• Ethiopie, le berceau de l'humanité

    On se laisse envahir par un sentiment particulier en s'approchant des terres d'Ethiopie, la fascination. Nombre de voyageurs ont témoigné de cette dimension singulière, spécifique et complexe, propre à cette partie de la Corne d'Afrique, et des émotions fortes rapportées de ce voyage. Territoire de forts contrastes géographiques, climatiques et culturels, véritable conservatoire d'histoire et d'une incroyable diversité de populations, l'Ethiopie fonde son identité sur des mythes et légendes encore profondément ancrés dans l'inconscient collectif, qui en font un pays sans équivalent sur le continent.

    80 langues et cultures distinctes, plus de 200 dialectes, 6 régimes climatiques couvrant des zones désertiques ou de savanes, des reliefs de hauts plateaux et de montagnes abritant une faune et une flore qui leur sont propres, une société marquée par les influences des deux grandes religions, orthodoxe et musulmane, et par la survivance de rites animistes ancestraux, tels sont quelques éléments qui donnent une idée de l'extrême diversité de ce pays mythique, terre de prédilection des ethnologues, qui n'a cessé de fasciner à travers les âges.         

    Considérée comme le berceau de l'humanité depuis la découverte de Lucy dans la vallée de l'Omo, l'Ethiopie contemporaine regroupe donc plus de quatre-vingts peuples distincts qui possèdent chacun leur langue et leur culture particulières. Des musulmans de l'ouest, Afars et Somalis, aux habitants orthodoxes des hautes terres, Tigréens et Amharas, et jusqu'aux tribus ancestrales aux confins des frontières kenyane et sud-soudanaise (Hamers, Karo, Mursi, Surma, Dassantch...), cette palette ethnique est l'une des plus riches du monde. Et dans cette incroyable diversité, le pays a su faire émerger une culture nationale et tisser des liens étroits entre ses peuples.

    Un patrimoine géographique et historique unique

    La richesse de l'Ethiopie réside également dans la diversité de son patrimoine géographique et historique : églises monolithes de Lalibela et du Tigré - décors grandioses de fêtes religieuses colorées -, paysages époustouflants des massifs du Simien et du Balé culminant à près de 4 600 m, châteaux moyenâgeux de Gondar, régions désertiques et lunaires du Danakil (qui compte l'incroyable dépression géologique de Dallol et le volcan actif Erta Alé). Cette diversité n'a de cesse d'étonner et de ravir le visiteur qui doit apprendre à comprendre, au-delà des disparités régionales, leur identité commune. Car l'histoire multimillénaire de l'Ethiopie comporte une diversité des richesses. Jamais colonisée et demeurée pendant des siècles à l'abri des grandes influences extérieures, l'Ethiopie s'enorgueillit d'une culture unique et atypique en Afrique. Cette identité s'affirme dans des domaines aussi divers que l'architecture, la musique, la gastronomie ou la pratique religieuse. Nulle part ailleurs sur le continent vous ne trouverez une telle mosaïque culturelle.

    Ethiopie, le berceau de l'humanité

     

    Côté nature, on est très loin des clichés d'une terre désolée, l'Ethiopie surprend par l'immensité de ses étendues fertiles. Si de vastes territoires sont couverts d'une nature " apprivoisée " par l'homme au profit d'une agriculture encore rudimentaire, des espaces vierges - dont certains encore inexplorés - foisonnent d'une vie sauvage et d'une flore extrêmement riche. L'endémisme est la caractéristique de cette biodiversité ; ainsi 26 espèces de mammifères, 18 d'oiseaux et autant d'autres parmi les amphibiens, les insectes ou les reptiles ne se trouvent qu'en Ethiopie. Concernant la flore, loin d'être encore totalement répertorié, l'endémisme représente également un pourcentage très élevé couvrant plusieurs centaines d'espèces.

    Une terre authentique, faite de mythes et de légendes

    L'Ethiopie ne s'est réellement ouverte au tourisme que depuis une dizaine d'années et, si son fort potentiel commence à être exploité, on est encore loin ici du tourisme de masse et des mutations culturelles qu'il implique trop souvent. La faiblesse des infrastructures touristiques entraîne pour le visiteur une immersion totale au coeur de la vie des populations, donc un contact véritablement authentique, source de surprises et d'émerveillement. Il y a donc autant de formes de tourisme en Ethiopie qu'il est possible d'en imaginer, et les amateurs de sensations fortes et de dépaysement total ne seront pas déçus. Parcourir les massifs du Simien à pied ou à dos d'âne, courir le désert afar sur les traces des caravaniers nomades ou descendre l'Omo en rafting à la rencontre des tribus animistes, au milieu d'une vie sauvage foisonnante, vous laisseront des souvenirs impérissables.

