• Cette maison est un ancien pavillon d’une exposition universelle

    Les panneaux de céramique d’une maison située à La Garenne-Colombes (92) intriguent un passant. Se renseignant auprès d’une experte, il apprend qu’il s’agit d’un ancien pavillon de l’exposition universelle de Paris de 1889.

     

    Il a été l’un des voisins de la Tour Eiffel lors de l’exposition universelle de Paris de 1889. Aujourd’hui, c’est un petit pavillon qui passe inaperçu en région parisienne. C’est par un pur hasard qu’un habitant de Courbevoie (92) l’a retrouvé à La Garenne-Colombes (92). «Je passais dans la rue à vélo et j’ai pris des photos en me disant “Tiens, il a des céramiques sympas», raconte Philippe Le Port, cité par Le Parisien-Aujourd’hui-en-France.

    Il envoie les clichés à une experte et passionnée par la céramique architecturale. «Le style du motif de la faïence exclue l’exposition de 1900 car il ne comporte pas d’art nouveau, explique Françoise Mary. Sur le cadastre à La Garenne, l’emplacement était inoccupé avant 1892. La présence du bonnet phrygien faisait pencher pour celle de 1889, centenaire de la Révolution française.

    L’inscription «Haïti» au milieu des panneaux de céramique intrigue l’experte car aucun pavillon de Haïti sur les comptes rendus d’époque. L’explication est la suivante: le pavillon a bien été commandé et construit pour Haïti en 1889 . «Le pavillon de Haïti était achevé au Champ-de-Mars et les objets destinés à la garnir et à y être exposés, réunis au Port-au-Prince et prêts à embarquer, lorsque survinrent les événements qui amenèrent la chute du président Salomon et bouleversèrent pendant plus de 18 mois le pays», écrit l’écrivain Émile Monod, auteur de «L’exposition universelle de 1889». 

    Cette maison est un ancien pavillon d’une exposition universelle

    Le gouvernement haïtien décida de vendre le pavillon au Royaume d’Hawaï avant l’ouverture de l’exposition universelle en 1889. La cession s’est sans doute faite très rapidement car, sur l’un des plans d’ensemble de l’exposition, apparaît le cartouche «Haïti» (emplacement 19) et non «Hawaï» pour le petit pavillon sur l’avenue de Suffren, entre les pavillons du Guatemala et indien. Hawaï a tout juste eu le temps (voir ci-dessous) de camoufler les bonnets phrygiens - Hawaï est un royaume - et d’ajouter les armes du pays. 

    Cette maison est un ancien pavillon d’une exposition universelle

    À la fin de l’exposition universelle, le pavillon a été démonté puis reconstruit et transformé en habitation privée à La Garenne Colombes. Le panneau en céramique nettoyé indique de nouveau «Haïti». Quant aux armes d’Hawaï, elles ont disparu. Françoise Mary n’a, pour l’heure, pas encore réussi à savoir pourquoi le propriétaire de l’époque, un marchand de bois devenu laitier, a redonné au pavillon une identité haïtienne.

    Acquise dans les années 70 par les Petits Frères des Pauvres, la maison a été vendue trois ans plus tard au propriétaire actuel qui «aspire à continuer à y vivre tranquillement», explique Philippe Le Port. Le pavillon n’est même pas listé dans les vestiges des Expositions universelles à Paris et en Ile-de-France. «Nous voulons faire connaître ce bâtiment historique à un maximum de monde pour le protéger et éviter qu’un jour, il puisse être rasé par un promoteur», conclut-il. C’est pourquoi il a créé une page Wikipédia dédiée au pavillon de Haïti-Hawaï et a signalé l’existence du pavillon à la direction des Bâtiments de France.

    Le Figaro.fr


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  • Qui sont les Sentinelles, ce peuple qui s'attaque à quiconque s'approche de son île ?

    Ce peuple de chasseurs-cueilleurs est connu pour s'attaquer à quiconque pose le pied sur sa petite île de la mer d'Andaman.

    "Il a été attaqué avec des flèches mais il a continué à marcher" : un Américain a péri sous les flèches d'une tribu autochtone d'une île indienne d'Andaman-et-Nicobar, North Sentinel, en tentant d'approcher illégalement d'une communauté autochtone, coupée de la civilisation et hostile au monde moderne : les Sentinelles.

