• Une note envoyée à Macron par Le Gendre fuite dans la presse et scandalise une partie de sa majorité

    Selon le magazine Marianne, le patron du groupe LaREM aurait soumis plusieurs noms au chef de l'État pour le remaniement gouvernemental qui se profile, tout en laissant entendre que la majorité ne comptait aucun candidat crédible.

     

    Est-ce la dernière goutte d'eau dans le vase déjà bien rempli de Gilles Le Gendre? Selon les informations de Marianne, le président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale a communiqué, fin mai, une note à Emmanuel Macron. Dedans, le député de Paris ne lui soumet rien de moins qu'une liste de noms pour le remaniement gouvernemental qui se profile cet été.

     

    Suggérant pêle-mêle les noms de Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls, Bruno Le Maire, et le sien-même, pour des postes prestigieux, Gilles Le Gendre s'appuie, à en croire les passages cités par le magazine, sur une analyse du contexte politique dont la tonalité en agace plus d'un au sein de la majorité.

    Tonalité anti-Philippe

    Dans l'esprit du patron du groupe LaREM, Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire devraient être les "favoris" pour le poste de Premier ministre. L'envoi du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères à Matignon enverrait "le bon signal politique", écrit le patron du groupe LaREM selon Marianne. L'ancien socialiste "saura gérer la majorité, dans la complexité actuelle de sa composition", mais se voit ensuite reprocher son potentiel manque de dynamisme. 

    Quant à Bruno Le Maire, il "porterait parfaitement la reconstruction" post-crise sanitaire, défend une "pensée et un discours limpides", mais dispose d'un "faible charisme". 

    Si ces noms sont évoqués avec insistance, c'est en toute logique pour que l'un d'eux puisse remplacer celui d'Édouard Philippe, dont les relations avec Gilles Le Gendre se sont refroidies ces derniers temps d'après plusieurs sources au sein de la majorité. 

    "À toi la vision, la stratégie, la relation aux Français, au PM (Premier ministre, NDLR) l’opérationnel et l’animation de la majorité", développe le député de Paris en s'adressant à Emmanuel Macron. On peut également lire que "le gouvernement doit être un vrai collectif, ce qui n’a jamais été le cas pendant trois ans". 

    "Le type est à deux doigts de paraphraser la Constitution", grince un membre du bureau exécutif de LaREM auprès de BFMTV.com en lisant l'article. En d'autres termes, la configuration évoquée par Gilles Le Gendre n'a rien de particulièrement nouvelle.

    Dans l'entourage du député de Paris, on explique à BFMTV que celui-ci échange régulièrement avec le président de la République. "C’est une fuite avec une volonté de lui nuire", le mettre en porte-à-faux et susciter l’émoi au sein du groupe, insiste-t-on. 

    Qu'importe, le mal est fait. "C'est d'une nullité", se borne à commenter - comme beaucoup d'autres - un député macroniste. Lequel s'esclaffe d'apprendre que son chef se verrait bien cumuler le porte-parolat du gouvernement et le ministère des Relations avec le Parlement. "Il est dans la merde", poursuit cette source.

    "Il va avoir le goudron et les plumes"

    Par ailleurs, et cela a achevé de tendre les marcheurs déjà plus que réservés sur leur patron de groupe, ce dernier ne juge aucun membre de la majorité suffisamment "crédible" pour rejoindre cette future équipe gouvernementale. Sur les boucles Telegram, les remarques indignées se sont multipliées toute l'après-midi. 

    "Si aucun député du groupe n'est crédible, qu'en est-il du président de ce même groupe", s'est interrogée auprès de ses collègues une députée qui, initialement, avait du mal à croire à la réalité des propos allégués par Marianne

    Certains vont jusqu'à faire planer la menace d'un départ en cas de maintien de Gilles Le Gendre à son poste. "S'il avait une once d'esquisse de dignité, il annoncerait sa démission dès ce soir. Mais il n'en a pas, de dignité", assène un pilier du groupe. "Il nous décrédibilise tous au passage, c'est pas possible. Il va avoir le goudron et les plumes", dit un autre, qui poursuit:

    "Il se tire plusieurs balles dans le pied: d'abord le PM va le mépriser encore plus, donc il ne pourra passer aucun deal avec lui; ensuite le président ne va jamais lui répondre de peur que ça fuite; il méprise sa propre majorité, ce qui va poser un gros problème; et enfin il passe pour un débile. Je ne sais pas comment il va s'en sortir cette fois-ci."  

