• L'ancien dompteur André-Joseph Bouglione créé un écocirque sans animaux

    Son cirque à Paris

    André-Joseph Bouglione, ancien dompteur, a décidé troquer ses fauves contre un cirque écologique sans animaux. Strasbourg devrait accueillir son nouveau chapiteau au printemps prochain.

    Alors que de plus en plus de maires prennent des arrêtés pour interdire les cirques avec animaux dans leur commune, l'un des dompteurs de l'historique maison Bouglione a lui aussi décider d'y renoncer et de se lancer dans un nouveau concept de cirque plus respectueux de l'environnement.

    Dans une interview accordée au quotidien La Provence à la mi-juin, le circassien reconnaît que ce sont les spectateurs et les associations de défense des animaux qui l'ont poussé à repenser son métier: 

    "Je voulais être en phase avec le public. 67% de la population souhaite interdire la présence d'animaux dans les cirques. Les associations combattent ce genre de pratiques. (...) Je me suis demandé pourquoi mon métier était si mal perçu. Je n’ai jamais eu l’impression de maltraiter mes animaux, j’ai été conditionné dès mon enfance à dresser, mais il faut le dire, je ne pouvais pas leur promettre mieux qu’une prison à vie. À notre époque, chevaux, tigres et éléphants n’ont plus rien à faire dans les cirques."

     

    "Les cirques qui refusent d’ouvrir les yeux vont droit dans le mur"

    Pourtant, cette décision n'était pas simple à prendre pour celui qui a été baigné de cet environnement depuis son enfance. Sa famille, explique-t-il, lui a "interdit" de monter son projet. Dans le milieu du cirque, la nouvelle n'est pas passé non plus: "Quand nous avons annoncé officiellement la création de notre écocirque, nous avons reçu des cercueils, des poupées vaudous... de la part des gens de notre métier".

    Mais cela n'a fait que renforcer ses convictions. "Les cirques qui refusent d’ouvrir les yeux sur notre société vont droit dans le mur", prédit André-Joseph Bouglione, cité par 20minutes.

    "Le cirque s’adapte depuis 250 ans mais depuis les années 70, rien ne bouge. On a changé les lumières, mais rien sur le fond", regrette-t-il. 

     

    Strasbourg entend devenir un "laboratoire"

    Avec son écocirque, André-Joseph Bouglione espère donc renouveler le genre en proposant un divertissement "au service de la planète, engagé dans la protection animale, la préservation de la biodiversité, la nutrition".

    Selon les DNA, ce nouveau chapiteau devrait se poser à Strasbourg au printemps 2019. Le projet a en effet tapé dans l’œil des élus strasbourgeois, qui ont adopté à l’unanimité lors d'un Conseil municipal de Strasbourg en avril dernier une motion visant "à l’interdiction de l’exploitation des animaux sauvages dans les cirques et à l’accueil dans la ville d’arts circassiens respectueux de la condition animale."

    Avec cet écocirque, la Ville de Strasbourg entend donc devenir un "laboratoire" et un "exemple concret" en matière de cirque sans animaux dans le but de "donner un signal pour que la législation en France avance".

    BFM.TV

    Bravo à ce monsieur !

    L'ancien dompteur André-Joseph Bouglione créé un écocirque sans animaux

     


    4 commentaires
  • STOP au braconnage !

    Par Manon

     

    Pétition adressée à Nicolas Hulot, Ministre de la Transition écologique et solidaire

     

    Un groupe d'au moins trois braconniers, qui avaient pénétré dans la réserve de Sibuya, lundi matin, pour chasser des rhinocéros, ont été dévorés par des lions. Leurs cadavres démembrés ont été retrouvés le lendemain matin.

    Chaque année, il y a entre 500 et 600 millions de poissons tropicaux, 15 millions d’animaux à fourrure, 5 millions d’oiseaux, 2 millions de reptiles et 30.000 primates qui sont exposés au braconnage.

    Aujourd’hui, le braconnage occupe la 4e place dans le classement mondial des marchés criminels juste derrière la drogue, la cybercriminalité et la traite d’êtres humains.

    Je trouve INADMISSIBLE, en 2018, que l'on continue à tuer injustement des animaux, qui plus est, sont en train de mener leur petite vie tranquille, dans leurs milieux naturels. Que vous ont-ils fait ???

    En plus des captivités qu'on leur inflige pour la plupart, et pour lesquels ils n'ont RIEN demandé, ils sont maintenant (et depuis toujours) tués, et la plupart du temps pour un simple intérêt : l'argent

    À part l'argent, si tant est que ce motif soit "valable", quelles autres raisons motivent et poussent les braconniers à aller au bout de leurs actes ? 

    Parce que les animaux sont sans défense, contrairement aux humains, et que ça n'est pas passible d'emprisonnement, alors l'occasion est bien trop belle et facile. 

     

    AUCUNE RAISON n'est valable pour expliquer la cruauté de ces gens. 

    Les braconniers dévorés par les lions en ce début de semaine, n'ont que le revers de la médaille !!!


    Signez cette pétition pour mettre fin à ces pratiques bien trop faciles et bien trop inhumaines :

    https://www.mesopinions.com/petition/animaux/stop-braconnage/45493

     

     Trois braconniers bouffés par les lions, bien fait !


    4 commentaires
  • Pensez y quand vous mangerez ce jambon

    Pauvres animaux, quelle honte !


    4 commentaires
  •  

    Une chasseuse de girafe traquée sur les réseaux sociaux

    Une Américaine a déclenché une avalanche de réactions, après la publication d'une photo la montrant en train de poser près du corps d'une girafe chassée lors d'un safari l'an dernier en Afrique du Sud.

