• Après un succès sur le babouin, les greffes d'organes d'animaux chez l'Homme se rapprochent

    Une équipe scientifique allemande est parvenue à transplanter à des babouins des cœurs issus de donneurs d’une toute autre espèce : le porc. Une série d’opération couronnées de succès, qui ouvre la voie à de possibles applications chez l’Homme.

    338 : c’était, selon les dernières statistiques dévoilées par l’Agence de la biomédecine, le nombre de malades en attente de greffe cardiaque en France au 1er janvier 2014. Des centaines de patients dans une terrible attente, due à un manque de donneurs. Cette situation pourrait bientôt prendre fin grâce à une avancée médicale majeure : la maîtrise de la xénogreffe.

    Cette technique, consistant à transplanter à un receveur un organe issu d’un animal d’une autre espèce, suscite les plus vifs espoirs depuis ses premiers essais au début du XXe siècle. Jusqu'à présent, toutes les tentatives se sont soldées par des résultats décevants. Mais une étude qui vient d’être publiée dans la revue Nature pourrait bien mettre fin à cette série d’insuccès.

    Après avoir opéré cinq babouins, les chercheurs rapportent en effet que l'un d'eux, ayant reçu le coeur d'un porc, a survécu un temps record de 195 jours. Une prouesse dont le secret réside notamment dans une astucieuse manipulation génétique des cochons donneurs.

    Des donneurs génétiquement modifiés

    Les chercheurs à l’origine de l’expérience avaient pris soin de modifier certains des gènes porcins. Le but : limiter le rejet de la greffe et empêcher l'expression de certains marqueurs, pouvant trahir leurs origines auprès de l'organisme receveur. En outre, d’autres modifications ont permis la production de marqueurs comparables à ceux des êtres humains. Une fois ces donneurs génétiquement modifiés, restait alors à greffer aux babouins les cœurs de porcs. Une opération plus délicate encore qu’il n’y parait.

    "Les cœurs porcins sont plus vulnérables que les organes humains", avance sur le site ScienceAlert le chirurgien cardiaque Bruno Reichart, de l’Université Louis-et-Maximilien de Munich, en Allemagne. "Les [organes] transplantés doivent être perfusés avec des solutions qui transportent des nutriments et de l’oxygène. La perfusion n’a pas seulement été menée pendant le temps de stockage, mais également au cours de l’implantation", détaille le médecin. Une technique qui a permis d’augmenter le temps de suivi des babouins greffés, passant ainsi de 57 jours lors d’un essai précédent, à près de 200.

    Des espoirs pour l’Homme

    Outre la réussite de la greffe porc-babouin en tant que telle, ce sont avant tout des perspectives inédites chez l’être humain que cette opération augure, comme le souligne Christoph Knosalla du German Heart Center de Berlin, en Allemagne. D’autant plus que les chercheurs ont également réglé un autre problème inhérent aux xénogreffes : les différences de vitesse de croissance des organes entre espèces.

    "Les cochons (et leurs cœurs) grandissent pendant quatre mois jusqu’à [atteindre un poids maximal] de 100 kilogrammes. En comparaison, les babouins grandissent lentement, comme le font [tous] les primates", souligne Bruno Reichart. Lesquels primates n’atteignent en outre un poids maximal que d’une quarantaine de kilogrammes.

    Pour pallier ces différences, les scientifiques ont mis en œuvre des traitements à base notamment de Temsirolimus, un inhibiteur habituellement utilisé pour lutter contre le cancer qui permet de limiter la vitesse de croissance et la taille des tissus.

    Aussi prometteuse qu’elle soit, l’expérience demeure encore loin de pouvoir bénéficier à un être humain. Principal obstacle restant à franchir : trouver une substance anti-rejet adaptée à l’Homme. Outre ce point crucial, les chercheurs devront aussi s’assurer que les animaux donneurs ne sont pas porteurs de virus transmissibles à l’être humain, notamment le rétrovirus endogène porcin. Ce pathogène s'est jusqu’à présent révélé impossible à éliminer, et aux effets encore méconnus.

