• Procès Tapie: échanges tendus entre le parquet et Stéphane Richard

    © AFP/Archives - Martin BUREAU Stéphane Richard

    Le PDG d’Orange était convoqué à la barre du tribunal correctionnel mercredi dans le cadre de l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais. Il est poursuivi pour complicité d’escroquerie et de détournement de fonds publics.

     

    "Je ne sais pas si c’est vous qui essayez de me faire passer pour un demeuré..." Il aura fallu attendre les questions insistantes du procureur hier en fin d’après-midi pour voir Stéphane Richard sortir de ses gonds. Durant les quatre heures d’audience précédant cette séquence, le PDG d’Orange, très bien préparé, avait pourtant livré une prestation toute en maîtrise, s’appuyant sur quelques notes et extraits du volumineux dossier d’instruction de l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais.

     

    Après les auditions des principaux prévenus Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne, l’ancien directeur de cabinet de la ministre Christine Lagarde était convoqué à la barre pour se défendre face aux accusations de complicité d’escroquerie et de détournement de fonds publics qui pèsent sur lui: les juges lui reprochent d’avoir facilité la mise en place d’un arbitrage désormais considéré comme frauduleux, qui a permis à l’homme d’affaires de récupérer plus de 400 millions d’euros.

    Des accusations lourdes

    Flashback. En 1993, Bernard Tapie mandate une banque publique, le Crédit Lyonnais, pour l'aider à vendre Adidas. L'équipementier est cédé pour 315 millions d'euros à un groupe d'acheteurs incluant le Lyonnais, puis revendu plus du double un an après. Tapie assure qu'il s'est fait flouer par la banque et se lance dans une guérilla judiciaire. Il croit gagner en 2005 lorsque le CDR, l'organisme public gérant le passif du Lyonnais, est condamné à lui verser 135 millions. Mais la Cour de cassation invalide l'arrêt.

    Puis, après l'élection de Nicolas Sarkozy, que Tapie a soutenu, Bercy décide de recourir à un tribunal arbitral privé pour mettre fin au conflit. Un choix qui va s'avérer désastreux pour le contribuable et pousser des députés à porter plainte. Depuis, les juges chargés de l’enquête affirment que l’arbitrage a été bidonné et accusent Stéphane Richard d’avoir agi "délibérément et de manière systématique et clandestine dans le sens des intérêts de la partie Tapie", afin de plaire à l’Elysée où l’homme d’affaires avait ses entrées.

    Des amis encombrants

    Certes, Richard ne fréquentait pas Tapie avant son arrivée à Bercy, il dit n’avoir dîné avec lui qu’à une reprise avec lui chez un ami commun. Mais la présidente du tribunal insiste sur ses liens avec  les autres protagonistes suspectés d’avoir aidé l’homme d’affaires. En premier lieu, le principal absent de ce procès, Nicolas Sarkozy, avec qui il entretient "une relation amicale" depuis 1995. A l’époque, ce dernier est avocat et intervient sur un dossier immobilier de la Compagnie générale des eaux, pour laquelle travaille Richard. Mais il assure n’avoir jamais parlé du dossier avec lui, tout comme avec Gilles August, l’avocat du CDR. Un ami "intime", témoin de son second mariage, qu’il a connu en 1991 lorsqu’il était au cabinet de Dominique Strauss-Kahn.  

    C’est également dans les années 1990 que Stéphane Richard s'est rapproché de Jean-Louis Borloo via un autre ami commun, Henri Proglio, futur patron de Veolia. C’est à Jean-Louis Borloo qu’il doit sa nomination comme "dircab" à Bercy en mai 2017. Il n’a beau rester qu’un mois à la tête du ministère de l’Economie, Borloo, compagnon de route historique de  Tapie, trouve tout de même le temps de présenter les deux hommes un dimanche matin, dans une annexe de Bercy. Si Richard ne se souvient plus très bien s’ils ont parlé de l’affaire. il assure encore une fois qu'ils n'ont pas parlé de la mise en place d’un arbitrage.

    La "voix" de sa ministre

    Toujours est-il que Richard va bien s’occuper personnellement du dossier après la nomination de Christine Lagarde à Bercy. Mais, il va s’employer, tout au long de l’audience, à limiter la portée de son rôle comme directeur de cabinet n’ayant, en théorie, aucune autorité hiérarchique sur les directeurs d’administrations et d’établissements publics. "Un rôle ingrat" consistant à n’être que la "voix" de sa ministre. Loin d’une quelconque  connivence avec la partie Tapie, il jure s’être uniquement appuyé sur les analyses de l’Agence des participations de l’état (APE) pour se faire un avis et éclairer les choix de sa patronne.

    Pourtant, l’APE s’est opposée avec constance à la solution de l’arbitrage, comme lui rappelle la présidente. Richard rétorque qu’elle a pointé des risques auxquels il a pris soin de répondre en posant comme conditions la désignation d’un collège d’arbitres et la fixation d’un plafond limitant les demandes financières de Tapie. Et il ajoute, de manière contradictoire, qu’un directeur de cabinet n’est pas tenu de suivre aveuglément les avis de ses services. Sa défense risque cependant d'être mise à mal par le témoignage de Bruno Bezard, le patron de l’APE, attendu pour le 28 mars. Car ce dernier, ancien camarade de l’inspection des finances, accuse l'ex-dircab' de lui avoir donné des instructions orales pour mettre en œuvre l’arbitrage. Ce que conteste Richard, qui dit s’être contenté de transmettre la position de la ministre et les orientations du gouvernement.

    "Un costume un peu trop grand"

    La présidente lui demande ensuite sa réaction lorsque la sentence arbitrale est prononcée. Devant les montants faramineux accordés à Tapie, Richard assure avoir été "déçu", "choqué", "attristé", concède une "défaite" pour l’Etat et le contribuable. Il dit aussi s’être immédiatement posé la question d’un possible recours contre l’arbitrage. Une option qui sera pourtant rapidement écartée par le gouvernement. "Christine Lagarde a décidé elle-même et elle l’a assumé pleinement, mon rôle personnel dans cette phase là est égal à zéro", martèle Richard, qui souligne, à plusieurs reprises, que c’est bien elle la "juriste professionnelle". L’ancienne patronne du cabinet d’avocats d’affaires américain Baker McKenzie, a été condamnée par la Cour de justice de la République pour "négligence" dans cette affaire.

