• Allemagne. Une femme de plus de 90 ans poursuivie pour son activité d’ex-secrétaire d’un camp nazi

     La sinistre porte d’entrée du camp de concentration de Stutthof, aujourd’hui situé en Pologne

    La justice allemande a ouvert la voie jeudi au procès d’une ex-secrétaire d’un camp nazi. Elle avait été sténographe et secrétaire du commandant de l’ancien camp de concentration Stutthof durant la Seconde Guerre mondiale.

    Une ancienne secrétaire d’un camp de concentration nazi a été mise en accusation pour complicité de meurtres dans plusieurs milliers de cas, a annoncé vendredi 5 février 2021 la justice allemande, ouvrant la voie à un futur procès.

    « L’acte d’accusation incrimine celle qui était adolescente à l’époque de complicité de meurtres dans plus de 10 000 cas. Dans d’autres cas, elle est poursuivie pour complicité dans des tentatives de meurtres », écrit le parquet d’Itzehoe (nord-ouest de l’Allemagne) dans un communiqué.

    Il s’agirait de la première femme jugée dans une procédure judiciaire concernant les atrocités nazies, alors que plusieurs hommes ont été poursuivis ces dernières années par la justice allemande.

    Elle avait secondé le commandant du camp de Stutthof

    Le ministère public lui reproche d’avoir entre juin 1943 et avril 1945 « apporté son aide aux responsables du massacre systématique de prisonniers juifs, de partisans polonais et de prisonniers de guerre soviétiques russes dans sa fonction de sténographe et de secrétaire du commandant de l’ancien camp de concentration Stutthof », situé à 40 km de la ville de Gdansk, aujourd’hui en Pologne.

    Dans la mesure où « certains prisonniers ont survécu à leur séjour dans le camp malgré les conditions hostiles, certains des actes doivent être évalués judiciairement comme une tentative » de meurtre, précise le parquet.

    Celui-ci n’a pas précisé ni le nom, ni l’âge de l’accusée qui devrait cependant avoir plus de 90 ans. Adolescente entre 1943 et 1945, elle sera éventuellement jugée devant une cour spéciale pour mineurs.

    Le procès aura-t-il bien lieu ?

    La tenue d’un procès n’est toutefois pas encore assurée : la justice doit d’abord décider si, en raison de son grand âge, elle est apte à être renvoyée éventuellement devant un tribunal.

    En 2019, la chaîne régionale publique NDR avait assuré que 29 procédures concernant des crimes nazis étaient encore en cours en Allemagne. Parmi eux, figurait une femme de 94 ans, Irmgard F., ancienne secrétaire personnelle d’un commandant de ce camp et qui vit aujourd’hui dans une maison de retraite au nord de Hambourg.

    Ces dernières années, l’Allemagne a jugé et condamné plusieurs anciens SS et élargi aux gardiens de camps le chef d’accusation de complicité de meurtre, illustrant la sévérité accrue, quoique jugée très tardive par les victimes, de sa justice.

    En juillet 2020, le tribunal de Hambourg avait condamné à deux ans de prison avec sursis Bruno Dey, un ancien garde de camp de concentration de 93 ans pour complicité dans des milliers de meurtres à Stutthof.

    Ouest-France

    Un peu tard !


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  • Oradour-sur-Glane : Le maire va porter plainte après le tournage non-autorisé d’un clip dans le village martyr

    Selon « Le Populaire du Centre », l’édile et l’association des familles des martyrs ont l’intention de poursuivre un artiste qui a tourné une vidéo musicale dans la commune sans validation préalable

    Philippe Lacroix, le maire d’Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) va porter plainte contre un artiste qui a tourné un clip dans le village. Selon le quotidien régional Le Populaire du Centre, l’association des familles des martyrs a également l’intention de saisir la justice.

     

    « Il faut que les gens comprennent que la liberté c’est la liberté mais on ne peut pas faire n’importe quoi dans un site comme Oradour. C’est un site international, symbole des malheurs, symbole de la douleur et c’est un lieu de recueillement. Et dans un lieu de recueillement on ne fait pas une vidéo de cette nature », a déclaré l’édile, selon des propos rapportés par France 3.

    La vidéo en question était censée être mise en ligne ce dimanche, comme l’annonçait le chanteur sur son compte Twitter vendredi. Un extrait accompagnait le message : y apparaissaient les ruines du village dont le nom est resté dans l’histoire pour le massacre de civils perpétré par l'armée allemande, le 10 juin 1944. 643 personnes avaient péri dans des conditions particulièrement tragiques.

    Un artiste à la faible notoriété

    Ce n’est pas tant le potentiel contenu de ce clip – celui-ci n’a pas été diffusé en intégralité et, selon France 3, la chanson dénoncerait les violences faites aux femmes – qui pose problème, mais le fait que son tournage n’ait pas été autorisé.

    « Tous les tournages effectués sur le site du village martyr sont soumis à des autorisations de la Drac, de la mairie, de l’association des familles de martyrs, et du Centre de la mémoire. Ce sont essentiellement des documentaires », a indiqué explique Philippe Lacroix au Populaire du Centre.

    Selon nos confrères, la notoriété de l’artiste impliqué dans cette controverse serait toute relative : il ne compterait que 19 abonnés sur Twitter, à peine 1.350 sur Instagram et un peu plus de 1.000 sur sa chaîne YouTube.

    20 Minutes


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  • Une exceptionnelle tombe d'enfant de l'époque gallo-romaine trouvée près de Clermont-Ferrand

    Une tombe d'enfant "exceptionnelle", vieille de 2 000 ans, a été découverte sous l'aéroport de Clermont-Ferrand, à Aulnat (Puy-de-Dôme), a annoncé jeudi l'Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap). Âgé d'environ un an, le jeune défunt a été inhumé au début du 1er siècle de notre ère dans un cercueil en bois de 80 centimètres de long "révélé par la présence de nombreux clous et d'une plaque de fer ornementale", précise l'Inrap dans un communiqué.

