• Enfants de djihadistes rapatriés : les coulisses d’une opération très secrète !

    © AFP/Giuseppe Cacace Le camp syrien d’Al-Hol, où la délégation française a récupéré sept enfants, accueille près de 80 000 personnes. 

    Il y a tout juste une semaine, douze enfants de djihadistes français étaient récupérés en Syrie et rapatriés. Retour sur le déroulé d’une mission très spéciale menée sous l’égide du Quai d’Orsay.

    Sur le tarmac de la base militaire de Villacoublay (Yvelines), les moteurs d’un Airbus A 400 M de la République bourdonnent. Vendredi dernier, il fait encore jour lorsque douze silhouettes pénètrent dans une salle de briefing de l’aérodrome. Ils sont diplomates, médecins urgentistes spécialisés en pédiatrie ou encore infirmiers. La plupart d’entre eux ignorent pourquoi ils ont été réunis là, dans le plus grand secret. C’est le chef de cette mission très spéciale, Eric Chevallier, patron du Centre de crise du Quai d’Orsay, qui le leur dévoile : il s’agit d’aller chercher des enfants isolés ou orphelins, filles et fils de djihadistes français, dans des camps de réfugiés du Kurdistan syrien.

    La France n’a pas l’obligation légale de le faire. Emmanuel Macron a pourtant donné son feu vert au déclenchement de cette deuxième opération de rapatriement (la première a eu lieu en mars) de ces petits ressortissants. D’abord parce que ces mineurs sont très vulnérables sur ces terres ravagées par des années de guerre. L’autre raison est rarement mise en avant. Dans ces camps, les femmes les plus radicalisées ne souhaitent pas que ces enfants esseulés rentrent dans leur pays. Elles essaient de les cacher, cherchent à les prendre sous leurs ailes, avec l’espoir de leur transmettre l’amour du djihad, dans le but de préparer une prochaine génération de combattants. Une menace potentielle pour le pays. « Ces enfants vont désormais grandir en France, dans un environnement socio-éducatif qui leur inculque d’autres valeurs », avance un diplomate de haut rang.

    Atterrissage incognito en pleine nuit

    Une heure après le briefing, le gros-porteur décolle. A bord, les diplomates ont emporté un imposant dossier. A l’intérieur, des papiers, des clichés, le condensé administratif de ces enfants, âgés de moins de six ans pour la plupart. Ce commando diplomatico-médical compte en ramener 21 en France à l’issue d’une opération classifiée, préparée dans la plus stricte confidentialité depuis près de deux mois.

    L’Airbus A 400 M utilisé pour cette mission transportait notamment des médecins et diplomates. Airbus

    Une opération qui s’annonce périlleuse. Si les cellules de Daech ont été largement détruites dans la région, des réseaux restent actifs. Pour des raisons de sécurité, le lieu d’atterrissage doit être tenu secret. L’appareil se pose en pleine nuit, sans lumière. Quelques minutes à peine pour qu’une partie de l’équipage débarque, dans le noir. Diplomates et médecins montent à bord de véhicules blindés, sous bonne escorte. Direction une petite base où ils vont se reposer quelques heures. Plus tôt, des échanges ont eu lieu avec les autorités locales pour évoquer la mission. Un rendez-vous doit avoir lieu le lendemain, à Aïn Issa, ville syrienne sous contrôle kurde.

    «Il va y avoir un problème»

    Là, samedi matin, les dossiers sont examinés. A priori, tout va bien. « Il n’y aura aucun souci, vous pourrez les récupérer demain », explique-t-on aux Français dépêchés sur place. Ces derniers doivent poursuivre leur route vers un second lieu où ils recevront l’appel d’un autre responsable local. Par téléphone, cet homme doit leur confirmer que les enfants concernés par la mission leur seront bien remis.