    Poussé dans ses retranchements par le procureur, qui l’accuse de n’avoir pas su protéger sa ministre ni les intérêts de l’Etat, Stéphane Richard finit par s’énerver. Il ne veut pas payer pour tout le monde, ce n’est pas lui qui a décidé de recourir à l’arbitrage, il n’était ni ministre ni président de la République. "Vous me taillez un costume un peu grand pour moi", lance-t-il aux deux représentants du parquet. "On se demande ce qu’ils ont fait, les politiques dans cette affaire. Ce sont eux qui ont pris la décision, leur responsabilité est en cause." Et le PDG d’Orange de s’interroger également sur l’absence de Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, et du conseiller économique François Pérol.  "Pourquoi ne sont-ils pas à côté de moi, il faudra qu’on me l’explique un jour." 

    Challenges

     


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  • Electricité : Engie condamné à un million d’euros au profit d’EDF pour démarchages abusifs

    La cour d’appel de Versailles estime que les sous-traitants de l’ex-GDF Suez trompent les clients pour leur vendre des contrats de fourniture d’électricité.

     

    C’est un jugement qui fait sauter de joie dans les couloirs du siège d’EDF, avenue de Wagram, à Paris. Jeudi 14 mars, la cour d’appel de Versailles a condamné Engie (ex-GDF Suez) à 1 million d’euros de dommages et intérêts, en raison de ses pratiques de démarchage de clients.

     

    Depuis plusieurs années, le groupe EDF accuse son plus gros concurrent dans la fourniture d’électricité aux particuliers d’usurper son nom. Un dirigeant de l’entreprise s’insurgeait :

    « Les démarcheurs, sous-traitants d’Engie, font signer des papiers à des personnes âgées en leur expliquant qu’EDF n’existe plus ou qu’Engie est le nouveau nom d’EDF. »

    Fin 2017, Engie avait été condamné à 150 000 euros d’amende, mais le groupe avait fait appel. La cour d’appel de Versailles s’est montrée plus sévère, estimant qu’« Engie a engagé sa responsabilité du fait de négligences fautives en omettant de prendre les moyens d’un suivi et d’une surveillance efficace de sa campagne de démarchage ». Elle demande aussi à Engie de faire cesser « tout acte de parasitisme ou de dénigrement », sous peine d’une astreinte provisoire de 10 000 euros par infraction.

    Guerre commerciale

    Engie, sollicitée par Le Monde, estime que « les fautes isolées dénoncées par EDF étaient l’œuvre des vendeurs des prestataires indépendants commercialisant des offres d’électricité Engie » et souligne que les juges de la cour d’appel n’ont alloué à EDF qu’« une indemnité de 1 million d’euros, soit un montant équivalent à 1 % de la demande initiale d’EDF (qui s’élevait à 94 millions d’euros) ». Le groupe examine la possibilité de se pourvoir en cassation et dénonce « l’absence totale de bien-fondé des griefs formés à son encontre par EDF ».

    De son côté, EDF souligne dans un communiqué avoir « justifié de manière certaine plus de 8 000 réclamations de ses clients relevant toutes de pratiques de concurrence déloyale et de parasitisme » et estime que « cette décision révèle à nouveau le caractère inacceptable de ces pratiques ».

    Cet affrontement judiciaire est un nouvel épisode de la guerre commerciale que se livrent EDF et l’ex-GDF, plus de dix ans après la libéralisation du marché. EDF est de très loin le premier fournisseur d’électricité en France, avec plus de 25 millions de contrats, mais Engie est le deuxième avec 3,6 millions de clients et connaît une croissance forte. A l’inverse, EDF perd environ 100 000 clients par mois au profit de ses concurrents.

     

    Le médiateur de l’énergie, Jean Gaubert, et les associations de consommateurs ont dénoncé à plusieurs reprises le démarchage à domicile, visant en particulier les pratiques d’Engie. « Dans un contexte de concurrence accrue, les opérateurs ont redoublé d’imagination afin d’agrandir leur portefeuille de clients, certains recourant à des pratiques commerciales trompeuses ou déloyales », soulignait ainsi le médiateur dans son dernier rapport annuel.

    Le Monde.fr


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  • Le quotidien L'Opinion publie un poignant témoignage d'un patron de PME sur la façon dont les distributeurs traitent leurs fournisseurs. 

    Dans son édition du 14 mars, le quotidien L’Opinion publie un témoignage saisissant sur les méthodes des distributeurs spécialisés. Signé du pseudonyme "Olivier François", l’auteur affirme qu’il dirige une PME française dans les biens d’équipement vendus aux particuliers, qui réalise une trentaine de millions d’euros de chiffre d’affaires. "Il m’est difficile d’être plus précis, sur elle comme sur moi, sous peine de mettre mon entreprise en danger", explique ce dirigeant d’entreprise, dont le témoignage est titré "Moi, patron d’une PME tuée à petit feu par la grande distribution".

     

    Ce long texte raconte bien sûr le "théâtre" que sont les fameuses négociations annuelles tarifaires, mais aussi les méthodes, souvent légales,- mais pas toujours comme ces cas de fausses facturations de formations-  utilisées tout au long de l’année dans la relation avec les fournisseurs par les acheteurs des enseignes, qui restent généralement rémunérés en fonction de leurs "performances". La charge contre les distributeurs est violente, et surtout, fait rarissime, nominative.

     

    Trois enseignes de distribution spécialisées sont citées. Gamm Vert, filiale du groupe coopératif agricole InVivo, est par exemple accusée d'avoir "imposé l’idée que les fournisseurs devaient participer à l’investissement fait par le groupe en rachetant Jardiland". Une opération qui s’est, selon lui, "traduit par une hausse des bonifications qui seront payées en fin d’année".

    Pénalités de retard de livraison

    De son côté, Castorama est accusé d’abuser des pénalités de retard de livraison. "Ils fixent des plages de livraisons de plusieurs jours ouvrés… Mais la livraison n’est pas toujours possible dans le délai imparti. Les réceptions des magasins ferment arbitrairement certains jours, il nous est impossible de nous organiser. Conséquence, voulue ou pas : des pénalités de retard, indexées sur le montant de la commande." L’auteur du texte raconte qu’il existe aussi "des pénalités pour les livraisons en avance, des pénalités de ponctualité si notre transporteur n’arrive pas dans un créneau de 60 minutes, et aussi des pénalités de colis endommagés. La pénalité est forfaitaire, nous ne connaissons pas les critères retenus, et nous ne pouvons rien opposer, puisque nous sommes souvent prévenus lorsque les paquets sont déjà ouverts."