    En fait,l'Ethiopie est un pays que l'on ne comprend jamais tout à fait et qui semble s'éloigner au fur et à mesure que l'on croit s'en approcher. S'appuyant sur des mythes et légendes, l'histoire populaire s'y écrit en parallèle de l'histoire officielle, avec laquelle elle se confond souvent. Bien que largement christianisée et islamisée, la population éthiopienne a développé une sorte de syncrétisme mêlant croyances aux esprits, rites de purification et médecine traditionnelle qui voisinent avec les rituels animistes.

    Si l'on peut parfois se sentir frustré par de telles imprécisions, même les esprits les plus rationnels se laisseront envoûter par ces mythes fondateurs qui ont traversé les âges et qu'aucun Ethiopien n'accepterait de voir remis en cause.

    Une " autre Afrique "

    Enfin, l'Ethiopie semble occuper une place à part sur l'échiquier africain et ne cesse de surprendre et de dérouter même les connaisseurs de l'Afrique. Alors qu'Addis-Abeba, siège de l'Union africaine, n'hésite pas à se revendiquer capitale diplomatique du continent, la notion d'africanité en tant qu'appartenance à cet ensemble continental est plutôt mitigée.

    Egocentrique, longtemps réticente aux influences extérieures, l'Ethiopie est jalouse de ses particularismes et de sa destinée dont elle tire un certain sentiment de supériorité. Au sein même du territoire, une sorte de structure officieuse de castes semble s'être dessinée entre habitants orthodoxes des hauts plateaux (Amharas et Tigréens), dépositaires de l'histoire et du pouvoir depuis des siècles, la majorité oromo, dont une frange s'estimant déconsidérée est en lutte contre le pouvoir central, et les ethnies aux structures tribales vivant aux confins du pays selon leurs propres traditions ancestrales. Ces ethnies, qui rassemblent les Ethiopiens " noirs " - comme les désignent avec une pointe de condescendance leurs compatriotes -, paraissent totalement étrangères au mysticisme orthodoxe éthiopien perpétuant des structures sociales et des croyances ancestrales d'une Afrique aux mystères insondables.

    Bref, on peut se demander pourquoi ce pays, au patrimoine historique, naturel et culturel exceptionnel, demeure encore de nos jours si méconnu ! La focalisation médiatique sur les grandes famines des années 1980 a, pour beaucoup, réduit l'image du pays à une terre désolée, alors que plus de la moitié du territoire éthiopien est couverte de hauts plateaux fertiles. Il est temps de se débarrasser de ces clichés réducteurs et partir explorer ces terres propices au voyage et aux rencontres, ces terres d'histoire ancestrale, de peuple pluriel et de paysages grandioses.

    Infos futées

    Quand ? De par sa situation géographique et sa topographie, l'Ethiopie jouit d'un climat très favorable une bonne partie de l'année. De septembre à mars, le soleil est assuré quasi quotidiennement et la température est d'une douceur constante, comprise entre 20 et 25 °C sur les hauts plateaux. Une petite saison des pluies a lieu entre début mars et avril dans le Sud, tandis qu'une pluviosité abondante est courante de la mi-juin à septembre au Nord. Les amateurs de " chaleur africaine " trouveront leur bonheur dans les basses terres à l'est et au sud du pays, tandis que les plus sportifs pourront s'adonner aux joies du trekking dans la fraîcheur des hauts massifs culminant à plus de 4 000 m d'altitude.

    S'y rendre. Compter environ 7h de vol entre Paris et Addis Abeba.

    Petit  Futé

    Intéressant mais un peu une pub pour attirer les touristes (sourire) 


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  • Sauvetage d'un château du Poitou: l'achat participatif bat des records

    Le sauvetage d'une romantique ruine du Poitou, par rachat participatif, a dépassé toutes les attentes. Le château de La Mothe-Chandeniers, situé dans la Vienne, va compter près de 25 000 fiers et anonymes copropriétaires de 115 pays qui ont réuni plus de 1,6 million d'euros pour l'acheter et le rénover, du moins en partie.

     

    "C'est un record en France et sans doute en Europe en termes de fonds levés et de contributeurs" a affirmé mardi Romain Delaume, PDG de l'agence de financement participatif Dartagnans.fr, qui a lancé en octobre l'opération d'achat collectif avec l'association Adopte un château, réseau d'aide et conseil aux châteaux en danger.

    De France et des Etats-Unis en majorité, mais aussi d'Afghanistan, du Burkina Faso, du Pérou, des anonymes ont acquis en deux mois et demi pour 50 euros "leur" bout de château ou l'ont offert à un proche à Noël. Ils pourront via 1 euro supplémentaire devenir actionnaire de la société par action simplifiée (SAS) en cours de lancement.

    L'offre est à présent close et le nombre total de contributeurs avoisine les 19 000, certains ayant acheté plusieurs parts pour faire des cadeaux, ce qui portera, une fois tout dépouillé, le nombre total de propriétaires à 25 000.