    Certains ne dissimulent même plus leur franche désapprobation. Le député LaREM de l'Eure Bruno Questel s'est fendu d'un tweet qualifiant d'"insupportable" le contenu de la note relayée par Marianne

    Contacté par BFMTV.com, il précise sa pensée: "Le contenu et le niveau de cette déclaration font que l'étape 3 du quinquennat devra passer aussi par une refonte du fonctionnement du groupe parlementaire."

    Convaincu que la macronie ne réussira qu'en investissant plus largement le terrain, Bruno Questel estime que "l'immaturité de cette note montre qu'il est urgent que l'on sorte du VIIe arrondissement de Paris et que l'on parle aux Français".

    Le VIIe arrondissement, où se situent à la fois l'Assemblée nationale et... la circonscription électorale de Gilles Le Gendre. 

    BFM.TV


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  • Une note envoyée à Macron par Le Gendre fuite dans la presse et scandalise une partie de sa majorité

    Selon le magazine Marianne, le patron du groupe LaREM aurait soumis plusieurs noms au chef de l'État pour le remaniement gouvernemental qui se profile, tout en laissant entendre que la majorité ne comptait aucun candidat crédible.

    Est-ce la dernière goutte d'eau dans le vase déjà bien rempli de Gilles Le Gendre? Selon les informations de Marianne, le président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale a communiqué, fin mai, une note à Emmanuel Macron. Dedans, le député de Paris ne lui soumet rien de moins qu'une liste de noms pour le remaniement gouvernemental qui se profile cet été.

     

    Suggérant pêle-mêle les noms de Jean-Yves Le Drian, Manuel Valls, Bruno Le Maire, et le sien-même, pour des postes prestigieux, Gilles Le Gendre s'appuie, à en croire les passages cités par le magazine, sur une analyse du contexte politique dont la tonalité en agace plus d'un au sein de la majorité.

    Tonalité anti-Philippe

    Dans l'esprit du patron du groupe LaREM, Jean-Yves Le Drian et Bruno Le Maire devraient être les "favoris" pour le poste de Premier ministre. L'envoi du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères à Matignon enverrait "le bon signal politique", écrit le patron du groupe LaREM selon Marianne. L'ancien socialiste "saura gérer la majorité, dans la complexité actuelle de sa composition", mais se voit ensuite reprocher son potentiel manque de dynamisme. 

    Quant à Bruno Le Maire, il "porterait parfaitement la reconstruction" post-crise sanitaire, défend une "pensée et un discours limpides", mais dispose d'un "faible charisme". 

    Si ces noms sont évoqués avec insistance, c'est en toute logique pour que l'un d'eux puisse remplacer celui d'Édouard Philippe, dont les relations avec Gilles Le Gendre se sont refroidies ces derniers temps d'après plusieurs sources au sein de la majorité. 

    "À toi la vision, la stratégie, la relation aux Français, au PM (Premier ministre, NDLR) l’opérationnel et l’animation de la majorité", développe le député de Paris en s'adressant à Emmanuel Macron. On peut également lire que "le gouvernement doit être un vrai collectif, ce qui n’a jamais été le cas pendant trois ans". 

    "Le type est à deux doigts de paraphraser la Constitution", grince un membre du bureau exécutif de LaREM auprès de BFMTV.com en lisant l'article. En d'autres termes, la configuration évoquée par Gilles Le Gendre n'a rien de particulièrement nouvelle.

    Dans l'entourage du député de Paris, on explique à BFMTV que celui-ci échange régulièrement avec le président de la République. "C’est une fuite avec une volonté de lui nuire", le mettre en porte-à-faux et susciter l’émoi au sein du groupe, insiste-t-on. 

    Qu'importe, le mal est fait. "C'est d'une nullité", se borne à commenter - comme beaucoup d'autres - un député macroniste. Lequel s'esclaffe d'apprendre que son chef se verrait bien cumuler le porte-parolat du gouvernement et le ministère des Relations avec le Parlement. "Il est dans la merde", poursuit cette source.

    "Il va avoir le goudron et les plumes"

    Par ailleurs, et cela a achevé de tendre les marcheurs déjà plus que réservés sur leur patron de groupe, ce dernier ne juge aucun membre de la majorité suffisamment "crédible" pour rejoindre cette future équipe gouvernementale. Sur les boucles Telegram, les remarques indignées se sont multipliées toute l'après-midi. 