    Un peuple de chasseurs-cueilleurs qui compterait 150 âmes et qui est connu pour s'attaquer à quiconque pose le pied sur sa petite île de 72 km2 de la mer d'Andaman.

    La tribu la plus isolée de la planète

    L'histoire des Sentinelles avait fait le tour du monde à l'occasion d'une photographie emblématique réalisée peu après le tsunami de 2004.

    Les gardes-côtes indiens avaient alors survolé l'île pour savoir si les autochtones avaient survécu à la catastrophe. Pris du ciel, le cliché montrait un homme essayant d'abattre leur hélicoptère à l'aide d'un arc et de flèches.

    Souvent décrites comme la tribu la plus isolée de la planète, les Sentinelles vivent en autarcie depuis des siècles sur cette île que l'Etat indien interdit d'approcher à moins de cinq kilomètres.

    Et pour cause : depuis des décennies, toutes les personnes qui ont tenté d'entrer en contact avec les Sentinelles ont été tuées. John Chau, l'Américain de 27 ans tué le 16 novembre dernier a été encerclé et tué à peine arrivé sur l'île de North Sentinel. Il avait payé des pêcheurs pour le transporter jusqu'à ce lieu, situé au large à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Port Blair, mais il avait fini le trajet seul.

    L'intrus a reçu une volée de flèches à peine débarqué, a déclaré à l'AFP une source policière ayant requis l'anonymat. "Il a été attaqué avec des flèches mais il a continué à marcher. Les pêcheurs ont vu les habitants de l'île lui nouer une corde autour du cou et traîner son corps", a poursuivi cette source.

    Les pêcheurs "ont pris peur et se sont enfuis mais ils sont revenus le matin suivant et ont trouvé son corps sur la plage".

     

    Un seul aventurier a pu entrer en contact avec les Sentinelles

    Si le gouvernement indien a tenté plusieurs expéditions durant les années 1970 et 1980 pour rentrer contact avec les Sentinelles, elles se sont presque toutes soldées par des échecs. Il y a officiellement renoncé dans les années 1990.

    Les rares informations dont on dispose sur les Sentinelles proviennent de l'aventurier Trilokinath Pandit, relayé par "The Independant".

    L'universitaire indien avait en effet tenté d'entrer en contact avec la tribu dans les années 1960, avant de réussir à jeter l'ancre sur l'île en 1991 (30 ans plus tard !), pour quelques échanges avec les autochtones.

     

    "On ne sait pas pourquoi, soudain, ils ont décidé de baisser les armes", explique le chercheur.

    L'équipe doit se dévêtir et ses membres, ôter leurs lunettes, pour avoir le droit de visiter leur habitat. Contrairement aux légendes qui circulent à leur sujet, l'expédition découvre alors que ses hôtes ne sont pas cannibales.

    De rares images des habitants de l'île ont ainsi pu être tournées, que l'on peut voir dans au début de cette vidéo, publiée par l'ONG de protection des tribus autochtones Survival international.

    "Ils vivent comme il y a 15.000 ans", résumait à l'époque "The Independant".

    Mais les échanges ne sont pas généralisés. Loin s'en faut ! En 2006, deux pêcheurs indiens (des braconniers, selon Survival international) dont le bateau avait dérivé pendant leur sommeil jusqu'au rivage de North Sentinel avaient ainsi été tués. Un hélicoptère envoyé récupérer les corps, avait dû abandonner lorsqu'il avait, à son tour, essuyé des tirs de flèches.

     

    La société "la plus vulnérable de la planète"

    Survival International pense que cette tribu descend des premières populations humaines à être parties d'Afrique et vit aux Andaman depuis… 60.000 ans.

    De ce fait, l'ONG Survival International décrit les Sentinelles comme la société "la plus vulnérable de la planète". En raison de leur isolement complet, ils ont en effet plus de risques de tomber malades et d'être décimés par des épidémies comme la grippe ou la rougeole… qui seraient apportées par des visiteurs.

    Dans un communiqué transmis à l'AFP ce mercredi, l'ONG a dénoncé la mort du jeuneAaméricain "une tragédie qui n'aurait jamais dû se produire". En raison de leur isolement ancestral du reste de l'humanité, "il n'est pas impossible que les Sentinelles viennent d'être contaminées par des agents infectieux mortels [apportés par le voyageur américain, NDLR] contre lesquels ils n'ont pas d'immunité, avec le potentiel d'éradiquer toute la tribu", s'est alarmée l'organisation dont le siège est en Grande-Bretagne. 

