• Pays basque: Un pharmacien soupçonné de fraude à la Sécu pour 1,2 million d'euros

    Il encourt une peine de sept ans de prison et 750.000 euros d’amende. Un pharmacien d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques), soupçonné d’une fraude d’1,2 million d’euros au préjudice de la Sécurité sociale, a été mis en examen vendredi pour « abus de biens sociaux » et «  blanchiment aggravé », a-t-on appris auprès du parquet de Bayonne.

     

    « Il est également poursuivi en tant que personne morale, gérant de la pharmacie, pour escroquerie aggravée », a indiqué Samuel Vuelta Simon, procureur de la République à Bayonne, confirmant une information parue sur le site du journal Sud-Ouest. « Son épouse a été mise en examen pour recel d’abus de biens sociaux et recel de blanchiment aggravé », a ajouté le procureur. Le couple a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés. Le parquet de Bayonne qui demandait un placement en détention provisoire pour le pharmacien a fait appel de la décision le concernant.

     

    l aurait obtenu de multiples remboursements sans délivrer les médicaments aux personnes concernées

    La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Bayonne avait porté plainte en novembre constatant des renouvellements d’ordonnances douteuses.

    En possession d’ordonnances renouvelables prescrites à ses patients, le pharmacien aurait obtenu de multiples remboursements auprès de la CPAM sans toutefois délivrer les médicaments aux personnes concernées. Des médicaments très coûteux qui lui auraient permis de récolter frauduleusement 1,2 million d’euros ces trois dernières années.

     

    Jusqu’à sept ans de prison et 750.000 euros d’amende

    Il encourt sept ans de prison et 750.000 euros d’amende pour les faits d’escroquerie aggravée, cinq ans et 375.000 d’euros pour abus de biens sociaux et 750.000 euros pour blanchiment aggravé.

    Des peines de deux ans de prison, dont un ferme, avaient été infligées en janvier à une infirmière libérale et une sage-femme de la région lyonnaise qui avaient escroqué 630.000 euros à la Sécurité sociale entre 2009 et 2014.

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  • Ces aides sociales que Bercy veut réduire dans une note interne

    La direction du budget préconise de réduire plusieurs prestations, selon un document de travail consulté par "le Monde".

    Dans une note interne, dont "le Monde" dévoile le contenu ce vendredi 18 mai, la direction du budget constate que les prestations sociales constituent "un poids croissant" des dépenses publiques en France (26% des dépenses de l'Etat en 2016), et appelle à "maîtriser la dynamique" – comprendre, revoir à la baisse le niveau de plusieurs aides sociales. Il ne s’agit que de "travaux techniques", qui ne se situent pas du tout au "niveau politique", souligne auprès du "Monde" l’entourage du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

    Pour autant, ces pistes de réflexion sont explosives. Dans les grandes lignes, la DB propose de :

     

        Ne plus

    indexer systématiquement la progression des aides

      sur l'inflation ; un tel gel des prestations légalement indexées (allocations familiales, retraites) "pourrait rapporter 3,5 milliards d'euros" en 2019. "Revoir les règles d'éligibilité", en prenant par exemple davantage en compte le patrimoine des prestataires ; Conditionner l'octroi de minima sociaux à des critères tels que "des démarches actives de recherche d'emploi", etc.

     

    Les prestations sociales citées

     

    Voici les principales aides sociales citées dans le document consulté par "le Monde" :

     

    L'allocation adultes handicapés (AAH). La direction du budget relève des "disparités fortes" d'un département à l'autre. Il conviendrait donc "d'uniformiser les pratiques de prescription", écrit-elle... mais aussi de "revoir plus périodiquement le stock" des bénéficiaires et "d'inciter effectivement à la reprise d'activité".

    L'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA). Cette aide sociale destinée à certaines personnes âgées est jugée "insuffisamment redistributive". En clair : elle est touchée par des retraités dont le patrimoine pourrait leur permettre de s'en passer. La note de la DB souligne le "contexte de vieillissement démographique", et la nécessité de "recentrer" ce type d'aides sur les "publics prioritaires".

    Les aides personnalisées au logement (APL). "Les APL favorisent [...] les personnes inactives", s'inquiète Bercy, qui appelle à une réforme. De surcroît, "les APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d'effet redistributif" : elles ne prennent en effet pas en compte les ressources des bénéficiaires. Les étudiants pourraient donc être invités à choisir entre les APL ou le rattachement au foyer fiscal de leurs parents.

    Les bourses sur critères sociaux (BCS). 27% des étudiants en bénéficient aujourd'hui. Mais face à l'augmentation constante de leur nombre et une revalorisation supérieure à l'inflation, la facture des boursiers s'est envolée (+60% en dix ans), note la DB, qui propose plusieurs solutions radicales : abaisser les plafonds de ressources, geler les revalorisations, ou renforcer les contrôles d'assiduité : les étudiants qui sèchent trop régulièrement les cours pourraient ainsi perdre leur statut de boursier.

     

    Le RSA (revenu de solidarité active), l'allocation de solidarité spécifique, le minimum-vieillesse, la prime d'activité et les prestations familiales sont également mentionnés dans le document, selon "le Monde".

    L'augmentation des dépenses sociales des départements (RSA, aide sociale à l’enfance, personnes âgées et personnes handicapées...), qui ont progressé de 25% entre 2010 et 2016, sont la première cause de la dégradation de leur situation financière, selon un rapport de la Cour des comptes paru à l'automne dernier, qui note que "la question de la soutenabilité des dépenses sociales des départements reste posée". 

    Celles-ci atteignent désormais 32 milliards d’euros et représentent plus de la moitié (55 %) de leurs dépenses de fonctionnement (65 % dans les outre-mer). Et les départements sont de plus en plus contraints d'infléchir leurs dépenses de fonctionnement dans les autres domaines de leurs compétences (voirie, collèges, sport, culture ou tourisme).

    L'OBS


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  • Pourquoi le contrôle technique va désormais vous coûter (beaucoup) plus cher

    A partir de dimanche, une directive européenne, qui vise à durcir le contrôle technique afin d’améliorer la sécurité routière, entre en application en France...

    Le couperet tombe dimanche. Une directive européenne de 2014, qui vise à durcir le contrôle technique afin d’améliorer la sécurité routière, entre enfin en application en France. Désormais, les professionnels devront vérifier 132 points spécifiques sur votre véhicule contre 124 jusqu’ici permettant de constater jusqu’à 668 défauts potentiels contre 410 aujourd’hui.

