• En Suisse, on ouvre un sanctuaire pour d'anciens ours maltraités

    Sur la commune d’Arosa, dans le canton des Grisons en Suisse, on s’apprête à recevoir de nouveaux habitants un peu particuliers… C’est en effet sur les hauteurs de cette ville que le pays ouvrira très prochainement un sanctuaire consacré à l’accueil d’ours au passé difficile : exploités, captifs, battus… Zoom sur cette initiative inspirante !

    En ce début de mois de juillet, le premier ours est arrivé sur les hauteurs de la commune d’Arosa, en Suisse, après un long trajet depuis la Serbie. Objectif : l’installer dans son nouveau chez-lui, à savoir un sanctuaire dédié aux ours qui ont connu un passé de souffrance et de douleur.

    Un parc unique en Suisse 

    Cette nouvelle institution gérée par une organisation de protection des animaux sauvages devrait ouvrir ses portes au grand public le 3 août prochain.

    Le premier ours accueilli dans le canton des Grisons s’appelle Napa. Il a enfin pu poser ses valises après un long voyage de 1400 kilomètres et qui aura duré près de vingt-huit heures avec, comme étape finale, un petit passage en téléphérique !

    Car son enclos se trouve tout de même à 2000 mètres d’altitude. Un enclos d’adaptation, pour être tout à fait précis. À l’intérieur, Napa aura le temps de découvrir son nouvel environnement avant de pouvoir profiter librement des 30 000 mètres carrés du parc, ce qui correspond à environ quatre terrains de football.

    Une association à l'initiative 

    Tout cela, grâce à l’association Quatre Pattes, à l’origine de ce sanctuaire hors-norme et qui va désormais prendre soin de lui.

    Avant d’arriver en Suisse, Napa a connu un début de vie difficile. Issu d’un croisement entre un ours brun et un ours polaire, il est né au sein d’un zoo avant d’être vendu à un cirque itinérant, où sous la contrainte, il a appris à prendre part à des spectacles.

    Mais en 2009, la Serbie a pris une décision importante : interdire la présence d’animaux sauvages au sein des cirques.

    Un passé mystérieux 

    Qu’est-il alors arrivé à Napa ? Mystère, mais les vétérinaires pensent qu’il a dû vivre de nombreuses années en cage… Mal nourri et probablement maltraité, il a dû subir une intervention chirurgicale en Suisse pour soigner sa mâchoire, en très mauvais état.

    Prévu pour ouvrir le 3 août 2018, le parc aux ours « Bärenland » (pays des ours, en allemand) d’Arosa organisera des journées portes ouvertures les 4 et 5 août, en présence de la Conseillère Fédérale Doris Leuthard.

    C’est là en effet le toute premier centre de protection des ours en Suisse. Et avant sa création, un référendum avait été organisé : les habitants de la commune grisonne avaient approuvé ce projet à une nette majorité (78%) au mois de novembre 2016.

    La construction du parc a coûté 6.5 millions de francs suisses (ce qui nous donne environ 5.5 millions de nos euros). Le parc est conçu pour accueillir 7 ours qui vivaient en captivité dans des conditions indignes.

    Oh!my mag

    Bravo la Suisse !


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  • La Suisse instaure la "préférence indigène" contre le recrutement des frontaliers

    La Suisse applique depuis dimanche la "préférence indigène", privilégiant l'embauche de résidents en Suisse à celles des frontaliers français, allemands et italiens, dans les secteurs en tension.

    Une loi suisse, entrée en application dimanche 1er juillet, impose aux entreprises suisses l’embauche prioritaire de demandeurs d’emploi locaux dans les secteurs à fort taux de chômage, indique RFI. Cette mesure, appelée "préférence indigène", visent notamment à dissuader l’emploi de Français vivant dans la zone frontalière à la place des Suisses.

    La mesure concerne les secteurs affichant un taux de chômage supérieur à 8 %, comme le bâtiment, l'horlogerie et la restauration. Mais ce seuil passera à 5 % dès 2020.

    Selon RFI, près de 320 000 frontaliers, dont 175 000 Français, se rendent quotidiennement en Suisse pour y gagner un salaire deux à trois fois supérieur aux salaires français, allemands et italiens. Ils sont directement ciblés par cette loi.

