• Plusieurs personnalités du monde universitaire protestent contre l'organisation des JO à Paris. Présenté comme une aubaine économique et écologique, l'événement s'annonce au contraire extrêmement coûteux et polluant.

    Tribune. Lorsque le 13 septembre 2017, à Lima, Paris fut choisie par le Comité international olympique (CIO) pour organiser les Jeux de 2024, la classe politique française quasi unanime – de la gauche à la droite communiant dans le même «idéal fédérateur» – commença à fantasmer sur le «rêve olympique» supposé enchanter la France, à l’unisson du président Macron, grand adepte de la mythologie sportive, de l’épopée du Tour de France et des «premiers de cordée». Les Jeux, parés de toutes les vertus, furent alors présentés comme une aubaine économique et une «révolution écologique». Nombreuses créations d’emplois, afflux de touristes, rénovations des transports, modernisation urbaine, «Jeux verts et vertueux», «limitation de la pollution», les promesses mirobolantes n’ont pas manqué. 55 millions d’euros, dont la moitié aux frais des contribuables, venaient d’être engloutis pour défendre le dossier «de rêve».

    Après la longue crise sociale des Gilets jaunes, le mirage olympique se heurte aujourd’hui au principe de réalité avec d’importantes coupes budgétaires, l’endettement public croissant, la crise endémique de l’hôpital public et du logement qui risquent de peser comme un fardeau économique et social.

    Pour les pays organisateurs en effet, le coût des Jeux a toujours dépassé l’optimisme des estimations officielles en provoquant un endettement massif – le dépassement moyen est de 179%. La ville de Montréal (JO 1976) n’a remboursé ses dettes de 942 millions d’euros qu’en 2009. En 1992, Barcelone a dû éponger 800 millions d’euros, Sydney, en 2000, 1,5 milliard d’euros. Les JO d’Athènes en 2004 ont coûté 13 milliards d’euros au lieu de 4 milliards et la dette publique de la Grèce a augmenté de 2 à 3%. En 2016, l’Etat de Rio de Janeiro, en faillite, accusait une dette de près de 5,6 milliards d’euros. Quant aux JO de Tokyo 2020 qui servent de référence à Anne Hidalgo («Tokyo est un modèle pour Paris», a-t-elle déclaré), un rapport publié par le bureau d’audit du gouvernement japonais fait état d’un budget de 25 milliards de dollars, soit près de quatre fois le montant initialement annoncé en 2013. L’ardoise de cet impôt olympique est évidemment supportée in fine par les citoyens et les collectivités locales.

    Ardoise olympique

    Pour Paris 2024, qu’en sera-t-il ? Les services de l’Inspection générale des finances (IGF) prévoient déjà un déficit d’exploitation de la piscine olympique de 500 000 euros par an et estiment le dérapage financier de l’Etat à 500 millions d’euros au moins (Le Canard enchaîné, 2 mai 2018). La ville de Paris s’est engagée à investir 145 millions d’euros mais sa dette devrait dépasser les 7 milliards en 2020 en raison d’une gestion irresponsable des frais de fonctionnement de la mairie, des opérations Paris Plage et du service Auto-lib entre autres. Toutes les villes candidates au label «Terre des Jeux 2024» sont en train d’investir dans des infrastructures de prestige qui ne seront jamais rentabilisées. A Issy-les-Moulineaux, une cité des sports pour les épreuves de tennis de table et de handball va coûter 69 millions d’euros. Le conseil départemental de l’Oise va débloquer 20 millions d’euros pour que certaines communes deviennent des bases d’entraînement olympique. La communauté d’agglomération de Vichy va investir 21 millions dans la rénovation d’un plateau sportif, tandis que la région Auvergne-Rhône-Alpes compte allouer 24 millions pour créer un «pôle performance» au Creps. Marseille compte dépenser 22 millions d’euros pour aménager le stade nautique du Roucas-Blanc censé accueillir les épreuves olympiques de voile.

