• Annecy : le candidat RN Vincent Lecaillon menacé de mort par un dealer sur Twitter

    Vincent Lecaillon, secrétaire départemental du Rassemblement national et tête de liste à Annecy pour les municipales 2020, a fait l’objet de menaces de mort sur Twitter, le mercredi 11 décembre dernier. Le candidat de la liste Alternative pour Annecy dénonce « une tentative d’intimidation », après avoir été invité à « se mêler de ses affaires », menacé d’une « balle dans la tête » sur le réseau social par le titulaire d’un compte proposant ouvertement à la vente des produits stupéfiants.

    Tout est parti d’un premier tweet repéré par le candidat RN et proposant la livraison rapide et discrète d’herbe et de résine de cannabis dans plusieurs grandes villes de France, dont Annecy. « J’ai été choqué de voir Annecy citée aussi publiquement sur la toile comme une plaque tournante du trafic régional », a commenté Vincent Lecaillon qui décidait de « porter à la connaissance des autorités » le tweet. « C’est complètement surréaliste de pouvoir vendre de la drogue aussi ouvertement sur twitter, sans aucune répercussion, c’est lamentable. J’ai pris un avocat qui a lancé une procédure directement auprès du procureur de la République », a confirmé Vincent Lecaillon qui « n’entend pas laisser passer » et invite les autres candidats et élus « à condamner, sans réserve, ces ignominieuses menaces, ainsi que nous le ferions s’ils en étaient l’objet. »

    Le tweet de menace de mort dont le candidat RN a été la cible sonne également comme une réponse à son slogan, « Pas de quartier pour les dealers, pas de dealers dans nos quartiers », relayé sur les réseaux par la liste Alternative pour Annecy qui pointe le trafic de drogue et l’argent qu’il génère (3,5 milliards d’euros par an en France) comme « les responsables du pourrissement des quartiers dits populaires. »

    Le Dauphiné


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  • Le député LREM Laurent Pietraszewski est nommé secrétaire d'Etat en charge des retraites

    Il y aura un petit nouveau autour de la table du conseil des ministres. Le député LREM du Nord Laurent Pietraszewski a été nommé secrétaire d'Etat en charge des Retraites, annonce l'Elysée, mercredi 18 décembre. Cette nomination intervient deux jours après la démission du haut-commissaire chargé du dossier, Jean-Paul Delevoye, rattrapé par une semaine de révélations sur ses activités parallèles et mandats non déclarés. Le décret a été publié mardi au Journal officiel.

    Elu de la circonscription de Dunkerque et Gravelines depuis juin 2017, Laurent Pietraszewski, 53 ans, a passé l'essentiel de sa carrière professionnelle au sein du groupe Auchan. Il s'y occupait de "la gestion de carrière des 46 000 salariés de l'enseigne", indique La Croix

    Un macroniste de la première heure

    Depuis son arrivée à l'Assemblée nationale, ce macroniste de la première heure, novice en politique, a été rapporteur de la loi Travail. Membre de la commission des Affaires sociales et du Conseil d'orientation des retraites (COR), il était pressenti pour être rapporteur de la future loi sur les retraites.

    Sa nomination intervient au lendemain d'une journée d'importante mobilisation contre la réforme des retraites portée par la gouvernement. Le Premier ministre, Edouard Philippe, recevra, mercredi, les organisations syndicales et patronales représentatives dans une série de rencontres bilatérales à Matignon, avant une multilatérale jeudi. L'intersyndicale a annoncé, mardi, que de nouvelles actions locales auraient lieu dès jeudi.

    franceinfo


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  • Jean-Paul Delevoye a démissionné

    Le haut-commissaire aux Retraites, Jean-Paul Delevoye, a remis sa démission au président de la République, a-t-on appris lundi auprès de son entourage, confirmant une information du Monde.

    Sa décision intervient à la suite d'une série de révélations, dans Le Parisien, Capital et Le Monde, relatives à des activités parallèles à sa fonction, ce que la loi interdit.

    L'ancien ministre de Jacques Chirac avait été nommé haut-commissaire à la réforme des retraies en octobre 2017, avant d'être intégré au gouvernement en novembre dernier.

    Selon Le Monde, Jean-Paul Delevoye avait omis de déclarer dix fonctions à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) lors de son entrée au gouvernement.

    L'association anticorruption Anticor avait saisi mardi dernier la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) au sujet de la déclaration d'intérêts de Jean-Paul Delevoye, qui présentait des irrégularités au regard de potentiels conflits d'intérêts.