    Sauf que le coup de fil n’arrive pas. Le chef de la mission française fait alors passer un message pour annoncer à cet interlocuteur qu’il le retrouvera le lendemain, à 10 heures. Dimanche, la petite délégation part donc à sa rencontre. Ce rendez-vous fait l’effet d’une douche froide aux Français. « Il va y avoir un problème », leur dit-on. Ils apprennent que finalement, seuls sept enfants vont leur être confiés. Ce n’est pas ce qui était prévu. La conversation se tend. « Puisque c’est comme ça, assène un diplomate français, on va aller les chercher. »

    «Voilà, vous avez vos quatre enfants»

    Direction Al-Hol, un camp où vivent près de 80 000 personnes, soit l’équivalent de la population d’Antibes-Juan-Les-Pins (Alpes-Maritimes). La route est longue pour y parvenir. Plus de la moitié des 24 heures qui suivent seront passées en voiture dans le nord-est syrien. La tension est extrême, ces axes sont minés, des attaques d’IED (acronyme anglais d’engins explosifs improvisés) surviennent régulièrement.

    Une jeune femme en uniforme accueille la délégation française : « Voilà, vous avez vos quatre enfants. » Sur les quatre, un seul fait partie de la liste initialement prévue ! D’âpres échanges suivent, les diplomates insistent. Une responsable du camp s’agace : « On a que ça ! » Les Français savent que ce n’est pas le cas. Ils sortent leurs dossiers, les fiches détaillées des petits qui se trouvent dans le camp, notamment dans le « carré des orphelins ».

    Une première petite fille est alors amenée. Puis deux autres enfants. Pour les trois premiers qui n’étaient pas sur la liste, des éléments d’information sont transmis à Paris pour que leurs rapatriements soient validés au plus vite, grâce à des moyens de communication cryptés. En fin d’après-midi, dimanche, l’équipe repart vers Al-Roj, à cinq heures de route. Ce camp est moins grand, mieux structuré. Sur place, les cinq enfants prévus sont bien récupérés. Entre-temps, deux petits néerlandais ont été ajoutés au groupe. Ils sont désormais quatorze à avoir été recueillis.

    Peluches et avion nursery

    Tous s’apprêtent désormais à suivre un parcours bien balisé. Les Français s’assurent d’abord qu’aucune puce électronique n’a été positionnée sur eux ou dans leurs vêtements. Beaucoup d’enfants sont dépenaillés, certains prostrés. Tous ne parlent pas français. Ils sont auscultés, déshabillés, lavés puis habillés avec des affaires neuves. Tout ce qu’ils portaient sur eux est resté au Kurdistan syrien. Des peluches, des poupées et autres tétines apportées de France sont remises à chacun.

    L’un a une blessure importante à l’épaule, l’autre une brûlure au pied. Tous sont pris en charge par les médecins, nourris, hydratés. Dans la nuit de dimanche à lundi, ils embarquent à bord de l’A 400 M transformé en nursery. Soixante-douze heures après le début de la mission, le vol atterrit enfin à Villacoublay. C’est l’Aide sociale à l’enfance qui prend le relais auprès des petits, le point de départ d’une nouvelle vie pour ces filles et fils de djihadistes de retour dans leur pays.

    Des rapatriements au cas par cas

    Ils sont les enfants de Français partis grossir les rangs du groupe terroriste Daech en Syrie ou en Irak. Ils sont aussi des nièces, des petits-fils d’autres Français, bouleversés de les savoir si loin, dans ces régions troublées, sans parents qui plus est. Au Quai d’Orsay, c’est à la direction des Français de l’étranger qu’incombe la tâche ardue de recenser leur nombre, de démêler leur identité. Au total, ils seraient plusieurs dizaines. Ces cas sont répertoriés, le maximum d’informations collectées, notamment avec le concours des responsables de camps de réfugiés ou encore des services de renseignement.

    Selon la doctrine fixée par le gouvernement, les enfants peuvent être rapatriés « au cas par cas ». Derrière cette expression se cache une réalité complexe, où les critères de vulnérabilité des tout-petits et de faisabilité de l’opération priment.

    Les enfants orphelins, isolés, c’est-à-dire sans parent, en bas âge ou en mauvais état de santé sont considérés comme étant les plus fragiles, et donc prioritaires. Encore faut-il pouvoir les localiser… En fonction de ces données, une liste de ceux susceptibles d’être ramenés a été tamponnée au plus haut sommet de l’Etat. En coulisses, l’opération a alors été préparée dans le plus grand secret pendant près de deux mois. Ce qui n’a pas empêché, une fois sur place, de nombreux aléas. Une fois les vérifications effectuées, les autorités locales et les diplomates français signent un document de transfert. Les enfants peuvent alors rentrer en France.

