• Égypte. Quatorze nouveaux sarcophages vieux de 2 500 ans découverts à Saqqara

    Égypte. Quatorze nouveaux sarcophages vieux de 2 500 ans découverts à Saqqara

    © AFP Un des quatorze sarcophages découverts, ce dimanche 20 septembre, à Saqqara, en Égypte.

    Les autorités égyptiennes ont annoncé, ce dimanche 20 septembre 2020, la découverte de quatorze nouveaux sarcophages datant d’environ 2 500 ans au fond d’un puits de la nécropole de Saqqara au sud-ouest du Caire.

    Décidément, la nécropole découverte en Égypte, à Saqqara, à 25 km, au sud des pyramides du plateau de Guizeh, réserve bien des surprises. Vendredi 18 septembre, treize sarcophages y avaient été découverts. Ce dimanche 20 septembre, quatorze nouveaux sarcophages datant d’environ 2 500 ans ont été remontés du fond d’un puits.

    Le site de Saqqara est une vaste nécropole qui abrite notamment la célèbre pyramide à degrés du pharaon Djéser, la première de l’ère pharaonique.

    Ce monument, construit vers 2 700 avant J.-C par l’architecte Imhotep, est considéré comme l’un des plus anciens à la surface du globe.

    D’autres sarcophages pourraient être découverts

    Des images des sarcophages de bois peint bien préservés montrent des motifs marron et bleus, ainsi que de nombreux signes hiéroglyphiques.

    Selon le ministère des Antiquités, d’autres sarcophages devraient être retrouvés dans d’autres puits proches (du lieu de la découverte, ndlr) avec de nouvelles fouilles prévues bientôt ».

    Le ministère avait envoyé une vidéo de promotion au début du mois pour annoncer des découvertes. On y voyait le ministre des Antiquités et du Tourisme Khaled el-Enani annoncer que les découvertes faites à Saqqara récemment n’étaient qu’un début.

    Un objectif aussi touristique

    Depuis plusieurs années, les autorités égyptiennes annoncent régulièrement des découvertes archéologiques, entre autres dans le but de relancer le tourisme.

    Les sites archéologiques constituent pour l’Égypte un argument majeur face à la concurrence d’autres destinations touristiques.

    Mais la part du tourisme dans les revenus du pays a été mise à mal par l’instabilité politique et les attentats qui ont suivi la révolution de 2011 ayant chassé Hosni Moubarak du pouvoir, et plus récemment par l’épidémie de Covid-19.

    Ce secteur vital pour l’économie égyptienne avait atteint le nombre record de 13,6 millions de visiteurs en 2019 avant que le nouveau coronavirus ne vienne de nouveau éloigner les touristes étrangers.

    La pyramide de Djéser avait rouvert au public en mars après plusieurs années de travaux. Mais le site avait été fermé mi-mars aux visiteurs, comme tous les autres sites archéologiques, en raison de l’épidémie, avant de rouvrir le 1er septembre dernier.

    Ouest-France


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  • Six médecins égyptiens sont décédés ce dimanche 21 juin du coronavirus. Cela porte à 90 le nombre de médecins morts depuis le commencement de la pandémie en Egypte début mars. Une surmortalité qui provoque la préoccupation et même la colère de membres du corps médical.

    Malgré une amélioration des mesures de protection du corps médical, les hôpitaux publics égyptiens restent une zone à risque. En mai, suite au décès par négligence d’un jeune docteur, le syndicat des médecins avait dénoncé une gestion laxiste du coronavirus qui menaçait d’une catastrophe.

    Mais, plus grave encore, des centaines de médecins ont menacé de démissionner des hôpitaux publics déjà en sous effectifs. Pour parer au danger, le gouvernement a décrété une prime de risque et une augmentation de salaire ainsi qu’une priorité de places en soins intensifs au corps médical.

    Toutefois, la multiplication des cas, qui a dépassé le nombre de 50 000 en Egypte, met une pression insupportable sur les hôpitaux publics, généralement vétustes, mal équipés et bondés.

    Le nouveau budget prévoit bien une nette augmentation des investissements santé, mais, en attendant, il faudra faire avec les moyens du bord.

    RFI Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti


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  • Egypte: la plus vieille pyramide encore debout rouvre après rénovation

    Située à 20 km au sud du Caire, haute de 60 mètres, la pyramide du pharaon Djoser domine une vaste nécropole dans la région de Memphis, première capitale égyptienne. Elle est de nouveau ouverte aux touristes du monde entier depuis ce jeudi.