    Des annonces exigeant un domicile en Suisse

    Les conditions d’accès aux marchés du travail suisse se sont durcis depuis quelques années, notamment depuis que les Suisses ont voté en 2014 l’instauration de quotas de travailleurs étrangers.

    En 2013, le canton de Genève, où sont employés la plupart des frontaliers français, avait déjà instauré la "préférence cantonale" pour les emplois publics et parapublics. Mais le phénomène a gagné le secteur privé a constaté RFI, qui rapporte que les annonces exigeant un domicile en Suisse se sont multipliées depuis quelques années.

    FRANCE 24


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  • Suisse: Un homme devant la justice pour avoir bloqué les cloches de l'église qui l'empêchaient de dormir

    Illustration

    L’homme est accusé d’avoir installé une minuterie directement sur le clocher, provoquant un arrêt des sonneries des cloches…

    Agacé par le bruit des cloches le matin qui l'empêchent de dormir, un habitant du village suisse de Wäldi est accusé d’avoir installé une minuterie sur le clocher pour les empêcher de sonner. Le tribunal de Kreuzlingen s’est penché sur ce cas atypique cette semaine, après une plainte de la paroisse.

    L’affaire s’est déroulée entre septembre 2014 et décembre 2015, raconte le St. Galler Tagblatt. Un matin, la paroisse constate que la cloche du village ne sonne plus. Un technicien est appelé pour la réparer, mais le professionnel ne trouve aucun problème.

    Le mystère est enfin éclairci en juillet 2016, quand est découverte une minuterie, cachée dans les poutres du toit. L’appareil coupait l’alimentation électrique du mécanisme de sonnerie des cloches à six heures du matin.

    Le suspect avait les cloches dans le nez

    Les autorités ont très vite trouvé la piste du principal suspect : un père de famille allemand de 45 ans, qui s’était déjà plaint à plusieurs reprises du bruit des cloches. Selon les médias suisses, il savait également comment accéder au clocher.

    Une piste confirmée par l’ADN de l’homme retrouvé sur la minuterie. Le suspect a nié être responsable de l’arrêt des cloches. Son avocat réclame un acquittement, la paroisse demande 13.600 francs (environ 11.700 euros). La décision est en suspens, mais le tribunal a demandé aux deux parties de trouver un accord à l’amiable.

    20 Minutes


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  • ça commence vraiment à 4mn30 ! Pas mal de passages comiques, bien sûr, c'est mieux quand on connaît un peu la Suisse ! J'espère que vous regarderez et passerez un bon moment. Naturellement, il y a le passage déjà mis sur Center.


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  • Enregistré au Théâtre de Beausobre à Morges (10 km de Lausanne) le 14 juin 2017


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  • Portugal.

     Cinq personnes ont péri dans le crash d'un avion d'affaires près de Lisbonne, lundi. L'appareil était basé à l’aéroport de la Blécherette, à Lausanne.

     

    Lundi à 12h05 (heure locale), les habitants de Tires, à 20 kilomètres à l’ouest de Lisbonne, ont été surpris par une violente explosion. Un avion d’affaires venait de s’écraser sur le quai de chargement d’un supermarché Lidl. Les quatre occupants, trois Français domiciliés en Suisse romande et un Suisse, ont été tués dans le crash. Le chauffeur d’un camion qui déchargeait son véhicule a aussi perdu la vie. En outre, quatre personnes ont été légèrement blessées et conduites à l’hôpital pour contrôle.

    L’avion, un bimoteur Piper Cheyenne, était basé à l’aéroport de la Blécherette, à Lausanne, depuis deux ans. Propriété de l’entreprise Symbios Prothèses SA à Yverdon, il était stationné auparavant dans la Cité des bains. Jean Plé, fondateur de Symbios et ancien président de l’Air Club d’Yverdon, en prenait souvent les commandes. A l’aérodrome de Lausanne, on indique que M. Plé n’était pas seul à piloter cet appareil. A l’heure de mettre sous presse, l’identité du pilote et des trois autres occupants n’était pas connue.

    Selon les données radars, le Piper Cheyenne HB-LTI est parti de la Blécherette vendredi à la mi-journée. Il aurait volé sans escale jusqu’à l’aéroport municipal de Cascais – soit un vol d’environ 2000 kilomètres. C’est de là qu’il est reparti lundi à midi à destination de Marseille. Selon des témoins, l’appareil, immatriculé en 2001, aurait explosé en vol deux kilomètres après son décollage de Cascais. «Nous avons entendu une forte détonation, a expliqué Filipa Ribeiro, la fille du propriétaire d’une pizzeria située à 200 mètres du lieu de l’accident au journal Correiro da Manha. Un client a vu un avion piquer vers le sol.»