    "Si aucun député du groupe n'est crédible, qu'en est-il du président de ce même groupe", s'est interrogée auprès de ses collègues une députée qui, initialement, avait du mal à croire à la réalité des propos allégués par Marianne

    Certains vont jusqu'à faire planer la menace d'un départ en cas de maintien de Gilles Le Gendre à son poste. "S'il avait une once d'esquisse de dignité, il annoncerait sa démission dès ce soir. Mais il n'en a pas, de dignité", assène un pilier du groupe. "Il nous décrédibilise tous au passage, c'est pas possible. Il va avoir le goudron et les plumes", dit un autre, qui poursuit:

    "Il se tire plusieurs balles dans le pied: d'abord le PM va le mépriser encore plus, donc il ne pourra passer aucun deal avec lui; ensuite le président ne va jamais lui répondre de peur que ça fuite; il méprise sa propre majorité, ce qui va poser un gros problème; et enfin il passe pour un débile. Je ne sais pas comment il va s'en sortir cette fois-ci."  

    Certains ne dissimulent même plus leur franche désapprobation. Le député LaREM de l'Eure Bruno Questel s'est fendu d'un tweet qualifiant d'"insupportable" le contenu de la note relayée par Marianne

    Contacté par BFMTV.com, il précise sa pensée: "Le contenu et le niveau de cette déclaration font que l'étape 3 du quinquennat devra passer aussi par une refonte du fonctionnement du groupe parlementaire."

    Convaincu que la macronie ne réussira qu'en investissant plus largement le terrain, Bruno Questel estime que "l'immaturité de cette note montre qu'il est urgent que l'on sorte du VIIe arrondissement de Paris et que l'on parle aux Français".

    Le VIIe arrondissement, où se situent à la fois l'Assemblée nationale et... la circonscription électorale de Gilles Le Gendre. 

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  • "Vous allez peut-être trouver que j’exagère mais cette loi Avia votée au sortir du confinement, alors que cet Etat est en prise à mille maux et avait tant d’autres choses à faire, est une ignominie. Est-ce que si je dis saloperie, je tiens un propos haineux ? Je ne crois pas. C’est une flétrissure, une abjection, une bassesse. Donc, une saloperie."


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  • Video prise chez mon ami Pierre !


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  • Qui est Jean Gaborit, 26 ans, qui a conquis Brigitte et Emmanuel Macron pour les "affaires privées" ?

    Jeune, ambitieux, intime du Vendéen Philippe de Villiers et proche du couple présidentiel, Jean Gaborit s'avance à seulement 26 ans comme l'un des futurs visages du paysage politique. Successeur d'Alexandre Benalla dans l'entourage d'Emmanuel et Brigitte Macron, qui est ce jeune homme dont tout le monde parle aujourd'hui ?

    Ancien socialiste diplômé en communication, cofondateur des "Jeunes avec Macron" en 2016, conseiller apprécié du président de la République aujourd'hui, "discret et très bosseur"Jean Gaborit, 26 ans, a aussi tenu un rôle crucial dans la future réouverture du Puy du Fou et il s'est imposé doucement, malgré son jeune âge, comme le successeur bien sous tous rapports d'Alexandre Benalla à la chefferie du cabinet de l'Elysée depuis deux ans.

     

    Fidèle et efficace, Jean Gaborit est donc le nouvel adjoint au chef de cabinet du président de la République, François-Xavier Lauch, et il a pour mission - plus ou moins comme son très médiatique prédécesseur - de régler les affaires "privées" du chef de l’Etat, comme gérer son agenda, organiser ses déplacements, ou encore faire le lien avec les différents préfets, si bien que presque tout ce qui concerne Emmanuel Macron passe aujourd'hui par son bureau. "Il parle pas mal au président, il a vraiment sa confiance", confie d'ailleurs dans les colonnes du Monde, l’ancien conseiller politique d’Emmanuel Macron, Stéphane Séjourné, à peine surpris par cette percée aussi soudaine qu'explosive.

    Brigitte l'emmène partout

    Une confiance sans borne semble donc être allouée à celui qui a débuté à l'Elysée comme simple attaché de presse dans le service de Sibeth Ndiaye et qui a vu son emprise sur le pouvoir avancer de manière exponentielle, accumulant la confiance de ceux qui trônent au plus au sommet, se retrouvant même dans les petits papiers de Brigitte Macron qui l'emmène partout, que ce soit lors de leurs déplacements au calme au Touquet ou lors de leurs séjours à sous le soleil Brégançon, et même pour une sortie théâtrale dans la capitale. Il est tout simplement partout.