    Leroy Merlin est la troisième enseigne épinglée dans ce texte au vitriol. Le distributeur, qui appartient au groupe Auchan, aurait tellement malmené ses fournisseurs qu’il aurait entraîné un début de rébellion dans leurs rangs. "Récemment, de grands fournisseurs de la distribution spécialisée ont tapé du poing sur la table et ont menacé de cesser de travailler avec Leroy Merlin, dont les demandes étaient excessives de leur point de vue."  

    Challenges


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  • L'Union européenne triple sa liste noire des paradis fiscaux

    Ce mardi, les États membres de l'Union européenne ont validé la mise à jour de la liste noire des paradis fiscaux. Cette nouvelle version regroupe quinze nations, dont les Émirats arabes unis, au lieu des cinq actuelles.

    Encouragés par les révélations récentes de plusieurs affaires tentaculaires, dont les Panama Papers, les LuxLeaks, les Malta Files, les Paradise papers et les SwissLeaks, les 28 ministres des Finances de l'UE ont adopté une nouvelle liste noire de paradis fiscaux. Ils ont ajouté dix nouveaux mauvais élèves, dont les Émirats Arabes Unis, pour porter le total à 15 pays.

    Outre les cinq déjà présents sur la liste - les Samoa américaines, les Samoa, Guam, Trinidad et Tobago et les îles vierges américaines -, se sont ajoutés: Aruba, Belize, les Bermude, les Fidji, Oman, les Vanuatu, la Dominique, la Barbade, les Émirats Arabes Unis et les îles Marshall.

    ● Pourquoi une «liste noire»?

    En décembre 2017, les États membres se sont mis d'accord sur une liste de «juridictions fiscales non coopératives». Pour la première fois, des nations sont épinglées officiellement par Bruxelles pour leur politique fiscale jugée insuffisante en matière de lutte contre la fraude.

    La liste vise à «améliorer la bonne gouvernance en matière fiscale à l'échelle mondiale» et permet de «veiller à ce que les partenaires internationaux de l'UE respectent les mêmes normes» que les États membres. L'Union compte ainsi «créer un environnement plus clair et plus équitable» pour le monde des affaires.

    ● Comment est établie la liste?

    En premier lieu, les États membres de l'Union sont exclus de la liste: certains pays connus pour leur fiscalité avantageuse, comme l'Irlande, le Luxembourg, Malte ou les Pays-Bas, ne seront donc pas épinglés. L'Union justifie sa décision en expliquant que «des mesures existent déjà», en interne, pour remédier aux problèmes posés par une fiscalité jugée trop laxiste. La liste est donc entièrement tournée vers les «menaces externes» venant des pays tiers.

    Les juridictions ont été sélectionnées en trois temps: une pré-sélection a d'abord permis de classifier 213 pays en différents groupes, notamment en fonction de leurs liens économiques avec l'Union et leur politique fiscale. Ensuite, les États en question ont été contactés par Bruxelles pour qu'un échange soit mis en place, permettant à l'Union de déterminer si les juridictions ont un cadre fiscal suffisamment clair ou non. Ces travaux ont mené à l'établissement d'une liste, en décembre 2017.

    Définis durant l'Ecofin de novembre 2016, les critères permettant de dresser la liste sont divisés en trois parties. D'une part, les juridictions fiscales doivent respecter les «principes de la transparence fiscale», par exemple en acceptant d'échanger des informations avec l'Union ou en s'engageant à respecter les exigences de l'OCDE en la matière. D'autre part, le pays doit respecter «les principes de l'équité fiscale», qui excluent notamment la facilitation de création de dispositifs offshores. Enfin, les mesures anti-BEPS doivent être établies au sein du pays: ces dernières visent à limiter au maximum les stratégies de planification fiscale permettant aux entreprises de déplacer leurs bénéfices dans un territoire où ils seront faiblement taxés, limitant la charge fiscale pour le groupe en question.

    ● Quels sont les pays sur la liste?

    Évolutive, la liste des juridictions «refusant d'engager un dialogue avec l'Union» ou de modifier leur législation pour se soumettre aux exigences européennes comprenait à l'origine 17 noms. Au cours de l'année 2018, douze pays, dont les Bahamas, la Namibie, Macao, la Mongolie et la Tunisie ont quitté progressivement la liste noire grâce à leurs engagements «crédibles» pour lutter contre la fraude. Mais ils viennent d'ajouter dix nouveaux mauvais élèves, dont les Émirats Arabes Unis, pour porter le total à 15 pays.

    En parallèle de cette liste noire existe un second catalogue qui regroupe l'ensemble des nations n'ayant pas encore rempli les critères établis par l'Union, mais ayant pris des engagements en ce sens. Ces 63 juridictions sont donc dans une zone grise et restent scrutées attentivement par Bruxelles, qui peut les remettre dans la liste noire ou valider leur situation en fonction de leurs actions: en mars 2018, par exemple, trois juridictions ont ainsi été supprimées de la liste noire et ont été remplacées par trois autres. Aujourd'hui, on y trouve notamment l'Arménie, le Botswana, la Jamaïque, la Nouvelle-Calédonie, le Maroc, la Turquie, l'Albanie, Taïwan ou encore la Suisse.

    Attention toutefois: la liste des paradis fiscaux ne doit pas être confondue avec une autre liste noire, distincte et basée sur d'autres critères, qui regroupe les juridictions ne luttant pas suffisamment contre le blanchiment de capitaux. Cette dernière doit être mise à jour la semaine prochaine par l'Union, mais les discussions butent sur l'inclusion de plusieurs nations, dont l'Arabie Saoudite.

    ● Que risquent les pays placés sur la liste noire?

    Les pays épinglés par l'Union font face à plusieurs types de sanctions. Financièrement, les fonds accordés par plusieurs programmes comme le Fonds européen pour le développement durable (FESD) ou le Fonds européen pour l'investissement stratégique (EFSI) pourront encore être investis dans ces nations mais seulement sous la forme d'investissements directs, et non plus par l'intermédiaire d'entités implantées dans ces juridictions. La Commission enjoint également les pays membres d'adopter des sanctions coordonnées contre les pays présents sur la liste noire.

