• En Irak, un ancien palais vieux de 3400 ans découvert après une sécheresse

    Des archéologues allemands et kurdes ont mis au jour au Kurdistan irakien un palais vieux de plus de 3400 ans, jusque-là immergé, après une forte période de sécheresse dans la région à l'automne 2018.

    Une forte sécheresse a eu des conséquences inattendues en Irak. En automne 2018, dans le Kurdistan irakien, des archéologues allemands de l’université de Tübingen et kurdes de l’Organisation d’archéologie du Kurdistan ont ainsi mis au jour les ruines d'un palais vieux de plus de 3400 ans, jusque-là immergé.

    Situé à Kemune, sur les rives orientales du Tigre, le bâtiment date de l'âge de bronze, au moment où l'empire Mittani dominait le nord de la Mésopotamie et la Syrie, entre le XVe et le XIVe siècle avant J.-C.. Ce royaume est l'un des moins connus du Proche-Orient, souligne un communiqué, diffusé fin juin, de l'équipe qui a découvert le site.

    "Cette découverte archéologique est l'une des plus importantes réalisées dans le région depuis ces dernières décennies et illustre le succès de la coopération kurde-allemande", se félicite l’archéologue Hasan Ahmed Qasim dans ce communiqué.

    Dix tablettes retrouvées

    Le site de Kemune avait déjà été découvert en 2010, au moment où le niveau de l'eau avait baissé. "Une tablette d'argile et des restes de peintures murales bleues et rouges avaient été trouvées, mais nous n'avions pas pu creuser", explique Hasan Ahmed Qasim. La zone est immergée depuis les années 1980 en raison de la construction d'un barrage. 

    Le palace atteint une hauteur de 7 mètres. Plusieurs pièces ont été identifiées et huit d'entre elles ont pu être en partie mises au jour. Dix tablettes d'argile de l'empire Mittani ont été découvertes et sont en train d'être traduites et étudiées. Elles pourraient permettre d'obtenir de nouvelles informations sur la politique, l'économie et l'histoire de ce royaume méconnu.

    BFM.TV


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  • Au Canada, des femmes autochtones sont tuées dans l'indifférence quasi générale

    © Fournis par SLATE Des danseuses se produisent lors de la cérémonie marquant la fin de l'Enquête nationale consacrée aux femmes et aux filles autochtones disparues ou assassinées au Canada, le 3 juin 2019 au Musée candien de l'histoire à Gatineau (Québec). | Andrew Meade / AFP

    Après deux ans et demi d'enquête, une commission a publié son rapport sur la disparition et la mort de milliers d'Amérindiennes canadiennes.

    «Comme de nombreux témoins l'ont exprimé, ce pays est en guerre et les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA [acronyme englobant les identités suivantes: bispirituel·le (deux esprits), lesbienne, gay, bisexuel·le, trans, queer, en questionnement, intersexe et asexuel·le, nda] autochtones sont en état de siège.»

    Cette citation n'est inspirée ni par une autre époque, ni par un régime autoritaire, elle est extraite du rapport d'une Commission d'enquête nationale consacrée aux femmes et aux filles autochtones disparues ou assassinées au Canada, rendu public le 3 juin.

    Le problème est peu connu en dehors des frontières canadiennes, il est pourtant de taille. Entre 1980 et 2012, selon les chiffres de la Gendarmerie royale du Canada, 1.181 cas de meurtres et de disparitions d'Amérindiennes canadiennes ont été déclarés à la police. Proportionnellement, c'est comme si 55.000 Françaises avaient été assassinées ou s'étaient volatilisées, dans l'indifférence quasi générale.

    Aujourd'hui, les femmes autochtones –c'est-à-dire les Premières Nations, les Métis et les Inuits– représentent 24% des victimes d'homicides alors qu'elles ne constituent que 4% de la population féminine du Canada. En clair, elles sont 12 fois plus susceptibles d'être assassinées ou portées disparues que toute autre femme au Canada, et 16 fois plus que les femmes blanches.

    Dès sa publication, le rapport, intitulé Réclamer notre pouvoir et notre place, a suscité une vague de polémiques. En cause, l'utilisation par le document du terme «génocide», martelé 122 fois aux côtés des mots «colonisation», «meurtre» et «viol». «Exclure ces mots crus du rapport équivaut à nier les vérités des familles, des survivantes, des travailleurs de première ligne et des responsables d'organisations locales», assure la Commissaire en chef de l'enquête, Marion Buller.

    Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'est montré frileux à l'idée de reprendre ce terme à son compte, préférant plutôt parler de «génocide culturel». Pour Renée Dupuis, sénatrice indépendante et avocate qui a présidé la Commission des revendications particulières des Indiens de 2003 à 2009, «il ne faut pas utiliser ce terme pour éviter de lire le rapport».

    Pourtant, la tentation est grande pour certaines personnes, tant la question autochtone provoque de longue date des crispations dans le pays –passé colonial oblige. Selon l'enquête, c'est justement dans ce passé qu'il faut rechercher les causes des violences faites aux femmes.

    Le traumatisme des pensionnats autochtones

    Catherine Flynn, professeure associée à l'Université du Québec à Rimouski qui a travaillé sur les violences faites aux femmes autochtones, le confirme: «Il est impossible d'en parler sans aborder le contexte colonialiste dans lequel les femmes ont vécu et continuent de vivre, notamment avec les écoles résidentielles.»

    Les écoles résidentielles, ce sont les pensionnats autochtones, des écoles religieuses financées par l'État, créées pour assimiler les enfants autochtones dans la culture eurocanadienne [canadienne d'ascendance européenne, ndlr]. L'objectif affiché était clair, il s'agissait de «tuer l'Indien dans l'enfant».

    À partir des années 1830, environ 150.000 enfants ont été arrachés à leurs familles pour être éduqués selon les dogmes chrétiens. Il leur était interdit de parler leur langue, on les lavait même à l'eau de Javel pour blanchir leur peau. Les sévices et agressions sexuelles étaient courantes et plus de 4.000 enfants y sont morts.

    Ces pensionnats ne sont pas de l'histoire ancienne: le dernier a fermé ses portes en 1996. Si les gouvernements ont présenté leurs excuses, les conséquences dévastatrices de ces écoles se font toujours sentir chez les survivant·es et leurs descendant·es.

    «Dépassés par cet héritage, nombre d'entre eux ont succombé au désespoir et à la dépression. De nombreuses vies ont été perdues dans l'abus d'alcool et de drogues», lit-on dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation de 2015. Ces traumatismes peuvent expliquer que des autochtones en arrivent à reproduire les violences qu'ils ont subies.

    «C'est comme si l'État se donnait le pouvoir d'accorder une valeur moindre à la vie de ces femmes qui sont à l'intersection de plein de systèmes d'oppression» Catherine Flynn, professeure associée à l'Université du Québec à Rimouski

    Certains Canadiens sont d'ailleurs tentés de rejeter la responsabilité des violences infligées aux femmes autochtones sur les hommes de leur communauté et leurs comportements à risque. Or, selon l'Institut national de santé publique, ces comportements «sont plutôt le reflet de bouleversements identitaires engendrés notamment par les pensionnats».

    Ils sont aussi la conséquence «de la détresse occasionnée par les conditions de vie défavorables: pauvreté, surpeuplement des logements, faible accès à l'emploi et à l'éducation, etc».

    Pour échapper à cette violence latérale, les jeunes femmes quittent leur communauté et se retrouvent dans les centres urbains où certaines sont exploitées sexuellement ou deviennent sans-abri. C'est alors un autre type de violence, extérieure à leur communauté cette fois, qui s'abat sur elles.

    Les femmes autochtones se situent donc à la croisée de plusieurs discriminations. Elles sont violentées car elles sont des femmes, ne sont pas blanches et sont pauvres. Pour Catherine Flynn, «c'est comme si l'État se donnait le pouvoir d'accorder une valeur moindre à la vie de ces femmes qui sont à l'intersection de plein de systèmes d'oppression: le colonialisme, le patriarcat, le capitalisme…» Pour les personnes 2ELGBTQQIA, l'homophobie et la transphobie viennent s'ajouter à ces discriminations.

    Comme l'écrit la journaliste française Emmanuelle Walter dans Sœurs volées, enquête sur un féminicide au Canada, «la violence familiale, la violence dans les communautés, la violence de la rue, la violence sexuelle, la violence raciste, toutes les violences sont susceptibles de s'abattre sur elles et de les faire tomber».

    Elle explique aussi qu'«elles ont une espérance de vie de cinq à dix ans plus courte. Des revenus de 30% inférieurs. Sont deux fois plus souvent monoparentales. Deux fois plus au chômage. Trois fois plus victimes de violence conjugale. Trois fois plus susceptibles de contracter le sida».

