• Glyphosate : nouvelles révélations sur Monsanto dans «Envoyé spécial»

    Le magazine « Envoyé spécial », programmé ce jeudi soir à 21 heures sur France 2, propose une nouvelle enquête sur les stratégies de lobbying de Monsanto.

    Actualité oblige, le magazine « Envoyé spécial » a modifié son sommaire, ce jeudi à 21 heures sur France 2, pour proposer une nouvelle enquête sur les stratégies de lobbying de Monsanto.

    Une semaine après avoir révélé le fichage de centaines de personnalités pour le compte de la firme, parmi lesquelles des journalistes de plusieurs médias (Le Monde, France Télévisions, Radio France, l’AFP et Le Parisien) qui ont saisi la justice et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil), les journalistes Tristan Waleckx et Laura Aguirre de Carcer lèvent un autre lièvre.

    Leur enquête dévoile que Monsanto, racheté par le groupe allemand Bayer, fait aussi appel à des agences de communication pour créer de faux mouvements d’opinion « spontanés » pro-glyphosate.

    « Ces agences envoient des hôtesses dans les foires où se rassemblent les agriculteurs pour faire adhérer ceux qui défendent le glyphosate à une association baptisée Agriculture et liberté. Mais elles ne disent jamais que Monsanto est derrière, explique la journaliste et présentatrice d’"Envoyé Spécial" Élise Lucet. C’est ainsi que la firme recrute des agriculteurs pour créer un mouvement d’influence très utile sans en informer les intéressés ».

    Les reporters du magazine ont ainsi retrouvé des documents top secret. Et Élise Lucet de préciser : « Ils décrivent cette stratégie dite de l’astroturfing, très réfléchie, qui est menée au niveau européen. Par exemple, le nom de l’association, les phrases que les hôtesses doivent prononcer ou pas... ».


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  • Allemagne: Le mystère s'épaissit après la découverte de cinq cadavres et de carreaux d'arbalète

    Trois personnes ont été tuées à l'arbalète dans une chambre d'auberge et deux autres ont été découvertes chez l'une des victimes

     

    Suicide collectif, affaire criminelle ou mélange des deux ? Le mystère s’épaissit en Allemagne après la découverte de trois personnes tuées à l’arbalète dans la chambre d’une auberge : chez l’une des victimes, la police a trouvé lundi deux nouveaux corps.

    C’est en enquêtant sur la mort en fin de semaine dernière des trois premières personnes, les corps percés de carreaux d’arbalète, que les policiers ont fait une autre découverte macabre : deux nouveaux corps de femmes ont été découverts dans l’appartement d’une des trois personnes décédées, à Gifhorn en Basse-Saxe.

    Deux nouveaux corps découverts

    Les nouvelles victimes sont deux femmes dont l’âge et la cause du décès n’ont pas été précisés à ce stade par la police, qui tente peu à peu de rassembler les éléments du puzzle. Ces deux femmes n’ont pas été tuées à l’arbalète, a toutefois précisé en fin de journée un porte-parole de la police locale.

    Une des deux femmes vivait là en couple avec une autre femme, l’une des trois victimes dont les corps ont été découverts samedi dans une chambre d’une auberge bavaroise isolée.

    Vêtus de noir

    Une voisine a raconté à la presse locale qu’elle n’avait pas vu depuis un moment les deux occupantes de l’appartement, en général habillées en noir, et avoir senti une forte odeur ces derniers jours.

    C’est samedi que les trois premiers corps ont été découverts dans une auberge de Passau en Bavière, à proximité de la frontière autrichienne, à plus de 600 kilomètres de Gifhorn. Une femme de chambre a trouvé les trois corps en venant faire le ménage. Ceux-ci étaient transpercés par des carreaux d’arbalète.

