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  • Normandie : le dernier soldat de la France libre, Claude André, est décédé

    Engagé à 15 ans dans la Résistance au début de la Seconde Guerre mondiale, le soldat de la France libre est décédé chez lui à Caen à l’âge de 95 ans.

    L’anecdote prête à sourire. Le 8 mai 1945, jour de l’Armistice, Claude André « avait pris une bonne cuite », comme il l’avait confié au journaliste de France Bleu Jean-Baptiste Marie, le 8 mai 2019, 75 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce « sacré monsieur », engagé dans la Résistance dès ses 15 ans, soldat de la France libre, est décédé le 3 mars à l’âge de 95 ans.

     

    Né en 1924, il avait rejoint un réseau de résistants à Caen (Normandie) dès le début de la guerre. « En 1942, il a vu une affiche qui appelait à s’engager dans la Marine nationale. Et il s’est retrouvé mobilisé en Afrique du Nord », raconte Jacqueline Baruffolo, vice-présidente de l’association Fidélité gaulliste de Basse-Normandie, à laquelle adhérait le combattant.

    Mais le jeune Caennais avait quelque chose de bien précis en tête : « Rejoindre le général de Gaulle en Angleterre. » Il s’embarque alors clandestinement dans un navire des forces françaises libres stationné à Alger et rallie la Grande-Bretagne. Le Normand devient déserteur aux yeux du régime de Vichy, qui le condamne à mort.

    Sa famille décimée en 1944

    Formé à la marine à Portsmouth, Claude André est missionné sur des corvettes pour escorter des convois marchands entre l’Angleterre et Terre-Neuve. « Il a appris à avoir l’oreille pour repérer les sous-marins », glisse Jacqueline Baruffolo. Ses talents seront déterminants début 1943 : « Il a détecté un bâtiment ennemi, que la corvette a pu torpiller avant qu’il ne fasse des dégâts. »

    De retour à Caen en novembre 1944, Claude André retrouve sa mère, qui lui apprend la mort de son père et de son frère dans les bombardements du 6 juin 1944. « Ma famille a payé cher, mais bon, la France a été libérée », déclarait-il à France Bleu en mai 2019. Après le conflit, le soldat se fait discret sur ses faits d’armes. Il s’investit dans le sport, devenant dirigeant d’un club de tennis caennais pendant 30 ans, ou encore directeur sportif adjoint du Caen Basket Calvados.

    Un déclic va bousculer ses dernières années, explique la vice-présidente de Fidélité gaulliste de Basse-Normandie : « Il a rencontré un autre ancien de la France libre il y a six ou sept ans. C’est à partir de ce moment qu’il a décidé de témoigner de son expérience. »

    Un témoignage pour les jeunes générations

    Dès lors, Claude André « se montre beaucoup plus dans les cérémonies » et « partage son histoire avec les enfants, qui lui posaient beaucoup de questions ». Il rejoint l’association gaulliste en 2016. Jacqueline Baruffolo découvre « un homme attachant, très gentil et respectueux ». Elle loue son humilité et son sens de l’humour : « Il était charmant et charmeur. A nos assemblées générales, il demandait en souriant qu’on place une femme à ses côtés. »

    Pendant les commémorations des 75 ans du D-Day en juin, il avait longuement discuté avec Emmanuel Macron lors de la cérémonie à la prison de Caen. L’homme tenait à ce que « [son] témoignage serve aux jeunes générations ».

    Touché par la maladie depuis quelques semaines, il avait confié à Jacqueline Baruffolo « vouloir partir tranquillement ». « Je l’ai eu au téléphone il y a 15 jours. Il ne souffrait pas et restait amusant et passionnant. » Le 3 mars, Caen a perdu son dernier soldat de la France libre.

    Le Parisien


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  • Lille : Comment enseigner la Shoah face au négationnisme de certains élèves

    © Mémorial de la Shoah Le Mur des enfants du Mémorial de la Shoah, à Paris

    Face aux théories négationnistes, des professeurs ont été formés à un enseignement plus pointu du génocide des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/lille-comment-enseigner-la-shoah-face-au-n%c3%a9gationnisme-de-certains-%c3%a9l%c3%a8ves/ar-BBYOE72?ocid=PerDHP


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  • Débarquement du 6 juin 1944 : mort d’un des derniers survivants français du commando Kieffer

    Jean Morel (à droite), en compagnie des deux autres survivants du commando Kieffer Rene Rossey et Leon Gautier, lors d’une cérémonie à Ouistreham, le 5 juin 2014. AFP/Ludovic Marin

    Il avait l'habitude, avec les quelques autres survivants du commando Kieffer, de participer régulièrement aux cérémonies de commémoration du débarquement du 6 juin 1944.

