• Nouveau coup dur pour Mélenchon, qui perd une cadre de La France insoumise

    Manon Le Bretton dénonce la « virulence » du leader de LFI dans son discours de clôture de l’assemblée représentative des « insoumis ».

    L’ancienne candidate aux élections européennes et responsable de l’Ecole de formation insoumise Manon Le Bretton a annoncé quitter La France insoumise ce lundi 24 juin. Elle dénonce la « virulence » de Jean-Luc Mélenchon dans son discours de dimanche contre les détracteurs du fonctionnement interne du mouvement.

     

    Alors que « les demandes insistantes de construire des cadres collectifs autour du tribun de notre mouvement semblaient avoir été entendues », « la conclusion de cette assemblée par Jean-Luc Mélenchon contredit frontalement ce qui pouvait se dessiner », affirme dans un post Facebook Manon Le Bretton (voir ci-dessous).

    Manon Le Bretton faisait partie de la quarantaine de cadres et militants qui avaient signé une note interne réclamant une « assemblée constituante » de LFI, dénonçant les trop nombreux manquements, selon eux, à la démocratie.

    « Nous voilà sommés d’aller voir ailleurs »

    Dimanche, avant le discours de clôture de l’assemblée représentative des « insoumis » par Jean-Luc Mélenchon, elle avait critiqué auprès de l’AFP les « demi-mesures » annoncées pour améliorer le mouvement, tout en se satisfaisant de certaines avancées.

    « Après ses attaques ouvertes sur les réseaux sociaux, la virulence avec laquelle celles et ceux qui ont formulé des critiques ont été taxés dans ce discours de nombrilisme […] en a glacé plus d’un », écrit-elle lundi.

    « Une force, LFI, est là, qu’aucune autoflagellation de convenance de la gauche officielle mondaine ne viendra abattre », s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon dimanche. Ceux qui veulent « les délices des batailles pour les virgules, des couteaux tirés dans les couloirs, se sont trompés d’adresse ».

    « Nous voilà sommés d’aller voir ailleurs. Etonnante façon de conclure les travaux d’une assemblée qui planchait en particulier sur la nécessité d’intégrer la contradiction aux processus de décision », estime Manon Le Bretton lundi, qui annonce par conséquent son départ de LFI.

    Il vient s’ajouter aux départs de plusieurs cadres critiquant la ligne ou le fonctionnement interne de LFI ces derniers mois, critiques qui se sont intensifiées après la déroute des européennes (6,3 %).

    L'OBS


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  • L’exécutif va transférer 4000 fonctionnaires en province

    À l’occasion d’un comité consacré à la «transformation publique», l’exécutif a dévoilé plusieurs mesures visant à améliorer l’efficacité de l’administration. Le gouvernement compte notamment transférer 4000 fonctionnaires en province pour renforcer les services de l’État à l’échelle locale.

    En marge du troisième Comité interministériel de la transformation publique, à Matignon, l’exécutif a levé le voile sur une série de nouvelles mesures visant à traduire dans les faits les engagements d’Emmanuel Macron en réponse à la crise des «gilets jaunes». Parmi les mesures détaillées figure notamment le transfert de 4000 fonctionnaires de Paris en province, afin de «remettre des troupes au plus près du terrain», «là où ça se passe», selon l’expression du ministre chargé du Budget, Gérald Darmanin. Basés sur le volontariat et touchant avant tout l’administration fiscale et les armées, ces transferts ne sont que les premiers d’une longue série. Ils devraient faire l’objet de discussions avec les partenaires sociaux et devraient être effectifs à partir de 2020, a indiqué Matignon.

    En parallèle de cette première mesure, l’exécutif a également annoncé le lancement de deux sites internet destinés aux usagers de l’administration et qui doivent permettre de mieux évaluer sa qualité comme son efficacité. Le premier, Résultats-services-publics, recense les évaluations chiffrées des services publics, quand le second, VoxUsagers, permet aux utilisateurs de partager leurs expériences avec les différents pans des pouvoirs publics (police, hôpitaux, caisses d’allocation familiale par exemple) afin de signaler leurs travers ou, au contraire, leurs bons résultats. Les remontées des citoyens doivent, in fine, «aider le service public à s’améliorer».

    Par ailleurs, le gouvernement a également acté la disparition de quarante petites structures administratives dont l’utilité n’était pas nécessairement prouvée. La liste des organisations concernées n’a pas encore été rendue publique, mais elle permet à l’exécutif de respecter son engagement de mettre fin à la «multiplicité» de petites structures publiques qui «nuit à la lisibilité et à la cohérence des missions des administrations centrales». «Nous voulons faire plus, et le premier ministre a fait passer le message en ce sens», a précisé Matignon à l’AFP.

    Une demande majeure des «gilets jaunes»

    Le retour des fonctionnaires sur le terrain était l’une des demandes phares des «gilets jaunes» depuis plus de sept mois. Ces derniers réclamaient en effet une présence plus importante d’agents à l’échelle locale, afin de mieux accompagner et appuyer des territoires qu’ils estimaient délaissés par la puissance publique: près de la moitié des participants au grand débat national en ligne ou dans les contributions écrites avaient ainsi déclaré ne pas avoir accès aux services publics dont ils avaient besoin dans leur vie quotidienne.

    Lors de sa présentation des réponses du gouvernement aux requêtes exprimées durant le grand débat national, début avril, le premier ministre Édouard Philippe avait promis d’apporter une réponse à cette inquiétude. Soulignant la nécessité de rétablir une administration proche du quotidien des Français, il souhaitait que les services publics «redeviennent des services de contact, pas uniquement numériques»: dans cette optique, il affirmait que l’État allait «remettre du service public, et donc remettre des fonctionnaires sur le terrain».

    Quelques semaines plus tard, en juin, deux circulaires étaient venues préciser ces objectifs: meilleure évaluation des réformes, simplification du paysage administratif, proximité renforcée entre administrations, citoyens et territoires, déconcentration… Ces textes visaient à mettre en branle les différents services de l’État pour que les engagements de l’ancien maire du Havre soient traduits dans les faits. Objectif: «replacer chaque acteur dans son rôle afin de renforcer l’efficacité de l’action de l’État, sur des compétences clarifiées et répondant pleinement aux attentes des Français».

    Reste que les discussions pour redistribuer les effectifs publics sur le territoire pourraient être tendues, le déménagement n’étant pas du goût de chacun: ainsi, à Lille, plusieurs dizaines d’étudiants en médecine se sont mobilisés ces derniers jours contre leur envoi forcé dans un désert médical. Rapportée par La voix du nord, cette contestation vise à battre en brèche un amendement au projet de loi Santé proposant que la dernière année d’études en 3ème cycle de médecine générale soit consacrée à la pratique «en autonomie», en priorité dans une zone manquant cruellement de médecins.

    Le Figaro.fr


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  • Pour Édouard Philippe, Matignon n'est pas "une rampe de lancement"

    Invité de l'émission "C à Vous" sur France 5, le Premier ministre a indiqué vouloir travailler à la réélection d'Emmanuel Macron en 2022 !

    Édouard Philippe ne considère pas Matignon comme une "rampe de lancement pour quoi que ce soit" et veut travailler à la réélection d'Emmanuel Macron en 2022, a-t-il affirmé lundi sur France 5.

    "J'ai décidé, quand le président de la République m'a nommé Premier ministre, qu'on allait tenter quelque chose qui depuis longtemps ne se fait plus, c'est-à-dire que je n'allais pas utiliser Matignon comme une rampe de lancement pour quoi que ce soit ou comme une façon de jouer le décalage, quand ce serait utile pour moi, ou quand ce serait agréable", a-t-il déclaré dans l'émission C à vous.

    Le souhait de voir Macron réélu en 2022

    "C'est une ligne de conduite que je me suis fixée en entrant à Matignon et je voudrais la conserver jusqu'au jour où j'en partirai". "Moi mon objectif, c'est que ce qu'on fasse produise ses effets, qu'on puisse transformer le pays, et que le président de la République puisse le faire le plus longtemps possible", a-t-il affirmé, confirmant son souhait de voir Emmanuel Macron réélu en 2022.

    Édouard Philippe a encore évoqué la "part de réalité" de la fonction de Premier ministre: "on affronte des moments qui sont difficiles", "on prend des coups". "Mais en même temps je n'ai jamais vécu cette période comme un enfer, jamais", a-t-il insisté. "Dans les moments difficiles, il faut s'accrocher (...) et puis essayer de récupérer un petit peu de vitesse pour pouvoir continuer à avancer".

     

    Quid d'une éventuelle candidature au Havre, ville dont il a été maire ? 

    Interrogé sur les prochaines municipales et une éventuelle candidature au Havre, ville dont il a été maire avant d'être Premier ministre, Édouard Philippe a affirmé que ce n'était pas son "actualité". "Le Havre, c'est une ville que j'aime profondément (...) j'ai adoré ça, mais aujourd'hui mon actualité c'est la réforme de l'assurance chômage, c'est la réforme des retraites, c'est les lois de bioéthique, l'accélération écologique et c'est Matignon", a-t-il souligné.

    Europe 1

    Pour Édouard Philippe, Matignon n'est pas "une rampe de lancement"


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  • Castaner agite l’idée des quotas d’immigration

    Castaner, un ancien truand !

    Le ministre de l’Intérieur envisage que ce sujet soit abordé lors du débat annuel promis au Parlement dès septembre.

    Des quotas! Le mot est lâché. Christophe Castaner a annoncé, ce dimanche, dans le JDD, que le gouvernement était prêt à débattre en septembre avec le Parlement de l’instauration de «quotas» migratoires en France. En janvier, Emmanuel Macron avait, de son côté, dans sa Lettre aux Français, évoqué l’idée d’«objectifs annuels» migratoires qui pourraient être fixés par le Parlement.

    Le député LR des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti, met en garde: «J’avais fait cette proposition dans l’Hémicycle, il y a plus d’un an. Le gouvernement et sa majorité très à gauche s’y étaient systématiquement opposés», se souvient-il. Pour lui, «ce débat annoncé est un leurre pour masquer l’impuissance des actes». Un piège tendu à la droite?

    Une chose est certaine: le président Macron est à la manœuvre. «Il faut être vigilant sur l’immigration. Ce sera le sujet de 2022», aurait-il dit en petit comité. Les derniers chiffres, il est vrai (nos éditions du 12 juin), montrent que l’immigration n’est plus maîtrisée, avec à peine une expulsion de clandestin sur dix réellement exécutée. Les immigrés en situation illégale sont des centaines de milliers à rester sur le territoire national. Les seuls allocataires de l’aide médicale d’État (AME) sont 330.000.

    L’hôte de Beauvau se trouve ainsi embarqué dans un exercice délicat: évoquer de nouvelles pistes, en se gardant bien de les reprendre à son compte. En préambule, il déclare: «En matière d’asile, les quotas sont contraires à nos engagements internationaux - et à mon éthique personnelle. Toute demande d’asile doit être examinée, ce qui ne veut pas dire acceptée.» Il ouvre ensuite une porte: «La question des quotas pourra être posée dans le cadre du débat pour d’autres modes d’immigration légale.» On pense bien sûr à l’immigration économique, familiale ou étudiante.

    Mais c’est pour aussitôt refroidir les ardeurs des plus enthousiastes: «Je rappelle que le rapport Pierre Mazeaud, en 2009, avait conduit à l’époque à écarter cette voie, nuance-t-il. Veillons aussi à ce que le débat sur l’immigration ne focalise pas sur le nombre d’immigrés: parlons aussi de la qualité de l’intégration, c’est prioritaire - et nous avons fait en la matière des efforts inédits, avec le doublement des heures d’apprentissage du français, par exemple.»

    Le projet d’instauration de quotas migratoires en France est un serpent de mer. Tout comme l’idée d’un débat parlementaire annuel sur l’immigration, il vient de la droite, plus précisément de la sphère Sarkozy. L’ancien président, alors ministre de l’Intérieur, s’est converti à l’idée des quotas en juin 2005. «L’immigration du travail ne représente en France que 5 % du flux d’immigrés. Cela n’a pas de sens. Je propose qu’il y ait chaque année au Parlement un débat pour savoir de quoi et de qui nous avons besoin. Même chose pour les étudiants étrangers. La France ne peut être le seul pays au monde à ne pouvoir décider qui doit et qui ne doit pas entrer sur son sol», déclarait-il dans Le Figaro le 30 juin de cette année-là.

    Brice Hortefeux fut ensuite nommé ministre de l’Immigration et commanda à Pierre Mazeaud, en janvier 2008, un rapport qui, curieusement, enterra le projet. Trois ans plus tard, Claude Guéant tenta, à l’Intérieur, de mettre en œuvre une forme d’«immigration choisie», à laquelle il dut finalement renoncer. L’afflux de migrants du printemps arabe de 2011 rendait toute politique sélective illusoire.

    «Le problème, explique un préfet, ce ne sont pas les entrées mais les sorties. Que fait-on des illégaux dont les pays sources ne veulent plus?» Rien de neuf sur ce front-là. Il y avait 15 000 reconduites en 2001. Il n’y en a guère plus aujourd’hui.

    Au sommet de l’État, on laisse filtrer que la loi Collomb asile-immigration de 2018 serait la coupable. «Mais c’est l’Élysée qui l’a pilotée et Collomb a fait ce qu’il a pu», estime un sénateur. Le sujet migratoire reste décidément le terrain privilégié de toutes les postures.

    Le Figaro.fr

    Beaucoup de baratin pour rien !

    Une seule solution, remettre nos frontières !


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  • Pour être "en accord avec ses valeurs", la députée Sandrine Josso quitte LREM

    Elle siégera désormais au groupe "Libertés et Territoires", huitième groupe créé en octobre 2018 et qui se revendique indépendant.

    Elle ne "trouvait plus le sens initial" de son engagement. La députée de Loire-Atlantique Sandrine Josso, qui avait le sentiment de "perdre (s)on énergie", a décidé de quitter le groupe LREM.

     

    "Je suis partie parce que je suis quelqu'un qui aime être en accord avec ses valeurs", a affirmé la députée, évoquant notamment "l'efficacité", "la liberté de vote", mais aussi la question de "l'ascendance" depuis les territoires "qui fait défaut", selon elle.

    La députée, qui quitte à la fois le mouvement et le groupe LREM de l'Assemblée, siégera désormais au groupe "Libertés et Territoires", a indiqué cette membre de la commission du Développement durable, diététicienne-nutritionniste de profession.

    "Une femme engagée"

    Le président de son nouveau groupe, Philippe Vigier, s'est félicité de l'arrivée d'une "femme engagée, pas une professionnelle de la politique".

    L'élue de 43 ans, "fille d'agriculteurs, proche du terrain", a assuré avoir fait part en amont au sein de LREM de son sentiment de "distorsions par rapport aux valeurs initiales", en matière d'écoute, de participation ou de dialogue.

    Le groupe Libertés et Territoires, huitième groupe créé en octobre 2018 et qui se revendique indépendant, a ainsi gagné deux élus mardi avec l'arrivée également de Frédérique Dumas depuis le groupe UDI-Agir. Il passe de 16 à 18 membres, soit davantage que LFI et le groupe GDR, où siègent les députés communistes.

    L'Express


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  • Au Parlement européen, Nathalie Loiseau se tire une balle dans le pied en insultant ses collègues

    Lors d’une conférence de presse, l’eurodéputée a moqué en « off » plusieurs eurodéputés. Des adversaires et… des alliés. Raillée, elle dément.

     

    Mais à quoi joue Nathalie Loiseau ? Selon le quotidien belge « le Soir », l’eurodéputée a vertement attaqué plusieurs de ses interlocuteurs politiques au Parlement européen, des adversaires, comme des alliés, lors d’un échange en « off » avec plusieurs journalistes, le 5 juin dernier. Résultat, son groupe parlementaire, qu’elle souhaite pourtant présider, lui tourne le dos. L’ancienne ministre, elle, dément.

    Nathalie Loiseau avait réuni ce jour-là douze journalistes français accrédités pour une rencontre en « off » [off the record, sans enregistrement, NDLR]. Pour discuter du changement de nom réclamé par les Français pour le groupe parlementaire du centre ? Des ambitions françaises ? Des projets en construction ?

    Rien de tout cela. Pendant 45 minutes et devant des journalistes estomaqués, Nathalie Loiseau a, selon « le Soir », rhabillé pour l’hiver plusieurs de ses collègues.

    L’incident aurait pu ne pas s’ébruiter mais c’était sans compter un journaliste du quotidien belge « le Soir » qui, ayant eu vent de la prestation de Nathalie Loiseau, a fait fi du « off » et lâché le morceau dans un article publié le 7 juin dernier.

    « Vieux de la vieille » et « ectoplasme »

    L’ex-Premier ministre belge Guy Verhofstadt, dirigeant du groupe Alde (dont LREM fait partie) à Bruxelles depuis dix ans et prêt à lui laisser sa place ? C’est un « vieux de la vieille qui a des frustrations rentrées depuis quinze ans ». Sophie in’t Veld, députée néerlandaise, qui vise elle aussi la présidence de l’ALDE ? « Ça fait quinze ans qu’elle perd toutes les batailles qu’elle mène. » Manfred Weber, leader de la droite candidat à la présidence de la Commission ? C’est un « ectoplasme » qui « n’a jamais rien réussi ». Plusieurs autres malheureux vont suivre.

    Mise en garde par message par une collègue interloquée, l’eurodéputée a tout de même tenu à préciser que ses propos n’engageaient pas Emmanuel Macron.

    L’inélégante mise à l’écart de l’apôtre Loiseau

    Même l’eurodéputé LREM sortant Jean Arthuis en a pris pour son grade, Nathalie Loiseau voyant en lui « un homme aigri ». L’intéressé a décidé de répondre sur Twitter, saluant ironiquement « l’intelligence politique de Nathalie Loiseau ».

    « Entrée prometteuse au Parlement européen. »

    Loiseau dénonce « une pure invention »

    Depuis, l’ambiance est un peu tendue autour du camp LREM au Parlement européen. La place convoitée de présidente du groupe ALDE pourrait même échapper à Nathalie Loiseau : « Les enchères ont immédiatement monté car Loiseau s’est fragilisée toute seule », explique un observateur cité par « Libération ».

    « Avec leurs 21 élus, les Français sont la principale délégation nationale et pouvaient donc prétendre à une présidence du groupe et à une présidence de commission parlementaire. Ça va désormais être difficile. »

    Conséquence : à Paris, c’est la panique chez LREM, où certains pensent même à « débrancher » Loiseau, estimant qu’elle n’est « manifestement pas à la hauteur ». Prise dans l’œil du cyclone, l’ancienne ministre des Affaires européennes tente, elle, de sauver les meubles : elle a envoyé un mail de démenti à ses collègues dénonçant une « pure invention ». Osé quand il s’agit de propos qui auraient été tenus face à une dizaine de journalistes.

    Le comble, c’est que l’histoire ne s’arrête pas là. Selon « Libération » et « le Canard enchaîné » de ce mercredi 12 juin, Nathalie Loiseau avait adressé un mail aux nouveaux eurodéputés LREM quelques minutes avant cette réunion catastrophique avec les journalistes. Elle leur écrivait alors :

    « Un conseil : la jouer modestes et surtout pas arrogants. Les prédécesseurs d’autres familles politiques n’ont pas toujours eu cette finesse. Les Français ont donc une mauvaise réputation à contredire. »

    L'OBS


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  • Un homme, ses DEUX femmes et leurs NEUF enfants, expulsés de Turquie dans le cadre d'une procédure systématique

    Cet homme et ses deux femmes, parents de neuf enfants mineurs, ont été placés en garde à vue à la DGSI à leur arrivée sur le sol français.

    Trois jihadistes et leurs neuf enfants sont rentrés mardi 11 juin matin en France, après avoir été expulsés de Turquie, dans le cadre d'un accord avec les autorités turques qui prévoit la remise systématique de Français ayant combattu dans les rangs du groupe Etat islamique, a appris mardi franceinfo de source judiciaire.

    Il s'agit d'un homme de 35 ans et de ses deux compagnes, dont l'une a 36 ans, selon les informations de France Inter et de franceinfo. Ils sont rentrés avec leurs neuf enfants, qui ont été placés par le parquet de Bobigny. Les trois adultes ont été placés en garde à vue à la DGSI à leur arrivée sur le sol français. Fin mai 2019, 277 Français étaient rentrés dans le cadre de cet accord franco-turc.

    Cette procédure systématique est totalement distincte du retour, lundi, de douze enfants français, que les autorités françaises sont allées chercher dans des camps syriens, en fonction de leur degré de "vulnérabilité".

    franceinfo

    On n'a pas fini de voir augmenter nos impôts et les taxes pour faire face à tous les frais découlant  du retour de ces djihadistes et leurs nombreux enfants !


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  • "C'est elle ou nous" : deux députés menacent de quitter LREM si le parti n'exclut pas Agnès Thill après ses propos sur la PMA

    Raphaël Gérard et Laurence Vanceunebrock-Mialon condamnent les derniers propos de la députée de l'Oise. Au point de poser un ultimatum à leur parti. Raphaël Gérard a accepté de répondre à nos questions.

    "Les choses sont très claires dans nos têtes : si elle reste, on part." Raphaël Gérard et Laurence Vanceunebrock-Mialon sont déterminés à aller au bout de leur démarche. Les députés LREM de Charente-Maritime et de l'Allier feront leurs cartons si leur collègue Agnès Thill n'est pas exclue du groupe à l'Assemblée nationale. L'interview que l'élue de l'Oise a accordée, mercredi 5 juin, au magazine proche de Marion Maréchal L'Incorrect est "la goutte d'eau".

    Elle y explique (notamment) que la loi bioéthique, qui prévoit l'ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) à toutes les femmes, "restera dans l’histoire comme celle qui aura évincé les pères de la naissance et de l'éducation des enfants". "Des propos insupportables", pour Raphaël Gérard, qui a accepté de répondre aux questions de franceinfo.

    Franceinfo : Que reprochez-vous à Agnès Thill ?

    Raphaël Gérard : Cette interview dans le magazine d'extrême droite L'Incorrect est à mes yeux inacceptable. Sous couvert de naïveté, elle dit des choses absolument terribles. Si vous décryptez bien, elle sous-entend que le modèle hétérosexuel est supérieur à tous les autres, qu'il y aurait une minorité (les personnes LGBT) qui chercherait à imposer un mode de vie... Et j'en passe et des meilleures. Et en plus, c'est prononcé de manière tellement insidieuse que ça m'est insupportable !

    Que comptez-vous faire ?

    J'attends que la direction du mouvement tranche une bonne fois pour toutes le cas Agnès Thill ! Je ne crois pas me tromper en disant qu'il y a eu un certain nombre de précédents avec elle. Mais à chaque fois, on fait comme si de rien n'était, et on repart comme avant. En février dernier, les instances disciplinaires du parti ont quand même fini par la convoquer. A la sortie, elle écope d'une simple mise en garde. Derrière cette décision, il y avait quand même la promesse qu'elle serait exclue au prochain dérapage. Nous y sommes, donc excluons-là !

    Et si elle n'est pas exclue ?

    Si elle n'est pas exclue, c'est ma collègue Laurence Vanceunebrock-Mialon et moi qui partirons. Qu'on soit clairs : je n'ai pas rejoint ce mouvement pour entendre de tels propos venant de quelqu'un de nos propres rangs. Ce n'est plus possible. Comment peut-on garder une collègue qui dérape aussi régulièrement ? Je ne comprends pas que ça fasse encore débat.

    Les choses sont désormais simples : c'est elle ou nous.