    L’apparition des défaillances « critiques »

    Ceux-ci sont désormais classés en trois catégories et non plus deux. 162 défaillances « mineures » sont recensées. Elles doivent être réparées mais n’ont pas d’incidences notables sur la sécurité ou l’environnement, à l’image d’un jeu mineur de la colonne de direction. Les défaillances dites « majeures », au nombre de 362, comme l’éclairage de la plaque d’immatriculation défectueux, qui nécessitent une réparation dans les deux mois, suivies d’une contre-visite.

    A cela s’ajoutent désormais 144 défaillances « critiques ». Elles « constituent un danger direct et immédiat pour la sécurité routière ou ayant une incidence sur l’environnement ». Il s’agit par exemple d’un volant non fixé, de l’absence de plancher ou encore de l’impossibilité d’enclencher une vitesse. Dans ce cas, « l’automobiliste sera alors autorisé à circuler jusqu’à la fin de la journée minuit et sera dans l’obligation de remettre le véhicule en l’état. Il bénéficiera d’un délai de deux mois pour faire constater par un centre de contrôle technique la réalisation effective des opérations », explique l’UFC Que Chosir.

    Résultat, de très nombreux automobilistes, paniqués, se ruent dans les centres de contrôle avant l’entrée en vigueur de la nouvelle réglementation. Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) a ainsi constaté une hausse de la fréquentation de 10 % en janvier, de 19 % en mars et même de 61 % en avril. « La semaine dernière, je suis passé à 7h15 devant un centre qui ouvrait à 8h30 et une dizaine d’automobilistes patientaient déjà », illustre Bernard Bourrier, président du métier contrôle technique au CNPA.

     

    Une hausse des prix de 15 à 20 %

    Il faut dire que le contrôle technique, obligatoire tous les deux ans pour les véhicules de plus de quatre ans, sera mathématiquement plus long. Aujourd’hui, la durée moyenne est de 40 minutes, selon le ministère en charge des Transports. « Là, ça va durer 5 à 10 minutes de plus », avance Bernard Bourrier, qui est aussi président du réseau de contrôle technique Autovision.

    « Les contrôleurs ne se contenteront plus de constater simplement les défauts mais devront aussi évaluer la dangerosité d’une défaillance en estimant sa probabilité d’apparition ou son évolution dans le temps et sa gravité », souligne l’UFC Que Choisir. Par ailleurs, le niveau de formation des contrôleurs va augmenter. Pour entrer dans la profession, les candidats devront avoir non plus un CAP ou un BEP mais un Bac pro en mécanique automobile.

    Dans ce contexte, la hausse des prix, aujourd’hui de 65 euros en moyenne, selon le ministère des Transports, semble inévitable. Le CNPA ne veut pas spéculer « sur les tarifs, qui sont fixés librement, bien qu’il s’agisse d’une profession réglementée ». Et de son côté, le ministère refuse de s’avancer. Mais selon plusieurs spécialistes, il ne faut pas se leurrer, la facture va être (beaucoup) plus salée. Le réseau Dekra Automotive table ainsi sur une augmentation de 15 à 20 % tout comme l’association 40 millions d’automobilistes.

     

    Plus de contre-visites

    Résultat, le prix moyen pourrait flirter avec les 80 euros en moyenne, sans compter les réparations éventuelles à effectuer. Une perspective qui fait enrager Pierre-Olivier Cavey, directeur des études de la Ligue de défense des conducteurs : « L’automobiliste est pris pour une vache à lait. C’est un jackpot pour les centres de contrôle technique et l’Etat qui récupère la TVA ». Ce dernier anticipe d’ailleurs une forte augmentation du nombre de contre-visites.

    « Le contrôle technique va être plus fin, plus sévère », explique un spécialiste pour qui environ 35 % des véhicules contrôlés devraient se voir prescrire une contre-visite contre 17,6 % en 2016. « Aujourd’hui la contre-visite est en général gratuite, mais elle va devenir payante car elle va mobiliser davantage de temps », explique-t-on chez Norauto. « Le tarif devrait être de 20 à 30 euros selon les centres et la nature de la contre-visite », calcule Dekra Automotive. Malgré tout, les spécialistes se veulent rassurants sur le nombre de véhicules qui pourraient être touchés par les défaillances « critiques » : il ne devrait pas dépasser les 3 %. Pour mémoire, l’absence de contrôle technique est passible d’une amende de 135 euros.

    20 Minutes

    Bon, j'ai ma C3 depuis juillet 2016 avec 2728,3 km !!!

    Donc Contrôle technique en  juillet 2020 !


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  • Livret A : en 117 ans, il vous a fait perdre de l’argent la moitié du temps !

     

    Depuis 1900, le rendement du Livret A a régulièrement été négatif, en prenant en compte l’inflation, selon une étude de Meilleurbanque.

    Le Livret A a 200 ans ! C’était en 1818 que naissait ce placement, baptisé à l’époque “Livret d’épargne”. Il est depuis devenu l’un des instruments d’épargne préférés des Français, totalisant près de 280 milliards d’euros d’encours à fin mars. Et pourtant, il n’a pas rapporté tant que cela au fil des décennies, à en croire une étude que vient de publier Meilleurbanque…

    Entre 1900 et 2017, son taux a été inférieur à l’inflation pendant 58 années. Il a donc fait perdre du pouvoir d’achat la moitié du temps ! 57 années ont été positives pour les épargnants, et 2 années ont été nulles. De plus, les années négatives ont fortement pénalisé le pouvoir d’achat des détenteurs. “En moyenne, une année négative se traduit par la perte de 11% de pouvoir d’achat…une année positive, elle, par seulement 2,91% de gains nets !” précise Maxime Chipoy, responsable du comparateur de banques, dans un communiqué.

    “Les périodes de fortes pertes sont liées aux fortes inflations des deux guerres mondiales et des périodes de reconstruction qui les suivirent, mais également au choc pétrolier de 1973 et à ses conséquences. À l’inverse, la déflation des années trente a permis au Livret A d’être très rentable sur cette période. En réalité, l’image que nous avons du Livret A - celle d’un placement sûr de père tranquille - n’est une réalité au 20ème siècle que depuis moins de 40 ans !”, détaille Maxime Chipoy.

    Si on est loin des dernières périodes d’hyper-inflation, rappelons tout de même que le rendement “réel” du Livret A, c’est-à-dire après prise en compte de l’inflation, est une nouvelle fois négatif actuellement. Son taux est en effet de seulement 0,75%, alors que les prix à la consommation ont grimpé de 1,6% sur un an en avril dernier. Et cela risque de durer : le gouvernement a gelé le taux jusqu’en 2020 et compte ensuite modifier la formule de calcul, de sorte à faire baisser le taux.