    Dans le même temps le CIO qui a engrangé des profits colossaux fiscalement optimisés grâce à des lois d’exception (5,7 milliards de dollars de revenus – droits télé, sponsors – sur la période 2013-2016, selon son rapport financier 2017), bénéficiera d’une manne inespérée. Grâce au vote quasi unanime de l’Assemblée nationale pour garantir que «les Jeux olympiques seront organisés à la satisfaction du CIO et aux conditions exigées par celui-ci» (article 33 de la Charte olympique signée par les Etats auxquels sont attribués les Jeux), le CIO fait main basse sur Paris (Le Canard enchaîné, 22 novembre 2017). Tous les sponsors de la holding aux cinq anneaux (Coca-Cola, Toyota, Panasonic, Samsung, Alibaba, etc.) pourront occuper gratuitement l’espace public sans verser de redevance aux municipalités qui sont pourtant déjà obligées de rogner sur tous les budgets de fonctionnement et d’investissement. Alors que des plans d’austérité frappent tous les services publics parce que les caisses de l’Etat sont déclarées «vides», la World Company olympique sera complètement exonérée d’impôts, à l’image d’autres multinationales adeptes de l’optimisation fiscale. La publicité du CIO sera autorisée sur les monuments historiques classés et dans un périmètre de 500 mètres autour des sites des épreuves. De multiples dérogations aux procédures d’urbanisme permettront de livrer les constructions de «villages», stades, pistes, piscines, gymnases dans des délais records alors que des équipements de première nécessité pour la vie des Français – crèches, écoles, universités, hôpitaux, casernes de pompiers, centres culturels, transports – sont insuffisants ou se dégradent par manque d’investissement. Des «voies royales» de 166 kilomètres permettront à la «grande famille olympique» de se déplacer sur des axes réservés pour la modique somme de 124 millions d’euros selon l’IGF, alors que les Franciliens étouffent dans les bouchons et que leurs transports en commun sont délabrés, sales et complètement inadaptés à leurs besoins quotidiens (Le Canard enchaîné, 4 avril 2018).

    Le mensonge des Jeux révolutionnaires

    Pour combler l’écart entre le «rêve olympique» et la réalité, la maire de Paris, le chef de l’Etat et le Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques (Cojop) dirigé par Tony Estanguet et l’expert en business sportif Etienne Thobois communiquent désormais à grands frais sur le «nouveau modèle des Jeux» de Paris 2024. «Des Jeux révolutionnaires, à la fois spectaculaires et durables» car «le sport a le pouvoir de tout changer» ! «Une célébration universelle et fédératrice» pour «révéler l’athlète qui sommeille en chacun de nous» ! «Des Jeux au service de tous, pour inspirer les générations futures et laisser un héritage positif aux individus et à la société» (paris2024.org).

    Ces slogans mystificateurs de la communication olympique cachent mal l’opération de captation des finances publiques au profit d’une corporation privilégiée d’athlètes marchandisés, transformés en panneaux publicitaires. Ces Jeux ne seront ni «économiques», ni «populaires», ni «verts», ils seront organisés comme d’habitude par une caravane multinationale itinérante qui laisse à chaque olympiade dettes et pollutions !

    Nous appelons donc à contester la campagne de désinformation olympique. Nous demandons aux élus et maires, associations écologiques, forces politiques et syndicales démocratiques, organisations du sport scolaire et du sport pour tous de refuser de donner un chèque en blanc au CIO, de combattre les dispendieux projets olympiques et de le faire savoir. Après Toronto, Hambourg, Boston, Rome et Budapest, qui ont refusé d’être les bailleurs de fonds complaisants du CIO, Paris 2024 ne doit pas être le chantier de la dilapidation de l’argent public. Les fastes du spectacle olympique et l’exhibition éphémère de délégations (10 000 athlètes triés sur le volet, accompagnateurs et officiels) dont certaines représentent des Etats qui ne respectent ni les droits humains fondamentaux, ni le droit international, ni le droit des femmes, ne peuvent justifier l’accaparement des ressources budgétaires au détriment des besoins impérieux de la République française : santé publique, urgences hospitalières, recherche, éducation, services publics, transports (voir par exemple le rapport 2019 alarmant de l’Etablissement public de sécurité ferroviaire), environnement, lutte contre la pollution, solidarité sociale.

    Signataires: Isabelle Barbéris, maître de conférences et HDR en arts de la scène ; Patrick Baudry, professeur de sociologie à l’Université Bordeaux-Montaigne ; Gérard Bras, ancien directeur de programme au Collège International de Philosophie, président de l’Université Populaire des Hauts-de-Seine ; Jean-François Braunstein, professeur de philosophie contemporaine à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Jean-Marie Brohm, professeur émérite de sociologie à l’Université Montpellier III ; Gilles Bui-Xuân, professeur émérite à l’Université d’Artois UFRSTAPS ; Paul Cesbron, Gynécologue-Obstétricien, secrétaire de la Société d’Histoire de la Naissance ; Angélique Christaki, psychanalyste, HDR à Paris XIII-Sorbonne ; Fanny Cohen-Herlem, pédopsychiatre et psychanalyste au Conseil national de protection de l’enfance ; Anne-Lise Diet, psychologue, psychanalyste, analyste de groupe et d’institution ; Georges Federmann, psychiatre et écrivain ; Christian Godin, philosophe ; Jacques Gleyse, professeur émérite à l’Université Montpellier II UFRSTAPS ; Pierre Guerlain, professeur de civilisation américaine à l’Université Paris Ouest Nanterre ; Claude Javeau, professeur émérite de sociologie à l’Université Libre de Bruxelles ; Patrice Leroux, psychologue ; Laurent Loty, historien des idées et des imaginaires scientifiques et politiques au CNRS ; Catherine Louveau, professeure émérite de sociologie à l’Université Paris Sud UFRSTAPS ; Jean-Christian Mazzoni, professeur de gestion de patrimoine ; Robert Misrahi, professeur émérite de philosophie éthique à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne ; Fabien Ollier, directeur de publication de la revue Quel Sport ? ; Laetitia Petit, maître de conférences en psychologie clinique à l’Université Aix-Marseille ; Robert Redeker, philosophe ; Louis Sala-Molins, professeur émérite de philosophie politique aux Universités Paris I et Toulouse II ; Pierre-André Taguieff, philosophe et politologue, directeur de recherche au CNRS ; Jacques Testart, biologiste et écrivain ; Yves Vargas, philosophe ; Patrick Vassort, maître de conférences en sociologie à l’UFRSTAPS de Caen.

    Libération


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  • La fraude des faux numéros de Sécu évaluée entre 117 et 139 millions d'euros

    Lien de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/actualite/france/la-fraude-des-faux-numéros-de-sécu-évaluée-entre-117-et-139-millions-d-euros/ar-AAHpWEN?ocid=WidgetStore&li=AA4REc

     

    Bien que "significatif", "ce montant est très éloigné des estimations les plus alarmistes"

    Ils nous prennent pour des cons !


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  • Et les impôts, c'est la merde, la CSG, c'est la merde, les politiques, c'est la merde, le gouvernement, c'est la merde, le président, c'est la merde .............


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  • L’enveloppe est plus basse que l’an dernier, mais l’Etat met l’accent sur la phase d’accueil et de reconnaissance du jeune comme « mineur non accompagné »

    Pour contribuer à l’accueil des « mineurs non accompagnés » (MNA), une enveloppe exceptionnelle de 33,68 millions d’euros va être répartie entre plusieurs départements. Elle correspond à 5.613 jeunes supplémentaires (par rapport à 2017) accueillis en 2018 en France !

     

    Cette dotation de l’Etat est prévue dans le projet de loi de finances. L’enveloppe dépassera le million d’euros pour l’Isère, le Nord, la Métropole de Lyon, la Seine-Maritime et la Seine-Saint-Denis, précise l’arrêté publié ce dimanche au Journal officiel.

    Une augmentation de l’aide pour la période d’accueil !

    Le montant de cette enveloppe, qui financera l’aide sociale à l’enfance (ASE), « est fixé à 6.000 euros par jeune » mais uniquement « pour 75 % des jeunes supplémentaires », précise l’arrêté. L’an dernier le montant était fixé à 12.000 euros par jeune supplémentaire, pour un total de 96 millions d’euros.

    L’Etat a toutefois augmenté sa contribution financière à la première phase de l’accueil, la période où les jeunes étrangers sans famille demandent à être reconnus comme MNA. Elle comprend désormais un forfait de « 500 euros par personne » pour l’évaluation et une aide de « 90 euros par personne et par jour dans la limite de 14 jours » (puis de 20 euros du 15e au 23e jour) pour la mise à l’abri.