    REUTERS


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  • Rémunération de Delevoye: l'inquiétante jonction du pouvoir macroniste et des intérêts privés

    Des manifestants portent des masques représentant le président Emmanuel Macron et le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye, lors d'une manifestation à Rennes dans le cadre d'une sixième journée de grève massive contre le projet du gouvernement de réformer le système de retraite, le 10 décembre 2019.

    Les affaires Pénicaud, Rugy, Goulard, Ferrand et Kohler avaient tout à voir avec l’argent et les conflits d’intérêts. Delevoye incarne un phénomène au cœur du macronisme: la jonction organique entre la bourgeoisie politique et la bourgeoisie d’affaires.

    Grâce au travail d’investigation du Parisien, on a donc appris ce week-end que le Haut-commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, c’est-à-dire la tête pensante et le principal concepteur du projet de loi à venir, avait oublié de déclarer sa fonction d’administrateur bénévole d’un institut de formation dans les assurances. Cette semaine, nouvelle révélation: le magazine Capital révélait qu’il occupait depuis 2017 le poste de président d’un think tank au sein du groupe IGS, une fédération d’associations indépendantes à but non lucratif, poste pour lequel il a été rémunéré en 2018 et 2019 à hauteur de 5368,38 euros net par mois. 

    Jean-Paul Delevoye est Haut-Commissaire aux Retraites, autrement dit membre du gouvernement Macron, depuis septembre 2017. La rémunération qu’il a perçue en 2018 et 2019 par le groupe IGS (à hauteur de 140.000 euros) l’a donc été dans le cadre de ses fonctions gouvernementales, ce qui rend la situation d’autant plus inacceptable. Quant à ses liens étroits avec le secteur des assurances, beaucoup se demandent, avec raison, si la réforme des retraites n’a pas été influencée par les lobbies des assureurs qui avaient, avec Delevoye, un contact essentiel pour faire passer leurs idées. 

    Mais au-delà du fait qu’elle révèle un évident –et scandaleux- conflit d’intérêt, cette affaire nous dit aussi quelque chose de très important sur le macronisme et sur la véritable rupture qu’il opère au sein du monde politique. Et cela, il faut le regarder en face. 

     

    Les ministres du gouvernement d’Édouard Philippe (lui-même un ancien cadre d’Areva) sont pour beaucoup d’anciens patrons ou cadres du secteur privé, leurs conseillers également. En 2017, le gouvernement comptait douze millionnaires. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ancienne DRH du géant de l’agroalimentaire Danone, a pour directeur de cabinet un ancien salarié du MEDEF.

     

    Delevoye incarne un phénomène qui est au cœur du macronisme, et qu’on pourrait définir comme une jonction organique entre la bourgeoisie politique et la bourgeoisie d’affaires et managériale. Cette jonction n’était auparavant qu’une connivence, certes particulièrement nocive pour l’intérêt général, mais une connivence qui conservait encore une certaine distance entre deux mondes, le monde économique et financier, celui des intérêts particuliers, et le monde politique, celui de l’intérêt général. 

    Cette connivence s’est transformée, avec l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron et des macronistes, en une relation fusionnelle où le monde économique a irrésistiblement pris l’ascendant sur le monde politique. On le sait, les ministres du gouvernement d’Édouard Philippe (qui est lui-même un ancien cadre d’Areva) sont pour beaucoup d’anciens patrons ou cadres du secteur privé, leurs conseillers également. En 2017, le gouvernement comptait douze millionnaires dans ses rangs, la plus riche étant… la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ancienne DRH du géant de l’agroalimentaire Danone, et dont le directeur de cabinet est un ancien salarié du MEDEF. Certains symboles sont significatifs, comme le fait de nommer au Ministère de la culture un homme, Franck Riester, qui est diplômé de l’Institut supérieur de gestion (ISG) et titulaire d’un master de gestion des collectivités territoriales de l’Essec, ancien consultant au cabinet Arthur Andersen, puis directeur de Riester SA (concessions Peugeot) tout en étant maire, député et membre du bureau politique des Républicains. 

     

    Cette connivence s’est transformée, avec l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, en une relation fusionnelle où le monde économique a pris l’ascendant sur le monde politique.

     

    On le sait aussi, de nombreux députés En Marche viennent du monde privé: cadres, communicants, entrepreneurs… Ces députés, avant leur élection, ont été recrutés par le biais d’un processus de recrutement identique à celui d’une entreprise: envoi d’un CV et d’une lettre de motivation, travail sur des cas une fois le premier “round” de recrutement passé. Et les séances de formation aux us et coutumes de l’Assemblée nationale se sont également inspirées des séminaires de coaching des entreprises, avec des sessions de “media training” (entraînement à la parole publique, très courant en entreprise). Le député macroniste Pacôme Rupin a admis que cette “culture managériale vient directement d’Emmanuel Macron, pour qui il faut très bien gérer les ressources humaines pour disposer de la meilleure organisation possible.” On retrouve donc, au cœur du dispositif En Marche, les codes et la culture propres au monde de l’entreprise. 

