• À Calais, chasseurs et bouchers fustigent «l'intolérance» de certains «extrémistes» vegan

     PHILIPPE HUGUEN/AFP Les représentants des bouchers et des chasseurs étaient rassemblés devant la mairie de Calais ce samedi.

    Alors que se tient un festival vegan à Calais ce week-end, des chasseurs et des bouchers des Hauts-de-France se sont rassemblés devant la mairie pour dénoncer les attaques à répétition contre certains commerces et fédérations.

    Aujourd'hui se tient à Calais un festival vegan qui a bien failli ne pas être autorisé, la marie craignant des affrontements entre pro et anti-viande. S'ils ont finalement renoncé à se rendre à ce salon «pour ne pas mettre de l'huile sur le feu», les représentants des chasseurs et bouchers des Hauts-de-France ont tout de même saisi l'occasion pour demander la «tolérance» des différents modes de consommation face à certains «extrémistes» qu'ils accusent d'être à l'origine des attaques contre leurs commerces et fédérations ces derniers mois.

    «Qu'on laisse les bouchers faire leur métier tranquillement», a lancé Gabriel Hollander, boucher et vice-président de la Chambre de métiers et de l'artisanat de la région, lors d'une conférence de presse devant la mairie. «On ne peut plus accepter ce qui se passe», a répété Laurent Rigaud, président de la Fédération des bouchers des Hauts-de-France, en référence aux caillassages qui ont eu lieu depuis avril 2017 en France, et dans la métropole lilloise au printemps, «sans aucune interpellation». Il a mis en cause directement l'association militante L214 et a, par ailleurs, promis de répondre à ces attaques si elles n'étaient pas punies. «Nous n'avons rien contre les salons vegan, ce que l'on demande, c'est que les vegan fassent le tri chez eux, ils abritent en leur sein des gens d'une violence extrême», a déclaré Willy Schraen, président de la Fédération nationale de chasse, fustigeant «l'intolérance qui revient sur le devant de la scène».

     

    Caillassages et tags

    Depuis début 2018, la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT) a recensé en France «douze cas de commerces alimentaires caillassés avec tags de revendications anti-spécistes» et «plusieurs dizaines» de cas de détériorations, avec du «faux sang versé» ou de la «pose d'autocollants revendicatifs».

    Dans un communiqué samedi, l'association L214 a «contesté» être à l'origine de ces violences et dit réfléchir aux «actions judiciaires à mettre en œuvre pour que cessent les amalgames mensongers et diffamatoires». «Je ne pense que du mal (des caillassages), ça ne peut que desservir la cause animale», a réagi Isabelle Brassens, membre de L214 de Lille, qui tenait l'un des stands. «Aux dernières nouvelles, on n'a pas trouvé qui a fait ça». «On comprend qu'ils (les commerçants) soient en colère. Que des vitrines aient été cassées, ce n'est pas normal. On estime qu'il faut respecter les gens et leur travail, même si on n'est pas d'accord avec leurs idées», a ajouté auprès de l'AFP une organisatrice du salon pour Fareplace France.

    Le festival avait été annulé par la maire LR Natacha Bouchart, par peur de débordements, avant que le tribunal administratif, saisi par les associations, n'ordonne sa tenue. Il se déroulait aujourd'hui dans le calme, et l'on pouvait y voir des affiches et des T-shirts comportant des inscriptions comme «Mangez des fruits, pas nos amis», ou «chaque vie compte» avec des images d'animaux. 

    Le Figaro.fr

    Cela m'étonnerait que l'association L 214 envoie des gens attaquer des magasins !

    Les chasseurs meurtriers s'entendent bien avec les bouchers qui tripotent de la barbaque toute la journée, beurk, beurk, beurk ! Ils vont bien ensemble !


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  • Pas de fourrure pour la prochaine Fashion Week de Londres

    Aucune fourrure animale n'a été utilisée par les stylistes qui présenteront leur collection dans une semaine au Royaume-Uni.

    Les mannequins défileront à Londres sans fourrure. Le British Fashion Council (BFC), organisateur de la Fashion Week de Londres, a annoncé que pour la prochaine édition de l'événement, aucun modèle ne porterait de la fourrure animale.

    "Aucune fourrure d'animal ne sera utilisée à la Fashion Week de Londres", est-il ainsi indiqué dans un communiqué. Avant de prendre cette décision, le BFC indique avoir interrogé l'ensemble des stylistes, qui présenteront leurs collections à partir de vendredi prochain dans la capitale britannique.