    Le Puy du Fou peut lui dire "merci"

    Egalement intime de Philippe de Villiers avec lequel il partage la même passion pour leur région, la Vendée, l'ancien candidat à la présidentiel, retiré de la politique, ne tarit d'ailleurs pas d'éloges à propos de ce jeune protégé, qui perce au plus au sommet de l'Etat à la vitesse de la lumière, et qui a joué un rôle crucial en faisant le lien entre Villiers et l'Elysée pour la réouverture du Puy du Fou (dirigé par Nicolas, l'un des fils de Philippe de Villiers) contre l'avis d'Edouard Philippe, alors que d'autres sites du même genre ne sont toujours pas autorisés à rouvrir. Très attaché au célèbre parc, le jeune Vendéen a longtemps fait partie des bénévoles qui font tourner le site en jouant au figurant lors des reconstitutions historiques, alors que son père est l'un des fauconniers du parc depuis des années.

    Et autant de qualités ne laissent bien sûr personne indifférents, et certainement pas ministres et secrétaires d'Etat qui ont tenté de le débaucher de sa position élyséenne ; mais le chef de l'Etat, qui lui donne toute sa confiance et compte sur lui, veille au grain et ne le laissera pas filer, le voyant même devenir le plus jeune sous-préfet de l'histoire, un rôle auquel pense le président pour ce jeune fidèle à qui tout semble réussir.

    GALA


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  • Xavier Bertrand "choqué" d'être exclu de la visite d'Emmanuel Macron chez Valeo

    Une semaine après, la tension ne semble pas retomber entre Emmanuel Macron et Xavier Bertrand. Ce dernier, président de la région Hauts-de-France, a appris du préfet du Pas-de-Calais qu'il n'était pas convié à la visite d'Emmanuel Macron dans une usine du groupe Valeo à Étaples, a appris Europe 1 de source proche.

    Les deux hommes avaient eu un vif échange en marge de la cérémonie d'hommage au général de Gaulle le 18 mai à Montcornet. Après avoir lancé les hostilités dans une tribune parue le matin même dans le JDD, où, sans le citer, il comparaît l'impréparation de la France en 1940 à celle de l'État dans la crise sanitaire du coronavirus, l'ancien ministre de la Santé avait détonné en étant le seul sur la photo à ne pas retirer son masque. "L'Elysée a fait retirer les masques à l'ensemble des élus présents, mais ils sont à moins d'un mètre", avait justifié l'élu. "Le masque n'était pas obligatoire sur le site compte tenu du fait que nous étions a l'extérieur et en mesure d'assurer la distanciation physique", lui avait répondu l'Elysée sur BFMTV. 

    Journée consacrée à la filière automobile

    Emmanuel Macron présente ce mardi un plan de soutien à la filière automobile, durement touchée par la crise sanitaire. Il est attendu à 15 heures dans l'usine du groupe Valeo dans les Hauts-de-France en compagnie de Bruno Le Maire et Elisabeth Borne où il présentera le plan de soutien à la filière automobile. L'usine Valeo Equipements électrique moteurs d'Etaples est spécialisée dans la fabrication d'alternateurs pour les constructeurs automobiles. Son activité a été fortement affectée ces deux derniers mois par la baisse des commandes, mais a récemment repris.

     

    Avant cela, le chef de l'État entame sa journée par un entretien à 9h15 avec Jean-Dominique Sénard, le PDG de Renault, avant de réunir les acteurs de la filière automobile pour faire le point sur l'impact de la crise et évaluer les moyens d'en sortir. Les ministres Bruno Le Maire (Economie), Elisabeth Borne (Transition écologique) et Muriel Pénicaud (Travail) ainsi que la secrétaire d'État à l'Économie Agnès Pannier-Runacher participeront à ces échanges qui réuniront une trentaine de personnes dans deux salles de l'Elysée pour respecter les consignes de distanciation. C'est à l'issue de cette réunion de travail que le président et les ministres "rendront les arbitrages sur le plan", a précisé l'Elysée. Le soutien sera notamment lié à des engagements des entreprises sur le maintien en France de la production, de l'emploi et du savoir-faire, a ajouté la présidence.