    Le macronisme est une traduction quasi-littérale de la thèse de Karl Polanyi selon lequel ce qui caractérise les politiques néolibérales est la manière dont elles “désencastrent” la sphère économique des autres sphères de la société, le marché économique devenant une entité autonome, libre de toute régulation. De l’économie de marché, on passe ainsi à la société de marché, dans lequel le monde économique impose sa loi à la société tout entière. 

     

    Cette confusion ne peut qu’accroître la défiance des citoyens vis-à-vis d’un pouvoir politique gangrené par l’influence des lobbies et des grandes entreprises. À chaque projet de loi, la même question: dans quelle mesure n'est-ce pas la retranscription du cahier de doléances des grandes entreprises et du patronat?

     

    La récente nomination par Emmanuel Macron à la Commission européenne de Thierry Breton, ancien ministre mais aussi grand patron, est un autre exemple de cette confusion des genres entre le monde politique et le monde privé, confusion qui ne peut qu’accroître la défiance des citoyens vis-à-vis d’un pouvoir politique gangrené par l’influence des lobbies et des grandes entreprises. À chaque projet de loi, la même question demeure: dans quelle mesure celui-ci n’est-il pas la retranscription du cahier de doléances des grandes entreprises et du patronat? La suspicion pèse désormais sur toutes les mesures prises par le gouvernement, et chaque scandale mettant à nu les privilèges des puissants accroît le fossé qui les sépare du peuple –et donc nourrit la colère sociale qui règne sur le pays depuis le début de la crise des “gilets jaunes”.

    Depuis le début du quinquennat, les affaires Pénicaud, Rugy, Goulard, Ferrand et Kohler, qui avaient tout à voir avec l’argent et les conflits d’intérêts, ont chacune participé à construire cette image d’un gouvernement œuvrant en faveur des intérêts particuliers d’un petit nombre. Au cœur de la lutte des “gilets jaunes” figure cette idée qu’il faut remettre l’intérêt général au cœur des politiques publiques –que ce soit par des mesures de justice sociale ou par une réforme des institutions pour rendre au peuple la souveraineté qu’il a perdue face aux puissances d’argent. 

    De l’économie de marché, on passe ainsi à la société de marché, dans lequel le monde économique impose sa loi à la société tout entière.

    C’est pour toutes ces raisons que l’affaire Delevoye est si importante: non pas parce qu’il faut, dans ces temps difficiles où la recherche d’un bouc émissaire est facile, accabler un homme, mais parce qu’elle est un symptôme supplémentaire de la privatisation du monde politique qui s’accélère depuis l’arrivée au pouvoir de Macron.

    HUFFPOST


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  • Jean-Paul Delevoye déclare finalement treize mandats dans sa déclaration d'intérêts

    Il n'y avait que trois mentions dans la première mouture du document rempli par le Haut commissaire aux Retraites.

    Le Monde révèle samedi 14 décembre la deuxième version de la déclaration d'intérêts signée par Jean-Paul Delevoye, le Haut commissaire aux retraites. L'homme politique a finalement déclaré treize mandats, dont onze toujours actifs, au lieu des trois initialement indiqués. L'affaire a commencé, en pleine grève contre la réforme des retraites qu'il pilote, quand on a découvert qu'il siégeait au conseil d'administration d'une fédération d'assureurs privés.

    Tout n'était pas bénévole, ainsi le mandat de conseiller pour IGS, un groupe d'enseignement supérieur, lui a rapporté 78 000 euros en 2017. C'est presque deux fois plus que dans la première version de sa déclaration de conflits d'intérêt, indique Le Monde. "Quand il a eu la certitude que quelque chose dans sa déclarationn'allait pas, il a, à la fois démissionné des mandats pour lesquels il n'était pas rémunéré, et s'est engagé à rembourser immédiatement les sommes en question", l'a défendu Edouard Philippe dans Le Parisien.

    Parmi ses mandats non rémunérés, Jean-Paul Delevoye siège au conseil d'administration d'associations visant à promouvoir la démocratie via la technologie, mais aussi dans une structure qui prodigue des cours d'éveil à l'art aux enfants, ainsi qu'au comité stratégique de la Fédération française des diabétiques, ou encore deux associations musicales. " J’ai fait ces omissions car pour moi, c’était de l’ordre de l’engagement social", se défend Jean-Paul Delevoye au Monde.