    Un incendie a éclaté autour des débris de l’épave entraînant un fort dégagement de fumée. Les secours sont arrivés dans les six minutes suivant l’alerte et ont rapidement maîtrisé le sinistre survenu à 150 mètres de l’école primaire Padre Agostinho da Silva. Les corps des quatre occupants de l’avion ont été très grièvement brûlés, a indiqué le commandant de la Protection civile du district de Lisbonne.

    Le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa s’est rendu sur place afin d’évaluer la situation. Il n’a pas fait de déclaration. La police judiciaire portugaise a ouvert une enquête pour déterminer les causes du crash L’aéroport de Cascais, qui avait été fermé temporairement, a été rouvert à 14h20.

    L’entreprise propriétaire de l’avion qui s’est crashé ce lundi au Portugal est Symbios Orthopédie SA. Elle a été fondée par Jean Plé à Morges en 1989, puis elle s’est implantée à Yverdon-les-Bains en 2007. Son activité: la prothèse sur mesures, dont la société est devenue leader mondial. Elle a ainsi révolutionné le marché des prothèses de la hanche et du genou en développant l’utilisation de l’imagerie scanner et de la simulation en trois dimensions, pour des approches personnalisées. Symbios produit chaque année de 10'000 à 15'000 prothèses de hanche standard et 2500 implants sur mesures. La société possède des filiales de commercialisation en France, en Angleterre et en Allemagne. Symbios comptait 150 collaborateurs à fin 2016.

    (24 heures) Créé: 17.04.2017, 19h16

    Cinq morts dans le crash d’un avion vaudois

    Le fondateur de l'entreprise Symbios Orthopédie SA, Jean Plé, est décédé dans le crash du Piper Cheyenne survenu lundi au Portugal. Dans un courrier interne aux 130 employés de l'entreprise yverdonnoise, son fils Florent écrit: «Il est à craindre que c'est Jean qui était aux commandes de l'avion», selon le site de 20 Minutes. Le CHUV a par la suite présenté ses condoléances. La compagne de Jean Plé figure également parmi les victimes. Autre personnalité, le chirurgien français Jean-Pierre Francesci a également perdu la vie. Ce Marseillais de 64 ans était connu pour ses interventions sur des célébrités du sport comme les footballeurs Jean-Pierre Papin et Robert Pirès. Sa femme serait la quatrième victime du crash. Les identités des victimes n'ont pas encore été officiellement communiquées par les autorités portugaises.

    (24 heures) Créé: 18.04.2017, 10h02

    Cinq morts dans le crash d’un avion vaudois

    L’avion, un bimoteur Piper Cheyenne, qui s'est crashé lundi.


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  • Lausanne

    Un couple de cygnes a aménagé son nid au bord du lac. Normal. Sauf que le site est particulièrement prisé des badauds en ce week-end pascal.

    Lausanne : Couvée sur les quais d'Ouchy

    Surveillance parentale, à quelques mètres du nid.Il y a fort à faire sur ce lieu de passage. Image: PHOTOS PATRICK MARTIN

     

    Non loin de là, sur un carré d'herbe, le nid est sous bonne garde.

    Lausanne : Couvée sur les quais d'Ouchy

    24 Heures.ch - 16.04.2017, 12h05


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  • Lausanne : Les pompiers secourent un chat pendu dans les airs

    LAUSANNE, Suisse

    Coincé les quatre pattes en l'air. Moitié dedans, moitié dehors. C'est la fâcheuse situation dans laquelle s'est retrouvé samedi un matou lausannois. Il avait tenté de sortir d'un immeuble du centre-ville par une fenêtre ouverte en imposte.

    Trois sapeurs pompiers du Service de protection et sauvetage de Lausanne (SPSL) sont rapidement intervenus avec la grande échelle pour secourir le malheureux félin. La police lausannoise a publié les images de l'intervention sur son compte Facebook, afin de «faire passer un message de prévention face aux dangers que représentent pour les chats les fenêtres ouvertes en imposte».