    Depuis des années, les autorités indiennes s'assurent occasionnellement de la bonne santé des Sentinelles en observant la rive à partir d'un bateau, ancré à une distance respectable de l'île.

    L'OBS Renaud Février avec AFP


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  • La cougar tient son petit Manu par la main, elle a peur de le perdre ! Seul couple à se tenir par la main !

    Cette armistice de 1918 n'a servi à rien puisqu'il y a eu la guerre de 39-45 !

    Quant au futur, des guerres, il y en aura enccore, c'est pourquoi ON (France et autres pays) fabrique des armes et on les vend comme à l'Arabie saoudite ! C'est bien pour se battre, pour faire encore des guerres !!!

    Tout cela, c'était juste du cinéma, de la politique, Manu s'est senti le centre du monde. !

     

     

     


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  • Signature de l'Armistique guerre 14-18 le 11 novembre 1918

     

    À la fin de la Première Guerre mondiale, l'armistice de Rethondes est un traité signé le 11 novembre 1918 entre les forces alliées et l'Allemagne dans un wagon dans la forêt de Compiègne à Rethondes. Ce traité définit la fin des combats sur le front occidental, et les conditions de la défaite de l'Allemagne.

    L'armistice est conclu pour 36 jours mais sera régulièrement renouvelé jusqu'au traité de paix du 28 juin 1919.

     

    Les pertes humaines de la Première Guerre mondiale s'élèvent à environ 18,6 millions de morts. Ce nombre inclut 9,7 millions de morts pour les militaires et 8,9 millions pour les civils.


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - DIMANCHE 11 11 2018 - Armistice 14-18

     

    BON DIMANCHE


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  • Centenaire de l'armistice de 1918 : Emmanuel Macron à Verdun pour l'Histoire

    Emmanuel et Brigitte Macron écoutent le discours d'un lycéen à Verdun.

    Le président de la République Emmanuel Macron s'est rendu à Verdun au troisième jour de son itinérance mémorielle. Il a visité l'ossuaire où reposent les restes de 130.000 soldats français et allemands.

     

    A Verdun, Emmanuel Macron a honoré les héros de la plus longue et la plus célèbre des batailles de la guerre. Il a visité l'émouvant ossuaire où reposent les restes de 130.000 soldats français et allemands. Au total, 300.000 combattants ont été tués entre février et décembre 1916, dans l'enfer de Verdun, fait de boue, de froid et de bombardements, comme dans la tranchée légendaire des Baïonnettes.

    Accompagné de son épouse Brigitte Macron, il a d'abord arpenté les champs de bataille en compagnie de lycéens de Verdun.

    Cette journée se terminera à Reims avec un hommage aux héros de "l'Armée noire", ces troupes coloniales composées principalement de tirailleurs sénégalais. 200.000 sont montés au front, 30.000 sont morts. Emmanuel Macron sera accompagné du président malien Ibrahim Boubakar Keita, premier des chefs d'Etat à participer aux célébrations avant la Britannique Theresa May, l'Allemande Angela Merkel et l'Américain Donald Trump, présent à Paris les 10 et 11 novembre avec une soixantaine d'autres dirigeants internationaux.

    La bataille de Verdun (1916), a fait au total plus de 300.000 tués ou disparus. Il y eut, selon les dernières études, 165.000 tués ou disparus et plus de 215.000 blessés côté français contre environ 143.000 morts et 196.000 blessés côté allemand.Guerre de position aux allures de boucherie, Verdun a mobilisé plus de 1,1 million de soldats français et 1,2 million d'allemands. Les premiers ont bénéficié d'un assez efficace système de relèves et de rotations (quatre jours sur le front, deux jours de "respiration" en arrière), les rendant plus aptes au combat.

     

    70% de l'armée française ont participé à Verdun

    En revanche, ce sont quasiment les mêmes soldats allemands qui combattirent pendant les dix mois de la bataille. Ainsi, 70% de l'armée française - dont d'importantes forces coloniales (tirailleurs algériens, marocains, somalis etc.) - ont participé à Verdun. Les Français disposaient de 1.700 pièces d'artillerie et de 80 avions contre respectivement 2.200 et 300 pour leurs adversaires.