    La pyramide du pharaon Djoser à Saqqara, vieille de 4700 ans, est considérée comme la plus ancienne encore visitable en Egypte, et a rouvert au public jeudi au sud du Caire après plusieurs années de rénovation.

    "Nous rouvrons aujourd'hui, après sa restauration, la plus ancienne pyramide encore debout en Egypte", a déclaré, lors d'une cérémonie jeudi au pied de la célèbre pyramide à degrés, le ministre des Antiquités et du Tourisme Khaled el-Enany. Il s'agit également du "premier édifice entièrement construit en pierre du monde", selon le ministre.

    6 millions d'euros de travaux

    Le projet de rénovation de ce monument avait débuté en 2006 avant d'être interrompu "pour des raisons sécuritaires" liées à la révolte populaire de 2011. Il avait repris en 2013, selon Ayman Gamal Eddine, responsable du projet au ministère des Antiquités. Le coût total des travaux de restauration s'élève à 104 millions de livres égyptiennes, soit six millions d'euros, selon le gouvernement égyptien.       

    Les travaux avaient été rendus nécessaires après qu'un séisme eut endommagé considérablement l'intérieur de la pyramide en 1992.

    Polémiques autour des rénovations 

    En 2014, une polémique avait éclaté lorsque des médias égyptiens avaient fait état d'informations selon lesquelles la pyramide de Djoser avait été détériorée par les travaux de rénovation. Des ONG égyptiennes avaient alors critiqué ces travaux, estimant qu'ils altéraient l'aspect originel du monument.

    "Jusqu'en 2015, les experts de l'Unesco ont présenté des rapports critiques du projet de restauration, nous avons depuis repris les travaux conformément aux normes de l'Unesco. En 2018, l'Unesco nous a présenté des rapports positifs", a assuré jeudi le ministre des Antiquités et du Tourisme.

    Désormais, il faut attirer les touristes

    Le site, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979, constitue la première nécropole familiale d'Egypte, une pratique introduite par le pharaon Djoser. Sur cette même nécropole de Saqqara, les autorités égyptiennes avaient dévoilé en avril 2019 une tombe ornée de reliefs colorés et d'inscriptions bien préservées, appartenant à un noble de la Ve dynastie (entre 2.500 et 2.300 avant J.-C.).

    Ces dernières années, les autorités ont considérablement renforcé leur communication autour des découvertes archéologiques dans l'espoir d'attirer de nouveau les touristes qui ont déserté l'Egypte en raison des troubles liés à la révolte de 2011. Les sites archéologiques constituent pour l'Egypte un argument majeur face à la concurrence d'autres destinations touristiques.

    "Nous travaillons dur à construire une nouvelle Egypte (...) et la restauration de notre patrimoine figure en tête de nos priorités", a souligné le Premier ministre Mostafa Madbouli, présent jeudi à la cérémonie, en rappelant les nombreux projets gigantesques lancés par son gouvernement.

    Parmi eux, se trouvent la construction de la nouvelle capitale administrative et du Grand Musée Egyptien (GEM), tous deux censés être inaugurés fin 2020.

    BFM.TV


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  • La disparition de Hosni Moubarak, l'ancien président égyptien renversé par le printemps arabe

    L'ancien président égyptien, âgé de 91 ans, est décédé le 25 février 2020. Arrivé au pouvoir en 1981, il en avait été chassé par le Printemps arabe en 2011.

    L'ex-président égyptien Hosni Moubarak, né le 4 mai 1928, s'est éteint à l'hôpital militaire Galaa au Caire, a indiqué à l'AFP son beau-frère, le général Mounir Thabet. Il avait démissionné le 11 février 2011, à la suite d'une contestation populaire sans précédent. Il avait alors remis le pouvoir à l'armée. Il était arrivé au pouvoir à la suite de l'assassinat de son prédécesseur, Anouar el Sadate, par un commando islamiste en 1981, deux ans après la signature d'un accord de paix historique avec Israël. "Cet homme sans grand charisme" (L'Obs), finalement lâché par l'armée, n'en a pas moins dirigé l'Egypte d'une main de fer pendant trois décennies. En 2012, il avait été condamné à la prison à perpétuité "pour sa responsabilité dans l’assassinat de quelque 850 manifestants lors du soulèvement qui conduisit à sa chute, du 25 janvier au 11 février 2011", rappelle Le Monde.

