L'Express


    4 commentaires
  • Syrie : deux familles de jihadistes demandent leur rapatriement en France

    Deux femmes retenues avec leurs enfants dans le camp de Roj, au Kurdistan syrien, ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris pour contraindre l'Etat français à les rapatrier.

     

    Un juge des référés du tribunal administratif de Paris va examiner mardi les recours en urgence déposés par deux femmes retenues avec leurs enfants dans le camp de Roj au Kurdistan syrien pour contraindre l'Etat français à les rapatrier, a appris l'AFP auprès de leurs avocats.

    Me William Bourdon et Me Vincent Brengarth, qui assurent conjointement la défense de ces deux femmes, ont déposé deux référés-liberté pour que la justice administrative oblige le ministre des Affaires étrangères à "procéder au rapatriement de ces deux familles afin de faire cesser l'atteinte grave et manifestement illégale au droit de la vie des enfants mineurs détenus".

    Les deux femmes ont chacune trois enfants, âgés de un an et demi à huit ans.

    L'audience doit se tenir à 15 heures devant le tribunal administratif de Paris.

    "C'est un débat judiciaire sans précédent", ont estimé Me Bourdon et Me Brengarth auprès de l'AFP. "C'est la première fois que le ministère des Affaires étrangères va devoir s'expliquer devant un juge de son refus de rapatrier les enfants qui se trouvent en Syrie dans les camps contrôlés par les forces kurdes", ont-ils poursuivi.

    Le gouvernement français refuse de rapatrier ses ressortissants, jihadistes et épouses, affiliés à l'organisation Etat islamique (EI) et n'accepte de ramener les enfants qu'au "cas par cas". Cinq orphelins ont ainsi été rapatriés le 15 mars et une fillette de trois ans, dont la mère a été condamnée à la perpétuité en Irak, l'a été le 27 mars.

    Dans le camp, "des traitements inhumains et dégradants" et "un risque de mort"

    "Dans leurs recours, que l'AFP a pu consulter, les avocats font valoir que "le maintien dans le camp de Roj expose les enfants mineurs à des traitements inhumains et dégradants et à un risque de mort, imposant que soit mis en oeuvre leur rapatriement dans les plus brefs délais".

    Ils soulignent qu'un incendie survenu sur le camp a déjà occasionné la mort "d'au moins trois enfants et plusieurs dizaines de blessés".

    Les conseils de ces deux femmes avaient déjà saisi le tribunal administratif en décembre, mais leur recours avait été rejeté. Ils avaient ensuite déposé un recours devant la Cour européenne des Droits de l'homme (CEDH), là aussi sans succès.

    Dans leur nouvelle démarche, les avocats s'appuient notamment sur "l'exigence constitutionnelle de protection de l'intérêt de l'enfant", consacrée par une récente décision du Conseil constitutionnel sur les tests osseux réalisés sur les jeunes migrants.

    Ils soulignent par ailleurs que le rapatriement des enfants "ne pourra intervenir qu'avec leur mère", la protection du droit à la vie des mineurs ne pouvant "être dissociée de leur droit à ne pas être séparés de leur mère".

    Paris Match

    Elles n'avaient qu'à pas partir en Syrie !


    5 commentaires
  • Jean-Yves Le Drian sur les djihadistes français de Daech: «ce sont des ennemis»

    Alors qu'il se trouve à New York depuis jeudi dernier pour présider au nom de la France le Conseil de sécurité des Nations unies, le ministre des Affaires étrangères s'est confié à Ouest-France.

    Dans un entretien accordé au journal Ouest-France, le ministre de l'Eruope et des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian est implacable à propos du retour en France des djihadistes français, partis en Syrie ou en Irak. «Il n'y a pas de retour. La position de la France est très claire depuis le début. Ceux qui sont Français et qui ont combattu dans les rangs de Daech ont combattu la France. Ce sont donc des ennemis», affirme-t-il. Une position qui «vaut pour les femmes comme pour les hommes». «Lorsqu'on va en Irak et en Syrie, en 2014, 2015, 2016, c'est généralement pour combattre. Je note avec attention la forme de compassion qui existe de la part d'un certain nombre d'avocats de femmes, mais ce sont des combattantes, des militantes du djihadisme» et doivent donc être «traitées comme telles».

    Jean-Yves Le Drian argue également que ces Français partis faire la guerre du djihad doivent être «jugés là où ils ont commis leurs crimes» et «accomplir là-bas les peines qu'ils méritent en fonction des décisions des tribunaux d'Irak.». Il rappelle néanmoins qu'en Syrie, «c'est un autre cas, parce que la guerre n'y est pas finie. Il importera qu'il y ait à ce moment-là les procédures judiciaires pour les juger». 

