• La dette publique a augmenté de 341 milliards d'euros durant le quinquennat Hollande

    Selon l'Insee, la dette de l'ensemble des administrations publiques françaises, mesurée selon les critères de Maastricht, atteint désormais 98,9% du Produit intérieur brut.

     

    La dette publique française s'est établie à 2209,6 milliards d'euros au premier trimestre 2017, en hausse de 62,3 milliards par rapport au trimestre précédent, a annoncé ce vendredi l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). En 2012, année d'élection de François Hollande, la dette s'établissait à 1868 milliards d'euros. Lors du quinquennat de François Hollande la dette publique s'est donc creusée de 341,6 milliards d'euros.

     

    Le bilan de François Hollande étrillé par la Cour des comptes

    La dette publique atteint aujourd'hui 98,9% du Produit intérieur brut (PIB) et, selon l'OCDE, elle devrait dépasser le taux symbolique des 100% du PIB en 2018. D'après l'Insee, ce dérapage s'explique principalement par la contribution de l'Etat à la dette, qui a augmenté de 49,5 milliards d'euros, dont 39,5 milliards pour la dette négociable à long terme et 13,7 milliards pour celle à court terme.

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    Jeudi, dans un audit remis au premier ministre Édouard Philippe, la Cour des comptes a étrillé le bilan du dernier président de la République. Selon les sages de la rue Cambon, l'ex-président a camouflé l'état dramatique des finances publiques, avant de passer la main à Emmanuel Macron. «Nous héritons d'un dérapage de huit milliards d'euros. Huit milliards de promesses non financées, de chèques en bois (...) C'est inacceptable», a fustigé Édouard Philippe, après avoir reçu l'audit sur les finances publiques des mains de Didier Migaud, le premier président de la Cour.

    Le Figaro

    Merci qui ? Merci Flamby !


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  • Escroquerie, Islande et Enrico Macias: début mardi du procès Landsbanki

    © Fournis par AFP Le chanteur Enrico Macias ( D) à un match de football au Stade de France, le 22 avril 2017

     

    Des centaines de propriétaires immobiliers, dont le chanteur Enrico Macias, emportés il y a presque dix ans dans la débâcle du secteur bancaire islandais: mardi s'ouvre à Paris le procès d'une vaste escroquerie.

    Le patron de la banque islandaise Landsbanki, ainsi que les dirigeants d'une filiale luxembourgeoise et des complices présumés sont jugés jusqu'au 24 mai par le tribunal correctionnel de Paris.

    Neuf hommes et une personne morale comparaissent. L'escroquerie est passible d'une peine allant jusqu'à cinq ans de prison et de 375.000 euros d'amende.

    Ils feront face à une centaine de parties civiles, propriétaires de biens immobiliers de valeur. Parmi eux, Enrico Macias, qui avait lancé l'affaire en portant plainte en mai 2009, et qui devrait s'exprimer devant les juges mercredi ou jeudi.

    L'ordonnance du juge Renaud Van Ruymbeke - document qui renvoie formellement l'affaire devant un tribunal - explique méthodiquement une escroquerie à double ressort: les victimes ont été trompées sur la solidité de l'établissement bancaire et sur les risques du montage financier.

    2007, la plus grande crise financière de l'histoire s'amorce et la majorité des banques européennes, inquiètes, deviennent avares en crédits. Au contraire des banques islandaises, qui se développent encore frénétiquement à l'étranger.

    A cette époque, Landsbanki Luxembourg propose à des propriétaires français de gager auprès d'elle leurs villas et autres appartements, en échange d'un prêt correspondant à la valeur des biens, et d'au moins 500.000 euros.

    - "Le mendiant de l'amour" -

    Ces propriétaires ne perçoivent qu'une partie du crédit en argent frais, la banque convertit le reste en placements, dont le rendement est censé couvrir les intérêts. Un prêt à taux zéro, en quelque sorte, qui séduit entre autres un couple anglais fortuné, le propriétaire d'une salle de gym, un retraité touchant moins de 1.000 euros par mois, et Enrico Macias.

    Le chanteur, célèbre pour des titres tels que "Les filles de mon pays" ou "Le mendiant de l'amour", veut rénover une villa à Saint-Tropez, mais ne trouve pas de financement auprès des banques françaises. Il fait affaire avec Landsbanki Luxembourg, qui lui prête un montant "exceptionnellement élevé", souligne le juge d'instruction: 35 millions d'euros.

    Enrico Macias perçoit en réalité neuf millions, moins les frais, le reste étant placé par la banque.