    Trois arbalètes retrouvées dans la chambre

    Ces trois victimes sont une femme de 33 ans et un homme de 53 ans de Rhénanie-Palatinat, ainsi que la femme de Basse-Saxe, âgée de 30 ans. Tous étaient de nationalité allemande. Les corps des deux premiers étaient allongés sur le lit, tandis que celui de la dernière se trouvait sur le sol.

    L’homme et la femme sur le matelas se tenaient la main, des flèches enfoncées dans le crâne et la poitrine, selon la presse locale. Le corps au sol n’avait qu’une flèche dans le torse. La police a trouvé trois arbalètes dans cette chambre – deux sur le lit, une encore dans un sac. Des autopsies devaient être menées lundi et fournir de plus amples précisions. Les résultats devraient être connus mardi. Des membres de la police scientifique, en combinaison blanche, continuaient lundi de passer au peigne fin la scène de crime.

    Les trois personnes s’étaient enregistrées tard vendredi soir et avaient réservé pour trois nuits, sans petit-déjeuner. Lorsqu’elles ont rejoint leur chambre, elles n’avaient pas de bagages. Elles ont dû aller les récupérer ensuite, profitant peut-être de l’absence de personnel en soirée à la réception. L’homme avait un costume et une longue barbe blanche tandis que les deux femmes étaient habillées en noir, ont rapporté des témoins au quotidien populaire Bild.

    « Étrange » trio

    « C’était vraiment un étrange » trio, a témoigné un client de l’hôtel auprès du quotidien. Ils ont souhaité « bonne nuit », ont pris de l’eau et des sodas et sont montés dans leur chambre, au 2e étage. La police inspectait également lundi un pick-up sur lequel était collé un logo représentant un archer. L’homme était archer et chasseur, selon des enquêteurs, cités par Bild.

    « Nous n’avons aucun indice qu’une autre personne soit impliquée », a indiqué un porte-parole de la police avant la découverte de deux nouveaux cadavres. Selon un porte-parole de la Fédération allemande de tir, les arbalètes peuvent être achetées sans autorisation dès l’âge de 18 ans. Environ 3.000 personnes pratiqueraient régulièrement le tir à l’arbalète en Allemagne, a précisé la Fédération.

    20 Minutes


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  • Gard : un enfant autiste de 9 ans a disparu

    Un garçon autiste de 9 ans, est activement recherché ce lundi dans la zone d’Aimargues et Aigues-Vives (Gard). Aymeri a échappé à la vigilance de sa famille dimanche en début de soirée. Vers 19 heures, il a quitté la maison familiale en pyjama et pieds nus. Sans moyen de communiquer, puisqu’il ne parle pas, il a probablement passé la nuit dehors. Les recherches n’ont jusqu’à présent rien donné.

     

    Ce lundi matin, une soixantaine de gendarmes sillonnent la zone, aidés par un hélicoptère et des équipes cynotechniques. Des plongeurs fouillent aussi les points d’eau à proximité de la maison de ses parents.

    Le Parisien


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  • Morbihan: Un homme en fauteuil roulant meurt dans l'incendie de son appartement

    Un homme de 86 ans est décédé mercredi après-midi dans l’incendie de son appartement à Nostang, commune située près de Lorient (Morbihan). Arrivés sur place, les pompiers ont découvert le corps sans vie de l’octogénaire qui était resté assis sur son fauteuil roulant, rapporte Le Télégramme. L’homme vivait seul dans son appartement qui a été endommagé par les flammes.

     

    Les gendarmes de la compagnie de Lorient ont ouvert une enquête pour déterminer les causes de l’incendie. Selon les premières constatations effectuées sur place, une cigarette mal éteinte pourrait être à l’origine du drame.

    20 Minutes


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  • Le procès du gourou américain Keith Raniere, qui a entretenu durant plusieurs années une secte d'esclaves sexuelles, s'ouvre ce mardi à New York, avec la perspective de témoignages accablants de ses anciennes femmes de confiance.

     

     

    Ils devaient être six sur le banc des accusés, mais cet homme de 58 ans sera finalement le seul à comparaître, mardi, avec les avocats du cabinet de Benjamin Brafman, ancien défenseur de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire Nafissatou Diallo.