    D'une manière générale, ces sanctions visent à faire pression sur les juridictions réticentes afin de les forcer à modifier leur système fiscal. Pour autant, il n'existe pas de mesure réellement handicapante, comme une interdiction de commercer avec la nation incriminée ou des sanctions financières. Les investissements des fonds européens dans ces pays peuvent encore se faire malgré leur situation fiscale tendancieuse «afin de préserver les objectifs de développement durable et économique», se justifie l'Union, qui tente de concilier pression et aide accordée aux pays tiers.

    Le Figaro.fr


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  • L’incroyable salaire négocié par Zidane

    De retour au Real Madrid, Zinédine Zidane, en plus d’avoir la main sur le mercato, bénéficiera également d’un salaire record pour un entraîneur.

     

    Décidé à se séparer au plus vite de Santiago Solari après l’humiliation vécue par le Real Madrid face à l’Ajax Amsterdam en huitième de finale de la Ligue des champions, Florentino Perez était bel et bien prêt à tout pour convaincre Zinédine Zidane de revenir sur le banc merengue neuf mois seulement après avoir claqué la porte du club madrilène. En attestent les conditions offertes au technicien français pour son retour à la tête de la Maison Blanche.

    Assuré d’avoir les pleins pouvoirs en matière de recrutement - un privilège très rare chez les cadors européens -,  l’ancien champion du monde, qui avait fait de cette toute-puissance une condition indispensable à son retour, jouira d’émoluments à la hauteur de ce nouveau statut. A en croire Goal, le technicien français est en effet devenu ce lundi l’entraîneur le mieux payé au monde, dépassant ainsi son alter ego à l’Atlético, Diego Simeone.

    Alors que l’Argentin émarge à 24 millions d’euros par saison, soit plus que les 21 millions d’euros perçus par Pep Guardiola à Manchester City, Zinedine Zidane, qui s’est engagé jusqu’en 2022, devrait toucher pas moins de 25 millions d’euros par an. Rien de moins que le plus gros salaire d’un entraîneur dans l’histoire du football. Payé seulement 600 000 euros au moment de sa nomination en lieu et place de Rafael Benitez en janvier 2016, Zinédine Zidane bénéficiait d’un salaire de 17 millions d’euros au moment de son départ en mai dernier. Le troisième sacre remporté en Ligue des champions et l’urgence de la situation valaient bien 50% d’augmentation…

    Sports.fr 


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  • 75.000 pistolets, 51 millions de cartouches… la méga commande de l’armée française

    Le ministère des Armées semble vouloir remplacer certains de ses pistolets automatiques. L’Armée de terre en utilise encore certains datant des années 50.

    L’armée française ferait-elle peau neuve… ou plutôt balle neuve ? Dans un avis de marché repéré par le site spécialisé FOB, le ministère des Armées informe ses éventuels fournisseurs d’une commande à venir, et pas des moindres. “Le besoin porte sur les quantités prévisionnelles suivantes : 75.000 pistolets semi-automatiques de calibre 9 mm avec leurs étuis, 45 millions de cartouches de 9 x 19 mm à balle ordinaire, 2 millions d’autres subsoniques, 4 millions de cartouches de 9mm marquantes, 7.000 kits réducteur de son (ndlr : silencieux) ou encore 15.000 capacités d’aide à la visée nocturne (éclairage et désignation laser)”. Mais pas seulement, à cette longue liste, il faut ajouter 9.000 pistolets d'entraînement mais aussi des accessoires comme 25.000 valises anti-écrasement et enfin 800 outillages de simbleautage laser, un instrument réglant le dispositif de visée.

    On pourrait croire que l’armée française se prépare à envahir tout un continent, mais elle semble plutôt mettre son programme “PANG” (pistolet automatique de nouvelle génération) dans sa ligne de mire. Le but : remplacer les pistolets MAC 50 et PAMAS G1. Si la production du premier, entamée en 1950, s’est stoppée en avril 1978, il reste encore en service dans certaines forces armées françaises. Le second, le PAMAS G1, un modèle spécifique de l’italien Beretta 92, a fait son entrée en 1999 au sein de l’Armée de terre pour remplacer partiellement le premier. La majorité de ses unités en sont aujourd’hui équipées, en complément du MAC 50.

    Si ces deux pistolets n’ont plus à prouver leur robustesse, tous deux n’avaient pas récolté que des éloges de la part de Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’Armée de terre française (CEMAT), lors d’une audition parlementaire en juillet 2017. “Aujourd’hui, ni les forces de sécurité intérieures, ni les soldats étrangers que j’ai rencontrés cette année ne sont dotés d’une arme de poing des années cinquante”, avait-il déclaré avant de réitérer en septembre. “Si on peut les remplacer, à l’horizon 2022, par des pistolets plus modernes, cela aurait du sens et, politiquement, ce serait recevable”. Sa demande semble avoir été entendue, même si la loi de programmation militaire 2019-2025, exclut toute mention au remplacement des pistolets automatiques des armées françaises, et ce malgré un budget en hausse.

    Quoi qu’il en soit, le ministère des armées précise qu’il choisira l’offre “économiquement la plus avantageuse en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges”. De leur côté, les industriels pourront se regrouper en tant que candidat unique. Essentiel, lorsque le chiffre d’affaires annuel du postulant ne doit pas être sous la barre des 30 millions d’euros. La réception des offres se termine le 12 avril prochain et l’heureux élu aura 48 mois pour livrer la commande.

    Capital

    Espérons qu'ils vont acheter français !


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  • Les costumes très onéreux mais «offerts» de Jack Lang

    L'ancien ministre de la Culture Jack Lang s'est fait offrir pour 200 000 euros de costumes Smalto, l'habilleur de l'équipe de France de football, entre 2013 et 2018.  Une information révélée ce vendredi par l'hebdomadaire L'Obs.

    Jack Lang semble aimer les vêtements de luxe et donc chers. A en croire les factures dévoilées par le magazine L'Obs, l'ancien ministre de la Culture aurait commandé par exemple en février 2017, deux costumes et deux pantalons pour la coquette somme de 9 500 euros. Quelques mois plus tard, l’actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA) commande une nouvelle fois pour 8 500 euros de costumes.

