• Accord UE-Mercosur : "en matière climatique, Emmanuel Macron est le champion des Tartuffe", pour Adrien Quatennens

    Invité du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1, le député LFI a estimé qu'il n'y avait "pas d'écologie possible dans le cadre du libéralisme exacerbé" alors que l'UE et le Mercosur ont trouvé un compromis sur un vaste accord de libre-échange.

    Le projet d'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), finalisé début juillet, comporte-t-il suffisamment de garde-fous écologiques ? Non, selon Adrien Quatennens. Invité du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1, le député de La France Insoumise (LFI) s'est dit inquiet quant aux conséquences potentielles de ce texte pour l'environnement. 

     

    "Des accords de libre-échange climaticides"

    "En matière climatique plus que sur d'autre sujets encore, Emmanuel Macron est le champion des Tartuffe plutôt que le champion de la Terre", estime Adrien Quatennens. "Rien que sur le traité de libre échange avec le Canada [adopté début juillet, ndlr], il écrase les accords de Paris. Emmanuel Macron ne fait pas d'écologie politique, il fait de l'écologie cosmétique : ce ne sont que des effets d'annonce, de la communication, mais derrière il n'y a rien de conséquent."

    "On ne peut pas, d'un côté, dire qu'on veut interdire le plastique, aller vers plus de recyclage, prendre toutes sortes de mesures, et en même temps signer sans cesse ces accords de libre-échange climaticides", déroule celui qui vient d'être nommé coordinateur de LFI, estimant qu'il n'y a "pas d'écologie possible dans le cadre du libéralisme exacerbé". 

    239 pesticides "qui viennent d'être autorisés par monsieur Bolsonaro"

    "Dans le cadre du Mercosur, quelles que soient les limites que fixe le ministre Le Drian, on sait ce qui va se passer", illustre Adrien Quatennens. "On parle d'abaissement des tarifs douaniers, d'abaissement des normes qui vont créer un grand marché. (...) Mais regardez par exemple le Brésil de Monsieur Bolsonaro, qui est en train de poursuivre la déforestation de la forêt amazonienne", dénonce-t-il. Et d'ajouter : "le Brésil, c'est aussi 239 pesticides qui viennent d'être autorisés par Monsieur Bolsonaro." 

    Europe 1

    Sans oublier la viande qui va venir de là-bas, bon appétit les carnivores !


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  • Disparition de Steve à Nantes : un député LREM accuse… l’Etat

    Selon Mounir Belhamiti, le gouvernement a grandement manqué de tact et de compassion après la polémique sur l’intervention musclée des forces de l’ordre lors d’une Fête de la musique en bord de Loire.

    C’est « délicat », convient-il lui-même. Mais le député LREM de Nantes Mounir Belhamiti estime qu’il est de son devoir de s’exprimer sur ce sujet, quitte à froisser la direction de la majorité dont il est issu. Dans une tribune publiée mardi sur Facebook, l’élu de Loire-Atlantique revient donc longuement sur la dispersion polémique d’une Fête de la musique par les forces de l’ordre, notamment marquée par la disparition de l’un des jeunes spectateurs, Steve Caniço, 24 ans.

    Steve n’a plus donné signe de vie depuis la nuit du 21 juin /DR

    Dans la nuit du 21 au 22 juin, un peu après 4 heures, les forces de l’ordre interviennent quai Wilson pour mettre un terme à cette soirée électro qui dure au-delà de l’heure prévue. Mais pendant l’intervention, où du gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement sont utilisés, 14 personnes tombent dans la Loire. Steve n’a lui plus donné signe de vie.

    « L’Etat se met en faute »

    « Une enquête de l’IGPN (la police des polices, ndlr) est en cours, à la demande du ministre de l’intérieur, concernant les conditions d’intervention […]. Je souhaite qu’elle permette de faire toute la lumière sur les faits, et les éventuelles responsabilités engagées », explique d’abord celui qui a remplacé François de Rugy à l’Assemblée lorsque ce dernier est devenu ministre. Et de poursuivre : « S’il ne m’appartient pas de me prononcer sur les conclusions des enquêtes à venir, je crois de mon devoir de parlementaire et d’élu de la majorité de m’exprimer aujourd’hui. Je suis élu d’une majorité qui a inscrit la bienveillance, et le respect de la dignité humaine au cœur de ses valeurs. Je suis élu d’une majorité qui a fait de l’évaluation de l’action de l’Etat une mission essentielle des parlementaires. Et lorsque la première réponse de l’Etat, par la voix de son représentant, et avant même que ne soit diligentée l’enquête de l’IGPN, consiste à déclarer, trois jours après les faits, que l’intervention policière s’est déroulée de manière proportionnée, je le dis sans ambages : l’Etat se met en faute. Parce que nul ne saurait considérer comme proportionnée une intervention qui conduit une dizaine de jeunes à se jeter dans la Loire. »