    Lorsqu'il signe, en juillet 2007, les signaux sont déjà au rouge pour le secteur bancaire islandais, hypertrophié, avec une banque centrale impuissante et un organisme de régulation dépassé.

    Les représentants de Landsbanki Luxembourg vantent la solidité d'un établissement auréolé d'un AAA, la meilleure note des agences de notation, alors même que, selon le juge Van Ruymbeke, la situation de la maison-mère islandaise est déjà "gravement compromise".

    La crise éclate véritablement à la fin de l'été 2008: le gouvernement islandais décide alors de nationaliser les trois principales banques, dont Landsbanki, le 7 octobre. La filiale au Luxembourg est mise en liquidation.

    Les propriétaires ayant souscrit les prêts litigieux se voient réclamer un remboursement intégral, alors qu'ils n'ont touché qu'une partie des fonds. S'ils refusent, ils sont assignés en justice, et menacés d'une saisie des biens hypothéqués. Les plaintes s'accumulent et le scandale Landsbanki Luxembourg éclate.

    Parlant d'une "course au triple galop pour éviter la faillite", Me Eric Morain, avocat de plusieurs parties civiles, reproche à la banque d'avoir "vendu du vent dans l'objectif de mettre la main sur des biens immobiliers à forte valeur ajoutée."

    De ses clients, l'avocat dit qu'ils ne sont "pas des spéculateurs mais des gens qui ont mis en garantie les biens de toute une vie".

    En défense, Me Olivier Baratelli reproche à la justice française d'avoir "une vision passéiste d'un monde bancaire qui pratique depuis des siècles un principe simple: prêter de l'argent à des gens, contre une garantie sur leur maison."

    Pour l'avocat, "ce dossier est une triste illustration d'une guerre idéologique contre des banquiers".

    AFP


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  • Salaires : découvrez ce que touchent 30 de nos politiques français

    Politique rime avec pouvoir, prise de décision, mais aussi avec argent et avantages ! On vous donne ici quelques salaires de stars politiques françaises. Les montants indiqués sont approximatifs et prennent en compte les fonctions actuelles ainsi que les retraites auxquelles ont droit les politiques. Notez que les montants sont exprimés en brut !

     1. François Hollande – 14 910 €

    Le Président de la République perçoit un salaire brut de 14 910 € brut/mois, soit 12 696 € nets. Il a également droit à des avantages tels que  logement de fonction, voiture de fonction avec chauffeur, transports gratuits, résidences secondaires.

    2. Jean Marc Ayrault – 22 450 €

    Il cumule plusieurs salaires :
    • 2 000 €, ancien maire de Saint-Herblain.
    • 2 000 €, ancien président de l’agglomération nantaise
    • 1 800 € de l’Éducation nationale, puisque Jean-Marc Ayrault est toujours officiellement “professeur d’allemand depuis 1973”
    • 6 650 € pour une pension “plein pot” d’ancien député
    • 2 500 € environ en tant qu’ancien président de groupe à l’Assemblée nationale
    • 7 500 € en tant que ministre des affaires étrangères.

    3. Jacques Chirac – 30 000 €

    Jacques Chirac cumule :

    • 5 250 € , sa retraite d’ancien Président de la République
    • 5 322 € , sa retraite d’ancien député de Corrèze
    • 5 000 €, en tant qu’ancien conseiller général et maire de Paris
    • 2 900 €, en tant qu’ancien membre de la Cour des comptes
    • 12 000 €, de siège de droit au conseil constitutionnel.

    4. Nicolas Sarkozy – 22 150 €

    Nicolas Sarkozy cumule :

    • 5 250 € , sa retraite d’ancien Président de la République
    • 1 900 € , sa retraite d’ancien député de la 6e circonscription des Hauts-de-Seine
    • 2 000€ , sa retraite de maire et de président de Conseil général
    • 12 000 €, son salaire comme membre au conseil constitutionnel.

    >> Liste des affaires pas toutes judiciaires de Nicolas Sarkozy avec ses amis de l’UMP & Co

    5. Valery Giscard d’Estaing – 30 000 €

    Valery Giscard d’Estaing cumule les même retraites que Jacques Chirac puisqu’il a exercé les même fonctions à savoir :

    • 5 250 € , sa retraite d’ancien Président de la République
    • 12 000 €, de siège de droit au conseil constitutionnel.
    • 5000€, maire de Chamalières (Puy-de-Dôme) et conseiller général
    • 2900€, secrétaire d’état
    • 12 000 €, son salaire comme membre au conseil constitutionnel.