    En tout, la note s'élève à près de 200 000 euros. Il s'agit en fait de cadeaux, car c'est le patron de Smalto de l'époque qui règle la note pour lui. Alain Duménil, qui a connu par ailleurs des problèmes avec la justice, aurait payé l'essentiel des factures sur ses propres deniers, car Jack Lang représente pour lui, selon son avocat, un homme de la mode et de l'élégance connu dans le monde entier.

    Des cadeaux faits par pure amitié selon son avocat et sans aucun retour. C'est un bon ambassadeur pour la marque, dit-il.

    L'avocat de Jack Lang confirme que l'ancien ministre s'est bien fait offrir des costumes et des pantalons par Smalto. Selon lui, son client n'aurait jamais reçu « la moindre facture à régler » de la part du tailleur. « Il n'y a jamais eu la moindre contrepartie », ajoute-t-il.

    rfI


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  • Manchester United : 21 M€ par an, c'est trop peu pour De Gea...

    David De Gea discute depuis plusieurs mois avec la direction de Manchester United d'une éventuelle prolongation de son contrat. Le gardien de but espagnol a une proposition très lucrative en main, mais semble décider à vouloir réclamer encore plus.

     

    David De Gea émarge actuellement à un peu moins de 12 millions d'euros par an du côté de Manchester United. C'est un peu moins qu'un certain Manuel Neuer, dernier rempart du Bayern Munich qui a perdu de sa superbe, rémunéré lui à hauteur de 15 M€ annuels. Alors le gardien de but international espagnol veut être rétribué à hauteur de son talent, et compte bien profiter de sa situation contractuelle pour faire grimper les enchères. En effet, au 1er juillet prochain, l'intéressé sera libre de tout engagement, alors la période est pour le moins propice... D'autant que les prestations de l'ancien joueur de l'Atlético de Madrid le placent en position de force.

     

    Mais contrairement aux cas Luke Shaw et Anthony Martial, réglés il y a peu, tout ne se passe pas comme prévu concernant David De Gea. Les dirigeants des Red Devils discutent ainsi depuis de longs mois après les représentants de leur numéro 1, et aurait notamment proposé un salaire lui permettant de gagner un peu plus de 21 millions d'euros par an. Une somme colossale qui en ferait de fait le gardien de but le plus grassement payé de la planète football. Mais d'après les informations du London Evening Standard, ce n'est pas encore assez pour l'international de 28 ans. Ses agents se basent notamment sur ce que peut toucher un certain Alexis Sanchez, flop du recrutement hivernal 2018 et qui s'est vu accorder un salaire dépassant les 25 M€ annuels, devenant ainsi le joueur le mieux payé du vestiaire mancunien.

    En parallèle, cet hiver, Aaron Ramsey a paraphé un contrat très juteux avec la Juventus, puisqu'à compter du 1er juillet prochain, l'international gallois touchera un peu plus de 16 millions d'euros par an pour être allé au bout de son contrat avec Arsenal. Tous ces chiffres fous sont évidemment utilisés par les représentants d'un David De Gea qui se sent plus que jamais en position de force dans les négociations. D'autant que lui aussi sera un joueur libre au 1er juillet prochain, et que ce statut lui permettra à coup sûr de s'offrir des émoluments XXL sous d'autres couleurs si d'aventure il venait à tourner le dos à Manchester United.

    Sports.fr

    On croit rêver !


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  • Lutte contre la fraude: des hauts fonctionnaires pointent une situation catastrophique

    Une indolence coupable. C'est en substance le verdict du débat, organisé ce lundi matin au sénat par Nathalie Goulet, sénateur de l'Orne, sur le thème de la fraude à l'argent public, et des moyens que l'État met en œuvre pour la combattre. Les invités, policiers, magistrats, responsables de services administratifs ou experts de la fraude, ont en effet dressé un panorama inquiétant de nos services administratifs, et de la sécurité du système social français. Principaux sujets d'inquiétude: la fraude sociale et la fraude à la TVA, deux types d'abus moins médiatiques que la fraude fiscale classique, où la France se situe au contraire parmi les pays efficaces.

     

    La fraude sociale, un «déni d'État»?

    Parmi les sujets les plus brûlants, dans le contexte politique actuel: la fraude sociale, c'est-à-dire la recherche de versements de prestations sociales indues. Le magistrat Charles Prats revient sur l'affaire des faux numéros de compte de sécurité sociale, qui avait fait réagir le gouvernement en décembre dernier. L'ancien responsable à la délégation de lutte contre la fraude avait alors fait état d'un stock de plus d'1,8 million de comptes de sécurité sociale «frauduleux», avec à la clé, une fraude annuelle de 14 milliards d'euros. En réponse à une question de Nathalie Goulet sur le sujet, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait dénoncé des «chiffres totalement erronés», évoquant un «système de contrôle de gestion des risques», plutôt que des comptes frauduleux. Pour le gouvernement, ces comptes, basés sur des papiers d'identité imparfaits, n'impliquent pas forcément de fraude aux prestations sociales.

    Une réponse qui n'a visiblement pas satisfait l'intéressé. Pour Charles Prats, qui réemployait ce lundi matin le terme de «frauduleux», toujours rien n'a été entrepris pour régler le problème. Il pointe en outre un manque d'efforts de la Cour des comptes sur le sujet. La tâche est immense: pour éliminer les dossiers d'escroquerie, il faudrait vérifier l'ensemble des comptes, une procédure qui pourrait prendre «5 à 6 ans». Charles Prats se dit partisan d'une remise à plat du système d'identité: «des données biométriques permettraient de réenrôler tous les citoyens français sur une base beaucoup plus sûre. On abandonnerait l'ancien système et avec lui, la fraude sociale».

    Aucune prise de conscience à l'horizon? Pour Nathalie Goulet, de façon surprenante, c'est la lutte contre le terrorisme qui a permis quelques avancées en matière de lutte contre la fraude sociale. Les réseaux djihadistes français ayant constitué une priorité, certaines règles ont été revues pour permettre des actions sur les aspects financiers. Une évolution qui a profité au reste de la lutte anti-fraude. Toutefois, les choses ont mis du temps à changer. Pour Luc Retail, commissaire divisionnaire honoraire de la police nationale, «de nombreux djihadistes français ont continué à toucher des allocations alors qu'ils étaient partis combattre»...