     

    En publiant les photos de son safari en Afrique du Sud, Tess Thompson Talley ne pouvait pas imaginer l'ampleur de la polémique qu'elle allait déclencher, un an après son voyage. Cette chasseuse américaine de 37 ans a provoqué la colère de milliers d'internautes en postant l'été dernier sur Instagram, un cliché de son safari en Afrique du Sud sur lequel elle pose près du cadavre d'une girafe noire, accompagné de la légende: «Mon rêve de chasse s'est réalisé aujourd'hui, j'ai traqué une girafe de 18 ans pesant 900 kg. J'ai pu en obtenir 400 kg de viande.»

    Son cliché est épinglé depuis le 16 juin sur le compte Twitter d'AfricaDigest, qui encourage les internautes à le partager pour protester contre l'organisation de chasses aux gros gibiers africains pour quelques riches Occidentaux. Dans son tweet, ce site sud-africain d'informations décrit la chasseuse comme «une Américaine blanche, qui est presque une Néandertalienne, venue en Afrique tuer une girafe noire très rare grâce à la stupidité de l'Afrique du Sud. Son nom est Tess Thompson Talley. Partagez s'il vous plaît».

    Le post, qui a été retweeté plus 45.000 fois en moins de 3 semaines, a poussé la jeune femme originaire du Kentucky à se mettre en retrait des réseaux sociaux devant le torrent de haine dont elle était victime de la part de certains internautes.

     

    La chasseuse américaine se justifie

    Dans un mail destiné à la chaîne américaine Fox News, Tess Thompson Talley précise que l'animal qu'elle avait chassé en Afrique du Sud était un mâle de 18 ans, trop vieux pour se reproduire et qui nuisait aux mâles plus jeunes. Elle ajoute dans ce mail que le nombre de girafes de cette sous-espèce est en progression depuis quelques années, grâce notamment à la chasse réglementée.

    La justification de l'Américaine a été confirmée par les propos de Julian Fenessy, cofondateur du Giraffe Conservation Foundation, rapportés par Yahoo Lifestyle: «La chasse légale des girafes n'est pas une des causes de leur déclin, le côté moral et éthique est une autre histoire.»

    Cependant, les réseaux sociaux continuent de dénoncer ce genre de pratiques, à l'image de l'actrice américaine Debra Messing, qui invective Tess Thompson Talley sur Twitter:

    ou de l'humoriste français Rémi Gaillard qui est allé aussi de son insulte:

    Le bad buzz dont est victime l'Américaine n'est pas sans rappeler celui qui avait touché le dentiste américain Walter Palmer en juillet 2015. Ce dernier avait été autorisé, moyennant 45.000 dollars, à abattre le lion Cecil, le célèbre félin du parc national de Hwange, au Zimbabwe. Ce père de deux enfants était devenu par la même occasion l'ennemi numéro 1 des militants de la cause animale, qui ont presque réussi à faire couler sa clinique dentaire de Minneapolis.

    Le Figaro.fr

    Encore une belle salope qu'il faudrait exterminer !

    Contente si la clinique dentaire de Walter Palmer a presque coulé !


    3 commentaires
  • Justice pour Cacahuète, yorkshire de 9 ans tué à coups de marteau à Grasse .

    Par Gabrielle Paillot  

    Pétition adressée à Madame le procureur de Grasse

    ........

    LIEN pour signer la pétition :

    https://www.mesopinions.com/petition/animaux/justice-cacahuete-yorkshire-9-ans-tue/45225

     

    4 commentaires
  • Les tatous aggravent la propagation de la lèpre au Brésil

    Les tatous aggravent la propagation de la lèpre au Brésil

    Les tatous aggravent la propagation de la lèpre au Brésil

    Tatou bébé

    Les tatous demeurent encore aujourd'hui un élément de l'alimentation de certains Brésiliens. Problème : ils peuvent être porteurs de la lèpre et la transmettre aux humains. Explications.

    Chaque pays ou culture a ses habitudes alimentaires, aussi diverses, variées et parfois aberrantes soient elles. Au Brésil par exemple, certaines communautés ont l'habitude de se nourrir de tatous, ces petits animaux célèbres pour leur capacité à se rouler en boule lorsqu'un danger se présente. Mais c'est actuellement une très mauvaise habitude. 

    Bien que la lèpre soit aujourd'hui presque inexistante en France (250 cas recensés par l'OMS en 2016), elle continue de persister dans d'autres régions du monde, notamment au Brésil. Et il semblerait que la maladie soit notamment transmise par les tatous, présents en nombre dans le pays. C'est en tout cas ce qu'affirme une étude, mise en ligne jeudi 28 sur le journal PLOS, réalisée par une équipe de chercheurs sous la direction de l'immunologue américain John Spencer.

    10 tatous sur 16 contaminés

    En se penchant sur 16 spécimens de tatous à neuf bandes venant du Pará, un État du nord du Brésil, les scientifiques ont constaté que 62 % d'entre eux montraient des signes d'exposition à la bactérie causant la lèpre. Ils ont ensuite testé 146 personnes vivant au même endroit que les bêtes, et ont noté que 92 % d'entre elles avaient des anticorps contre la maladie, et donc avaient été exposées à cette dernière. Logique, puisque 65 % des personnes vivant dans cette région du Brésil consomment du tatou au moins une fois dans l'année, explique John Spencer dans l'étude.

    On sait depuis 2011 que les souches de lèpre sont similaires entre les humains et les tatous, et donc que les deux espèces peuvent se transmettre la maladie. Aux États-Unis, bien qu'un tatou sur cinq en soit porteur, seuls 200 cas sont recensés chaque année sur les humains, contre plus de 25 000 par an au Brésil.

    Un véritable cerle vicieux entre les humains et les tatous

    En fait, les tatous ne font que rendre à l'homme cette maladie qu'il a lui même apportée sur le continent lors de la colonisation au XVIIIe siècle, précise National Geographic.