    Même si de nombreux défis restent à relever, l’espoir de voir un jour des patients bénéficier d’une xénogreffe n’a en tout cas jamais été aussi grand.

    GENT SIDE

    Ces scientifiques "s'amusent" bien !

    Pauvres porcs, pauvres babouins !


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  • Un an de prison ferme pour le tueur de chat à Limoges

    Défenseurs des animaux présents à l'audience. / © E.Denanot/france 3 limousin

    Un jeune homme de 20 ans a été condamné ce jeudi 29 novembre 2018 à 18 mois de prison dont douze fermes par le tribunal correctionnel de Limoges.  Il avait tué sauvagement un chat en octobre dernier au jardin de l’évêché.  

    L’affaire avait ému beaucoup de monde en Limousin et ailleurs en France.

    Le 8 octobre dernier, dans le jardin de l’évêché, une patrouille avait interpellé un jeune homme de 20 ans qui venait de tuer sauvagement un chat errant. L'individu s’est ensuite amusé à écrire sur les arbres du parc et sur un lampadaire avec le sang de la pauvre bête.

    Le suspect, sans domicile fixe, qui était détenu depuis a comparu ce jeudi 29 novembre devant le tribunal correctionnel de Limoges pour "acte de cruauté sur animaux". Il a été condamné à 18 mois d'emprisonnement dont douze fermes, une obligation de soins, une mise à l’épreuve de trois ans et une interdiction de détenir un animal durant cinq ans. Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet. 
      
    Six associations de ligue de défense des droits des animaux se sont constitué partie civile dans l’affaire et demandaient une peine exemplaire tandis que les "sévices graves" et les "actes de cruauté" envers les animaux sont considérés comme des délits. L'article 521-1 du Code pénal prévoit une peine de deux années d'emprisonnement maximum et 30 000 euros d'amende. 

    A l’époque, une pétition a été lancée en ligne pour réclamer « une peine exemplaire » contre l’auteur des faits. Plus de 89 000 signatures ont été enregistrées à ce jour.

    France info .3

    C'est mieux que rien, mais il méritait les deux ans de prison prévus !


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  • Un chien retrouvé mort attaché à un arbre en Lorraine : le propriétaire, identifié, ira au tribunal

    Illustration

    Une promeneuse avait fait une macabre découverte dans un terrain proche de la Vezouze, à Lunéville (Meurthe-et-Moselle), en août 2018 : elle y avait trouvé un cadavre de chien, attaché à un arbre.

    Les policiers de Lunéville avaient alors ouvert une enquête pour « abandon volontaire d’un animal domestique » et « acte de cruauté ».

    Le propriétaire a utilisé plusieurs identités

    Selon une source policière, après plusieurs mois d’enquête, les efforts conjoints de la Brigade de sûreté urbaine (BSU) et de la clinique vétérinaire de Lunéville ont permis de remonter jusqu’à une personne. Elle avait utilisé plusieurs identités, ce qui avait compliqué le déroulement des investigations.

    Un homme âgé d’une cinquantaine d’années a été convoqué au commissariat en novembre. Dans un premier temps, il a nié les faits qui lui étaient reprochés, avant de les reconnaître.

    Un chien adopté dans une SPA

    Il avait adopté le chien à l’antenne de Saint-Dié-des-Vosges (Vosges) de la SPA (Société protectrice des animaux, N.D.L.R.) et s’en était débarrassé car il était vieux et commençait à être sale, selon des propos rapportés par la police. Il l’a alors abandonné sans lui laisser la moindre chance de s’en sortir.

    Le prévenu écope d’une CRPC (Comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, N.D.L.R.) en date du 14 mai 2019. Il encourt jusqu’à deux ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.
     