    Le Parisien

    Enfants de djihadistes rapatriés : les coulisses d’une opération très secrète !

    J'aimerai savoir combien a coûté ce déplacement ?


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  • Arabie saoudite : arrêté depuis ses 13 ans, Murtaja Qureiris, majeur, risque désormais la peine capitale

    Après quatre ans de détention préventive, le plus jeune prisonnier politique d’Arabie saoudite risque la peine de mort. Issu d’une famille chiite, il a participé à 10 et 13 ans à des manifestations pour les droits de l’homme.

    L’Arabie saoudite va-t-elle exécuter son plus jeune prisonnier politique, sans doute le plus jeune au monde ? C’est la crainte d’Amnesty international. Murtaja Qureiris a eu 18 ans vendredi et cette majorité ouvre en théorie la porte à la peine capitale, sanction requise contre lui en août dernier.

    Les torts de ce garçon, détenu depuis 2014 ? Deux événements font de lui, aux yeux de la justice saoudienne, un opposant membre d’une organisation terroriste. À 10 ans, en 2011, il se trouvait parmi d’autres petits Saoudiens à bicyclette qui accompagnent une manifestation d’Arabes chiites. Amnesty International. Là, il aurait subi des coups, des brimades, de multiples tentatives d’intimidation. Les geôliers qui l’interrogeaient lui auraient également promis de le libérer s’il avouait les charges qui pesaient sur lui.

    Selon CNN, il aurait au total passé quinze mois à l’isolement ces quatre dernières années. Sans jamais voir d’avocat avant sa première apparition devant un tribunal, spécialisé dans les dossiers de terrorisme, en août 2018. Depuis, alors que la peine de mort a été requise, il attend la suite de son procès, assure Amnesty. Qui appelle l’opinion à réagir.

    Rien qu’au mois d’avril, le royaume sunnite aurait exécuté 37 personnes, selon les organisations de défense des droits de l’Homme. La plupart seraient issues de la communauté chiite.

    Le Parisien

    Il ne fait pas bon être chiite en Arabie saoudite qui est sunnite !

    L'islam, religion de paix, d'amour et de tolérance !


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  • Fermeture d'écoles fondamentalistes islamistes: «Nous avons affaire à des gens coriaces», concède Blanquer

     Jean-Michel Blanquer, le ministre de l'Éducation nationale sur le plateau de BFMTV le 2 juin 2019

    Malgré le déploiement d'un nouvel arsenal législatif, le gouvernement peine à faire fermer des écoles privées hors-contrat accusées de fondamentalisme islamiste.

    Un an après l'avoir promis, l'Etat a-t-il réussi à fermer les écoles hors-contrat d'inspiration fondamentaliste islamiste? Pas vraiment, selon l'aveu même de Jean-Michel Blanquer. Invité de BFM Politique ce dimanche, le ministre de l’Education nationale a tout d'abord tenté d'éluder une question sur la situation d'une école "d'inspiration fondamentaliste islamiste" d'Echirolles, en Isère, et d'une autre située à Toulouse. Avant de finalement s'exprimer sur le sujet.

    Le ministre s'est tout d'abord félicité de la mise en place d'un arsenal juridique grâce notamment à la loi Gatel, adoptée en avril 2018 et portant sur le contrôle des établissements privés hors-contrat: "Avant nous n'avions aucun outil juridique pour lutter contre cela.  Nous avons voté la loi Gatel nous permettant d'interdire l'ouverture d’écoles de ce type", a-t-il assuré sur notre plateau.

    Des injonctions inefficaces

    "Maintenant nous devons permettre les fermetures. C’est plus difficile parce qu’il y a des problèmes juridiques. Nous avons ainsi deux moyens de le faire, soit en montrant qu’elles vont à l’encontre de l’ordre public. Soit en faisant une injonction aux parents de ne pas scolariser leurs enfants dans ces écoles", a-t-il fait valoir.