    Un sujet sensible lors de précédentes éditions

    Selon le BFC, ce choix traduit l'évolution du secteur de la mode mais aussi "les sentiments des consommateurs" et "la position des magasins multi-marques qui s'éloignent de la vente de fourrure".

    Les dernières Fashion Week londoniennes avaient été marquées par plusieurs manifestations de militants pour les droits des animaux. A coup de slogans comme "Vous avez du sang sur les mains" et "Honte à la Fashion Week de Londres", ils avaient demandé à ce que les marques utilisant de la fourrure soient bannies des podiums.

    L'association PETA satisfaite

    L'association de protection des droits des animaux PETA (Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux) a salué sur Twitter la décision des stylistes de ne pas présenter de fourrure animale, tout en demandant au BFC de prendre clairement position pour l'ensemble des manifestations que la structure organise.

    Interrogé récemment à ce sujet, le BFC avait souligné ne pas avoir vocation à "dicter ce que (font) les créateurs", tout en encourageant ceux qui ont recours à la fourrure à le faire de manière "éthique". Jeudi, l'enseigne de luxe britannique Burberry, qui présentera sa nouvelle ligne le 17 septembre, avait déjà confirmé ne plus vouloir utiliser de fourrure dans ses collections.

    L'Express


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  • Si vous aimez les animaux !


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  • Elle vole les animaux qui lui avaient été retirés : 2 ans de prison ferme

    C’est la fin d’une histoire à rebondissements. Une femme qui avait maltraité des chiens puis les avaient volés dans les refuges où ils avaient été recueillis a écopé de 2 ans de prison ferme. La Fondation 30 Millions d’Amis, partie civile, se félicite de cette décision rendue par le Tribunal de Chartres (28).

    A peine croyable ! Alors que ses animaux – qu’elle maltraitait – lui avaient été retirés quelques mois plus tôt par la Fondation 30 Millions d’Amis, sur décision de justice, une femme n’a pas hésité à cambrioler les refuges de l’Etang Bleu (55) et de Chamarande (91) où ils avaient été recueillis. Au total, 5 chiens avaient disparu des refuges.

    Les chiens n’ont pas encore été retrouvés !

    Prévenue de « vol », elle a finalement été reconnue coupable des faits par le Tribunal de Grande Instance de Chartres qui l’a condamné à 2 ans de prison ferme avec mandat d’arrêt et le remboursement des dommages causés (30/08/2018).

    « C’est une peine importante », confirme Maître Xavier Bacquet, l’avocat de la Fondation 30 Millions d’Amis. Pour le rôle qu’il a joué dans l’affaire, son compagnon a lui écopé de 6 mois de prison avec sursis.

    Malheureusement, les 5 chiens qui avaient été volés n’ont pas encore été retrouvés. L’enquête est toujours en cours pour tenter de les localiser.

    Rappel des faits

    En novembre 2013, la Fondation 30 Millions d’Amis était appelée en urgence pour intervenir sur un cas spécial… Alors qu’ils étaient venus pour interpeller une femme accusée de divers cambriolages à Saint-Pellerin (28), les gendarmes d'Illiers-Combray avaient constaté avec effroi qu’elle détenait des dizaines d’animaux dans de mauvaises conditions. Des chiens, non identifiés, vivaient dans une maison insalubre et remplie d’excréments. A l’extérieur, des chevaux affamés et extrêmement maigres survivaient sur un terrain exigu. L’un d’eux boitait et n’avait pas été soigné. Il y avait également des ovins, ni identifiés ni vaccinés. Enfin, un agneau était retrouvé agonisant dans un enclos de fortune : il était gravement blessé à l’arrière train et incapable de se lever.

    Pour ces faits, la femme avait été condamnée en février 2018 par le Tribunal de Police de Chartres à près de 30 000 euros d’amende ; ses animaux lui avaient été confisqués définitivement.

    30 Millions d'amis

    Mais où sont les chiens ?


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  • Chien brûlé à l'essence: 18 mois d'emprisonnement dont 9 ferme requis à Chalon-sur-Saône

    Illustration un berger allemand

    Devant le palais de justice, quelque 200 personnes s’étaient rassemblées avec une banderole « En mémoire de Fudji ». Dix-huit mois d’emprisonnement dont la moitié avec sursis ont été requis lundi contre une éleveuse de chiens qui comparaissait devant le tribunal correctionnel de Chalon-sur-Saône pour avoir aspergé d’essence et brûlé le berger allemand de son compagnon.