    Il avait été libéré de prison en 2013 avant d'être assigné dans un hôpital militaire.

    Originaire du delta du Nil (nord), cet ancien commandant en chef des forces aériennes (où il était entré en 1949), a été vice-président avant d'accéder à la magistrature suprême. Anouar el Sadate l’avait nommé à la vice-présidence "en 1975 en raison de son aura de héros de la guerre d’octobre 1973 contre Israël à la tête des forces aériennes, mais surtout pour sa loyauté et son effacement", toujours selon Le Monde. Les Egyptiens l'avaient surnommé "La Vache qui rit".

    Un "redoutable appareil policier"

    Il a gouverné le pays "en s'appuyant sur un redoutable appareil policier et un système politique dominé par un parti à sa dévotion", rappelle L'Obs. Dans le même temps, il avait maintenu l'ancrage de l'Egypte dans le camp occidental et conservé les accords de paix avec l'Etat hébreu.

    Le 22 février 2020, un tribunal égyptien avait acquitté deux fils de l'ancien président dans une affaire de "manipulation boursière", rapporte l'AFP. Le verdict de la cour met ainsi un terme aux poursuites judiciaires entamées depuis 2011 contre la famille de l'ex-président.

    Alaa et Gamal Moubarak avaient été arrêtés en septembre 2018 dans le cadre de cette affaire de manipulation boursière présumée et libérés sous caution au bout de quelques jours. Depuis 2011, ils avaient été placés en détention provisoire à plusieurs reprises, avant de bénéficier de remises en liberté. Avec leur père, ils avaient été condamnés en mai 2015 à trois ans de prison pour avoir détourné plus de 10 millions d'euros de fonds publics alloués à l'entretien des palais présidentiels. Leurs périodes de détention provisoire avaient couvert cette peine.

    franceinfo


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  • Le Caire demande à Interpol de localiser le masque de Toutânkhamon vendu par Christie's

    L'Egypte a demandé à Interpol de localiser un portrait sculpté de Toutankhamon datant de 3.000 ans, vendu à Londres pour près de 6 millions de dollars malgré l'opposition du Caire, ont annoncé lundi des responsables gouvernementaux.

    La maison d'enchères Christie's a vendu le 4 juillet cette tête de 28,5 centimètres de haut pour plus de 4,7 millions de livres (5,9 millions de dollars, près de 5,3 millions d'euros) à un acheteur inconnu, lors de l'une de ses ventes les plus controversées de ces dernières années.

     

    Des documents légaux manquent, selon le Caire

     Moins d'une semaine plus tard, le Comité national égyptien pour le rapatriement des antiquités (NCAR) a déclaré après une réunion d'urgence que le parquet égyptien avait demandé à l'Organisation internationale de police criminelle (OIPC, Interpol) "d'émettre une notice pour localiser" le masque en quartzite, en raison de l'absence des documents légaux nécessaires lors de la vente.

    "Le comité exprime son profond mécontentement devant le comportement non professionnel" qui a permis "la vente d'antiquités égyptiennes sans que ne soient fournis les titres de propriété et les documents prouvant leur exportation légale d'Egypte", a déclaré le NCAR dans un communiqué.

    Le comité, dirigé par le ministre des Antiquités Khaled al-Enany, a appelé Londres à "interdire l'exportation des objets vendus" jusqu'à ce que les documents requis soient présentés aux autorités égyptiennes. Le NCAR a ajouté avoir embauché un cabinet d'avocats britannique pour intenter un "procès au civil", sans fournir d'autres détails.

     

    L'Egypte ne s'en est pas préoccupée avant, argue Christie's

    La mise en vente de la tête de Toutankhamon avait immédiatement provoqué la colère des autorités égyptiennes. L'ancien ministre des Antiquités, Zahi Hawass, avait alors déclaré à l'AFP que cette pièce semblait avait été "volée" dans les années 1970 dans le complexe du temple de Karnak, au nord de Louxor. Et le ministère égyptien des Affaires étrangères avait demandé à son homologue britannique et à l'Unesco d'empêcher la vente.

    Mais de telles interventions sont rares et ne sont effectuées que lorsqu'il est clairement établi que la légitimité de l'acquisition de l'objet par le vendeur est contestée.