    Le nombre d'obus tirés fut approximativement de 23 millions côté français contre 30 pour les Allemands. On est passé, en France, de 12.000 obus fabriqués par jour en septembre 1914 à 35.000 en décembre, pour atteindre 300.000 en 1918. Un obus de 75 contenant 800 g d'explosifs, il fallait donc trouver 240 tonnes d'explosifs par jour.

    On a dit qu'à cause des bombardements, la fameuse "côte 304", lieu de terribles combats, aurait perdu plusieurs mètres pour ne plus atteindre fin 1916 que 297 m.

    Paris Mattch


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  • Pourquoi les citrouilles sont-elles le symbole d'Halloween ?

    Symboles d'Halloween, les citrouilles sont de sortie en ce mois d'octobre. Mais au fait, pourquoi ce légume a-t-il été choisi pour célébrer cette fête folklorique aux origines celtes et païennes ? 

    Après avoir réussi à s'imposer peu à peu dans l'Hexagone ces dernières années, Halloween est aujourd'hui fêtée par de nombreux Français qui n'hésitent pas à se plier aux traditions en sculptant des citrouilles pour réaliser les fameuses "Jack O’Lantern" grimaçantes. Mais au fait, savez-vous pourquoi avoir choisi précisément ce légume pour célébrer Halloween ?

    Une légende celte

    Malgré ce que l'on pourrait imaginer, Halloween n'est pas une fête directement venue des États-Unis, mais plutôt une célébration issue de la culture celte où l'on célébrait "la fête de Samain". Cette commémoration païenne que l'on a coutume de fêter le 31 octobre, tire son origine d'un conte irlandais narrant la rencontre d'un certain "Jack Stingy" avec le Diable…

    Dans la version la plus communément répandue de cette histoire, Jack Stingy, un habitant de Wicklow (Irlande) connu pour sa méchanceté et son ivrognerie, aurait bousculé un soir de beuverie le Diable en personne qui aurait profité de cette rencontre pour lui voler son âme. Pour échapper à Satan, une idée est alors venue à Jack Stingy : accepter la demande de celui-ci à la condition qu'il lui paie un dernier verre

    Peu méfiant, Satan accepte et se transforme en pièce de monnaie pour payer le fameux dernier verre. C'est alors que rusé comme pas deux, au lieu de passer commande au tavernier, Jack glisse la pièce de monnaie dans sa poche dans laquelle il conservait une croix en argent. Subitement paralysé par la croix, le Diable supplie alors Jack de le libérer, ce que Stingy accepte de faire à condition que le Malin le laisse tranquille pendant 10 ans.

    Une décennie plus tard, le Diable cette fois bien décidé à récupérer l'âme de Jack Stingy, croise ce dernier près d'un pommier. Jack accepte que le Diable lui prenne son âme à condition que celui-ci aille d'abord lui décrocher une pomme en haut de l'arbre. Pendant que Satan s'exécute, Jack en profite pour graver une croix sur le tronc du pommier. Et là encore, voilà le Diable piégé ! En échange de sa libération, Stingy fait promettre au démon de ne plus jamais vouloir lui prendre son âme, ce que le Diable finit par accepter.

    Seulement voilà. À sa mort un soir de Samain, Jack, qui a pêché toute sa vie, se voit refuser l’entrée au paradis. Il décide alors d'aller frapper à la porte des Enfers, mais le Diable, qui lui rappelle qu'il ne peut hélas plus prendre son âme, lui indique qu'il n’entrera pas non plus chez lui.

    Quand les navets se transforment en citrouilles

    Contraint de s'en retourner de là où il vient, Jack se voit néanmoins offrir par le Diable un morceau de charbon ardent censé l'aider à éclairer son chemin. Afin de protéger la braise incandescente du froid et du vent, notre héros décide alors de la placer dans un navet soigneusement évidé de manière à se construire un lampion. 

    Surnommé par tous ceux qui le croisent "Jack à la lanterne", soit en anglais "Jack-O'-Lantern", il revient depuis chaque année hanter les vivants la veille de la Toussaint.

    Célébrée donc à l'origine par les Irlandais à l'aide de navets évidés pour réaliser des Jack-O'-Lantern, ce n'est qu'à partir de 1840 et la grande vague migratoire des Irlandais vers les États-Unis, que Halloween va progressivement adopter la citrouille.

    En effet, plus répandu aux États-Unis que le navet, ce cucurbitacée de couleur orange bien plus facile à travailler, sera abondamment prisés par les Irlandais pour célébrer leur fête qui aujourd'hui est fortement ancrée dans les traditions américaines. Et voilà vous savez tout !