    Une mise à l’épreuve avec obligation de soins a également été requise lors de ce procès pour « cruauté et acte de barbarie envers un animal » qui a mobilisé les défenseurs des animaux. La substitut du procureur a expliqué demander « une peine mixte, pour prévenir l’avenir, avec un emprisonnement ferme » car « il y a bien eu acte de cruauté et la prévenue a reconnu les faits ».

     

    Le chien avait succombé à ses blessures après une dizaine de jours

    Cette éleveuse de chiens amatrice de 38 ans comparaissait pour avoir aspergé d’essence et mis le feu au berger allemand de son compagnon le 10 août dans un champ de maïs voisin de leur domicile à Sagy (Saône-et-Loire), des faits passibles de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende. Le chien, nommé Fudji, avait succombé à ses blessures après une dizaine de jours.

    L’avocate du propriétaire de Fudji, Me Isabelle Terrin, spécialisée dans les causes animales, s’est déclarée satisfaite du réquisitoire. « Je regrette très sincèrement mon geste que je juge à l’heure actuelle impardonnable », a déclaré très émue la prévenue à la barre. Elle a expliqué avoir développé une phobie envers ce chien qui se montrait « toujours agressif avec elle. Je voulais qu’il parte ». Elle a ajouté s’être fait mordre plusieurs fois, ce que conteste son ex-conjoint.

     

    Menaces de mort

    « C’est un acte atroce, horrible qui n’est pas contesté par ma cliente », a déclaré son avocate Me Anne-Charlotte Charrier, mais il faut prendre en compte la personnalité fragilisée » de celle-ci. Elle a fait une tentative de suicide l’an dernier et est suivie par un psychologue. Elle a par ailleurs reçu des menaces de mort après la mort du berger allemand.

    Onze associations se sont portées parties civiles au procès, parmi lesquelles la Fondation 30 Millions d’amis, la Société protectrice des animaux (SPA) et la Fondation Brigitte Bardot. La décision a été mise en délibéré au 10 septembre.

    20 Minutes

    Seulement 9 mois de prison ferme, ce n'est pas assez pour cette garce !


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  • France bleu précise que l’origine du sinistre est criminelle. Les premiers éléments de l’enquête de gendarmerie montrent que les flammes ont pris à plusieurs endroits de l’établissement. «Il y aura un

    En mal d'amour et surtout d'adhérents, la fédération nationale de la chasse se paye le luxe d'une campagne publicitaire (peut-être subventionnée par macron) pour redorer son image; surtout après que macron en mal de voix pour les prochaines échéances les ait conforté dans leur démarche.

    Ainsi les chasseurs seraient les premiers écologistes de France..? C'est un peu comme si on affirmait que macron était humain et désintéressé...ou que Monsanto était le premier écologiste de la planète, demandez aux animaux qui jouent le rôle du "gibier" ce qu'ils en pensent...

    Pauvrefrance/Stan : http://pauvrefrance.centerblog.net/

    Allez voir son blog !


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  • Hérault: Un homme hospitalisé après avoir été violemment mordu par le sanglier qu'il chassait

    Samedi matin, un homme, âgé de 60 ans, a été violemment mordu par le sanglier qu'il chassait, sur la commune de Gigean, dans l'Hérault, rapporte le quotidien Midi Libre.

    L'animal l'aurait saisi au mollet, ce qui lui aurait occasionné une plaie importante.

    La faute aux grés

    Selon le journal, ce serait les grés, les deux grandes dents qui ressortent de la mâchoire supérieure du sanglier, qui ont blessé le chasseur.

    Le sexagénaire a été pris en charge par les sapeurs-pompiers, puis évacué en hélicoptère vers l'hôpital de Montpellier, où il a été soigné.

    20 Minutes

    Bravo le sanglier !

    J'espère que le sanglier a pu se sauver !


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  • Les néonicotinoïdes désormais interdits dans l'agriculture française

    Après l'entrée en vigueur de l'interdiction des néonicotinoïdes, les agriculteurs français dénoncent une "impasse".