    Les cinq femmes, qui occupaient toutes des postes d'encadrement dans plusieurs organisations dirigées par Keith Raniere ont, l'une après l'autre, plaidé coupable et évité ainsi le procès.

     

    Des services sexuels contre de l'argent

    Reste "Vanguard", comme il se faisait surnommer, le cerveau présumé de ce système qui avait pour objectifs principaux, selon l'accusation, d'extorquer de l'argent aux adeptes et de satisfaire son appétit sexuel.

    Ils sont plus de 16.000, en vingt ans, à être passés par l'un des ateliers de Raniere, qui leur promettait notamment de "mettre à jour (leur) potentiel humain", à 5.000 dollars le stage de 5 jours.

    Beaucoup se retrouvaient rapidement endettés, au point de devoir travailler pour Nxivm (prononcer Nexium), l'organisation principale, afin de rembourser.

     

    Des centres dans plusieurs pays

    Dès les débuts, Keith Raniere est soupçonné d'avoir entretenu un cercle de 15 à 20 femmes sous influence, avec lesquelles il avait des relations sexuelles à son gré. Il exigeait d'elles qu'elles suivent un régime "extrêmement pauvre en calories" pour se transformer physiquement selon ses goûts.

    Basé à Albany, capitale de l'Etat de New York, l'organisation a ouvert des centres dans plusieurs villes des Etats-Unis, du Canada, du Mexique et d'autres pays d'Amérique centrale.

    En 2015, Raniere aurait créé une organisation parallèle pyramidale, baptisée DOS, qui comprenait des "esclaves" et des "maîtres". Tous les membres étaient des femmes avec, au sommet de la pyramide, le gourou présumé lui-même.

     

    Marquage dans les chairs

    Avant d'être acceptées comme esclaves, les femmes devaient fournir des "garanties", c'est-à-dire divers éléments compromettants pour elles-mêmes, photos, lettres, ou documents, que l'organisation se réservait le droit de rendre publics si elles quittaient DOS.

    Certaines devaient aussi subir un "marquage", qui consistait à tracer sur la peau des lettres, souvent les initiales de Raniere, à l'aide d'un stylo à cautériser, qui brûlait les chairs. La victime était maintenue immobile par d'autres femmes et chaque séance était filmée.

     

    Réclusion à perpétuité

    Après la défection de plusieurs membres et la publication d'un long article dans le New York Times, en octobre 2017, le gourou présumé s'est enfuit au Mexique, où il a été interpellé, en mars 2018.

    Il est poursuivi pour trafic sexuel, extorsion, association de malfaiteurs et menaces. S'il est reconnu coupable de ces chefs d'accusation, Keith Raniere risque la réclusion à perpétuité.

    Leur coopération avec le procureur fédéral de Brooklyn, Richard Donoghue, laisse planer la possibilité que plusieurs des cinq cadres incriminées témoignent au procès contre leur ancien mentor et lèvent un peu plus le voile sur la secte.

     

    L'actrice Allison Mack impliquée 

    Selon des échanges lors de la sélection des jurés, l'actrice Allison Mack (vue dans la série Smallville), très proche de Keith Raniere, pourrait également être appelée par le procureur.

    En larmes, lors de son audience de plaider coupable, début avril, elle a expliqué au juge Nicholas Garaufis, qui siègera au procès, avoir fait un travail sur elle-même et comprendre aujourd'hui que l'organisation s'était mise hors la loi. Le procès doit durer six semaines environ.

    BFM.TV


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  • Les nouveaux billets de 100 et 200 euros attendus pour la fin du mois

    Ces nouvelles coupures vont entrer en circulation à partir du 28 mai. Elles sont issues de la série Europe, qui a la particularité d'offrir de nouveaux signes de sécurité pour lutter contre la contrefaçon.