    GENT SIDE


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  • Yémen: La bombe qui a tué 40 enfants dans un bus a été vendue par les Etats-Unis, selon CNN

    La bombe qui a tué 51 personnes, dont 40 enfants, larguée sur un bus dans un raid aérien attribué à la coalition menée par l' Arabie saoudite dans le nord du  Yémen, a été commercialisée par les Etats-Unis dans le cadre d'un accord entre le département d'Etat et Ryad, selon CNN.

    Des images montrant des chiffres sur des éclats d'obus, filmées peu après cette attaque jeudi 9 août à Saada (fief des rebelles), indiquent qu'il s'agissait d'une bombe Mark 82 (Mk 82) à guidage laser de précision, conçue par l'entreprise de défense américaine Lockheed Martin, a précisé vendredi la chaîne, citant des experts en armement.

     

    10.000 morts depuis 2015

    L'ancien président Barack Obama avait interdit la vente de bombes guidées à l'Arabie saoudite après l'usage d'un type d'arme similaire dans un raid aérien qui avait fait 140 morts lors d'une cérémonie funéraire dans la capitale Sanaa, en octobre 2016. Mais Donald Trump a levé cette interdiction après sa prise de fonction en 2017.

    Cinquante-six enfants se trouvaient également parmi les 79 personnes blessées le 9 août dans la province de Saada, d'après le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). La coalition a été accusée d'avoir commis de nombreuses bavures contre des civils. Elle a admis sa responsabilité dans certains raids mais elle accuse régulièrement les rebelles Houthis de se mêler aux civils ou de les utiliser comme boucliers humains.

    La guerre au Yémen a fait quelque 10.000 morts depuis l'intervention de la coalition sous commandement saoudien en mars 2015 et elle a provoqué «la pire crise humanitaire» au monde, selon l'ONU.

    20 Minutes


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  • Découverte d'une nouvelle espèce de ptérosaure vieux de 200 millions d'années

    © Zhao Chuang/Handout via REUTERS Illustration d'artiste montrant des spécimens de ptérosaures Hamipterus tianshanensis.

     

    Des chercheurs américains ont découvert une nouvelle espèce de ptérosaure, cousin du dinosaure et premier animal qui a quitté le sol pour voler, bien avant les oiseaux.

     

    Des fossiles de ce ptérosaure ont été trouvés dans un état exceptionnel de conservation, dans une roche vieille de 200 millions d’années. L’animal, bien qu’assez jeune, était déjà très imposant avec des ailes d’une envergure d’un mètre et demi, et un long crâne étroit doté d’une mâchoire aux 112 dents. À l’époque du Trias, la région où il vivait ressemblait à un désert de plus de deux millions de kilomètres carrés. Les scientifiques pensent qu’au milieu de ces dunes se trouvait une oasis qui pendant la sécheresse attirait des animaux de toute part. Mais ils ne s’attendaient quand même pas à découvrir un ptérosaure à un stade aussi primitif dans un environnement aussi extrême.

    Des fossiles des congénères de ce premier reptile volant avaient été retrouvés auparavant près de la mer, là où se situent aujourd’hui l’Europe et le Groenland.

    Les ptérosaures, habituellement appelés « ptérodactyles » ont dominé le ciel pendant plus de 160 millions d’années. Comme leurs cousins,  les dinosaures, ils ont disparu à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d’années.

    RFI

    Chacun de nous est une toute petite poussière dans cet immense univers !


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  • Israël : découverte d’une fabrique de poterie de l’époque romaine

    Des archéologues israéliens ont dévoilé mardi ce qu'ils ont présenté comme une grande fabrique de poterie qui a produit des jarres de vin pendant 600 ans, à partir de l'époque romaine. L'Autorité israélienne des Antiquités (AIA) a annoncé que des fouilles près de la ville de Gedera, au sud de Tel-Aviv, avaient permis de mettre au jour la fabrique et un complexe de loisirs adjacent, composé de 20 piscines et d'une salle de jeux.

    À partir du IIIe siècle après J.-C., l'usine a fabriqué des récipients appelés "Gaza" par les historiens, pendant une période ininterrompue de 600 ans, a déclaré mardi à la presse la directrice des fouilles, Alla Nagorsky.