    Au total, quelque 141 millions d’euros ont été inscrits pour l’accueil des mineurs isolés dans le projet de loi de finances 2019. Les départements dénoncent régulièrement la charge que l’accueil des MNA fait peser sur eux. En juin le directeur général de l’Assemblée des départements de France (ADF), Pierre Monzani, chiffrait ce coût annuel à « pratiquement deux milliards d’euros ».

    20 Minutes

    Les jeunes étrangers ont plus de chance que les jeunes français !

    Pour les étrangers, on trouve de l'argent !


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  • Braderie de Lille: la gendarmerie publie son top 6 des vols à la tire

    Les gendarmes de La Bassée, dans le Nord, veulent prévenir les chineurs en les invitant à la prudence. En effet, les deux millions de visiteurs attendus à la braderie de Lille ce week-end attirent aussi de nombreux voleurs.

    C’est un classement pour le moins insolite. Alors que la braderie de Lille va attirer près de 2 millions de chineurs dès ce samedi 31 août, la gendarmerie de La Bassée, dans le Nord, a décidé de réaliser un top 6 des méthodes les plus employées par les voleurs à la tire pour vous dérober vos effets personnels. Objectif : alerter les badauds et les pousser à être plus vigilants. France 3 Hauts-de-France révèle ce classement audacieux. Parmi les différentes catégories de vols à la tire, on retrouve ainsi le plus pressant, traître, médiatique, gonflé, le moins humanitaire et le plus salissant.

    La gendarmerie alerte en priorité sur le vol le plus pressant, celui dont sont victimes les usagers des transports. Soyez donc prudents si quelqu’un est proche de vous car selon la gendarmerie, "la promiscuité facilite la tâche des voleurs". Les forces de l’ordre incitent en effet à être vigilant dans le métro de Lille car ce genre de pratiques est très courant, notamment aux portiques. Deuxième catégorie de ce top 6 des ruses des voleurs, le vol "dos à dos", considéré comme le vol "le plus traître". Le voleur se colle à vous et en profite pour glisser ses mains dans votre sac ou votre veste discrètement et faire passer vos biens à un complice à côté. 

    Concernant le vol le plus gonflé, il s’agit selon la gendarmerie de La Bassée des vols aux distributeurs de billets automatiques. "Alors que la liasse sort, une jeune femme se colle à sa victime et... exhibe ses seins", préviennent les forces de l’ordre. Une ruse qui déstabilise la victime et permet aux voleurs de dérober l'argent qu’il vient de retirer ou même sa carte bancaire. Le moins humanitaire est le vol par des malfrats qui font semblant d’être des membres d’associations souhaitant des signatures pour une cause et distraient en fait des touristes, pendant que des complices les volent.

    Des voleurs déguisés en mendiants

    Le vol le plus médiatique est en réalité le vol de smartphones par des voleurs se déguisant en mendiants à des terrasses par exemple. Grâce à un objet tel qu’un journal cachant le smartphone, il dérobe votre téléphone. "En 2011, le préfet de police de Paris s'était ainsi fait voler son portable crypté dans un train", rappellent les forces de l'ordre. Enfin les pickpockets peuvent aussi user de la ruse en vous renversant une boisson dessus pendant que vous prenez vos billets à une borne en gare. C’est le vol le plus salissant car pendant que vous vous nettoyez et posez vos bagages à vos pieds, un complice vous les dérobe.

    Capital

    Ces conseils peuvent servir à d'autres endroits !


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  • Une vendeuse arnaque ses clients sur un marché

    Pour augmenter le prix de la marchandise lors de la pesée, elle a accroché à sa balance un poids discrètement disposé dans un sac en plastique. Une astuce redoutable pour augmenter l'addition sans éveiller les soupçons.

    Comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous, le client qui est sur le point de se faire arnaquer n'y voit d'ailleurs que du feu, et la marchande peut tranquillement le facturer un prix exorbitant pour des produits assez largement surévalués au niveau de leur poids.

    Mais comment éviter ces arnaques qui sont de plus en plus nombreuses sur les marchés français ? Comme l'explique un article de Franceinfo, il faut toujours être très vigilant car les escrocs sont légion dans les allées des marchés de France. Et si vous êtes témoins ou victime d'une arnaque, n'hésitez pas une seconde à vous plaindre aux autorités : les arnaqueurs peuvent risquer une amende et parfois pire...

    Gent Side

    Perso, je n'ai rien vu !