    Capital


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  • Quand le gouvernement prend les Français pour des imbéciles

    Dernière trouvaille de Bercy, grossir sur la feuille de paye les éléments qui seront favorables aux initiatives fiscales du gouvernement afin de diluer l'effet négatif du prélèvement à la source. Encore une façon de prendre les Français pour des imbéciles.

    Ce n'est pas parce qu’un commando de ministres part à la rencontre des Français régionaux que nous allons, hélas, comprendre ce qui nous tombe dessus régulièrement en matière de contraintes administratives de tous ordres !

     

    Le dernier exemple caricatural réside dans les directives concernant la nouvelle feuille de paie. Outre leur complexité et leur rigidité, elles font apparaître que l'on prend les Français pour des nuls qui ne comprennent rien, ce qui est d'ailleurs probable face au délire kafkaïen ! On tente actuellement d’expliquer les méandres fiscaux avec des méthodes de CM2 (bientôt crayon de couleur obligatoire pour surligner soi-même ce que l'on doit savoir) sur le nouveau bulletin de salaire. "Un arrêté de Bercy" (mais qui va arrêter Bercy ?!) paru au Journal Officiel veille à ce que le contribuable ne soit pas égaré par des détails secondaires. Pour que l'on comprenne bien, le "net à payer avant impôt sur le revenu" devra faire l'objet d'une ligne dont les caractères (sic) seront au moins égaux à une fois et demie la taille des autres. Je vous passe les gros caractères gras sur fond grisé... Mais si les notifications de ce prélèvement à la source, ces charges sociales diminuées, cette CSG sont incompréhensibles sur la feuille paie, alors qu'on l’explique vraiment ? Personne ne sait ? Personne n'ose ?

     

    Qu'est-ce que ce pays où le gouvernement est terrifié à l'idée que les salariés ne regardent que la dernière ligne de leur bulletin de salaire ? Dans une entreprise, les responsables de ce sac de nœuds seraient convoqués et auraient deux jours pour revoir leur copie ... et pas pour changer le nombre de lignes de la copie.

    Mais là, ce sont trois ministres qui ont signé ensemble, ravis de la bonne idée, l'ordre de gestion graphique de la complexité. Ce n'est pas que drôle car derrière la définition stricte et obligatoire de la taille des caractères utilisés pour donner le montant de l'impôt de chacun, se cache une problématique plus grave, celle de savoir comment on gouverne un pays et quelle nature de relations on instaure entre gouvernants et gouvernés. Quel est l’objet de cette tutelle que l'on veut imposer ? Cette infantilisation à laquelle on soumet un pays, avec lequel on communique si mal ?

     

    Mépris du consommateur

    Une perversion de la technostructure franco-française qui saurait seule ce qui est salutaire face à des citoyens devant s'en remettre à la lumière de l'élite des sachants. Et qu'on ne s'y trompe pas, cela n'est pas dû à l'actuel gouvernement, cela fait des années que cela dure, l'armée souterraine de l'administration est plus puissante que tout. 180.000 fonctionnaires à Bercy (5 fois plus qu'en Allemagne).

    Le président de la République doit prendre la mesure de la première des réformes préalable indispensable à toutes les autres : changer les hommes pour changer les process et le fameux mille-feuille qui dénature tout.

    L’État n'est pas une entreprise on nous l'a assez répété ! Est-ce une raison suffisante pour faire toutes les erreurs possibles en matière de communication et de management qu'aucun chef d'entreprise ne tolérerait dans sa boite ? Le président d'une entreprise, quelle qu'en soit la taille, est responsable de l'image qu'elle offre et de tout ce qui est dit et communiqué au nom de la marque: lisibilité, clarté, simplicité ...

    Alors pourquoi les représentants de l’État, ministres, administrations, fonction publique méprisent-ils à ce point leurs consommateurs ? Les abreuvant de règlements nécessitant des traducteurs payés à prix d'or (experts comptables, DRH, conseils extérieurs, etc.).

    Tout ce qu'entreprend le gouvernement est gâché par ces tergiversations et ce manque de pédagogie, cette ignorance du plus élémentaire sens de la communication. Pas d'interlocuteur pour nous renseigner, pas de droit à l'erreur sinon celui de l'administration qui ne s'en prive pas...

    Appelez-moi le patron, il ne doit pas être au courant !

    Sophie De Menthon  -  Challenges


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  • Prestations sociales : le grand ménage ?

    RSA, allocation de solidarité pour les chômeurs, prime d'activité, aide au logement ou encore allocation familiale...

    Le gouvernement prévoit de revoir le mode de calcul de toutes ces prestations sociales. L'idée est de remettre à plat les critères d'attribution de ces aides. En modifiant par exemple la situation familiale, professionnelle, ou les revenus pris en compte. L'objectif affiché de cette mesure est la simplification.

    Déclarer les revenus de l'année en cours

    Mais changer le calcul de ces aides pourrait aussi impacter leur montant, et les personnes bénéficiaires. Car pour cette mesure, le gouvernement pourrait s'inspirer de la réforme des aides au logement. Les revenus pris en compte pour l'APL seront modifiés l'année prochaine. Pour faire une demande en 2019, il ne faudra plus déclarer les revenus touchés deux ans auparavant, en 2017, mais ceux de l'année en cours, les revenus de 2019. Cette réforme du calcul des APL permet d'économiser 1 milliard d'euros. Le gouvernement espère économiser la même somme en simplifiant les autres prestations sociales.

    Franceinfo

    L'Etat va donner moins mais nous prendre plus !


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  • Commissions illégales, contrats douteux... Les arnaques du marché des obsèques

    C'est un marché à plus de 2,5 milliards d'euros en France. Enquête sur les dérives du commerce de la mort.

    Le marché des obsèques en France pèse près de 2,5 milliards d’euros, monuments et articles de cimetières compris. Avec 594 000 décès en 2016, ce commerce n'est pas près de faire faillite : dans 30 ans, près de 750 000 personnes décéderont chaque année. C'est une conséquence du vieillissement naturel de la population. Comment les grands groupes se chargent-ils de vos obsèques ?