    >> VGE, Chirac, Sarkozy : ce que coûtent les ex-présidents à la République

    6. Jacques Barrot – 28 050 €

    Jacques Barrot était un homme politique français décédé en 2014. Sur son cv politique, on pouvait noter les fonctions de membre du conseil constitutionnel (12 000€), vice-président de la Commission Européenne, ancien ministre et ancien député (5322€).

    7. Jacques Delors – 14 000 €

    Il est ancien président de la commission européenne, ancien ministre de l’économie et des finances (7 500€), et ancien député (5322€). Sa carrière politique s’est déroulée dans les années 1980 et 1990.

    8.  Jean-Luc Mélenchon – 12 009 €

    Le député européen perçoit une indemnité de base de 7807€ ainsi qu’une indemnité de frais généraux de 4202€. Il perçoit également 298€ d’indemnité forfaitaire par jour de présence à Strasbourg.

    9. Jack Lang – 12 800 €

    Jack Lang cumule 5800€ pour ses retraites de fonctionnaire et d’ancien maire de Blois et 7000€ d’indemnité de député du Pas-de-Calais. Il est à l’origine de la Fête de la musique qui existe depuis 1982.

    10. Alain Juppé – 15 337 €

    Alain Juppé est le maire de Bordeaux (2700 €), mais également ancien ministre (7500€) et ancien député (5322€). Il est candidat à la Primaire de la droite et du centre.

    11. Francois Fillon – 13 512 €

    Francois Fillon actuellement député, perçoit une indemnité de 7100€, ainsi que des frais de mandat de 6412€. Il est également candidat à la Primaire de la droite et du centre.

    12. Roselyne Bachelot – 6 480 €

    Roseylne Bachelot cumule les retraites d’ancienne parlementaire (5000€), ancienne député européenne (1 080€) et ancienne élue locale (400€). Elle est maintenant chroniqueuse sur la chaîne D8 et perçoit un salaire de 20000€.

    13. Rachida Dati – 15 000 €

    Rachida Dati perçoit une indemnité de base de député européenne (7 956€), des frais de mandat (4 299€) ainsi que pour son ancien poste de maire du 7eme arrondissent de Paris (2700€).

    14. Nathalie Kosciusko-Morizet – 19 807 €

    En plus de ses indemnités d’élue locale à la mairie de Longjumeau (2700€), ancien ministre (7000€), et secrétaire d’état (2900€) , Nathalie Kosciusko-Morizet touche des indemnités de député (7 100€).

    15. Marine Le Pen – 15 182 €

    L’actuelle présidente du FN perçoit des indemnités de député européenne (7 956,57 € en indemnité de base et 4 299€ de frais généraux) ainsi que de conseillère régionale (2 927€).

    16. José Bové – 12 255 €

    José Bové ne perçoit que des indemnités de base (7 956€) et de frais généraux (4 299€) pour son titre de député européen. Il obtient 1.32% des voix lors de sa candidature aux présidentielles en 2007.

    17. Noel Mamere – 16 200 €

    Maire de Begles (2700€), Joel Mamère est également indemnisé pour son titre de député (13 500€). Il est également ancien journaliste et a obtenu  5,25 % des voix lors de sa candidature à l’élection présidentielle de 2002.

    18. Martine Aubry – 8 200 €

    Ancienne ministre, Martine Aubry est aujourd’hui maire de Lille (2700€) et présidente de la communauté urbaine de Lille (5 512€). Sa fonction de secrétaire du Parti Socialiste entre 2008 et 2012 aurait été bénévole.

    19. Patrick Balkany- 16 270 €

    Député des Hauts de Seine (13570€), Patrick Balkany est également maire de Levallois-Peret (2700€). Sa femme et lui avaient été mis en examen pour corruption et blanchiment de fraude fiscale.

    20. Christine Boutin – 8 600 €

    L’ancienne ministre touche une retraite pour son ancien rôle de députée (6000€) et conseillère générale (2 605 euros) . En 2015, elle a été condamnée à une amende de 5000 euros pour incitation à la haine en raison de l’orientation sexuelle, associant l’homosexualité à «une abomination».

    21. Marion Maréchal Le Pen – 13 512 €

    Elle est élue député de la 3eme circonscription du vaucluse en 2012 à l’âge de 22 ans et devient par la même occasion la seule élue du Front National à l’Assemblée Nationale et la plus jeune députée de la République. Elle perçoit un salaire de 7100 € et 6412€ d’indemnités pour dépenses diverses.

    22. Eric Woerth – 16 874 €

    Les salaires d’Eric Woerth correspondent à ses titres de député (5514€ de salaires et 6400€ de frais de mandat), sa retraire d’ancien maire de Creil (2400€) , et son titre de Président de communauté de commune (2560€). Il est mis en examen en 2012 pour trafic d’influence passif dans l’affaire Betancourt.

    23. Christian Estrosi – 16 270 €

    En 2013, Christian Estrosi percevait 5 512€ pour sa fonction de maire de Nice, 5512€ pour la présidence de la métropole de Nice Côte d’Azur et 13512€ en tant que député des Alpes-Maritimes, soit un total de 24536€. Mais comme il avait un montant maximum autorisé de 16270€ en raison du cumul des mandats, il reversait près de 8266€ à ses collaborateurs.

    24. Bertrand Delanoë – 13 377 €

    En 2012, Bertrand Delanoë percevait 8684€ pour sa fonction de maire de Paris, 1933€ en frais de représentation et 2700€ de retraite de parlementaire.

    25. Harlem Desir – 12 249 €

    Harlem Desir perçoit un salaire en tant que député européen (7950€ de salaire de base, 4299€ de rémunérations de frais généraux en France et 304€ par jour de présence aux réunions). Il a été président de l’association SOS Racisme de 1984 à 1992.

    26. Jean-Christophe Cambadélis – 13 512 €

    En 2014, Jean-Christophe Cambadélis percevait 13512€ au titre de député de Paris. Cette même année, il est accusé d’avoir obtenu un diplôme de troisième cycle de manière frauduleuse.

    27. Julien Dray – 9 917 €

    Julien Dray perçoit 3 725€ en tant que Vice Président Conseil Régional de l’IDF et 6 192€ de retraite de Député, fonction qu’il a occupé pendant 24 ans. Ces montants ne tiennent pas compte des montants perçus pour la vente de ses livres.

    28. Emmanuelle Cosse – 13 145 €

    Emmanuelle Cosse perçoit 3 725€ en tant que Vice-présidente Conseil Régional IDF. A cela s’ajoute 9420€ pour sa fonction de ministre du logement et du développement durable qu’elle occupe depuis février 2016. Cela ne tient pas compte des avantages tels que le logement et les transports.

    29. Pierre Laurent – 16 173 €

    Pierre Laurent perçoit 13512€ en tant que sénateur de Paris et 2661€ en tant que conseiller régional IDF. Ces montants ne tiennent pas compte de ses revenus pour les ventes de ses ouvrages.

    30. Claude Guéant – 4 000 €

    Claude Guéant touche 4000€ de retraite de préfet. Cela ne tient pas compte de ses revenus en tant qu’avocat, diplôme qu’il obtient en 2012. En 2015 il est condamné à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction d’exercer toute fonction publique suite à la découverte en 2013 de primes reçues en liquide.

    Source : pausepeople.com

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  • Une enquête ouverte pour «favoritisme» autour de Paris-Plages

    La justice s'intéresse aux éditions 2012 et 2013 de cette opération estivale de la mairie de Paris. La municipalité, à l'époque dirigée par Bertrand Delanoë, est soupçonnée de financements irréguliers contrevenant aux codes des marchés publics ainsi que d'avoir minimisé les coûts.

    • Une enquête ouverte en décembre pour «favoritisme»

    La très populaire opération estivale «Paris-Plages» aurait-elle été entachée de financements irréguliers? Un juge d'instruction enquête sur le financement d'une partie des travaux d'aménagement des berges de la Seine pour les éditions 2012 et 2013. À l'époque, Bertrand Delanoë était encore maire de la capitale.

    Une information judiciaire a été ouverte le 8 décembre pour «favoritisme» et «recel de favoritisme» par le parquet de Paris qui avait lancé, en 2015, une enquête préliminaire, selon une source judiciaire interrogée par l'Agence France-Presse. Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) de la police judiciaire. Mercredi, une perquisition a été menée dans les locaux de la mairie de Paris.

    • «Sérieux dysfonctionnements» et minimisation des coûts

    Cette enquête fait suite à un rapport de la Chambre des comptes d'Ile-de-France, publié en septembre 2015, qui pointait de «sérieux dysfonctionnements» dans la gestion de l'opération dont on ignorait «le coût réel».

    «Depuis la première édition en 2002, le chiffrage estimatif, présenté au conseil de Paris, se situe constamment dans une fourchette comprise entre 1,5 million et 2,2 millions d'euros. Or, après examen de la gestion sur plusieurs années de cette opération, il apparaît qu'aucune évaluation véritable du coût réel de la manifestation n'a jamais été faite par les services. En effet, la Ville de Paris n'a pas été en mesure de fournir une évaluation du coût des éditions de 2009 à 2011.Pour 2012 et 2013, elle a produit un tableau très sommaire (15 lignes) présentant une estimation des coûts, au demeurant plus de deux fois supérieur aux chiffres communiqués aux membres du conseil de Paris et à la presse. Ce tableau était aussi discordant avec d'autres données émanant des services» écrivaient les magistrats.