    Jean Morel, l'un des trois rescapés toujours en vie de ce groupe de 177 fusiliers marins Français qui débarqua en Normandie peu avant la fin de la Seconde Guerre mondiale, vient de s'éteindre à l'âge de 97 ans.

    « Nous lui devons tellement. Toutes mes condoléances à sa famille et à ses proches », s'est émue dimanche soir sur Twitter la secrétaire d'Etat auprès de la ministre des Armées, Geneviève Darrieussecq.

    Selon sa biographie très détaillée publiée sur le site « Parcours de vie dans la Royale » - géré par l'officier de marine réserviste Jean-Christophe Rouxel et rassemblant au total des photos de plus de 20 000 soldats -, Jean Morel est décédé dans la nuit du 22 au 23 novembre, à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). C'est dans cette ville bretonne, plus précisément dans le quartier de Rochebonne, que l'ancien fusilier marin profitait de sa retraite.

    Gravement blessé après le débarquement

    Jean Morel, né le 27 septembre 1922 à Paris, avait rejoint les Forces françaises libres du Général de Gaulle outre-Manche après la capitulation française. Il était âgé d'à peine 21 ans quand il a débarqué sur les plages françaises, le 6 juin 1944. Gravement blessé à la jambe et au ventre peu après avoir posé le pied sur le sol français, entre Ouistreham et Bavent, le marin avait été rapatrié en Angleterre et ne revint en France qu'après la victoire des Alliés.

    « Il était le plus représentatif des survivants du commando, car il a connu son histoire depuis les débuts [en 1942, NDLR]. Il fait partie des dix premiers soldats que Kieffer à recrutés », souligne auprès du Parisien l'historien Benjamin Massieu, auteur d'une biographie de Philippe Kieffer publiée en 2013. « On le surnommait P'tit Jean. C'était quelqu'un de très sympathique, discret, et humble. Le plus fou est que sa femme n'a eu pendant longtemps aucune idée de son passé », poursuit le spécialiste.

    Le militaire français avait été multidécoré après la Guerre, recevant notamment les insignes de Chevalier de la Légion d'honneur. En juin dernier, dans la revue de la Marine nationale Cols bleus, il donnait ce conseil à tous les aspirants marins : « Être aussi courageux que nous l'avons été et se battre pour la liberté de notre pays. »

    Seuls Léon Gautier et Hubert Faure sont désormais toujours en vie, parmi les 177 héros français. Benjamin Massieu raconte d'ailleurs que Léon Gauthier et Jean Morel se sont retrouvés par hasard en Normandie, en 1983.

    Si de nombreuses photos de Jean Morel existent, ce n'est pas le cas pour l'un des 176 autres membres du commando Kieffer, Émile Renault. Jean-Christophe Rouxel nous confiait en avril dernier être parti en quête de clichés de celui dont personne n'est parvenu à mettre un visage sur le nom. « Je bute sur ce dernier soldat, c'est d'autant plus frustrant que j'ai retrouvé une de ses petites-nièces, qui est une amie et voisine de ma famille dans un village des Côtes-d'Armor ! », souriait-il.

    Le Parisien 


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  • Le chapeau d’Hitler donné à une fondation juive après une vente aux enchères controversée

    Un homme d’affaires libanais, installé en Suisse, va offrir à une fondation israélienne un chapeau haut de forme et d’autres objets ayant appartenu à Adolf Hitler. Il défend une démarche totalement « apolitique et neutre ».

    Abdallah Chatila, qui a fait fortune dans les diamants et l’immobilier, a remporté ces objets lors d’une vente aux enchères controversée à Munich (Allemagne). Il a « souhaité acheter ces objets pour qu’ils ne soient pas utilisés à des fins de propagande néonazie », a-t-il déclaré au Matin Dimanche.

    Garder la mémoire collective et lutter contre les néonazis

    « Dans un monde cynique, un tel acte de gentillesse, de générosité et de solidarité nous a bouleversés », a déclaré le rabbin Menachem Margolin, président de l’Association juive européenne, dans un communiqué diffusé ce dimanche. Lors de la vente, organisée ce mercredi, l’homme d’affaires a déboursé 545.000 euros pour dix lots.

    Outre le chapeau d’Hitler, Abdallah Chatila a acheté sa boîte à cigares, sa machine à écrire et une édition de luxe de Mein Kampf ayant appartenu au dirigeant nazi Hermann Goering. « Le populisme d’extrême droite et l’antisémitisme sont en train d’avancer dans toute l’Europe et dans le monde », a-t-il déclaré. Selon lui, « il faudrait brûler » ces reliques, mais « les historiens pensent qu’il faut les garder pour la mémoire collective ».

