• CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - LUNDI 19 03 2018

     

    Bon lundi et excellente semaine


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  • Egypte: un présentateur TV en détention pour avoir parlé des conditions sociales des policiers

    Le présentateur d'une émission de télévision égyptienne a été placé en détention pour quatre jours après avoir évoqué les conditions sociales difficiles des policiers. Le président a mis en garde les médias contre la publication d'informations jugées "diffamatoires".

    Un présentateur de télévision a été placé en détention dimanche pour quatre jours pour "outrage à la police", après avoir évoqué dans son émission les conditions sociales difficiles d'un policier, a-t-on appris ce lundi de source judiciaire.

    Cette décision intervient quelques jours après que le parquet général a promis de poursuivre les médias en cas de diffusion de "fausses informations".

     

    Conditions sociales difficiles

     Le présentateur, Khairy Ramadan, s'était présenté au parquet en fin de semaine dernière, selon la presse locale. Il avait rapporté dans son émission "L'Egypte Aujourd'hui", diffusée sur la chaîne gouvernementale Al-Oula, le témoignage de la femme d'un officier de police dont les revenus ne suffisent pas à subvenir au besoin du foyer.

    A trois semaines de l'élection présidentielle, que le président Abdel Fattah al-Sissi devrait remporter faute d'adversaire sérieux, les autorités resserrent l'étau autour des journalistes égyptiens et étrangers.

     

    Haute trahison   

     Alors qu'une vaste opération antijihadiste est en cours dans le Sinaï, toute parole sur les forces de sécurité est particulièrement scrutée. Abdel Fattah al- Sissi a mis en garde jeudi les médias contre la publication d'informations jugées diffamatoires vis-à-vis de l'armée, en les qualifiant de "haute trahison".

    Les autorités ont été particulièrement échaudées par un récent reportage de la BBC qu'elles jugent mensonger sur la répression en Egypte.

    BFM.TV


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  • La tombe d'une puissante prêtresse égyptienne découverte à Gizeh

    Les officiels égyptiens viennent de révéler la première découverte archéologique de l'année : la tombe magnifiquement conservée d'une prêtresse du culte d'Hathor, morte il y a plus de 4.000 ans.

     

    Ce 3 janvier, le ministère des Antiquités en Égypte a annoncé la découverte d'une tombe vieille de 4.400 ans à la périphérie du Caire, près de la nécropole de Gizeh. Elle appartiendrait à une prêtresse de haut rang, dévouée au culte d'Hathor : Hetpet. Une découverte qui prouve une fois encore que même après avoir été fouillé de nombreuses fois depuis près de deux siècles, le sol égyptien cache toujours de nombreux trésors.

    "La tombe est en excellent état", a annoncé samedi le docteur Mostafa Waziri, secrétaire général du conseil suprême des Antiquités. "Elle est ornée de représentations en couleur de scènes traditionnelles : des animaux en train de paître, des scènes de pêche, de chasse aux oiseaux, d'offrandes, de sacrifice, de cueillette, et des soldats".

    Les peintures représentent également des artisans travaillant le métal, fabriquant des objets en cuir et des personnes en train de danser. On peut voir parmi ces personnages plusieurs singes, gardés à l'époque comme animaux domestiques. Certains sont peints dansant devant un orchestre, un autre ramasse des fruits en portant un panier. Un seul autre dessin de singe dansant avait été trouvé jusqu'à présent en Égypte, dans une tombe du 12ème siècle située à Saqqarah.

    Une prêtresse dédiée à la déesse Hathor 

    Sur le bassin de purification de la chambre est gravé le nom d'Hetpet, une prêtresse connue depuis longtemps des historiens. Elle voue un culte à la déesse Hathor, symbole de la fertilité, de la musique et de la joie, et classiquement représentée sous la forme d'une vache ou d'une femme dont la tête est ornée de cornes encadrant un disque solaire. Bien que l'Égypte ancienne ait compté peu de prêtresses, il n'était pas rare que le culte d'Hathor mobilise beaucoup de femmes dans des fonctions religieuses.

    Ayant vécu sous la Vème dynastie, durant la période de l'Ancien Empire égyptien, il est très probable que Hetpet ait été proche de la famille royale égyptienne. Cette période marque l'âge d'or de la construction des pyramides, érigées aux côtés de nombreux temples et palais sous l'½il tout-puissant des pharaons.

    Les travaux d'excavation avaient commencé en octobre de l'année dernière, au sein d'un terrain déjà maintes fois retourné depuis le 19ème siècle et qui continue pourtant de livrer de nombreuses surprises. "C'est une zone très prometteuse. Nous pensons y trouver beaucoup d'autres choses", a déclaré avec enthousiasme le docteur Waziri.

    Gentside


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  • Egypte: une nouvelle pyramide vieille de 3700 ans découverte près du Caire

    © afp.com/HO Une photo du ministère égyptien des Antiquités diffusée le 3 avril 2017 montre les restes d'une ancien pyramide à Dahchour, au sud du Caire.