    Jean-Michel Blanquer a précisé que dans le cas de la fermeture de l'école Philippe Grenier d'Échirolles, les responsables de l'établissement avaient fait appel "pour gagner du temps". En attendant le jugement en appel prévu le 1er juillet, l'Etat a adressé une injonction aux parents d'élèves de ne pas y scolariser leurs enfants.

    Une mesure visiblement peu efficace. De l'aveu même du ministre, cette injonction a peu été suivie: "Le bâtiment doit encore être ouvert il doit fonctionner mais tous les parents ont été convoqués pour leur signifier l’obligation d’envoyer leurs enfants dans d’autres écoles", a-t-il assuré.

    "Avant la loi Gatel, la situation était totalement anarchique"

    Plus problématique, le cas de l'école Al-Badr de Toulouse, dans le viseur de l'Etat pour les mêmes raisons. Il y a un an déjà, de nouveau sur BFMTV, Jean-Michel Blanquer assurait que l'école ne rouvrirait pas ses portes en septembre. Or, il apparaît que l'établissement continue d'accueillir des élèves en son sein, après avoir changé de nom et éloigné le directeur qui resterait,  malgré tout, proche de l'équipe enseignante:

    "Nous avons affaire à des gens coriaces qui prennent des faux nez ou changent les noms des associations", a concédé le ministre.

    Malgré cet échec, Jean-Michel Blanquer a insisté sur le fait que le gouvernement fait, selon lui, des progrès en la matière: "Avant la loi Gatel, la situation était totalement anarchique. Nous avons maintenant les moyens de faire barrage. Nous avons créé des équipes qui font des contrôles rectorat par rectorat. Nous sommes passé d’une situation passive à une situation offensive", a-t-il conclu.

    BFM.TV


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  • Un homme d'origine marocaine et naturalisé français, condamné pour avoir voulu rejoindre des djihadistes en Afghanistan, s'est vu retirer sa nationalité française, a indiqué le Journal officiel cette semaine.
        
    Mohamed el Hafiani, 36 ans, avait été condamné en 2014 à cinq années de prison pour avoir voulu rejoindre des djihadistes en Afghanistan. Il avait été arrêté au Pakistan en 2012 en compagnie de deux autres Français, et renvoyé en France un an plus tard.

    Déchéance de nationalité pour les individus ayant "acquis la qualité de Français"   

    Lors de leur interpellation, les trois hommes étaient accompagnés de Naamen Meziche, un Franco-algérien considéré comme un cadre historique d'Al-Qaïda, et condamné en 2018 à 14 ans de réclusion pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle".
        
    La déchéance de nationalité est possible pour les individu ayant "acquis la qualité de Français", et uniquement pour des motifs spécifiques, notamment avoir été condamné pour trahison ou terrorisme. Dans ces cas, la déchéance n'est encourue que si les faits reprochés se sont produits dans un délai de quinze ans après l'acquisition de la nationalité.

    Cinq déchéances prononcées en 2015

    Entre 1996 et 2016, seules 13 déchéances de nationalité ont été prononcées pour terrorisme, dont cinq en 2015, selon des chiffres du ministère de l'Intérieur. La déchéance de nationalité est en revanche impossible si elle a pour effet de rendre apatride, ou pour les personnes nées avec la nationalité française.
        
    Après les attentats de novembre 2015 à Paris, le président de la République François Hollande avait souhaité l'extension de la déchéance de nationalité, suscitant un âpre débat. Après plusieurs mois d'invectives et de discussions houleuses, François Hollande avait finalement renoncé à cette révision constitutionnelle. 

    BFM.TV


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  • Près de 700 personnes dont de nombreux enfants enfants, ont contracté le virus du sida dans le sud du Pakistan, notamment à cause de seringues usagées.

    Près de 700 personnes, pour la plupart des enfants, ont récemment contracté le virus du sida dans le sud du Pakistan, dont certaines ont été contaminées par des seringues usagées, ont indiqué dimanche les autorités. "681 personnes, dont 537 enfants âgés de deux à 12 ans, ont été testées positives au VIH jusqu'à hier à Ratodero", un sous-district de la province du Sindh, a déclaré Zafar Mirza, conseiller à la santé auprès du Premier ministre Imran Khan, lors d'une conférence de presse diffusée par la télévision publique. "L'utilisation de seringues usagées pourrait être une des causes de la propagation de la maladie", a-t-il poursuivi, ajoutant que plus de 21.000 personnes avaient été testées dans cette zone.