    La Haute autorité pour la transparence de la vie publique statuera mercredi sur le cas du Haut commissaire. "Si mon erreur devait desservir la cause pour laquelle je me bats, ce projet de réforme des retraites auquel je crois et auquel je tiens, alors j’en tirerais les conséquences", assure le ministre au Monde.

    franceinfo


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  • Boris Johnson a appelé vendredi au rassemblement des Britanniques, après son écrasante victoire aux législatives anticipées. Une victoire due notamment à la conquête de circonscriptions ouvrières acquises depuis des décennies aux travaillistes mais aujourd'hui favorables au Brexit.

     

    Élu massivement sur sa promesse de réaliser le Brexit le 31 janvier, le Premier ministre conservateur Boris Johnson a lancé vendredi 13 décembre un vibrant appel au rassemblement, dans un Royaume-Uni meurtri par ses divisions sur la sortie de l'Union européenne.

    "J'appelle tout le monde à tourner la page et à commencer à panser les blessures", après plus de trois ans de déchirements depuis le référendum de 2016 qui a décidé le Brexit, a déclaré Boris Johnson dans une courte allocution devant le 10 Downing Street.

    Il a tendu la main aux europhiles et à ceux qui n'ont pas voté pour lui, insistant sur sa volonté de se concentrer désormais sur des priorités comme la santé, la sécurité, l'éducation et les infrastructures.

    Les conservateurs ont remporté jeudi une majorité d'une ampleur jamais vue depuis Margaret Thatcher en 1987, raflant 365 sièges (+48) sur les 650 de la Chambre des communes selon les résultats définitifs, grâce à la prise de circonscriptions ouvrières acquises depuis des décennies aux travaillistes mais favorables au "Leave". La participation s'est élevée à 67,23 %, en légère baisse par rapport au scrutin de 2017.

    Selon Boris Johnson, sa victoire résulte de la "décision irréfutable, irrésistible et incontestable" des Britanniques, lassés de plusieurs années de psychodrame, de tourner la page de l'UE après 47 ans d'un mariage houleux.

    Le leader conservateur a été reçu au palais de Buckingham par la reine Elizabeth II, qui l'a chargé officiellement de former un nouveau gouvernement.

    "Le Brexit m'a fait changer d'avis"

    Principale formation d'opposition, le Parti travailliste s'effondre à 203 sièges (contre 262 auparavant), son pire score depuis 1935, plaçant sur un siège éjectable son très à gauche chef de file Jeremy Corbyn, humilié.

    "J'ai voté travailliste toute ma vie. C'est le Brexit qui m'a fait changer d'avis parce que j'en ai vraiment marre", a expliqué à l'AFP Colin Spottswood, commerçant de 65 ans à Blyth, un bastion travailliste depuis près de 70 ans, tombé aux mains des conservateurs.

    Dans l'immédiat, le Brexit ne changera rien pendant la période de transition jusqu'à fin 2020 prévue par l'accord de divorce conclu par Boris Johnson avec Bruxelles afin d'éviter une rupture brutale, chaotique pour l'économie.

    Mais une nouvelle phase périlleuse s'annonce pour les mois, voire les années à venir : celle des complexes négociations sur la future relation avec le bloc européen, principal partenaire commercial des Britanniques. Elles sont censées aboutir avant la fin 2020 – un calendrier jugé "très ambitieux" par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

    Fidèle soutien, le président américain Donald Trump s'est voulu alléchant en promettant sur Twitter "un énorme nouvel accord commercial (...) potentiellement beaucoup plus gros et plus lucratif que n'importe quel accord qui pourrait être conclu avec l'Union européenne".

     

    Indépendance écossaise ?

    L'appel de Boris Johnson à l'unité n'a pas trouvé d'écho auprès des nationalistes écossais du SNP, dont le renforcement, à 48 sièges contre 35, alimente les velléités d'indépendance.

    Ce succès "renforce le mandat" pour un nouveau référendum sur l'avenir de l'Écosse, opposée au Brexit, après celui perdu en 2014, a déclaré la Première ministre écossaise, Nicola Sturgeon.

    En Irlande du Nord, les unionistes du DUP, dont leur chef de groupe à Westminster, Nigel Dodds, éliminé, cèdent du terrain face aux nationalistes favorables à une réunification de l'île d'Irlande, posant là aussi la question d'un éclatement du Royaume.

    Boris Johnson déclinera son programme législatif lors du traditionnel discours de la reine jeudi, après la rentrée parlementaire. Il entend présenter avant Noël aux députés l'accord de divorce négocié avec Bruxelles, jusqu'ici recalé faute de majorité, pour une adoption avant le 31 janvier.