    Cette découverte a eu lieu en décembre dans le cadre de fouilles préventives menées par des archéologues de l'Inrap sur prescription de l'État et de la Drac Auvergne-Rhône-Alpes, en amont de l'installation d'une base de vie de chantier à l'aéroport.

    Des offrandes de nourriture, de cosmétiques et un jeu trouvés dans la tombe

    De nombreuses offrandes au défunt ont été mises au jour autour du cercueil : une vingtaine de récipients et des pièces de boucherie dont un demi-cochon, trois jambons, d'autres portions de porc et deux poules décapitées. Des vases miniatures et des balsamaires en verre contenant probablement des produits cosmétiques ou médicinaux ont également été découverts.

    Cette sépulture est "atypique au regard de la profusion de vases et d'offrandes. Dans ce type de tombes, on trouve souvent un ou deux vases déposés au pied. Ici, il y en a une vingtaine, ainsi que des dépôts alimentaires abondants", a indiqué à l'AFP Laurence Lautier, responsable des fouilles de l'aéroport. Cela "reflète un certain statut social, une famille certainement très riche", a-t-elle ajouté.

    Les archéologues ont également exhumé un cerceau en fer associé à une tige métallique, en fait un jeu "qui existait à l'époque mais n'avait pas été découvert dans une sépulture", selon elle.

    Près de l'enfant, un squelette de chien a aussi été retrouvé dans "une tombe d'accompagnement". Une telle association était courante à l'époque mais la découverte du collier de l'animal et de sa clochette "sont très nouveaux", souligne l'Inrap. Enfin, un dépôt "aussi petit qu'émouvant était placé sur un fragment de coquillage : une dent de lait perdue par un enfant plus âgé, peut-être celle d'un frère ou d'une soeur du jeune défunt".

    Des fouilles sur 3,5 hectares

    Les sépultures de jeunes enfants gallo-romains sont souvent situées hors de l'espace funéraire communautaire et même parfois à proximité du foyer familial, détaille l'institut. Cette découverte "nous donne des indications sur l'interprétation de bâtiments situés à proximité, certainement une villa", a expliqué Laurence Lautier.

    Réalisées sur 3,5 hectares, les fouilles révèlent des habitats de l'âge du Fer, de l'Antiquité, du haut Moyen Age et de l'époque moderne. Débutées en novembre, elles doivent s'achever en février.

    franceinfo


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  • Des Omanais redécouvrent un village englouti par le désert

    © MOHAMMED MAHJOUB / AFP Quelques toits, des pans de mur et des morceaux de bois, c'est tout ce qui témoigne aujourd'hui de la présence passée d'une population sur le site de Wadi al-Murr.

    Le sable du désert a tout envahi, ne laissant que peu de vestiges apparents du village omanais de Wadi al-Murr, mais d'anciens habitants et des visiteurs curieux viennent explorer et redécouvrir le hameau englouti.

    "Toutes les habitations du village ont été envahies par le sable qui les a assaillies il y a 30 ans, et a poussé les habitants à quitter leurs demeures, d'après ce que racontent les anciens", explique Salem al-Arimi. Originaire du village, cet Omanais embrasse d'un regard nostalgique l'étendue de sable, les quelques arbres squelettiques et les restes de murs en pierre émergeant ici et là. Quelques toits, des pans de mur et des morceaux de bois, c'est tout ce qui témoigne aujourd'hui de la présence passée d'une population sur le site. Celui-ci a été déserté il y a quelques décennies, face à l'avancée inexorable du désert. Ce phénomène n'est cependant pas spécifique au sultanat d'Oman. Il est attribué par les spécialistes au changement climatique et a été observé dans différentes régions du monde. Les populations concernées ont peu de moyens pour y faire face et les habitants de Wadi al-Murr ont ainsi dû renoncer à leurs activités pastorales et été contraints à l'exode rural.

    - Nostalgie -

    Situé au fond d'une vallée à près de 400 km au sud-ouest de la capitale omanaise Mascate, Wadi al-Murr est aussi coupé des principales routes par une piste de 3 km difficilement praticable. Son isolement, et le fait que le village, qui comptait une trentaine d'habitations et 150 habitants, ne soit connecté ni au réseau électrique ni à celui de distribution de l'eau, a contribué à sa décrépitude. Mais cela n'empêche pas d'anciens habitants nostalgiques d'y revenir, tout comme certains adeptes du trekking, amoureux des randonnées dans le désert. Mohammed al-Ghanbousi, un ancien résident, explique que le mouvement des dunes, instables, fait que certaines habitations ont aujourd'hui émergé en partie du désert. La mosquée du village est notamment réapparue en partie grâce au mouvement des sables. Cela a incité "des nostalgiques à visiter le village dont les structures solides, car construites en pierre, tiennent debout", dit M. Ghanbousi. Et "le village a été intégré récemment dans des circuits de trekking et attire des amateurs de photographie", ajoute-t-il. "Lorsque ma mère a appris que certaines habitations étaient réapparues, elle m'a demandé de l'emmener dans son ancien village", confie de son côté Mohamed al-Alaoui. "Elle veut souvent y revenir et elle se plait à y raconter ses souvenirs en versant quelques larmes."