    Europe 1


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  • Divisée à l'Assemblée, la majorité LREM en plein brouillard

    Après le départ de plusieurs députés vers un nouveau groupe, les macronistes s'interrogent sur la suite.

    Macronistes, combien de divisions? Trois ans après que s'est installé à l'Assemblée nationale un groupe LREM pléthorique détenant à lui seul une confortable majorité absolue, cette dernière vient cette semaine de lui échapper, à une voix près. Trois années qui ont vu un groupe majoritaire composé "en même temps " de gens venus de la gauche comme de la droite et de parfaits novices en politique s'étioler peu à peu. Jusqu'à quel point? Cette semaine, le groupe majoritaire, initialement fort de 314 élus, n'en compte plus que 288.

    "J'ai la conviction que d'autres nous rejoindront"

    Une étape supplémentaire de la désagrégation d'un collectif qui, promettaient ses dirigeants, ne connaîtrait pas de "frondeurs", contrairement au précédent quinquennat… Un premier groupe, à la fibre sociale, s'était déjà créé dès l'hiver 2017 autour de l'ex-socialiste Brigitte Bourguignon. A l'été 2018, plusieurs députés LREM partaient du groupe macroniste pour fonder Libertés et Territoires. Un an de plus, et c'était le Collectif social-démocrate qui se lançait, à l'intérieur de la majorité celui-là. Et puis, cette semaine, plusieurs Marcheurs, tendance aile gauche, ont quitté la majorité pour rejoindre le nouveau – et neuvième – groupe parlementaire, Ecologie Démocratie Solidarité.

    Certes, les macronistes devraient à court terme récupérer la majorité absolue : Olivier Gaillard, qui a quitté LREM, devrait abandonner son mandat au Palais-Bourbon pour devenir maire, et sa suppléante l'y remplacer en retournant, elle, dans le giron du groupe majoritaire. Mais les risques de fuite demeurent, prévient le député des Deux-Sèvres Guillaume Chiche, qui vient de claquer la porte pour rejoindre Ecologie Démocratie Solidarité : "J'ai la conviction que d'autres nous rejoindront." Quoi qu'il en soit, cette scission rend la majorité plus dépendante encore de ses alliés du MoDem. Et souligne cruellement combien le groupe LREM, déjà hétérogène à l'origine, est aujourd'hui fragmenté façon puzzle.

    Un agenda compliqué

    "C'est la balkanisation, soupire la députée des Yvelines Aurore Bergé. C'est frustrant de voir naître des courants et des sous-groupes… On n'a pas adhéré au PS!" "Le groupe est en proie à beaucoup de tiraillements, confirme un de ses collègues. Il reste très hétéroclite et l'est même encore plus avec les municipales, où certains topent ici avec les Verts ou la gauche, et où d'autres topent là-bas avec la droite. A part une grosse inquiétude sur les sujets économiques, je ne vois pas quelle position est unanimement partagée au sein du groupe…"

    Voilà ce qui rassemble aujourd'hui les députés macronistes : la nécessité d'une réponse forte, et sociale, à la crise. Un peu court… Tout comme le temps imparti à la majorité pour donner une nouvelle impulsion politique dans les prochains mois, avec le second tour des municipales, puis les élections locales de 2021, et enfin le démarrage de la campagne présidentielle. "Dans un agenda contraint par la gestion d'une crise sans précédent et par plusieurs scrutins, on va avoir des difficultés à exister, prévient Aurore Bergé. Quelle empreinte politique va-t‑on laisser? Pour l'instant, ce débat-là n'existe pas." A part sur des dizaines de boucles Telegram ouvertes par les différents chapelles. Beaucoup pointent la "faiblesse" de Gilles Le Gendre, président d'un groupe compliqué à gérer. "Ce n'est plus possible, râle un député. Ça ne marche pas!" Pas sûr, pourtant, que Macron opte pour un changement de casting alors qu'il cherche encore son cap.

    "On est dans un brouillard politique total"

    "Il y a vraiment une impatience, note Guillaume Chiche. Les collègues, avant la crise, étaient d'accord pour s'engager dans des processus à long terme, rapports ou missions d'information… Mais là, tout le monde sait que ce seront les dernières opportunités de passer des réformes. " Lesquelles seront décisives, résume un proche d'Emmanuel Macron : "Le sujet n'est pas tant le neuvième groupe parlementaire que la capacité de rebond que nous aurons en septembre, et notre nouvel agenda." Un député fidèle au chef de l'Etat soupire : "On est dans un brouillard politique total." Peut-être le seul constat qui rassemble aujourd'hui tous les députés macronistes.