    France 24


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  • Réforme des retraites : à Nancy, Edouard Philippe peine à convaincre les enseignants

    Vendredi soir, dans le gymnase du lycée Georges de la Tour à Nancy, en Meurthe-et-Moselle, Edouard Philippe a accordé une heure d'échanges sur la réforme des retraites aux enseignants avant de repartir à Paris pour une réunion consacrée à l'organisation des transports à Noël, et de laisser Jean-Michel Blanquer poursuivre le débat

     

    "Revaloriser progressivement les rémunérations des enseignants"

    Les professeurs présents ont posé plusieurs questions sur la pénibilité, les primes ou l'âge pivot. Mais la revalorisation des salaires était sur toutes les lèvres. Laurent, professeur d'économie, a interpellé le Premier ministre sur ce thème : "C'est un engagement fort mais avec quel argent ? Car ça nécessiterait d'augmenter les salaires d'environ 25%. A priori, le coût de la revalorisation serait, d'après monsieur Macron, une dizaine de milliards d'euros." L'enseignant est applaudi par ses collègues. 

    Si Edouard Philippe lui accorde raison, il rétorque : "C'est évidemment infaisable en une fois. La réforme des retraites ne s'applique pas demain matin pour tout le monde puisqu'on a dit qu'elle s'appliquait à partir de 2022 pour les entrants et à partir de 2025 pour les gens qui sont nés après 1975. On a une dizaine d'années pour revaloriser progressivement les rémunérations des enseignants."

    "Cette soirée ne m'a pas du tout convaincue"

    Une réponse pas assez concrète pour Anémone, professeure dans un collège nancéen, qui se dit déçue du débat. "Une question qui dure 20 secondes et une réponse qui dure huit minutes, c'est pas un débat", estime-t-elle. "On n'a pas la possibilité de renchérir ou de reposer une question plus précisément sur un thème donné. Je ne vois pas trop l'intérêt de cette soirée, ça ne m'a pas du tout convaincue mais plutôt persuadée que je devais être dans la rue mardi."

    Une bonne partie des enseignants présents vendredi soir dans ce lycée de Nancy ont décidé eux aussi de descendre dans la rue le 17 décembre, répondant à l'appel des syndicats. Europe 1


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  • Retraites : Jean-Paul Delevoye n'a pas déclaré son poste à la Fondation SNCF

    Est-ce un nouvel "oubli" de la part du haut-commissaire aux retraites, en plein coeur du conflit social ? Jean-Paul Delevoye est membre depuis 2016 du conseil d'administration de la Fondation SNCF, a appris vendredi 13 décembre franceinfo auprès de la Fondation, confirmant une information de Capital.

    Cette fonction, bénévole, n'influe toutefois pas sur la direction de la compagnie ferroviaire ni sur la stratégie de l'entreprise, précise la Fondation à franceinfo. La fondation SNCF fait du mécénat sur des projets associatifs dans les "domaines de l'éducation, la culture et la solidarité", indique son site internet.

    Jean-Paul Delevoye n'a pas fait figurer cette fonction dans sa déclaration d'intérêt, déposée le 15 novembre. Normalement, il aurait dû la mentionner dans la case n°6, indiquant les "fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d'intérêts". Il avait aussi omis de déclarer sa fonction d'administrateur bénévole dans un institut de formation de l'assurance, l'Ifpass. Il avait alors reconnu "une omission par oubli", avant de démissionner de sa fonction pour "clore toute polémique".

    Matignon confirme auprès de France Televisions que Jean-Paul Delevoye conserve la confiance du Premier ministre : "Il est évidemment de bonne foi".

    franceinfo

    C'est fou comme tous ces pourris se soutiennent !


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  • Brexit: pourquoi Boris Johnson a-t-il «gagné»?

    Les Conservateurs ont remporté une large majorité à la Chambre des Communes.

    LIEN de la video :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/politique/royaume-uni-ce-qui-a-vraiment-fait-gagner-boris-johnson/vi-AAK5Npx?ocid=WidgetStore


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  • Les retraites ...


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  • Erik Tegnér, le jeune militant qui prône l’union des droites, exclu des Républicains

    Les Républicains ont décidé mercredi 11 décembre d’exclure Erik Tegnér, simple militant mais partisan affiché de l’« union des droites », a indiqué la présidente de la fédération parisienne Agnès Evren.

    L’exclusion a été votée « à une majorité écrasante », avec seulement « trois voix contre » et « aucune question n’a été posée sur le sujet » lors de la réunion convoquée dans la soirée par la fédération parisienne de LR au siège du parti, a précisé Agnès Evren.

    « Si le ridicule tuait, le siège de LR serait jonché de cadavres », a immédiatement réagi Erik Tegnér, qui s’attendait toutefois à cette exclusion. « La décision a été prise il y a longtemps », affirmait-il dans la matinée, après avoir rencontré la veille Agnès Evren et le secrétaire général du parti Aurélien Pradié.