     

    Des prestations extravagantes

    Le cercueil avec quatre poignées obligatoires reste l’article incontournable, le produit d’appel, de tous les commerces physique et en ligne. Chaque enterrement ou crémation effectué en France doit obligatoirement se faire avec un cercueil de quatre poignées pour le soulever. On en trouve à tous les prix, de 450 euros pour un cercueil en aggloméré (700 euros pour du carton amélioré) jusqu'à plus de 3 000 euros pour du chêne massif. Celui de Johnny Hallyday, en érable blanc, est vendu 1 900 euros. Vernis, poignées additionnelles, capiton : toutes les prestations supplémentaires sont optionnelles.

    Ces prestations peuvent parfois sembler extravagantes. Pour honorer les cendres après la crémation, on propose par exemple des dispersions en mer, en montgolfière, voire dans l'espace. Plus original encore (mais interdit en France), certains n'hésitent pas à faire transformer les cendres de leurs défunts… en diamants. "Le diamant, c’est du carbone pur, explique Michaud Nérard, ancien directeur des services funéraires de la ville de Paris. Il suffit d’extraire le carbone des cendres, et de le mettre sous de très fortes pressions et à très haute température pour obtenir des diamants. Vous pouvez porter votre belle-mère au doigt !"

    Pour attirer la clientèle, les pompes funèbres proposent également des options gratuites. À Vitry-le-François (Marne), vous pouvez vous offrir le modèle du corbillard utilisé pour les funérailles de Johnny Hallyday. "Nous le mettons gracieusement à disposition pour tout le monde, s'enthousiasme Thierry Ceotto, gérant d'un établissement Funéris. Nous ne faisons pas d’argent avec, cela nous permet juste de valoriser notre image de marque à travers les enterrements."

    La facture la plus lourde possible

    Pour capter l’attention des proches du défunt, éprouvés émotionnellement, vulnérables et forcés d’arranger les obsèques dans l’urgence (dans un délai de six jours), une véritable course commerciale commence.

    Il faut d’abord comparer les devis, notamment sur internet. Beaucoup de sites spécialisés dans le funéraire proposent des applications payantes comme un coffre-fort numérique (pour ranger les codes et les papiers du défunt) ou encore la sépulture numérique : pas besoin d’aller fleurir la tombe, on peut se rendre sur un site pour revoir le défunt et entendre sa voix. "Certaines prestations peuvent paraître fantaisistes", met en garde Arnaud de Blauwe, rédacteur en chef de Que Choisir, qui propose un guide pour bien préparer des obsèques. Les entreprises de pompes funèbres, même les plus sérieuses, vont essayer de vous imposer la facture la plus lourde possible."

    Au fil du temps, le but commercial est resté le même, mais le bouquet des services en option s’est étoffé. Grâce à internet, on est passé en 10 ans de 3 000 à 6 000 points de ventes, alors que le nombre d’agences de proximité indépendantes diminue. Dans les années 80, avant l’ouverture à la concurrence, un employé funéraire dénonçait déjà certaines dérives. "Il y avait de véritables escroqueries aux familles, raconte Olivier Géhin, aujourd’hui journaliste au Magazine funéraire. Les factures étaient alourdies par des soins mortuaires qui n'étaient en fait pas réalisés."

     

    Trois grandes entreprises en France

    Trois "poids-lourds" des pompes funèbres se partagent le marché en France.

    Le numéro un est OGF et sa marque PFG (pompes funèbres générales) qui organise chaque année 125 000 obsèques, soit plus de 20 % du marché. Véritable conglomérat, PFG dispose d'un millier de magasins, de plusieurs chaînes de crématoriums, mais aussi d’usines de cercueils. Avec ses forêts dans les Vosges et dans les Landes, OGF fabrique 140 000 cercueils.

    Deux autres groupes se partagent le gros du marché : Le Choix funéraire et Roc Eclerc, dernier né de la réforme des pompes funèbres il y a 20 ans, se voulant "la grande surface du funéraire".

    À côté de ces trois "géants", des centaines d’enseignes indépendantes tentent de survivre. Depuis la loi de 1905 et avant l'ouverture à la concurrence, les pompes funèbres étaient un monopole communal placé sous la responsabilité du maire. Mais à la fin des années 70, ce service public est délégué à des acteurs privés, comme La Lyonnaise des eaux qui devient actionnaire du groupe PFG. "Les pompes funèbres deviennent un service commercial proposé et négocié avec les communes, au même titre que les transports, l’eau ou l’assainissement", constate le journaliste Olivier Géhin.

     

    Un fonds d'investissement canadien

    Cette commercialisation des obsèques peut parfois faire scandale. Les préfets ne contrôlant plus les cahiers des charges des pompes funèbres, les prix s’envolent. Des maires de grandes villes sont vite soupçonnés de corruption et de financement illégal de partis politiques. Finalement, le 8 janvier 1993, le gouvernement Bérégovoy met fin au monopole et ouvre les pompes funèbres à la concurrence.

    Certains fonds d’investissement étrangers s’engouffrent dans la brèche. C'est un fond canadien, Ontario Teachers, qui détient aujourd’hui 75 % du groupe OGF (qui détient lui-même PFG). Un investissement très rentable. "Le commerce funéraire leur apporte une certaine visibilité et une certaine sécurité, justifie Jean Ruellan, directeur marketing d’OGF. De notre côté, cela nous permet d'avoir énormément de moyens pour notre développement." Des enterrements en cercueils français avec une partie des dividendes qui partent au Canada…

    Malgré les économies d’échelle et les gains de productivité réalisés, les prix ne baissent pas, mais augmentent à un rythme deux fois plus élevé que celui de l'inflation. Les obsèques coûtent aujourd'hui en moyenne autour de 4 000 euros

     

    Des contrats abusifs

    Autre conséquence de l’ouverture à la concurrence, le développement du marché de la prévoyance obsèques : 80 % des contrats obsèques offrent, contre cotisation, un capital fixé dès le départ pour financer ses obsèques. Plus de 5 millions de Français ont signé ce type de contrat auprès d’une banque ou d’une assurance et cotisent chaque mois. Ils pensent ainsi ne plus être à la charge de leurs proches. Le problème, c'est que ces contrats sont souvent obscurs. Beaucoup de personnes âgées ne comprenant pas ce à quoi elles s'engagent.

    Ainsi, à la mort de son mari, Colette R.*, alors âgée de 81 ans, souscrit un contrat d’assurance obsèques auprès du Crédit agricole. Il est prévu qu'elle verse des mensualités de 47 euros jusqu'à sa mort (le contrat est à "durée viagère"). Une somme en capital de 3 000 euros lui est promise à son décès. Sauf qu’elle a dû refaire ses calculs quelques années plus tard quand ses médecins lui ont annoncé au moins 10 ans de plus à vivre alors qu’elle avait déjà versé, en cotisations, plus que la somme promise. Mais impossible pour elle d'arrêter les versements sous peine de perdre les deux tiers de son argent. "On lui rendrait seulement 1 100 euros. Elle paye tous les mois à fond perdu, déplore sa fille. Cela me révolte. C’est du vol, je ne comprends pas que l’on puisse continuer à proposer des contrats aussi abusifs."