    Le JDD.fr


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  • Sibeth Ndiaye a officiellement pris ses fonctions de porte parole du #gouvernement. L'occasion de lui souhaiter chaleureusement la bienvenue, et de revenir sur son parcours en #politique, moins bref qu'il n'y paraît.


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  • Quel gouvernement irréprochable !


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  • Coronavirus : Un gendarme dépose plainte contre le Premier ministre Edouard Philippe

    Estimant que le Premier ministre avait manqué à ses devoirs concernant l’approvisionnement en masques, un militaire de la gendarmerie a déposé plainte contre lui. Il s’agit d’une plainte inédite, explique son avocat Me Florent Humetz.

    C’est un fait particulièrement rare. Un gendarme s’est élevé contre l’exécutif concernant la pénurie de masques de protection respiratoire à laquelle doivent faire face les forces de l’ordre depuis le début de la crise sanitaire, relate RTL.

    Le militaire a déposé plainte contre Édouard Philippe, qu’il accuse d’avoir manqué à ses devoirs en mettant en danger la vie des gendarmes sur le terrain, en ne fournissant pas assez de masques pour qu’ils se protègent.

     

    « Les gendarmes ne possèdent pas de masques, on leur donne pour instruction de ne pas porter de masques », a dénoncé ce vendredi, l’avocat du gendarme Me Florent Humetz, au micro de RTL. Il a également fait état de « l’inquiétude » qui est « palpable » au sein de la profession, alors même que les gendarmes doivent faire appliquer la réglementation en vigueur.

    « Il n’a pas la possibilité aujourd’hui de contrecarrer les ordres qui lui sont donnés », estime l’avocat concernant son client. Il affirme que le militaire a conscience que s’opposer de la sorte à sa hiérarchie est un cas unique, mais il « croit avant tout à notre justice », a-t-il précisé, ajoutant qu’il s’agit d’une plainte inédite.

    Des policiers ont eux aussi déposé plainte contre l’exécutif

    Les fonctionnaires de la police nationale ne sont pas en reste concernant ce type de procédure initiée dans le contexte de la crise sanitaire du Covid-19 actuelle. Au début du mois d’avril, le syndicat VIGI.Ministère de l’Intérieur avait, lui aussi, déposé plainte contre le Premier ministre Edouard Philippe, mais également contre le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et le secrétaire d’État Laurent Nuñez.

    Le syndicat reproche à l’exécutif, entre autres, une « mise en danger délibérée de la vie d’autrui » concernant sa gestion de la crise sanitaire, et notamment l’approvisionnement des forces de l’ordre en masques de protection respiratoire.

    ACTU 17


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  • Vivre sainement

    Comme d’habitude BFMTV a fait du BFMTV, Apolline de Malherbe et Ruth Elkrief ont tout fait pour essayer de déstabiliser Michel Onfray. Heureusement c’est un homme intelligent qui a réussi ne pas tomber dans les pièges mais cette façon de faire du journalisme est inacceptable car c’est tout simplement de la manipulation pour désinformer. Vous verrez qu’elles utilisent toutes les techniques de déstabilisation possible pour essayer de rendre ridicule l’interview. Partagez un maximum pour que tout le monde prenne conscience de cette désinformation organisée.

    Vive Michel ONFRAY !


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  • Quand allez-vous enfin vous comporter en Ministre au service de l’intérêt général, plutôt qu’en gestionnaire de patrimoine des plus fortunés de ce pays ?

     

    La réponse de la ministre sur la suppression de l'ISF sur les riches, complètement stupide. "Cela ne diminuait pas le nombre de pauvres !"

    Et en plus ils ont mis l'ISF aux retraités, j'en sais quelque chose !!!

     


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  • Mathide Panot : « Les plus précaires n’auront plus qu’à choisir entre manger ou se protéger. Il n'y a qu'un seul prix à fixer pour la santé : sa gratuité ! », réponse odieuse d'Adrien Taquet, qui parle de "complotisme" !


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  • Cette loi va évidemment réduire la liberté d'expression et une chose est certaine : ce texte n’empêchera pas les contenus abjects de prospérer sur Internet. En revanche, il sera utilisé pour museler davantage tous ceux qui s’opposent aux dérives du pouvoir. Le jour d’après, c’est comme avant. En pire !"


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