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  • Nos anciens présidents bénéficient de nombreux avantages qui coûtent très chers aux contribuables.


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  • Aux alentours de Toulouse, "l'arnaque à l'irlandaise" fait de plus en plus de victimes sur les aires d'autoroutes.

    Même en vacances, mieux ne vaut pas baisser la garde et rester prudents. Les touristes prenant le volant et s'arrêtant notamment sur les aires d'autoroutes commencent à comprendre pourquoi. Dans le sud de la France, vers Toulouse, plusieurs vacanciers ont ainsi été victimes d'une arnaque, appelée "arnaque à l'irlandaise". Le phénomène est en réalité apparu l'an dernier, mais les victimes sont toujours de plus en plus nombreuses, selon le site actu.fr. Tant et si bien que la gendarmerie de la Haute-Garonne met en garde celles et ceux qui décideraient de s'arrêter sur les aires d'autoroute de la région.

    Sur les réseaux sociaux, la gendarmerie détaille donc le concept de cette arnaque particulièrement bien pensée : "Une fois arrivé avec femme et enfants sur une aire d'autoroute, un homme, ou une femme, vient vous accoster dans un anglais impeccable, l'air hagard, manifestement sous le choc. La fausse victime vous explique alors que sa famille et elle viennent d'être entièrement dépouillés par quelques voleurs sans scrupule. Ainsi, le chef de famille n'a plus la possibilité de rentrer au pays et vous demande alors de lui venir en aide, via l'avance de votre part d'espèces", relaie le site actu.fr.

    L'image de la famille parfaite et aisée

    Les malfrats ont même mis en place une stratégie afin d'endormir les doutes des vacanciers aguerris et méfiants. Ainsi, la plaque d'immatriculation du véhicule de la famille esseulée est bel et bien britannique, le volant de la voiture est à droite et les arnaqueurs ne paraissent pas particulièrement dans le besoin. Ils remettent même à leurs proies une adresse, un numéro de téléphone ainsi que des photos du vol subi un peu avant. Un stratagème qui, en général, suffit à convaincre les proies de la bonne foi de l'arnaqueur.

    Pour tenter d'enrayer la progression de cette arnaque qui, outre la Haute-Garonne, commence à se développer dans d'autres régions de France, la gendarmerie tient à rappeler que "si une telle mésaventure semblait se dessiner sur une aire d'autoroute (ou ailleurs)", la seule solution est de prévenir les autorités locales, indique actu.fr. "Ainsi, s'il s'agit de vraies victimes, les forces de l'ordre sauront les aider".

    Capital


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  • La Corée du Nord a "récolté" environ 2 milliards de dollars grâce à ses cyberpiratages visant des banques ou des plateformes de cryptomonnaie, selon un rapport de l'ONU.

    La Corée du Nord se financerait en partie grâce aux fruits de ses "cyberattaques d'État". Comment? En ciblant des établissements bancaires ou des plateformes d'échange de cryptomonnaie, ce qui lui aurait rapporté beaucoup d'argent, indique un rapport de l'ONU (organisation des Nations Unies) auquel Reuters a eu accès.

    Selon ce document, la Corée du Nord a "utilisé le cyberespace pour lancer des attaques de plus en plus sophistiquées visant à dérober des fonds aux institutions financières et aux plateformes de cryptomonnaie."

    "Les cyberacteurs de la  République Populaire Démocratique de Corée, dont beaucoup opèrent sous la direction du Bureau général de reconnaissance (services de renseignement nord-coréens, NDLR), ont levé des fonds pour les programmes d’armements de destruction massive, pour un montant total estimé à ce jour à 2 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros)", ajoutent les experts de l'ONU.

    Le pays a “continué à améliorer ses programmes d’armement nucléaire et de missiles même s’il n’a pas effectué de test nucléaire ou de lancement de missile balistique intercontinental”, ajoute ce rapport rédigé par un groupe d’experts indépendants et remis la semaine dernière au comité des sanctions du Conseil de sécurité sur la Corée du Nord.

    Cette mise en cause ne surprendra guère les autorités de Washington qui avaient déjà mis en cause la responsabilité de Pyongyang dans le piratage informatique spectaculaire des films de Sony Pictures, une des majors du cinéma hollywoodien, en novembre 2014.