    "Ce genre d'endroit ne s'est pas construit en un jour", a-t-elle expliqué sur place. "Un ingénieur a travaillé dessus, le site est très travaillé". La fonction principale des jarres était le stockage et l'expédition du vin, une industrie locale florissante à l'époque, avec des exportations à grande échelle, a précisé l'AIA dans un communiqué. "La production continue de ces jarres indique probablement qu'il s'agissait d'une entreprise familiale, qui s'est transmise de génération en génération", souligne le communiqué.

     

    Une découverte "rare et surprenante"

    Près de l'usine se trouvaient deux bains byzantins et 20 bassins "finement construits", reliés entre eux par des canaux. "Les archéologues considèrent que le complexe aquatique a servi à la fois à la population locale et aux nombreux voyageurs le long de l'ancienne route principale reliant le port de Gaza à l'intérieur des terres", indique l'AIA.

    La ville de Gaza, aujourd'hui située dans la bande de Gaza palestinienne, se trouve à 48 km au sud-ouest de Gedera, sur la côte méditerranéenne. Au cours de sa longue histoire, elle a été gouvernée par les Romains, les Byzantins, les Croisés, les Mamelouks et les Ottomans. La découverte d'une salle de jeux à Gedera est "rare et surprenante", note l'AIA. Elle abritait des planches utilisées pour jouer au backgammon et au "mancala", des jeux toujours populaires dans la région.

    Les ateliers de poterie de Gedera ont pu construire le centre de loisirs à l'attention de leurs employés, selon le communiqué de l'AIA.

    Paris Match


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  • En vacances, Emmanuel Macron et Edouard Philippe sèchent la visite du prince William

    C’est une histoire de mauvais timing. Le prince William s’est rendu en Picardie ce mercredi pour fêter le centenaire de la bataille d’Amiens, durant la Première Guerre mondiale. Alors que petit-fils de la reine d’Angleterre était accompagné de Theresa May, Première ministre britannique, ni Emmanuel Macron, ni Edouard Philippe ne sont venus l’accueillir.

     

    Fallait-il interrompre les vacances pour rencontrer le prince d’Angleterre lors de sa visite en France ? Nul doute que le Premier ministre et le président de la République se sont posé la question avant de répondre par la négative. Emmanuel Macron, qui vient d’entamer deux semaines de repos au Fort de Brégançon (pas exactement du côté de la Picardie), a déjà dîné avec Theresa May vendredi, lors du premier jour de ses vacances. Edouard Philippe, lui aussi, est en pleine pause estivale.

    Des commémorations en grande pompe à Paris

    Il fallait bien que quelqu’un se dévoue : c’est finalement Florence Parly, ministre des Armées, qui a interrompu ses congés pour assister à la cérémonie.

    Environ 3.000 personnes, militaires ou civils, dont plusieurs centaines de descendants de combattants venus de tous les pays du Commonwealth et de France, se sont déplacées pour rendre hommage aux dizaines de milliers de soldats morts il y a tout juste un siècle. À la fin de la Première Guerre mondiale, la bataille d’Amiens a marqué le début d’une offensive alliée qui précipita la défaite de l’Allemagne.

    Pas question pour Emmanuel Macron de passer à côté des célébrations du centenaire de la guerre. Selon Le Parisien, qui reprend les propos de Joseph Zimet, directeur général de la Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, le Président doit prochainement « consacrer 10 jours de son agenda » au centenaire de 14-18. Il devrait parcourir plusieurs champs de bataille et recevoir une centaine d’homologues à Paris.

    20 Minutes

    Quand je pense que macaron est d'Amiens ! Honte à lui !


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  • Centenaire de la bataille d'Amiens : "Le début de la fin" pour les Allemands

    © Collections La Contemporaine Des prisonniers allemands capturés par les Britanniques arrivent dans un camp, le 9 août 1918 près d'Amiens.

    Il y a cent ans, le 8 août 1918, les Alliés déclenchent une offensive dans la région d'Amiens. Cette attaque est un succès. Pour la première fois, ils prennent un ascendant décisif sur les Allemands, comme l'explique l'historienne Marjolaine Boutet.