    - Force de la nature -

    "Ce qui m'a étonné c'est la force de la nature qui a pu effacer la trace de tout un village", s'émerveille Rached al-Ameri, un touriste local venu avec deux amis de la ville de Sour, à des centaines de kilomètres, pour découvrir le village ensablé. "Mais ce qui est plus étonnant c'est comment ce village, avec ses vieux murs, résiste à ces assauts", ajoute-t-il. Selon lui et d'anciens habitants, Wadi al-Murr pourrait facilement figurer dans les circuits touristiques d'Oman.  D'autant que le sultanat, qui dépend à 70% du pétrole, tente de diversifier son économie et développe notamment le tourisme. Oman a attiré trois millions de touristes en 2019, selon les statistiques officielles. Comme partout, le pays a toutefois vu son flux de touristes réduit comme une peau de chagrin l'année dernière à cause de la pandémie de nouveau coronavirus.                

    Relax News


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  • La résistante Noëlla Rouget, qui avait fait gracier son bourreau, est morte à 100 ans

    Quelques jours après Daniel Cordier, une autre résistante disparaît : Noëlla Rouget s'est éteinte à 100 ans, dimanche à Genève. Elle est notamment restée célèbre pour avoir demandé, et obtenu, la grâce de son bourreau, qui l'avait envoyée à Ravensbrück.

    Née en 1919 à Saumur, cette institutrice est entrée en résistance à 22 ans. Elle est devenue agente de liaison pour un mouvement gaullien « Honneur et patrie » puis pour un réseau crée par les services d'espionnage britanniques, rappelle France Bleu.

    Derrière sa déportation et la mort de son fiancé, un homme : Jacques Vasseur

    Noëlla Rouget est arrêtée en juin 1943, avec son fiancé, Adrien Tigeot. Celui-ci est torturé puis fusillé. Elle est déportée au camp de Ravensbrück, où elle reste quatorze mois. Elle survit à l'enfer concentrationnaire et se lie notamment avec Geneviève de Gaulle, la nièce du général, rappelle Le Monde.

    Derrière sa déportation et la mort de son fiancé, un seul homme : Jacques Vasseur.

    Auxiliaire de la Gestapo pendant l'Occupation, ce Français est responsable de plus de 310 déportations en seulement deux ans, dont 230 morts. Il est condamné à mort en 1965.

    Mais au nom de ses valeurs, Noëlla Rouget, opposée à la peine capitale, s'est battue pour que le responsable de toutes ces horreurs soit gracié. En 1966, l'ancienne résistante obtient la grâce de son bourreau auprès du général de Gaulle. La peine de mort de Jacques Vasseur est commuée en détention à perpétuité. Cette peine sera encore ramenée à 20 ans de prison par Georges Pompidou. Il a été libéré en 1984 et est mort en 2009.

    Le Parisien


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  • Pompéi : Les corps de deux victimes de l'éruption du Vésuve en 79 découverts et reconstitués

    Les deux dépouilles ont été découvertes dans une grande villa de la périphérie de Pompéi. La reconstitution s’est voulue la plus fidèle possible aux derniers instants de leur vie. Les restes de deux victimes de l’éruption de 79 après JC à Pompéi ont récemment été découverts. Leurs corps ont pu être reconstitués dans la position qu’ils avaient au moment de leur mort, a annoncé ce samedi le célèbre site archéologique italien dans un communiqué.

     

    Les deux squelettes ont été découverts au cours de recherches à environ 700 mètres au nord-ouest de Pompéi, dans une grande villa de la périphérie de la célèbre ville romaine.

    Ils se trouvaient dans un couloir de 2,20 mètres de large qui donnait accès à l’étage supérieur de la villa, là où les archéologues avaient détecté des cavités dans les couches de cendre durcie. En faisant couler du plâtre dans ces anfractuosités, selon la célèbre technique inventée par Giuseppe Fiorelli en 1867, ils ont pu reconstituer les corps dans leur position originelle.

    Deux corps, probablement ceux d’un esclave et de son propriétaire

    Les deux victimes ont probablement été surprises par l’éruption au moment où elles tentaient de fuir. La première, un jeune homme de 1,56 m portant une courte tunique qui devait avoir entre 18 et 25 ans, était probablement un esclave, comme le laissent penser plusieurs vertèbres tassées dues à des travaux physiques éprouvants. Sa tête penchée en arrière laisse voir ses dents et son crâne.

    La seconde victime a en revanche le visage tourné vers la terre, à un niveau plus bas que le reste du corps. Ses bras sont repliés avec les mains sur le torse, une position similaire à celles d’autres victimes retrouvées à Pompéi. Il s’agit d’un homme de 1,62 m, âgé de 30 à 40 ans, vêtu d’une tunique et d’un manteau et probablement le propriétaire du jeune esclave retrouvé à ses côtés.

    Pompéi, ensevelie par l’éruption du Vésuve en 79 après JC, est le deuxième site le plus visité d’Italie après le Colisée de Rome, avec près de quatre millions de visiteurs en 2019. Seul un tiers du site, qui s’étend actuellement sur 44 hectares non loin de Naples, a été mis au jour par les archéologues.

    20 Minutes


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  • Ce vendredi 20 novembre, à Cannes, Daniel Cordier est décédé à l'âge de 100 ans.

    Engagé par Jean Moulin comme secrétaire à Lyon parachuté en juillet 1942, quelques jours seulement après avoir été parachuté en France, alors qu'il n'avait que 22 ans, cet homme fraîchement Lieutenant par sa formation militaire a marqué son époque avant de devenir marchand d'art, critique, ou encore organisateur d'expositions et historien.

     

    Sur France 5, C à Vous lui a rendu un bel hommage en diffusant d'abord un extrait d'une interview de France 3 de 2018 pour le centenaire de la Première guerre mondiale : "Il (Jean Moulin, ndlr) m'a dit : "Mais pourquoi vous avez quitté la France en 1940 ?'. J'étais indigné ! J'ai dit : 'Mais parce que Pétain avait trahi, j'ai voulu me battre parce que j'ai voulu que la France gagne'".