    Christie's a fait valoir que l'Egypte ne s'était jamais préoccupée auparavant de cet objet "bien que son existence soit largement connue et qu'il ait été exposé publiquement". La maison d'enchères a publié un historique des changements de main de la relique entre marchands d'art européens dans les 50 dernières années. "Nous ne vendrions aucune œuvre sans un titre de propriété clair", a-t-elle déclaré à l'AFP.

    franceinfo


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  • L'ex-président égyptien Mohamed Morsi est mort

    Disparition d'un dirigeant déchu. L'ex-président égyptien Mohamed Morsi, 67 ans, est mort après une audition au tribunal au Caire à la suite d'un malaise, a annoncé ce lundi la télévision d'Etat égyptienne. Issu des Frères musulmans, l'ex-dirigeant, avait été élu en 2012 après la révolte qui avait provoqué le départ d'Hosni Moubarak dans le cadre du printemps arabe. Il avait ensuite été renversé en 2013.

    Selon des sources sécuritaires et judiciaires, l'ancien président en détention depuis juillet 2013 s'était exprimé devant le tribunal avant de s'effondrer puis d'être conduit à l'hôpital où il est décédé. "Il a parlé devant le juge pendant 20 minutes puis il s'est animé et s'est évanoui. On l'a vite emmené à l'hôpital où il est mort plus tard", a dit la source judiciaire. Peu après l'annonce de sa mort, le président turc Recep Tayyip Erdogan lui a rendu hommage. "Que Dieu accorde à notre martyr, notre frère Morsi, sa miséricorde", a déclaré le président turc à un groupe de journalistes.

    Premier président démocratiquement élu

    Le site du journal d'Etat Al-Ahram a aussi rapporté la mort de Mohamed Morsi, premier président égyptien élu démocratiquement pour une courte mandature avant d'être écarté du pouvoir par l'armée après d'importantes manifestations.

    Le leader islamiste était emprisonné depuis sa destitution à l'été 2013. Il avait été jugé par la suite dans plusieurs affaires dont un dossier d'espionnage pour l'Iran, le Qatar et des groupes militants comme le Hamas à Gaza. Il a également été accusé de fomenter des actes de terrorisme.

    Depuis sa destitution, son ancien ministre de la Défense Abdel Fattah al-Sissi a mené une répression sans merci contre l'opposition islamiste et en particulier les Frères musulmans, dont des milliers de membres ont été emprisonnés.

    L'EXPRESS


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  • Egypte: 17 blessés dans une explosion visant des touristes près des pyramides

    Un engin explosif a éclaté au passage d'un car de touristes près des célèbres pyramides de Gizeh, au sud-ouest de la capitale, dimanche.

    Au moins 17 personnes, dont des Sud-Africains et des Égyptiens, ont été blessées ce dimanche dans une explosion qui visait un bus de touristes près des célèbres pyramides égyptiennes de Gizeh, au sud-ouest du Caire. L'engin explosif a détoné au passage de l'autocar de tourisme, près du site du nouveau musée des Antiquités égyptiennes en construction, au pied des pyramides.

    Lors d'une attaque similaire en décembre, trois touristes vietnamiens et leur guide égyptien avaient été tués dans l'explosion d'une bombe artisanale au passage de leur bus près du site des pyramides de Gizeh.

    Des groupes extrémistes très actifs

    L'attaque de dimanche intervient à un peu plus d'un mois du coup d'envoi de la Coupe d'Afrique des Nations organisée en Egypte du 21 juin au 20 juillet. 

    L'industrie du tourisme, cruciale pour l'économie égyptienne, a été fortement affectée par l'instabilité politique et les attentats ayant suivi la révolte de 2011 qui a abouti à la chute du président Hosni Moubarak après 30 ans au pouvoir. De 14,7 millions en 2010, le nombre de visiteurs était tombé à 5,3 millions en 2016. Mais l'industrie touristique s'est redressée depuis 2017.

    Depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les forces de sécurité affrontent des groupes extrémistes très actifs, dont l'organisation Daesh, principalement dans la péninsule du Sinaï (nord-est). Malgré des centaines d'arrestations et de condamnations de personnes accusées de terrorisme, des attaques continuent d'avoir lieu de manière sporadique.

    Les ONG de défense des droits humains accusent régulièrement le régime du président Abdel Fattah al-Sissi de recourir à la torture et de ne pas assurer des procès équitables aux personnes poursuivies.