    De nombreuses clauses dans ces contrats peuvent même permettre aux banques de ne pas reverser l'argent cotisé, comme un décès qui survient avant la date prévue dans le contrat, dans un accident de la route ou sur un terrain de guerre. "Il faut vraiment lire le contrat dans les petites lignes, conseille Pascale Barlet de Que choisir. Le professionnel derrière le guichet devrait s’assurer des volontés précises de chaque souscripteur avant de le faire signer et l’avertir du contenu de toutes les clauses."

     

    De la concurrence déloyale

    Ces contrats obsèques sont aussi parfois un moyen d’orienter la clientèle vers un opérateur funéraire particulier. La pratique est pourtant illégale : tout souscripteur a le droit de choisir librement son entreprise de pompes funèbres et d’en changer à tout moment sans frais supplémentaire. La loi interdit aussi le démarchage ou la publicité pour une entreprise particulière, même quand le contrat obsèques en propose une, alliée à la banque ou à l’assureur. Mais certaines pratiques permettent de contourner le règlement.

    Clément W.*, client de l’assureur Aviva, souscrit en 2015 un contrat obsèques sans choisir l'opérateur qui va l’enterrer. Un an plus tard, son assureur le relance, en lui donnant une carte de souscripteur avec un numéro vert (gratuit) qui peut, "s’il le désire", aider sa famille au moment de son décès. Mais derrière ce numéro vert se cache la plateforme à distance des conseillers du groupe OGF, partenaire historique de l’assureur Aviva. "L’idée est que, dans la panique, après le décès de Clément W., la famille appelle ce numéro plutôt qu’un autre, souligne Ophélie Chauffert, gérante d'un établissement indépendant de pompes funèbres dans la Marne. Les conseillers vont naturellement orienter les proches, qui pensent que c'est le choix du défunt, vers une boutique OGF. Pour moi, c’est clairement du détournement de clientèle."

    De son côté, OGF dément toute pratique illégale. "C’est un service apporté en plus du capital assuré, pour décharger les proches au moment du décès, assure Jean Ruellan, directeur marketing du groupe OGF. Je ne vois pas où est le soupçon. L'entente n'existe pas. La carte souscripteur, c'était de l'information. Et d’ailleurs, maintenant, ça n'existe plus."

    Consulté sur cette pratique, l’auteur de la loi sur la concurrence, le sénateur PS du Loiret Jean-Pierre Sueur dénonce "un détournement du contrat obsèques pour en faire une opération financière" et ajoute qu'"un grand nombre de ces contrats sont contraires à la loi". Il conseille de "les contester devant les tribunaux et [de] porter plainte".

    Les derniers opérateurs indépendants du réseau Funéris dénoncent sur leur site ce qu’ils considèrent comme une entente entre les banques, les assurances et les grands groupes du funéraire. "Nous allons porter plainte pour concurrence déloyale, annonce Thierry Ceotto, gérant du Funéris de Vitry-le-François. On a de plus en plus d’exemples de familles qui se plaignent de cette complexité administrative et qui ne choisissent plus librement leur opérateur funéraire. C’est vous qui devez choisir votre opérateur funéraire, pas le contraire."

     

    Des commissions cachées illégales

    Une autre pratique illégale peut surprendre lorsque l'on examine certaines factures d'obsèques. Des commissions, rebaptisées "frais de dossier", sont imposées quand un grand groupe funéraire fait appel à son concurrent pour enterrer quelqu’un dans une ville où ce groupe n'a pas de magasin. Cette commission s'élève à 10 % du capital ou davantage parfois. De l’argent en moins pour les familles. "Comment voulez-vous que ça ne se répercute pas sur la facture finale ?, s'exclame Thierry Ceotto. "Cela explique en partie l’envolée des prix, s’indigne Ophélie Chauffert, du réseau Funéris. Les 10 % en question, il faut bien les payer. Le capital disponible pour la famille est forcément réduit. On peut considérer cela comme du racket."

    Simone P.* fait partie de ces personnes abusées. Elle a conclu un contrat obsèques avec la Banque postale, partenaire du groupe Le Choix funéraire. Sauf que Simone P. dit à sa famille qu’elle souhaite être enterrée par l’enseigne familiale proche de son village et qu’elle connaît bien. La Société UDIFE-Le Choix funéraire, qui n’a personne sur place, va alors mandater l’enseigne locale en lui imposant une commission de 10 %. Le capital pour financer les obsèques de Simone P. était de 3 000 euros, facturé 3 240 euros à la petite enseigne.

    La Banque postale ne dément pas ce cas précis et condamne ce type de pratiques. "En aucun cas la famille du défunt ne doit être facturée en supplément pour les prestations choisies par contrat, nous écrit-elle dans un communiqué. Si tel était le cas, nous serions aux côtés de notre partenaire Le Choix funéraire pour que la famille soit remboursée de la somme exigée par le prestataire indélicat." Ces commissions abusives, si elles sont répercutées sur les familles, sont punies par la loi qui prévoit jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende.

     

    "Le contrat obsèques n'est pas une obligation"

    Les 5 millions de souscripteurs de contrats obsèques ignorent parfois leurs droits. "Les contrats où rien n’est précisé entraînent de nombreuses dérives, accuse le sénateur Jean-Pierre Sueur. Si la personne qui a souscrit un contrat change d’avis sur l’entreprise qui doit l’enterrer, cela ne doit normalement entraîner pour elle que des frais administratifs minimes."

    Le sénateur n'a pas souhaité souscrire de contrat obsèques pour lui-même ou pour son épouse : "Je trouve ça bien que les enfants financent les obsèques des parents, c’est un devoir de solidarité, affirme-t-il. Si les parents veulent aider leurs enfants, ils peuvent tout à fait leur léguer une somme d’argent. Le contrat obsèques n'est pas une obligation." D’autant moins utile que la loi permet de prélever jusqu’à 5 000 euros sur le compte du défunt pour financer ses obsèques.

    Les sénateurs ont un régime obsèques particulier, équivalent à six mois de leur pension de retraite. Mais ils vont devoir réaligner leur allocation funéraire, comme l’ont fait les députés qui n’ont plus qu’une indemnité plafonnée à 2 350 euros sur facture.