    "Le Premier ministre Imran Khan va dévoiler des mesures drastiques pour prévenir la maladie une fois que nous aurons déterminé la cause (exacte) de sa propagation", a annoncé Zafar Mirza, ajoutant que cette contamination était un sujet de "grave préoccupation" pour le gouvernement. Les enquêteurs affirment qu'un pédiatre, lui-même séropositif, pourrait être à l'origine de la contamination de Ratodero. Emprisonné, il nie avoir inoculé sciemment le virusaux patients. Le Pakistan a longtemps été considéré comme un pays où la prévalence du VIH était faible. Mais le virus se propage désormais à un rythme inquiétant, en particulier chez les toxicomanes et les travailleurs du sexe.

    Avec quelque 20.000 nouveaux cas de séropositivité recensés pour la seule année 2017, le rythme de propagation de la maladie au Pakistan est le 2e plus rapide en Asie, selon des statistiques de l'ONU. Le pays, dont la population est en croissance rapide, souffre d'un manque d'infrastructures médicales, longtemps négligées par les autorités. Si bien que les communautés rurales pauvres sont particulièrement vulnérables face aux pratiques médicales douteuses. "Selon certaines données gouvernementales, environ 600.000 charlatans sont actifs dans le pays et environ 270.000 pratiquent dans la province du Sindh", a rappelé l'agence Onusida dans un communiqué mi-mai. "Pour économiser de l'argent, ces charlatans feront des piqûres à plusieurs patients avec une seule seringue. Cela pourrait être la cause principale de la multiplication des cas", avait déclaré à l'AFP Sikandar Memon, qui gère le programme anti-sida pour le compte de la province du Sindh.

    Paris Match


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  • Irak: trois Français condamnés à mort pour appartenance à Daesh

    Si certains jihadistes étrangers ont déjà été condamnés à la perpétuité, c'est la première fois que la Cour de Bagdad préconise la peine de mort pour des ressortissants français.

    Trois Français ont été condamnés à mort ce dimanche pour appartenance à Daesh, a indiqué un magistrat de la cour de Bagdad qui les a jugés, un verdict inédit pour des ressortissants de ce pays.

    Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-Daesh avant d'être transférés avec neuf autres Français en Irak en février dernier. Selon la loi irakienne, ils ont 30 jours pour faire appel.

    Jusqu'ici, trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint Daesh en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans, ont tous été condamnés à la prison à perpétuité, ce qui équivaut à 20 ans de détention en Irak.

    Kévin Gonot, condamné en France à neuf ans de prison

    Kévin Gonot, 32 ans, est né à Figeac dans le sud-ouest de la France. Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 avant d'être tués récemment en Syrie.

    Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint Daesh selon ses "aveux" publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqa, ancienne "capitale" de Daesh en Syrie. Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" Abou Bakr al-Baghdadi.

    Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de Daesh a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané, en Syrie, en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, en Irak de 2014 à 2017 pour y être hospitalisé et non pour y combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT) à Paris.

    Léonard Lopez, condamné en France à cinq ans de prison

    Léonard Lopez, Parisien de 32 ans converti à l'islam a fait partie au début des années 2000 des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire pour son activité sur ce site, Léonard Lopez est parti avec sa femme et leurs deux enfants. D'abord à Mossoul, dans le nord de l'Irak, puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

    Condamné en son absence en juillet 2018 à cinq ans de prison dans le dossier Ansar al-Haqq, celui qui se faisait appeler Abou Ibrahim al-Andaloussi au sein de Daesh est sous le coup d'un mandat d'arrêt. Mais il est surtout connu des services de renseignement pour avoir cofondé l'association Sanabil, dissoute par le gouvernement français fin 2016 car elle contribuait sous couvert d'aide aux détenus à radicaliser des prisonniers.

    Neuf autres Français en attente de jugement en Irak

    Salim Machou, 41 ans, a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité de Daesh menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques en Irak, en Syrie et à l'étranger", a compté jusqu'à "300 membres", affirment les autorités américaines.