    Assemblée générale annuelle et comité exécutif

    La société fonctionnera avec conseil d'administration, assemblée générale annuelle, comité exécutif, et un site dédié permettra à chaque copropriétaire de suivre l'avancée des travaux et les événements-notamment grâce à des webcams-, ou d'envoyer des propositions.

    Cerné de douves, sa façade hérissée de tours, mais à l'intérieur sans toit et envahi depuis des lustres par la végétation, le château de La Mothe-Chandeniers remonte au XIIIe siècle, mais sa version actuelle date du XIXe siècle.

    Probablement saccagé à la Révolution, il a été racheté en 1809 et rénové en conservant une partie de l'édifice médiéval puis rénové de nouveau et plus massivement à fin du XIXe dans un style romantique. Détruit par un incendie en 1932, il a été racheté en 1982 par un local amoureux du patrimoine, aujourd'hui âgé de 82 ans, avec qui un compromis de vente a été conclu en octobre, pour 500 000 euros.

    Trois millions pour une rénovation complète

    Résidence d'artistes, lieu de manifestations culturelles, de spectacles, partiellement chambre d'hôte, aucune hypothèse n'est exclue parmi les multiples suggestions de donateurs.

    L'idée est que le château devienne un "laboratoire collaboratif et créatif", un "lieu qui vit" souligne Dartagnans.fr. Même s'il ne s'agit a priori pas de le restaurer entièrement, ce qui coûterait au bas mot 3 millions d'euros, selon Romain Delaume.

     

    Les prochaines semaines vont être consacrées à une étude de la structure du château, de l'impact de la végétation depuis un siècle, puis une sécurisation, en vue "dès que possible en 2018" d'une visite réservée aux actionnaires, tandis que seront séquencés les travaux à venir, avec une probable priorité en 2018 à la tour porche surplombant les douves, et l'idée d'un premier chantier de bénévoles avant l'été.

    L'Express

    Pourquoi pas !


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  • La nouvelle vie du soldat qui a tué Oussama Ben Laden

    Selon lui, il a "vengé les Etats-Unis du responsable des attentats du 11 septembre 2001". Mais aujourd'hui, sa vie n'est plus la même.

     

    Robert O'Neill est désormais célèbre : c'est lui qui a tué le plus célèbre des djihadistes, Oussama Ben Laden. Mais l'ancien soldat américain n'a révélé son identité qu'il y a 3 ans, alors que les faits se sont déroulés en 2011. Depuis que Robert O'Neill s'est montré au grand public, il fait polémique. Pourtant, en sortant son livre "The Operator", il a pu donner au monde entier des informations sur la mission où il a abattu lui-même l'homme le plus détesté des Etats-Unis : "Oussama Ben Laden se trouvait au pied du lit. Il était plus grand et plus mince que nous l'imaginions (...) Immédiatement, j'ai visé au dessus de son épaule droite et tiré deux fois avec assurance. La tête de Ben Laden a explosé."

     

    Pourtant, aujourd'hui, sa vie a complètement changé, comme il l'explique à LCI. En effet, depuis qu'il a révélé son identité au monde entier, il est rejeté. Tout d'abord par ses proches, qui ont peur, et qui ont souhaité changé de nom. Ils ont également demandé à bénéficier de la protection des témoins. Ses voisins, eux aussi, ont insisté pour que Robert O'Neill change de quartier : ils avaient peur d'être victimes d'un attentat par sa faute. Mais ce dernier ne regrette rien, au contraire, il est toujours aussi fier de ce qu'il a accompli : "Au moins, justice a été rendue pour tout ce qui s'est passé ici, à New-York, le 11 septembre

    Gentside


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  • Les premiers humains ont quitté l'Afrique bien plus tôt que ce que nous pensions

    Homo sapiens, explorateur avant l'heure ? C'est fort probable, puisque les scientifiques considèrent désormais qu'il a quitté l'Afrique il y a 120 000 ans.

     

     

    Selon nos connaissances des origines de l'humanité, les premiers Homo sapiens ont vécu et évolué en Afrique avant de migrer il y a 60 000 ans, dans une seule et même grande vague, vers l'Asie. Cette théorie, connue sous le nom de "Out of Africa model", a été majoritaire durant de longues années.

    Une étude publiée le vendredi 8 décembre dans la revue scientifique américaine Sciences affirme que ce modèle historique est faux. Les chercheurs de l'Institut Max Planck pour les sciences et l'histoire humaine, en Allemagne, qui compilent depuis dix ans les travaux liés aux premiers hommes et qui ont rédigé l'étude, affirment que les vagues migratoires ont été multiples et qu'elles ont débuté il y a 120 000 ans.