     

    Ces morts "oubliés"

    En matière de mort, il y a ceux qui ont les moyens de prévoir, et il y a les autres. Plus de 4 millions de personnes vivent avec moins de 690 euros par mois en France. Des personnes en situation précaire qui n'ont pas les moyens de financer leurs obsèques. Lors des canicules de 2003 et 2006, des dizaines de morts sont ainsi délaissés. "On se retrouve avec des personnes qui n’ont plus d’aides, qu’on ne peut pas enterrer, se désole Huguette Boissonnat, du mouvement ATD Quart monde. On ne va plus chercher son mort, car sinon on doit payer son enterrement."

    Les morts "oubliés" ont été conservés dans des hôpitaux ou des chambres froides. À l’époque, ni la Sécurité sociale ni la Couverture maladie universelle (CMU), qui vient d’être instaurée, ne couvrent les frais d’obsèques pour les plus pauvres. "On a dû monter au créneau pour changer la loi et forcer les communes à reprendre leur rôle d’enterrement des indigents", rappelle cette militante.

    Mais, encore aujourd’hui, des communes refusent de prendre en charge la totalité de la facture des indigents. Huguette Boissonnant témoigne de la situation d'un bébé décédé à l'hôpital de Dijon (Côte-d'Or) et dont la famille, en situation de précarité, vit à Langres (Haute-Marne), à 80 km de la préfecture de la Bourgogne. "Langres accepte d'enterrer le bébé dans sa commune en tant qu'indigent, mais ne peut pas payer le rapatriement du corps et le bébé reste au frigo à Dijon", fulmine la militante. Du coup, Huguette Boissonnat, également dentiste de profession, fait la quête auprès de ses clients pour faire des dons et payer la différence.

     

    Le contrat le moins cher de France

    Pour tenter de casser cette spirale de la précarité, même dans la mort, ATD Quart monde en Lorraine a mis en place, avec un assureur local et le groupe funéraire Roc Eclerc, un contrat obsèques de 50 centimes à 13 euros de cotisation par mois. C’est le moins cher de France. Il garantit un capital de 2 500ٔ euros pour payer une cérémonie, et un enterrement ou une crémation digne.

    "On a pu abaisser le prix de la prestation à 1 080 euros, avec une crémation à Nancy à 400 euros, précise Frédéric Ciliberti, directeur de ce programme à Nancy. Ainsi, quand une personne sous contrat décède dans un foyer par exemple, plus aucune commune ne se pose la question du financement du transport du corps. Chaque personne qui rentre dans nos agences peut bénéficier de ce contrat." À Paris, c'est le collectif Les Morts de la rue qui s'efforce, avec l'aide des services funéraires de la ville de Paris, d’enterrer dignement les SDF et les indigents.

    *Tous les noms et prénoms ont été changés

    ENQUÊTE FRANCEINFO


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  • Ces hausses de prix qu'on vous cache

    Contrairement à ce que jure le gouvernement, notre pouvoir d’achat risque d’être écorné cette année. Car de mauvaises surprises nous attendent à tous les étages.

     

     A n’en pas douter, ceux qui tablaient sur une hausse de leur pouvoir d’achat cette année risquent d’être déçus à la lecture de ce dossier. Certes, la baisse des prélèvements obligatoires promise par Emmanuel Macron est sur les rails depuis janvier. Mais tout le monde n’en profitera pas. L’opération de substitution d’une partie des cotisations sociales par la CSG va bien apporter une petite bouffée d’oxygène aux salariés du privé (+0,5% au 1er janvier puis +0,95% en octobre prochain) et aux indépendants. Mais elle n’aura aucun impact sur les fonctionnaires, et elle fera baisser de 1,7% les pensions des retraités gagnant plus de 1.200 euros par mois. Quant à la suppression de la taxe d’habitation, 20% des ménages les plus riches n’en verront pas la couleur.

    Ces gains de pouvoir d’achat sont bien sûr toujours bons à prendre pour ceux qui vont en bénéficier. Mais ils seront trop maigres pour compenser l’augmentation du coût de la vie qui se profile dans à peu près tous les secteurs. Après quelques années de reflux, l’inflation est en effet en train de réapparaître discrètement. D’après l’Insee, elle a atteint 1,4% en glissement annuel en janvier, contre 1,2% un mois plus tôt, et 0,7% en juillet 2017. Il faut dire que le gouvernement a alourdi dès le début d’année les taxes pesant sur l’essence, le gaz et le fioul et, ce qui n’était pas prévu, sur le tabac. Du coup, les tarifs de l’énergie flambent (+ 5,2% sur un an), tout comme ceux des cigarettes (+ 5,8%). Et selon une note récente de l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), la facture sera particulièrement lourde pour les revenus modestes. "Pour les ménages du bas de la redistribution, les revalorisations en fin d’année des minima sociaux ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte", assurent les auteurs. Pour l’ensemble de l’année, l’Insee chiffre même la facture globale pour les ménages à 4,5 milliards d’euros.

    Pour ne rien arranger, les étiquettes de la grande distribution, qui s’étaient beaucoup assagies du fait de la concurrence accrue des enseignes, se sont remises à valser. D’après l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), qui mesure leur évolution, ces dernières ont progressé de presque 1% (+ 0,93%) en moyenne en 2017, alors qu’elles avaient reculé de 0,48% en 2016, et la hausse atteint même 1,93% pour les MDD (marques de distributeurs) et 2,36% pour les produits d’entrée de gamme. "Il faut remonter au dernier trimestre 2012 pour retrouver un niveau équivalent d’inflation", assure l’IRI. Et ce n’est sans doute qu’un début, car le projet de loi que prépare le gouvernement pour relever le seuil de revente à perte dans la grande distribution pourrait provoquer, selon l’UFC Que choisir, un surcoût final pour le consommateur de 5 milliards d’euros ! La promesse d’ Emmanuel Macron d’augmenter notre pouvoir d’achat va être difficile à tenir. 

    Sources : INSEE, Gouvernement, Ministère des Finances, Ministère de la transition écologique et solidaire, Panorabanques, Capital

    Capital


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  • En silence, Engie délocalise sa relation clientèle

    © ERIC PIERMONT La directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher, le 8 mars 2018.

    En dix ans, l'ex-GDF Suez a déjà supprimé 1 200 emplois dans ses centres d'appels en externalisant ses téléconseillers chez des prestataires. Mais aujourd'hui, les syndicats craignent une véritable vague de délocalisation vers l'Afrique qui menacerait 3 500 emplois en France !