    Proche de Marion Maréchal, très présent sur les réseaux sociaux, Erik Tegnér est l’un des trois organisateurs de la « convention de la droite » qui avait fait grand bruit en septembre avec l’intervention virulente d’Eric Zemmour contre l’islam.

    « Erik Tegnér prône l’union des droites, qui est un vieux fantasme dépassé »

    mais « nous n’avons aucune valeur commune à partager avec l’extrême droite », a assuré Agnès Evren.

    Pour cette attitude « qui constitue un manquement grave aux valeurs qui fondent notre famille politique », une procédure avait été lancée contre lui fin novembre par le parti, tombé à des niveaux historiquement bas et qui veut mettre un terme à la fuite de ses adhérents.

    « Notre enjeu est de redevenir crédible aux yeux des Français » et « cela passe par la cohérence de notre message », a ajouté Agnès Evren. « La droite n’a pas à choisir entre être l’arrière-boutique de la macronie ou l’arrière-boutique de l’extrême droite », a martelé Aurélien Pradié.

    Une « censure totale »

    Mais pour Erik Tegnér, qui déplore une « purge » et une « censure totale » pilotée par le nouveau secrétaire général du parti, « la frange conservatrice du parti n’a plus de poids » à l’heure où le parti « investit des candidats LR soutenus par LREM » pour les municipales. Ce faisant « ils sont en train de modifier leur ADN », selon lui.

    Erik Tegnér, qui pensait initialement faire appel, assure désormais qu’il ne le fera pas car « cela ne vaut plus la peine ».

    L’exclusion décidée mercredi a cependant suscité des remous dans la salle à l’issue du vote, selon une source interne à la réunion.

    Dès l’ouverture de la procédure certains dans les rangs LR avaient émis des doutes, le député souverainiste du Vaucluse Julien Aubert se disant « pas favorable à exclure sur des idées, sauf à prouver qu’Erik Tegnér a franchi la ligne rouge en rejoignant le RN » tandis que Guillaume Larrivé, député de l’Yonne, affirmait son « désaccord » avec les procédures d’exclusion envers ceux qui « dialoguent, à droite, hors des murs partisans ».

    La question de « l’union des droites » agite depuis des mois LR, au risque de brouiller son message. En juin, un dîner organisé par Marion Maréchal avec plusieurs élus LR après la débâcle des européennes avait semé la zizanie à droite.

    L'OBS


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  • L'adjointe au maire souhaite que Levallois-Perret tourne la page Balkany

    Conseil municipal mouvementé ce lundi à Levallois-Perret. Sylvie Ramond, adjointe au maire de la municipalité des Hauts-de-Seine, a démissionné en plein conseil municipal, souhaitant que la ville tourne la page Balkany à quelques mois des municipales, selon des sources concordantes.

    L’adjointe aux Affaires administratives a « pris la parole au début du conseil municipal pour dire que “le comportement du maire (Patrick Balkany) et de la première adjointe (Isabelle Balkany) était inadapté compte tenu du calendrier judiciaire” », a relaté un participant au conseil municipal, sous couvert d’anonymat.

    Isabelle Balkany « lui coupe le micro »

    Mais alors que Sylvie Ramond s’apprêtait à annoncer sa démission de sa délégation et de la majorité municipale, Isabelle Balkany – qui menait les débats à la place de son mari toujours incarcéré — « lui a coupé le micro en lui disant qu’elle n’avait pas à s’exprimer là-dessus », selon cette source. Privée de micro, l’élue a quitté l’assemblée et publié un communiqué sur Twitter expliquant sa démission.

    « C’est une décision personnelle », a détaillé l’élue de 54 ans. « Ça fait 35 ans que je travaille pour cette ville. J’ai été fidèle, loyale, mais là, ce n’est plus possible. On va dans le mur », a-t-elle ajouté, affirmant avoir déjà tenu ses propos à Isabelle Balkany « il y a trois semaines ».

    « Je veux plus de démocratie participative dans cette ville, les choses ont changé. (…) Il ne faut plus qu’ils (les Balkany) soient en première ligne, c’est dangereux pour elle comme pour lui », a poursuivi celle qui est entrée dans la majorité municipale en 1983 et qui siégeait sous l’étiquette du mouvement Agir ! depuis deux ans. « Je les aime, je fais ça pour les protéger. »

    « Il faut préparer la succession »

    « C’est irrespirable à la mairie en ce moment. Les Levalloisiens sont inquiets, il faut préparer la succession », a-t-elle affirmé, tout en estimant que Patrick Balkany a un « très bon bilan » et qu’il ne doit « pas partir par la petite porte ». Mais « “on va mourir sur scène”, “Après nous le déluge”, je ne suis pas d’accord avec ça », a-t-elle ajouté. Elle entend désormais siéger dans l’opposition municipale en tant qu'« indépendante ».