     

    Des restes d'une pyramide en "bon état de conservation" ont été trouvés sur le site archéologique de Dahchour. Sa taille exacte n'a pu être encore établie.

    L'Egypte compte 123 pyramides découvertes à ce jour, mais semble n'avoir pas encore livré tous ses secrets. Les vestiges d'une construction vieille de 3700 ans ont été découverts "en bon état de conservation" près du Caire, a annoncé lundi le ministère égyptien des Antiquités.Datant de la XIIIe dynastie (1802-1640 avant J.-C.), la petite pyramide a été retrouvée dans la nécropole du site archéologique de Dahchour, au sud de la capitale, précise le ministère dans un communiqué. Les archéologues égyptiens ont découvert "un corridor conduisant à l'intérieur de la pyramide, prolongé par une rampe, et l'entrée d'une pièce", selon ce texte.

    Les fouilles en sont encore à leurs débuts et la taille exacte de la pyramide n'est pour l'instant pas établie. Sur les photos fournies par le ministère, on peut voir des blocs de pierres et le début du corridor. Les archéologues ont notamment retrouvé un petit bloc en albâtre noirci, affichant des inscriptions en hiéroglyphes, ainsi qu'un linteau de granit et des blocs de pierre qui permettent d'en savoir plus sur "l'architecture interne de la pyramide". Les recherches vont désormais continuer pour révéler le reste de la pyramide.

    Avec "Scan Pyramids", l'Egypte explore encore ses vestiges

    La découverte a été effectuée près de la pyramide rhomboïdale de Dahchour, construite par le pharaon Snéfrou, fondateur de la IVe dynastie (environ 2600 avant J.C.) et père du pharaon Khéops, qui a lui-même donné son nom à l'une des plus célèbres pyramides égyptiennes, sur le plateau de Gizeh. Ces vestiges font encore l'objet d'importantes recherches. En octobre 2015, l'Egypte a dévoilé un ambitieux projet, baptisé "Scan Pyramids", visant notamment à découvrir des chambres secrètes au coeur des pyramides de Gizeh et de Dahchour et à éclaircir le mystère entourant leur construction.Ces tests sont notamment menés dans la pyramide de Khéops, la dernière des sept merveilles du monde antique encore debout. Ce monument géant de 4500 ans trône sur le plateau de Gizeh, dans la banlieue du Caire, aux côtés du Sphinx et des pyramides de Khéphren et Mykérinos.

    À l'automne 2015, les autorités égyptiennes ont également lancé des analyses dans la tombe du pharaon Toutankhamon, dans la Vallée des Rois près de Louxor (sud), dans l'espoir d'y découvrir une chambre secrète qui pourrait bien abriter le tombeau de la reine Néfertiti.

    L'EXPRESS


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    © DeAgostini/Getty Images Les pyramides de Kheops, Kephren et Mykérinos à Gizeh en Égypte

    Le projet ScanPyramids qui utilise les nouvelles technologies pour révéler la structure de la pyramide de Khéops en Égypte a été prolongé. Deux résultats ont émergé.

    Dévoiler, grâce aux nouvelles technologies, les mystères de ces géantes de pierre que sont les pyramides de l’Égypte antique réserve parfois des surprises. Ainsi de l’initiative ScanPyramids lancée en octobre 2015 dont la durée vient d’être prolongée, en partie du fait de résultats prometteurs avancés par les scientifiques.

    Le projet ScanPyramids implique les autorités égyptiennes et divers instituts scientifiques comme l’université Laval (Québec) ou le HIP (Heritage Innovation Preservation). Il s’est fixé pour objectif d’apporter de nouveaux éclairages sur la structure de diverses pyramides égyptiennes et, possiblement, sur leur conception.

    Ainsi, après avoir analysé les pyramides du roi Snéfrou, à Dahchour (à environ env. 40km au sud du Caire), l’équipe de ScanPyramids s’est attelée à l’examen de la pyramide de son fils et successeur, deuxième pharaon de la IVᵉ dynastie et l’un des plus emblématique de la civilisation de l’Egypte ancienne, Khéops. Ce roi régna aux alentours de 2550 av. J.-C., durant la période appelée "Ancien Empire" (environ 2700/2200 avant notre ère), parfois dite également "âge des pyramides".

    La pyramide de Khéops, parfois appelée "Grande Pyramide", ou "dernière merveille du monde antique", se dresse sur le plateau de Giza, à quelques kilomètres au sud du Caire. Pointant autrefois à 146 mètres de haut (pour des côtés d’une longueur d’environ 230 m), elle est composée de plusieurs millions de blocs de pierre d’un volume total de plus de 2.500.000 m³.

    Les pyramides sous le scan : premiers résultats pour Khéops

    Le complexe de Giza.MesserWoland french Translation by Moez/Wikipedia, CC BY-SA

    Le plus ancien corpus de textes religieux de l’histoire

    Quel que fut le mode de construction de ces monuments colossaux, leur objectif essentiel était de permettre au défunt qui y reposait – le roi et/ou la reine – d’accéder à l’au-delà et d’y prendre place parmi les dieux et déesses, lui-même obtenant une nature divine.

    La première pyramide connue, celle de Djoser (IIIe dynastie, env. 2650 av. J.-C.), est souvent appelée "pyramide à degrés" du fait des six étages empilés qui lui confèrent son aspect si particulier. Les pyramides "lisses" apparaissent sous le règne de Snéfrou (IVe dynastie, env. 2600 av. J.-C.) et sont utilisées comme sépultures royales – ou comme cénotaphes – pendant plus de mille ans (au moins jusqu’en 1550 av. J.-C. avec Ahmôsis Ier), auxquelles nous pouvons ajouter les pyramides nubiennes datant du Ier millénaire av. J.-C.

    Certaines pyramides sont inscrites, ce qui n’est pas le cas de celle de Khéops. Les hiéroglyphes qui en couvrent les parois composent ce que l’on appelle les "Textes des Pyramides", considérés comme le plus ancien corpus de textes religieux de l’histoire (la première attestation date de la Ve dynastie, dans la pyramide d’Ounas, env. 2350 av. J.-C.). Ces inscriptions participent à la régénération du pharaon qui, une fois les rites effectués, voit son existence prolongée pour l’éternité, comme en témoigne l’introduction de la formule 213 : "Ô Ounas ! Tu n’es pas parti mort, tu es parti vivant !".

    Pour en revenir au projet ScanPyramids Khéops, plusieurs technologies ont été mises en place, outre celles nécessaires à la modélisation en 3D du plateau des pyramides. La première est la thermographie infrarouge, utilisée notamment pour détecter les différences de température entre différentes parties du monument. La seconde est l’étude des "muons", éléments cosmiques se déposant sur terre (environ 10.000 muons par m² et par minute) et capables de traverser tout type de matériau en laissant des traces que les machines peuvent évaluer. Ainsi, les appareils détectent les zones vides, que les muons ont traversées, et celles, pondéreuses, où ils se sont déposés.

    Deux découvertes

    Ces analyses réclament un temps de récupération de données qui peut être long. Mais d’ores et déjà, deux découvertes ont été communiquées par l’équipe de ScanPyramids en accord avec le Ministère égyptien des Antiquités.

     

    "Un couloir encore inconnu pourrait se cacher derrière l’entrée principale"

    Sur la face nord, d’abord, où se situent les deux entrées de la pyramide (celle d’origine des Anciens Égyptiens et celle, plus tardive, creusée par de possibles pillards), les examens infrarouge ont mis en avant d’importantes divergences thermiques entre les deux accès. À cela s’ajoutent des anomalies dans la répartition des muons telle qu’elle devrait être en cas de structure "normale". Les chercheurs envisagent donc la possibilité qu’un couloir encore inconnu se cache derrière l’entrée principale, de même qu’une éventuelle cavité qui expliquerait la présence de "chevrons" à cet endroit, alors que les seuls autres blocs de ce type se trouvent au-dessus des chambres du roi et de la reine. De plus, leurs dimensions semblent trop importantes pour ne couvrir qu’un simple corridor, et il ne faut pas oublier qu’avant que le parement de la pyramide ne soit en grande partie ôté, ces chevrons étaient recouverts, et non visibles comme aujourd’hui.

    Le second résultat, encore à approfondir, est la possibilité, mise au jour grâce aux muons, qu’il existe une niche encore non découverte à une centaine de mètres de hauteur, sur l’arête nord-est de la pyramide.

    Ces conclusions sont encourageantes et mettent en lumière la nécessité de faire se rencontrer archéologues et spécialistes des nouvelles technologies. Toutefois, les égyptologues doivent encore travailler afin de proposer quelques éléments de confirmation – ou d’infirmation – de ces éléments, à partir de ce qu’ils savent déjà sur les pyramides. De plus, la communauté égyptologique veut éviter de reproduire le fiasco des scans effectués dans la tombe de Toutânkhamon. Des "découvertes du siècle" avaient été annoncées un peu vite, mais les résultats n’étaient pas aussi explicites qu’affirmé. Cet échec, médiatisé, avait été un coup dur pour l’archéologie. Les analyses de ScanPyramids sont cependant plus poussées et reposent sur des fondations plus solides, les découvertes étant de ce fait plus cohérentes.

    Les pyramides égyptiennes, et celles de Giza en particulier, ont toujours fasciné chercheurs et voyageurs, à la fois par leur aspect grandiose et par l’inconnue qui entoure leur construction. La recherche scientifique a progressé mais elle a encore beaucoup de choses à nous apprendre.

    – Article de , doctorant contractuel en égyptologie à l'uiversité Paul Valéry de Montpellier, initalement publié sur le site The Conversation.

    Mashable FR  - 12 02 2017


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