    Lorraine Actu
    Hélas, il ne risque pas grand chose avec nos juges !
    Il faudrait l'attacher à un arbre en forêt et le laisser plusieurs jours sans eau ni nourriture !

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  • Pour préserver et améliorer la biodiversité, la région Normandie choisit la fédération des chasseurs comme partenaire

    Le Conseil régional s'engage aux côtés de la fédération des chasseurs de Normandie. À compter de début 2019, ce partenariat aura pour vocation à préserver et à améliorer la biodiversité en Normandie. Annonce faite jeudi 22 novembre après-midi par Hervé Morin, en visite au groupement d'intérêt cynégétique de la Plaine d'Écouché Nord (Orne), entre Argentan et Falaise. (...) Un plan régional ciblera le Courlis cendré, oiseau migrateur à la population en déclin depuis une quinzaine d'années. Une autre action vise au rétablissement de la "trame verte et bleue", (...) Enfin, la fédération de chasse va acquérir un radar qui sera implanté en Baie des Veys, puis en Baie de Seine. Son rôle sera d'améliorer la connaissance concernant les oiseaux, notamment migrateurs.
    (extraits de l'article d'Eric Mas, Tendance Ouest)

    Source :

    Politique et animaux


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  • Le département du Morbihan soutient l'opération de promotion de la chasse "Un dimanche à la chasse"

    La société de chasse de Saint Hubert - Languidic, en liaison avec la fédération départementale des chasseurs du Morbihan, engage une opération de découverte à destination du grand public cet automne : « Un dimanche à la chasse » (...) soutenue par le Conseil départemental du Morbihan, François Goulard (Les Républicains) 
    (extrait de l'article du Télégramme)

    Source :

     

    Politique et animaux

    Vous pouvez aller sur ce site, Politique & animaux, voir menu à gauche dans "Aidons les animaux"


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  • Le Parlement de Bruxelles donne un statut juridique aux animaux !

    Vendredi 23 Novembre, le Parlement bruxellois a voté à l'unanimité un projet d'ordonnance dont l'objectif est de reconnaître un statut spécifique à l'animal en le considérant comme " un être vivant doué de sensibilité, d'intérêts propres et d'une dignité qui bénéficie d'une protection particulière. "

    Il y a encore peu, la législation en vigueur en Belgique considérait l'animal comme un simple objet, un bien matériel, inclus dans la catégorie des meubles. Mais ça, c'était avant.

    Un avant, un après 

    Une modification de taille a en effet été ajoutée dans la loi de Belgique. À l'avenir, les animaux seront reconnus en tant que groupe spécifique au sein de la société belge, ce qui leur offrira un degré de protection bien plus élevé que l'actuel, en particulier dans le domaine juridique

    Vendredi 23 Novembre, la secrétaire d'Etat bruxelloise en charge du Bien-être animal Bianca Debaets s'est déclarée très satisfaite de cette décision.

    Changement de taille 

    Cette élue est en effet à l'initiative du texte qui vient d'être adopté. Désormais, grâce à cette mesure, il conviendra de tenir compte du caractère vivant et sensible d'un animal lors du jugement des infractions par rapport à la réglementation en vigueur sur le bien-être animal. Cette modification de la loi implique, toujours selon Bianca Debaets, un durcissement des sanctions.

    Plus de droits 

    Pour le moment, seule la Région Wallonne a introduit en Belgique une reconnaissance similaire des animaux dans ses textes de loi. Et plus largement, au niveau fédéral, le Sénat travaille à un changement de la Constitution belge, qui précise que " que l'État fédéral et les entités fédérées veillent au bien-être des animaux en tant qu'êtres sensibles. "

    "Nous nous inscrivons aussi parfaitement dans l'esprit du gouvernement fédéral qui, par l'entremise du ministre de la Justice Koen Geens, a proposé une modification du Code Civil pour sortir les animaux de la catégorie des biens en créant une nouvelle catégorie spécifique pour eux. Nous nous inspirons également de pays comme la France, les Pays-Bas ou encore la Nouvelle-Zélande très avancés en la matière. L'objectif, à terme, est que l'animal puisse enfin bénéficier du statut juridique correspondant à son caractère biologique", a expliqué Bianca Debaets, à l'issue du vote.