    Selon eux, les découvertes réalisées en Asie ces dernières années nous permettent d'avoir un regard nouveau sur les migrations d'Homo sapiens. Notre ancêtre aurait parcouru de vastes distances sur le continent asiatique beaucoup plus tôt qu'on ne le soupçonnait. Ils prennent de nombreux exemples de découvertes de fossiles réalisées en Chine (datant d'entre 70 000 et 120 000 ans), mais aussi dans le sud de l'Asie et en Australie (datant d'environ 60 000 ans). Ils citent par exemple la découverte de ces ossements en Chine

    Le modèle "Out of Africa" originel n'est pas complètement faux pour autant. "Les migrations parties d’Afrique antérieures à 60.000 ans étaient probablement de petits groupes d’explorateurs et certains de ces mouvements migratoires ont laissé de faibles traces génétiques dans les populations humaines modernes", explique Michel Petraglia, qui enseigne l'histoire à l'Institut Max Planck, à l'AFP.

    L'étude souligne également que des croisements entre Homo sapiens et des autres hominidés, comme les Néandertaliens et les Denisoviens, auraient eu lieu. La majorité des humains possèderaient entre 1 à 4 % de gènes néandertaliens dans leur ADN, selon l'étude.

    Mashable FR


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  • Le roi Michel 1er de Roumanie est mort

    Celui qui avait dirigé la Roumanie pendant la deuxième guerre mondiale, avant d’abdiquer en 1947 puis revenir en 1997, est mort mardi, à l’âge de 96 ans.

    Dernier chef d’Etat vivant ayant dirigé pendant la deuxième guerre mondiale, le roi Michel de Roumanie est décédé le 5 décembre, à l’âge de 96 ans, dans sa résidence d’Aubonne, en Suisse. Sa vie fut aussi mouvementée que l’histoire de son pays, qu’il dirigea, quitta et retrouva en l’espace d’un demi-siècle. Il est né le 25 octobre 1921 au château royal de Sinaia, résidence de la Maison royale roumaine nichée dans les Carpates.

    A l’échelle de l’histoire, la monarchie roumaine est encore très jeune. En 1866, afin d’en finir avec les querelles politiques qui envenimaient le pays, la Roumanie fait un choix monarchique en installant sur le trône le roi Carol-Ludovic de Hohenzollern-Sigmaringen. Lui succède son fils, Ferdinand, qui confie le pouvoir à son fils Carol II.

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    L’entre-deux-guerres est une période faste pour la Roumanie. Le pays connaît alors un envol économique sans précédent et s’aligne, en brûlant les étapes, sur le modèle démocratique de l’Europe de l’Ouest. Mais Carol II ne se montre pas à la hauteur de ses prédécesseurs.

     

    Abdication et exil

     

    Après une suite d’aventures galantes, il abdique le 6 août 1940 en faveur de son fils, le jeune Michel. Né le 25 octobre 1921 au château royal de Sinaia, résidence de la maison royale roumaine nichée dans les Carpates, il se retrouve roi à l’âge de 18 ans. Deux mois plus tôt, l’Union soviétique avait annexé la partie orientale de la Roumanie, qui s’était engagée dans la deuxième guerre mondiale aux côtés de l’Allemagne nazie.

    Dès la fin de la guerre, la monarchie roumaine est dotée d’un gouvernement communiste imposé par l’armée rouge. Un pistolet sur la table, les dirigeants communistes venus rencontrer Michel au palais Elisabeth de Bucarest l’obligent à abdiquer en menaçant de fusiller un millier d’étudiants pro-monarchistes en cas de refus.

    Le 30 décembre 1947, le roi abdique et part en exil. Après un court passage à Londres il s’installe avec son épouse, Anne de Bourbon-Parme, à Versoix, en Suisse. Ils auront cinq filles et, en l’absence d’un fils qui prenne la relève, l’aînée, Margareta, se voit confier plus tard l’héritage de la couronne.

     

    Un exil d’un demi-siècle

     

    L’exil du roi a duré un demi-siècle, jusqu’à l’effondrement du régime communiste en décembre 1989. Après l’exécution du « conducator » Nicolae Ceausescu, le monarque demande au nouveau président, l’apparatchik Ion Iliescu, de réinstaurer la monarchie, ce que refuse ce dernier.

    En décembre 1990, il revient en Roumanie, mais quelques heures après son atterrissage à Bucarest il est reconduit à la frontière manu militari sur l’ordre d’Ion Iliescu. En 1992, il retourne dans son pays à l’occasion de la fête de Pâques, et 1 million de Roumains descendent dans la rue le supplier de rester. Craignant cette perspective, le président Iliescu l’interdit de séjour.

    C’est seulement en 1997, un an après la défaite électorale de ce dernier au profit d’Emil Constantinescu que le roi reçoit un passeport roumain et réintègre son pays. Mais les nouvelles autorités ne sont pas pressées de lui restituer les palais et les propriétés qu’il revendique. Puis Ion Iliescu revient aux commandes de 2000 à 2004 et entend redorer son image d’ancien apparatchik.