    Les défenseurs des abeilles s'impatientaient, les agriculteurs ne décolèrent pas: l'utilisation des néonicotinoïdes pour débarrasser les plantes des insectes ravageurs est désormais interdite. En excluant de tout usage phytosanitaire cinq substances (clothianidine, thiaméthoxame et imidaclopride, thiaclopride et acétamipride) accusées de contribuer au déclin massif des colonies de pollinisateurs, la France va plus loin que l'Union Européenne qui bannira au plus tard au 19 décembre les trois premières mais uniquement pour les cultures en plein champ.

     

    "Cette interdiction place notre pays en précurseur pour la protection des pollinisateurs, de l'environnement et de la santé", a assuré samedi la ministre de la Santé Agnès Buzyn via Twitter.

     

    Ces molécules, apparues dans les années 1990 et les plus utilisés au monde, s'attaquent au système nerveux des insectes, donc des pollinisateurs. Même à faible dose, abeilles et bourdons sont désorientés, ne retrouvent plus leur ruche, le sperme des mâles est altéré... En France, les "néonics" servent surtout de manière préventive, en enrobant les semences, avant de se propager à toute la plante, y compris le pollen.

    Les agriculteurs dénoncent "une impasse"

    Face aux critiques du monde agricole, le gouvernement fait valoir l'existence d'alternatives pour la plupart de usages. Prônant une lutte donnant la priorité aux méthodes non chimiques, il a promis d'"accompagner les agriculteurs dans cette transition". Mais ces derniers dénoncent une "impasse", décrivant des alternatives nécessitant plus de travail et de main d'oeuvre, qui réduiraient leur compétitivité face aux produits importés. 

     

    "Nous souhaitons des dérogations pour deux cultures qui sont sans solution, le maïs, attaqué par la mouche grise, et la betterave", a insisté jeudi la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, évoquant un possible recours en justice de ces deux filières.

     

    Les producteurs de betteraves qui ont réussi à vaincre le puceron vert grâce aux semences enrobées craignent ainsi que ce bannissement ne mette "en péril" la filière du sucre.

     

    Sans solution efficace contre ce puceron vecteur de la jaunisse, la perte de rendement sera "au moins de 12% en moyenne au niveau national, sur plusieurs années", et jusqu'à 50% sur une parcelle, assure l'Institut technique de la betterave.

     

     

    Le gouvernement se montre rassurant

    "Quelques impasses ont été identifiées par l'Anses sur des cultures rares qui n'ont pas de substituts", répond la secrétaire d'Etat à la Transition écologique Brune Poirson dans une déclaration à l'AFP.

     

    "Elles se comptent sur les doigts d'une main et feront l'objet d'une étude approfondie par nos ministères ainsi que d'un usage limité et encadré."

     

    Pour les abeilles et leurs défenseurs en revanche, l'interdiction est plutôt une bonne nouvelle, même si apiculteurs et ONG s'inquiètent de la possibilité prévue par la loi biodiversité de 2016 de dérogations au cas par cas, jusqu'au 1er juillet 2020. 

    Dénonçant un "écocide", les apiculteurs espèrent aussi que la version définitive de la loi Alimentation entérinera le principe de l'interdiction des substances ayant le même mode de fonctionnement que les "néonics", comme le sulfoxaflor. Cette mesure vient d'être notifiée à l'UE, a voulu rassurer le gouvernement vendredi..

    BFM.TV


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  • Savoie : des vaches tuées et découpées par des voleurs de viande

    Un éleveur de Saint-Girod a trouvé une de ses bêtes tuée au couteau, une autre blessée par balle.

     

    Stupeur pour cet éleveur savoyard. Un éleveur de bovins à Saint-Girod (Savoie) a vu mercredi soir deux de ses bêtes ciblées par des voleurs de viande. Une première a été retrouvée blessée par balle dans le champ. Une seconde a été retrouvée tuée au couteau et en partie dépecée, rapporte France 3.

    « Une bête était morte et il lui manquait un bout d’épaule », relate Franck Nonglaton, l’éleveur de Saint-Girod. Selon lui, la bête a été visée par des voleurs de viande qui n’ont pourtant pas pris les meilleurs morceaux. « Ce qui manque, c’est du pot-au-feu », explique l’éleveur, faisant référence aux bas morceaux de l’animal.