    Ce rapport constatait qu'une partie des factures pour les structures, décors et aménagements avait été réglée en 2012 et en 2013 par des partenaires privés, ce qui avait «faussé» le bilan financier et pourrait contrevenir au code des marchés publics. Selon le rapport, les factures de la décoration des berges de Seine par des entreprises privées dépassaient le montant du marché, sans que des avenants aient été faits par la mairie. Une «pratique tout à fait irrégulière au regard du droit applicable tant en matière de budget que de marché public», écrivaient les magistrats.

    Déjà en 2015 la Cour des Comptes avait épinglé le coût exorbitant de la manifestation, dont l'édition 2013 aurait dépassé 4,8 millions d'euros.

    • La mairie se défend et attend les résultats de l'enquête

    Selon Le Parisien, un conciliabule de crise s'est tenu mercredi soir à l'Hôtel de ville. «La Ville de Paris tient à ce que toute la transparence soit faite sur ce point. L'information judiciaire qui vient d'être ouverte permettra de préciser si ce mécanisme utilisé sous la précédente mandature était régulier», a réagi jeudi la mairie dans un communiqué, soulignant que «la réalité des prestations effectuées» n'était nullement remise en cause.

    Après le rapport de la chambre régionale des comptes, «la Ville de Paris a veillé à tenir compte des exigences formulées (...) et les factures directement imputables à l'organisation de Paris Plages sont désormais intégralement réglées par la collectivité», a-t-elle ajouté.

    • La droite «exige des clarifications»

    Le groupe Les Républicains de Paris a de son côté «exigé des clarifications» et demandé à la maire PS Anne Hidalgo «sans plus attendre, de faire la transparence sur cette affaire».

    Paris-Plages est «depuis le début entouré d'un grand flou», ajoute un communiqué du groupe citant la Chambre des comptes selon qui «le coût présenté au Conseil de Paris et à la presse avait été sous évalué de 180% en 2012 et de 220% en 2013».

    La très populaire opération Paris Plages est organisée chaque année depuis 2002 sur les berges de Seine et a été élargie par la suite au bassin de la Villette. La dernière édition a coûté deux millions d'euros.

    Le Figaro


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  • Dans le Nord, le RSA n'est plus donné comme ça

    Le département baisse, voire suspend, le versement de l'aide à des allocataires pas en règle avec Pôle emploi.

    Les sanctions sont tombées. Le département du Nord avait fait l'an dernier l'inventaire des allocataires du revenu de solidarité active (RSA) pour traquer ceux qui n'étaient pas inscrits à Pôle emploi ou en voie de réinsertion. Et promis de frapper au porte-monnaie si nécessaire. Résultat : 7 500 allocataires ont vu leur RSA amputé de 100 €. Pour 450 autres, qui n'ont pas répondu aux lettres de relance, l'allocation a été suspendue pour quatre mois. Le Nord, premier département en nombre d'allocataires du RSA (115 000 bénéficiaires) a identifié 45 000 personnes qui touchent l'allocation sans être en règle. Pour Jean-René Lecerf, patron (LR) du département, l'opération est « une question de vie ou de mort », destinée à rendre de l'oxygène à un département au bord de l'asphyxie.

    Mais d'autres hurlent au scandale. « L'idée, c'est de désigner à l'opinion des gens qui seraient des profiteurs... Mais comment vivre avec 400 € ? » s'insurge Serge Havet, président de l'association AC ! Métropole-Agir ensemble contre le chômage. Au Faubourg de Béthune, une cité populaire au sud de Lille où l'association a ses bureaux, 40 % des habitants sont en situation de précarité et 80 % n'ont ni diplôme ni qualification. « Des profiteurs ? La plupart sont obligés de s'en remettre à la Banque alimentaire ou aux Restos du cœur. » L'association s'apprête à attaquer la politique départementale « devant le tribunal administratif, puis devant la Cour de justice de l'Union européenne s'il le faut ».

    D'autres départements concernés

    Mais le département avait-il d'autre choix ? Car le Nord (comme le Pas-de-Calais, la Seine-Saint-Denis... ) est pris à la gorge. Les départements, qui financent le RSA depuis 2004, ont pris de plein fouet l'augmentation du nombre d'allocataires. Dans le même temps, l'Etat a diminué ses aides aux collectivités. Rigueur et sanctions sont pour certains la seule voie. Le Nord s'y essaie, comme d'autres — brigade antifraude au RSA dans la Somme, contrôle des relevés bancaires des allocataires dans l'Eure et le Haut-Rhin, etc. —, conscient que le combat peut faire polémique. Et déraper. Cet automne, le tribunal administratif de Strasbourg a annulé une délibération du conseil départemental du Haut-Rhin qui voulait assujettir le versement du RSA à des heures de travail bénévoles.

    Dans le Nord, le RSA n'est plus donné comme ça

    © LP/INFOGRAPHIE. Le Parisien

    «L'état de nos finances est catastrophique»

    Le président du conseil départemental du Nord, Jean-René Lecerf (LR), justifie sa décision.

    Quel est l'état des finances publiques départementales ?

    Jean-René Lecerf. Il est catastrophique. L'Etat se défausse de sa politique de solidarité nationale sur les départements. Notamment sur les plus pauvres. Le Nord a un taux d'allocataires du RSA de 14 %, soit deux fois la moyenne nationale. En 2017, le reste à charge du RSA sera d'environ 300 M€. Je n'ai pas d'autres solutions que de présenter un budget insincère. Je me revois dire à un ancien préfet : « Si la loi était respectée, je serais sous tutelle. » Réponse : « Je sais bien, mais j'ai des consignes pour ne pas le faire. Si je vous mets sous tutelle, on aura simplement démontré qu'entre la Grèce et la France, à part le climat, il n'y a pas beaucoup de différence. »

    Vous sanctionnez donc les allocataires du RSA pour faire baisser leur nombre ?

    Pour le Nord, c'est une question de vie ou de mort. Ça n'a pas été simple à mettre en place, surtout à l'époque où François Hollande était toujours candidat potentiel à l'élection présidentielle. Car nos mesures conduisent de nombreuses personnes à se réinscrire à Pôle emploi, donc à faire monter le taux de chômage.

    Votre politique ne stigmatise-t-elle pas les plus démunis ?

    La seule véritable politique de solidarité à terme, c'est celle qui consiste à rendre un boulot à quelqu'un plutôt que de le regarder vivre d'une allocation de survie. Le RSA n'est pas un revenu universel : il faut manifester la plus grande bonne volonté sur le retour au travail. Ça a aussi pour résultat de ne plus stigmatiser les personnes qui jouent le jeu.

    Le Parisien


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  • Sécurité routière : les nouveaux radars privés débarquent et ils vont vous coûter très cher !

    D'ici septembre prochain, quelques sociétés privées utiliseront des radars embarqués, et selon les calculs d'une association d'automobiliste, les amendes risquent d'être très nombreuses.

    Alors qu'il doit être présenté par le gouvernement ce vendredi, le projet de privatisation des radars mobiles embarqués fait une nouvelle fois scandale, c'est à l'association 40 millions d'automobilistes d'hausser le ton.

    Une majorité contre ce projet

    Pour l'association et pour une très nombreuse majorité des automobilistes, il est hors de question que les pouvoirs publics confient des voitures équipées de radars embarqués à des sociétés privées.  

    Même si le nombre de mort ne baisse plus depuis deux ans, 78% des automobilistes seraient opposés à ce projet de privatisation. Selon eux, en plus de coûter beaucoup trop cher en points de permis et en contraventions, il semble insensé qu'un tel dispositif puisse être employé par d'autres personnes que les forces de l'ordre.

    Une opération d'avantage financière que sécuritaire ?

    L'association d'automobiliste vise à dénoncer "une opération davantage financière qu'attachée à lutter contre l'insécurité routière".

    "Partant du principe qu'une voiture-radar peut flasher, au bas mot, trente automobilistes par heure, que le ministre de l'Intérieur souhaite que ces véhicules circulent huit heures par jour, ce sont plus de 38,5 millions de procès-verbaux qui seront dressés à l'encontre d'usagers de la route", déclare Daniel Quéro, le président de 40 millions d'automobilistes.

    Avec une amende moyenne de 56,85 euros, l'Etat engrangera près de 2,2 milliards d'euros avec ce nouveau dispositif, soit une excellente opération financière en sachant que l'année dernière les radars n'ont rapporté "que" 920 millions d'euros à l'Etat. Cet argument est cependant réfuté par Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la Sécurité routière.

    "Les radars, tous confondus, ont rapporté 920 millions d'euros l'an dernier, alors que l'Etat prévoit, dans le projet de loi de finances 2017, 3,3 milliards d'euros de dépenses pour la sécurité routière. Si le but était de gagner de l'argent, nous serions très très loin du compte", déclare-t-il.