     

    Roi sans trône

     

    En 2001, le roi Michel serre la main de son ancien ennemi, qui lui restitue les propriétés de la Maison royale, geste que beaucoup de monarchistes avaient alors considéré comme un pacte avec le diable. A 80 ans, le roi Michel réussit enfin à se réinstaller dans le palais Elisabeth à Bucarest, ancienne demeure royale transformée en cantine au temps du régime communiste. Un bâtiment kitsch où le roi dut mettre beaucoup du sien pour lui redonner vie.

    Michel demeura un roi sans trône, mais malgré le pacte conclu avec son pire détracteur, les Roumains ont toujours gardé un capital de sympathie pour leur ancien monarque. En Roumanie, le roi Michel s’était tenu à l’écart de la vie politique et avait confié la tâche de diriger la Maison royale à l’héritière du trône, la princesse Margareta.

    Mais s’il lui a transmis le pouvoir symbolique de la couronne, elle n’est pas parvenue à acquérir aux yeux des Roumains la grandeur et le charisme de son père.

     

    Tenue et dignité

     

    En septembre 1996, Margareta épouse l’acteur roumain Radu Duda qui prend son rôle de prince très au sérieux. Mais le jeune couple royal peine à redonner vie au mouvement monarchiste. En 2009, le prince Duda se porte candidat à l’élection présidentielle, mais comprend vite qu’il n’a aucune chance et abandonne la course.

    Par sa tenue, sa dignité et une vie difficile, le roi a marqué l’imaginaire collectif des Roumains. A 90 ans, il avait été convié devant les deux chambres réunies du Parlement où il tint un discours à la hauteur du moment.

    « Le monde de demain n’existera pas sans morale, sans foi et sans mémoire, avait-il déclaré devant les élus. Le cynisme, l’intérêt étroit et la lâcheté ne doivent pas trouver place dans nos vies. La Roumanie a évolué grâce aux idéaux des grands hommes de notre histoire qu’ils ont servie en se montrant responsables et généreux. Je ne considère pas la Roumanie actuelle comme un héritage de nos parents, mais comme un pays qu’ils nous ont prêté parce que nous sommes ses enfants. »

    Des paroles simples qui traduisent la force d’un véritable homme d’Etat.

    Le Monde


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  • CHANTOUVIVELAVIE : Livraison d'un ordinateur en 1957

    CHANTOUVIVELAVIE : Livraison d'un ordinateur en 1957

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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - 11 11 2016 - Armistice 1918

    Une pensée pour les millions de morts, soldats et civils, les blessés de la première guerre mondiale

    Je vous souhaite une bonne journée


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  • LA FONDATION DE DOMFRONT
    GUILLAUME LE CONQUÉRANT
    HENRI Ier BEAUCLERC, SEIGNEUR DE DOMFRONT
    LES PLANTAGENÊT
    DE PHILIPPE AUGUSTE À LA GUERRE DE CENT ANS
    DOMFRONT DANS LA GUERRE DE CENT ANS
    FIN DU MOYEN-ÂGE ET ÉPOQUE MODERNE
    ÉPISODES RÉVOLUTIONNAIRES
    L'ÉPOQUE CONTEMPORAINE

    LA FONDATION DE DOMFRONT

    La région qui s'appellera plus tard Domfrontais, ou plus largement Passais (de Passus, le pas, le passage, la région que l'on traverse) a connu un peuplement clairsemé aux temps protohistoriques. En témoignent quelques menhirs (Le Perron), dolmens (La Table au diable à Passais, le Lit de la Gione en forêt d'Andaine, ...) et allées couvertes (La Bertinière à La Sauvagère). À l'époque celtique, elle était située aux confins septentrionaux du territoire de la peuplade gauloise des Aulerques Diablintes. L'implantation romaine y fut limitée, même si la voie romaine nord-sud qui reliait Vieux, capitale des Viducasses, à Jublains, capitale des Diablintes, la traversait.

    L'évangélisation fut tardive. Ce n'est pas avant le VIe siècle que des missionnaires (saint Bômer, saint Fraimbault, saint Ernée, saint Auvieu, saint Ortaire, ...), sans doute envoyés par les évêques du Mans, convertirent les habitants des villages primitifs ou, vivant en ermites dans les forêts, attirèrent les populations dans les premières clairières de défrichement. Ainsi se forma le maillage des paroisses. Celle de Saint-Front, très antérieure à Domfront, doit son nom à un de ces évangélisateurs, même si, par la suite, il fut confondu avec celui du Périgord.