    Raphaël Gérard, député LREM

    à franceinfo

     

    Avez-vous prévenu la direction du parti de votre démarche ?

    Pas encore. Je vois Laurence Vanceunebrock-Mialon demain [mardi] pour décider de la suite. Il y a de fortes chances que notre initiative prenne la forme d'une lettre ouverte.

     

    Dans le JDD, Agnès Thill estime que vous faites "du chantage".

    Elle se trompe, ça n'en est pas ! Notre position n'est plus tenable, on ne peut pas continuer comme ça. La ligne rouge a déjà été franchie depuis longtemps. Si on n'est pas capables de l'exclure, c'est nous qui prendrons la porte. Nous ne savons pas encore quand. L'ultimatum que nous posons là est en fait lié à son prochain passage devant la commission des conflits de La République en marche. Mais là encore, aucune date n'est fixée pour l'instant...

    Savez-vous si d'autres députés de la majorité sont prêts à vous suivre ?

    Il y en a, oui. Après, il m'est impossible de vous dire combien. Mais vu les marques de soutien qu'on reçoit par SMS ou par téléphone, je suis confiant. Plusieurs collègues ou anciens collègues de la majorité nous soutiennent publiquement sur Twitter.

    Pour autant, on n'a pas envie de provoquer une hémorragie au sein de groupe. On aimerait que le cas Agnès Thill se règle sans qu'on ait besoin de passer par des départs.

    Quelles sont vos relations avec Agnès Thill aujourd'hui ?

    Avant, on se parlait de façon amicale. Aujourd'hui, nos relations sont compliquées. Pourtant, je la croise régulièrement car on est dans la même commission, celle des affaires culturelles et de l'éducation. Mais j'ai du mal à lui parler.

    franceinfo

    Mon avis perso, je suis pour Agnès Thill, alors que les deux crétins se tirent !


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  • Des maires de droite appellent à soutenir Macron : "Notre pays a besoin que les projets avancent"

     Louis Vogel, maire de Melun, appelle à soutenir la politique d'Emmanuel Macron.

    Avec une quarantaine d'autres maires de la droite et du centre-droit, Louis Vogel, maire de Melun, appelle à soutenir la politique d'Emmanuel Macron.

     

    Une quarantaine de maires de droite et de centre-droit appellent à soutenir Emmanuel Macron. Ils sont les signataires d'une tribune qui devrait paraître la semaine prochaine. Parmi eux, Louis Vogel, maire de Melun et membre d'Agir. Il explique l'idée de cette tribune dans le Grand journal du soir.

    "On veut dépasser les oppositions stériles"

    "Dans la recomposition du paysage politique, l'opposition droite-gauche est complètement morte", affirme Louis Vogel. "Aux deux extrêmes, les partis populistes s'organisent et il faut que, nous aussi, on s'organise", poursuit-il.

    La tribune, portée par le maire d'Angers, Christophe Béchu, souhaite rassembler autour du chef de l'État les déçus de la classe politique à droite et au centre, notamment après l'échec des Républicains aux européennes. "On veut dépasser les oppositions stériles", plaide le maire de Melun, soutien d'Emmanuel Macron, à travers Agir, depuis son accession au pouvoir.

    "Il faut que ces réformes se réalisent"

    "Notre pays a besoin que les projets avancent", indique Louis Vogel. "Avec le grand débat, il y a des tas d'idées qui sont sur la table, il faut que ces réformes se réalisent", estime l'homme politique. Avec cette tribune, Louis Vogel et les autres maires signataires espèrent créer un nouveau souffle. "On ne veut plus de tous ces débats politiques classiques", souligne Louis Vogel, "on veut construire ensemble un pays d'avenir, au-delà de l'opposition idéologique."

    Europe 1

    Des gens qui, à plus ou moins long terme, espèrent une bonne place bien payée !


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  • Essonne : Les policiers des Ulis portent secours à un jeune chevreuil blessé

    Situation rarissime pour les policiers du commissariat des Ulis qui ont vécu une expérience qu’ils ne sont pas prêts d’oublier.

    Ce mercredi 22 mai, un particulier se rend au commissariat de la commune, avec un jeune chevreuil dans les bras.

    Les policiers prennent immédiatement en charge l’animal en lui donnant de l’eau et en le plaçant dans un petit carton. Puis une patrouille du commissariat le transporte à l’école vétérinaire de Maisons-Alfort. Après des examens effectués sur le jeune chevreuil, celui-ci souffre finalement d’une patte cassée mais il est désormais entre de bonnes mains et en sécurité.

    Les policiers de l’Essonne ont publié le récit de leur sauvetage sur leur page Twitter. Une publication qui a été accompagnée de deux photos de l’animal.

    Actu-Mag.fr

    Merci à la personne qui l'a trouvé et amené au commissariat.