    20 Minutes


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  • Patrick Balkany reste en prison après le rejet de sa troisième demande de mise en liberté

    Patrick Balkany va rester en prison. La cour d'appel de Paris a rejeté, lundi 9 décembre, la troisième demande de mise en liberté du maire LR de Levallois-Perret, incarcéré depuis près de trois mois après ses condamnations successives pour fraude fiscale et blanchiment. La cour a jugé sa demande "recevable" mais "non fondée".

    L'élu de 71 ans comparaîtra donc détenu à son procès en appel pour fraude fiscale, qui débute mercredi à Paris. "C'est une décision que je ne comprends pas", a affirmé son avocat, Me Romain Dieudonné, à la sortie de l'audience.

    franceinfo

    Pauvre Patrick ! Ce n'est pas un copain à macaron !


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  • A la Commission européenne, le temps des copains !!!

    Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de l’exécutif européen, vient de nommer l’un de ses très proches, Jens Flosdorff, conseiller en communication de son cabinet avec rang de directeur général adjoint, une fonction d'ordinaire remplie par le chef du Service du porte-parole de la Commission, avec simple rang de directeur.

    La Commission a une apparence – une administration publique européenne au service des citoyens – et une réalité – une vaste machine à promotion des copains et des coquins. Ursula von der Leyen, la nouvelle présidente de l’exécutif européen, vient d’en faire une nouvelle fois la démonstration en bombardant l’un de ses très proches, Jens Flosdorff, un homme charmant au demeurant, conseiller en communication de son cabinet avec rang de directeur général adjoint (DGA) de grade AD15, soit l’une des plus hautes fonctions (il n’y a que directeur général au-dessus) et l’un des plus hauts grades (AD16 est le maximum) de la fonction publique communautaire.

    C’est une véritable fonction de vice-roi que va occuper Flosdorff au sein du cabinet de Von der Leyen : ce n’est pas un hasard s’il a le même grade que le chef de cabinet, Bjoern Seibert, un autre très proche qui occupait le même poste au ministère allemand de la Défense, celui-ci ayant cependant le rang de directeur général (une pratique instaurée par José Manuel Durao Barroso pour donner au chef de cabinet l’autorité nécessaire). Flosdorff va donc émarger à environ 17 000 euros par mois… Pas mal pour un ancien journaliste du quotidien populaire Bild qui ne connaît strictement rien aux affaires européennes et n’a comme mérite que de suivre Von der Leyen depuis une quinzaine d’années dans les mêmes fonctions.

    Fonction dédoublée

    Non seulement c’est la première fois qu’un simple communicant est à ce point choyé, mais c’est aussi la première fois qu’un président de la Commission s’offre le luxe d’un tel conseiller. Normalement, ce rôle est tenu par le chef du Service du porte-parole (SPP) qui gère non seulement la communication du président, mais celle de tous les commissaires via une équipe de porte-parole et attachés de presse, les petites mains qui font le boulot au quotidien. Mais Von der Leyen a décidé de dédoubler la fonction entre, d’une part, le Français Eric Mamer, chef officiel du SPP, mais qui n’a rang que de directeur (certes payé AD15), et, d’autre part, Flosdorff qui le coiffe puisqu’il a rang de DGA.

    Pourquoi une telle solution qui coûte cher au budget communautaire (à eux deux, ils vont toucher deux millions d’euros de salaire sur cinq ans) ? Tout simplement parce que Flosdorff ne pouvait pas occuper le poste de chef du SPP, car il ne parle pas français, une condition sine qua non, les deux langues de la salle de presse étant l’anglais et le français. Autrement dit, il n’avait pas les qualifications requises. Qu’importe donc, Ursula von der Leyen a su trouver une solution imaginative pour trouver une place à son protégé !

    Mauvaises manières de Martin Selmayr

    Quel sera exactement le rôle de Flosdorff, sachant que la gestion quotidienne du SPP sera assurée par Eric Mamers et son adjointe, la Roumaine Dana Spinant ? On ne voit guère, si ce n’est parler à la presse allemande, ce qu’il fait d’ailleurs très bien selon mes confrères. Mais 17 000 euros par mois, n’est-ce pas exagéré dès lors qu’il s’agit d’argent public et quand on sait qu’une partie de plus en plus grande des tâches de l’exécutif européen sont assurées par des contractuels sous-payés faute de budget suffisant ?