    Salim Machou a, rapporte le CAT, hébergé à Raqa Jonathan Geffroy, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

    Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak. Il s'agit de Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme.

    BFM.TV

    Les derniers neuf autres français, drôles de noms pour des français !!!


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  • Vingt-huit soldats ont été tués au cours d’une embuscade dans la région de Tillabéri. L’Etat islamique a revendiqué l’attaque.

     

    Leur convoi a sauté sur une mine dissimulée avant que la fusillade n’éclate, selon le récit fait par les survivants. Le combat, «d’une rare violence», a duré plus de deux heures. Vingt-huit soldats nigériens ont été tués mardi matin. Vingt-deux autres ont pu s’échapper et rejoindre leur base de Ouallam, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale, Niamey. C’est le plus lourd bilan pour l’armée nigérienne sur ce front depuis 2013, lorsque les groupes islamistes armés qui s’étaient emparé des villes du nord du Mali ont été dispersés par l’intervention militaire française de l’opération «Serval». Le gouvernement a décrété trois jours de deuil national. Ce jeudi, l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) a revendiqué l’attaque.

    «Mécontentement des populations locales»

    «La patrouille nigérienne traquait les terroristes qui ont attaqué lundi la prison de haute sécurité de Koutoukalé», à 50 kilomètres au nord de Niamey, a détaillé une source sécuritaire à l’AFP. L’embuscade a eu lieu à quelques kilomètres du village de Tongo Tongo, à la sortie duquel quatre membres des forces spéciales américaines et cinq militaires nigériens avaient été tués en 2017. A l’époque, l’EIGS, actif le long de la frontière Mali-Niger, mais aussi Niger-Burkina Faso, avait déjà revendiqué l’attentat. «La pression exercée par les Français [de l’opération Barkhane] dans la région de Ménaka, au Mali, a déplacé la menace vers le sud», rappelle Mahamoudou Savadogo, chercheur indépendant sur les questions de sécurité au Sahel. L’organisation est dirigée par Adnane Abou Walid al-Sahraoui, mais «son lieutenant le plus actif est un certain Adoul Hakim, lui aussi originaire du Sahara-Occidental». Les deux hommes, et une partie de leurs combattants, sont issus du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), qui occupa la ville malienne de Gao en 2012.

    Etant donné sa zone d’activité, l’EIGS a également été soupçonné d’être derrière l’enlèvement des touristes français Laurent Lassimouillas et Patrick Picque, libérés la semaine dernière par un commando des forces spéciales françaises. «L’EIGS recrute de plus en plus dans la zone sud de la région du Tillabéri [où l’attaque de mardi s’est produite, ndlr], commente un connaisseur de la région. Comme partout ailleurs, il s’appuie sur le mécontentement des populations locales vis-à-vis de l’Etat, très faible dans la zone.» Certaines communautés qui s’estiment marginalisées, voire stigmatisées, comme les Peuls Toleebe, éleveurs nomades, sont la première cible des recruteurs jihadistes.

    Alliance très controversée

    Au Mali, en 2018, les militaires français de Barkhane ont fait le choix de s’appuyer sur des mouvements armés locaux loyalistes – le Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et le Groupe autodéfense touareg imghad et alliés (Gatia) – pour combattre l’EIGS. Une alliance très controversée. «En dépit de succès militaires ponctuels, le recours à ces groupes à des fins contre-insurrectionnelles renforce les tensions intercommunautaires et menace d’embraser la région, notait un rapport de l’International Crisis Group paru l’an dernier. Ce que Barkhane conçoit comme des opérations antijihadistes menées en coordination avec le MSA et le Gatia est perçu localement comme un appui français à certaines communautés contre d’autres.»