     

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/les-nouveaux-billets-de-100-et-200-euros-attendus-pour-la-fin-du-mois/ar-AAAVAmV?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Un pompier soupçonné d'être membre des "black blocs" arrêté à Paris

    Un pompier du Val d'Oise, soupçonné de faire partie des «Black blocs», a été interpellé samedi à Paris lors de l'acte 23 des «gilets jaunes» en possession de cocktails Molotov et de feux d'artifice, a-t-on appris lundi de sources concordantes, confirmant une information du «Parisien».

    Placé en garde à vue pour «détention d'engin incendiaire» et «participation à un groupement formé en vue de commettre des violences contre les personnes ou des dégradations contre les biens», il a été présenté lundi au tribunal en vue d'une comparution immédiate mardi, a indiqué le parquet de Paris.

    Dans un communiqué publié samedi, le Service départemental d'incendie et de secours du Val d'Oise (SDIS 95) a indiqué que «tout en respectant la présomption d'innocence, des mesures conservatoires, visant à lui interdire de prendre des gardes, ont d'ores et déjà été prises dans l'attente des résultats de l'enquête». Le SDIS 95 a annoncé son intention de «se porter partie civile».

    "Si les faits sont confirmés, la sanction la plus lourde sera demandée"

    «Si les faits sont confirmés, la sanction la plus lourde sera demandée auprès du conseil de discipline envers cet agent qui n'a plus sa place chez les sapeurs-pompiers dès lors qu'il a transporté des engins incendiaires lors d'une manifestation», a ajouté le service.

    Le syndicat Unité SGP Police avait annoncé sur Facebook l'interpellation de six Black Blocs samedi, et publié des photos d'un sac siglé «sapeurs-pompiers Persan», une ville du Val d'Oise, ainsi que de l'arsenal découvert en leur possession.

    Au total, 219 personnes, dont six mineurs, ont été placées en garde à vue samedi lors de cette nouvelle mobilisation des gilets jaunes.

    Selon un bilan provisoire du parquet lundi matin, sur les 213 majeurs, 85 avaient déjà eu un rappel à la loi, 50 avaient été déférés en vue notamment de comparutions immédiates et 28 procédures avaient été classées sans suite. Cinq procédures ont par ailleurs été gérées par le parquet de Bobigny.

    Paris Match


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  • Notre-Dame : les échafaudeurs livrent leur version des faits

    Selon Europe Echafaudage, l’alerte incendie a été déclenchée par les alarmes de la cathédrale et aucune soudure n’était en cours.

    L’entreprise engagée dans le chantier autour de la flèche de Notre-Dame a déclaré à l’agence Reuters que l’alerte incendie avait été déclenchée non par son dispositif de sécurité mais par les alarmes de la cathédrale. Un élément qui pourrait réorienter l’enquête pour « destruction involontaire par incendie ».

    L’échafaudage autour de la flèche érigée au XIXe siècle par Viollet-le-Duc était équipé de détecteurs de mouvement, non de détecteurs de fumée, a rectifié jeudi Marc Eskenazi, chargé par la compagnie d’assurances AXA de la communication de l’entreprise Europe Echafaudage, l’une des entreprises travaillant sur le chantier.

    Une première alerte incendie a été donnée à 18 h 20 lundi 15 avril, mais n’a pas permis de détecter un départ de feu, a expliqué le procureur de Paris. Puis il y en a eu une seconde à 18 h 43, lors de laquelle un feu a été constaté au niveau de la charpente. La cathédrale avait entre-temps été évacuée.

    Premières flammes au pied de la flèche

    Les premières flammes ont été aperçues au pied de la flèche ajoutée à cet édifice gothique du Moyen-Âge, ce qui ne signifie pas que l’incendie ait débuté à cet endroit.

    La seule équipe qui travaillait lundi sur la cathédrale était celle d’Europe Echafaudage, filiale du groupe Le Bras Frères qui a remporté les trois marchés du chantier de restauration des parties hautes de la flèche. Selon le procureur Rémy Heitz, cinq entreprises au total participent au chantier.