    Racisme systémique et violences policières

    Et les institutions dans tout ça? C'est ici une autre face du problème. La population autochtone a peu –voire pas– confiance en elles et dans les services de police en particulier. Des femmes qui ont témoigné dans le cadre de l'enquête nationale ont d'ailleurs fait part des violences policières dont elles ont été victimes sur tout le territoire.

    À cela s'ajoutent les préjugés et le racisme systémique dont elles font l'objet. En mai dernier, le juge de la Cour suprême Michael Moldaver écrivait que «nous vivons à une époque où les mythes, les stéréotypes et la violence sexuelle contre les femmes –particulièrement les femmes autochtones et les travailleuses du sexe– font hélas partie du quotidien».

    Cette prise de position intervenait dans le cadre de l'affaire du meurtre de Cindy Gladue, une autochtone de 36 ans retrouvée morte en 2011 vidée de son sang dans la baignoire d'un motel, avec une déchirure à la paroi vaginale de 11 centimètres.

    «Si elles dénoncent, elles se font retirer leurs enfants [...] Certaines mères doivent prendre l'avion pour les voir» Catherine Flynn, professeure associée à l'Université du Québec à Rimouski

    Comme l'observe Emmanuelle Walter dans Sœurs volées, quand une famille vient signaler la disparition d'une jeune fille, on lui rétorque qu'elle doit être en fugue, en train de prendre du bon temps et qu'elle finira par réapparaître.

    «Ces étiquettes ont fait en sorte que la société en général croie que nos femmes et nos filles ne sont que des prostituées, des toxicomanes et des auto-stoppeuses et, par conséquent, qu'elles ne sont pas dignes d'intérêt ou d'effort», lit-on dans le rapport.

    Brenda Lucki, commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, a présenté ses excuses dans le cadre de son audition par l'Enquête nationale l'an passé. Il n'en demeure pas moins que les autochtones hésitent à déclarer les violences dont elles font l'objet, notamment par crainte de perdre leurs enfants.

    «Leurs craintes sont fondées, explique Catherine Flynn. Si elles dénoncent, elles se font retirer leurs enfants et n'y ont parfois plus accès. Certaines mères doivent prendre l'avion pour les voir.» Selon la chercheuse, les traumatismes que vivent aujourd'hui les autochtones en lien avec les services de la protection de la jeunesse seraient pour certains «la forme moderne des écoles résidentielles».

    Des suites incertaines

    Alors que faire? Le rapport de la commission d'enquête formule des recommandations, dénommées «appels à la justice». Parmi elles, la création d'un ombudsman national –le pendant canadien du Défenseur des droits– consacré aux droits des autochtones, d'un tribunal national spécialisé et la mise en place de services indépendants de surveillance de la police.

    Reste à savoir quelles suites seront données à ce rapport, si suites il y a. Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, nous a indiqué que le gouvernement annoncera «au cours des prochaines semaines» sa réponse initiale au rapport, «y compris les premières étapes de l'élaboration officielle d'un plan d'action national». Sauf que les prochaines élections fédérales auront lieu en octobre et la réélection du libéral Justin Trudeau, fragilisé par plusieurs affaires, n'est pas assurée. Un retour des conservateurs au pouvoir pourrait remettre en question ce plan d'action.

    «Les femmes autochtones, une fois qu'on leur a donné la parole, ne vont pas se taire» Renée Dupuis, sénatrice

    Michèle Audette, commissaire de l'Enquête nationale et métisse, se veut pour sa part optimiste. Elle se dit «très confiante, le citoyen a plus de pouvoir qu'on le pense, on va continuer à faire bouger les choses».

    L'enquête, basée sur plus de 2.000 témoignages, pourrait d'ailleurs jouer un rôle particulier sur le terrain judiciaire. La Cour suprême du Canada admet en effet depuis 2014 la tradition orale autochtone comme élément de preuve. Pour la sénatrice Renée Dupuis, «ce que ce rapport vient faire, c'est ajouter une brique supplémentaire, la cueillette de preuves qui pourraient être utilisées devant les tribunaux».

    De manière plus générale, Renée Dupuis est convaincue que cette enquête est le début de quelque chose de plus grand car «les femmes autochtones, une fois qu'on leur a donné la parole, ne vont pas se taire».

    SLATE.fr

    En résumé, les canadiens, anciens européens, veulent supprimer les amérindiens, premiers habitants du Canada !

    Honte à eux.


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  • Comment de jeunes soldats boches d'à peine 20 ans ont-ils pu être aussi cruels ?


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  • CHANTOUVIVELAVIE ; BONJOUR - JEUDI 06 06 2019

     

    BONNE JOURNEE


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  • Pourquoi Poutine n’a-t-il pas été invité aux cérémonies du D Day?

    © IAN LANGSDON/AFP Le Président français François Hollande accueille le Président russe Vladimir Poutine, lors du 70e anniversaire du Débarquement, le 6 juin 2014, sur la plage de Ouistreham, en Normandie.

    Le président russe est le grand absent des commémorations du Débarquement en Normandie du 6 juin 1944, ces 5 et 6 juin en Angleterre et en France.

    Les dirigeants d’une quinzaine de pays étaient réunis ce mercredi à Portsmouth, pour le coup d’envoi des commémorations du Débarquement en Normandie du 6 juin 1944. Devant les photographes, les chefs d’État représentant les puissances Alliées de la Seconde Guerre mondiale ont pris la pose: Theresa May et Élisabeth II pour l’Angleterre, Donald Trump pour les États-Unis, Emmanuel Macron pour la France et... personne pour l’Union soviétique. Le président russe Vladimir Poutine n’a pas été convié. Ni en Angleterre, ni en France, où se poursuivent, ce 6 juin, les cérémonies de commémoration.

    Comment expliquer une telle absence, alors que l’Union soviétique a joué un rôle majeur dans la victoire des Alliés? Cette non invitation intrigue d’autant plus que Vladimir Poutine était présent en France, lors du 70e anniversaire du Débarquement, en 2014. «C’est un choix qui a été fait. Il y a eu beaucoup d’occasions et de grandes et belles cérémonies, comme le 11-Novembre», éludait-on, il y a quelques jours, à l’Élysée. Autre raison invoquée: la cérémonie internationale de clôture, ce 6 juin 2019, sera présidée par le Premier ministre Édouard Philippe, et non par le Président Emmanuel Macron... Enfin, on fait valoir qu’il s’agit d’une année en «9» et non d’une année en «4». Le président russe serait donc uniquement invité pour les anniversaires en dizaines...

    Au-delà du langage diplomatique polissé, comment interpréter cette mise à l’écart du président russe?

    Xi JinPing reçu par Poutine en Russie

    «C’est incompréhensible», s’agace Jean de Gliniasty, ex-ambassadeur de France en Russie (2009 - 2013) et spécialiste des questions russes à l’Institut des relations internationales et stratégiques, interrogé par Le Figaro. Le diplomate note toutefois qu’au même moment, Vladimir Poutine recevra le président chinois Xi JinPing, en visite officielle en Russie du 5 au 7 juin. Surtout, Xi JinPing est l’invité d’honneur du Forum économique de Saint-Pétersbourg qui a lieu du 6 au 8 juin, sur fond de guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis.

    Tout un symbole, commente Jean de Gliniasty: «Au lieu d’aller à l’ouest célébrer la victoire sur le nazisme, Poutine va s’occuper des Chinois à Moscou puis à Saint-Pétersbourg». Le choix de Vladimir Poutine de se tourner vers la Chine et l’Est, en boudant l’Europe et les démocraties occidentales serait-il à l’origine de cette exclusion d’un événement, de fait, ostensiblement centré sur la France, l’Angleterre et les États-Unis?

    «Déstabilisation des équilibres mondiaux»

    L’historien spécialiste de la Seconde guerre mondiale Denis Peschanski va lui aussi dans ce sens. Pour lui, «Poutine n’a pas été invité pour des raisons politiques: compte tenu de son offensive de déstabilisation des démocraties européennes et américaines, en jouant sur les élections et sur la déstabilisation des équilibres mondiaux.»

    «On a privilégié trois moments: une journée anglaise le 5 juin, et le 6 juin une journée mixte française, avec la cérémonie au cimetière américain de Colleville-sur-Mer, le déjeuner entre Macron et Trump à Caen, puis en mettant l’accent sur le massacre de la prison de Caen et les commandos Kieffer», observe Denis Peschanski. De cette manière, analyse l’historien, «l’objectif du Président est d’insister sur cette filiation héroïque française. Par ailleurs, il s’agit de mettre en scène une “bilatérale” du Président de la première puissance mondiale, avec le Président de l’Europe».

    Reste que ce choix délibéré suscite l’incompréhension des diplomates et des historiens. Et l’ire de Moscou: «L’apport des Alliés dans la victoire sur le Troisième Reich est clair. Mais il ne faut pas l’exagérer et minorer par la même la signification des efforts titanesques de l’Union soviétique, sans laquelle cette victoire n’existerait tout simplement pas», a ainsi déclaré à la presse, ce mercredi, la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova.

    «Réécriture de l’histoire»

    Et Maria Zakharova de dénoncer une «réécriture catastrophique de l’Histoire» donnant selon elle, notamment dans les films et les articles de presse, aux États-Unis et à leurs alliés un rôle prédominant dans la défaite allemande. Selon elle, «le Débarquement en Normandie n’a pas eu d’influence décisive sur l’issue de la Seconde guerre mondiale (...) déjà déterminée par la victoire de l’Armée rouge, avant tout à Stalingrad, Koursk».

    «L’absence d’invitation est un signe fort qui va à l’encontre de la réalité historique, abonde Denis Peschanski. C’est une humiliation pour les peuples russes et anciennement soviétique, compte tenu de l’ampleur des souffrances et de la force de la contribution des troupes soviétiques en juin 1944, sur le front de l’Est, avec une offensive commençant en Bioélorussie quelques jours après le Débarquement, bloquant massivement les troupes allemandes, qui ne pourront plus se dégager sur l’ouest.»

    Une offensive soviétique décisive

    Le pacte Ribbentrop-Molotov de 1939, officiellement «Traité de non-agression germano-soviétique», avait pris fin brutalement en 1941 lorsqu’Hitler décida d’envahir l’Union soviétique, déclenchant des combats brutaux et le siège de villes russes jusqu’à ce que Staline puisse passer à la contre-attaque. Ces offensives soviétiques ont entamé la puissance militaire allemande, tout en maintenant sur ce front des millions de soldats nazis, éloignés, donc, du front ouest le Jour J.

    Les autorités russes dénoncent depuis de nombreuses années l’oubli dans lequel sont tombés selon eux en Occident les 27 millions de morts des Soviétiques pendant la Seconde Guerre mondiale. Selon un sondage cité par l’AFP, mené après la fin des combats en mai 1945, 57% des Français pensaient que Moscou avait été le premier contributeur à l’effort de guerre. Près de six décennies plus tard, en 2004, alors que Poutine représentait pour la première fois son pays lors des commémorations du «D Day», 20% des Français seulement plaçaient encore l’Union soviétique au premier plan. Pour 58%, tout le mérite revenait aux États-Unis, qui perdirent 400.000 hommes dans les combats en Europe et dans le Pacifique.

    Le 9 mai en Russie boudé par l’Occident

    En Russie, la «Grande Guerre Patriotique», nom donné en Russie au conflit armé entre l’URSS et l’Allemagne nazie, reste la source d’une immense fierté dans le pays. Symbole des tensions entre Russes et Occidentaux, la plupart des Européens avaient boudé en 2015 la parade militaire du 9 mai pour les 70 ans de la victoire sur l’Allemagne nazie, sur fond de tensions avec le conflit en Ukraine.

    Un an auparavant, pourtant, Poutine était donc présent en France au 70e anniversaire du Débarquement. Sa présence avait été l’occasion d’une rencontre inédite, surnommée «Format Normandie» en langage diplomatique, entre Vladimir Poutine, François Hollande, Angela Merkel et Petro Porochenko pour tenter de trouver une solution au conflit ukrainien. «Ce fut un grand succès pour la diplomatie française», souligne Jean de Gliniasty. Cinq ans plus tard, les équilibres géopolitiques ont bien changé.

    Le Figaro.fr


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - MERCREDI 08 05 2019 Armistice 1945

    CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - MERCREDI 08 05 2019 Armistice 1945

    CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - MERCREDI 08 05 2019 Armistice 1945

     

    Je vous souhaite une bonne journée


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  • Le mémorial d'Auschwitz appelle ses visiteurs à faire preuve de décence

    De nombreuses photos de visiteurs du camp d'extermination Auschwitz-Birkenau ont suscité l'indignation sur les réseaux sociaux. Le mémorial a appelé ses visiteurs à faire preuve de décence.

     

    «Rappelez-vous que vous vous tenez sur un site où 1 million de personnes ont été tuées». Le 20 mars dernier, le compte officiel du mémorial d’Auschwitz a appelé ses visiteurs sur Twitter à faire preuve d’un peu plus de décence lorsqu’ils se photographient et partagent leurs portraits sur les réseaux sociaux.

    Les photos se comptent par centaines. Sur Instagram, il suffit de rechercher via le hashtag «Auschwitz» pour tomber sur des clichés de visiteurs se mettant en scène dans le camp d’extermination nazi de manière inappropriée. Les hashtags «travel» [voyage], «lookslikefilm» [comme dans les films], «concentrationcamp» [camp de concentration] ou «photooftheday» [photo du jour] légendent les images, visiblement retouchées pour les rendre plus jolies.

    "Ces gens n’ont pas conscience du lieu où ils se trouvent"

    Les poses sont toutes plus originales les unes que les autres : debout en équilibre sur les rails, le regard rêveur entre deux baraquements ou encore le selfie devant la citation «Arbeit macht frei» [le travail rend libre] à l’entrée du camp… «Ils veulent faire la photo qui n’a encore jamais été faite», avance Tal Bruttmann, auteur du livre «Auschwitz».

    L’historien constate qu’à chacune de ses visites, il a pu observer «au moins une personne voulant faire une photo "fun" dans le camp». «Ces gens n’ont pas conscience du lieu où ils se trouvent». «À l’entrée, toutes les interdictions sont rappelées. Si elles sont formulées c’est qu’elles ont déjà été enfreintes. Il y a des choses hallucinantes, comme l’interdiction de jouer de la guitare ou de se balader en maillot de bain», souligne-t-il.

    "Une fascination de la morbidité et de la violence"

    Alya Aglan, professeure à la Sorbonne et historienne spécialiste de la Seconde Guerre mondiale, observe qu’«il y a une dérive des réseaux sociaux» : «On veut se montrer là-bas comme si ce lieu était un produit marketing. C’est grave que les gens ne puissent pas se retenir de faire une mise en scène de soi totalement répugnante». Celle qui n’a jamais souhaité visiter un quelconque camp nazi constate qu’il y a «une fascination de la morbidité et de la violence» : «Ces gens qui se rendent à Auschwitz-Birkenau, ont-ils réellement compris le sens de leur visite ?» L’interrogation reste sans réponse.

    Sur Twitter, le mémorial a rappelé que «prendre des photos est important», tout en soulignant qu'«ils devraient savoir où ils se trouvent. [...] Heureusement que de telles images sont rares. Mais il vaudrait mieux ne pas en avoir du tout».

    En 2017, Shahak Shapira, un artiste israélien installé à Berlin, avait effectué de nombreux montages où il remplaçait les selfies trouvés sur les réseaux sociaux dans le contexte de l'horreur des camps de la mort. Sur la page du projet nommé «Yolocaust», l’artiste rappelle que «les touristes ont compris le message, ont présenté leurs excuses et ont décidé de supprimer les selfies de leurs comptes Facebook et Instagram».

    Paris Match


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    Documentaire de Christine Le Goff et Gary Glassman (France, 2010, 1h21mn)

     

    Les cathédrales dévoilées : histoire de la construction des chefs-d’œuvre de l'art gothique dont Notre-Dame de Paris

    Véritable révolution architecturale, les cathédrales, nées au milieu du XIIe siècle, ont profondément transformé le paysage français, et permis aux bâtisseurs de satisfaire leur quête de lumière et de gigantisme. Scrutant la pierre, le vitrail et le fer, une nouvelle génération de chercheurs est sur le point de réécrire leur histoire.

    Véritable révolution architecturale, les cathédrales, nées au milieu du XIIe siècle, ont profondément transformé le paysage français, et permis aux bâtisseurs de satisfaire leur quête de lumière et de gigantisme. On les résume souvent à l'arc brisé, à la voûte d'ogives et à l'arc-boutant. Or, des découvertes récentes ont dévoilé une réalité plus complexe. Si les arcs-boutants de Noyon ne furent ajoutés qu'après coup, en revanche, à Paris, ils apparurent plus tôt qu'on ne l'affirmait, dès le XIIe siècle. Scrutant la pierre, le vitrail et le fer, une nouvelle génération de chercheurs est sur le point de réécrire l'histoire des cathédrales.

     

    ARTE : Vous pouvez retrouver la partie dédiée à Notre-Dame de Paris à partir de 24:03 mn

    Les cathédrales dévoilées | ARTE


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  • On parle surtout de Notre Dame de Paris mais pas que ... Très intéressant !


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  • Cette vidéo est un résumé de l'histoire des juifs retraçant les grandes étapes qui ont marqué les juifs à travers le monde

    Le conflit israélo-palestinien - Résumé depuis 1917  


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