    La vente aux enchères avait suscité un tollé en Allemagne, notamment dans la communauté juive. Le rabbin Margolin avait rappelé que l’Allemagne était en « tête en Europe pour ce qui concerne le nombre d’incidents antisémites signalés » et réclamé que les maisons d’enchères soient obligées de divulguer les noms d’acheteurs d’objets nazis pour être surveillés.

    20 Minutes


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  • Intéressant de voir l'évolution des bains de mer (Mettre en grand écran)


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  • Affaire "Macron" !!! L'indignité absolue ...

    Emmanuel MACRON insulte les PIEDS-NOIRS et ignore les HARKIS.
    En digne héritier des porteurs de valises des tueurs du FLN , le chouchou friqué des médias français passe sous silence le génocide des Harkis et le massacre et les enlèvements des Pieds-Noirs. Il salit même au passage son propre pays qu'il accuse d'avoir commis en Algérie un crime contre l'humanité pour l'avoir colonisé... Cette colonisation étant pour lui UN ACTE de BARBARIE !!!
    Pire pour les PIEDS-NOIRS qu'il accuse, ni plus ni moins, d'avoir été ...des CRIMINELS !!!
    Les PN, dit ce charlatan, ont une autre vision de la colonisation...
    (elle nie les crimes qui ont été commis. Je ne m'y retrouve pas. Mais, en même temps, on ne peut leur dire, vous n'avez rien été,
    VOUS ÉTIEZ SIMPLEMENT DES CRIMINELS...)
    Ce Monsieur est un véritable ignare concernant l'histoire de son pays. Je lui conseille de revoir cette histoire qu'il confond probablement avec celle des USA et l'extermination des indiens.
    La France n'a pas colonisé l'Algérie, Monsieur MACRON, elle l'a créée. (C'est même Ferrat Abbas, premier président de la République algérienne qui l'a dit) En 1830, les Français sont venus à Alger détruire les repaires barbaresques ottomans qui pillaient la Méditerranée, libérer les esclaves Chrétiens et, finalement affranchir du joug turc les tribus arabes et berbères opprimées.
    Faut-il vous rappeler, Monsieur MACRON, qu'en 1830 les populations étaient sous développées, soumises aux épidémies et au paludisme et qu'à l'inverse des massacres arménien par les Turcs, amérindien par les Américains, aborigène par les Anglais et romano-berbère par les Arabes entre l'an 700 et 1500, la France a soigné en ALGÉRIE grâce à ses médecins, amenant la population de moins d'un million en 1830 à dix millions en 1962 !!!
    Faut-il vous rappeler, Monsieur MACRON que la France a respecté la langue arabe, l'imposant même au détriment du berbère, du tamashek et autres dialectes et a respecté la religion musulmane;
    Faut-il vous rappeler, Monsieur MACRON, qu'en 1962, la France a laissé en Algérie une agriculture riche, des usines, des barrages, des mines, du pétrole, du gaz, des ports, des aéroports, un réseau routier et ferré, des écoles, un institut Pasteur, des hôpitaux, la poste et une université;
    Faut-il vous rappeler, Monsieur MACRON, que les PIEDS-NOIRS ont asséché les marécages palustres de la Mitidja, y laissant de nombreux morts pour en faire la plaine la plus fertile d'Algérie, un grenier à fruits et légumes, transformée depuis leur départ en zone de friche;
    Faut-il enfin vous rappeler, Monsieur MACRON qu'un million cinq cent mille PIEDS-NOIRS et HARKIS ont dû quitter l'Algérie en 1962, abandonnant leurs biens pour ne pas être assassinés et que vos amis du FLN algérien se sont rendus coupables à partir du 19 Mars 1962 d'un véritable génocide sur ces malheureuses populations abandonnées par le gouvernement français de l'époque et son chef Charles DE GAULLE.
    Monsieur MACRON, nous HARKIS et PIEDS-NOIRS, nous vous demandons des EXCUSES PUBLIQUES pour vos insultes.

    ‎Clo Ruis facebook


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONSOIR - 11 11 2019

     

    Bonne soirée


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  • 11 novembre : Emmanuel Macron va inaugurer un monument pour les soldats tués en opérations extérieures

    Le président de la République doit inaugurer lundi dans le parc André-Citroën, à Paris, un monument rendant hommage aux 549 militaires tués en opérations extérieures depuis 1963.