    En réalité, ce sont les mauvaises manières instaurées par Martin Selmayr, l’ancien secrétaire général de la Commission, qui se poursuivent. Quoi d’étonnant lorsqu’on constate que la conseillère que Von der Leyen a chargée de l’administration dans son cabinet est la Bulgare Jivka Petkova, une proche de Selmayr qui l’avait imposée dans l’équipe de transition de la nouvelle présidente. En la conservant auprès d’elle, celle-ci a vite compris le parti qu’elle pourrait en tirer, comme le montre le job en or dont hérite Flosdorff.

    Libération

    Bravo l'Union européenne adorée par macaron !

    C'est à vomir !


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  • Retraites : Jean-Paul Delevoye « oublie » de déclarer ses liens avec un institut de formation de l’assurance

    Alors que la journée de lundi va être chargée pour le haut-commissaire aux retraites – qui présentera aux partenaires sociaux les conclusions de la concertation sur la réforme des retraites –, il se retrouve au cœur d’une polémique. Comme le rapporte Le Parisien dans son édition du lundi 9 décembre, Jean-Paul Delevoye a oublié de signaler sur sa déclaration d’intérêts, rendue publique samedi par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), qu’il est l’un des administrateurs de l’Institut de formation de la profession de l’assurance (Ifpass) depuis 2016.

     

    De ce fait, il est considéré comme « étroitement lié avec le monde de l’assurance ». « Les liens [de cet institut] avec Jean-Paul Delevoye sont précieux, notamment parce que l’ensemble du secteur est intéressé par la réforme » de la retraite, confirme une source interne auprès du quotidien. De quoi laisser penser qu’il aurait dû le notifier dans la déclaration au rang des « fonctions bénévoles susceptibles de faire naître un conflit d’intérêts ».

    « Une omission par oubli »

    L’intéressé, entré au gouvernement le 3 septembre, s’est directement défendu auprès du Parisien, regrettant « une omission par oubli ». « Je reconnais que ce n’est pas responsable », admet le haut-commissaire qui avait pourtant pensé à déclarer qu’il est le président de la Chartreuse de Neuville, une association des orchestres nationaux.

    Pour définir son rôle à l’Ifpass, il évoque une « fonction bénévole ». « Je n’y vais quasiment jamais car je n’ai pas le temps, assure-t-il. Je ne connais rien dans le domaine de la formation des assureurs. » Si cette fonction est susceptible de provoquer un conflit d’intérêt, il promet alors de « rectifier cela » et de « démissionner de ce mandat exercé de façon extrêmement faible ».

    La déclaration d’intérêts, collectée par la HATVP, est un passage obligé pour les ministres, parlementaires et membres des exécutifs locaux depuis la loi relative à la transparence de la vie publique en 2013. Ces dernières sont rendues publiques depuis le scandale de l’affaire Cahuzac, qui avait provoqué, outre la tonitruante démission du ministre du budget de François Hollande, l’adoption de ce texte.

    Le Monde.fr


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  • Des militants de LREM qui faisaient campagne à Grenoble pour Emilie Chalas, candidate aux municipales de leur parti, ont été violemment invectivés par des manifestants samedi 7 décembre, et une partie de leur matériel détruit, entraînant le dépôt d’une plainte, a affirmé cette dernière.

    Alors que quelques centaines de manifestants contre la réforme des retraites défilaient dans Grenoble, certains s’en sont pris à des militants faisant campagne leur scandant notamment des « cassez-vous », selon une vidéo publiée sur Twitter par la candidate.

    Consternée par le déni de démocratie de ces individus tandis que nos militants font simplement et respectueusement… https://t.co/xuqaFUZCCT

    —EmilieCChalas(@Emilie CHALAS)

    « Jets de projectiles et de pétards, notre tente et kakemono ont été détruits, le matériel incendié », complète Emilie Chalas dans un communiqué se disant « consternée ».

    Un incident qui a entraîné de nombreuses réactions à La République en Marche à commencer par son délégué général, Stanislas Guerini, qui a tenu à apporter son soutien « après ces actes intolérables ».

    « Honteuses méthodes, intimidation, menaces et violences illustrent la défaite de la pensée », a enchaîné sur Twitter la secrétaire d’État chargée de l’Égalité femmes/hommes Marlène Schiappa.

    « Honte à ces petits inquisiteurs dont le courage s’arrête lorsqu’ils doivent se démasquer », a réagi pour sa part la secrétaire d’État à la Transition écologique Brune Poirson.

    Le maire écologiste de Grenoble, Eric Piolle, a de son côté appelé « un débat serein, démocratique et républicain sur le fond pour Grenoble ».

    L'OBS

     


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