     

    « C’est du vrai travail de boucher »

    A une quarantaine de kilomètres de là, à Brenaz, dans l’Ain, un veau a également été retrouvé dépecé ce vendredi matin par ses propriétaires, relate Le Progrès. Seuls le squelette et les viscères de l’animal ont été retrouvés. Le dos, les deux cuisses, les épaules et le foie ont été découpés « proprement, selon l’éleveur. C’est du vrai travail de boucher. »

    Le Parisien


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  • Montauban : Ils avaient traîné leur chien derrière leur voiture sur 25 km : 300 € d'amende

    Pauvre petite chienne, ce qu'elle a dû souffrir, j'en pleure

     

    Le tribunal a retenu, ce vendredi, la thèse de l'«accident» plaidée par les prévenus qui ne se seraient pas rendu compte qu'ils ont traîné leur chienne derrière leur voiture sur 25 km. Alcoolisés, ils se sont débarrassés du cadavre dans le Tarn. Les associations de défense des animaux comptent faire appel.

    La thèse de l'accident l'a emporté sur celle des mauvais traitements infligés à un animal. Le tribunal de Montauban (Tarn-et-Garonne) a condamné, ce vendredi, un couple à 300 euros d'amende après la mort de leur jeune chienne pinscher Nikita en février dernier, relate La Dépêche du Midi. L'animal, âgé de 2 ans, avait été traîné derrière leur voiture pendant 25 kilomètres entre Grisolles et Montauban avant de se débarrasser du cadavre du chien dans les eaux du Tarn. Les prévenus n'ont pas été condamnés pour «mauvais traitement à animal» mais uniquement pour avoir jeté le cadavre de l'animal dans la rivière.

    Alcoolisé au moment des faits, le couple a plaidé, durant le procès qui s'est tenu en juin dernier, la thèse de l'«accident». Selon eux, ils se rendaient à un anniversaire et ne se seraient pas rendu compte que leur chienne n'était pas à bord de la voiture, ni que la laisse était coincée dans la portière avec l'animal à l'extérieur du véhicule. Les prévenus ont roulé ainsi pendant 25 kilomètres jusqu'à ce qu'un homme leur signale la présence du chien à un feu tricolore, à Montauban. Les propriétaires ont expliqué avoir constaté que l'animal était mort, et ont décidé de le jeter dans le Tarn, et de poursuivre leur soirée comme si de rien n'était !

    Une passante, qui découvrira le corps, l'amènera finalement à un vétérinaire. La chienne sera finalement identifiée grâce à sa puce électronique, et ses propriétaires seront interpellés.

     

    Une audience tendue

    L'audience du couple s'est tenue dans une ambiance extrêmement tendue fin juin, au tribunal de grande instance de Montauban. La prévenue, menacée et insultée, avait dû quitter le palais de justice sous escorte policière. Le parquet avait requis une amende de 500 euros, et la SPA et la Fondation Brigitte Bardot s'étaient portées partie civile et réclamaient la requalification des faits en «actes de cruauté». Ils réclamaient une peine exemplaire, et une interdiction à vie de posséder un animal.

    Finalement, les prévenus ont été condamnés, ce vendredi, à une simple amende de 300 euros. Une décision qui a été vivement condamnée par les associations de protection animale qui entendent faire appel.

    Le Figaro.fr

    Quelle bande d'enfoirés ces juges. Un chien vaut juste 300 € pour ces connards ! C'est révoltant. Un couple de fumiers qui mérite de la prison

    Pour faire baisser la maltraitance animale, il faudrait des peines plus sévères.


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  • Réforme du permis de chasse : quelles conséquences pour l’environnement ?

    Les chasseurs ont-ils eu raison de Nicolas Hulot ? A entendre les explications de l’ex-ministre de la Transition écologique, après sa démission surprise mardi matin, c’est une réunion avec des représentants des chasseurs qui a joué le rôle de la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Organisée à l’Élysée par Emmanuel Macron, cette rencontre a débouché sur un accord favorable aux chasseurs et déjà critiqué par les défenseurs de l’environnement. Une réforme en apparence anodine mais aux conséquences pourtant très concrètes.

    Un million de chasseurs en France

    "Anecdotique mais symptomatique" : voilà comment Nicolas Hulot a lui-même décrit, au micro de France Inter, cette réunion avec les chasseurs. "Un élément a achevé de me convaincre que ça ne fonctionne pas comme ça le devrait" et a finalement poussé le militant écologiste à démissionner du gouvernement avec fracas : "J’ai découvert la présence d’un lobbyiste qui n’était pas invité à cette réunion. C’est symptomatique de la présence des lobbys dans les cercles du pouvoir". Nicolas Hulot fait ici référence à Thierry Coste, représentant de la Fédération nationale des chasseurs (FNC), puissant lobby qui a obtenu lundi de nouveaux avantages pour les 1,1 million de détenteurs du permis de chasse.