    Une sculpture de bronze pour rendre hommage à leur sacrifice. Lundi, à 15 heures, dans le cadre des commémorations du 11 novembre, le président de la République Emmanuel Macron doit inaugurer à Paris un monument honorant les 549 militaires morts pour la France en opérations extérieures depuis 1963.

    Installé dans un espace du parc André-Citroën, dans le XIe arrondissement, le monument était très attendu par la communauté militaire et par les familles. Parmi ces dernières, Sandrine, qui sera présente pour l'inauguration avec ses deux garçons de 8 et 15 ans. Pour cette mère de famille qui a perdu son mari Sébastien Vermeil, tué en 2011 dans un attentat suicide en Afghanistan, le mémorial est la preuve aux yeux des Français que son compagnon "n'est pas mort pour rien". "Ce mémorial, c'est leur rendre hommage et aussi laisser une trace dans l'histoire", explique-t-elle au micro d'Europe 1. "C'est aussi expliquer à mes enfants que leur papa s'est battu pour les valeurs, pour la France, pour notre sécurité face au terrorisme". 

    "Créer un lieu de mémoire sans barrière"

    Le vœux de Sandrine est en partie exaucé par l'emplacement du mémorial, situé dans un lieu accessible à tous et volontairement ouvert. "L'idée était de rester dans le cadre de l'espace public et de créer un lieu de mémoire sans porte, sans barrière, sans clôture physique, qu'on arrive à créer ce lieu de recueillement", confirme à Europe 1 l'architecte-paysagiste Benjamin Doré. 

    Au total, il aura fallu huit longues années pour que le monument voit le jour. La sculpture de bronze représente six soldats dont une femme portant à l'épaule un cercueil invisible. Tout autour, est bâti un petit mur où sont inscrits, à la feuille d'or, les 549 noms des soldats morts depuis 1963 pour la France sur sept théâtres d'opération, dont 141 au Liban, 129 au Tchad, 85 en Afghanistan et 78 en ex-Yougoslavie. Le dernier nom inscrit sur ce mur est celui du brigadier-chef Ronan Pointeau, tué le 2 novembre au Mali, où sont déjà morts 23 soldats.

    Europe 1


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - LUNDI 11 11 2019

    CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - LUNDI 11 11 2019

     

     

    Bonne journée  et excellente semaine


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONSOIR - 06 11 2019

     

    Passez une bonne soirée


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  • Yvette Lundy, grande figure de la résistance, est morte à 103 ans

    Yvette Lundy s'est éteinte dans sa maison de retraite marnaise d'Epernay ce dimanche, à l'âge de 103 ans. Près de huit décennies en arrière, elle avait eu le courage d'opposer sa résistance à l'occupant allemand et avait supporté des mois de déportation en camp de concentration.

    Ni la guerre, ni la férocité de l'occupant allemand et de ses affidés, ni même les camps de concentration n'avaient eu raison d'Yvette Lundy.  Seul l'âge s'en est chargé, l'emportant ce dimanche à 103 ans, comme l'a signalé France Bleu Champagne retraçant aussi sa vie. Morte dans sa maison de retraite d'Epernay dans la Marne, non loin du village d'Oger où elle était née le 22 avril 1916, au milieu des champs et des coteaux où ses parents agriculteurs s'échinaient. L'endroit, où son père et sa mère avaient décidé de s'installer au début de la Première guerre mondiale, se trouve à un jet de pierre de Reims, une trentaine de kilomètres au sud, à un rien donc des combats et des bombardements qui laissèrent en 1918 un amas de ruines en lieu et place de la ville des sacres.

     

    C'est pourtant là qu'Yvette Lundy se forme quelques années plus tard au métier d'institutrice, l'une des rares professions intellectuelles que pouvaient rêver d'exercer les femmes issues des classes populaires à l'époque. L'instruction publique envoie bientôt la jeune enseignante à Suippes puis à Gionges, deux petites bourgades marnaises. Dans cette affectation, elle fait la leçon à une petite classe, unique, d'une dizaine d'élèves. La guerre la surprend là.

    "Aujourd'hui encore" 

    Bientôt, elle entre en résistance contre les nazis. Elle met en effet à profit sa place de secrétaire de mairie, dont elle s'acquitte parallèlement à ses cours, pour fabriquer de faux papiers et de fausses cartes d'alimentation, destinés entre autres à des soldats français échappés aux mains allemandes, à des réfractaires au Service du Travail Obligatoire (le fameux S.T.O. qui envoie alors dans les chantiers, les usines et les fermes du "IIIe Reich" les jeunes Français), ainsi qu'à une famille juive. Elle héberge même de temps en temps une personne en délicatesse avec les maîtres du moment.

    En juin 1944, certes, les alliés sont encore loin des vignobles champenois mais ils progressent déjà dans le bocage normand. Mais Yvette Lundy ne les verra pas délivrer Reims et ses environs. Le 19 juin, trois hommes en civil débarquent dans sa classe, la braquent devant ses petits élèves avec leurs revolvers et l'emmènent au siège de la Gestapo à Châlons-sur-Marne. Puis, on la transfère à Paris. Le 18 juillet 1944, mois d'un mois après son interpellation sauvage en pleine classe, on la pousse dans un train stationné à la Gare de l'Est.

    "On nous a conduit voie n°1. Aujourd'hui encore, quand je suis dans la gare, je lui tourne le dos", a-t-elle raconté au micro de France Bleu bien plus tard. 

    Grand officier 

    Elle est d'abord détenue au camp de Neue Bremm, près de Sarrebruck, puis elle connaît les tristement célèbres Ravensbrück et Buchenwald. "On nous donne un numéro, on n’a plus d’identité. On se sent tout nu. C’est terrible!" se souviendra-t-elle. Les soldats de l'Union soviétique la sortent de son cauchemar en même temps que de ce dernier camp le 21 avril 1945. 

    Revenue à l'enseignement, elle commence à parler de son expérience aux jeunes Français une quinzaine d'années après qu'elle eut pris fin. Elle n'arrêtera plus, publiant son témoignage en 2011 dans le livre Le fil de l'araignée, comme le rappelle ici le site de L'Union.

    Yvette Lundy avait le grade de grand officier dans l'ordre de la légion d'honneur.

    BFM.TV


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  • La ville de Vichy en a marre de l’amalgame avec le régime de Pétain

    Après l’évocation des "heures sombres de Vichy" sur les réseaux sociaux du président de la République, le maire de la ville veut mettre fin aux amalgames dont est victime sa commune.

    "Monsieur le Président, Les Vichyssoises et les Vichyssois ne supportent plus l’amalgame entre le régime de Pétain et notre ville. Afin de vous faire découvrir nos 2.000 ans d’histoire, nous vous invitons à Vichy". Ce message a été adressé au président de la République, via l’envoi d’une carte postale, par le maire de cette commune de l’Allier. La carte, qui représente une affiche de l’exposition "Il était une fois la Reine des Villes d’eaux", a pour but d’interpeller Emmanuel Macron, après son message évoquant "les heures sombres de Vichy". La phrase a été postée le 15 août dernier sur les comptes Twitter et Facebook du président, et prononcée à l’occasion des cérémonies du 75e anniversaire du débarquement en Provence, explique France bleu Allier.

    Une publication qui a fait bondir le maire de la commune, Frédéric Aguilera. L’élu dénonce ainsi les raccourcis faits entre sa ville et le régime du maréchal Pétain. Il a décidé d’inviter le président de la République dans sa commune pour "réhabiliter notre mémoire et rappeler que VICHY est, avant tout, la Reine des Villes d’eaux". La carte postale a été envoyée, sans timbre, à l’Élysée. Elle a également été éditée à 2.000 exemplaires et mise à disposition du public dans les locaux de la mairie.

    Comprendre les conséquences

    Selon l’élu, en évoquant le "régime de Vichy", le président alimente "un amalgame qui salit l’image de la ville". Il invite ainsi Emmanuel Macron à "comprendre les conséquences de ce raccourci" dans une "main tendue". Interrogé par La Montagne, Frédéric Aguilera explique : "En faisant cela, on dédouane l’État français. Sans volonté de polémiquer, il est important pour nous qu’il y ait une prise de conscience là-dessus. J’ai écrit personnellement au président. On serait enchanté de l’accueillir".

     

    Ce n’est pas la première fois que le maire de la commune s’adresse par courrier à Emmanuel Macron, rappelle le quotidien régional. Au printemps dernier, l’édile avait déjà envoyé une lettre au président de la République pour dénoncer l’hommage rendu par le chef de l’État aux "héros" qui ont résisté à "l’occupant nazi et à ses complices de Vichy".

    Capital


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  • Massacre d'Ascq : l'ancien SS qui n'a "aucun regret" rattrapé par la justice à 96 ans !!!

    LIEN article : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/massacre-dascq-lancien-ss-qui-na-aucun-regret-rattrap%c3%a9-par-la-justice/ar-AAENAjN?li=BBoJIji&ocid=PerDHP

     

    Fin de l'article : En raison du grand âge, 96 ans,  de l'ancien SS, des expertises médicales devront encore être réalisées pour attester de sa capacité à être jugé, condition pour qu'un procès ait lieu. Malgré sa condamnation après la Guerre, Karl Münter n'a jamais été emprisonné. Il a vécu dans le nord-ouest de l'Allemagne où il travaillait à la Poste. L'équipe d'ARD qui avait réalisé cette interview a affirmé l'avoir retrouvé alors qu'il participait à une réunion de néo-nazis !!!

     

    Il a passé sa vie tranquille comme beaucoup d'ailleurs.

    C'est écoeurant !


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  • En Irak, un ancien palais vieux de 3400 ans découvert après une sécheresse

    Des archéologues allemands et kurdes ont mis au jour au Kurdistan irakien un palais vieux de plus de 3400 ans, jusque-là immergé, après une forte période de sécheresse dans la région à l'automne 2018.

    Une forte sécheresse a eu des conséquences inattendues en Irak. En automne 2018, dans le Kurdistan irakien, des archéologues allemands de l’université de Tübingen et kurdes de l’Organisation d’archéologie du Kurdistan ont ainsi mis au jour les ruines d'un palais vieux de plus de 3400 ans, jusque-là immergé.

    Situé à Kemune, sur les rives orientales du Tigre, le bâtiment date de l'âge de bronze, au moment où l'empire Mittani dominait le nord de la Mésopotamie et la Syrie, entre le XVe et le XIVe siècle avant J.-C.. Ce royaume est l'un des moins connus du Proche-Orient, souligne un communiqué, diffusé fin juin, de l'équipe qui a découvert le site.

    "Cette découverte archéologique est l'une des plus importantes réalisées dans le région depuis ces dernières décennies et illustre le succès de la coopération kurde-allemande", se félicite l’archéologue Hasan Ahmed Qasim dans ce communiqué.

    Dix tablettes retrouvées

    Le site de Kemune avait déjà été découvert en 2010, au moment où le niveau de l'eau avait baissé. "Une tablette d'argile et des restes de peintures murales bleues et rouges avaient été trouvées, mais nous n'avions pas pu creuser", explique Hasan Ahmed Qasim. La zone est immergée depuis les années 1980 en raison de la construction d'un barrage. 

    Le palace atteint une hauteur de 7 mètres. Plusieurs pièces ont été identifiées et huit d'entre elles ont pu être en partie mises au jour. Dix tablettes d'argile de l'empire Mittani ont été découvertes et sont en train d'être traduites et étudiées. Elles pourraient permettre d'obtenir de nouvelles informations sur la politique, l'économie et l'histoire de ce royaume méconnu.

    BFM.TV


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  • Au Canada, des femmes autochtones sont tuées dans l'indifférence quasi générale

    © Fournis par SLATE Des danseuses se produisent lors de la cérémonie marquant la fin de l'Enquête nationale consacrée aux femmes et aux filles autochtones disparues ou assassinées au Canada, le 3 juin 2019 au Musée candien de l'histoire à Gatineau (Québec). | Andrew Meade / AFP

    Après deux ans et demi d'enquête, une commission a publié son rapport sur la disparition et la mort de milliers d'Amérindiennes canadiennes.

    «Comme de nombreux témoins l'ont exprimé, ce pays est en guerre et les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA [acronyme englobant les identités suivantes: bispirituel·le (deux esprits), lesbienne, gay, bisexuel·le, trans, queer, en questionnement, intersexe et asexuel·le, nda] autochtones sont en état de siège.»

    Cette citation n'est inspirée ni par une autre époque, ni par un régime autoritaire, elle est extraite du rapport d'une Commission d'enquête nationale consacrée aux femmes et aux filles autochtones disparues ou assassinées au Canada, rendu public le 3 juin.

    Le problème est peu connu en dehors des frontières canadiennes, il est pourtant de taille. Entre 1980 et 2012, selon les chiffres de la Gendarmerie royale du Canada, 1.181 cas de meurtres et de disparitions d'Amérindiennes canadiennes ont été déclarés à la police. Proportionnellement, c'est comme si 55.000 Françaises avaient été assassinées ou s'étaient volatilisées, dans l'indifférence quasi générale.

    Aujourd'hui, les femmes autochtones –c'est-à-dire les Premières Nations, les Métis et les Inuits– représentent 24% des victimes d'homicides alors qu'elles ne constituent que 4% de la population féminine du Canada. En clair, elles sont 12 fois plus susceptibles d'être assassinées ou portées disparues que toute autre femme au Canada, et 16 fois plus que les femmes blanches.