    Même si le gouvernement brésilien a interdit la chasse de subsistance des tatous, certaines régions restent obligées de s'en nourrir pour survivre car la chair de l'animal est riche en protéines. "C'est ancré dans la culture des gens, ils font cela depuis des générations", explique John Spencer. "Ils ne changeront pas d'attitude de sitôt."

    Et pour ne rien arranger, puisque la bactérie ne s'exprime sous la forme de symptômes qu'après quelques années d'incubation, les personnes porteuses transmettent à leur tour la maladie à d'autres humains. Et ainsi de suite. "Avec cette étude, nous essayons d'alerter le gouvernement brésilien que des ressources sont nécessaires pour combattre ce problème", conclut le scientifique, avant de rappeler que la maladie peut être soignée si elle est détectée et traitée rapidement à l'aide d'antibiotiques.

    Et bien que les brésiliens mangent les tatous, attrapent la lèpre et qu'ils en crèvent !


    4 commentaires
  • Un wallaby s'échappe d'un zoo de la Loire, il est retrouvé dans le Rhône sept semaines plus tard

    C'est un habitant du village de Chaussan qui a contacté la gendarmerie. Le kangourou de petite taille a été capturé sur le terrain de sport, avant d'être ramené dans le parc zoologique de Saint-Martin-La-Plaine.

    Il avait profité d'un trou dans le grillage pour se faire la malle. Un wallaby du zoo de Saint-Martin-La-Plaine (Loire), qui avait disparu le 5 mai, a été retrouvé, vendredi 29 juin vers 18 heures, à Chaussan, au sud-ouest de Lyon (Rhône). Les deux localités sont séparées d'une vingtaine de kilomètres. C'est un habitant du village de Chaussan qui a contacté la gendarmerie.

    Le kangourou de petite taille a finalement été attrapé sur le terrain de sport. "Il y avait beaucoup de monde pour m'aider. J'ai d’abord tenté de le neutraliser en tirant une seringue hypodermique, mais je l’ai raté. On l'a donc encerclé et j’ai pu le récupérer", explique au ProgrèsRomain Caillaud, responsable animalier au parc zoologique de Saint-Martin-la-Plaine.

     

    "Il n'a pas manqué d'herbe en cette saison"

     

    "Il n'y avait aucun danger pour les populations. Le seul risque était pour lui. Il aurait pu se faire heurter par une voiture", précise Romain Caillaud. Finalement, plus de peur que de mal : le marsupial va bien. "Je l'ai trouvé un peu déshydraté mais il n'a pas manqué d’herbe en cette saison. Il verra un vétérinaire lundi et en attendant, nous l’avons placé au repos", précise Romain Caillaud. Et il pourra rejoindre ses vingt-trois semblables dans une semaine.

    franceinfo


    4 commentaires
  • Il sembe que la France se moque bien de ces trafics de chiots !


    5 commentaires
  • Grosses chaleurs : pensez à donner de l’eau aux oiseaux !

    Impossible d’en douter : l’été vient bel et bien de poser ses valises en France !

    Le soleil brille et le thermomètre s’affole. Alors s’il est possible pour nous autres humaines de se désaltérer facilement, pour la faune sauvage, c’est une toute autre pair de manches ! Alors pour aider les oiseaux, que diriez-vous de leur offrir un peu d’eau ?

    De l’eau pour les oiseaux ! C’est là l’appel lancé depuis quelques jours par la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO).

    En effet, si l’été est la saison des fleurs et de l’épanouissement de la nature, il n’en demeure pas moins que de nombreuses espèces animales peuvent vite souffrir du soleil ardent et des fortes chaleurs. Au premier rang desquelles : les oiseaux.

    L’eau est indispensable à la vie et les oiseaux de nos régions souffrent très vite des fortes chaleurs. Par temps de sècheresse, ils peinent à trouver des points d’eau pour s’abreuver et aussi pour faire leur toilette. Les mares s’assèchent, les flaques d’eau se font rare, les ruisseaux se tarissent.

    Coup de main au jardin 

    Alors si vous voulez donner un coup de pouce à la nature pendant cette période de forte chaleur, et que vous possédez une terrasse ou un jardin, rien de plus simple. Munissez-vous d’une coupelle, d’un fond de pot, d’un bac à litière… en somme n’importe quel récipient du moment qu’il soit très peu profond afin de permettre aux oiseaux d’avoir pied et donc de ne pas se noyer. Si votre récipient est trop profond, remplissez le au préalable de galets et de cailloux, sur lesquels les oiseaux pourront se percher sans prendre le risque de boire la tasse. Veillez également à ce que les rebords du récipient soient pratiques ou accessibles afin que les petits oiseaux puissent s’y percher et les plus gros ne pas être gênés par ces derniers. Enfin, pensez à renouveler régulièrement l’eau dans votre coupelle pour qu’elle reste fraîche et propre ! Merci pour eux !

    Oh My Mag

     

    Créer un abreuvoir/mangeoire à oiseaux AUTOMATIQUE : 

     

     


    5 commentaires
  • Thaïlande : un homme piétiné à mort par cinq éléphants

    Alors qu’il se trouvait près une plantation d'hévéas, dans le sud de la Thaïlande, un homme s’est fait encercler par un groupe de pachydermes qui l’ont piétiné jusqu’à mort s’en suive.

    Un homme a été piétiné à mort par cinq éléphants sauvages près d'une plantation d'hévéas, vendredi dans le sud de la Thaïlande, un pays où ces pachydermes sont à la fois vénérés et craints. L'homme "circulait à moto pour aller récolter du caoutchouc... et a été encerclé par cinq éléphants", a précisé par téléphone à l'AFP un responsable de la police locale, le capitaine Sathit Woonchoom. L'événement s'est produit dans la province de Yala, tôt dans la matinée.