    24 Heures.ch


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  • Naissance d'un rhinocéros indien au zoo de Bâle

    Lien pour article et video :

    http://www.24heures.ch/video/?video_id=272491

    En dessous, vous pouvez regarder :

    - Maltraitance dans 2 porcheries vaudoises et

    - Je dresse les chats


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  • Lausanne: Confo Déco met la clé sous la porte

    L'enseigne avait succédé en 2013 au restaurant Manora, à l'angle du Grand-Pont et de la rue du Grand-Chêne.

    Confo Déco liquide. Le 21 janvier, la boutique de Conforama spécialisée dans les objets de décoration fermera pour de bon, après quatre ans d'activité. Elle avait succédé au restaurant Manora dans les vastes locaux situés sur la place Saint-François. «Le concept n'a pas rencontré le succès escompté», rapporte le directeur des ventes de Conforama, Nicolas Probst. Le repreneur de la surface de 1000 m2 répartie sur trois niveaux est encore inconnu. Le propriétaire de l'immeuble, la société PSP Swiss Property, «cherche activement de nouveaux locataires. Des visites ont eu lieu mais il n'y a encore rien de concret. L’intégralité des collaborateurs seront transférés dans les magasins Conforama de Bussigny ou de Villeneuve.»

    24 Heures.ch

    J'ai souvent mangé à Manora, place St-François (souvenirs)


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  • CHANTOUVIVELAVIE : Les pionniers du végétarien débarquent à Lausanne

    Salvatore Vinci photo:  Une quarantaine de plats végétariens garnissent le buffet, ici dans le restaurant de la Falkenstrasse à Zurich. A gauche, Daniel Frei, l'un des trois co-fondateurs de Tibits.
     
    L’annonce de la reprise du Buffet de la Gare de Lausanne par le groupe familial Tibits a fait l’effet d’un tsunami. Une société zurichoise et des plats végétariens dans un buffet historique au pays de la saucisse aux choux: tout fout le camp! Vraiment ?
     
    7 ans, le petit Reto est devenu végétarien. Une idée saugrenue aux yeux de sa mère, Italienne, qui adore cuisiner viandes et poulets. Mais un jour, il y a eu le poulet de trop. Benjamin d’une fratrie de quatre garçons qui se disputaient les cuisses de la bête, Reto s’est soudain figuré l’animal vivant. Dès lors, il s’est passé de viande. Mamma mia!

    Deux de ses frères, Christian et Daniel, ont suivi son exemple. Gourmands tous les trois, ils ont rapidement compris que le resto, quand on est jeune et végétarien, ce n’est pas la fête. C’est ainsi qu’a germé le projet V. V pour végétarien. Un concept de fast-food gourmand, sans viande ni poisson, primé dans le cadre d’un concours organisé par l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich et par McKinsey, célèbre cabinet américain de conseil aux entreprises.

     

    Neuf restaurants, dont un à Londres

    Encouragés par cette reconnaissance, les trois frères foncent. En 2000, ils fondent Tibits: «La contraction de tit bits («gourmandises» en anglais), rappelle que les saveurs nous tiennent à cœur», explique Daniel Frei, barbe de trois jours et cheveux courts. Avec l’expérience de Rolf Hiltl (héritier de l’enseigne végétarienne zurichoise centenaire) qui possède 50% de la société, leur projet s’est rapidement étoffé. «Au début, ça a été terrible! Nous nous sommes laissé déborder. Il a fallu refermer le premier restaurant zurichois pour faire le point et réengager du monde!» se souviennent les associés.

    Aujourd’hui, Christian, Daniel et Reto Frei gèrent neuf restaurants, dont un à Londres. Chaque point de vente accueille 1000 clients par jour. A l’instar de la romancière Donna Leon, une fidèle, 80% des convives ne sont pas végétariens. Ainsi, les tennismans des Swiss Indoors, à Bâle, mangent Tibits via le service traiteur qui les approvisionne en crudités. Même les parents de Roger Federer ont apprécié la gastronomie signée Frei dans les pop-up restaurants, ces bistrots éphémères montés en marge du championnat. De Zurich à Berne et de Bâle à Lucerne, Tibits est devenu un must.