    Dès sa publication, le rapport, intitulé Réclamer notre pouvoir et notre place, a suscité une vague de polémiques. En cause, l'utilisation par le document du terme «génocide», martelé 122 fois aux côtés des mots «colonisation», «meurtre» et «viol». «Exclure ces mots crus du rapport équivaut à nier les vérités des familles, des survivantes, des travailleurs de première ligne et des responsables d'organisations locales», assure la Commissaire en chef de l'enquête, Marion Buller.

    Le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, s'est montré frileux à l'idée de reprendre ce terme à son compte, préférant plutôt parler de «génocide culturel». Pour Renée Dupuis, sénatrice indépendante et avocate qui a présidé la Commission des revendications particulières des Indiens de 2003 à 2009, «il ne faut pas utiliser ce terme pour éviter de lire le rapport».

    Pourtant, la tentation est grande pour certaines personnes, tant la question autochtone provoque de longue date des crispations dans le pays –passé colonial oblige. Selon l'enquête, c'est justement dans ce passé qu'il faut rechercher les causes des violences faites aux femmes.

    Le traumatisme des pensionnats autochtones

    Catherine Flynn, professeure associée à l'Université du Québec à Rimouski qui a travaillé sur les violences faites aux femmes autochtones, le confirme: «Il est impossible d'en parler sans aborder le contexte colonialiste dans lequel les femmes ont vécu et continuent de vivre, notamment avec les écoles résidentielles.»

    Les écoles résidentielles, ce sont les pensionnats autochtones, des écoles religieuses financées par l'État, créées pour assimiler les enfants autochtones dans la culture eurocanadienne [canadienne d'ascendance européenne, ndlr]. L'objectif affiché était clair, il s'agissait de «tuer l'Indien dans l'enfant».

    À partir des années 1830, environ 150.000 enfants ont été arrachés à leurs familles pour être éduqués selon les dogmes chrétiens. Il leur était interdit de parler leur langue, on les lavait même à l'eau de Javel pour blanchir leur peau. Les sévices et agressions sexuelles étaient courantes et plus de 4.000 enfants y sont morts.

    Ces pensionnats ne sont pas de l'histoire ancienne: le dernier a fermé ses portes en 1996. Si les gouvernements ont présenté leurs excuses, les conséquences dévastatrices de ces écoles se font toujours sentir chez les survivant·es et leurs descendant·es.

    «Dépassés par cet héritage, nombre d'entre eux ont succombé au désespoir et à la dépression. De nombreuses vies ont été perdues dans l'abus d'alcool et de drogues», lit-on dans le rapport de la Commission de vérité et réconciliation de 2015. Ces traumatismes peuvent expliquer que des autochtones en arrivent à reproduire les violences qu'ils ont subies.

    «C'est comme si l'État se donnait le pouvoir d'accorder une valeur moindre à la vie de ces femmes qui sont à l'intersection de plein de systèmes d'oppression» Catherine Flynn, professeure associée à l'Université du Québec à Rimouski

    Certains Canadiens sont d'ailleurs tentés de rejeter la responsabilité des violences infligées aux femmes autochtones sur les hommes de leur communauté et leurs comportements à risque. Or, selon l'Institut national de santé publique, ces comportements «sont plutôt le reflet de bouleversements identitaires engendrés notamment par les pensionnats».

    Ils sont aussi la conséquence «de la détresse occasionnée par les conditions de vie défavorables: pauvreté, surpeuplement des logements, faible accès à l'emploi et à l'éducation, etc».

    Pour échapper à cette violence latérale, les jeunes femmes quittent leur communauté et se retrouvent dans les centres urbains où certaines sont exploitées sexuellement ou deviennent sans-abri. C'est alors un autre type de violence, extérieure à leur communauté cette fois, qui s'abat sur elles.

    Les femmes autochtones se situent donc à la croisée de plusieurs discriminations. Elles sont violentées car elles sont des femmes, ne sont pas blanches et sont pauvres. Pour Catherine Flynn, «c'est comme si l'État se donnait le pouvoir d'accorder une valeur moindre à la vie de ces femmes qui sont à l'intersection de plein de systèmes d'oppression: le colonialisme, le patriarcat, le capitalisme…» Pour les personnes 2ELGBTQQIA, l'homophobie et la transphobie viennent s'ajouter à ces discriminations.

    Comme l'écrit la journaliste française Emmanuelle Walter dans Sœurs volées, enquête sur un féminicide au Canada, «la violence familiale, la violence dans les communautés, la violence de la rue, la violence sexuelle, la violence raciste, toutes les violences sont susceptibles de s'abattre sur elles et de les faire tomber».