    La toute dernière campagne de com institutionnelle d’Engie présentée ce jeudi fait de «l’harmonie» la nouvelle valeur centrale du groupe de services énergétiques et environnementaux : dans un clip aux accents lyriques, le géant du CAC 40 vante la mobilisation de ses 150 000 collaborateurs pour «un progrès plus harmonieux» au service de la planète et de ses habitants et dit vouloir «réconcilier performance économique et responsabilité sociale et environnementale», envolée de violons à l’appui. Mais à en croire l’intersyndicale qui défend les intérêts des chargés de relation clientèle d’Engie, cette zénitude publicitaire n’est pas vraiment au programme pour les quelque 1 500 opérateurs téléphoniques qui travaillent encore au sein du groupe et leurs 3 000 collègues employés dans les centres d’appels chez une dizaine de sous-traitants.

    «Nous vivons un plan social qui ne dit pas son nom depuis des années : en dix ans, 19 des 32 centres de relation clients en France ont été fermés et près de 1 200 emplois supprimés chez Engie et ses prestataires. Mais aujourd’hui, tout s’accélère et ce sont 3 500 emplois en France qui risquent d’être délocalisés vers le Maroc, le Cameroun, le Sénégal», alerte Patricia Chastan, déléguée CFE-CGC. Des pays où les téléconseillers qui vendent des offres de gaz et d’électricité aux clients français sont payés moins de 500 euros par mois, trois fois moins qu’en France. Pour cette dernière, l’attitude de la direction est «d’autant plus socialement inexcusable qu’il s’agit de réaliser des économies de bout de chandelle» : à ce jour les délocalisations n’auraient généré que 7 millions d’euros d’économies annuelles, et même 5,8 millions seulement si l’on retranche le coût des mesures d’accompagnement en France. Une somme ridicule quand on la compare au programme de 15 milliards d’euros de cession d’actifs en cours au sein d’Engie, ou au 1,3 milliard d’euros d’économies annuelles annoncées par la directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher, dans le cadre de son nouveau plan de performance «Lean 2018». Mais apparemment, chaque million d’euros économisé est bon à prendre. Contactée par Libération, la direction du groupe assume la réduction de voilure en cours: «Certes, nous avons moins de chargés de clientèle car les clients appellent de moins en moins, ils réclament et utilisent des solutions web ou mobiles». Engie assure aussi avoir créé «des milliers d'emploi» dans d'autres secteurs par son activité et sa croissance, et explique que «préparer le monde de demain, c'est la meilleure garantie de l'emploi»...

    Logique de délocalisation

    Depuis l’ouverture du marché à la concurrence en 2007, les centres d’appels qui démarchent les particuliers sont pourtant devenus le nerf d’une guerre commerciale sans pitié qui oppose l’ex-GDF Suez aux nouveaux entrants comme Direct Energie (tout récemment racheté par Total), Eni ou Cdiscount. Pour supporter cette guerre des prix, il faut réduire les coûts à tout prix en externalisant ce qui peut l’être, a-t-on expliqué aux partenaires sociaux. Au départ, ces derniers ont accepté de jouer le jeu, à condition que l’emploi reste en France. En dix ans, plus de 80% de l’activité commerciale est ainsi sortie du périmètre du groupe au profit de prestataires comme Arvato, Acticall, Armatos, Sitel qui ont implanté leurs plateaux téléphoniques en région, à Coudekerque, Saint-Etienne, Nancy, Châteauroux, Caen ou La Rochelle au gré des incitations locales.

    Evidemment, chez Engie, le travail s’est fait de plus en plus rare au fil des années pour les commerciaux maison. Certains se sont vus proposer des reclassements ici et là au sein des entités du groupe. D’autres se sont retrouvés sans affectation réelle et ont été incités au départ volontaire. Malgré les mécontentements, les syndicats ont joué le jeu jusqu’en 2015, date à laquelle l’externalisation en douceur a cédé la place à une vraie logique de délocalisation pure et dure : «Cela a coïncidé avec l’arrivée d’Hervé-Matthieu Ricour à la tête de l’activité "BtoC". Ce transfuge de SFR a importé chez Engie les méthodes commerciales très agressives et les pratiques offshore du monde des télécoms. L’esprit service public des anciens de GDF n’était plus du tout de saison», se souvient Patricia Chastan. «On a commencé à nous parler d’expérimentations au Portugal, puis au Maroc. Puis tout est allé très vite, les commerciaux d’Engie étaient invités dans de beaux hôtels à Marrakech, prime à l’appui, pour aller former ceux qui allaient prendre leur travail comme chez Castorama», poursuit Gildas Gouvazé, délégué FO. Mais les représentants du personnel n’ont découvert l’ampleur des dégâts à venir que le 29 août 2017 à l’occasion d’un comité d’entreprise : «Ce jour-là nous avons appris que les délocalisations au Portugal, au Maroc, à l’île Maurice concernaient déjà 30% de l’activité et que la direction visait 50% voire beaucoup plus en confiant notre travail à de nouveaux prestataires au Cameroun et au Sénégal.»

    «Une liquidation pure et simple»

    Avec la fin des tarifs réglementés du gaz et la nouvelle concurrence qui s’annonce, les syndicats d’Engie craignent même désormais «une liquidation pure et simple» de l’emploi commercial en France d’ici 2020. Chez Engie mais aussi chez les prestataires. «Qu’adviendra-t-il de tous ces salariés qui travaillent dans des régions où l’emploi est déjà sinistré ? Nous nous battons aussi pour eux», s’inquiète Gildas Gouvazé. En attendant, l’image commerciale du groupe en a déjà pris un coup : «EDF qui est venu nous concurrencer sur le gaz a fait de la localisation de son service client en France un argument commercial. Engie a fait le contraire en délocalisant à tout va avec pour conséquence une dégradation sans précédent de la relation client», pointe Patricia Chastan : fin 2017, Engie a ainsi reçu le «Cactus de la pire pratique commerciale» décerné par l’association 60 Millions de consommateurs. Voilà qui cadre mal avec le discours d’Isabelle Kocher qui, dans une tribune publiée sur son compte Linkedin jeudi pour relayer la campagne de com «Harmonie», assure que «ce n’est pas rentabilité ou responsabilité. C’est rentabilité parce que responsabilité»…

    Depuis ce fameux CE, l’intersyndicale CFE-CGC, FO, CGT, CFTC fait feu de tout bois pour tenter de contrer les projets de la direction. Après deux journées de grève en septembre et novembre 2017, elle est passée à la vitesse supérieure : procédure en justice pour obtenir que la procédure d’information-consultation soit respectée, courriers aux députés LREM, demande de rendez-vous à Bercy… Patricia Chastan, qui a participé aux négociations chez Engie pour la signature d’un accord européen pour la responsabilité sociale et environnementale, se dit «écœurée» par le manque de considération pour les partenaires sociaux dont a fait preuve la direction d’Engie dans cette affaire : «Isabelle Kocher a refusé de nous recevoir, elle nous a renvoyés vers le DRH qui a accepté de nous voir à condition de ne pas parler du plan de délocalisation…» Aujourd’hui, le dialogue social semble donc au point mort, ce que réfute en partie la direction d'Engie: «nous avons une longue tradition de dialogue fructueux avec les syndicats et, à l'heure actuelle, nous sommes en plein process de médiation avec ceux qui le souhaitent»

    Interpellé par les syndicats et des parlementaires saisis du dossier, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, leur a dit que l’Etat, actionnaire de référence d’Engie (avec 24% du capital), resterait «particulièrement attentif à la dimension sociale de la transformation du groupe». Et juge «intéressant» l’exemple italien mis en avant par les syndicats : de l’autre côté des Alpes, de grands donneurs d’ordre comme Eni, Enel ou Vodafone se sont engagés à plafonner à 20% les délocalisations de leurs centres d’appels en dehors de l’UE. Bruno Le Maire a transmis le dossier au délégué interministériel chargé des restructurations d’entreprises.

    Mais en plein conflit SNCF, les syndicats d’Engie savent que leur combat contre les délocalisations ne pèse pas bien lourd. Ils ont récemment rencontré et reçu le soutien du député insoumis François Ruffin, décidément sur tous les fronts sociaux, et se réservent le droit de mener de nouvelles actions retentissantes dans le cadre de la «convergence des luttes». Les chargés de clientèle d’Engie pourraient par exemple s’inviter au pied de la tour Engie à La Défense un jour de conseil d’administration ou d’assemblée générale des actionnaires…

    Libération

    Encore du chômage en vue !!!


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  • Les prix des carburants poursuivent leur hausse dans les stations-service françaises

    La hausse se poursuit à la pompe. Selon des chiffres officiels publiés ce lundi, les prix des carburants vendus dans les stations-service françaises ont continué à grimper la semaine dernière.

    Le litre de gazole, carburant le plus vendu en France avec environ 80 % des volumes, valait en moyenne 1,4059 euro, en hausse de 0,94 centime, selon des données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

    Le litre d'essence sans plomb 95 (SP95) s’affichait à 1,4909 euro, en progression de 0,64 centime. Celui du sans plomb contenant jusqu’à 10 % d’éthanol (SP95-E10) valait 1,4715 euro, en hausse de 0,65 centime.

     

    Cours du pétrole

    Enfin, le sans plomb 98 (SP98) a atteint 1,5554 euro le litre, ayant pris 0,64 centime.

    Le prix des carburants varie en fonction des cours du pétrole, du taux de change euro-dollar, du niveau des stocks de produits pétroliers, de l’évolution des taxes et de celle de la demande.

    20 Minutes


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  • Radars embarqués dans 1 voiture privée : "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?"

    Radars embarqués dans une voiture privée : "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?"

    Le délégué général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray, a affirmé vendredi sur franceinfo que "la mission de sécurité" doit être "attribuée aux forces de l'ordre".

    Les premières voitures radar conduites par un conducteur privé vont commencer à verbaliser autour d'Évreux en Normandie vendredi 20 avril avant une généralisation sur tout le territoire annoncée pour mi-2019. "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?", s'interroge sur franceinfo Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes. Cette association a déposé un recours au Conseil d'État.

    "La privatisation, ça ne marche pas"

    "Le débat va largement au-delà de savoir si on est pour ou contre les radars", poursuit-il. Même si ces véhicules seront sous le contrôle de l'État, "la privatisation, ça ne marche pas, affirme Pierre Chasseray. La mission de sécurité est attribuée aux forces de l'ordre, c'est ce qu'on considère à 40 millions d'automobilistes".

    "Dans chaque société, il peut y avoir des dérives potentielles, il suffit de regarder ce qui s'est passé récemment avec le stationnement, avec d'autres sociétés qui ont obtenu cette délégation de service public", avance le délégué général de l'association.

    Franceinfo

    C'est la porte ouverte à toutes les dérives possibles !


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  •  

    Vous conduisez... regardez la vidéo !

     

    LIEN video :

    http://video.mediabong.com/videos/59f73789aedf6.mp4?ec_rate=1300&ec_prebuf=3

     

     Bonne journée quand même !

    *****************************************************

    Enquête exclusive – Nouveaux radars et contrôles vidéo, la grande traque des automobilistes (video ci-dessus)

    Si vous voulez persister à prendre la route, sachez que 2018 vous réserve un contrôle technique à 400 points, votre Diesel à la poubelle, une forte augmentation des tarifs assurance et risque d’attentat.

    Et si vous persistez encore, la bande à Hulot-Hidalgo ne vous fera pas de cadeau  https://ripostelaique.com/transition-ecologique-le-pollueur-hulot-fait-casquer-les-francais-economiquement-faibles.html : à court terme vous cracherez – très cher – au bassinet pour un gros veau hybride truffé d’électronique ou un tout électrique captif de ses 200 bornes autonomes et dont vous ne saurez pas grand chose du recyclage des batteries. Espérant toutefois qu’elles n’en viendront pas à être bridées, à l’instar de celles de certains smartphones vieillissants.

    Et pour tous ceux qui ne voudraient pas finir piétons (comme disait De Funès après avoir pulvérisé la 2 CV de Bourvil ), ne rêvez pas d’une petite choucarde neuve à moins de 5 000 €.

    Ces voitures existent chez différentes marques mais sont bloquées par l’U.E. Régulièrement des démentis sont opposés à leur production et le plus souvent l’argument des normes est avancé. Ben voyons !

    Croirez-vous aussi que l’état des infrastructures routières de France va être amélioré ?

    Mais non, vous êtes loin du compte.

    Au menu de la nouvelle année 2018 : encore plus de radars, encore plus de feux rouges qui flashent, vous savez ceux qui passent tellement vite d’orange à rouge, qu’ils vous laissent le choix entre un cliché souvenir tarifé ou un violent coup frein assorti du coup du lapin.

     

    Riposte Laïque

     


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