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    Protégé, le Buffet de la Gare de Lausanne sera rénové dans les règles de l’art, avec ses fresques et ses boiseries. Cette vue d’artiste n’est qu’une ébauche, le projet d’aménagement définitif sera élaboré dans le courant des prochains mois. Photo: Salvatore Vinci/photo

     

    En Suisse romande, en revanche, seuls quelques pendulaires connaissaient. Du moins jusqu’à la récente annonce de la reprise, en 2017, du Buffet de la Gare de Lausanne par ce champion zurichois de la cuisine végétarienne. La nouvelle a mis le Pays de Vaud en émoi: encore un concept zurichois incompatible avec la sensibilité romande, se désolent les uns. Alors que d’autres crient à la dictature végétarienne. En plein essor dans le monde anglo-saxon et germanique, celle-ci ne fait pas l’unanimité de ce côté-ci de la Sarine. Surtout pas dans un buffet centenaire dont on se souvient encore de la façade régulièrement émaillée de grands panneaux annonçant «La chasse», «Plateaux de fruits de mer», «Choucroute»…

    Passer de la brasserie traditionnelle au fast-food végétarien en a donc choqué plus d’un. «Nous nous attendions à des réticences, mais pas de cette ampleur», avoue Daniel Frei, attablé au Tibits de la Falken­strasse, à Zurich. Il n’en demeure pas moins optimiste. D’abord, Tibits cartonne dans les ex-buffets de Berne et de Lucerne. Puis, ce concept de fast-food ne concerne ni le rythme du repas ni sa préparation: «En revanche, personne ne doit attendre.»

    Et, pour cela, tout est mis en œuvre avec une discipline et un cahier des charges très précis. Des locaux d’au moins 250 m2, une capacité de 100 à 150 places, des lieux gérables même par grande affluence. Et là, rien n’est laissé au hasard. Ni le délicat parfum de citronnelle des WC. Ni la musique qui meuble les périodes creuses. Ni le décor qui évolue régulièrement grâce à une collaboration avec Designers Guild: «Nous fonctionnons comme des show-rooms, les tissus et les tapisseries sont régulièrement changés», explique le quadragénaire.

    Derrière lui, dans une atmosphère qui tient à la fois du salon (fauteuils profonds, tapisseries anglaises), du bistrot (chaises et tables de récup en bois patiné) et de la cafétéria proprette, les clients de tout âge – en majorité des femmes – se servent au buffet. Devant chaque plat, une étiquette annonce les produits potentiellement allergènes (noix, cacahuètes, soja) et les spécialités véganes. Le pain, bio, est fabriqué sur mesure. Puis les clients passent au bar pour les boissons: vins et bières sont essentiellement locaux. Ils en profitent pour peser leur assiette et payer (4 fr. 20 les 100 grammes). Même en plein coup de feu, les files ne dépassent jamais trois personnes.

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    Quatre visionnaires. Christian, Reto et Daniel Frei, les fondateurs de Tibits, se sont associés à Rolf Hiltl (devant à droite), héritier de Hiltl, restaurant végétarien zurichois plus que centenaire. Photo: DR

     

    «Nos restaurants sont conçus pour une affluence permanente, du croissant du petit-déjeuner au cocktail de l’apéro, en passant par la pâtisserie de l’après-midi et les repas», explique l’entrepreneur, qui y décèle une grande similitude avec le rythme d’un buffet de gare traditionnel. Aux voyageurs auxquels la climatisation du TGV n’aurait pas convenu, on propose même une version maison et nature du NeoCitran…

    Quant à l’essentiel, la cuisine, elle est présentée en buffets, continuellement réalimentés et nettoyés. Les plats, appétissants, sont fabriqués à partir de produits de proximité. «Chez un maraîcher, nous faisons pousser nos propres carottes, nos courges et les pousses d’épeautre qui donnent la couleur vert intense à nos cocktails vitaminés», précise Daniel Frei.

    Recettes voyageuses

    Pour ce qui est des recettes, elles sont souvent voyageuses. Ainsi, on passe de Suisse (gâteau au fromage, soupe à l’orge des Grisons) en Italie (lasagnes, tiramisu), en Inde (samosa, dahl), au Pérou, en Thaïlande, en Afrique du Sud… «Nous avons 400 collaborateurs de 70 nationalités différentes: nous leur proposons de nous donner leurs recettes pour les adapter aux palais helvétiques. Les clients aussi nous livrent leurs secrets: ça les amuse de les retrouver dans nos livres de recettes.» Plutôt que celles du boutefas, de la fricassée ou du taillé aux greubons, envoyez-leur celles des malakoffs ou du potage au cerfeuil…

    244 Heures.ch

    Moi, cela me convient très bien ! (rire). la prochaine fois que je vais à Lausanne, j'irai y manger !