    La fondation de Domfront est due semble-t-il aux seigneurs de Bellême. Lignage apparu durant le Xe siècle, les Bellême avaient, entre la Normandie au Nord, le Maine et l'Anjou au sud, en rendant hommage aux uns et aux autres, comtes d'Anjou, Capétiens, ducs de Normandie, ? réussi à créer une seigneurie tampon qui s'étendait de Bellême à l'est à Domfront à l'ouest en passant par Alençon. Vers 1010, Guillaume Ier de Bellême, tant pour marquer sa présence et son autorité que pour mettre en valeur cette partie de ses domaines, installa des moines bénédictins à Lonlay (8 km au nord-ouest de Domfront) et fonda un château sur l'éperon qui domine la cluse de la Varenne. Ce château primitif devait être une simple enceinte en bois, avec une tour-porte peut-être maçonnée. Aucune trace archéologique n'en a été retrouvée, mais il est attesté par les textes. Attirées par la protection qu'offrait le château, des populations vinrent s'installer dans le prolongement de l'éperon, donnant naissance à la ville. Domfront est donc un bourg castral, né du château. Les Bellême créèrent pour lui et le château une paroisse particulière, enclavée dans le territoire de l'ancienne paroisse de Saint-Front. Jusqu'à la Révolution, Domfront (limité au tracé des remparts et à Notre-Dame-sur-l'Eau) et Saint-Front furent désormais deux paroisses distinctes.

     

     GUILLAUME LE CONQUÉRANT

    Entre 1048 et 1052 Geoffroy II Martel, comte d'Anjou, tenta de contrôler la région. Sa tentative provoqua la réplique de Guillaume le Bâtard, duc de Normandie (futur Conquérant), qui vint assiéger et prendre le château, confisqué de facto aux Bellême. La contrée, le Passais, fut annexée à la Normandie ; c'est la partie du duché qui est devenue le plus tardivement normande. Sur le plan religieux, elle continua à dépendre jusqu'à la révolution de l'évêché du Mans.

     

     HENRI Ier BEAUCLERC, SEIGNEUR DE DOMFRONT

    En 1087, à la mort du Conquérant, Robert II de Bellême chassa la garnison ducale et reprit le château. Ordéric Vital, chroniqueur partial, le décrit comme un tyran. Il semble que la population de Domfront se révolta contre lui en 1092, et se donna à Henri, 3e fils de Guillaume le Conquérant, qui n'avait pas reçu de domaines lors de la succession de son père. Ce fut l'origine de la fortune de Domfront au XIIe siècle et au delà, car peu de temps après, en 1100, à la mort de son frère Guillaume le Roux, Henri Beauclerc devint roi d'Angleterre, puis duc de Normandie en 1106 après sa victoire contre son autre frère Robert Courteheuse à la bataille de Tinchebray, non loin de Domfront. Il avait ainsi reconstitué le domaine de son père.

    Dès lors, le seigneur de Domfront n'était autre que le duc-roi. Puissant et riche, il remodela complètement le château, agrandit son enceinte et fit construire, peut-être vers 1120, l'énorme donjon dont il reste encore des vestiges. Ce fut également une période de prospérité pour l'abbaye de Lonlay, qui reconstruisit son église abbatiale (il subsiste de cette époque le transept et ses intéressantes séries de chapiteaux), et ses prieurés : Saint-Michel de Goult, et surtout à Domfront Saint-Symphorien, situé dans l'enceinte du château, et Notre-Dame-sur-l'Eau, en contrebas de l'éperon.

     

     LES PLANTAGENÊT

    Après sa mort, en 1135, ses possessions furent disputées entre Etienne de Blois, petit-fils de Guillaume le Conquérant par sa mère, et sa fille Mathilde, veuve de l'empereur Henri V, d'où son surnom d'Emperesse, remariée à Geoffroy V Plantagenêt, comte d'Anjou et du Maine. Celui-ci conquit assez rapidement le Domfrontais, puis plus difficilement l'ensemble de la Normandie. Un compromis fut trouvé avec Etienne, qui conserva le trône d'Angleterre sa vie durant, à condition de reconnaître le Plantagenêt comme héritier. Geoffroy mourut en 1152, et c'est son fils Henri qui recueillit la couronne d'Angleterre à la mort d'Etienne, en 1154. Il avait épousé la duchesse d'Aquitaine Aliénor, divorcée du roi de France Louis VII : le couple possédait donc un vaste ensemble territorial qui s'étendait des frontières de l'Ecosse aux Pyrénées. De plus, il contrôlait indirectement la Bretagne dont l'héritière, Constance, épousa leur troisième fils, Geoffroy, et dont elle eut un fils, Arthur.

    Situé au milieu de cet ensemble que l'on appelle "l'empire plantagenêt", le château de Domfront était une étape pour ces grands personnages perpétuellement en mouvement. Plusieurs séjours des souverains anglo-normands sont attestés. En 1161, une de leurs filles, également prénommée Aliénor, y fut baptisée (mariée plus tard au roi de Castille Alphonse VIII, elle eut elle-même pour fille Blanche de Castille : la grand-mère de saint Louis est donc née à Domfront). En août 1169, Henri II y reçut des légats du Pape chargés de le réconcilier avec Thomas Becket, mais l'entrevue fut un échec.