    Le policier a expliqué que lui-même avait entendu des éléphants dans la végétation. La Thaïlande, qui comptait quelque 100.000 éléphants en 1850, n'en abrite plus que 2.700, selon le Centre thaïlandais de Conservation des éléphants.

     

    Des éléphants sauvages de plus en plus en contact avec les humains

    La déforestation et la diminution de leur habitat fait que les éléphants sauvages sont de plus en plus en contact avec les humains, causant des dommages dans les villages et parfois des morts. De leur côté, les humains recourent parfois à des moyens mortels pour s'en protéger. Un homme a ainsi récemment été condamné pour avoir installé une clôture électrique sur un lieu de passage des éléphants, près de sa plantation, causant la mort de deux d'entre eux.

    L'éléphant sauvage est officiellement protégé en Thaïlande, ce qui n'empêche pas le braconnage et les captures pour les domestquer, notamment pour le tourisme.

    Paris Match 


    5 commentaires
  • Merci à ce Patrick


    7 commentaires
  • AIR FRANCE REFUSE LE TRANSPORT DE SINGES SECOURUS PAR LES ONG MAIS L’ACCEPTE POUR LES SINGES DE LABORATOIRE

    Par Mission Française de Protection pour Singes en Danger

     

    Pétition adressée à DIRECTION DE AIR FRANCE

    AIR FRANCE REFUSE LE TRANSPORT DE SINGES SECOURUS PAR LES ONG MAIS L’ACCEPTE POUR LES SINGES DE LABORATOIRE

    Demandons à AIR FRANCE de privilégier le transport des singes secourus par les ONG et de cesser celui des singes destinés aux laboratoires d’expérimentation animale !

    Les faits

    À la grande surprise de notre association de protection animale, actuellement en cours de sauvetage de singes en République centrafricaine, le transport par fret aérien des singes que nous secourons en Afrique nous a été interdit par Air France, unique compagnie aérienne desservant la République centrafricaine vers le Cameroun, unique pays d’accueil d’Afrique pour les singes secourus.

    Ainsi face à cet obstacle, les ONG telles que la notre sont exhortées d’empreinter la voie terrestre qui compte plus de 1000kms et dont le parcours est très risqué (conflits armé, braconnage etc.)

    Par ces faits aux conséquences dramatiques pour les singes secourus et en besoin d’accueil et de soins urgents, nous demandons à AIR FRANCE de bien vouloir accepter la prise en charge de ceux-ci en vertu de leur devoir d’assistance à des vies en danger, et de privilégier plutôt le transport de ces singes à celui des singes destinés aux laboratoires d’expérimentation animale qu'il faut cesser,

    Joachim Younès, président de la MFP

    LIEN PETITION :

    https://www.mesopinions.com/petition/animaux/demandons-air-france-privilegier-transport-singes/45062


    4 commentaires
  • Le Code de l'animal, un nouvel outil juridique pour défendre les bêtes

    INTERVIEW  : Cet ouvrage doit permettre aux avocats de mieux défendre les animaux sur le plan judiciaire. Éclairage avec Reha Hutin, présidente de la fondation «30 millions d'amis», qui a réalisé ce manuel en collaboration avec des spécialistes du droit.

    Depuis la loi de février 2015, les animaux ne sont plus considérés comme des meubles. Ils sont des «êtres vivants doués de sensibilité». Cette modification juridique a été vue comme une vraie avancée par les associations qui poursuivent leur combat. Ce jeudi sort le premier Code de l'animal (Éditions LexisNexis, 2018), un manuel de plus de 1000 pages rassemblant les articles de loi et jurisprudence en rapport avec les animaux. L'ouvrage, réalisé par la fondation «30 millions d'amis» en collaboration avec les spécialistes du droit Jean-Pierre Marguénaud et Jacques Leroy, se veut un outil pour les avocats et magistrats amenés à défendre les bêtes dans différentes affaires. Reha Hutin, présidente de la fondation «30 millions d'amis», confie au Figaro les enjeux d'une telle publication.

    LE FIGARO. - À quoi va servir ce Code de l'animal?

    Reha Hutin. - La loi de février 2015 sur la reconnaissance de l'animal a provoqué de vrais bouleversements juridiques dans ce domaine. Auparavant, lorsque l'on portait plainte, celle-ci était souvent classée sans suite. Or, on voit les choses bouger dernièrement: un homme être condamné pour avoir jeté un chien par la fenêtre, un autre écoper d'un an de prison pour avoir tué un chat. Les magistrats appliquent les peines avec beaucoup plus d'audace. Chaque année, notre fondation se porte partie civile dans 250 affaires. L'objectif de ce code, inédit en France, en Europe et dans le monde entier, est d'être un véritable outil pour les avocats, magistrats et toutes les personnes qui s'occupent du droit animalier. Jusqu'ici, les avocats devaient fouiller les textes dans sept codes différents. Le Code de l'animal regroupe tout cela en un seul ouvrage.

    S'agit-il d'un manuel idéologique, ou d'un code juridique impartial?

    C'est un recueil pur et dur de 1058 pages. On y trouve uniquement des textes de loi, des arrêtés, des règlements, des directives européennes et des décisions de jurisprudence. Aucun lobby n'est derrière, les auteurs sont des universitaires attachés à la liberté académique. C'est un inventaire, l'exercice est imperméable.

    L'édition d'un tel ouvrage montre que la défense des animaux au niveau judiciaire n'en n'est qu'à ses débuts...

    Avant la loi de 2015, le statut de l'animal était incohérent puisqu'il était considéré comme «bien meuble» dans le code civil, mais comme «être sensible» dans le code pénal et le code rural. Aujourd'hui, nous avons fait un grand pas mais il y a encore un gros travail à faire. Par exemple, un animal sauvage n'a aucun droit. Si l'espèce n'est pas protégée, vous pouvez la tuer et vous ne serez jamais poursuivi.