    Mounir Belhamiti poursuit : « Lorsque le représentant de l’Etat rappelle, par un communiqué lapidaire, les règles d’organisation de manifestations, et met en garde contre des rassemblements festifs à caractère musical non autorisés, alors qu’est prévu un rassemblement de solidarité envers les proches du jeune disparu, et d’expression de l’émotion populaire, le tout sans un mot de compassion, je le dis sans ambages : l’Etat se met en faute. »

    Une plainte collective, notamment de Nantais

    Enfin, selon le député de la majorité, « l’Etat se doit de témoigner bienveillance et empathie envers les Nantaises et les Nantais qui expriment une inquiétude et une incompréhension parfaitement légitimes et ne sauraient être traités par une forme d’indifférence qui confine au mépris. »

    Ce mercredi, 85 personnes ont par ailleurs décidé de déposer une plainte collective contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’ordre public.

    Sur les grilles de la préfecture, des amis de Steve ont accroché une banderole sur laquelle est écrit « À jamais dans nos coeurs », accompagnée des mots « Justice pour Steve/Victime de la répression/On lâchera rien ».

    Le Parisien

    Bravo Mounir !


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  • Christophe Castaner, Invité du "8h30 Toussaint/Aphatie" du 15 mars 2018

    Le gouvernement avait promis de ne fermer aucune école en France jusqu'en 2022. Mais les élus locaux, eux, peuvent le faire  !

    ÉDUCATION - “Nous ne fermerons pas d’écoles primaires à la rentrée, c’est la première fois qu’un gouvernement s’engage à cela, rendez-vous compte, c’est énorme”, déclarait Jean-Michel Blanquer en avril sur Franceinfo ,reprenant une promesse d’Emmanuel Macron pour répondre à la crise des gilets jaunes. Vraiment ?

    En fait, cette promesse était assortie d’un petit astérisque en bas de page: “pas de fermeture sans l’accord des maires”. Et les élus locaux ne se sont pas privés. Par ailleurs, des fermetures d’écoles ont tout de même été décidées par le gouvernement. De quoi largement relativiser “l’énormité” de cet engagement du gouvernement.

    Selon une enquête du ministère de l’Éducation nationale, reprise par Le Parisien ce lundi 1er juillet, environ 400 écoles vont disparaître à la rentrée de septembre. Parmi elles, 150 fermetures ont été décidées par l’Éducation nationale et 250 par les élus locaux dans le cadre de projets de fusions et regroupements d’écoles, concernant en première ligne les établissements ruraux.

    Les écoles rurales peu à peu rayées de la carte 

    Ces fermetures sont principalement liées à une vaste refonte de la carte scolaire qui tend au regroupement des écoles de village dans des RPC (Regroupements pédagogiques concentrés), plus modernes, mieux équipés et surtout plus faciles et moins chers à gérer. Ces grosses structures qui peuvent accueillir jusqu’à plusieurs centaines d’élèves poussent par dizaines en zones rurales. 

    La promesse du gouvernement se heurte donc à cette reforme en cours qui, pas à pas, sonne le glas des petites écoles de campagne. Lors de son interview sur Franceinfo, le ministre de l’Éducation nationale avait pourtant mis en avant leurs résultats “meilleurs que la moyenne”, leur “caractère très humain” et leur intérêt pour “la vie des villages”.

    “On est en train de casser la relation sociale de nos villages avec ces cartes scolaires qui servent d’abord à remplir les classes”, déplore Dorothée Farcy, enseignante dans une école primaire et membre du bureau du syndicat Snuipp de la Somme, interrogée par Le Parisien. Avec 30 fermetures d’écoles, dont 27 dans le cadre de regroupements, son département est parmi les plus touchés en France.

    Selon le syndicat SNUipp-FSU, 808 classes ont déjà fermé lors de la dernière rentrée en zones rurales. C’est l’une des doléances des gilets jaunes: la disparition progressive des services publics près de chez eux les obligeant à prendre, toujours plus loin et plus souvent, leur voiture.

    HUFFPOST


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  • Ursula von der Leyen, une proche de Merkel à la tête de la Commission européenne

    Ministre de la Défense allemande depuis 2013 et figure de l'aile modérée de la CDU, elle sera la première femme à diriger l'institution. Sa candidature, proposée par Emmanuel Macron, a reçu l'aval des chefs d'Etat et de gouvernement.

     

    Angela Merkel aura finalement réussi à placer une compatriote, et même une de ses proches, à la présidence de la Commission européenne. A 60 ans, Ursula von der Leyen va devenir la première femme à prendre la tête de «l’exécutif européen». Membre de la CDU, elle est ministre de la Défense depuis 2013, après un passage à la tête du ministère de la Famille, puis du Travail et des Affaires sociales. Ursula vont der Leyen est d’ailleurs la seule ministre allemande en exercice depuis 2005, date d’arrivée au pouvoir d’Angela Merkel. Elle n’a pourtant jamais hésité à afficher des positions en contradiction avec celles de la chancelière, comme l’instauration d’un salaire minimum interprofessionnel ou de quotas féminins pour les postes de direction, qui en ont fait une figure de l’aile modérée du parti. Après qu’elle a présenté, en 2010, sa candidature à la présidence allemande – un poste prestigieux mais essentiellement honorifique –, les commentateurs politiques en avaient même fait une dauphine potentielle d’Angela Merkel.

    Comme ministre de la Défense, elle pousse en faveur d’un plus grand engagement des armées allemandes à l’étranger – ce qui rompt avec la tradition instaurée à la sortie de la Seconde Guerre mondiale – et pour un renforcement de la défense européenne. Mais sa gestion des effectifs et du matériel sont à plusieurs reprises épinglés par des rapports, qui font état de sous-marins en panne, d’avions cloués au sol et d’un manque criant de personnel. A l’échelle européenne, son poste lui a surtout permis de se faire connaître tout en restant à l’écart des remous créés par la gestion des migrations ou le respect de l’Etat de droit qui ont agité le travail de la Commission sortante, et lui a donc évité de se faire des ennemis parmi les dirigeants du groupe de Visegrád (la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie), qui ont appuyé sa candidature. Et sa bonne coopération avec Paris, sur les questions de défense franco-allemande, a conduit Emmanuel Macron à proposer lundi sa candidature pour la présidence de la Commission, après que Frans Timmermans, la tête de file des sociaux-démocrates, a été écarté.

    «Etats-Unis d’Europe»

    Parfaitement francophone, elle connaît bien Bruxelles après y avoir grandi, quand son père y était en poste, comme… commissaire européen, avant de devenir ministre-président de Basse-Saxe. Après des études de médecine et d’économie couronnées de succès, la fille de bonne famille se lance en politique pour suivre les traces de son père, figure du parti conservateur. En 2001, elle entre au Parlement de Basse-Saxe et grimpe vite les échelons en devenant ministre de la Famille du Land en 2003, tout en continuant à élever ses sept enfants. Depuis son entrée au gouvernement fédéral, elle n’a pas hésité à se mettre scène dans les médias, en multipliant ses participations aux émissions de télé et en posant pour les photographes avec toute sa famille, poney et chèvre compris, devant la maison familiale.

    Très europhile, elle s’est prononcée à plusieurs reprises en faveur «d’Etats-Unis d’Europe». En 2015, elle précisait ses rêves fédéralistes auprès de Die Zeit : «Je n’imagine pas l’Europe de mes enfants ou de mes petits-enfants comme une union libre d’Etats pris au piège des intérêts nationaux.»

    Après avoir reçu l’accord les chefs d’Etat et de gouvernement, sa nomination doit désormais être validée par le Parlement dans la semaine du 15 juillet. Les Verts et les sociaux-démocrates se sont déjà élevés contre la candidature d’Ursula vont der Leyen, qui déroge au principe des têtes de liste, désignées par chaque parti avant les élections européennes pour être candidates au poste de président de la Commission.