    BFM.TV


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  • Des chercheurs égyptiens dévoilent une tombe de 3300 ans

    Des chercheurs égyptiens dévoilent une tombe de 3300 ans

    Des chercheurs égyptiens dévoilent une tombe de 3300 ans

    Des chercheurs égyptiens dévoilent une tombe de 3300 ans


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  • Égypte: quatre morts dans l'explosion d'un bus de touristes près des pyramides

    Égypte: quatre morts dans l'explosion d'un bus de touristes près des pyramides

    Trois touristes vietnamiens et un guide touristique égyptien ont été tués dans l'attaque contre leur bus, selon le ministère de l'Intérieur égyptien. Dix personnes sont blessées.

    Euronews


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  • Sublime découverte d'une tombe de 4400 ans sur le site égyptien de Saqqara

    Près du Caire, une mission archéologique égyptienne a mis au jour la tombe du prêtre nommé "Wahtye", qui vivait pendant le règne de Néferirkarê, lors de la Ve dynastie.

     

    La tombe d'un prêtre datant de plus de 4.400 ans a été découverte sur le site de Saqqara, près du Caire, par une mission archéologique égyptienne, ont annoncé samedi les autorités. La tombe du prêtre nommé "Wahtye" date de la Ve dynastie (entre 2.500 et 2.300 avant J.-C.), pendant le règne de Néferirkarê, selon le ministère des Antiquités. La tombe est "exceptionnellement bien conservée, colorée avec des sculptures à l'intérieur. Elle appartient à un prêtre de rang élevé", s'est réjoui samedi le ministre des Antiquités, Khaled el-Enany devant un parterre d'invités et la presse.

    La tombe contient notamment des "scènes montrant le propriétaire de la tombe avec sa mère, sa femme et sa famille, de même qu'un certain nombre de niches avec de grandes statues colorées du défunt et sa famille", précise le ministère dans un communiqué. Les niches sont au nombre de 18 et les statues de 24, selon la même source qui précise en outre que la partie basse de la tombe contient 26 niches plus petites.

    Des chats momifiés

    En novembre, sur le même site de Saqqara, les autorités égyptiennes avaient révélé la découverte de sept tombes, dont quatre datant de plus de 6.000 ans, par la même mission archéologique égyptienne. Les archéologues avaient notamment mis au jour des scarabées et des chats momifiés.

    Le site de Saqqara, au sud du Caire, est une vaste nécropole qui abrite notamment la célèbre pyramide à degrés du pharaon Djéser, la première de l'ère pharaonique. Ce monument, construit vers 2.700 avant J.-C par l'architecte Imhotep, est considéré comme l'un des plus anciens monuments à la surface du globe.

    Paris Match

    LIEN pour les 14 autres photos :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/sciences/sublime-d%c3%a9couverte-dune-tombe-de-4400-ans-sur-le-site-%c3%a9gyptien-de-saqqara/ar-BBQZGlo?li=BBoJIji&ocid=PerDHP#image=BBQZwL5|1


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - VENDREDI 14 12 2018

     

    BONNE JOURNEE


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - LUNDI 19 03 2018

     

    Bon lundi et excellente semaine


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  • Egypte: un présentateur TV en détention pour avoir parlé des conditions sociales des policiers

    Le présentateur d'une émission de télévision égyptienne a été placé en détention pour quatre jours après avoir évoqué les conditions sociales difficiles des policiers. Le président a mis en garde les médias contre la publication d'informations jugées "diffamatoires".

    Un présentateur de télévision a été placé en détention dimanche pour quatre jours pour "outrage à la police", après avoir évoqué dans son émission les conditions sociales difficiles d'un policier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

    Cette décision intervient quelques jours après que le parquet général a promis de poursuivre les médias en cas de diffusion de "fausses informations".

     

    Conditions sociales difficiles

     Le présentateur, Khairy Ramadan, s'était présenté au parquet en fin de semaine dernière, selon la presse locale. Il avait rapporté dans son émission "L'Egypte Aujourd'hui", diffusée sur la chaîne gouvernementale Al-Oula, le témoignage de la femme d'un officier de police dont les revenus ne suffisent pas à subvenir au besoin du foyer.

    A trois semaines de l'élection présidentielle, que le président Abdel Fattah al-Sissi devrait remporter faute d'adversaire sérieux, les autorités resserrent l'étau autour des journalistes égyptiens et étrangers.