    Dans la foulée, le département fédéral du Trésor avait prononcé début 2015 "des sanctions contre plusieurs ressortissants et organes nord-coréens tenus pour responsable d'actions déstabilisatrices, destructrices et répressives, visant à saper la cybersécurité américaine".

    BFM.TV


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  • Invitée par le Tour de France, Anne Hidalgo s’envole en Falcon vers la Savoie

    Invitée par le Tour de France, Anne Hidalgo s’envole en Falcon vers la Savoie

    Création de mon ami Stan

    D’après "Le Canard Enchaîné", la maire de Paris a traversé la France en Falcon vendredi dernier vers la Savoie. Un mode de transport qui peut contraster avec la politique écologiste de la Ville.

    L’histoire pourrait faire tache sur la campagne d’Anne Hidalgo, à moins d’un an des municipales parisiennes. La maire socialiste s’est déplacée vers la Savoie en Falcon vendredi dernier pour assister au Tour de France, comme le révèlent nos confrères du Canard Enchaîné ce mercredi.

    L’aller-retour entre Le Bourget et Chambéry a été effectué dans la même journée, d’après le média. A noter que l’invitation vient des organisateurs de la compétition, à l’occasion de la 19e étape du Tour.

    Sur place, Anne Hidalgo a notamment fait la promotion du vélo dans une interview accordée au Dauphiné Libéré : « J’aime le vélo, je le pratique, et j’essaye de faire de Paris une ville de cyclistes ».

    Des critiques venant de LREM sur les réseaux sociaux

    Forcément, le déplacement de plus de 600 kilomètres en avion d’affaires a de quoi susciter la polémique sur les réseaux sociaux. Planète Verte, un club de réflexion créé par Antonio Duarte (un ex-prétendant à la candidature LREM, désormais soutien de Benjamin Griveaux) commente par exemple sur Twitter :

    « Dépenser le bilan carbone annuel de Greta Thunberg en 24h ? Anne Hidalgo l’a fait en 24h avec un aller-retour en avion : jet privé Dassault Falcon pour deux personnes avec Jean-Francois Martins [l’adjoint à la maire de Paris en charge des sports et du tourisme]. »

    Muriel Pénicaud également invitée dans l’avion

    Mais les critiques ne correspondent pas aux faits d’après la Ville. La mairie, contactée, estime qu’« il n’y a pas de polémique ».

    Selon la municipalité, le Falcon fait régulièrement des aller-retours pour transporter les fioles servant aux tests antidopage pour les cyclistes : « L’avion voyageait à vide, ce n’est pas un vol affrété spécialement. Les organisateurs du Tour de France en profitent juste pour inviter des personnalités. »

    Pourtant d’après CheckNews, le Falcon utilisé par Anne Hidalgo ne transportait pas de tests antidopage. Damien Ressiot, directeur du département des contrôles de l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), assure en effet au média que « les échantillons sont acheminés chaque jour en voiture ».

    Toujours d’après la mairie, Anne Hidalgo n’était par ailleurs pas seule dans le Falcon : la ministre du Travail Muriel Pénicaud faisait entre autres partie du voyage.

    franceinfo

    "Selon la municipalité, le Falcon fait régulièrement des aller-retours pour transporter les fioles servant aux tests antidopage pour les cyclistes" 

    C'est faux, les fioles sont transportées en voiture !


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  • Une sanction record pour EDF, accusé de payer en retard ses fournisseurs

    C'est une première. Le ministère de l'Economie a annoncé, jeudi 1er août, une amende de 1,8 million d'euros pour le groupe EDF. Le producteur d'électricité est épinglé pour des retards de paiement vis-à-vis de ses fournisseurs. Cette amende doit être "un signal fort" aux "mauvais payeurs", a commenté Bercy.

    Décidée par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), cette sanction porte sur une période allant de mars à août 2017. Elle est la plus élevée décidée à ce jour en France pour non-respect des délais de paiement. Le chiffre de 1,8 million d'euros est "proportionné au montant de trésorerie immobilisé" par l'entreprise, a justifié auprès de l'AFP la secrétaire d'Etat à l'Economie Agnès Pannier-Runacher.

    Au total, "3 452 fournisseurs ont été payés en retard", indique le ministère. Le montant global des factures concernées s'élève quant à lui à 38,4 millions d'euros. Au-delà de la question "réputationnelle", l'objectif est de "toucher au portefeuille des entreprises pour que le sujet ne soit pas considéré comme un sujet administratif de second rang", a ajouté la secrétaire d'Etat.

     

    Les mauvais payeurs dans le viseur de Bercy

     

    Depuis quelques années, l'Etat souhaite renforcer les sanctions à l'encontre des mauvais payeurs. La loi de 2016 sur la transparence de la vie économique, dite loi "Sapin 2", a sensiblement augmenté le montant des amendes encourues par les entreprises pour retard de paiement, les faisant passer de 375 000 euros à deux millions d'euros.Un amendement introduit dans la loi Pacte, promulguée en mai, autorise par ailleurs l'administration à publier dans la presse les noms des entreprises sanctionnées pour des défauts de paiement.

    EDF a annoncé jeudi matin "prendre acte" de la décision, assurant "continuer de renforcer ses procédures internes (...) afin que les démarches permettant le règlement des factures dans les délais soient comprises et bien suivies". En 2015, le géant de l'électricité s'était vu délivrer un label distinguant les entreprises qui entretiennent des "relations durables et équilibrées" avec leur fournisseurs. Ce label devrait lui être retiré.

    Plusieurs grandes entreprises ont été épinglées ces derniers mois par Bercy pour non-respect des délais de paiement, en vertu du principe de "name and shame" ("nommer et faire honte") institué dans la loi Pacte. Parmi elles se trouvent l'Américain Amazon, le Chinois Huawei, le Suisse Nestlé Purina, mais aussi les Français Sephora, TechnipFMC, La Poste ou La Française des Jeux, condamnés à 375 000 euros d'amende.

    franceinfo


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  • Trump menace le vin français: quel pourrait être l'impact d'une nouvelle taxe aux Etats-Unis?

    La menace se précise pour le vin produit en France, dans le collimateur de Donald Trump depuis plusieurs mois. Vendredi, le président des Etats-Unis a laissé entendre qu'il allait imposer de nouvelles taxes sur les exportations françaises, tout en égratignant au passage son homologue français, ripostant à l'instauration d'une taxe sur le chiffre d'affaires des grands des acteurs du numérique, qui sont principalement américains, les fameux GAFA.

    "Si quelqu'un devait les taxer, cela devrait être leur pays d'origine, les États-Unis", a estimé Donald Trump sur son compte Twitter. "Nous annoncerons bientôt une action réciproque substantielle à la stupidité de Macron. J'ai toujours dit que le vin américain était meilleur que le vin français!", a-t-il ajouté.

    "Pas inquiet" 

    Pour la filière viticole, l'enjeu est important: le marché américain est en effet son premier débouché à l'international. En 2018, les exportations françaises vers les Etats-Unis se sont chiffrées à 1,7 milliard d'euros, selon les données de la Fédération des exportateurs de vins & spiritueux de France (FEVS). Cela représente une croissance de 32% sur les cinq dernières années.

    Les Américains sont également les plus gros consommateurs de vin dans le monde. Et ils plébiscitent de plus en plus les grands crus hexagonaux. "Les Américains achètent du vin cher et surtout des étiquettes prestigieuses", souligne Eric Morain, avocat en droit du vin, interrogé sur BFMTV ce samedi. Dans certains domaines, le marché américain peut ainsi représenter plus de 40% des ventes.

    Pour autant, les professionnels du secteur ne s'alarment pas. Les éventuelles mesures de rétorsion de Donald Trump "ne nous inquiètent pas vraiment", assure sur BFMTV Pierre Dufort, régisseur du domaine de Rimauresq (Provence-Alpes-Côte d'Azur). "On peut imaginer des conséquences à très court terme", reconnaît-il. "Mais la réelle inquiétude, ce serait la mauvaise santé américaine, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui."

    Quelle ampleur ?

    En juin, Donald Trump s'était déjà plaint de la disparité des droits de douanes. Aux Etats-Unis, elles varient dans une fourchette d'entre 5 et 15 cents par bouteille, en fonction de la nature du vin et du degré d'alcool, d'après la Commission américaine du commerce international. En Europe, elles sont comprises entre 10 à 30 centimes d'euros, selon la FEVS.

    Un simple rééquilibrage des taxes "ne serait pas dramatique", estime Christophe Reboul Salze, qui dirige The Wine Merchant, une société spécialisée dans le négoce de vins de Bordeaux, soulignant que "beaucoup de vins vendus aux Etats-Unis valent plus de 10 euros". "Les vins français sont bien installés sur le marché américain et au final, c'est le consommateur qui décide", abonde Pierre Dufort.

    Reste tout de même une inconnue: l'ampleur de la riposte américaine.

    Le locataire de la Maison Blanche pourrait décider de frapper plus fort, ne se contentant pas seulement d'aligner les droits de douanes américains sur ceux de l'Union européenne. Des mesures visant spécifiquement les vins français pourraient s'y ajouter. Ce qui ferait encore plus grimper le prix des bouteilles françaises dans les magasins et chez les cavistes américains.

    BFM.TV


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  • AUGMENTATION DU PRIX DES TIMBRES

    La Poste a annoncé une augmentation de 10% des tarifs du courrier à partir de janvier 2020.

    Envoyer une lettre coûtera plus cher en 2020. La Poste a annoncé, jeudi 25 juillet, une augmentation de 10% des tarifs des timbres à partir du 1er janvier. Le prix du timbre rouge passera de 1,05 euro à 1,16, tandis que le timbre vert augmentera de 0,88 euro à 0,97.

    Les timbres imprimés de chez soi, via le service Montimbreenligne.fr, bénéficieront eux d'un tarif inférieur de 3 centimes. Quant aux Colissimo, les affranchissements augmenteront de 2% pour les particuliers. En moyenne, les tarifs courriers augmenteront de 4,7%.

    Conséquence de "l'accélération de la baisse des volumes du courrier", cette augmentation tarifaire doit assurer la "pérennité du service universel avec une qualité élevée" et permettre de "continuer à moderniser les offres pour répondre aux usages et aux besoins de ses clients", justifie La Poste.

    franceinfo


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  • Dans l’Hérault, un fonctionnaire payé à ne rien faire depuis 12 ans

    C’est une facture déjà très lourde qui continue de s’allonger. A Pérols, dans l’Hérault, un fonctionnaire n’a plus de poste depuis 12 ans, mais continue d’être payé, relate le Midi Libre. Une situation contre laquelle se bat, sans succès, le maire de la ville depuis son élection en 2014. Il en a hérité par la précédente équipe municipale : en raison d’un litige avec celle-ci, le fonctionnaire avait perdu son poste.

    "Il y a 12 ans, la commune s’est séparée d’un agent communal et depuis tout ce temps, nous continuons à payer. Au total, cela a représenté 483.000 €. Il a été en poste pendant 18 ans sous mon prédécesseur. J’estime que le centre de gestion n’a pas fait son travail en ne lui trouvant pas un emploi", accuse Jean-Pierre Rico, le maire de Pérols, dans les colonnes du quotidien régional.

    Le Conseil d’Etat saisi

    Le fonctionnaire, chef de service, est depuis tout ce temps rattaché au centre de gestion de la fonction publique de l’Hérault, qui doit lui trouver un autre poste. Mais en attendant, la collectivité a continué de le rémunérer, à hauteur de 75% de son salaire, pour une facture totale de 483.000 euros, le restant étant à la charge du centre.

    Jean-Pierre Rico a saisi à six reprises le tribunal administratif, en vain : il a même dû payer entre 1.000 et 2.000 euros de dommages et intérêts à chaque rejet par la justice. Le Conseil d’Etat a depuis été saisi alors que le fonctionnaire a été muté dans une autre localité à sa demande.

    Salaire à la baisse

    "Ce genre de situation n’est peut-être pas logique mais c’est légal. On doit appliquer la loi existante", répond Christian Bilhac, président du centre de gestion de la fonction publique de l’Hérault, également interrogé par le Midi Libre. Selon une loi de 2016, le salaire des fonctionnaires sans poste baisse de 5% chaque année : leur rémunération peut être diminuée au maximum de moitié, afin de les inciter à trouver un emploi.

    Ce cas n’est toutefois pas isolé. Quatre fonctionnaires seraient dans cette situation dans l’Hérault. Un rapport de la chambre régionale des comptes a dernièrement révélé qu’une trentaine de fonctionnaires seraient également payés à ne rien faire dans le Var, et ce depuis 25 ans.

    Capital


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