    Pour le spécialiste, qui fut aussi directeur de la sécurité des opérations à la Banque postale, c'est tout le système documentaire français qui pêche depuis de nombreuses années: «6,5% des pièces d'identité en circulation en France sont fausses»! La réglementation, qui impose à la Banque postale d'ouvrir des comptes à tous ceux qui le demandent, facilite la vie des fraudeurs. Si les mouvements d'argent sont très précisément contrôlés (tous les transferts de plus de 10.000 euros d'espèces mensuels sur un compte bancaire font l'objet d'une «communication financière systématique»), les services administratifs n'ont pas les moyens d'intervention nécessaires, de même que la justice.

    Un sous-dimensionnement qui ne permet pas de comprendre précisément l'ampleur des phénomènes de fraude. Nathalie Goulet souligne d'ailleurs que les services administratifs, outre une capacité d'action, ont besoin d'outils de mesure plus modernes et perfectionnés. L'élue pointe un autre problème: l'absence de volonté politique. Sur le terrain, bien sûr, mais aussi au niveau diplomatique. Car si la fraude documentaire prospère, c'est grâce aux manquements d'autres pays, dans lesquels les pièces d'identité sont difficilement authentifiables: «remettre en cause la sécurité de l'information dans d'autres pays, par exemple en Afrique, cela nécessite une vraie volonté de porter le problème sur la scène internationale».

    Fraude à la TVA: Bercy paralysé?

    Autre sujet d'ampleur, les escroqueries à la TVA, et les réseaux criminels qui y sont associés. Jean-Marie Favre, officier de douane judiciaire et secrétaire général adjoint de l'UNSA Douane, reste prudent sur la part d'escroquerie dans l'écart annuel de 20 milliards d'euros entre TVA due et TVA distribuée. Pour le spécialiste, l'État laisse néanmoins filer 10 à 15% sur ce qui constitue sa première recette fiscale (145 milliards en 2016). Si l'Union Européenne envoie des signaux à la France pour sécuriser ses flux, rien n'est pour l'instant fait pour moderniser la lutte dans ce domaine, à l'heure où de nombreux pays ont réussi à quasiment éradiquer le phénomène. Parmi ceux-ci, la Belgique. Yannick Hulot, conseiller général à l'inspection spéciale des impôts du royaume, témoigne: «le pays, qui était devenu la plaque tournante des arnaques intracommunautaires à la TVA, a mis en place une douzaine de recettes et a immédiatement obtenu des résultats». Le pays a notamment mis en place un logiciel édité par une entreprise privée qui détecte rapidement les fraudes.

    De l'aveu des participants, un tel système pourrait rapidement être mis en place en France, les organisations fiscale et juridique des deux pays étant relativement proches. Pourtant, la direction générale des Finances publiques (DGFiP) a refusé le système en 2011. Laurent Daculsi, spécialiste informatique et éditeur du logiciel, détaille d'autres «réticences» de l'administration: «récemment, nous avons présenté le logiciel au ministre concerné [Gérald Darmanin, ndlr], et conclu l'ouverture d'une expérimentation de deux mois. Mais l'administration fiscale ne s'est pas montrée convaincue, et le projet n'a pas abouti».

    Charles Prats, par ailleurs ancien secrétaire général d'une fédération syndicale à Bercy, hausse la voix et livre son analyse: «c'est un tout, et plusieurs raisons expliquent notre inaction. Mais si le logiciel était mis en place, en appliquant les règles juridiques, les services des douanes pourraient d'un coup détecter environ 8 milliards de fraude, soit deux fois plus que l'ensemble de la fraude fiscale détectée par la DGFIP, qui compte pourtant sept fois plus de fonctionnaires»... Un déséquilibre qui entraînerait des redéploiements d'effectifs et de moyens au profit de la douane. Inacceptable pour la DGFIP, ayant entamé «un véritable processus d'hégémonie sur Bercy», selon Charles Prats. Si l'on en croit les participants, et en attendant les éventuelles réponses des administrations concernées, l'argent public semble continuer de filer dans les mauvaises mains.

    Le Figaro.fr


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  • Arnaque : 	 Un faux Dany Boon parvient à soutirer 5 000 euros à une Rémoise

    Une habitante de Reims, a été victime d’une escroquerie par un homme se faisant passer pour Dany Boon, rapporte ce vendredi France Bleu Champagne-Ardenne. Pendant huit mois, cette mère de famille de 40 ans a cru échanger sur les réseaux sociaux avec l’acteur. L’escroquerie lui a coûté 5 000 euros.

     

    Les premiers contacts ont été noués il y a quelques mois. La victime vient de voir le dernier film de Dany Boon La Ch’tite famille, elle poste un message sur Facebook. Un homme la contacte et lui fait croire qu’il est le comédien. Les derniers doutes s’effacent après un appel vidéo : «J’ai vu que c’était lui. Peut-être que c’était quelqu’un qui l’a filmé à son insu», confie-t-elle. L’homme finit de la convaincre en livrant des détails sur la vie personnelle de l’artiste. «Il a parlé de son divorce avant que les médias n’en parlent», indique-t-elle.

    Le faux Dany Boon a des difficultés financières

    Au fil des échanges, l’individu gagne petit à petit la confiance de la quadragénaire. Il lui explique ses difficultés pour financer un nouveau projet. Il arrive à la convaincre de lui envoyer de l’argent, par le biais de cartes de paiement prépayées, pour un montant total de 5 000 euros. Une arnarque très proche de celle du «faux Amir». Pendant huit mois, une femme d’une quarantaine d’années a pensé être en discution avec le chanteur Amir sur Facebook. Elle lui a envoyé 6 000 euros et des photos dénudées. L’usurpateur l’a fait chanter en lui réclamant 20 000 euros.

     

    C’est d’ailleurs en découvrant cette arnaque que la Rémoise va comprendre dans quel piége elle est tombée. Cette mère de famille vient de consulter un avocat et souhaite porter l’affaire devant la justice. Elle n’a plus eu de contact avec « Dany Boon » depuis le 12 novembre dernier.

    La Voix du Nord

    Il faut vraiment être stupide pour envoyer de l'argent à des vedettes pleines de pognon !


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  • Les autorités mettent en garde contre une arnaque «massive» par mail

    Les autorités rappellent que le meilleur moyen de ne pas être victime de chantage par mail est de ne pas y répondre.