    Libération


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  • Les négociations sont suspendues à Bruxelles. Elles reprendront mardi 2 juillet à 11h.

    Depuis dimanche soir, les chefs d'État et de gouvernement discutent pour désigner les personnes qui seront à la tête de l'Union européenne, mais ils ne parviennent pas à trouver d'accord. "C'est un échec collectif, parce qu'on n'est d'accord sur rien", s'inquiète Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et à l'Inalco, spécialiste des questions européennes, sur franceinfo lundi 1er juillet.

    Auteur de L'Europe a-t-elle un avenir ? Une approche critique de la construction européenne, il explique pourquoi aucun accord n'a pour l'instant été trouvé. "C'est la première fois que les chefs d'État et de gouvernement sont dans l'incapacité de se mettre d'accord sur un nom. Cela donne une image très grave de ce qu'il se passe en Europe. C'est un échec collectif, parce qu'on n'est d'accord sur rien, notamment sur la personnalité qui devra diriger la Commission européenne pour les cinq années à venir."

     

    Des raisons multiples

     Le chercheur évoque également les raisons du blocage : "Tout remonte à début mai. Emmanuel Macron ne voulait pas de Manfred Weber, le candidat d'Angela Merkel, car il ne désirait pas voir le "spitzenkandidat", c'est-à-dire le candidat désigné par une famille politique européenne, à la présidence de la Commission européenne. Et, par conséquent, l'Allemagne ne voulait pas non plus de candidat français, proposé par la France".

    "D'autres éléments entrent en compte, comme la parité, car certains chefs de gouvernement ne voient pas l'équilibre entre l'est et l'ouest, et des problèmes d'ordre politique. On l'a vu hier lorsque les chefs d'État et de gouvernement sont arrivés, chacun a tenu des propos qui montraient qu'on n'était pas d'accord sur la stratégie franco-allemande, notamment le Premier ministre polonais qui réfutait considérablement le candidat socialiste Frans Timmermans", poursuit-il.

     

    Vers une prolongation du mandat de Juncker ?

     Si jamais un accord n'est pas trouvé prochainement, les représenatnts européens ont "à peu près jusqu'au 15 juillet pour trouver un président, car le président ou la présidente de la Commission européenne doit recueillir la majorité absolue des voix au Parlement européen. Donc ce n'est pas encore joué. Et si vraiment, cela ne se faisait pas au mois de juillet, on pourrait considérer que le mandat de Jean-Claude Juncker serait prolongé jusqu'à ce que son successeur soit trouvé", indique Patrick Martin-Genier.

    franceinfo

    Macron Merkel, mieux vaut en rire !

    Pauvre Europe ! Que chaque pays reprenne son indépendance !

    Vidons tous ces fonctionnaires payés pour nous "emmerder" !


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  • Sea-Watch: le gouvernement français dénonce  «la stratégie d'hystérisation» de Matteo Salvini

    Le ton monte entre l'Italie, la France et l'Allemagne après l'arrestation mouvementée par les autorités italiennes de la jeune capitaine du navire humanitaire "Sea-Watch", accusée d'avoir accosté de force à Lampedusa pour débarquer des migrants qu'elle avait secourus en Méditerranée.

    Le gouvernement français dénonce la stratégie du ministre italien de l'Intérieur Matteo Salvini, après l'arrestation de la capitaine du navire humanitaire Sea-Watch, accusée d'avoir accosté de force à Lampedusa pour débarquer des migrants secourus en Méditerranée. "Je regrette évidemment que nous en arrivions à cette situation parce que le gouvernement italien fait malheureusement le choix d'une stratégie d'hystérisation sur des sujets qui sont évidemment très douloureux", déclare dimanche 30 juin la porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, sur LCI.

    "Il est important de rappeler que la France comme l'Union européenne ont été solidaires de l'Italie ces dernières années", développe la secrétaire d'État. "Au pic de la crise, et depuis que cette crise des migrants en Méditerranée a lieu (...) l'Italie a bénéficié d'environ un milliard d'euros d'aide de l'Union européenne. Donc là où M. Salvini instrumentalise politiquement des trajectoires et des faits qui sont douloureux en expliquant que la France et l'Union européenne ne sont pas solidaires, moi je lui réponds par des chiffres", poursuit Sibeth Ndiaye.