    La chroniqueuse Émilie Tran Nguyen a ensuite cité Régis Debray pour décrire Daniel Cordier : "Il a tout fait pour ne pas être le grand homme qu’il est". Pierre Lescure a ensuite renchérit en retraçant son parcours : "Il avait 100 ans ! C'est magnifique, 100 ans pour une telle vie ! Il a été Compagnon de la Libération ensuite, il a été aussi galériste, il a été écrivain, il a écrit ce Alias Caracalla (paru en 2009, ndlr) qui est une merveille... On se souviendra de son rire, de son regard malicieux. Caracalla, c'était le surnom que lui avait donné un autre grand résistant, une autre grande figure du milieu du siècle dernier, Roger Vaillant, qui voulait souligner que cet homme 'tellement aimable avait aussi un esprit d'insoumission éternelle. Un honnête homme rare'.Télé 7 Jours vous propose de revoir cette séquence.

    télé 7 jours


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  •  Le petit macron se recueille devant la Croix de Lorraine

    Image prise chez mon ami  Stan/pauvrefrance (http://pauvrefrance.eklablog.com/)


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  • Quand tu as 14 ans commence la Première Guerre Mondiale et se termine quand tu as 18 ans avec un solde de 22 millions de morts.
    Peu de temps après, une pandémie mondiale, la grippe espagnole, tue 50 millions de personnes. Et tu es vivant et tu as 20 ans !...
    Quand tu as 29 ans, tu survis à la crise économique mondiale qui a commencé avec l'effondrement de la bourse de New York, provoquant l'inflation, le chômage et la famine. 
    Quand tu as 33 ans, les Nazis arrivent au pouvoir.  Quand tu as 39 ans commence la Seconde Guerre Mondiale et se termine quand tu as 45 ans avec un solde de 60 millions de morts. Dans l'Holocauste, 6 millions de Juifs meurent.
    Quand tu as 46 ans commence la guerre d'Indochine qui se terminera quand tu auras 54 ans. Suivi sans un instant de répit par la guerre d'Algérie jusqu''à tes 62 ans.
    Quand tu as 52 ans commence la guerre coréenne.
    Quand tu as 64 ans, la guerre du Vietnam commence et se termine quand tu as 75 ans.
    Que celui qui pense que la vie est difficile en 2020, pense à ceux qui sont nés en 1900 …. comment ils ont survécu à plusieurs guerres et catastrophes !!!...  

    Aujourd'hui, avec tout le confort, au milieu d'une nouvelle pandémie, certains se plaignent parce que pendant plusieurs semaines ils doivent rester confinés chez eux.
    mais n’ ont-ils pas l'électricité, le téléphone, internet , de la nourriture, de l'eau chaude et un toit sur leurs têtes.
    l'humanité a survécu à ces circonstances en 120 ans …..

    Aujourd'hui, a-t-on le droit de se plaindre parce qu'on doit porter des masques pour entrer dans les supermarchés ?  

     

    Pour nous qui somment vivants, un petit changement dans notre vie quotidienne( lavage des mains ++++,gestes barrières ,masques ) peut faire des miracles.  

    Continuons à faire tout ce qu'il faut pour nous protéger et nous entraider. ….. (en pensant particulièrement au personnel soignant ),  

    Si vous partagez la même opinion, aidez-moi à divulguer afin de faire réfléchir un peu ……  

    il faut nous serrer les coudes ,comme l’ont fait nos anciens …..


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONSOIR - 11 11 2020

     

    Passez une bonne soirée


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  • 11 Novembre : un hommage rendu à "Quinquin", résistant "mort pour la France" à l'âge de 6 ans

    © FAMILY HANDOUT, AFP Cette photo fournie par Alexandre Brémaud, le 9 novembre 2020, montre le plus jeune membre de la résistance française de la Seconde Guerre mondiale Marcel Pinte (à droite) également connu sous le nom de "Quinquin" avec un soldat non identifié .

    Considéré comme le plus jeune résistant de France, le petit Marcel Pinte, dit "Quinquin" portait des messages au maquis sous sa chemise, avant de mourir à l'âge de 6 ans en 1944. Il aura pour la première fois, mercredi, son nom gravé sur le monument aux morts d'Aixe-sur-Vienne en Haute-Vienne, près de Limoges.

    Il était considéré comme le plus jeune résistant de France. Marcel Pinte, dit "Quinquin", qui portait des messages au maquis sous sa chemise et "mort pour la France" en 1944 à l'âge de 6 ans, aura pour la première fois, mercredi 11 novembre, son nom gravé sur le monument aux morts d'Aixe-sur-Vienne (Haute-Vienne), près de Limoges.

    Une cérémonie rendra hommage au très jeune résistant grâce aux recherches et démarches récentes d'un membre de sa famille, Alexandre Brémaud, 28 ans. Avec Marc Pinte, 68 ans, un autre proche, il en raconte l'histoire que les Pinte, par "pudeur", évoquaient peu.

    En 1943, Eugène Pinte, père de Marcel, est le commandant "Athos", une figure de la résistance limousine qui aura à la Libération jusqu'à 1 200 combattants sous ses ordres. Il possède une couverture idéale : un emploi dans le centre de démobilisation à Limoges où les ouvriers revenant d'Allemagne "favorables à la Résistance" sont recrutés. 