     

    Haute trahison   

     Alors qu'une vaste opération antijihadiste est en cours dans le Sinaï, toute parole sur les forces de sécurité est particulièrement scrutée. Abdel Fattah al- Sissi a mis en garde jeudi les médias contre la publication d'informations jugées diffamatoires vis-à-vis de l'armée, en les qualifiant de "haute trahison".

    Les autorités ont été particulièrement échaudées par un récent reportage de la BBC qu'elles jugent mensonger sur la répression en Egypte.

    BFM.TV


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  • La tombe d'une puissante prêtresse égyptienne découverte à Gizeh

    Les officiels égyptiens viennent de révéler la première découverte archéologique de l'année : la tombe magnifiquement conservée d'une prêtresse du culte d'Hathor, morte il y a plus de 4.000 ans.

     

    Ce 3 janvier, le ministère des Antiquités en Égypte a annoncé la découverte d'une tombe vieille de 4.400 ans à la périphérie du Caire, près de la nécropole de Gizeh. Elle appartiendrait à une prêtresse de haut rang, dévouée au culte d'Hathor : Hetpet. Une découverte qui prouve une fois encore que même après avoir été fouillé de nombreuses fois depuis près de deux siècles, le sol égyptien cache toujours de nombreux trésors.

    "La tombe est en excellent état", a annoncé samedi le docteur Mostafa Waziri, secrétaire général du conseil suprême des Antiquités. "Elle est ornée de représentations en couleur de scènes traditionnelles : des animaux en train de paître, des scènes de pêche, de chasse aux oiseaux, d'offrandes, de sacrifice, de cueillette, et des soldats".

    Les peintures représentent également des artisans travaillant le métal, fabriquant des objets en cuir et des personnes en train de danser. On peut voir parmi ces personnages plusieurs singes, gardés à l'époque comme animaux domestiques. Certains sont peints dansant devant un orchestre, un autre ramasse des fruits en portant un panier. Un seul autre dessin de singe dansant avait été trouvé jusqu'à présent en Égypte, dans une tombe du 12ème siècle située à Saqqarah.

    Une prêtresse dédiée à la déesse Hathor 

    Sur le bassin de purification de la chambre est gravé le nom d'Hetpet, une prêtresse connue depuis longtemps des historiens. Elle voue un culte à la déesse Hathor, symbole de la fertilité, de la musique et de la joie, et classiquement représentée sous la forme d'une vache ou d'une femme dont la tête est ornée de cornes encadrant un disque solaire. Bien que l'Égypte ancienne ait compté peu de prêtresses, il n'était pas rare que le culte d'Hathor mobilise beaucoup de femmes dans des fonctions religieuses.

    Ayant vécu sous la Vème dynastie, durant la période de l'Ancien Empire égyptien, il est très probable que Hetpet ait été proche de la famille royale égyptienne. Cette période marque l'âge d'or de la construction des pyramides, érigées aux côtés de nombreux temples et palais sous l'½il tout-puissant des pharaons.

    Les travaux d'excavation avaient commencé en octobre de l'année dernière, au sein d'un terrain déjà maintes fois retourné depuis le 19ème siècle et qui continue pourtant de livrer de nombreuses surprises. "C'est une zone très prometteuse. Nous pensons y trouver beaucoup d'autres choses", a déclaré avec enthousiasme le docteur Waziri.

    Gentside


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  • Egypte: une nouvelle pyramide vieille de 3700 ans découverte près du Caire

    © afp.com/HO Une photo du ministère égyptien des Antiquités diffusée le 3 avril 2017 montre les restes d'une ancien pyramide à Dahchour, au sud du Caire.

     

    Des restes d'une pyramide en "bon état de conservation" ont été trouvés sur le site archéologique de Dahchour. Sa taille exacte n'a pu être encore établie.

    L'Egypte compte 123 pyramides découvertes à ce jour, mais semble n'avoir pas encore livré tous ses secrets. Les vestiges d'une construction vieille de 3700 ans ont été découverts "en bon état de conservation" près du Caire, a annoncé lundi le ministère égyptien des Antiquités.Datant de la XIIIe dynastie (1802-1640 avant J.-C.), la petite pyramide a été retrouvée dans la nécropole du site archéologique de Dahchour, au sud de la capitale, précise le ministère dans un communiqué. Les archéologues égyptiens ont découvert "un corridor conduisant à l'intérieur de la pyramide, prolongé par une rampe, et l'entrée d'une pièce", selon ce texte.

    Les fouilles en sont encore à leurs débuts et la taille exacte de la pyramide n'est pour l'instant pas établie. Sur les photos fournies par le ministère, on peut voir des blocs de pierres et le début du corridor. Les archéologues ont notamment retrouvé un petit bloc en albâtre noirci, affichant des inscriptions en hiéroglyphes, ainsi qu'un linteau de granit et des blocs de pierre qui permettent d'en savoir plus sur "l'architecture interne de la pyramide". Les recherches vont désormais continuer pour révéler le reste de la pyramide.

    Avec "Scan Pyramids", l'Egypte explore encore ses vestiges

    La découverte a été effectuée près de la pyramide rhomboïdale de Dahchour, construite par le pharaon Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie (environ 2600 avant J.C.) et père du pharaon Khéops, qui a lui-même donné son nom à l'une des plus célèbres pyramides égyptiennes, sur le plateau de Gizeh. Ces vestiges font encore l'objet d'importantes recherches. En octobre 2015, l'Egypte a dévoilé un ambitieux projet, baptisé "Scan Pyramids", visant notamment à découvrir des chambres secrètes au coeur des pyramides de Gizeh et de Dahchour et à éclaircir le mystère entourant leur construction.Ces tests sont notamment menés dans la pyramide de Khéops, la dernière des sept merveilles du monde antique encore debout. Ce monument géant de 4500 ans trône sur le plateau de Gizeh, dans la banlieue du Caire, aux côtés du Sphinx et des pyramides de Khéphren et Mykérinos.

    À l'automne 2015, les autorités égyptiennes ont également lancé des analyses dans la tombe du pharaon Toutankhamon, dans la Vallée des Rois près de Louxor (sud), dans l'espoir d'y découvrir une chambre secrète qui pourrait bien abriter le tombeau de la reine Néfertiti.

    L'EXPRESS


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    © DeAgostini/Getty Images Les pyramides de Kheops, Kephren et Mykérinos à Gizeh en Égypte

    Le projet ScanPyramids qui utilise les nouvelles technologies pour révéler la structure de la pyramide de Khéops en Égypte a été prolongé. Deux résultats ont émergé.

    Dévoiler, grâce aux nouvelles technologies, les mystères de ces géantes de pierre que sont les pyramides de l’Égypte antique réserve parfois des surprises. Ainsi de l’initiative ScanPyramids lancée en octobre 2015 dont la durée vient d’être prolongée, en partie du fait de résultats prometteurs avancés par les scientifiques.

    Le projet ScanPyramids implique les autorités égyptiennes et divers instituts scientifiques comme l’université Laval (Québec) ou le HIP (Heritage Innovation Preservation). Il s’est fixé pour objectif d’apporter de nouveaux éclairages sur la structure de diverses pyramides égyptiennes et, possiblement, sur leur conception.

    Ainsi, après avoir analysé les pyramides du roi Snéfrou, à Dahchour (à environ env. 40km au sud du Caire), l’équipe de ScanPyramids s’est attelée à l’examen de la pyramide de son fils et successeur, deuxième pharaon de la IVᵉ dynastie et l’un des plus emblématique de la civilisation de l’Egypte ancienne, Khéops. Ce roi régna aux alentours de 2550 av. J.-C., durant la période appelée "Ancien Empire" (environ 2700/2200 avant notre ère), parfois dite également "âge des pyramides".

    La pyramide de Khéops, parfois appelée "Grande Pyramide", ou "dernière merveille du monde antique", se dresse sur le plateau de Giza, à quelques kilomètres au sud du Caire. Pointant autrefois à 146 mètres de haut (pour des côtés d’une longueur d’environ 230 m), elle est composée de plusieurs millions de blocs de pierre d’un volume total de plus de 2.500.000 m³.

    Les pyramides sous le scan : premiers résultats pour Khéops

    Le complexe de Giza.MesserWoland french Translation by Moez/Wikipedia, CC BY-SA

    Le plus ancien corpus de textes religieux de l’histoire

    Quel que fut le mode de construction de ces monuments colossaux, leur objectif essentiel était de permettre au défunt qui y reposait – le roi et/ou la reine – d’accéder à l’au-delà et d’y prendre place parmi les dieux et déesses, lui-même obtenant une nature divine.

    La première pyramide connue, celle de Djoser (IIIe dynastie, env. 2650 av. J.-C.), est souvent appelée "pyramide à degrés" du fait des six étages empilés qui lui confèrent son aspect si particulier. Les pyramides "lisses" apparaissent sous le règne de Snéfrou (IVe dynastie, env. 2600 av. J.-C.) et sont utilisées comme sépultures royales – ou comme cénotaphes – pendant plus de mille ans (au moins jusqu’en 1550 av. J.-C. avec Ahmôsis Ier), auxquelles nous pouvons ajouter les pyramides nubiennes datant du Ier millénaire av. J.-C.

    Certaines pyramides sont inscrites, ce qui n’est pas le cas de celle de Khéops. Les hiéroglyphes qui en couvrent les parois composent ce que l’on appelle les "Textes des Pyramides", considérés comme le plus ancien corpus de textes religieux de l’histoire (la première attestation date de la Ve dynastie, dans la pyramide d’Ounas, env. 2350 av. J.-C.). Ces inscriptions participent à la régénération du pharaon qui, une fois les rites effectués, voit son existence prolongée pour l’éternité, comme en témoigne l’introduction de la formule 213 : "Ô Ounas ! Tu n’es pas parti mort, tu es parti vivant !".

    Pour en revenir au projet ScanPyramids Khéops, plusieurs technologies ont été mises en place, outre celles nécessaires à la modélisation en 3D du plateau des pyramides. La première est la thermographie infrarouge, utilisée notamment pour détecter les différences de température entre différentes parties du monument. La seconde est l’étude des "muons", éléments cosmiques se déposant sur terre (environ 10.000 muons par m² et par minute) et capables de traverser tout type de matériau en laissant des traces que les machines peuvent évaluer. Ainsi, les appareils détectent les zones vides, que les muons ont traversées, et celles, pondéreuses, où ils se sont déposés.

    Deux découvertes

    Ces analyses réclament un temps de récupération de données qui peut être long. Mais d’ores et déjà, deux découvertes ont été communiquées par l’équipe de ScanPyramids en accord avec le Ministère égyptien des Antiquités.

     

    "Un couloir encore inconnu pourrait se cacher derrière l’entrée principale"

    Sur la face nord, d’abord, où se situent les deux entrées de la pyramide (celle d’origine des Anciens Égyptiens et celle, plus tardive, creusée par de possibles pillards), les examens infrarouge ont mis en avant d’importantes divergences thermiques entre les deux accès. À cela s’ajoutent des anomalies dans la répartition des muons telle qu’elle devrait être en cas de structure "normale". Les chercheurs envisagent donc la possibilité qu’un couloir encore inconnu se cache derrière l’entrée principale, de même qu’une éventuelle cavité qui expliquerait la présence de "chevrons" à cet endroit, alors que les seuls autres blocs de ce type se trouvent au-dessus des chambres du roi et de la reine. De plus, leurs dimensions semblent trop importantes pour ne couvrir qu’un simple corridor, et il ne faut pas oublier qu’avant que le parement de la pyramide ne soit en grande partie ôté, ces chevrons étaient recouverts, et non visibles comme aujourd’hui.

    Le second résultat, encore à approfondir, est la possibilité, mise au jour grâce aux muons, qu’il existe une niche encore non découverte à une centaine de mètres de hauteur, sur l’arête nord-est de la pyramide.

    Ces conclusions sont encourageantes et mettent en lumière la nécessité de faire se rencontrer archéologues et spécialistes des nouvelles technologies. Toutefois, les égyptologues doivent encore travailler afin de proposer quelques éléments de confirmation – ou d’infirmation – de ces éléments, à partir de ce qu’ils savent déjà sur les pyramides. De plus, la communauté égyptologique veut éviter de reproduire le fiasco des scans effectués dans la tombe de Toutânkhamon. Des "découvertes du siècle" avaient été annoncées un peu vite, mais les résultats n’étaient pas aussi explicites qu’affirmé. Cet échec, médiatisé, avait été un coup dur pour l’archéologie. Les analyses de ScanPyramids sont cependant plus poussées et reposent sur des fondations plus solides, les découvertes étant de ce fait plus cohérentes.

    Les pyramides égyptiennes, et celles de Giza en particulier, ont toujours fasciné chercheurs et voyageurs, à la fois par leur aspect grandiose et par l’inconnue qui entoure leur construction. La recherche scientifique a progressé mais elle a encore beaucoup de choses à nous apprendre.

    – Article de , doctorant contractuel en égyptologie à l'uiversité Paul Valéry de Montpellier, initalement publié sur le site The Conversation.

    Mashable FR  - 12 02 2017


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