    La porte-parole du gouvernement insiste : "L'instrumentalisation, quand on parle de vies humaines, de vies de gens qui ont traversé des conditions extrêmement difficiles, qui ont des parcours terribles, ce n'est pas tout à fait digne de Matteo Salvini."

     

    "Clarification rapide"

     

    Le ton monte entre l'Italie, la France et l'Allemagne depuis cette arrestation. Samedi, le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a estimé que la politique italienne de fermeture des ports était contraire au droit maritime. Le chef de la diplomatie allemande Heiko Maas a demandé une "clarification rapide" des accusations pesant contre la capitaine allemande du Sea-Watch Carola Rackete, estimant que "sauver des vies est une obligation humanitaire" et que le sauvetage en mer ne devait pas "être criminalisé."

    "Il y a une règle en droit maritime qui dit qu'on doit pouvoir déposer des migrants dans le port maritime le plus proche et le plus sûr (...) Il faut que l'Italie respecte les normes internationales en la matière. C'est évidemment ce que nous réclamons à l'Italie. Et évidemment l'Union européenne doit être capable de répondre en termes de solidarité à l'Italie", a également déclaré Sibeth Ndiaye.

    "Puisque l'Élysée a déclaré que 'tous les ports étaient ouverts', nous indiquerons Marseille et la Corse comme destination", a répliqué dimanche Matteo. Salvini, pour qui l'Italie n'a "pas de leçons [à recevoir] de qui que ce soit et de la France en particulier."

    franceinfo


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  • Les uniformes du SNU sont-ils fabriqués en France?

    La fabrication des 3500 tenues du service national universel revient à une entreprise produisant déjà les uniformes des policiers et des gendarmes. Elle dispose notamment de deux usines, en Tunisie et à Madagascar. Le gouvernement refuse de communiquer sur le sujet.

     

    LIEN : https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/les-uniformes-du-snu-sont-ils-fabriqu%c3%a9s-en-france/ar-AADBrUw?ocid=PerDHP

     

    Honte au gouvernement !


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  • Affaire Benalla : Patrick Strzoda blanchi par le parquet !

    L'enquête préliminaire visant le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron pour «faux témoignage» a été classée sans suite !

    Soupçonné de «faux témoignage» face à la commission d’enquête sénatoriale sur les événements du 1er Mai, Patrick Strzoda est tiré d’affaire. L’enquête préliminaire visant le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron vient d’être classée sans suite par le parquet de Paris. Selon le procureur de la République, Rémy Heitz, rien ne permet d’affirmer qu’il a sciemment trompé les sénateurs au sujet des missions exactes confiées à Alexandre Benalla. Ces derniers estimaient au contraire qu’il avait menti par omission, en retenant «une part significative de la vérité» selon leur expression pudique. En vertu de l’article 40 du code de procédure pénale, qui contraint toute autorité constituée à signaler un crime ou un délit quand elle en a connaissance, le bureau de la Haute Assemblée avait donc transmis son cas à la justice à l’issue des auditions, entraînant début avril l’ouverture d’une enquête confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne. La macronie peut donc se réjouir.

    Eléments essentiels

    En première ligne lors de l’affaire Benalla, Patrick Strzoda est celui qui a autorisé l’ex-garde du corps à assister à la manifestation du 1er Mai, durant laquelle il a été filmé en train de frapper des manifestants place de la Contrescarpe. Celui, aussi, qui a prévenu le chef de l’Etat, alors en déplacement en Australie, de la faute de son collaborateur, puis qui l’a ensuite mis à pied quinze jours. «J’assume totalement ma décision», a-t-il asséné devant la commission d’enquête. Mais les sénateurs lui reprochent surtout de leur avoir dissimulé des éléments essentiels, en particulier sur le périmètre exact des missions de Benalla à l’Elysée.

    Alors qu’ils ont acquis la «conviction» que l’ex-garde du corps avait exercé «une fonction essentielle pour l’organisation et la gestion de la sécurité du président de la République», au risque d’en «perturber le fonctionnement normal», Patrick Strzoda s’est au contraire borné à expliquer que Benalla ne gérait pas la sécurité présidentielle et que son rôle se limitait à une mission logistique sur les déplacements publics et privés du chef de l’Etat. Pour appuyer ses propos, il a fait référence à une note de service sur les attributions de Benalla. Sauf que cette note, datée de juillet 2017, dit exactement le contraire. Parmi les cinq missions confiées à Benalla, figure bien «la coordination des services de sécurité de la présidence de la République».

    «Cela n’a pas été spontané»

    C’est pourtant cette même note, incriminante aux yeux des sénateurs, qui est mise en avant par le parquet de Paris pour sortir d’affaire Patrick Stzoda. Sa transmission serait en quelque sorte un signe de sa bonne foi aux yeux des magistrats. Mais jusqu’où ces derniers sont-ils allés dans leurs investigations, alors même que les sénateurs ont publiquement exprimé leurs difficultés à obtenir la fiche de poste d’Alexandre Benalla ?

    Selon nos informations, l’Elysée a refusé formellement de communiquer ce document. Avant de céder face à la pression des sénateurs, qui ont alors menacé de saisir la Commission d’accès aux documents administratifs. «Cela n’a pas été spontané», insiste un des membres de la commission, qui rappelle que la fiche n’a été reçue que plusieurs mois plus tard, en octobre 2018. Un manque de diligence qui n’a pas empêché le parquet de considérer que Patrick Strzoda avait agi en toute bonne foi. Tout en admettant que le directeur de cabinet de Macron avait pu «effectuer une description incomplète des attributions d’Alexandre Benalla au cours de son audition», le procureur Rémy Heitz estime que cela ne suffit pas à «une altération de la vérité destinée à tromper la mission d’information».

    Libération

    Il a donc menti sans le faire exprès, alors ce n'est pas grave. Circulez, y a rien à voir !

    On nous prend vraiment pour des c rétins !


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  • Perquisitions chez la France Insoumise : Jean-Luc Mélenchon sera jugé en correctionnelle

    Les vidéos des perquisitions, et de la colère de Jean-Luc Mélenchon avaient fait le tour des réseaux sociaux.

    Jean-Luc Mélenchon sera jugé en correctionnelle dans l'affaire des perquisitions houleuses chez La France insoumise, a appris franceinfo jeudi 27 juin de source proche de l'enquête. Cinq autres personnes comparaîtront également devant le tribunal : Manuel Bompard, Bastien Lachaud, Alexis Corbière, Bernard Pignerol et Muriel Rozenfeld.

    En octobre, des perquisitions visant le domicile de Jean-Luc Mélenchon et le siège de La France insoumise avaient dégénéré. Sous les objectifs de nombreuses caméras de télévision, le leader de La France insoumise avait appelé ses proches à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux où la perquisition était en cours. On le voyait également bousculer un représentant du parquet ainsi qu'un policier qui tentait de s'interposer.

    Une enquête ouverte pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique"

    Une enquête a été ouverte pour "violences sur personnes dépositaires de l'autorité publique". Le parquet de Paris s'était saisi, mais l'affaire a été dépaysée au parquet de Bobigny "dans un souci d'impartialité".

    Sur Twitter, Jean-Luc Mélenchon affirme ne pas être au courant de cette convocation devant la justice.

    franceinfo

    On ne rate jamais les opposants à macaron !


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  • Et maintenant Agnès Thill réclame de l’argent à la République En Marche

    Exclue mercredi de la République En Marche après une série de dérapages homophobes, la députée anti-PMA Agnès Thill organise la contre-attaque. Face à une sanction qu’elle juge « scandaleuse », l’élue de l’Oise compte bien faire payer son ancien parti.

    Egalement expulsée du groupe LREM à l’Assemblée, la députée a sorti sa calculette. Dans un message posté ce jeudi après-midi sur Twitter, Agnès Thill interpelle directement le patron des députés macronistes Gilles Le Gendre pour réclamer la restitution de l’argent qu’elle a déjà versé au groupe jusqu’en septembre 2021. Au total, elle demande 10 800 euros.

    La députée de Beauvais avait notamment comparé la souffrance des femmes seules ayant recours à la PMA à celle de « drogués » ou évoqué l’existence d’un « puissant lobby LGBT » à l’Assemblée.