    Des réunions clandestines dans la ferme

    L'ancien officier, "patriote" décrit comme un homme charismatique, "bénéficie de la complicité de son supérieur, passe très peu de temps dans son bureau, possède un véhicule, un laissez-passer, peut inventer de faux ordres de missions, a accès à des papiers officiels et peut ainsi procurer à qui en a besoin des fausses identités", explique Alexandre Brémaud. 

    Il forme dès 1941 son premier "corps franc" avec une quarantaine d'habitants résistants dans le hameau de la Gaubertie, où il loue une petite ferme avec sa famille. En 1942, des contacts sont établis avec l'Armée Secrète, puis début 1943 avec l'Organisation de résistance de l'Armée (ORA).

    Les Pinte, Eugène et Paule son épouse, leurs cinq enfants, vivent au rythme des réunions clandestines au sein même de la ferme. "Un endroit dissimulé, très difficile d'accès. Les chefs de maquis, le COPA (opérations aériennes), l'État-major de l'ORA, tout le monde trouve bien plus pratique et discret de se réunir à la Gaubertie [qu'à Limoges]".

    Des messages portés aux chefs de maquis

    Dans cette ambiance où vie de famille et résistance sont étroitement mêlées, Marcel, surnommé "Quinquin" en raison des origines nordistes de la famille, observe, fasciné, brûlant de participer. "Au départ, il a dû prendre ça pour un jeu. Mais il a vite compris que c'était risqué", poursuit Marc Pinte.

    Il se souvient du témoignage de son père, fils du commandant Athos. "Marcel avait le contact facile avec les adultes, passait du temps avec eux dans les bois, apprend les chants des maquisards. Tout le monde était surpris de le voir s'impliquer comme ça. Chez les Pinte, il était impossible de dormir la nuit, il y avait des mouvements perpétuels de gens, du remue-ménage toute la nuit, un parachutiste anglais caché dans le grenier, des allers et venues incessantes, des réunions régulières. Le gamin a été naturellement impliqué dans des missions à hauteur de son âge et de ses capacités", assure Marc Pinte. 

    "Il a surpris énormément de gens par son étonnante mémoire. Il portait des messages aux chefs de maquis en les cachant sous sa chemise, glanait des renseignements quand il partait en promenade ou à l'école, s'amusait avec une lampe électrique à faire du morse. C'était un garçon malin, intelligent à qui tout le monde faisait confiance, il comprenait tout du premier coup. Naturellement, il passait inaperçu, personne ne faisait attention à un gosse".

    Un hommage anglais pour le petit "Quinquin"

    Près de la Gaubertie, des parachutages sont organisés de nuit dont l'un, le 19 août 1944, au lendemain d'une bataille à Aixe. Ce jour-là, les résistants sont nombreux à être armés. Marcel a, comme toujours, suivi sa famille. Un tir de Sten, pistolet mitrailleur réputé sensible, se déclenche accidentellement. "Quinquin" s'écroule, touché de plusieurs balles. Un faux certificat de décès sera délivré par un médecin.

    "Le 21 août, quelques heures avant la Libération de Limoges, il est enterré avec les honneurs en présence de nombreux bataillons. Le cercueil est recouvert d'un drapeau tricolore." L'émotion est immense. Début septembre, des aviateurs anglais effectuent un dernier parachutage d'armes en utilisant des toiles noires, en hommage à Marcel. Eugène Pinte est mort en 1951, à 49 ans, enterré au côté de son fils au cimetière d'Aixe-sur-Vienne.

    France 24

    Excusez moi mais lisez l'article avant de commenter !!!


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  • Pétain, «grand soldat» : Macron rejoint de Gaulle, Mitterrand, Chirac et Sarkozy

    En qualifiant le maréchal Pétain de «grand soldat» pendant la Première guerre mondiale, le chef de l'État s'est attiré les critiques d'une partie de la classe politique. Pourtant, en ajoutant qu'il a «conduit à des choix funestes» pendant la Seconde guerre, il s'inscrit dans les pas de ses prédécesseurs.

    Le maréchal? Quel maréchal? Le héros de Verdun, en 1916? Ou le chef du gouvernement collaborationniste de Vichy, signataire du statut des juifs d'octobre 1940? Emmanuel Macron a refusé de choisir, mardi, en convoquant les deux dimensions de l'homme. «Le maréchal Pétain a été pendant la Première Guerre mondiale un grand soldat», même s'il a «conduit à des choix funestes pendant la Seconde», a déclaré le président de la République à Charleville-Mézières (Ardennes), l'une des étapes du périple mémoriel qui le conduira jusqu'à Paris, dimanche, cent ans après la fin de la Grande Guerre. Entendre le fossoyeur de la IIIème République, en 1940, qualifié de «grand soldat», a horripilé une partie des responsables politiques, à l'image de Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, le président de la République tient là un discours semblable à ceux de ses prédécesseurs.

    De Gaulle: «gloire» de Pétain malgré des «défaillances condamnables»

    Le général de Gaulle, chef de la France libre, n'a cessé de dénoncer pendant la Seconde Guerre mondiale ce qui reste à ses yeux l'erreur fondamentale de Pétain: l'armistice de 1940, c'est-à-dire «l'acceptation de la défaite et de la servitude». Malgré ce désaccord irréductible entre les deux hommes, de Gaulle ne négligera pas, une fois à l'Élysée, les faits d'armes du maréchal qu'il avait rejoint en 1912 au sein du 33e régiment d'Arras, pendant la Grande Guerre.