     

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  • CHANTOUVIVELAVIE : Quarantaine générale pour les oiseaux domestiques en Suisse

    Grippe aviaire

    Un cygne est mort de la grippe aviaire à Estavayer. Les autorités sanitaires ont décidé de prendre des mesures drastiques dans toute la Suisse.

    Après l'apparition de la grippe aviaire au bord du lac de Constance et du Léman et ce lundi même au bord du lac de Neuchâtel, les autorités ont décidé d'étendre la zone de contrôle à toute la Suisse dès mercredi 17 novembre. Le but est d'éviter tout contact entre oiseaux sauvages et volailles domestiques, afin de prévenir une épizootie telle que la Suisse l'a connue durant l'hiver 2006.

    Un nouveau cas avéré de grippe aviaire a été découvert au bord du lac de Neuchâtel lundi: un cygne tuberculé est mort du virus H5N8 à Estavayer-le-Lac. Son cadavre a été découvert sur la plage par un garde-faune.

    Ce week-end, un canard et une mouette atteints du virus ont été retrouvés morts au port de Vidy., à Lausanne.

    Enclos fermés

    La détention en plein air de la volaille, des oiseaux nageurs et coureurs est soumise à des mesures restrictives, indique mardi l'Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) dans un communiqué.

    Afin d'éviter tout contact entre des oiseaux sauvages et des volailles domestiques, ces dernières doivent être alimentées et abreuvées dans un poulailler fermé, inaccessible aux oiseaux se trouvant à l'extérieur, explique l'OSAV.

    Si ces restrictions ne peuvent être appliquées, les animaux doivent être placés dans des locaux fermés ou des poulaillers munis d'un toit imperméable et de parois latérales fermées. Les exploitants qui détiennent des gallinacés doivent en outre consigner les animaux présentant des anomalies et des symptômes spéciaux

    Ailleurs en Europe

    La Suisse emboîte le pas à ses voisins où de nombreux cas d'oiseaux morts ont été dénombrés. En particulier dans le nord de l'Allemagne, près de la frontière avec la Pologne. «Ce sont essentiellement des oiseaux en provenance de Russie qui descendent dans le Sud», a expliqué Hans Wyss, le directeur de l'OSAV. Raison pour laquelle les mesures urgentes prises en Suisse ne dureront que jusqu'à fin janvier, voire avant, le temps que la période de migration soit terminée.

    Pas de situation «dramatique»

    «Nous ne sommes pas dans une situation dramatique. Nous sommes dans une situation que nous avons pu prévoir après ce qu’il s’est passé autour de nous, en Autriche, en Allemagne, en Hongrie et ailleurs. Nous avons voulu prendre des mesures avant justement que la situation ne devienne dramatique», explique Hans Wyss qui indique travailler en étroite collaboration avec les pays voisins. Ceux-ci appliquent pour la plupart des mesures similaires à la Suisse.

    Hans Wyss relativise encore la portée des mesures pour les détenteurs de volailles domestiques. «Ce n'est pas difficile à mettre en oeuvre. Mais il est important de le faire, sous peine de voir ses poules préférées mourir tout simplement», souligne-t-il.

    Le virus de type H5N8 est très dangereux pour la volaille et se propage rapidement. «Après un à deux jours, un élevage peut perdre 10 à 15% de son cheptel, et ceci tous les jours», explique ainsi Lukas Perler, responsable de la lutte contre les épizooties à l'OSAV.

    20'000 exploitations

    Les responsables estiment que 10 à 15% des détenteurs de volaille devront prendre des mesures en Suisse. Quelque 20'000 exploitations en tout sont enregistrées auprès des autorités. Quelque 1100 d'entre elles sont professionnelles et servent à la production d'oeufs, tandis que 700 sont destinées à la production de viande de poulet. Les autres sont recensées comme étant privées, du petit fermier qui élève 20 à 30 volailles chez lui au particulier qui possède 3 poules dans son jardin.

    A noter encore que le virus de grippe aviaire de sous-type H5N8 n'est pas transmissible à l'homme contrairement au H5N1. Pourrait-il muter et devenir dangereux? Même si rien n'est impossible, les responsables de l'OSAV ont affirmé qu'il était hautement improbable qu'il devienne nocif pour l'homme.

    24 Heures.ch


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