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  • Clash au Sénat entre le patron de Vinci Autoroutes et le président d'une commission

    Les dirigeants du groupe français étaient auditionnés par le Sénat mercredi pour discuter des concessions d’autoroutes, de la privatisation d’ADP et de l’abandon de Notre-Dame-des-Landes.

    Face à face tendu mercredi 29 mai entre la direction de Vinci et les sénateurs. À l’occasion d’une audition, le ton est monté entre Hervé Maurey, président centriste de la commission de l’aménagement du territoire et Pierre Coppey, PDG de Vinci Autoroute. Diffusés par Public Sénat, les échanges ont été vifs alors que Pierre Coppey était interrogé sur l’accord conclu entre le groupe Vinci, qui gère les autoroutes françaises, et l’État. Un accord, signé en 2015, dont le Parlement n’avait pas pu prendre connaissance. Et c’est ce point qui a mis le feu aux poudres. Questionné sur le texte, le PDG de Vinci Autoroute a renvoyé les sénateurs aux révélations faites par Mediapart en janvier dernier. Une réflexion que n’a pas apprécié Hervé Maurey : "Dire devant une commission de sénateurs, 'si vous n’avez pas d’informations sur l’accord entre Vinci entre l’État, vous n’avez qu’à aller sur le site de Mediapart', ce n’est pas correct", s’est emporté le sénateur.

    A l’époque, l’accord avait été signé par Emmanuel Macron, alors ministre de l’Économie sous François Hollande. Il devait compenser le gel des tarifs de péages décidé par Ségolène Royal et prévoyait notamment une hausse plus importante des tarifs entre 2019 et 2023.

    Tensions sur ADP et Notre-Dame-des-Landes

    Des tensions entre les représentants de Vinci et les sénateurs sont également apparues au cours de l’audition, notamment sur le sujet de la privatisation d'Aéroports de Paris. Alors que le projet semble avoir du plomb dans l’aile, le PDG de l’ensemble du groupe, Xavier Huillard, a estimé que si la privatisation ne se faisait pas "ce ne serait pas un drame pour Vinci". Le groupe est en effet l’un des candidats au rachat d’ADP mais Les Échos rappellent que le Conseil constitutionnel a récemment validé la proposition de référendum d’initiative partagée (RIP) initiée par des parlementaires opposés à la privatisation du groupe.

    Concernant le sujet de Notre-Dame-des-Landes et l’abandon du projet d’aéroport, le PDG de Vinci a critiqué le rapport des médiateurs remis au gouvernement estimant ses prévisions "très surprenantes" et qu’il tablait sur "un niveau de trafic pour les prochaines années qui a déjà été atteint en 2018". Le groupe réclame plusieurs centaines de millions d’euros à l’État en guise de compensation à l’abandon de ce projet d’aéroport dont il devait être le concessionnaire.

    Capital


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    Au surlendemain des élections européennes, les Vingt-Huit vont réfléchir à la délicate succession de Jean-Claude Juncker, le président de la commission, qui opposent le président français et la chancelière allemande.

    La question agite beaucoup les milieux bruxellois depuis le début de l’année, mais les discussions sont rentrées dans le dur après les résultats des élections européennes, dès le dimanche 26 mai au soir. Qui remplacera le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne, Donald Tusk au Conseil (les Etats membres), Antonio Tajani au Parlement européen, la chef de la diplomatie Federica Mogherini, et même Mario Draghi à la tête de la Banque centrale européenne ?

    Les enjeux de ce mercato sont considérables et, au Parlement, les principaux groupes politiques (les conservateurs du PPE, les sociaux-démocrates du PES, les libéraux de l’ALDE et les Verts) ont bien l’intention de peser sur les décisions. Le traité de Lisbonne précise, en effet, que les dirigeants de l’UE doivent « tenir compte » du résultat des élections. Ils refusent, cependant, d’être complètement liés par celui-ci.

    Les candidats officiels

    Le PPE et le PES ont pris les devants en espérant reconduire un système importé d’Allemagne, celui des « spitzenkandidaten » (têtes de liste), qui avait permis à Jean-Claude Juncker, gagnant des élections avec le PPE, d’être désigné en 2014. Cette fois, les deux principaux partis de l’hémicycle ont désigné leur candidat dès l’automne 2018.

    Le PPE a choisi Manfred Weber, un Bavarois de 46 ans, qui a fait toute sa carrière politique comme eurodéputé, depuis 2004. Il est sérieux mais souffre d’un déficit de notoriété et du fait qu’il n’a jamais exercé de responsabilité gouvernementale, alors que le président de la Commission a rang de chef d’Etat ou de gouvernement. Sa famille politique est par ailleurs affaiblie par la perte d’une trentaine de sièges, dimanche. Et, surtout, Emmanuel Macron tente de faire dérailler sa candidature. Au risque d’une confrontation avec Berlin ? Angela Merkel a pris son temps mais, vendredi 24 mai, la chancelière a soutenu sans ambiguïté M. Weber, lors d’un dernier meeting de la CSU-CDU, à Munich.