    «Si, par malheur, en d'autres temps, en l'extrême hiver de sa vie, au milieu d'évènements excessifs, l'usure de l'âge mena le maréchal Pétain à des défaillances condamnables, la gloire qu'il acquit à Verdun, qu'il avait acquise à Verdun vingt-cinq ans auparavant, et qu'il garda en conduisant ensuite l'armée française à la victoire, ne saurait être contestée ni méconnue par la patrie», déclare-t-il le 29 mai 1966 à Douaumont, à l'occasion du 50e anniversaire de la bataille de Verdun. Le 10 novembre 1968, cinquante ans après 1918, il fait déposer une gerbe sur la tombe de tous les généraux vainqueurs de la Grande Guerre, dont celle de Pétain, sur l'île d'Yeu, où le maréchal a fini sa vie en 1951.

    Mitterrand: «la gloire de Verdun» et «la honte de 1942»

    Le président socialiste François Mitterrand est le seul à avoir fait fleurir la sépulture de Philippe Pétain chaque 11 novembre, à partir de 1987 à 1992. «Nous sommes là devant un cas typique des contradictions de l'Histoire qui nous place à notre tour dans des contradictions qui ne sont pas vraiment supportables», explique-t-il le 22 novembre 1992 sur Radio J, interrogé sur le sujet après les révélations de la presse. «La gloire de Verdun, la gloire payée par beaucoup de sang et de drames, ne peut pas être oubliée, ni les anciens combattants, et d'autre part la honte de 1942 ne peut pas l'être davantage. Voilà une contradiction fondamentale.»

    Cette dualité fait écho aux deux engagements de François Mitterrand, vichyssois puis résistant, pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1942, après plus d'un an passé dans un camp de prisonniers en Allemagne, il a servi comme contractuel dans les services de prisonniers de l'administration de Vichy. C'est à ce titre qu'il a reçu la francisque, une distinction du régime. «Quand Pétain est arrivé au pouvoir, je pensais comme presque tout le monde qu'il pouvait protéger la France», a-t-il écrit dans ses Mémoires interrompus, publiés après ses deux septennats. «On avait le sentiment qu'il était antiallemand. C'était un vieillard d'allure magnifique. Verdun, dont le souvenir était proche, lui conférait une aura incroyable.» Mais au printemps 1943, le jeune François Mitterrand rompt avec Vichy et s'engage dans la Résistance clandestine.

    Chirac: le «vainqueur de Verdun» a fait «le choix funeste de l'armistice»

    À son arrivée à l'Élysée, en 1995, Jacques Chirac refuse de faire déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du Pétain. Sans pour autant passer sous silence le rôle du maréchal pendant la Grande Guerre. «Un homme a su prendre les décisions qui conduiront à la victoire. Il restera comme le vainqueur de Verdun. Cet homme, c'est Philippe Pétain», affirme-t-il dans son discours du 25 juin 2006, prononcé pour le 90e anniversaire de la bataille de Verdun. «Hélas, en juin 1940, le même homme, parvenu à l'hiver de sa vie, couvrira de sa gloire le choix funeste de l'armistice et le déshonneur de la collaboration.»

    Sarkozy: «couvert de gloire à Verdun» et «de honte à Vichy»

    Au détour d'une phrase, le président Nicolas Sarkozy a conjugué les deux aspects de la trajectoire de Philippe Pétain, lors du 66e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945. «Le 10 juillet, une assemblée parlementaire confiait les pleins pouvoirs à un vieux maréchal qui s'était couvert de gloire à Verdun et qui allait se couvrir de honte à Vichy», a-t-il déclaré à Port-Louis, le 8 mai 2011. Avant de qualifier cette décision de «forfaiture». Cinq ans après, François Hollande a commémoré les cent ans de la bataille de Verdun, sans jamais citer dans son allocution le nom du maréchal.

    Macron : «Pétain a été un grand soldat pendant la Première Guerre mondiale» - Regarder sur Figaro Live

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  • Sur la piste des Robinette, les aïeux français de Joe Biden

    Joe Biden a-t-il vraiment des racines françaises ? Une supposition qui s'appuie sur une partie de son patronyme, Joseph Robinette Biden pour l'état civil, un « middle-name » faisant référence à sa grand-mère paternelle, Mary Elizabeth Robinette. « C'est un nom français, a commenté un jour Joe Biden, visiblement fier de cette ascendance sur le Vieux Continent. Cela remonte à très longtemps. Il paraît que les Robinette sont venus avec La Fayette et ne sont jamais repartis? »

    Avoir un aïeul arrivé dans les valises de La Fayette pose évidemment un futur président : à la fin du XVIIIe siècle, le jeune officier royaliste fit la guerre aux côtés des insurgés américains contre les Anglais, prenant part à leur combat pour l'indépendance ? il a été fait général par Washington, le père fondateur de la jeune nation. Pour peu que ces Robinette aient participé à la naissance des États-Unis, il n'y a qu'un pas que Joe Biden s'est bien gardé de franchir, ne sachant pas vraiment, selon ses dires, si tout cela est bien exact?

    « Il fait bien de ne pas insister », écrit le spécialiste Jean-Louis Beaucarnot dans une étude publiée par La Revue française de généalogie. Selon lui, cette famille est arrivée un siècle plus tôt que La Fayette, avec Allen Robinette, un quaker anglais qui serait venu refaire sa vie en s'installant avec femme et enfants en Pennsylvanie, et ce, dès la fin du XVIIe siècle.

    Et avant ? C'est là où les pistes s'embrouillent? La première évoque des ancêtres huguenots français, sachant que le père de cet Allen Robinette aurait pu être originaire de Soissons. Mais les généalogistes britanniques penchent plutôt pour des ancêtres anglais, en remontant jusqu'à un John Robinette, né au XVe siècle? Ce qui n'exclut pas pour autant un lien avec la France, les mariages mixtes entre Anglais et Français étant très courants depuis la prise de pouvoir par Guillaume le Conquérant au XIe siècle ? 45 % de la population du centre et du sud-est de l'Angleterre a dans son ADN des ascendants français.

    Seigneurs du Moyen Âge

    Pour le généalogiste Jean-Louis Beaucarnot, Biden aurait plus sûrement des racines françaises via d'autres branches, notamment celle d'une certaine Jeanne de Montfort au-delà de la 20e génération, qui donnerait de lointains aïeux à Biden en région parisienne. « Des ancêtres qui n'avaient cependant rien de banlieusards, relève avec humour le spécialiste, pour être les anciens seigneurs de Montfort-l'Amaury, de Palaiseau, de Linas ou encore de Beaumont-en-Gâtinais? » Mais le généalogiste rappelle que le 46e président des États-Unis a surtout des racines américaines avec six de ses huit arrière-grands-parents nés dans les États de la côte est, les deux autres étant d'origine irlandaise?

    Avoir quelques gouttes de sang français dans ses veines est toujours de bon ton aux États-Unis, une façon de donner de l'éclat à son pedigree dans une société multiculturelle? Des recherches menées par les mormons avaient prouvé que le président Barack Obama avait ainsi plusieurs ancêtres français via sa mère, dont un certain Marin Duval, un huguenot nantais, né en 1625, qui avait fui les persécutions religieuses en se réfugiant en Angleterre, avant de partir pour le Maryland? Mais la plus connue des ascendances françaises liées à la Maison-Blanche reste celle de Jacky Kennedy, née Bouvier, qui comptait des ancêtres provençaux au XIXe siècle seulement. Son arrière-grand-père avait émigré du sud de la France pour s'établir comme ébéniste de luxe à Philadelphie, avant de faire fortune dans l'immobilier. Quand Mme Kennedy s'installa à la Maison-Blanche, elle apporta ce goût très sûr et cette classe so frenchy qui marquera les esprits de l'époque?

    Le Point


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - MERCREDI 11 11 2020

     

    Bonne journée


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  • Anniversaire de la mort de De Gaulle : Macron en visite à Colombey

    « Résilience et volonté. Cet esprit fut incarné par Charles de Gaulle, engagé pour la France dans les moments de douleurs comme dans ceux de gloires. Cet esprit est un héritage, celui de la France », a écrit sur Twitter Emmanuel Macron ce lundi matin. Un message publié 50 ans après la mort du général de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises, village de Haute-Marne où il s'était retiré et où se rend le président de la République ce lundi.

    Dans la vidéo jointe à son tweet, Emmanuel Macron souligne en voix off que de Gaulle avait une « confiance inébranlable dans le destin de la France », « nous dit que la France est forte quand elle se tient unie », et a incarné « cette force d'agir, cet esprit français ». À cause de l'épidémie du Covid-19, le cinquantenaire de la mort du général sera célébré sobrement, sans public, en présence seulement d'une trentaine de personnes, dont des membres de la famille de Gaulle. Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, est attendu à la mi-journée dans le bourg de 700 habitants où le général de Gaulle passait ses vacances et où il a vécu les derniers mois de sa vie, après son départ de l'Élysée en 1969.

    Le couple présidentiel se rendra d'abord à la Boisserie, la résidence familiale devenue en partie un musée. Puis il se recueillera sur la tombe blanche où Charles de Gaulle repose, aux côtés de son épouse Yvonne et de sa fille Anne, dans le cimetière qui jouxte l'église. Il participera ensuite à une cérémonie militaire devant la Croix de Lorraine, immense monument en granit rose de 43,50 m dominant les vignes environnantes, qui seront survolées par la patrouille de France. Aucun discours n'est prévu et la messe du souvenir qui se déroule chaque année a été annulée en raison de l'épidémie.

    « Chacun s'est approprié sa part »

    Après 1970, le « pèlerinage du 9 novembre » était devenu un rendez-vous incontournable pour les élus gaullistes. Les présidents Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy n'y ont pas dérogé, tandis que le socialiste François Hollande ne s'est rendu qu'à une reprise à Colombey durant son quinquennat. Pour Emmanuel Macron, ce second déplacement dans le village de Haute-Marne depuis son élection marque la fin des célébrations de l'année de Gaulle, organisée pour les anniversaires de sa naissance il y a 130 ans, de l'appel du 18 Juin il y a 80 ans et de sa mort.

    Elles lui ont donné l'occasion de se mettre dans les pas du fondateur de la Ve République, devenu aujourd'hui une figure tutélaire célébrée de l'extrême droite à l'extrême gauche, chacun revendiquant une partie de son héritage. « Chacun s'est approprié sa part, même les communistes. Tous ceux qui font référence à la politique du général de Gaulle respectent sa Constitution, celle de la Ve République », remarque son fils Philippe de Gaulle, âgé de 98 ans, interrogé par Paris Match. Pour l'Élysée, Charles de Gaulle « incarne avec force et vigueur l'esprit de la nation française : il a réussi à rassembler les Français pour qu'ils fassent preuve de résilience et de volonté face aux épreuves ».

    Figure d'une richesse inépuisable

    Autant de valeurs auxquelles fait appel, dans ses discours, Emmanuel Macron face aux « épreuves » actuelles que sont l'épidémie du Covid-19 et les attaques terroristes des dernières semaines. C'est dans cet esprit que le chef de l'État présidera aussi cette semaine les cérémonies de l'armistice du 11 novembre 1918, marquées par le centenaire de l'inhumation du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe et l'entrée au Panthéon de l'écrivain Maurice Genevoix, auteur de Ceux de 14 sur les combattants de la Grande Guerre.

    Cinquante ans après sa mort, Charles de Gaulle reste une figure d'une richesse inépuisable : une vingtaine de livres lui ont été consacrés depuis la rentrée, et la télévision multiplie les émissions, dont l'ambitieuse série De Gaulle, l'éclat et le secret, diffusée actuellement par France 3. « L'attraction qu'il exerce encore est incontestable : il suffit de regarder les sondages. Sa popularité en tant qu'homme du 18 Juin est sans équivalent dans l'histoire », souligne Éric Roussel, auteur de De Gaulle, monument français.

    Le Point


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  • Dans le cimetière de Normandie, à Colleville-sur-Mer, près de 10.000 Américains reposent. Tous sont morts pendant ou après le débarquement du 6 juin 1944. Il y a 76 ans, à l'aube, 6.939 navires ont débarqué 132.700 Américains et 20.000 véhicules sur les plages de Normandie.


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  • 76e anniversaire du Débarquement. Un 6-Juin commémoré en petits comités et sur le Net

    Ce samedi 6 juin 2020, la Normandie célèbre le 76e anniversaire du Débarquement allié. La commémoration du D-Day se déroulera, cette année, sous le coup des mesures sanitaires liées à la pandémie de coronavirus. De nombreuses manifestations ont dû être annulées. Suivez avec nous cette journée spéciale.

    Soixante-seize ans jour pour jour après le Débarquement des Alliés, la Normandie commémore, ce samedi 6 juin 2020, la plus grande opération militaire de l’histoire.

     

    Mais en raison des mesures sanitaires prises à cause de l’épidémie de coronavirus, la plupart des grands rassemblements populaires ont été annulés, et les commémorations se résumeront cette année à des cérémonies en petit comité.

    Contrairement à l’anniversaire du 75e, où chefs d’États du monde entiervétérans et plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient assisté aux cérémonies dans le Calvados et dans la Manche.

    Toutefois, de nombreux acteurs fidèles de ces commémorations se sont mobilisés pour faire vivre le devoir de mémoire en direct sur le web, et les réseaux sociaux.

    Suivez avec nous cette journée spéciale !


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  • Normandie : le dernier soldat de la France libre, Claude André, est décédé

    Engagé à 15 ans dans la Résistance au début de la Seconde Guerre mondiale, le soldat de la France libre est décédé chez lui à Caen à l’âge de 95 ans.

    L’anecdote prête à sourire. Le 8 mai 1945, jour de l’Armistice, Claude André « avait pris une bonne cuite », comme il l’avait confié au journaliste de France Bleu Jean-Baptiste Marie, le 8 mai 2019, 75 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce « sacré monsieur », engagé dans la Résistance dès ses 15 ans, soldat de la France libre, est décédé le 3 mars à l’âge de 95 ans.

     

    Né en 1924, il avait rejoint un réseau de résistants à Caen (Normandie) dès le début de la guerre. « En 1942, il a vu une affiche qui appelait à s’engager dans la Marine nationale. Et il s’est retrouvé mobilisé en Afrique du Nord », raconte Jacqueline Baruffolo, vice-présidente de l’association Fidélité gaulliste de Basse-Normandie, à laquelle adhérait le combattant.

    Mais le jeune Caennais avait quelque chose de bien précis en tête : « Rejoindre le général de Gaulle en Angleterre. » Il s’embarque alors clandestinement dans un navire des forces françaises libres stationné à Alger et rallie la Grande-Bretagne. Le Normand devient déserteur aux yeux du régime de Vichy, qui le condamne à mort.

    Sa famille décimée en 1944

    Formé à la marine à Portsmouth, Claude André est missionné sur des corvettes pour escorter des convois marchands entre l’Angleterre et Terre-Neuve. « Il a appris à avoir l’oreille pour repérer les sous-marins », glisse Jacqueline Baruffolo. Ses talents seront déterminants début 1943 : « Il a détecté un bâtiment ennemi, que la corvette a pu torpiller avant qu’il ne fasse des dégâts. »

    De retour à Caen en novembre 1944, Claude André retrouve sa mère, qui lui apprend la mort de son père et de son frère dans les bombardements du 6 juin 1944. « Ma famille a payé cher, mais bon, la France a été libérée », déclarait-il à France Bleu en mai 2019. Après le conflit, le soldat se fait discret sur ses faits d’armes. Il s’investit dans le sport, devenant dirigeant d’un club de tennis caennais pendant 30 ans, ou encore directeur sportif adjoint du Caen Basket Calvados.

    Un déclic va bousculer ses dernières années, explique la vice-présidente de Fidélité gaulliste de Basse-Normandie : « Il a rencontré un autre ancien de la France libre il y a six ou sept ans. C’est à partir de ce moment qu’il a décidé de témoigner de son expérience. »

    Un témoignage pour les jeunes générations

    Dès lors, Claude André « se montre beaucoup plus dans les cérémonies » et « partage son histoire avec les enfants, qui lui posaient beaucoup de questions ». Il rejoint l’association gaulliste en 2016. Jacqueline Baruffolo découvre « un homme attachant, très gentil et respectueux ». Elle loue son humilité et son sens de l’humour : « Il était charmant et charmeur. A nos assemblées générales, il demandait en souriant qu’on place une femme à ses côtés. »

    Pendant les commémorations des 75 ans du D-Day en juin, il avait longuement discuté avec Emmanuel Macron lors de la cérémonie à la prison de Caen. L’homme tenait à ce que « [son] témoignage serve aux jeunes générations ».

    Touché par la maladie depuis quelques semaines, il avait confié à Jacqueline Baruffolo « vouloir partir tranquillement ». « Je l’ai eu au téléphone il y a 15 jours. Il ne souffrait pas et restait amusant et passionnant. » Le 3 mars, Caen a perdu son dernier soldat de la France libre.

    Le Parisien


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