     

     

    Plus de 2 000 personnes, dont le prince William et la Première ministre britannique Theresa May, sont attendues, mercredi 8 août, pour les commémorations du centenaire de la bataille d'Amiens, qui se tiendront dans la cathédrale de la ville. Cette offensive de la Première Guerre mondiale, déclenchée le 8 août 1918, marqua le début d'une série d'attaques des Alliés contre les Allemands, qui aboutit à l'armistice du 11 novembre 1918. Le général Ludendorff, chef d’état-major général adjoint allemand qualifia cette journée de "jour de deuil de l’armée allemande". En une seule journée, les Alliés s’avancèrent de 13 kilomètres et firent près de 27 000 prisonniers. Pour l’historienne Marjolaine Boutet de l’Université de Picardie, co-auteure de "La bataille de la Somme" (Éd. Tallandier), la bataille d’Amiens est un tournant dans la Grande Guerre.

    France 24 : Pourquoi cette offensive a-t-elle été décidée en août 1918 ?

    Marjolaine Boutet : Il faut se remettre dans le contexte de 1918. Au printemps, les Allemands ont lancé une offensive qu’ils espéraient décisive pour remporter la guerre qui durait depuis quatre ans. À la fin de l’année 1917, il y a eu notamment la révolution bolchévique en Russie, signe que la guerre est en train de se terminer sur le front de l’Est. Les Allemands peuvent ramener une grande partie de leurs troupes sur le front de l’Ouest avant que, côté allié, les Américains n'arrivent en trop grand nombre. Ils se disent que c’est le moment de gagner la guerre et faire basculer la situation à leur avantage. Ils sont totalement épuisés par quatre années de conflit, des morts, qui ont dépassé le million et un blocus imposé par les Britanniques.

    Ils lancent alors une offensive en avril qui dure jusqu’au mois de juillet, au cours duquel ils sont arrêtés sur la Marne par les Alliés qui se sont enfin mis d’accord pour avoir un commandement commun confié au général Foch. L’objectif de ce dernier est à la fois d’arrêter la menace allemande et de reprendre l’offensive. Il décide de lancer une première attaque commune à Amiens parce que c’est traditionnellement le point de jonction entre le front défendu par les Britanniques et le front défendu par les Français.

    Comment cette offensive se déroule-t-elle sur le terrain ?

    C’est une bataille classique de la Première Guerre mondiale. On prépare le terrain par un bombardement massif d’artillerie et d’aviation. Ce bombardement prend les Allemands par surprise. Après avoir largement détruit la plus grande partie des installations de l’ennemi, l’infanterie est envoyée, ainsi que les tanks. C’est une guerre très moderne. Tous les corps d’armée sont mobilisés. Il y a des Britanniques, des Français, des Américains, des Canadiens, des Australiens sous un même commandement. D’un point de vue logistique, cela demande une incroyable mobilisation et coordination. Pour la première fois, parce qu’il y a un pilote unique, cela fonctionne. Jusque-là toutes les offensives s’étaient cassé les dents. C’est clairement le début de la fin pour les Allemands. Ludendorff, le chef d’état-major adjoint allemand, l’écrit lui-même dans son journal. Il est obligé de reculer et comprend qu’il ne pourra pas gagner la guerre face à des Alliés qui sont plus forts, plus nombreux et qui ont enfin réussi à s’organiser. Ils sont matériellement supérieurs, Ils produisent plus, plus vite et de manière plus performante. Ils ont compris depuis 1916 que cette guerre était une guerre de matériel. Ils ont aussi des populations qui tiennent et des combattants qui sont vraiment aguerris.

    Cette bataille d’Amiens marque un tournant dans l’année 1918. Pourquoi n’est-elle pas plus connue en France ?

    Elle met en jeu essentiellement des forces anglo-saxonnes. La Somme est beaucoup plus importante dans la mémoire collective anglo-saxonne que dans la française. Nous nous sommes concentrés sur Verdun, alors que pour les Britanniques, au sens large, c’est un territoire qui a une vraie résonnance. La plupart de leurs morts n’ont pas été rapatriés. Ils sont enterrés sur ces terres, identifiés ou pas. Il y a des mémoriaux partout et des familles qui viennent très fréquemment pour se recueillir. Nous avons oublié ces soldats, mais pas le reste du monde.

    Le 8 août, il y aura une belle cérémonie à la cathédrale d’Amiens avec beaucoup de lectures. À en juger par ce qui a été fait lors du centenaire de la bataille de la Somme en 2016, cela risque d’être très beau et très émouvant. Une délégation allemande sera aussi présente, ainsi que des Canadiens, des Australiens etc. Cela permet de prendre véritablement conscience de la dimension mondiale de cette guerre. Le monde entier était là en 1918.

    M


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