    Elle explique aussi qu'«elles ont une espérance de vie de cinq à dix ans plus courte. Des revenus de 30% inférieurs. Sont deux fois plus souvent monoparentales. Deux fois plus au chômage. Trois fois plus victimes de violence conjugale. Trois fois plus susceptibles de contracter le sida».

    Racisme systémique et violences policières

    Et les institutions dans tout ça? C'est ici une autre face du problème. La population autochtone a peu –voire pas– confiance en elles et dans les services de police en particulier. Des femmes qui ont témoigné dans le cadre de l'enquête nationale ont d'ailleurs fait part des violences policières dont elles ont été victimes sur tout le territoire.

    À cela s'ajoutent les préjugés et le racisme systémique dont elles font l'objet. En mai dernier, le juge de la Cour suprême Michael Moldaver écrivait que «nous vivons à une époque où les mythes, les stéréotypes et la violence sexuelle contre les femmes –particulièrement les femmes autochtones et les travailleuses du sexe– font hélas partie du quotidien».

    Cette prise de position intervenait dans le cadre de l'affaire du meurtre de Cindy Gladue, une autochtone de 36 ans retrouvée morte en 2011 vidée de son sang dans la baignoire d'un motel, avec une déchirure à la paroi vaginale de 11 centimètres.

    «Si elles dénoncent, elles se font retirer leurs enfants [...] Certaines mères doivent prendre l'avion pour les voir» Catherine Flynn, professeure associée à l'Université du Québec à Rimouski

    Comme l'observe Emmanuelle Walter dans Sœurs volées, quand une famille vient signaler la disparition d'une jeune fille, on lui rétorque qu'elle doit être en fugue, en train de prendre du bon temps et qu'elle finira par réapparaître.

    «Ces étiquettes ont fait en sorte que la société en général croie que nos femmes et nos filles ne sont que des prostituées, des toxicomanes et des auto-stoppeuses et, par conséquent, qu'elles ne sont pas dignes d'intérêt ou d'effort», lit-on dans le rapport.

    Brenda Lucki, commissaire de la Gendarmerie royale du Canada, a présenté ses excuses dans le cadre de son audition par l'Enquête nationale l'an passé. Il n'en demeure pas moins que les autochtones hésitent à déclarer les violences dont elles font l'objet, notamment par crainte de perdre leurs enfants.

    «Leurs craintes sont fondées, explique Catherine Flynn. Si elles dénoncent, elles se font retirer leurs enfants et n'y ont parfois plus accès. Certaines mères doivent prendre l'avion pour les voir.» Selon la chercheuse, les traumatismes que vivent aujourd'hui les autochtones en lien avec les services de la protection de la jeunesse seraient pour certains «la forme moderne des écoles résidentielles».

    Des suites incertaines

    Alors que faire? Le rapport de la commission d'enquête formule des recommandations, dénommées «appels à la justice». Parmi elles, la création d'un ombudsman national –le pendant canadien du Défenseur des droits– consacré aux droits des autochtones, d'un tribunal national spécialisé et la mise en place de services indépendants de surveillance de la police.

    Reste à savoir quelles suites seront données à ce rapport, si suites il y a. Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, nous a indiqué que le gouvernement annoncera «au cours des prochaines semaines» sa réponse initiale au rapport, «y compris les premières étapes de l'élaboration officielle d'un plan d'action national». Sauf que les prochaines élections fédérales auront lieu en octobre et la réélection du libéral Justin Trudeau, fragilisé par plusieurs affaires, n'est pas assurée. Un retour des conservateurs au pouvoir pourrait remettre en question ce plan d'action.

    «Les femmes autochtones, une fois qu'on leur a donné la parole, ne vont pas se taire» Renée Dupuis, sénatrice

    Michèle Audette, commissaire de l'Enquête nationale et métisse, se veut pour sa part optimiste. Elle se dit «très confiante, le citoyen a plus de pouvoir qu'on le pense, on va continuer à faire bouger les choses».

    L'enquête, basée sur plus de 2.000 témoignages, pourrait d'ailleurs jouer un rôle particulier sur le terrain judiciaire. La Cour suprême du Canada admet en effet depuis 2014 la tradition orale autochtone comme élément de preuve. Pour la sénatrice Renée Dupuis, «ce que ce rapport vient faire, c'est ajouter une brique supplémentaire, la cueillette de preuves qui pourraient être utilisées devant les tribunaux».

    De manière plus générale, Renée Dupuis est convaincue que cette enquête est le début de quelque chose de plus grand car «les femmes autochtones, une fois qu'on leur a donné la parole, ne vont pas se taire».

    SLATE.fr

    En résumé, les canadiens, anciens européens, veulent supprimer les amérindiens, premiers habitants du Canada !

    Honte à eux.


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