    Sa réponse se fait plus nuancée sur la question des enfants de djihadistes français. «Cela se fait au cas par cas, en relation avec la Croix-Rouge, avec beaucoup de vigilance», juge-t-il, évoquant des situations où «des enfants en bas âge dont les mères pourraient éventuellement renoncer à assurer la garde». «Il ne faut pas faire d'angélisme sur ces affaires», tient-il à rappeler. «La France respectera le droit et respectera aussi la sécurité des Français», deux principes fondamentaux de «la position de la France sur ce sujet».

    Près de 300 mineurs français, qui se trouvent actuellement sur les zones de conflit irako-syriennes, pourraient être en passe d'être arrêtés ou se seraient réfugiés dans le nord de la Syrie. «Tous ne rentreront pas en France. Encore une fois, c'est la position du gouvernement français: du cas par cas, pour les enfants dans des situations de détresse humanitaire», a rappelé Laurent Nuñez, secrétaire d'État à l'Intérieur. 95 mineurs sont déjà rentrés en France depuis 2015. Selon les chiffres officiels, sur les 89 enfants rapatriés avant le 4 février 2019, 81 ont fait l'objet d'une procédure en assistance éducative. 74 mineurs en bénéficient toujours actuellement. Les enfants sont majoritairement placés en famille d'accueil et minoritairement en foyer. Ils sont très peu à avoir pu bénéficier d'un retour dans leur famille de sang.

    Le Figaro.fr


    4 commentaires
  • L’acteur George Clooney appelle au boycott des hôtels liés au sultan de Brunei

    Cet Etat s’apprête à instaurer la peine de mort en cas d’homosexualité ou d’adultère en invoquant la charia, la loi islamique.

     

    Pourquoi l’acteur américain George Clooney a-t-il lancé un appel au boycott de neuf hôtels de luxe ? Car ils sont directement liés au sultanat de Brunei, un petit Etat pétrolier d’Asie du Sud-Est. Le 3 avril, cette nation « va commencer à lapider et à fouetter à mort n’importe lequel de ses citoyens convaincu d’être homosexuel » en invoquant la charia, la loi islamique, écrit George Clooney dans une tribune publiée par le site Internet Deadline, spécialisé dans le divertissement.

    La nouvelle législation de Brunei, situé sur l’île de Bornéo, prévoit aussi la peine de mort en cas d’adultère et l’amputation d’une main ou d’un pied pour vol. Cette petite monarchie de 430 000 habitants est dirigée d’une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah depuis 1967. Elle a annoncé en 2014 l’introduction progressive de la charia, malgré l’opposition des défenseurs des droits humains. 

     

    Le sultan est « l’un des hommes les plus riches du monde » et « possède l’Agence d’investissement de Brunei » qui, à son tour, est propriétaire de « neuf des hôtels les plus prestigieux dans le monde », poursuit George Clooney. Et le comédien d’en donner la liste : The Dorchester (Londres), 45 Park Lane (Londres), Coworth Park (Ascot, Angleterre), The Beverly Hills Hotel (Los Angeles), Hotel Bel-Air (Los Angeles), Le Meurice (Paris), Hôtel Plaza Athénée (Paris), Hotel Eden (Rome) et Hotel Principe di Savoia (Milan, Italie).

    Des « violations des droits humains »

    « J’ai séjourné dans nombre d’entre eux, dont certains récemment, parce que je n’avais pas rempli mes devoirs et que j’ignorais qui les possédait, reconnaît l’acteur américain. Mais soyons clair, chaque fois que nous prenons une chambre ou organisons une réunion ou dînons dans l’un de ces neuf hôtels, nous mettons de l’argent directement dans la poche d’hommes qui choisissent de lapider et de fouetter à mort leurs concitoyens homosexuels ou accusés d’adultère. »

    « Brunei est une monarchie et un boycott n’aura certainement pas grand pouvoir pour changer ses lois. Mais allons-nous vraiment contribuer financièrement à ces violations des droits humains ? »

    Et d’ajouter : « Après des années de pratique des régimes meurtriers, j’ai appris que vous ne pouvez pas leur faire honte. Mais vous pouvez faire honte aux banques, aux financiers et aux institutions qui font des affaires avec eux en choisissant de détourner le regard. »

    Le Monde


    3 commentaires
  • L'enfant d'une Française condamnée à la perpétuité en Irak rapatriée en France

    © AMMAR KARIM / AFP La Française Djamilia Boutoutaou lors de son procès à la Cour pénale irakienne à Badgad, le 17 avril 2018.

    La petite Khadija, 3 ans, fille de Djamila Boutoutaou, une Française condamnée à la perpétuité en Irak pour son appartenance à Daesh, a été rapatriée ce mercredi en France, a annoncé sa famille. La loi irakienne prévoit que les enfants ne peuvent rester que jusqu'à l'âge de trois ans en détention avec leur mère.

        

    L'avion ramenant d'Irak la petite fille, qui était jusque-là emprisonnée avec sa mère, s'est posé dans l'après-midi en région parisienne et l'enfant a été confiée aux services sociaux, a précisé sa grand-mère Saïda Boutoutaou, une Lilloise qui a été prévenue par le ministère des Affaires étrangères.

    "C'est un jour de joie! Je suis une mamie très contente et j'espère que cette très bonne nouvelle pour moi sera suivie de plein d'autres pour les enfants encore en Syrie et en Irak. Je rêve désormais d'accueillir Khadija, cet ange, chez moi. Elle y sera comme une reine", a déclaré Saïda Boutattaou, en larmes.

    Déjà, lors du procès de sa fille en avril 2018, la grand-mère avait fait part sur notre antenne de son souhait d'accueillir Khadija : 

    "Je voudrais accueillir ma petite fille, pour qu’elle grandisse dans de bonnes conditions, dans l’intérêt d’une petite fille de deux ans et demi", avait-elle déclaré.

    Djamila Boutoutaou a été condamnée à la prison à perpétuité, c'est-à-dire 20 ans selon la loi irakienne, par la Cour pénale centrale de Bagdad. Durant un son procès expéditif, elle avait plaidé avoir été dupée par son mari.

    BFM.TV 


    5 commentaires
  • Le mariage de filles mineures en hausse "de façon alarmante" au Maroc

    A gauche, en dessous de tous ces tissus, il y a une jeune fille !

    L'union des mineurs y est théoriquement interdite depuis 2004. La loi marocaine prévoit cependant des dérogations et des milliers de filles sont ainsi mariées avant l'âge de 18 ans.

    Pour promouvoir l’égalité homme-femme et améliorer le droit des femmes, le Maroc a modifié en 2004 le Code de la famille ("Moudawana"). Parmi les nombreuses dispositions annoncées, l’âge minimum légal du mariage est passé de 15 à 18 ans. Malgré cette réforme, l'union des adolescentes est en nette augmentation.

    Plus de 40 000 filles mineures ont été mariées en 2018, selon la présidente du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), Amina Bouayach.

    Il faut rétablir le droit des filles (...) et abolir les exceptions

    Amina Bouayach, présidente du Conseil national des droits de l'Homme

    Lors d'une conférence à Rabat

     

    Une exception à la règle

    Le Code de la famille promulgué par le roi prévoit des "dérogations" dans des cas exceptionnels. Le juge de la famille peut ainsi autoriser le mariage d’un garçon ou d’une fille de moins de 18 ans si les parents ou le représentant légal de l’enfant le demandent. Lorsque le juge donne son accord, sa décision est irrévocable et l’épouse mineure n’a droit à aucun recours.

    En 2018, plus de 25 000 dérogations légales ont été accordées, augmentant le nombre de mariages précoces. Toutes ces exceptions concernent les filles à presque 100%.

     

    Une dérogation qui devient une norme

    Les associations féministes et de défenses des droits de l’Homme veulent en finir avec cette dérogation. Elles demandent une révision du texte de la Moudawana pour le mettre en phase avec les nouvelles lois, notamment celle contre les violences faites aux femmes. Une campagne a été lancée début mars 2019 pour demander une fois encore l’"abolition de l’exception" et "le rétablissement de la norme".

    Avec l’augmentation du nombre de mariages de mineurs "de façon alarmante", comme il le dit, le ministre de la Justice Mohamed Aujar reconnaît l’importance de la suppression des dérogations accordées aux familles, tout en rappelant qu’il s’agit d’un sujet compliqué.

    La société politique est traversée par un courant très conservateur, c'est un fait à prendre en considération

    Mohamed Aujar, ministre marocain de la Justice

    Lors d'une conférence à Rabat

     

    Le mariage coutumier

    La dérogation concernant l’âge légal du mariage n’est pas le seul problème. Dans les régions rurales et reculées, beaucoup de Marocains, en situation précaire pour la plupart, ont recours au mariage coutumier. Par choix ou par ignorance, car ils ne connaissent pas bien les règles du Code de la famille. Le mariage qui n’a aucun cadre légal est un contrat verbal. La simple lecture de la Fatiha (sourate d’ouverture du coran) en présence de deux témoins suffit à unir deux personnes. Ces coutumes perpétuent le mariage des mineurs, dont des filles à peine pubères.

    Le Code de la famille prévoit la possibilité de faire reconnaître un mariage coutumier. Il s’agit de donner un cadre légal à ce mariage pour préserver le droit de la femme, mais de nombreuses associations y voient un moyen supplémentaire de cautionner un mariage précoce. Le délai de la régularisation des mariages coutumiers par "la Fatiha" devait expirer en février 2019.

    France info


    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique