• La mise en examen de François Bayrou fragilise-t-elle la majorité?

    Fidèle de la première heure du président, François Bayrou a été mis en examen pour "complicité de détournement de fonds publics" dans l'enquête sur les assistants d'eurodéputés du MoDem. Un coup dur qui pourrait également avoir des conséquences pour LaREM, son principal allié.

    En 2017, il avait accordé son soutien à Emmanuel Macron en échange de l'élaboration d'une loi sur la moralisation de la vie politique. François Bayrou a été mis en examen vendredi soir pour "complicité de détournement de fonds publics" dans l'enquête sur les assistants d'eurodéputés du parti centriste. Un coup dur pour le maire de Pau.

    Pour l'instant, la majorité fait bloc autour de ce fidèle de la première heure du président. Mais à quelques mois des élections municipales, les tourments judiciaires du MoDem pourraient vite devenir trop encombrants pour La République en Marche.

    "Solidarité gouvernementale" 

    En conseil des ministres jeudi, le chef d'État a demandé "une solidarité gouvernementale" avec le MoDem, rapporte Libération. Le lendemain, tandis que François Bayrou était entendu par les juges au tribunal de Paris, Stanislas Guérini répétait, au micro de Sud Radio, que "la mise en examen de François Bayrou ne remettra pas en cause les alliances LaREM-Modem."

    "Je lui maintiens toute ma confiance" ainsi que "mon admiration", avait ajouté le chef des députés LaREM à l'Assemblée nationale, en notant que le MoDem est "un allié particulier" du parti présidentiel.

    Au lendemain de sa mise en examen, le mot d'ordre n'a pas changé du côté des marcheurs. "Au sein de la majorité, on minimise un peu l'affaire et les conséquences que ça peut avoir dans les relations entre LaREM et le MoDem", note Nicolas Prissette, notre éditorialiste politique. "Cette mise en examen ne va pas altérer leur relation", insiste l'entourage du président dans les colonnes des Echos.

     

    Preuve d'un lin privilégié et d'une confiance toujours intacte, Emmanuel Macron inaugurera la première ligne de bus à hydrogène au monde à Pau, le 16 et 17 décembre prochain, en parallèle du sommet avec les chefs d'État africains engagés aux côtés de la France dans l'opération Barkhane.

    "Toutes ces mises en examen vont faire des dégâts"

    Mais ce soutien peut-il durer dans le temps? Le doute est permis. Au total, une douzaine de responsables du mouvement ont déjà été mis en examen depuis la mi-novembre dans l'affaire, dont l'ex-eurodéputée Sylvie Goulard, l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier ou le directeur financier du parti Alexandre Nardella.

    Un membre de la majorité estime auprès du Figaro que "toutes ces mises en examen vont faire des dégâts. La République en marche fera tout pour amoindrir le poids du MoDem, il y aura encore plus de tensions". "François Bayrou a une parole qui compte au sein de la majorité. Donc s'il est affaibli, ce n'est pas une bonne nouvelle", abonde un second député LaREM auprès des Echos.

    Vers une guérilla interne ?

    Alors que l'élection du nouveau patron du MoDem doit se dérouler en décembre 2020, la mise en examen de François Bayrou "peut susciter une petite guérilla interne", note encore Nicolas Prissette. Mais LaREM n'a pas intérêt à voir son principal allié s'affaiblir. "Ce serait jouer contre nous-mêmes", juge Marie Guévenoux, coprésidente de la commission d’investiture de LaREM aux municipales auprès de Libération. 

    Dans le viseur du parti d'Emmanuel Macron se trouvent en effet les élections municipales, qui ont lieu dans tout juste quatre mois. Le chef d'État espère voir émerger, grâce à son alliance avec le parti centriste, un tissu d'élus locaux. Pour mieux se préparer, ensuite, à 2022.

    BFM.TV

    Les macronistes, juste une bande de magouilleurs, la honte !


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  • L’élu RN Julien Odoul menacé dans une vidéo, partagée par Booba, mais défendu par Marlène Schiappa

    L’élu du Rassemblement national, qui avait dénoncé la présence d’une mère voilée au conseil régional, indique sur Twitter avoir porté plainte.

    Il y a des soirées plus apaisées que d’autres. Julien Odoul, élu du Rassemblement national et candidat déclaré aux municipales à Sens (Yonne), a annoncé avoir porté plainte contre un individu qui l’a filmé en prononçant à son encontre des menaces et des injures homophobes. Fait ntotable : la vidéo a été partagée par le rappeur Booba sur Instagram et en fait profiter ses millions d’abonnés, comme l'a repéré le HuffPost.

    « Insultes publiques, homophobie, menaces de mort... J’ai déposé plainte contre Ridowane Khalil, pitoyable caricature du ‘vivre-ensemble’ apaisé et pacifique », a annoncé sur Twitter, dans la nuit de vendredi au samedi, le conseiller régional de Bourgogne-Franche-Comté.

    L’homme, porte-parole du RN depuis quelques mois, s’était fait remarquer à l’automne en dénonçant, et alors que le droit n’était pas en sa faveur, la présence d’une mère voilée dans l’hémicycle du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, déclenchant une violente polémique nationale.

     

    Comme le décrit le HuffPost, on voit dans cette vidéo Julien Odoul attablé dans un café en train de boire une bière avec une femme. L’individu, qui le filme sans son autorisation, l’interpelle en le traitant de « petit fils de pute », « pédé », « homosexuel » et menace de « baiser [s]a mère » si l’élu se rend à Sens.

    Le rappeur Booba a partagé cette vidéo sur son compte Instagram (4,5 millions d’abonnés quand même) en y laissant un commentaire sardonique: « On peut plus boire sa binouze tranquille dans c’pays!!!! Voile-i voilou c’était tout ».

     

    Ce n’était pas tout puisque la secrétaire d’État en charge de la lutte contre les discriminations Marlène Schiappa a condamné cette agression verbale. « Homophobie et menaces doivent être dénoncées peu importe la personne ciblée. Si l’on excuse aujourd’hui l’homophobie sous prétexte que la victime est RN, demain l’homophobie sera excusée pour tout le monde. Non! », écrit-elle sur son compte Twitter.

    L'OBS


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  • S'affichant "calme et déterminé", l'exécutif s'est efforcé jeudi de ne pas mettre de l'huile sur le feu face aux grévistes tout en assurant que le flou sur la réforme des retraites serait enfin levé la semaine prochaine. Alors qu'une bonne partie du pays tournait au ralenti, le gouvernement a voulu montrer tout au long de la journée qu'il était au travail en se réunissant pour un conseil des ministres à l'Elysée autour du président Emmanuel Macron.

    Edouard Philippe, après un bref déplacement dans l'après-midi au Centre ministériel de veille opérationnelle et d'alerte (CMVOA) du Ministère de la Transition écologique, s'est ensuite rendu à l'Elysée pour une réunion de deux heures. Le conseil des ministres a donné l'occasion de délivrer une série de messages, également relayés par des membres du gouvernement et des élus de la majorité sur les radios et les télévisions, avec "l'apaisement" comme premier mot d'ordre.

    "Nous respectons la mobilisation des Français", a assuré la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. "Nous entendons aussi le fait qu'il y a des choses qui leur semblent aujourd'hui floues" dans la réforme, a-t-elle reconnu.

    Ce flou est, selon elle, "bien normal" puisque "les négociations ne sont pas achevées". Pour cela, "la porte du gouvernement est évidemment toujours ouverte" aux syndicats, appelés à revoir le haut-commissaire Jean-Paul Delevoye au début de la semaine prochaine. Le "Monsieur retraites" du gouvernement fera alors une synthèse de ces discussions, sans doute lundi, avant que le Premier ministre Edouard Philippe ne s'exprime vers le milieu de la semaine prochaine sur l'architecture générale de la réforme. De nouvelles réunions de "calage" sont prévues avant" les ultimes arbitrages" dimanche, selon l'entourage d'Edouard Philippe.

    En insistant sur ce séquençage, l'exécutif cherche à affirmer la primauté du processus de consultation sur la mobilisation sociale, surtout si grèves et manifestations sont appelées à durer. 806.000 personnes ont manifesté en France, selon le ministère de l'Intérieur, plus de 1,5 million selon la CGT. "Ca durera, ça ne fait que commencer, le Premier ministre le dit depuis des mois. On ne met pas en cause les régimes spéciaux sans qu'il y ait une mobilisation très forte dans le pays", assure un proche d'Edouard Philippe.

    Placide


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  • Retraite: les fâcheuses approximations de Darmanin et Ndiaye sur France 2

    Pour défendre la réforme des retraites au soir d’une mobilisation historique, le ministre des comptes publics et la porte-parole du gouvernement ont développé jeudi dans l’émission Vous avez la parole plusieurs arguments erronés qui, il faut l’avouer, ne poussent pas à la clarté du débat. Pis, ils peuvent induire l’opinion en erreur.

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/retraite-les-f%c3%a2cheuses-approximations-de-darmanin-et-ndiaye-sur-france-2/ar-BBXQej4?li=AAaCKnE&ocid=PerDHP#image=1


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  • Mais pourrquoi on envoie nos soldats se faire tuer au Mali ???

    Qu'on les laisse  se "démerder" entre eux !


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  • Dans le cadre du budget 2020, le palais du Luxembourg a adopté plusieurs amendements concernant la fonction publique, dont un allongement de la durée de travail hebdomadaire des fonctionnaires.

    Combien de temps encore les fonctionnaires français pourront échapper à un allongement de leur durée de travail hebdomadaire ? À majorité de droite, le Sénat a voté une série d'amendements, lundi soir, dont un pour cet allongement, lors de l'examen du projet de loi de Finances 2020. Et ce contre l'avis du gouvernement, rapporte Public Sénat. Cet amendement vise à aligner le temps de travail hebdomadaire de la fonction publique sur la moyenne de temps travaillé dans le secteur privé : 37,5 heures contre 35 heures.

    Selon l'amendement voté, cette augmentation du temps de travail permettrait de réaliser une économie de cinq milliards d'euros à l'État en plus de remplir des objectifs "d'équité et d'efficacité", selon les termes employés par le sénateur LR d'Eure-et-Loir, Albéric de Montgolfier. Et niveau économies, lui souhaiterait aller plus loin : il a également fait adopter un amendement visant à geler certains recrutements au sein de l'administration publique centrale. Il ambitionne de supprimer quelque 1.347 équivalents temps plein, bien loin des 47 suppressions annoncées par le gouvernement pour 2019. Selon le sénateur, cela permettrait d'économiser 80 millions d'euros en année pleine.

    Arrêts maladie : trois jours de carence comme le privé

    Le Sénat a également adopté un amendement dont l'objectif est de réduire l'augmentation à l'ancienneté automatique. Selon l'auteur de ce texte, le sénateur UDI Vincent Delahaye, suspendre ces mesures pendant une période de six mois permettrait d'économiser 650 millions d'euros, relaie Public Sénat. Même logique de penser du côté des arrêts maladies. L'un des amendements les plus sensibles apportés par les sénateurs au projet de loi de finances 2020 reste le passage d'un à trois jours de carence, dans le cas d'un arrêt maladie, comme dans le privé. Pour les sénateurs, il s'agit là de lutter contre l'absentéisme des fonctionnaires tout en réalisant des économies. 

    Si ces amendements menacent de rendre la vie des fonctionnaires un peu plus dur, ils ne sont toutefois pas encore prêts à passer en vigueur. Le gouvernement s'est dit opposé au passage à trois jours de carence et l'Assemblée nationale, où le parti présidentiel est majoritaire, aura le dernier mot sur le projet de loi final.

    Capital

    C'était une belle connerie les 35h d'Aubry !


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  • Delevoye sévèrement tancé par la droite pour ses propos sur l'immigration

    En pleine séquence pré-grève générale, Jean-Paul Delevoye prend le risque de relancer un débat qui pollue la vie interne de La République en marche. La droite et l'extrême droite ont dénoncé vendredi la "scandaleuse rhétorique" du Haut-Commissaire aux Retraites, qui a estimé dans la journée qu'il faudra "50 millions de population étrangère pour équilibrer la population active en Europe en 2050".

    "La démographie européenne et son vieillissement fait que, si on veut garder le même nombre d'actifs dans la machine économique, il va falloir 50 millions de population, entre guillemets étrangère, pour équilibrer la population active en 2050 en Europe", a déclaré Jean-Paul Delevoye lors d'une réunion avec des jeunes dans la matinée à Créteil pour défendre la réforme des retraites, à quelques jours d'une grève qui s'annonce massive.

    "Scandaleuse rhétorique" selon Retailleau

    Jean-Paul Delevoye a ajouté que "plus un politique n'est capable de parler d'immigration parce que tout le monde s'hystérise".

    "On est dans un moment très malsain de notre démocratie où on cherche à jeter en bouc émissaire: hier c'était le juif, aujourd'hui c'est le musulman, après demain ça sera encore un autre", a jugé l'ancien ministre de Jacques Chirac.

    Relayés par un journaliste du Figaro qui couvrait l'événement, ces propos ont provoqué une levée de boucliers à droite. "Indigne d'un membre du gouvernement", a tweeté Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR, dénonçant la "scandaleuse rhétorique" de Jean-Paul Delevoye et regrettant que le gouvernement "préférait encourager l'immigration plutôt que la natalité".

    "Entre la défense de l'équilibre des retraites par l'immigration massive et le parallèle douteux et inacceptable entre 'le juif d'hier et le musulman d'aujourd'hui' Jean-Paul Delevoye jette le trouble sur une réforme des retraites déjà bien mal embarquée", a enchéri le député LR Eric Ciotti.

    "Feuille de route immigrationniste"

    La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a appelé les électeurs à "se réveiller d'urgence et reprendre en main leur destin", face aux membres du gouvernement qui "ont une feuille de route immigrationniste dont ils ne changeront pas". "Effrayant!", a ajouté le vice-président du RN Jordan Bardella.

    Dans la soirée, Jean-Paul Delevoye a regretté que ses propos "sortis de leur contexte" aient "été interprétés de façon erronée par certains". Et de poursuivre:

    "Mon opinion est que l'immigration est un sujet sensible qui cristallise les oppositions, et crée les divisions", a-t-il insisté dans un communiqué, ajoutant que l'action du gouvernement allait permettre à la France de "répondre aux besoins de l'économie à court et moyen terme".

    BFM.TV

    Pauvre mec ! à dégager !


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  • "Mort cérébrale de l'Otan" : Angela Merkel furieuse contre les propos d'Emmanuel Macron

    Pour la chancelière allemande Angela Merkel, les propos d'Emmanuel Macron au sujet de l'Otan ne passent pas. Dans une interview publiée le 7 novembre dans l'hebdomadaire britannique The Economist, le chef de l'État avait estimé que l'Organisation était en état de "mort cérébrale", regrettant notamment le désengagement américain vis-à-vis des alliés de l'Otan et le comportement de la Turquie après son offensive en Syrie.

    "Je dois recoller les tasses que vous avez cassées"

    Une analyse que ne semble pas partager Angela Merkel, qui a visiblement fait passer un message clair à Emmanuel Macron. "Je comprends votre désir d'une politique disruptive", a-t-elle déclaré au président français lors d'un dîner célébrant l'anniversaire de la chute du mur de Berlin, selon un article du New York Times publié samedi.

    "Mais j'en ai assez de ramasser les morceaux. Je dois recoller les tasses que vous avez cassées pour que l'on puisse s'asseoir et prendre une tasse de thé ensemble", aurait ajouté la chancelière.

    "Amertume et incompréhension"

    "Je ne peux pas rester là, et faire comme si rien ne s'était passé", aurait répondu Emmanuel Macron. Ce clash verbal souligne de sérieuses tensions dans les relations franco-allemandes, à quelques semaines du sommet organisé à Londres le 3 et 4 décembre prochain pour les 70 ans de l'Otan.

    "Je n'ai pas vu les relations franco-allemandes à un niveau aussi bas depuis très longtemps", abonde Claudia Makor, analyste de sécurité à l'Institut allemand pour les affaires internationales et de sécurité, interviewée par le New York Times. "J'ai rarement vu autant d'amertume et d'incompréhension".

    L'Express


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  • Congrès des maires : Baroin, devant Macron : « Vous avez décidé de supprimer un impôt qui ne vous appartient pas »  


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  • Plan hôpital: le gouvernement injecte des moyens sans faire retomber la fièvre

    Avec l'accord de mon ami Placide


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  • Sarkozy-Kadhafi : échec au juge Tournaire

    Chargé de l'enquête sur le prétendu financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, Serge Tournaire a tenté tout l'été de consolider son dossier, notamment en interrogeant l'intermédiaire Ziad Takieddine. En vain.

    Le juge Serge Tournaire a quitté vendredi le pôle financier sur un sentiment d'inachevé. S'il a conclu mardi une dernière procédure – en renvoyant devant le tribunal correctionnel plusieurs ex-collaborateurs de Nicolas Sarkozy dans l'affaire dite "des sondages de l'Elysée" –, le magistrat n'a pas réussi à clore le plus sensible et le plus controversé de ses dossiers : celui du prétendu financement libyen de l'ancien président. Promu doyen des juges d'instruction de Nanterre (Hauts-de-Seine), où il s'installera dès lundi, il s'est privé de vacances tout l'été dans l'espoir d'ultimes découvertes probantes, en vain.

    Serge Tournaire laisse à la juge Aude Buresi, qui l'assistait jusqu'à présent, la lourde tâche de conclure une enquête désormais dans l'impasse.

    Le récit de Takieddine contredit par Hortefeux et Senoussi

    Mercredi, l'intermédiaire franco-libanais Ziad Takieddine, dont les affirmations (quoique contradictoires) ont largement orienté l'instruction, a été interrogé une nouvelle fois. Selon son entourage, il a réitéré ses accusations, prétendant avoir livré des fonds pour la campagne de 2007 et avoir été le témoin de la remise par Brice Hortefeux à Abdallah Senoussi, bras droit de Kadhafi, du numéro d'un compte à alimenter. Double problème : son récit est contredit par Hortefeux comme par Senoussi ; et les investigations bancaires montrent que des virements sont bien partis de Libye (6 millions d'euros au total), mais que Takieddine a gardé l'argent pour lui.

    Le JDD.fr


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    Municipales à Marseille: le député LaREM Saïd Ahamada veut se présenter, avec ou sans investiture

    Candidat à l'investiture du mouvement macroniste dans la cité phocéenne depuis le mois de juin, le député des quartiers Nord estime être le plus crédible des différents impétrants. Reste à savoir si, comme à Paris, LaREM affichera un front divisé jusqu'en mars prochain.

    La macronie peine décidément à canaliser ses ambitions locales. Mardi, le député La République en marche des quartiers Nord de Marseille, Saïd Ahamada, a annoncé à plusieurs médias qu'il serait candidat aux élections municipales quoi qu'il arrive. Comprendre, avec ou sans l'investiture du mouvement. Déclarant vouloir bâtir un "arc progressiste", l'élu des Bouches-du-Rhône assume le fait de vouloir "sortir du bois" avant d'autres. 

     

    Car à Marseille, la commission nationale d'investiture (CNI) de LaREM n'a pas encore fait son choix. Plusieurs impétrants sont toujours en lice: il y a le président de l'université Aix-Marseille, Yvon Berland, ainsi que le doyen de la faculté de droite, Jean-Philippe Agresti, et le chef d'entreprise Yohan Bencivenga. Que des profils "société civile", donc. Saïd Ahamada, 47 ans, est en campagne depuis le mois de juin. 

    "On tiendra compte de son souhait"

    À la direction de LaREM, on "laisse dire", estimant qu'il n'y a pas à se précipiter à Marseille, dans la mesure où la majorité Les Républicains sortante n'y a pas, non plus, sélectionné de candidat officiel. Jean-Marc Borello, proche d'Emmanuel Macron, membre du bureau exécutif de LaREM et connaisseur de l'échiquier politique phocéen, est missionné sur place depuis octobre pour trancher.

    Visiblement, il n'a pas réussi à convaincre Saïd Ahamada de refréner son envie. "Personne ne comprend pourquoi LaREM n’a pas encore choisi de candidat, il n’y a aucune raison objective, et c’est mortifère pour notre mouvement politique, tout en favorisant les extrêmes", a cinglé l'intéressé mardi face à la presse.

    "Saïd avait envie de se présenter, ça fait des mois qu'il le dit, bon. Il ne sera pas oublié, on tiendra compte de son souhait", glisse-t-on, un brin agacé, au sein de la CNI.

    Et d'émettre cette prédiction hasardeuse: "Les gens qui considèrent qu'ils sont les seuls candidats valables, ils reviennent généralement à la raison." Le cas du député Cédric Villani, qui dit vouloir rester coûte que coûte dans la course à Paris malgré l'investiture de Benjamin Griveaux, risque de tempérer ce raisonnement. 

    BFM.TV

    Ce monsieur est d'origine comorienne. Il a été au Modem, à EELV, au PS et le voilà à LREM !


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  • Rennes : Condamné pour abus de confiance, le député Mustapha Laabid rejugé en appel

    Le député LREM de la 1ère circonscription d’Ille-et-Vilaine Mustapha Laabid a de nouveau rendez-vous avec la justice. Condamné le 6 août à six mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et 10.000 euros d’amende pour abus de confiance, l’élu LREM doit être jugé en appel ce lundi à Rennes.

    Mustapha Laabid est accusé d’avoir utilisé « à des fins personnelles ou indues » des fonds de l’association d’aide à l’insertion Collectif Intermède qu’il dirigeait jusqu’à son élection en 2017. Le préjudice porte sur une somme d’un peu moins de 22.000 euros, dont près de 13.000 euros de dépenses alimentaires.

    Des listes de courses égrainées lors de l’audience

    Lors de l’audience qui s’est tenue le 3 juin, la présidente du tribunal avait égrainé de longues listes de courses que le député aurait réglées dans des grandes surfaces de la région avec la carte bancaire de l’association. On y trouvait pêle-mêle des produits d’entretien, des yaourts, du lait ribot, des lingettes et de nombreux cadeaux pour enfants. « Il s’agit à l’évidence de courses de nature familiale », avait estimé le procureur.

    Pour sa défense, Mustapha Laabid avait évoqué les nombreux événements organisés par son association auprès de chefs d’entreprise ou de jeunes des quartiers. A l’issue du jugement, il avait indiqué qu’il ferait appel de la décision.

    Son nouvel avocat, Me Julien Delarue, a d’ailleurs sollicité le renvoi du procès. « Je dois préparer sa défense au mieux et je dois prendre connaissance de l’ensemble de la procédure », a-t-il indiqué.

    20 Minutes


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  • Sarkozy a rendu visite à Ghosn au Japon, avec l'aval de Macron

    © Koji Sasahara / POOL / AFP Nicolas Sarkozy lors de sa visite au Japon le 21 octobre 2019

    Mandaté par Emmanuel Macron pour le représenter au Japon fin octobre, l'ancien président en a profité pour rendre visite à Carlos Ghosn, l'ancien PDG de Renault-Nissan poursuivi car soupçonné de plusieurs malversations financières.

    L'entretien remonte au 21 octobre. Quelques jours plus tôt, Emmanuel Macron, occupé par un déplacement à Mayotte, demande à Nicolas Sarkozy de le représenter au Japon à l'occasion de l’intronisation de l’empereur Nahurito.

    L’ancien président accepte et informe l’actuel locataire de l’Élysée de son intention de profiter de ce voyage pour rendre visite à Carlos Ghosn, l’ex-patron de Renault-Nissan placé sous-haute surveillance au Japon car poursuivi pour plusieurs malversations financières. Le chef de l’État lui donne son aval, croit savoir le Journal du Dimanche.

    À l'hebdomadaire, Nicolas Sarkozy affirme avoir eu "une longue conversation" avec Carlos Ghosn. L’entrevue aurait duré une heure et demi à l’ambassade de France à Tokyo. "J’aurais jugé indigne d'être là et de ne pas essayer de le voir", déclare encore l’ancien président.

    "Très grand patron français"

    Lors de son déplacement au Japon, Nicolas Sarkozy -qui a critiqué le Medef pour ne pas avoir défendu Carlos Ghosn qu’il qualifie de "très grand patron français"- se serait également entretenu avec le Premier ministre nippon Shinzo Abe. Il lui aurait "fait part de l’incompréhension suscitée en France par la dureté du système judiciaire japonais", raconte le JDD.

    Après avoir obtenu sa sortie de prison en avril dernier au prix d’un contrôle judiciaire très strict, Carlos Ghosn vit aujourd’hui dans une villa à Tokyo dans l’attente de son procès. Sous surveillance vidéo, ses sorties sont limitées, tout comme les visites qui lui sont accordées. Par ailleurs, l’ancien PDG de Renault-Nissan ne peut entrer en contact avec son épouse, Carole Ghosn, même par téléphone.

    BFM.TV

    Pourquoi envoyer Sarkozy et non pas l'un de ses ministres ?


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  • Epinglée par Radio France, Royal réplique : « Ça dérange que je sois en tête des sondages ? »

    Les collaborateurs de Ségolène Royal, ambassadrice des pôles auprès du Quai-d’Orsay, participeraient à des missions bien éloignées de ces derniers, selon une enquête de Radio France.

    Ségolène Royal est très remontée contre Radio France. Le service investigation du groupe radiophonique révèle, ce vendredi 15 novembre, que l’ambassadrice des pôles nommée par Emmanuel Macron utilise partiellement ses collaborateurs et l’enveloppe financés par le ministère des Affaires étrangères dans la promotion d’autres activités. Des « insinuations »« calomnieuses » selon l’ancienne ministre de l’Environnement.

    « Pourquoi maintenant ? Ça dérange que je sois en tête des sondages ? Ça dérange que je mène des combats contre le glyphosate ? », s’importe l’ex-candidate à la présidentielle de 2007 au micro de RMC. Elle accuse les journalistes d’avoir « agressé » et « fait peur » à ses collaborateurs pour leur « arracher » des informations.

    « Tout est faux », insiste-elle en disant « se réserver le droit » d’aller en justice.

    « Qu’on m’attaque moi, j’ai l’habitude, ça fait trente ans que ça dure », ajoute-elle, en notant que ces « attaques » apparaissent « comme par hasard au moment où (elle) apparaît dans les sondages la mieux placée pour relever le défi de la gauche à l’élection présidentielle » en 2022. Une élection à laquelle elle n’a pas exclu de participer.

    Ces « cochonneries dites par ce journaliste », à quelques semaines de l’Arctic Week à Paris, « c’est dégueulasse », lance-t-elle, notant qu’elles coïncident aussi, selon elle, avec ses « combats très durs contre les lobbies, le glyphosate, les pesticides, et là je ne lâcherai pas », assure l’ex-ministre qui a également dénoncé sur son compte Twitter des « insinuations »« calomnieuses et diffamatoires ».

    Une enveloppe de 100 000 euros

    L’enquête de Franceinfo et France-Inter rapporte que Ségolène Royal dispose, en vertu de son statut d’ambassadrice chargée de la négociation internationale pour les pôles arctique et antarctique, de trois collaborateurs et d’une enveloppe de 100 000 euros de frais de mission par an, mis à disposition par le ministère des Affaires étrangères.

     

    Selon Radio France, son assistante personnelle et son conseiller en communication attachés à son cabinet d’ambassadrice l’ont, ensemble ou séparément, accompagnée à plusieurs reprises depuis un an et demi sur des événements sans rapport avec son activité d’ambassadrice. Certaines des activités pointées concernent la promotion du livre de l’ex-ministre PS de l’Environnement en 2018 ou de sa fondation Désirs d’Avenir pour la Planète.

    Franceinfo relève aussi des factures de VTC élevées, par exemple un total de 1 430 euros pour le mois de novembre 2017, contrairement aux instructions du ministère demandant aux ambassadeurs d’éviter l’utilisation « onéreuse » des taxis.

    L'OBS


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  • Le Sénat rejette le projet de budget de la Sécu et proteste contre le "mépris" de Macron

    Le Sénat à majorité de droite a rejeté ce jeudi le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2020, pour protester contre "un mépris" d'Emmanuel Macron, après ses annonces sur l'hôpital.

    Le Sénat a écourté brutalement l'examen du texte, en votant le rejet de la partie recettes, puis de l'ensemble du texte, par 281 voix contre, zéro pour et 60 absentions. Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale sera examiné en nouvelle lecture au Sénat le week-end du 30 novembre et 1er décembre, après être repassé à l'Assemblée.

    L'Express


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