    Le PES, lui, a désigné le Néerlandais Frans Timmermans, 58 ans, pour porter ses couleurs. L’actuel premier vice-président de la Commission est un homme d’expérience et un brillant orateur (en sept langues), ainsi qu’un fervent défenseur des valeurs européennes. Il a assuré à son parti, le PVDA, un beau succès aux Pays-Bas, mais, globalement, les sociaux-démocrates européens ont subi un revers électoral, ce qui amoindrit les chances de leur « spitzenkandidat ».

    M. Timmermans pourrait, en outre, subir le tir de barrage de la part des dirigeants de l’Est, hongrois et polonais notamment, qui ont très peu apprécié son zèle à faire respecter l’Etat de droit chez eux. Ses chances semblent donc faibles pour la Commission mais, aux yeux de beaucoup, il ferait un parfait chef de la diplomatie européenne.

    Les libéraux et démocrates ont, eux, choisi une solution médiane difficilement lisible. Espérant le ralliement d’Emmanuel Macron, hostile au principe des têtes de liste, ils ont du coup désigné un panel de candidats incluant l’actuelle commissaire à la concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, 51 ans. Cette responsable charismatique a fait preuve de détermination face aux géants américains du numérique, en traquant les infractions aux règles de la concurrence et les pratiques d’évasion fiscale trop massives. Incarnant une nouvelle génération, elle pourrait en outre féminiser une fonction systématiquement occupée par un homme issu d’un pays de l’Ouest : treize d’entre eux se sont succédé depuis janvier 1958… Mme Vestager apparaît de plus en plus comme l’une des favorites de la Macronie, même si Paris a pris soin jusqu’ici de ne pas avancer son nom.

    Les candidats alternatifs

    Si aucun de ces trois candidats ne réunit une majorité, ni au Conseil ni au Parlement, la chance pourrait sourire à d’autres personnalités, dont certains sont d’ailleurs en campagne. C’est le cas du Français Michel Barnier, 68 ans, qui pourrait être une autre carte de M. Macron. « Je l’aime bien », indiquait Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, sur France Inter, mardi 28 mai. Dans une récente interview au quotidien belge Le Soir, le président évoquait, lui, « un homme qui a de grandes qualités »,et donc susceptible d’être sur la liste des prétendants.

    Membre du PPE, le Savoyard a un profil plutôt centriste et dispose d’une grande expérience : plusieurs fois ministre, deux fois commissaire, et surtout, ex-négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, ce qui lui a valu des louanges unanimes. Il pourrait réunir une majorité au Conseil et à la Commission, mais semble handicapé par son âge. Son autre problème est que si la candidature de M. Weber était mise à mal, Mme Merkel aura bien du mal à justifier, dans son pays, le choix d’un Français à la place de son champion.

    M. Barnier, qui n’a jamais dirigé de gouvernement, pourrait-il se rabattre sur la présidence du Conseil ? A ce poste, d’autres candidats sont avancés : le premier ministre libéral néerlandais Mark Rutte, ou son homologue belge Charles Michel, qui a très peu de chances d’être reconduit après la victoire des nationalistes et extrémistes flamands lors des récentes législatives dans son pays. Le nom de la présidente lituanienne sortante, Dalia Grybauskaité, est également cité dans le cadre d’un « plan B » du PPE. Ou encore celui de Leo Varadkar, le premier ministre irlandais.

    Les candidats « sortis du chapeau »

    Il faut toutefois rappeler qu’en 2004, la nomination du conservateur et pro atlantiste portugais Jose Manuel Barroso n’avait été évoqué par personne et a résulté d’un choix par défaut, après le veto des Britanniques contre le candidat soutenu alors par Paris et Berlin (le Belge Guy Verhofstadt). L’hypothèse d’un candidat « surprise » ne peut donc être écartée.

    Du coup, la liste s’allonge : la Bulgare Kristalina Georgieva, actuelle directrice de la Banque mondiale et ex-commissaire européenne, Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, très appréciée par Mme Merkel, voire Enrico Letta, ex-premier ministre italien. Et puis, même si l’intéressée a repoussé cette hypothèse, certains évoquent toujours une possible nomination d’Angela Merkel à la tête du Conseil…

    Un président français qui entend jouer les faiseurs de roi, la nécessité de tenir compte de la vague #metoo et de féminiser, la volonté de voir de « nouvelles têtes » émerger, l’obligation – réaffirmée par le Polonais Donald Tusk – d’assurer des équilibres Est-Ouest et de ne pas négliger les « petits » pays : tous ces éléments laissent présager d’intenses et longues tractations. Le dîner des chefs d’Etat, mardi soir, ressemblera donc davantage à un apéritif sur la question, les décisions définitives étant attendues en juin.

    Le Monde.fr


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