    Un projet bien lancé

    Les appels d'offre permettant de choisir les sociétés prestataires de ce nouveau projet, seront lancés dans les prochaines semaines. Même si les contestations sont nombreuses, différentes expérimentations sont en cours notamment en Normandie où des voitures banalisées contrôlent les usagers qui ne respectent pas les limitations de vitesse.  

    Gentside


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  • CHANTOUVIVELAVIE : Résidences secondaires : vers une surtaxe d’habitation de 60% !

    L’affaire de la surtaxe d’habitation sur les résidences secondaires avait fait grincer des dents fin 2014. Cette année, elle risque encore de faire parler d’elle. Il faut dire que les députés ont voté un amendement au projet de loi de finances 2017 qui prévoit d’en accroître considérablement l’ampleur.

    Une taxe votée il y a deux ans

    Pour bien comprendre la situation, il faut remonter à la fin de l’année 2014. Il y a deux ans, le Parlement a voté un dispositif qui permet à certaines communes de majorer de 20% les taxes d’habitation des logements qui ne sont pas occupés à titre de résidence principale.

    Cela concerne les 1.100 communes situées dans les 28 agglomérations considérées comme tendues. Bien entendu, de nombreuses communes, dont Paris, ont profité de l’aubaine, justifiant leur décision par leur volonté de favoriser l’accès au logement.

    Un durcissement souhaité par la Mairie de Paris

    Reste qu’aujourd’hui, certains élus estiment que le dispositif manque de pertinence. Afin de donner plus de latitude aux communes, un amendement a donc été présenté aux députés, qui l’ont adopté. Il prévoit que les communes puissent moduler la surtaxe dans une fourchette de 5% à 60%.

    Pour les députés à l’origine du texte, l’idée est de rendre le mécanisme plus dissuasif dans certaines grandes villes et moins pénalisant dans d’autres communes. L’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) rappelle d’ailleurs que c’est « sur la demande de la Mairie de Paris » qu’a été rédigé cet amendement.

    Mais la Fédération de propriétaires voit surtout dans ce texte un « énième projet de taxation des propriétaires » et regrette que le gouvernement ait rompu « une nouvelle fois son engagement de stabilité de la fiscalité ».

    Les propriétaires de résidences secondaires, notamment à Paris, peuvent donc redouter une envolée de leur taxe d’habitation l’an prochain. Ils pourront toutefois se consoler en apprenant qu’un autre amendement (finalement rejeté) suggérait d’aller jusqu’à 80% de surtaxe…

    Boursier


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  • CHANTOUVIVELAVIE La prévention de la radicalisation est devenue un marché florissant qui n’attire pas que des professionnels recommandables.

    100 millions d’euros. C’est la somme que le gouvernement va débloquer, sur trois ans, pour lutter contre la radicalisation. Une somme importante qui a pour conséquence l’émergence d’un marché de la "déradicalisation". Aujourd’hui, près de 80 structures - associations ou entreprises - ont investi ce secteur et chassent les subventions. Le problème est qu’elles ne présentent pas toutes des garanties de sérieux et de professionnalisme.

    Depuis les attentats de Paris, la demande en matière de prévention de la radicalisation explose. Collectivités locales, préfectures, Education nationale ou encore grandes entreprises sollicitent des associations afin qu’elles les sensibilisent à cette nouvelle problématique. Ces associations parcourent la France en proposant des formations.

    Côté pile, certaines associations se vantent, notamment dans les médias, d’avoir des équipes étoffées aux CV bien fournis. Mais côté face, la réalité est parfois bien différente. C’est ce que nous a raconté Julien Revial, un jeune étudiant qui, en 2014, s’est retrouvé salarié d’une "maison de prévention de la radicalisation" en Seine-Saint-Denis. Une initiative subventionnée par l’Etat qui a tourné au fiasco.

    "Quand j’entendais certains médias parler de notre structure, explique Julien Revial, je me demandais si c’était la structure dans laquelle je travaillais ! On parlait de gens avec des compétences très solides, alors que, dans la réalité, il y avait moi qui n’avait aucune compétence sur ce sujet et la personne chargée du pôle psychologie était stagiaire".

    Amer, il vient de tirer un livre de son expérience (Cellule de déradicalisation, chronique d’une désillusion, éd.Michalon). Son ancienne "patronne" qui dirigeait la maison de prévention de la radicalisation a été dénoncée à la justice par le préfet de police de Paris. Elle est soupçonnée de détournements de fonds publics et sera jugée au mois de mars.