    Richard Coeur-de-Lion succéda à son père en 1189. Sa présence à Domfront est attestée à plusieurs reprises. Après sa mort en 1199, son frère Jean-sans-Terre monta sur le trône et élimina son neveu Arthur de Bretagne. Sommé de comparaître à la cour du roi de France Philippe Auguste, dont il était le vassal pour ses fiefs continentaux, il refusa, Le conflit s'annonçait ; il renforça les défenses de ses châteaux, dont celui de Domfront, ce qui n'empêcha pas le roi de France de lui prendre tous ses domaines situés au nord de la Loire, y compris donc la Normandie et Domfront, en 1204.

     

     DE PHILIPPE AUGUSTE À LA GUERRE DE CENT ANS

    Le roi donna Domfront à son ami et vassal Renaud de Dammartin, mais celui-ci le trahit au profit de Jean-sans-Terre dès 1211. Philippe Auguste vint alors en personne assiéger et reprendre Domfront, qu'il donna à son fils Philippe Hurepel. Celui-ci fonda le village de l'Epinay, au sud-ouest de Domfront. Il mourut en 1234, et sa fille Jeanne, épouse de Gaucher de Châtillon, hérita ses domaines. Le couple disparut en 1250-1251 sans laisser d'héritier. Domfront retourna alors au domaine royal.

    En 1256, au retour d'un pèlerinage au Mont-Saint-Michel, saint Louis passa à Domfront. Quelques années plus tard, en 1269, il donna Domfront à son neveu Robert II, comte d'Artois, afin de constituer un douaire pour son épouse. Robert II vint plusieurs fois à Domfront ; en son absence un bailli administrait le domaine. De nombreux documents subsistent pour cette période, qui est particulièrement bien connue des historiens locaux.

    A sa mort, en 1302, sa fille Mahaut et son petit-fils Robert (III), les protagonistes des Rois Maudits, se disputèrent son héritage. Robert n'obtint pas l'Artois, mais il reçut les autres domaines de Robert II et il fut donc seigneur de Domfront de 1309 à 1331. Ayant fait faire de faux documents pour étayer sa revendication sur l'Artois, il dut fuir le royaume et ses domaines furent confisqués par le roi Philippe VI. La châtellenie de Domfront devint alors une petite vicomté, regroupant 40 paroisses, qui dépendait alors du bailliage de Cotentin.

    En 1342, celui-ci fit don de Domfront à son neveu et filleul Philippe d'Alençon. Peu de temps après, la vicomté fut officiellement incorporée au comté (puis duché en 1404) d'Alençon.

     

     DOMFRONT DANS LA GUERRE DE CENT ANS

    Si la ville et son château ont été épargnés lors de la chevauchée d'Edouard III en 1346, ils furent pris en novembre 1356 par une troupe composée d'Anglais (les routiers de Robert Knolles) et de partisans normands de Charles de Navarre, dit le Mauvais, cousin du roi de France, comte d'Evreux et de Mortain. Malgré le traité de Brétigny (1360). Il fallut attendre 1366 et payer les Anglais pour qu'ils consentent à évacuer le château.

    Après avoir écrasé l'armée française à Azincourt en octobre 1415, le roi d'Angleterre Henri V put facilement entreprendre la conquête systématique de la Normandie à partir de 1417. Les Anglais commencèrent le siège du château en novembre, et la garnison du duc d'Alençon céda la place le 22 juillet : ce fut un des plus longs sièges de la campagne avec celui de Rouen. Les occupants nommèrent de nouveaux officiers pour administrer la contrée et une forte garnison occupa le château, lequel servit de base arrière aux troupes anglaises qui se battaient dans la Maine, plus au sud, sur ce qu'on appelle "la barrière de la guerre". De nombreux documents subsistent de cette période. Les Anglais restèrent jusqu'à l'extrême fin à Domfront. Ils rendirent la place le 2 août 1450, 15 jours avant Cherbourg, l'avant-dernière place reprise par l'armée du roi de France Charles VII.

     

     FIN DU MOYEN-ÂGE ET ÉPOQUE MODERNE

    Avec la fin de la guerre de Cent Ans, Domfront cessa de jouer un rôle majeur. La ville souffrit toutefois des troubles à la fin du moyen-âge, puis à l'époque moderne. En 1466-1467, Jean II, duc d'Alençon fit partie de la ligue des princes révoltés contre Louis XI lors de ce qui fut appelé La Guerre du Bien public. La ville et la région furent ravagées par les troupes du duc de Bretagne, son allié pourtant, qui occupaient le château. Plus tard, Domfront subit les guerres de religion. Les protestants pillèrent l'église Notre-Dame-sur-l'Eau et occupèrent un temps le château. En mai 1574, le chef protestant Gabriel de Montgomery y fut capturé après un siège de quelques jours par l'armée catholique et royale du maréchal de Matignon ; il fut exécuté quelques jours plus tard à Paris. Quelques années après, les ligueurs opposés à Henri IV occupaient la place. Vulnérable, sauf à y entretenir une coûteuse garnison, susceptible de servir de refuge à diverses bandes d'opposants ou de brigands, la forteresse était devenue inutile. Elle fut démantelée en 1610 suite à un ordre de Sully, ministre de Henri IV, daté du 21 juin 1608. Les bourgeois récupérèrent les pierres sur les pans de murs ruinés par les explosions et installèrent des jardins potagers à l'intérieur de l'enceinte.

    En ville, le fait le plus notable fut la création d'un collège, en 1689, sur la "Grande Brière", le sommet de la crête situé à l'est des remparts de la cité médiévale. Les Eudistes en prirent la direction en 1727. La chapelle fut construite de 1730 à 1732. Les incidents dus aux collégiens défrayèrent souvent la chronique locale. En 1788, Louis XVI en personne en fut informé, et le collège fut menacé de fermeture !

     

     ÉPISODES RÉVOLUTIONNAIRES et POST-RÉVOLUTIONNAIRES

    Pendant la révolution, Domfront fut plutôt "bleue", révolutionnaire, mais sans excès. Les religieux ayant refusé de prêter le serment constitutionnel, ils furent expulsés et le collège fut fermé (1792). La région fut toutefois une terre de chouannerie active, et les bandes dirigées par Louis de Frotté mirent longtemps en échec les forces gouvernementales. Frotté fut finalement arrêté malgré un sauf-conduit alors qu'il se rendait à des pourparlers, et exécuté sur ordre de Bonaparte, en 1800.

    Quand furent créés les départements, la délimitation entre l'Orne et la Mayenne fut très compliquée, du fait que l'ancien Passais était originellement dans le Maine. Aux limites sud de la vicomté, de nombreuses paroisses, dites "mixtes", étaient à cheval sur la Normandie et le Maine. Il fallut attendre parfois jusqu'aux années 1840 avant que tous les cas soient réglés. Certaines communes (anciennes paroisses) de l'ex-vicomté furent entièrement placées dans la Mayenne (Lesbois, Le Housseau, ...), d'autres dans l'Orne (Céaucé, Saint-Fraimbault), d'autres encore furent partagées (Vaucé). C'est également à cette époque que la paroisse de Saint-Front fut réunie à celle de Domfront pour former l'unique commune de Domfront.

    En 1836, malgré les protestations de Prosper Mérimée, premier inspecteur des Monuments Historiques, les 4 travées occidentales de la nef de Notre-Dame-sur-l'Eau (qui en comptait 6) et les bas-côtés furent abattus pour élargir la route. En compensation, si on peut dire, l'édifice fut classé Monument Historique dès 1846 (première liste des M.H.). Il a bénéficié depuis de nombreux travaux de restauration et d'entretien, et ce jusqu'à ces dernières années.

     

     L'ÉPOQUE CONTEMPORAINE

    Petite ville de services (sous-préfecture [jusqu'en 1926], hommes de loi, ...), animée par de grandes foires et autres comices agricoles très fréquentés, le sort de Domfront à l'époque moderne n'offre rien d'original. Elle fut toutefois une des toutes premières villes de France dont l'éclairage public était électrique (1885), et on venait de fort loin admirer ce progrès. A la séparation de l'Eglise et de l'Etat, la chapelle du collège fut désaffectée, puis transformée en théâtre municipal. En 1926, une nouvelle église Saint-Julien à l'architecture révolutionnaire pour l'époque et construite en béton, due à l'architecte Guilbert, remplaça la précédente dans la vieille ville.

    Comme la France entière, la petite ville a souffert de l'occupation : restrictions, arrestations d'otages et de résistants. Le 14 juin 1944, Domfront fut sévèrement bombardée par l'aviation américaine : le quartier de la gare, près de l'hôpital et de Notre-Dame sur l'Eau et le "grand carrefour" et la rue des Barbacannes, au pied des remparts furent particulièrement touchés. Le haut de ville fut heureusement épargné, sauf exception (nord de la place Saint-Julien, place du Panorama). Les troupes américaines arrivèrent le 14 août.

    Malgré l'implantation d'industries (machines à bois LUREM, fromages PRESIDENT, MOULINEX, ...) la petite ville souffre de son isolement à la fin du XXe siècle. La crise industrielle lui fait perdre de nombreux emplois à partir des années 1990. Moulinex ferme ; plus récemment Lurem ... Valoriser son site, promouvoir son histoire, développer un tourisme "vert" sont plus que jamais une des clés de son avenir.


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