    Oh!My Mag


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  • Un cachalot retrouvé mort avec 115 gobelets en plastique dans le ventre

    Le mammifère avait ingurgité au total près de 6 kilos de déchets plastiques...

    LIEN article : https://www.nouvelobs.com/planete/20181120.OBS5763/un-cachalot-retrouve-mort-avec-115-gobelets-en-plastique-dans-le-ventre.html


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  • Une marmite remplie d’os : un abattoir pour tigres découvert en République tchèque

    Illustration

    Des restes d’animaux entassés dans un réfrigérateur. Un cadavre de tigre, à peine mort, étendu sur le sol. C’est la découverte macabre que des inspecteurs tchèques ont fait dans un obscur hangar de Prague, raconte le "Guardian". Après cinq ans d’enquête, l’Inspection tchèque de l’environnement (CEI) a démantelé un réseau de trafiquants de tigres, qui exportait des félins vers le Vietnam. 

     

    Peaux, griffes et os

    En Asie, le trafic de tigre est un marché noir lucratif, rappelle le CEI. Les peaux se vendent cher, entre 2.000 et 4.000 euros l’unité. Les griffes sont échangées à 100 euros pièce. Quant aux ossements, ils sont réduits en minuscules bouillons cubes, très prisés par la médecine traditionnelle chinoise. On les écoule à 60 euros le gramme.

    Dans le hangar de Prague, les enquêteurs ont trouvé une large marmite, remplie d’os et de viande de divers animaux.

    "En 25 ans de travail pour le CEI, je n'avais jamais vu ça", raconte Pavla Rihova, directrice de l'agence. "Imaginez : un vieux réfrigérateur, sans électricité et rempli de cadavres, entreposé depuis deux ans dans un jardin."

    La découverte est l'aboutissement d'une investigation entamée en 2013. Un homme vietnamien est alors arrêté en possession de quelque huit kilogrammes d’os de tigres. Deux mois plus tard, les douanes tchèques interceptent un lot d’enceintes en partance vers Hanoï, dans lesquels sont dissimulés des squelettes animaux.

     

    Percée du trafic en Europe 

    Après quelques mois, la police et les douanes tchèques remontent jusqu’au propriétaire d’un cirque tchèque. Il possède le plus large élevage de tigres du pays. Ses animaux sont officiellement destinés à des zoos et à divers cirques nationaux. Deux années d'enquête sont encore nécessaires pour identifier le numéro un du trafic. L’homme, d’origine vietnamienne, assure la liaison entre de potentiels acheteurs et les revendeurs tchèques. Une fois les ventes conclues, des animaux sont livrés par le propriétaire du cirque à un taxidermiste, qui les démembre dans l'abattoir de Prague. 

    S’il semblait auparavant cantonné à l’Asie, le trafic de tigres se répand de plus en plus largement en Europe. D’après l’ONG TRAFFIC, plus d’une centaine de tigres sont tués chaque année pour alimenter le marché noir. Un tiers de ces animaux proviennent de fermes d’élevage. Pour Kieran Harkin, de l’ONG Four Paws, il est grand temps que l’Union européenne prenne des mesures plus strictes pour endiguer la percée du trafic.  

    "La planète a déjà perdu 90% de ses tigres. Nous appelons la commission européenne à protéger ces tigres, en surveillant mieux les échanges commerciaux des tigres élevés en captivité. Ce business est cruel, il n’a plus sa place dans l’Union." 

    L'OBS


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  • Poussins femelles broyés vivants !

    Arrêtez de manger du foie gras !

    L’enfer n’existe pas pour les animaux, ils y sont déjà. (Victor Hugo)


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