    Amateurisme et bricolage

    Absence de formation, absence de méthodologie, dans ces associations il y a surtout "des amateurs qui bricolent". C’est le coup de colère d’un ancien salarié – qui a souhaité rester anonyme- d’une structure mandatée par l’Etat. Il pense que ce business se fait au détriment des jeunes dont on s’occupe : "On confie le cas de ces jeunes radicalisés à des gens de bonne volonté mais qui ne sont pas armés pour les accompagner. C'est valorisant et il y a de l'argent à la clé, évidemment."

    L'essentiel : montrer qu'on est présent sur le terrain, peu importe comment.

    Lors de notre enquête, nous avons découvert que certaines associations allaient jusqu’à mettre en avant des soutiens qu’elles n’avaient pas obtenus. C’est le cas d’Unismed, une structure basée à Nice qui vient de remporter un appel d’offre national pour prendre en charge des personnes radicalisées. Sur ses brochures, ses documents officiels et sur son site internet, Unismed se targuait d’avoir le soutien d’ONG prestigieuses comme France terre d’asile.

    Lorsque nous sommes allés voir le président de cette dernière, Pierre Henry, avec les publicités d’Unismed, il est tombé de sa chaise.

    "Je suis surpris par les documents que vous me remettez et je vais demander à Unismed de retirer les références que vous venez de me montrer. Il n’y a aucune raison que notre logo apparaisse sur son site, il n’y a pas à se servir de notre image dès lors qu’il n’y aucun accord de partenariat."

    Suite à nos sollicitations, Unismed a retiré de ses brochures le logo de France terre d’asile.

    Experts autoproclamés et vedettariat

    Du côté du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), on assure que les associations sélectionnées par l’Etat pour "déradicaliser" font l’objet de contrôles scrupuleux. La sénatrice écologiste Esther Benbassa, qui mène en ce moment une mission parlementaire sur le sujet, pense au contraire que les contrôles ne sont pas suffisants. Selon elle, beaucoup trop d’experts "autoproclamés" sont parvenus à investir le marché :

    La déradicalisation, ce n’est pas du vedettariat.

    "Tout le monde peut s’engouffrer. On fait d’abord de l’effet auprès de la préfecture ou du département. Puis les médias vous tombent dessus et vous devenez des vedettes."

    Cette sénatrice fait référence en creux à la très médiatique Dounia Bouzar. L’ancienne éducatrice de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) était devenue la "madame désembrigadement" du gouvernement entre 2014 et 2016. Aujourd’hui, Dounia Bouzar ne veut plus recevoir de subventions publiques. A notre micro, elle se dit fière de son bilan : un millier de jeunes "sauvés" de l’emprise de Daech grâce à ses méthodes. Ce bilan honorable ne convainc pas tout le monde. A commencer par la sénatrice UDI Nathalie Goulet qui a demandé un audit sur les fonds publics attribués à la "déradicalisation" :

    "Je mets en doute l’ensemble des résultats parce qu’on n’a pas de grille de lecture. Vous ne pouvez alors avoir que des points d’interrogation ! En France, on a un vrai problème en général pour l’évaluation des programmes, mais, là, c’est extrêmement grave parce qu’on a quand même des jeunes qui sont des bombes ambulantes dans nos rues !"

    A cela se greffe un autre problème : personne ne semble d’accord aujourd’hui sur ce qu’est la radicalisation et sur ce que sont ses origines. "On n’a toujours pas définit de ligne claire", reconnaît un haut fonctionnaire. Et quand on n’est pas d’accord sur le diagnostic, difficile de savoir quel remède prescrire.

    Franceinter


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  • CHANTOUVIVELAVIE : Comptes publics: François Hollande laissera un lourd héritage

    Les nouvelles dépenses de 2016 pèseront de 10 à 13 milliards par an lors des prochains exercices budgétaires et empêcheront le déficit public de repasser sous les 3% en 2017.

    En multipliant les annonces à l'approche de l'élection présidentielle de 2017, François Hollande s'apprête à laisser une lourde facture à son successeur. Salaires des fonctionnaires, plan pour l'emploi, pour les prisons, les policiers, Alstom, les jeunes, les intermittents… Les mesures s'accumulent, mais ne sont pas financées. Mises bout à bout, elles coûteront plus de 11 milliards d'euros au budget 2017, 13,5 milliards en 2018 et 9,5 milliards en 2019.

    Ces dérapages interviennent alors que la croissance s'avère inférieure aux prévisions du gouvernement. Dans ces conditions, son engagement de ramener l'an prochain le déficit sous la barre des 3 % du PIB paraît intenable. Ce qui promet de nouvelles tensions avec l'Europe. Bruxelles assure veiller au grain. La semaine prochaine, la Commission européenne rendra son verdict sur les projets de budgets 2017 envoyés par les pays membres. La France a déjà été mise en garde.

    Le Figaro


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