    Promesse du candidat Macron, l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples lesbiens et aux femmes seules est incluse dans le projet de révision des lois de bioéthique. Le texte doit être présenté en Conseil des ministres en juillet puis examiné par le Parlement fin septembre. Et ce, avec une « liberté de vote » pour les « marcheurs », a promis le délégué général de LREM Stanislas Guerini.

    Agnès Thill entend contester la procédure d’exclusion devant la justice.

    « Avoir été exclue d’un parti sectaire, c’est plutôt un honneur [...] Non seulement cela ne va pas me faire taire mais je vais encore plus parler », a ajouté jeudi l’ex-directrice d’école sur RMC.


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  • Référendum ADP : l'Intérieur casse le compteur

    Une page permettant de facilement compter le nombre de soutiens à la proposition de loi a été rendue inaccessible mardi.

    Mauvaise nouvelle pour les valeureux (dont CheckNews) qui se sont lancés dans le décompte des soutiens à la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public d’ADP. Une fonctionnalité simplifiant le comptage quotidien des signatures a été bloquée mardi.

    Au moment du lancement de la campagne de signatures le 13 juin, dans le but d’obtenir 4,7 millions de soutiens, de nombreuses critiques avaient été émises en raison (entre autres) de l’absence de compteur sur le site du référendum d’initiative partagée.

    Pour pallier cette carence, plusieurs internautes (et CheckNews) s’étaient lancés dans cette initiative. Tous devaient résoudre un problème : pour accéder à chaque page du site (il y en a déjà près de 2000) et comptabiliser les signataires, rangés par ordre alphabétique, il fallait passer par un «captcha», cet outil censé éviter qu’un script automatique puisse accéder au site (en demandant à l’utilisateur de reconnaître un texte ou une image en général). Un travail de fourmi, promettant d’être exponentiel à mesure que le volume des soutiens augmentera.

    Pour contourner l’obstacle, les principaux sites de comptage avaient des méthodes différentes : Pierre N., fondateur du site ADPRip, avait dans un premier temps choisi pour contourner les captchas d’utiliser un service qui propose, moyennant finance, de faire résoudre ces tests par des microtravailleurs aux quatre coins du monde, rémunérés à la tâche. David Libeau avait pour sa part conçu un compteur participatif (qu’il a diffusé principalement sur le réseau social Discord auprès de militants insoumis) misant sur la mobilisation de bénévoles.

    DE, MA, LE, BE, BO

    Tout en s’appuyant sur ces compteurs, CheckNews avait aussi sa propre méthode par extrapolation. Nous mesurions la progression de cinq groupes (noms commençant par DE, MA, LE, BE, BO, représentant un peu moins de 20% du total des noms), et appliquions la hausse moyenne à l’ensemble. Une extrapolation qui nous avait menés jusqu’à présent à un total proche des deux sites de comptage précités.

    Vendredi, David Libeau annonce sur Twitter avoir trouvé une faille dans le site du gouvernement, poussant un autre internaute, @anotherflop, à se pencher sur le problème… et à trouver lui aussi la clé. Qu’il rend publique dans la foulée. Pour faire simple, il était désormais possible d’accéder, via une URL, à une page unique, regroupant la totalité des pages de la liste de soutien. En un tournemain (et en deux captchas), il était possible d’avoir le décompte parfaitement fiable de la totalité des soutiens validés.

    L’ensemble des compteurs (CheckNews inclus) se sont illico calés sur cette méthode très économe en temps. C’est en procédant ainsi que nous sommes parvenus mardi matin au dernier décompte de 378 477 soutiens.

    Las, en fin d’après midi, la solution miracle a été bloquée sur le site du gouvernement. Contacté par CheckNews, le ministère de l’Intérieur s’en explique : «Le législateur a confié au Conseil constitutionnel et à lui seul le décompte des soutiens. Il n’a pas prévu que les électeurs et de manière générale nos concitoyens y aient accès, raison pour laquelle le ministère de l’Intérieur est intervenu pour que cette page n’apparaisse plus.» 

    Pas de quoi décourager les équipes de CheckNews. Engagés à communiquer chaque jour le nombre des soutiens, nous reprendrons l’ancienne méthode. Et nos calculettes.

    Libération

    «C'est un détournement de démocratie représentative» (Gérard Larcher)


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  • Un proche d’Edouard Philippe en garde à vue

    Il s’était présenté comme le conseiller « diplomatie et communication » du Premier ministre. Ce qu’il n’est pas, même si sa proximité avec Edouard Philippe semble bien réelle. Khalid Bouksib est à nouveau en garde à vue ce matin pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l’autorité publique ». Ce consultant sur les relations franco marocaines est soupçonné d’avoir frappé un policier en civil dans les environs de Rouen (Seine-Maritime).

    Il avait déjà été interpellé et placé en garde à vue, dimanche 23 juin, par les policiers de la sûreté urbaine de Rouen comme l’a révélé le site Mediapart. Mais l’homme avait été libéré quelques heures plus tard, après avoir prétendu être un conseiller diplomatique de Matignon. Cette fois, ce sont les policiers du SRPJ de Rouen qui l’ont arrêté après avoir récupéré ce dossier sensible.

    Altercation avec un CRS en civil

    Khalid Bouksib, qui semble pratiquer la boxe avec Edouard Philippe, a eu une altercation dans la résidence privée Gustave-Flaubert à Darnétal (Seine-Maritime) avec un CRS en civil de la compagnie 31, basée dans la même commune. Selon plusieurs témoignages cités par Mediapart, Khalib Bouksib aurait insulté et surtout asséné trois coups de poing au visage du policier.

    Une version totalement contestée par l’intéressé qui évoque une provocation de la part du policier et une réaction de défense. Contactée, son avocate, Me Isabelle Pinto, se refuse à tout commentaire. Le service régional de police judiciaire (SRPJ) de Rouen avait été saisi, lundi matin, par le procureur de la République, Pascal Prache afin de vérifier les faits. Contacté ce matin, le magistrat n’a pas donné suite à nos sollicitations.

    Le Parisien


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  • Nouveau coup dur pour Mélenchon, qui perd une cadre de La France insoumise

    Manon Le Bretton dénonce la « virulence » du leader de LFI dans son discours de clôture de l’assemblée représentative des « insoumis ».

    L’ancienne candidate aux élections européennes et responsable de l’Ecole de formation insoumise Manon Le Bretton a annoncé quitter La France insoumise ce lundi 24 juin. Elle dénonce la « virulence » de Jean-Luc Mélenchon dans son discours de dimanche contre les détracteurs du fonctionnement interne du mouvement.

     

    Alors que « les demandes insistantes de construire des cadres collectifs autour du tribun de notre mouvement semblaient avoir été entendues », « la conclusion de cette assemblée par Jean-Luc Mélenchon contredit frontalement ce qui pouvait se dessiner », affirme dans un post Facebook Manon Le Bretton (voir ci-dessous).

    Manon Le Bretton faisait partie de la quarantaine de cadres et militants qui avaient signé une note interne réclamant une « assemblée constituante » de LFI, dénonçant les trop nombreux manquements, selon eux, à la démocratie.

    « Nous voilà sommés d’aller voir ailleurs »

    Dimanche, avant le discours de clôture de l’assemblée représentative des « insoumis » par Jean-Luc Mélenchon, elle avait critiqué auprès de l’AFP les « demi-mesures » annoncées pour améliorer le mouvement, tout en se satisfaisant de certaines avancées.

    « Après ses attaques ouvertes sur les réseaux sociaux, la virulence avec laquelle celles et ceux qui ont formulé des critiques ont été taxés dans ce discours de nombrilisme […] en a glacé plus d’un », écrit-elle lundi.

    « Une force, LFI, est là, qu’aucune autoflagellation de convenance de la gauche officielle mondaine ne viendra abattre », s’est exclamé Jean-Luc Mélenchon dimanche. Ceux qui veulent « les délices des batailles pour les virgules, des couteaux tirés dans les couloirs, se sont trompés d’adresse ».

    « Nous voilà sommés d’aller voir ailleurs. Etonnante façon de conclure les travaux d’une assemblée qui planchait en particulier sur la nécessité d’intégrer la contradiction aux processus de décision », estime Manon Le Bretton lundi, qui annonce par conséquent son départ de LFI.

    Il vient s’ajouter aux départs de plusieurs cadres critiquant la ligne ou le fonctionnement interne de LFI ces derniers mois, critiques qui se sont intensifiées après la déroute des européennes (6,3 %).

    L'OBS


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