     

    «Je suis un hackeur qui a piraté vos appareils», «500 euros, c'est le prix»: des milliers de personnes ont signalé depuis début janvier à la police avoir reçu ce mail menaçant qui est une tentative d'arnaque massive mais inoffensive si on n'y répond pas. L'Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l'information et de la communication (OCLTIC) a reçu depuis début janvier plus de 10.000 signalements ce qui représente près du tiers du nombre total de signalements reçus sur l'ensemble de l'année 2018. «Sur ces 10.000 signalements, 80% ont trait à cette arnaque», a expliqué à l'AFP François-Xavier Masson, patron de l'OCLTIC, qui s'inquiète de l'ampleur du phénomène.

     

    «500 euros est un juste prix pour nos petits secrets»

     Le message est envoyé sur la boîte mail de l'utilisateur. «J'ai intercepté vos mots de passe», «vous avez visité un site porno», «500 euros est un juste prix pour nos petits secrets»: dans son message, le pseudo-hackeur propose ensuite une adresse où payer en bitcoin «sous 48 heures», sans quoi il enverra les enregistrements «à tous vos contacts».

    «On travaille sur cette arnaque depuis l'été 2018 mais ces dernières semaines nous avons reçu des centaines d'appels, c'est une vraie campagne active, massive et qui touche tout le monde», s'inquiète François-Xavier Masson. «On ne paye jamais», insiste-t-il. «On ne répond pas au mail, on fait un signalement sur Pharos (plateforme du ministère de l'Intérieur dédiée à la traque des contenus illicites circulant sur internet) avec les adresses mail et l'adresse bitcoin», conseille le patron de l'OCLTIC. Il est également conseillé de vérifier ses mots de passe et de les changer.

    Le Figaro


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  • Au nom du pèze, du fisc et du saint trafic !...

    Lorsque je donne quatre coups de pédale, il y en a trois pour le fisc

    Bernard Hinault, champion cycliste

     

    Le fraudeur fiscal est un contribuable qui s’obstine à vouloir garder un peu d’argent pour son propre usage

    Philippe Bouvard, journaliste humoriste

     

    Si l’état créait un impôt sur la beauté, je serais exonéré

    Sim, humoriste grimaceur

      

    Un millionnaire est un milliardaire qui vient de payer ses impôts

    Jean Rigaux, comédien

      

    C’était un Français qui payait tellement d’impôts… que le jour où il mourut… le gouvernement fit faillite

    Roger Pierre, comédien

      

    Les conneries c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer

    Michel Audiard, scénariste

     

    L’impôt est un tribut prélevé sur le travail des uns pour entretenir la paresse des autres

    Inconnu

     

    Puisque les impôts ont une assiette, pourquoi mangent-ils dans la nôtre ?

    Alphonse Allais, écrivain

      

    Chaque contribuable est quelqu’un qui travaille au profit du gouvernement sans être astreint à passer les concours de fonctionnaires

    Ronald Reagan, acteur de série B puis président des USA

      

    Réunion : L’administration française adore ça.

    Certains fonctionnaires poussent même le raffinement jusqu’à organiser

    des réunions pour fixer la date des prochaines

    Jacques Mailhot, chansonnier

      

    Mon père était fonctionnaire et ma mère ne travaillait pas non plus

    Coluche, humoriste

     

    Un ministère est un lieu où les fonctionnaires qui arrivent en retard croisent ceux qui partent en avance

    Clémenceau, homme d’état

     

    Les fonctionnaires sont les meilleurs maris :

    quand ils rentrent le soir à la maison, ils ne sont pas fatigués et ont déjà lu le journal

    Clémenceau, homme d’état

      

    Les fonctionnaires sont comme les livres d’une bibliothèque:

    ce sont les plus haut placés qui servent le moins

    Clémenceau, homme d’état

     

    La France est un pays extrêmement fertile :

    on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts

    Clémenceau, homme d’état

      

    Et je terminerais par celle dont je ne me rappelle plus l'auteur : 

    " Le fisc, c'est l'inverse de l' école... c'est quand tu travailles  bien  que tu es puni ! "


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  • Coca-Cola, Ricard, Panzani, Nutella… Pourquoi ces produits vont augmenter le 1er février

    Alors que la loi Alimentation entre en vigueur d’ici quelques jours, la grande distribution prépare ses clients au coup de bambou. Leclerc est en première ligne.

     

    Il n’en fallait pas plus pour mettre le feu aux poudres.

    “Nouvelle loi de notre président Macron : nouveau prix minimum de vente majoré de 10% à compter du 01/02/2019 sur des centaines d’articles”, peut-on lire sur une affiche tweetée dimanche 20 janvier (ci-dessous) par le spécialiste de la consommation Olivier Dauvers, de passage dans le Leclerc de Lanester (Morbihan). Le directeur du magasin, auteur de la pancarte, donne deux exemples : le litre de pastis Ricard et le café Carte Noire. Son commentaire est assorti de l’interrogation “Pourquoi la presse reste-t-elle silencieuse ?”. Qu’il se rassure, nous en parlons depuis de nombreux mois ou encore ici.

     

    Cette augmentation aura bien lieu et résulte de l’entrée en vigueur, le 1er février, de la loi Alimentation. Celle-ci est une réaction à la crise des producteurs et des éleveurs observée depuis 2015. Ce texte vise à rétablir l’équilibre des relations commerciales entre les producteurs et la grande distribution. La mesure principale est l’interdiction pour les distributeurs de vendre des produits alimentaires à prix coûtant ou avec une très faible marge. Désormais, elle doit fixer un prix d’au moins 10% supérieur au prix d’achat au fournisseur. Ainsi, les produits sur lesquels les magasins ne dégagent pas ou peu de marge augmenteront.

     

    Selon le gouvernement, 7% des produits alimentaires sont vendus à très faible marge. Ce sont ceux que les magasins fixent volontairement bas pour attirer les clients. Parmi eux, peu de produits laitiers ou de viande : ce sont surtout le Coca-Cola, les pâtes Panzani et les bouteilles de vin Baron de Lestac. Ou alors le Nutella. On se souvient de l’émeute suscitée par la promotion des pots vendus à -70% en janvier 2018 par Intermarché. Ce sont ces produits symboliques, dont les prix sont auscultés de près par les consommateurs, qui vont augmenter.

    La loi Alimentation est critiquée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir. Cette dernière estime qu’elle pourrait coûter aux ménages jusqu’à cinq milliards d’euros par an, soit 177 euros euros en moyenne par foyer. “La guerre des prix ne concerne que les produits de grandes marques dont le consommateur peut comparer les prix d’une enseigne à l’autre. Sur ces marques phares, le distributeur ne fait effectivement pas ou peu de marge car il veut absolument garder son client”, déclarait en février 2018 au Parisien son président Alain Bazot. Celui-ci allait même plus loin : “Revendre plus cher de 10% un produit industriel ne garantit en rien que la production agricole française est achetée plus cher en amont. Si l’on prend l’exemple du lait : qu’est-ce qui obligera les industriels à mieux payer les éleveurs ? Tout cela est de l’enfumage et un mauvais coup pour le consommateur.

    Michel-Édouard Leclerc, patron du groupe éponyme, a lui aussi critiqué dimanche 20 janvier le manque de cohérence du dispositif : “Il faut reconnaître qu’augmenter le Ricard en disant que ça aide l’agriculture, ça craint”, a-t-il déclaré sur Twitter. Celui-ci est néanmoins connu pour exercer de fortes pressions sur ses fournisseurs.

    CAPITAL


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  • Les 1% les plus fortunés ont accaparé 82% des richesses créées l'an dernier

    Nombre de milliardaires (en vert) et leur fortune totale en milliards de dollars (courbe orange) entre 2000 et 2017 selon l'ONG Oxfam, d'après les chiffres de Forbes sur les personnalités les plus riches du monde. (Crédits : Oxfam)

     

    L'ONG Oxfam profite du sommet de Davos pour dévoiler un rapport sur la partage de la richesse et lancer une pétition de soutien à son projet de loi contre les inégalités qu'elle souhaite présenter à Emmanuel Macron.

    La concentration des richesses et l'aggravation des inégalités par le "capitalisme de rentiers" font partie des thématiques qui seront abordées au Forum économique mondial de Davos 2018 à partir de mardi. L'association internationale Oxfam, connue pour ses travaux et ses coups d'éclat contre l'évasion fiscale et les paradis fiscaux, profite du bruit médiatique entourant le sommet de la station suisse, qui réunit les grands décideurs du monde politique et économique, pour rendre public son rapport sur les inégalités.

    S'appuyant sur des témoignages et divers travaux, dont l'étude annuelle de Credit Suisse sur les grandes fortunes, l'ONG compile une série de chiffres affolants dans son rapport intitulé "Partager la richesse avec celles et ceux qui la créent."

    « Le nombre de milliardaires a connu l'année dernière sa plus forte hausse de l'histoire, avec un nouveau milliardaire tous les deux jours. On dénombre actuellement 2.043 milliardaires en dollars dans le monde. Neuf sur dix sont des hommes », relève l'ONG.

    Système économique défaillant

    Tout en reconnaissant que « entre 1990 et 2010, le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté (à savoir avec moins de 1,90 dollar par jour) a été divisé par deux » et qu'il continue de diminuer, Oxfam considère que faute d'action, « la crise des inégalités continue d'empirer » :

    « En 12 mois, les richesses de ce groupe d'élite ont augmenté de 762 milliards de dollars, soit plus de sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82% de la croissance des richesses créées dans le monde l'année dernière ont profité aux 1% les plus riches, alors que la situation n'a pas évolué pour les 50% les plus pauvres. »

    Sur plus longue période, au cours des dix dernières années, « les travailleurs et travailleuses ordinaires » ont vu leurs revenus augmenter de 2% en moyenne par an, tandis que la fortune des milliardaires a crû de 12% par an, soit presque six fois plus vite, pointe l'ONG.

    « Ces chiffres vertigineux démontrent que le boom des milliardaires n'est pas le signe d'une économie florissante, mais d'abord le symptôme d'un système économique défaillant qui enferme les plus vulnérables dans la pauvreté et porte aussi atteinte à la prospérité économique de toutes et tous, comme le reconnaissent de plus en plus d'institutions comme le Fonds monétaire international (FMI) ou l'OCDE » plaide Manon Aubry, porte-parole d'Oxfam.

    La France de Macron, plus inégalitaire ?

    L'ONG consacre un chapitre à la France qui « n'échappe pas à la crise des inégalités » et où « le fossé entre riches et pauvres atteint des sommets », même s'il est moins marqué qu'au niveau mondial. Elle relève ainsi que « en 20 ans, la fortune totale des dix plus grandes fortunes françaises a été multipliée par 12, pendant que le nombre de pauvres augmentait de 1,2 millions de personnes. »

    « En 2017, les 10% les plus riches détiennent plus de la moitié des richesses alors que les 50% les plus pauvres se partagent à peine 5% du gâteau. Les 1% les plus riches en sortent particulièrement gagnants: ils possèdent à eux seuls 22% des richesses en 2017 alors qu'ils n'en possédaient que 17% en 2007.

    Au sommet de la pyramide, la richesse des milliardaires français a été multipliée par trois en 10 ans et seuls 32 milliardaires français possèdent désormais autant que les 40 % les plus pauvres de la population française. »

    Alors que le président français tient son sommet "pré-Davos" au Château de Versailles avec une centaine de grands patrons du monde entier, Oxfam lance une pétition, baptisée "Loi inégalités", de soutien à ses propositions de mesures qu'elle demande à Emmanuel Macron d'adopter afin de faire de la France « un pays pionnier dans la lutte contre les inégalités et de donner forme à une économie plus humaine, inclusive et responsable. »

    Cette loi contre les inégalités comporterait notamment des dispositions limitant le versement des dividendes et les écarts démesurés de rémunérations (un maximum de 20 fois le salaire médian de l'entreprise), garantissant un salaire décent aux employés tout au long de la chaîne de production (y compris dans le textile). S'y ajouteraient des mesures de lutte contre l'évasion fiscale et de redistribution fiscale afin de « privilégier les impôts dont sont surtout redevables les plus riches, tels que l'impôt sur la fortune plutôt que des impôts injustes comme la TVA. » 

    Des mesures allant à rebours de la récente réforme fiscale qui a supprimé l'impôt de solidarité sur la fortune et « profitera essentiellement aux plus aisés comme Oxfam l'a révélé dans un rapport en septembre 2017 », analyse confortée par un récent rapport de l'OFCE.

       La Tribune  - 22 01 2018     


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