    Le montage de l’échafaudage, amorcé en décembre 2017, était sur le point de s’achever. Il était électrifié, pour alimenter deux ascenseurs et un éclairage, a précisé mercredi Marc Eskenazi.

    « La procédure prévoit qu’en fin de chantier, en fin de journée, on coupe l’électricité générale du chantier, donc on coupe les ascenseurs et l’éclairage de l’échafaudage, et on remet la clé à la conciergerie de la sacristie. Lundi soir en partant, c’est exactement ce que les ouvriers ont fait. La procédure a été respectée, elle a été bien sûr dûment enregistrée dans les registres, le cahier à cet effet, à la sacristie. »

    Pas de soudures en cours

    De source policière, on estime que « si c’est un accident, c’est à 90 % un départ électrique, car c’est la seule source d’énergie dans le bâtiment ». On confirme de même source qu’il n’y avait pas de soudure en cours.

    Aucun outil de soudage, aucun chalumeau, aucun « point chaud » n’était présent sur le chantier, assure Marc Eskenazi. La descente des ouvriers a commencé à 17 h 20 et à 17 h 50, ils étaient tous partis, a-t-il précisé. Soit trente minutes avant la première alerte.

    Du point de vue de la sécurité, l’échafaudage extérieur ne comportait pas d’extincteur automatique à eau (« sprinkler ») mais il était doté de détecteurs de mouvement. Marc Eskenazi a indiqué :

    « Aucune alarme de Europe Echafaudage ne s’est déclenchée. Les alarmes qui se sont déclenchées, ce sont des alarmes de la cathédrale, ce ne sont pas les nôtres. »

    Des photos prises toutes les dix minutes

    Par ailleurs, une caméra pointée sur la flèche avait été installée pour suivre l’avancée du chantier, a-t-il révélé, ajoutant que l’enregistrement « timelapse » [avec un effet d’accéléré, NDLR], potentiellement précieux, a été remis aux enquêteurs.

    « Des photos ont été prises toutes les dix minutes à partir de lundi 14 heures et l’appareil photo a été confié à la brigade criminelle par monsieur Le Bras », a-t-il dit, faisant état d’un véritable « reportage photo ».

    « Ils peuvent bien voir d’où vient la première fumée par exemple, d’où elle sort, je pense que le film a un certain intérêt pour l’enquête. »

    De source policière, on confirme que les auditions des différents protagonistes – ouvriers, gardes de sécurité – se recoupent : le feu a d’abord été aperçu au pied de la flèche. Cela ne veut pas dire nécessairement que c’est là que le feu a commencé, souligne-t-on.

    Pour une source proche du chantier, il n’y a à ce stade qu’une certitude, « le départ de l’incendie est côté Sud ».

    Les enquêteurs n’ont pour le moment pas pu entrer dans l’édifice en raison des travaux de sécurisation en cours.

    L'OBS


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  • Autisme, quand la secrétaire d'Etat déclare illégale la psychiatrie

    Les propos ahurissants et inquiétants à plus d’un égard de Sophie Cluzel semblent avant tout destinés à cacher les déceptions actuelles qui s’accumulent vis-à-vis des fortes promesses lancées par Emmanuel Macron en 2017.

    La phrase est passée presque inaperçue. Interrogée par Jean-Jacques Bourdin, sur RMC, lundi, veille de la «journée mondiale de l’autisme», la secrétaire d’Etat aux Personnes handicapées, Sophie Cluzel, a eu ces mots qui se voulaient explicatifs sur la stratégie du gouvernement: «Avec notre plan, il s’agit de ne plus placer des enfants autistes devant des psychiatres.» Et encore: «Face à un spectre de l’autisme très large, il faut que l’on arrête de parler de psychiatrie.» Mettre «l’accent sur la détection et la prise en charge précoce des enfants autistes» et en finir avec «des prises en charge inadéquates dans des hôpitaux psychiatriques où ils n’ont rien à faire».

    Oui, vous avez bien lu… Il faut en finir avec la psychiatrie, et son corollaire : plus aucun enfant diagnostiqué autiste ne doit passer devant un psychiatre. Propos ahurissants et inquiétants à plus d’un égard. D’abord à quel titre un responsable politique s’immisce dans le choix d’une stratégie thérapeutique ? Ensuite, pouvoir affirmer cela sans provoquer de tollés montre à quel point dans la guerre qui a lieu depuis dix ans sur l’autisme, la psychiatrie a perdu les batailles. Des défaites successives depuis ce jour de 2005 où la Haute Autorité de santé a publié des recommandations pointant la non-pertinence des approches psychothérapeutiques.

    Certes un rééquilibrage était pour le moins nécessaire. Depuis une bonne trentaine d’années, la pédopsychiatrie avait montré des failles évidentes dans la prise en charge de ces enfants et encore plus dans le rapport avec les parents, laissant ces derniers dans une solitude et un désarroi profond. Reste qu’aujourd’hui seules les approches pluridisciplinaires permettent de soulager un peu, enfants comme parents. Sans remettre en cause la nécessité d’une approche plus inclusive de l’enfant dans la société, en particulier à l’école.

    Les déclarations laissent sans voix: exclure la psychiatrie de ce champ-là est aussi stupide que d’exclure le langage dans la prise en charge. «La psychiatrie n’est pas seulement la spécialité de la folie», a rappelé non sans bon sens le professeur Bernard Golse, qui dirige le service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker. «C’est aussi le soin du lien et notamment le lien entre le patient et son environnement.» Et mesuré, il ajoute : «Si nous rejoignons la secrétaire d’Etat dans sa volonté de dénoncer les clichés concernant les causes de l’autisme, le modèle le plus plausible quant à l’origine des troubles de l’autisme est un modèle polyfactoriel, incluant des facteurs biologiques, génétiques et environnementaux dans une perspective épigénétique.» De même, le Dr Michel David, psychiatre et vice-président du Syndicat des psychiatres des hôpitaux (SPH), a dénoncé «des propos excessifs».

    Comment ne pas croire dès lors que ces propos de la secrétaire d’Etat visent d’abord à cacher les déceptions actuelles qui s’accumulent vis-à-vis des fortes promesses lancées ? Souvenez-vous, Emmanuel Macron avait fait de l’intégration des autistes une priorité de son quinquennat. Deux ans plus tard, cela traîne pour le moins, même si l’objectif était louable. Et comme toujours ce sont les mêmes qui restent à l’abandon, enfants autistes devenus objets récurrents de propos définitifs et lénifiants.

    Libération


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  • Yvelines : trois adolescents piégeaient des pédophiles et les dépouillaient

    L'histoire, racontée par Le Parisien, est pour le moins originale. Trois adolescents âgés de 15 à 17 ans ont été interpellés, hier, en région parisienne, après avoir dépouillé plusieurs hommes. Jusqu'ici, rien d'extraordinaire dans le monde des affaires crapouilleuses. Mais pour attirer leurs victimes, les jeunes gens s'étaient fait passer sur les réseaux sociaux... pour une fille de 12 ans.

     

    Sans se méfier, les hommes contactés se rendaient au lieu de rendez-vous fixé par "une personne contactée sur Internet", a raconté l'un d'entre eux sans donner plus de précision. Mais une fois sur place, ce dernier a été agressé par trois hommes cagoulés qui l'ont menacé avec une bombe lacrymogène et un pistolet pour qu'il cède portefeuille, carte bancaire, téléphone portable et casque et gants de moto. Alertée, la police municipale a d'abord retrouvé deux jeunes garçons de 15 et 16 ans correspondant à la description laissée par l'homme dépouillé. Quelques jours plus tard, un troisième a été arrêté à Nanterre, dans les Hauts-de-Seine.

    Les ados se disent "justiciers", les enquêteurs doutent

    Les trois suspects ont alors livré leur mode opératoire particulièrement spécial. Le plus âgé se faisait en effet passer sur le réseau social Instagram pour une fille de 12 ans. Cela lui permettait de nouer des contacts avec des hommes pédophiles et de les attirer dans des guet-apens. Au total, les enquêteurs attribuent au trio trois agressions et une tentative.

    Reste à savoir quelles étaient les motivations exactes des adolescents. Eux ont expliqué devant les forces de l'ordre se sentir comme des "justiciers". Mais les enquêteurs émettent des doutes. Selon les informations recueillies par Le Parisien, l'auteur de l'entourloupe n'a "eu l'idée de répondre 12 ans" que lorsqu'on "lui a demandé son âge" sur Instagram. Et s'est dit surpris des réactions suscitées par cette annonce, et notamment de l'envoi de "vidéos sexuelles" par des hommes plus âgés. Ce qui sous-entend qu'il n'avait pas l'intention, au départ, de cibler spécifiquement des pédophiles. "Les intentions crapuleuses du jeune homme et de ses complices ne font pas de doute pour les policiers", précise le quotidien.

    Reste qu'il est compliqué de trouver d'autres victimes, celles-ci ayant probablement peu envie d'avoir maille à partir avec la police. L'adolescent de 17 ans, lui, a été mis en examen vendredi pour extorsion.

    Europe 1


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  • Je ne trouve pas ces tatouages beaux ! Mais chacun son truc !


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  • Les réactions aux violences sur les Champs-Elysées

    Après les violences en marge de la manifestation des gilets jaunes samedi, les responsables politiques pointent les insuffisances du gouvernement. Emmanuel Macron promet des décisions fortes.

    La journée de mobilisation des gilets jaunes du samedi 16 mars a connu des débordements à Paris sur les Champs-Elysées. Des boutiques et des banques ont été saccagées, le restaurant le Fouquet's a été incendié.

    La maire de Paris Anne Hidalgo a réagi dans la soirée après avoir remonté les Champs-Elysées. «Je suis extrêmement choquée par ces violences. J’ai assisté à des scènes incroyables, j’ai vu le nombre de boutiques dévastées... Ce qui s’est passé est d’une violence inouïe.» a-t-elle déclaré au Parisien

    «Je vais rencontrer très rapidement le Premier ministre. J’attends du gouvernement des explications, des réponses, qui n’excuseront en rien ces violences. Mais il faut sortir de ce cauchemar. Cette fois, ça suffit.»

    La tête de liste du parti Les Républicains aux élections européennes François-Xavier Bellamy a fustigé sur Twitter «l’impuissance de l’État devant ces violences répétées depuis des semaines (…) Le gouvernement est seul responsable de cette défaite de la force publique face à des bandes de casseurs.» 

    «Des décisions fortes»

    Le président de la République a interrompu son week-end au ski dans la station pyrénéenne de la Mongie pour se rendre à la cellule de crise du ministère de l'Intérieur. «Je veux qu’on analyse les choses, et que, dans les meilleurs délais, on puisse prendre des décisions fortes, complémentaires, pour que cela n’advienne plus»

    «Nous avons aujourd’hui des gens qui essayent par tous les moyens (...) d’abîmer la République pour casser, pour détruire au risque de tuer», a affirmé le chef de l’Etat. «Beaucoup de choses ont été faites depuis novembre mais très clairement la journée d’aujourd’hui montre que sur ces sujet-là et ces cas-là, nous n’y sommes pas.»

    Le Premier ministre Edouard Philippe réunit dimanche à 17H30 à Matignon le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez pour évoquer les «décisions fortes» demandées par Emmanuel Macron.

    Libération

    Des solutions fortes !!! Une belle promesse mais tellement vague !

    Je pense que macaron a laissé les casseurs agir pour faire du tort aux Gilets jaunes !


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