    De son côté, Niamey a tenté d’ouvrir un canal discret de négociation avec certains responsables jihadistes. «Les autorités nigériennes disposent d’une expérience significative en la matière. Elles négocient depuis les années 1990 avec les groupes armés à base communautaire du Nord et de l’Est. Plus récemment, elles ont tendu la main aux recrues nigériennes de Boko Haram dans la région de Diffa, explique le même rapport. Le primat donné aux réponses militaires exacerbe les antagonismes locaux au lieu de juguler les violences. Les autorités nigériennes devraient poursuivre leurs efforts pour engager un dialogue avec les groupes armés, y compris ceux qui se réclament du jihad.» Mais avec l’EIGS

    Libération

    La vie en Afrique noire était plus sympa du temps des colonies ! (sourire)


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  • Enfin ! Les Tchèques réclament l’interdiction totale de l’islam, idéologie de haine et de violence

    Depuis le temps que nous réclamons une commission parlementaire qui examine si l’islam est compatible avec nos lois, notre constitution, notre civilisation et qu’on nous dit que même demander cela serait une abomination… nous rêvons d’avoir, en France, des politiciens comme ces Tchèques qui prennent le mors aux dents. Et ces Tchèques ne sont pas un groupuscule de neo-nazis, mais un des principaux partis tchèques, représentés au Parlement : .....

     

    LIEN suite article :

    https://ns2017.wordpress.com/2019/05/11/enfin-les-tcheques-reclament-linterdiction-totale-de-lislam-ideologie-de-haine-et-de-violence/


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  • Une Française qui s'était portée volontaire pour un attentat-suicide mise en examen en France

    Une femme de 27 ans qui avait rejoint la Syrie en 2014 a été mise en examen et placée en détention provisoire en France la semaine dernière après avoir été expulsée de Turquie. Les investigations ont notamment permis de découvrir qu'elle s'était portée volontaire pour commettre un attentat-suicide.

     

    Elle était prête à passer à l'acte pour le compte de l'Etat islamique. Une femme de 27 ans a été mise en examen pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste" et placée en détention provisoire la semaine dernière par un juge d'instruction en France après avoir été expulsée de Turquie le 6 mai. 

     

    Cette jeune femme de nationalité franco-marocaine a rejoint la Syrie en avril 2014. A cette époque, son père avait signalé son départ aux autorités françaises. Mais en raison de la politique pénale de l’époque à l’encontre des femmes, aucune poursuite n’avait été engagée. Ce n’est qu’en novembre 2017 qu’une enquête préliminaire a été ouverte.

    Veuve de combattant tunisien

    L'enquête a permis de retracer le parcours de la jeune femme. Sur place, Sihame I. a épousé un combattant tunisien, avant de se retrouver veuve, sans enfants. Elle a travaillé dans un hôpital à Raqqa puis vécu dans différentes villes de Syrie, à Hajin en 2017, et dernièrement à Idlib.

    Sur des écoutes téléphoniques, elle se disait fière d’être une veuve de martyr, de vivre dans un pays où la charia était appliquée, et exprimait son désir de réaliser une opération kamikaze. L’exploitation de supports numériques a montré qu’elle posait en photo aux côtés de kalachnikovs. Elle s’était aussi inscrite sur une liste de volontaires pour commettre un attentat-suicide.

    Une information judiciaire est ouverte la concernant en juin 2018. Sihame I. s’est finalement rendue d’elle-même en octobre 2018, et a séjourné dans une prison en Turquie, d’où elle a finalement été expulsée pour être remise aux autorités françaises au début du mois.

    BFM.TV

    Une française ! Non, une marocaine !!!


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  • Erdogan compte ouvrir des lycées turcs en France

    PLUS LES JOURS PASSENT PLUS LA VISION DE CET ESCROC DE COLLABO DE MACRON M EST INSUPPORTABLE , CE MEC EST UN  FOU DANGEREUX , IL EST ENTRAIN DE NOUS DÉTRUIRE, NOUS ENVAHIR ,NOUS SOUMETTRE A L ISLAM ,A LA CHARIA ,  JE MAUDIT CHAQUE JOUR CET ARROGANT DICTATEUR ,  ET J AI HÂTE QU IL DISPARAISSE A TOUT JAMAIS DE LA FRANCE , MACRON EST UN PSYCHOPATHE, UN IMPOSTEUR FRANCOPHOBE , ET UN INCAPABLE VENDU AUX  TERRORISTES  LA PREUVE , DE LA FRANCE IL EN A RIEN A FOUTRE CE TYRAN .

    Erdogan compte ouvrir des lycées turcs en France

    Une délégation turque se rendra en France les 20 et 21 mai prochains. Les programmes scolaires turcs, enseignant entre autres le «bon djihad», ont déjà suscité de nombreuses réactions.

    Le président Erdogan ne s’en cache pas, il a des vues sur l’école française. Dans un article paru vendredi 3 mai, Le Point révélait que le chef d’État envisage d’ouvrir des établissements scolaires turcs en France. Dans le courant du mois d’avril, les responsables des lycées français en Turquie ont reçu plusieurs visites «modérément courtoises» des fonctionnaires d’Ankara, informe l’hebdomadaire.

     

    Ces représentants du pouvoir seraient venus pour «contester les fondements légaux de la scolarisation d’enfants turcs dans ces établissements», précise encore Le Point. Les lycées français de Turquie n’accueillent pas seulement les enfants d’expatriés de l’Hexagone, mais aussi ceux des dirigeants de l’AKP, le parti d’Erdogan défini comme «islamo-nationaliste» et conservateur.

    Recep Tayyip Erdogan a chargé une délégation turque de se rendre en France les 20 et 21 mai prochains, afin d’y observer les lycées internationaux. L’objectif serait ensuite d’exiger la création de lycées turcs sur le territoire français. «Des Français sont mis sous pression à Istanbul et à Ankara par le pouvoir d’Erdogan, qui cherche à implanter des écoles turques en France, et le Quai d’Orsay ne bouge pas», s’inquiète un proche du dossier cité par Le Point.

    La décision d’ouvrir de tels établissements ne relèvera sans doute pas uniquement de la volonté du président turc, mais aussi du ministère de l’Éducation nationale et de celui des Affaires étrangères. Contactés par Le Figaro, ceux-ci n’ont pas encore apporté les précisions attendues sur le sujet.

    «Des Français sont mis sous pression […] et le Quai d’Orsay ne bouge pas»

    Un proche du dossier

    Quoi qu’il en soit, Jean-Michel Blanquer n’hésite pas à porter en étendard son combat pour la laïcité de l’enseignement, quitte à s’attirer les foudres d’établissements religieux comme l’école musulmane d’Échirolles qu’il entend fermer pour son «inspiration salafiste». L’ouverture de ces établissements turcs en France pourrait bien dénoter avec cette politique, du moins si le contenu des enseignements est calqué sur celui en vigueur

    en Turquie. L’islamisation des programmes menée par Erdogan dans son pays a déjà suscité des inquiétudes dans les médias français ces dernières années.

    Education : que faire face aux écoles salafistes ? – Regarder sur Figaro Live

    Dès février 2012, le président de la Turquie déclarait vouloir «former une génération pieuse». Une déclaration suivie par la création de trois cours optionnels de religion au collège (la vie de Mahomet, la lecture du Coran, les connaissances religieuses de base) à l’été 2012. Celles-ci, axées sur la vision d’un islam sunnite, sont devenues obligatoires dans plusieurs établissements faute d’autres options. Par la suite, le pouvoir turc a peu à peu remplacé la prédominance des lycées publics «classiques» par les lycées «imam hâtif», destinés à la formation des imams et prédicateurs. Les élèves ayant échoué aux concours d’entrée en lycée public sont désormais inscrits d’office dans ces établissements religieux (bien qu’ils ne deviennent pas tous imams à la sortie). La Turquie comptait 1408 lycées de ce type en 2017, accueillant 517.000 élèves.

    Ce programme marquait aussi la disparition de la théorie de l’évolution de Charles Darwin

    Avec un nouveau programme diffusé en juillet 2017, le gouvernement a instauré l’enseignement du concept de «djihad» dans la plupart des établissements. «Le djihad existe dans notre religion et il est du devoir du ministère de l’Éducation de veiller à ce que ce concept soit enseigné de façon juste et appropriée», avait alors déclaré le ministre de l’Éducation nationale turc, Ismet Yilmaz.

    Il avait précisé qu’il ne s’agissait pas de la guerre sainte mais du «bon djihad», exaltant «l’amour de la patrie». Ce programme marquait aussi la disparition de la théorie de l’évolution de Charles Darwin, dépassant le «niveau de compréhension des élèves». Une grande partie du programme consacrée à Atatürk, fondateur de la République de Turquie, est quant à elle remplacée par la tentative de putsch raté du 15 juillet 2016.

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