    Emmanuel Macron, qui a plusieurs fois exprimé son soutien à la pratique de la chasse, a donné lundi son accord à la baisse du permis national de 400 à 200 euros. Le permis national, contrairement au permis départemental, permet de chasser sur tout le territoire. Il n'est possédé que par environ 10% du million de Français qui pratiquent la chasse chaque année, selon la FNC. Cette baisse, qui n'est pas une surprise dans la mesure où le président avait déjà donné en février son feu vert à une réflexion sur le sujet, n'est pas nécessairement une préoccupation majeure pour les défenseurs de l'environnement.

    Une "gestion adaptative" qui fait débat

    Ces derniers s'inquiètent surtout de la façon dont sera mise en place la nouvelle gestion des espèces chassables. Actuellement, la liste des espèces chassables, qui compte une soixantaine d'oiseaux et de mammifères, de la gélinotte des bois à l'oie cendrée en passant par le blaireau et le sanglier, est figée. Soit on peut chasser une espèce, soit on ne peut pas, il n’y a pas d’entre-deux. La nouvelle "gestion adaptative", dont le principe avait été retenu dans le plan biodiversité présenté en juillet par Nicolas Hulot, instaure un bilan régulier pour chaque espèce. Ce dernier repose sur un renforcement de la collecte des données sur l'état de conservation des espèces et sur les prélèvements des chasseurs.

    Les 5 couleuvres que Nicolas Hulot a dû avaler : 

    Lors de la réunion de lundi, la liste des six premières espèces qui seront concernées d'ici la fin de l'année par cette "gestion adaptative" a été annoncée, notamment les oies cendrées, les courlis cendrés et les grands tétras. Concrètement, en fonction de l’évolution de la population et de l’habitat de ces espèces, il pourra être possible d’abattre chaque année un certain nombre d’animaux chassables, au-delà des quotas aujourd’hui autorisés (et inversement, de réduire le quota).

    Pour "éclairer" les décisions pour chaque espèce, un conseil scientifique doit être mis en place prochainement. Les chasseurs espèrent ainsi que certaines espèces aujourd'hui protégées, comme les cormorans qui selon eux ont proliféré ces dernières années, pourront être ajoutées à la liste. Une perspective dénoncée par les défenseurs de l'environnement qui voudraient que la nouvelle formule ne concerne que les espèces aujourd'hui chassables mais qu'ils considèrent comme en danger et dont ils voudraient réduire les quotas autorisés.

    Les associations ne décolèrent pas

    "C’est une faute politique grave. En France, on chasse 64 espèces d’oiseaux différentes. La moyenne européenne, c’est 14 espèces seulement. Est-ce qu’on va continuer à dézinguer des animaux qui agonisent ?", réagit le président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Allain Bougrain-Dubourg, au micro d’Europe 1. "Je rappelle que la tourterelle des bois a perdu 80% de sa population et pourtant, on en abat encore 100.000 chaque année en France. Pour l’alouette des champs, c’est 500.000. Est-ce qu’on va continuer comme ça longtemps ? C’est ça la gestion de la chasse dans notre pays ?", regrette-t-il.

    Allain Bougrain-Dubourg réclame notamment que parmi les 64 espèces d’oiseaux chassables, les 20 qui font partie de la liste rouge de l'Union internationale de conservation de la nature soient immédiatement protégées. De son côté, Brigitte Bardot a dénoncé, par le biais de sa fondation, "la soumission aux chasseurs" d’Emmanuel Macron et la "politique suicidaire, inadmissible, du gouvernement qui condamne la biodiversité".

    Cette réforme de la chasse (un "cadeau", selon Brigitte Bardot) aurait dû passer sans faire de bruit. Mais la démission de Nicolas Hulot lui donne aujourd’hui une toute autre résonance. Le dossier est loin d’être clos puisque si le chef de l’État a donné son accord sur les premières mesures, l’intégralité de la réforme est encore à l’état d’ébauche.

    Europe 1

    Une raison de plus pour ne pas voter macron !


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