    Quels sont, selon vous, les axes d'améliorations sur le plan juridique pour les animaux?

    Si la loi de 2015 est une avancée claire, l'animal reste soumis au régime des biens. Il appartient forcément à quelqu'un. La prochaine étape, c'est la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux. On ne dit pas qu'ils doivent avoir les mêmes droits que l'humain, mais qu'ils peuvent être titulaires de droits et bénéficier d'une protection particulière.

    L'opinion publique semble de plus en plus sensible à la cause animale...

    Ce n'était pas le cas il y a quarante ans! L'émission 30 millions d'amis a contribué à une sensibilisation de longue haleine. Mais maintenant, c'est grâce aux réseaux sociaux que l'on peut avoir ce pouvoir de mobilisation. Dès qu'il y a une horreur, l'information est répandue comme une traînée de poudre. Toutes les erreurs sont exposées instantanément, et les réactions sont vives. C'est essentiel.

    Que pensez-vous des actions coup de poing effectuées par les associations comme L214, Péta ou Sea Sheperd?

    Ces associations sont des lanceurs d'alerte et ont un rôle très important. L214 publie régulièrement des vidéos dans les abattoirs et elles sont obligées de le faire, sinon, qui serait au courant de ces pratiques parfois violentes? Nous soutenons ce genre d'actions jusqu'en justice, même si notre travail se situe plus sur le terrain. En revanche, quand il s'agit d'aller sauver 100 chevaux dans un pré, on travaille tous ensemble, même si toutes les associations ont des sensibilités différentes.

    Le Figaro.fr


    4 commentaires
  • Trafic de chiens : halte au supplice

    Jamais vie de chien n’aura été aussi cruelle. Loco, un american staff, a été retrouvé le 1er mars en Seine-Saint-Denis. Son propriétaire est en attente de jugement.

    Extérieur jour. Une cour d’immeuble, à Saint-Denis. Deux locaux poubelles ; portes en bois entravées d’une chaîne, sans cadenas. Des gémissements. Intérieur nuit. Une odeur âcre qui provoque des haut-le-cœur. Il faut se frayer un chemin entre les restes de nourriture avariée et les déjections. Prostrée au fond de sa geôle, une chienne de race american staff, mamelles gonflées, se laisse approcher.

    Quelques caresses et elle accepte de nous suivre, pressentant la fin du calvaire. Dans le second réduit de 2 mètres carrés, l’équipe de la Fondation 30 millions d’amis délivre un autre pitbull qui baigne dans l’urine et les excréments. Terrorisée, la pauvre bête peine à marcher. « Ces animaux servent à la reproduction, explique Arnauld Lhomme, enquêteur de la fondation. Leur attitude laisse deviner qu’ils sont régulièrement tabassés. »

    Sur le toit des cabanons, on découvre un manche de pioche, un martinet, un crochet… Ce 1er mars 2018, un chiot est également saisi. Agé d’environ 4 mois, craintif, il présente une blessure à la mâchoire. « Une fracture ouverte de la mandibule droite, non soignée et datant de plusieurs jours », notera le vétérinaire. Aux fenêtres, les voisins observent la scène, soulagés. Le manège durait depuis des mois. Après avoir squatté l’appartement du rez-de-chaussée, des types avaient monté leur business clandestin dans les parties communes de la copropriété. « Le staff reste très demandé, indique un responsable de la fourrière de la Seine-Saint-Denis. Il se revend 900 euros au marché noir. »

    Changement de décor. Un village en Haute-Saône, près de Marnay. Quelques maisons au milieu des champs. La France tranquille. C’est dans ce cadre bucolique que les 10 enquêteurs de la brigade de recherches de Vesoul montent une planque, dans la nuit du 16 mars 2018. Bingo. Un fourgon en provenance de Slovaquie vient effectuer sa livraison. Au petit matin, les militaires, assistés de la brigade nationale vétérinaire et de la cellule antitrafic de la SPA, débarquent dans la propriété de Jean-Jacques M., 72 ans. Dans la grange, ils découvrent 11 bouledogues français et 12 carlins parqués sur de la paille. La cavalerie se hâte de les récupérer. Jean-Jacques M. ne bronche pas. Garde à vue. Motif : « introduction sur le territoire d’animaux non conformes aux conditions sanitaires ou de protection, exécution de travail dissimulé et blanchiment ».

     

    Trafic de chiens : halte au supplice

    Anne-Claire examine des annonces suspectes publiées sur Le boncoin. © Gaëlle Girbes/ Sipa Press

     

    Son dossier est costaud. Il est soupçonné d’avoir écoulé 150 chiens importés illégalement depuis 2015, via le site Leboncoin. Bien rodée, sa petite entreprise ne connaît pas la crise. Cet ancien vétérinaire radié de l’ordre passe une partie de l’année sous le soleil, en Corse, puis revient en Haute-Saône quand ça mord sur Internet ou dans les salons du chien. Un job en flux tendu. Diffusion d’annonces, commandes en fonction de la demande, vaccinations contre la rage douteuses. Un bouledogue acheté 480 euros aux Slovaques est revendu 850 euros en France. Un carlin payé 360 euros est proposé 720 euros. Montant des gains en deux ans et demi : 130 000 euros. Net d’impôt. Problème : les chiots ont, par la suite, une fâcheuse tendance à développer des maladies moyenâgeuses : gale, démodécie, toux de chenil, teigne… Une acheteuse en a fait les frais. C’est elle qui a donné l’alerte, et c’est comme ça que l’ancien vétérinaire s’est fait pincer.

     

    "Pour répondre à la demande, explique Franck Verger, il faut produire 800 000 chiots par an"

     

    Troisième trafic mondial après la drogue et les armes, le trafic d’animaux est un sport national en France, mais personne n’est capable de le chiffrer. Il n’y a pas de rapport financier annuel, aucune base ne regroupe le nombre d’animaux de compagnie saisis à la suite des investigations des associations de protection animale et des DDPP (directions départementales de la protection des populations). « Il est difficile d’évaluer une activité qui, par nature, est dissimulée, relève Franck Verger de la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP). D’autant que, en France, en ce qui concerne les animaux domestiques, on ne parle pas de trafic – la qualification pénale pour ce terme n’existe pas –, mais de commerce non conforme à la réglementation. Les premières victimes sont les chiens. » A ce jour, le fichier national I-Cad (identification des carnivores domestiques) recense dans l’Hexagone 10 millions de chiens et 5,8 millions de chats. « Pour répondre à la demande, poursuit Franck Verger, il faut produire 800 000 chiots par an. L’élevage clandestin et l’importation illégale touchent au minimum un tiers d’entre eux. »

     

    Trafic de chiens : halte au supplice

    Cette chienne chihuahua, saisie en Seine-et-Marne, a mis bas dans un refuge de 30 millions d’amis. © Gaëlle Girbes/ Sipa Press

     

    Pas un mois ne passe sans que la BNEVP et les associations soient sollicitées. Depuis 1993, la SPA a sa propre cellule dirigée par un ancien gendarme, Julien Soubiron. « On a vu l’évolution du trafic, dit-il. Il y a quelques années, on était face à de gros importateurs clandestins qu’on a pu faire tomber. Désormais, il n’y a plus de profil type. » « Même déclarés, beaucoup d’éleveurs bricolent, confirme Franck Verger. Ils font entrer des chiens des pays de l’Est, ça leur permet de gagner du temps et de l’argent. Ce n’est pas interdit, à condition que les animaux soient identifiés par puce électronique et que la vaccination contre la rage soit valable…

     

    Plus les chiots sont petits, mieux ils se vendent

    Pour l’heure, c’est le sanitaire qui régit le règlement, pas le bien-être. » Coïncidence troublante, en quatre ans, le nombre de carnivores importés a augmenté de 17 %, révèle l’I-Cad. Ces éleveurs alimentent ainsi les vitrines des animaleries, les salons du chiot, les foires, les petites annonces. La magouille consiste à mettre les chiots proposés à la vente sous portée française et à tricher sur l’âge des chiens, c’est-à-dire en dessous des 15 semaines légales quand ils viennent de l’étranger (contre 8 semaines s’ils sont nés en France). Plus c’est petit, mieux ça se vend. Provenant des élevages en batterie de Slovaquie, Tchéquie, Hongrie, Roumanie, les chiots à peine sevrés font des quinzaines d’heures de route, entassés dans des camionnettes, avant d’arriver en France. Bien souvent, ils développent des pathologies lourdes et des troubles comportementaux qui empoisonnent la vie des acheteurs.

     

    Trafic de chiens : halte au supplice

    A la clinique vétérinaire de Lagny-sur-Marne, échographie d’une chienne utilisée pour la reproduction intensive. © Gaëlle Girbes/ Sipa Press

     

    « On voit aussi revenir de vrais voyous, constate Franck Verger. Les combats de pitbulls, que l’on croyait réservés aux années 1990, ont repris depuis deux ans. » Pas besoin d’importer, le pit est une des spécialités de l’Hexagone. On sait le faire se reproduire jusqu’à l’épuisement et l’élever à coups de matraque. Sur Facebook, les pages dédiées pullulent. L’une des plaies du moment, ce sont aussi les particuliers qui commencent par croiser Médor avec Mirza. Ils se déclarent éleveurs avec autorisation préfectorale et certificat de capacité en règle, puis improvisent sans se soucier des standards de race et encore moins des impératifs biologiques. Le résultat donne des bouges sordides au fond des jardins ou des caves, ainsi que des centaines d’animaux en souffrance, affublés de pedigrees dont ils n’ont jamais été pourvus. Des réfrigérateurs blindés de cadavres pour ne pas payer l’équarrissage quand il y a « de la perte » et des acheteurs bernés qui finissent par mettre leur animal malade au rebut.

     

    Notre job, c’est de forcer l’Etat à faire son travail

    Les clients « arnaqués sur le produit » ou des voisins témoins de maltraitances font les signalements. Mais ça ne suffit pas. La traque s’effectue sur Internet – la plaque tournante du trafic –, notamment sur les sites Leboncoin ou encore Vivastreet. Il faut éplucher les petites annonces, recouper les informations, enquêter sur place, monter un dossier, attendre que le parquet autorise (ou pas) la saisie. « Malgré la loi de 2015 reconnaissant aux animaux la qualité d’êtres vivants doués de sensibilité, ils ne sont pas une priorité », déplore Anne-Claire Chauvancy, responsable de la protection animale à la Fondation Assistance aux animaux, qui œuvre au démantèlement des réseaux et lutte contre la maltraitance. « Qu’il s’agisse des procureurs, des agents de la DDPP ou des fonctionnaires de police, tout est question d’individu. Nombre d’entre eux ne sont pas au courant des lois de protection animale, d’autres ferment les yeux. Des affaires sont ficelées en quinze jours, certaines traînent depuis dix ans. Notre job, c’est de forcer l’Etat à faire son travail. » Une fois libérés, les animaux sont pris en charge par les associations. Soignés par un vétérinaire, ils rejoignent les 100 000 malheureux abandonnés chaque année – dont 60 000 l’été – qui attendent déjà d’être adoptés dans des refuges saturés.

     

    Trafic de chiens : halte au supplice

    Nathalie Foussard a adopté Milka, un cocker dont la mère a été saisie en Haute-Vienne. © Gaëlle Girbes/ Sipa Press

     

    Se faire de l’argent sur le dos de la bête est accessible à tous et moins risqué que les armes ou la drogue. En décembre 2013, une étude réalisée sur une semaine par le Syndicat national des professions du chien et du chat (SNPCC) a évalué à 15,6 millions d’euros le chiffre d’affaires tiré de la vente de chiots et de chatons sur le site Leboncoin. Le syndicat estime que près de 80 % des ventes sont réalisées par des particuliers et 20 % par des professionnels. Afin de lutter contre le trafic et d’enrayer les pertes fiscales colossales pour l’Etat, le gouvernement a publié une ordonnance le 7 octobre 2015. Depuis, tout vendeur qui poste une annonce doit se déclarer auprès de la chambre d’agriculture afin d’obtenir un numéro Siren. L’ordonnance prévoit une dérogation pour les personnes qui ne vendent pas plus d’une portée par an : elles sont exemptées de Siren, mais doivent publier le numéro de portée attribué par les livres généalogiques.

     

    Comme pour les chaussures, il y a des vagues de chiens « hype »

    Les sanctions s’élèvent à 7 500 euros d’amende en cas d’absence de numéro Siren et 750 euros en cas de non-respect des mentions obligatoires sur les annonces. En revanche, aucune pénalité n’est prévue pour le site hébergeur. « Ça a calmé le jeu, assure Franck Verger. On a constaté une diminution de 30 % des annonces sur Leboncoin, le principal pourvoyeur de chiens. » Les fraudeurs ont pourtant trouvé la parade : ils cochent la case « don », qui n’exige aucun numéro. Faites le test. Choisissez un chien ou un chat de race « à donner » et demandez plus d’informations. Il vous faudra finalement débourser des centaines d’euros. La directrice de la communication du Bon Coin nous explique qu’aucun dirigeant ne souhaite s’exprimer sur le sujet. « Nous respectons la loi, tient-elle à préciser. Si une annonce semble frauduleuse, on peut la signaler et elle sera retirée du site. » Il suffit alors de se recréer un profil… Même subterfuge pour les numéros Siren. Les éleveurs sur la sellette ou interdits d’exercer utilisent un prête-nom, et donc une nouvelle immatriculation, pour reprendre leur activité crapuleuse. D’autres se rabattent sur Facebook, où il est impossible d’agir. Alors, comment mettre un terme au fléau ?

    Personne ne se fait d’illusions. « Tant qu’il y aura de la demande, il y aura de l’offre, prévient Franck Verger. Le plus difficile est de raisonner les gens qui encouragent le trafic malgré eux. » Quatre-vingts pour cent des Français se déclarent sensibles à la cause animale, mais la plupart sont incapables de résister aux sirènes de la mode. Comme pour les chaussures, il y a des vagues de chiens « hype ». Depuis le film « Men in Black », la demande de carlins s’est envolée. Avec « Boule et Bill », le cocker a pris cher. En troquant son sac à main pour un chihuahua, Paris Hilton a fait du plus petit chien du monde la race la plus importée. La fureur du moment, c’est le spitz nain. A l’origine de la frénésie ? Le spitz Boo et ses 16,6 millions d’abonnés sur Facebook. Achetée entre 50 et 400 euros en Russie, cette « peluche vivante » se revend jusqu’à 4 200 euros en France. En région parisienne, une éleveuse nous a proposé un spitz détenu dans des conditions immondes pour 1 400 euros au lieu de 1 600 « car il a déjà 4 mois… ». L’offre est si bien implantée qu’on peut même faire les soldes.

    Paris Match


    6 commentaires
  • Un ingénieur tortionnaire de chats condamné à neuf mois ferme

    Les faits se sont déroulés du 4 mai au 18 juin sur une quinzaine de chats dont trois ont dû être euthanasiés. Le prévenu a avancé l'hypothèse d'effets secondaires liés à son traitement médical.

    Un ingénieur, réputé brillant, de 50 ans a été condamné mercredi en correctionnelle à Caen à 18 mois de prison dont neuf mois ferme pour des actes de cruauté à l'égard d'une quinzaine de chats. Le tribunal n'a pas ordonné de placement sous mandat de dépôt du prévenu qui comparaissait détenu.

    Une quinzaine de chats victimes.

    "Le jour, il est cadre supérieur. La nuit révèle son comportement de tortionnaire de chats", des faits "graves, préparés, multiples" qui relèvent "nécessairement d'un certain instinct de perversité", a estimé la procureure de la République de Caen Carole Étienne avant de requérir deux ans de prison dont un an avec sursis. Les faits se sont déroulés du 4 mai au 18 juin sur une quinzaine de chats dont trois ont dû être euthanasiés, a précisé la magistrate. Selon Patrice Grillon, avocat de l'association Stéphane Lamart, qui s'était portée partie civile, il est "rarissime de retrouver l'auteur de tels actes". 

    Les effets secondaires d'un traitement ?

    "Pourquoi a-t-il commis ces actes ? Il ne le sait pas. Il imagine que c'est peut-être à cause de son traitement", a plaidé l'avocate de la défense Stéphanie Perol. Selon une expertise psychiatrique, ces faits "en rupture totale avec le comportement habituel" du prévenu, peuvent être des effets secondaires d'un traitement, Requip, contre une maladie neurodégénérative, que l'homme a expliqué prendre depuis quelques mois. "Je regrette ce que j'ai fait. J'ai fait du mal à des animaux, à des familles. Je ne pensais pas causer autant de dégâts", a déclaré le prévenu juste avant que quelqu'un dans le public, qui a plusieurs fois réagi au cours du procès, ne lui lance : "pense à tes quatre enfants".

    Pattes et crocs cassés,langues déchirées.

    S'exprimant de façon très calme, l'homme a reconnu avoir "luxé" les pattes de chats qu'il repérait la nuit durant des insomnies dans les rues de l'agglomération de Caen. L'enquête fait aussi état de pattes cassées voire de mâchoires et de crocs cassés et de langues déchirées. Le prévenu qui attirait les chats avec de la nourriture a expliqué ne pas avoir osé signaler ces faits à son neurologue qui l'a interrogé sur d'éventuels effets secondaires étranges. Le dictionnaire médical Vidal fait état de possibles addictions aux jeux, achats compulsifs, hyper-sexualité, mais pas de maltraitance d'animaux, a relevé Me Grillon.

    Des associations parties civiles.

    Le casier judiciaire de cet homme marié, qui a chez lui un chat et un chien qu'il ne maltraite pas, était vierge jusqu'à mercredi soir. La quinzaine de personnes qui se sont portées parties civiles ont pour la plupart obtenu 1.000 euros pour préjudice moral. Une audience civile aura lieu le 10 janvier 2019 pour les préjudices matériels (frais de vétérinaires). Plusieurs associations de protection des animaux, dont la SPA, les fondations 30 millions d'amis, et Brigitte Bardot, étaient également représentées.

     
    Europe 1

    Ce sale type méritait plus !


    5 commentaires

  • 4 commentaires

  • 4 commentaires
  • Il y a toujours une solution, le confier à un ami, le mettre dans une pension, etc. mais pas l'abandonner.

    Jamais, vous n'aurez un ami aussi fidèle que votre chien !

    Votre chien vous aimera toute sa vie, il ne vous quittera que pour mourir


    4 commentaires
  • Incroyable : un homme et son chien sauvent un chevreuil de la noyade

    Incroyable : un homme et son chien sauvent un chevreuil de la noyade

    Alors qu’un chevreuil était en train de se noyer dans la Dordogne (33), Jean-Paul et sa chienne Nine ont pris tous les risques pour l’extraire des eaux.

    Dans la soirée du 4 juin 2018, Jean-Paul est dans sa maison à Libourne (33) située au bord de la Dordogne lorsque sa chienne setter gordon de 8 mois se met à aboyer frénétiquement. « Nine est rentrée dans la maison couverte de boue. Je l’ai lavée une première fois puis l’ai laissée repartir. Elle est de nouveau revenue en aboyant, avec de la boue jusqu’au cou ! Je l’ai encore lavée tout en me rendant compte qu’elle semblait venir me chercher. Il devait y avoir quelque chose… », se souvient Jean-Paul.

    Alertés par le comportement étrange de leur chienne, sa femme Françoise et lui se rendent dans leur jardin. C’est là qu’ils aperçoivent un jeune chevreuil totalement embourbé dans le lit de la rivière. Il est à une vingtaine de mètres du bord mais semble exténué et visiblement incapable de se dégager, malgré ses efforts.

    « Peu de gens savent qu’il existe un phénomène de marée à Libourne. C’est très dangereux car il y a plusieurs mètres de marnage. Nous étions en marée basse mais l’eau commençait déjà à remonter. Si nous ne faisions rien, le chevreuil serait mort noyé en quelques minutes », explique Jean-Paul.

    Un sauvetage périlleux

    Ni une ni deux, Jean-Paul et sa femme décident d’intervenir eux-mêmes : « Je savais que je n’avais pas le temps d’appeler les secours. Je connais les dangers de cette rivière donc je me suis équipé. Sous les yeux de ma fidèle setter, aidé efficacement par Françoise qui m’envoyait du bois d’arbres morts que je disposais devant moi afin de progresser en rampant sans trop m’enfoncer, j’ai fini par atteindre l’animal qui n’en pouvait plus et dont seule la tête dépassait encore de l’eau. Il ne se débattait pas et je suis sûr qu’il savait que je venais le sauver. Je l’ai attrapé et mis sur moi puis ma femme m’a tiré hors de la boue avec le quad à l’aide d’une corde. »

    Une fois sorti de ce bourbier, le trio se rend compte que l’animal est en très mauvais état. Il est en hypothermie : il est gelé et ses yeux sont ternes, parfois révulsés. « Ce n’est pas un sauvetage, mais deux que nous avons réalisés en réalité ! » explique-t-il.

    Pour mettre le petit cervidé totalement hors de danger, le trio tente tout ! « Nous l’avons lavé avec de l’eau chaude et emmitouflé dans des serviettes, couettes et duvets, sous haute surveillance de Nine. On a senti que ça revenait… Le chevreuil a passé la nuit dans notre maison et je suis revenu le surveiller plusieurs fois dans la nuit. Le matin, il était déjà debout, je l’ai caressé et il s’est laissé faire. Je lui ai ouvert la porte qui donne vers la clairière et il s’est dirigé tranquillement vers les bois », se réjouit le soixantenaire.

    Une belle histoire qui fait le buzz

    En quelques jours, cette aventure est likée plus de 20 000 fois sur Facebook : « Lorsque j’ai posté l’histoire sur ma page Facebook, je ne m’attendais pas à autant de commentaires. J’ai le sentiment que les gens ont besoin d’histoires qui transmettent des valeurs de générosité et de solidarité : les animaux, curieusement, nous permettent d’extérioriser cela », plaide-t-il.

    Depuis, Nine va vérifier plusieurs fois par jour si le chevreuil n’est pas revenu près de la rivière… « J’ai revu des groupes de chevreuils depuis mais je ne saurais dire si notre petit rescapé en fait partie », précise Jean-Paul.

    En attendant, Nine est devenue la star des réseaux sociaux et de la maisonnée : « Parce qu’elle est une star, je lui ai offert une petite médaille en chocolat, accrochée à son collier. Nous avons fait une bonne équipe tous les 3 ».

    30millionsdamis.fr remercie ces 3 héros qui n’ont pas hésité à risquer leur vie pour sauver celle d’un chevreuil.

    30 Millions d'amis


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique