• Le député LREM Mustapha Laabid restera-t-il député après sa condamnation à 3 ans d'inéligibilité ?

    Condamné à trois ans d'inéligibilité pour «abus de confiance», le député de la 1ère circonscription d'Ille-et-Vilaine va faire appel. Ce qui veut dire que la peine n'est pour l'instant pas exécutoire.

    Question posée par Quentin le 06/08/2019

    Bonjour,

    Vous nous interrogez après la condamnation du député LREM d’Ille-et-Vilaine Mustapha Laabid, condamné le 6 août à six mois de prison avec sursis et trois ans d’inéligibilité pour «abus de confiance».

    Il est reproché à Mustapha Laabid, président du collectif Intermède, une association ayant pour objet l’aide à l’insertion professionnelle, d’avoir utilisé 21 545 euros de fonds de l’association à des fins privées. L’association, désormais dissoute, était uniquement financée par des fonds publics, rapporte l’AFP. Le député aurait fait ses «courses familiales» avec la carte bleue de l’association, achetant entre autres lait ribot, gel douche, couches-culottes, yaourts à boire ou encore jouets pour enfants. Selon le tribunal, Mustapha Laabid aurait commis ces faits entre le 1er janvier 2015 et 31 décembre 2017. Il a été élu député en juin 2017.

    Le verdict est moins sévère que les réquisitions du procureur, qui avait demandé six mois de prison et cinq ans d’inéligibilité. Vous nous demandez si, vu cette condamnation à trois ans d’inéligibilité, le député va démissionner. Non, répond son avocat. Et pour cause, le député va faire appel. Or, le tribunal n’ayant pas prononcé de peine exécutoire, cela signifie que l’appel est suspensif. Sa peine ne peut donc pas être appliquée tant que le député n’a pas été condamné définitivement. «Tant que la cour d’appel n’aura pas statué, le député Laabid reste le député Laabid, naturellement», a insisté son avocat William Pineau.

    Libération

    Un musulman d'En Marche, il n'a rien à craindre (rire)

    Il est beau notre gouvernement !


    4 commentaires
  • LaREM: le député Mustapha Laabid condamné pour abus de confiance

    Ce mardi, Mustapha Laabid, député LaREM de la première circonscription d'Ille-et-Vilaine, a été condamné six mois de prison avec sursis pour abus de confiance.

    En outre, il a également été condamné à trois années d'inéligibilité et 10.000 euros d'amende par le tribunal correctionnel de Rennes au titre du préjudice d'une association d'insertion professionnelle qu'il présidait jusqu'à son élection en 2017.

    Le parquet avait requis six mois de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité.

    BFM.TV


    3 commentaires
  • Christophe Castaner, toujours soutenu malgré les vents contraires

    Malgré les nombreuses polémiques auxquelles Christophe Castaner a dû faire face ses huit derniers mois, le ministre de l'Intérieur est toujours soutenu par le Premier ministre Edouard Philippe.

     

    Mardi, devant le perron de Matignon, Christophe Castaner se tient à côté du Premier ministre Edouard Philippe. Les deux hommes ont passé deux heures à examiner l’affaire de la mort de Steve Maia Caniço qui embarrasse le gouvernement, mais le ministre de l’Intérieur ne dit pas un mot. Edouard Philippe brise le silence de l’exécutif, il affirme que le premier rapport de l'Inspection générale de la police n'établissait pas «de lien entre l'intervention de forces de police et la disparition de Steve, tombé dans la Loire pendant la fête de la musique». Ce n’est pas la première fois que le ministre de l’Intérieur est visé par des polémiques.

    Décembre 2018: sa gestion des Gilets jaunes 

    Un mois à peine après son arrivée au ministère de l’intérieur, le 17 novembre dernier Christophe Castaner doit faire face aux Gilets Jaunes et aux incidents violents qui en résultent, surtout à partir de fin novembre, début décembre. A Paris plusieurs rassemblement dégénèrent, notamment sur les Champs-Elysées le 1er décembre. Le ministre est alors critiqué pour son «laxisme» face à la gestion de la crise. Il serre la vis, mais en vain. Toute sa stratégie de maintien de l’ordre est remise en question. Dans les semaines suivantes, il doit s’expliquer plusieurs fois devant les parlementaires par rapport à l’usage de lanceurs de balles de défense (LBD) qui ont blessé certains manifestants, devenus figures du mouvement comme Jérôme Rodrigues qui a été éborgné.

    C’est le préfet de police Michel Delpuech, déjà cité lors de l’affaire Benalla l’an passé, qui est limogé. Christophe Castaner est lui mis sous pression par le président Emmanuel Macron. Le ministre de l’Intérieur admet au Journal du Dimanche : «Que le Président ait de la colère, y compris contre moi, c’est possible. Mais est-ce que me passer une avoinée aurait été utile? Par contre, ce qui est vrai, c’est qu’il nous a mis une pression de dingue…». Sibeth Ndiaye, la porte-parole du gouvernement, confirme plus tard, toujours dans le JDD, le soutien du gouvernement face à sa gestion des Gilets Jaunes : «Peu de ministres de l'Intérieur ont eu à affronter cela. Il s'est très bien rétabli et il a trouvé comment s'installer dans le job.»

    Mars 2019: une soirée dans une boite de nuit fuite dans la presse

    La dix-septième journée de mobilisation du mouvement de contestation des Gilets jaunes, le 9 mars, est marquée par de fortes violences, notamment entre les manifestants et les forces de l’ordre à Paris. La semaine suivante, des photos de Christophe Castaner en train de danser avec une femme dans un boîte de nuit parisienne fuitent dans la presse. Un mauvais timing qui a non seulement abîmé son image mais aussi permis à l’opposition de cibler son irresponsabilité. Le principal intéressé s’est défendu: «Il s’agit de ma vie privée et de ma famille, qui peut être respectée. avant d’ajouter «Vu l'emballement, je ne le referai pas».

    Interrogé à ce propos sur Europe 1, le Premier ministre Edouard Philippe soutenait déjà son ministre. «Je ne lis pas la presse people, je n'ai aucun commentaire à faire sur la vie privée de Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur a toute ma confiance».

    Avril 2019: il accuse les ONG d’être «complices» des passeurs

    En plein G7 des ministres de l’intérieur à Paris, le 5 avril dernier, Christophe Castaner salue les ONG «qui jouent un rôle essentiel pour apporter de l’aide aux migrants» en mer Méditerranée tout en affirmant qu’elles peuvent aussi «se faire complices» des passeurs. Face à son homologue italien, le populiste Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur français dénonce «une réelle collusion» qui a pu se produire dans certains cas. Ces propos consternent l’opposition, comme les ONG. Et sont aussi salués par le Rassemblement National. Quatre jours plus tard, Christophe Castaner publie une vidéo sur Twitter pour préciser ses propos sans revenir sur le terme «complice». Il affirme qu’il se reposait sur des «faits» en citant «deux rapports de Frontex en novembre et décembre 2016».

    Le couple de l’exécutif ne s’est jamais directement exprimé sur le sujet, mais l’année précédente, le président Emmanuel Macron avait lui aussi critiqué le rôle des ONG, faisant «le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage». Nathalie Loiseau, à l’époque tête de liste LREM aux européennes et ancienne secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, a elle soutenu les propos de Christophe Castaner: «Quand vous venez en aide à des gens qui se noient, vous le faites avec sincérité. Ce qui est vrai c’est que les passeurs, ils n’attendent que ça»

    Mai 2019: «l’attaque» de la Pitié-Salpêtrière par des Gilets Jaunes

    En marge des défilés du 1er mai, se tient une nouvelle journée de mobilisation pour les Gilets Jaunes. Une dizaine de manifestants pénètrent dans l’hôpital parisien de la Pitié-Salpêtrière et Christophe Castaner réagit dans la foulée sur Twitter: «On a attaqué un hôpital. On a agressé son personnel soignant et on a blessé un policier mobilisé pour le protéger.» Peu de temps après, plusieurs vidéos et témoignages viennent contredire la version du ministre de l’Intérieur. Il apparaît en fait que les manifestants tentaient de fuir les gaz lacrymogènes utilisés par les forces de l’ordre. Le patron de la place Beauvau se reprend aussitôt, lors d’une conférence de presse dans le Var, et déclare: « J'entends le reproche qui m'est fait d'avoir utilisé le mot 'attaque'. [...] Je me dis que je n'aurais pas dû l'employer. [...] Accepter de revenir sur ses mots, cela ne me pose aucun problème». Edouard Philippe affiche encore une fois son soutien à son ministre: «Je crois savoir que le ministre de l'Intérieur a corrigé son propos. Il a sans doute eu raison de le faire en choisissant le terme qu'il a utilisé. Et je n'ai pas d'autres commentaires à faire sinon qu'il a évidemment, et comme depuis le début, toute ma confiance».

    Juillet 2019: des décorations controversées pour des policiers

    C’est le site d'informations en ligne Mediapart qui révèle que Christophe Castaner a décoré des policiers de la médaille de la sécurité intérieure en juin dernier pour leur «engagement exceptionnel dans le cadre des Gilets jaunes». Mais le problème est que cinq d’entre eux sont impliqués dans des enquêtes judiciaires concernant des violences policières. Et parmi eux, le chargé des opérations de maintien de l’ordre lors d’un rassemblement en mars dernier, pendant lequel Geneviève Legay, une manifestante a été gravement blessée. Mais aussi, un capitaine de police auditionné dans le cadre de l’enquête sur le décès de Zineb Redouane a également été décoré ainsi que le commissaire de police qui aurait donné l’ordre d’utiliser des gaz lacrymogènes lors de la fête de la musique sur le quai Wilson à Nantes. Soirée au cours de laquelle Steve Maia Caniço a trouvé la mort. Le ministre de l’intérieur s’est défendu en déclarant qu’«il n’y a aucune mise en cause contre eux» et a précisé que «s’il y a des sanctions, la médaille sera retirée».

    Juin 2019: la mort de Steve à Nantes

    Sur les quais de la Loire à Nantes, lors de la Fête de la musique, le 21 juin dernier, une opération de police est lancée pour mettre un terme à une soirée. Quatorze personnes tombent dans le fleuve, dont Steve Maia Caniço, porté disparu jusqu’à ce que son corps soit retrouvé le 29 juillet dernier. L’intervention de la police est fortement critiquée, l’IGPN (la police des polices) a été saisie par Christophe Castaner, ciblé par l'opposition. Plusieurs élus de gauche appellent ainsi à sa démission, mais le Premier ministre, Edouard Philippe apporte une nouvelle fois «tout son soutien» au ministre de l’Intérieur dont il estime qu’il n’est «pas fragilisé». 

    Paris Match

    Ils nous prennent vraiment pour des demeurés !

    Philippe obéit-il à macaron ?


    4 commentaires
  • La permanence du chef d'En Marche, Stanislas Guérini, taguée à son tour

    La série continue. Le chef du parti présidentiel, Stanislas Guérini, a vu à son tour sa permanence être taguée, à Paris dans la nuit de mercredi à jeudi, selon BFMTV Paris.

    Ce que confirme l'entourage du député de Paris auprès de l'AFP. "Il y a eu deux tags sur les vitrines : 'La police tue' et 'Non au Ceta'", a expliqué cette source, ajoutant qu'un nettoyage avait été demandé pour les effacer. "Ma permanence sera toujours ouverte à celles et ceux qui veulent dialoguer. Les tags qui y ont été inscrits s'ajoutent à une série trop longue de lieux de démocratie endommagés. Je le déplore et continue d'avancer", a commenté dans un tweet l'élu de la 3e circonscription de la capitale (17e et 18e arrondissements).

    Une enquête de flagrance a été ouverte pour "dégradations de biens privés" et les investigations confiées au commissariat du 17e arrondissement, a-t-on appris auprès du parquet de Paris.

    Une quinzaine de permanences dégradées

    Le slogan "La police tue" fait sans doute allusion à la mort de Steve Maia Caniço à Nantes. Le corps de ce jeune homme a été retrouvé lundi dans la Loire plus d'un mois après sa disparition lors de la Fête de la musique à Nantes, marquée par une intervention policière controversée. La gestion de cette question par les autorités, notamment le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, fait polémique. Quant au Ceta, il s'agit du traité controversé de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta) ratifié la semaine dernière à l'Assemblée. C'est suite à ce vote que de nombreuses permanences ont été dégradées, notamment par des membres du syndicat Les Jeunes agriculteurs, vivement opposé à cet accord.

    Au total, une quinzaine de permanences de députés ou de locaux du parti ont été murés, tagués ou vandalisés ces derniers jours, suscitant une condamnation de l'ensemble de la classe politique. L'attaque la plus violente a eu lieu samedi à Perpignan (Pyrénées-Orientales) contre le local du Marcheur Romain Grau, lors d’une marche des Gilets jaunes. Des manifestants ont cassé la vitrine du local et l’un d’eux a tenté d'y mettre le feu en présence de l'élu.

    Stanislas Guérini avait adressé son soutien à ce député LREM, ainsi qu'à ses collègues Jean-Baptiste Moreau à Guéret (Creuse) et encore Barbara Bessot-Ballot à Vesoul (Haute-Saône). Il avait alors dénoncé dans un tweet des "actes de vandalisme intolérables". Les parlementaires, en particulier ceux de la majorité, avaient déjà été les cibles d'insultes ou de violences au plus fort de la crise des Gilets jaunes cet hiver, avec plus de 80 "dégradations, exactions"  commises sur des permanences ou aux domiciles de ces élus.

    LE JDD

    Cela montre que les gens en ont marre et ils le font savoir !

    Ras le bol de LREM !


    3 commentaires
  • Alors que le corps de Steve Maia Caniço, disparu depuis plus d’un mois après une charge de police lors de la fête de la musique, a été identifié ce mardi, Édouard Philippe a pris la parole, aux côtés du ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, resté muet.

    « Je voudrais exprimer mon émotion. Je sais que les mots sont peu de chose quand on perd son enfant », a-t-il déclaré en préambule, indiquant qu’il allait rencontrer les parents de l’éducateur de 24 ans.

    « Nous allons dès aujourd’hui rendre public le rapport de l’IGPN que le ministre de l’intérieur avait réclamé. Celui-ci indique, je cite, qu’il ne peut être établi de lien entre l’intervention de forces de police et la disparition de Steve Maia Caniço », a-t-il poursuivi.

    Edouard Philippe a également annoncé la saisie de l’Inspection générale de l’administration, pour « aller plus loin et pour comprendre les conditions de l’organisation de l'événement par les pouvoirs publics, mairie et préfecture, ainsi que les organisateurs privés » de la soirée du 21 juin. « Plus de cinq semaines après les faits, le déroulement de cette soirée reste confus. Je ne peux pas m’en satisfaire », a-t-il ajouté.

    Une information judiciaire « contre X » pour « homicide involontaire » ouverte

    Le corps de Steve Maia Caniço a été retrouvé dans la Loire dans la soirée de lundi, plus d’un mois après sa disparition lors de la Fête de la musique. Le parquet de Nantes a ouvert ce mardi une information judiciaire « contre X » pour « homicide involontaire ».

    Une autopsie a été réalisée mardi matin et a permis d’identifier Steve Maia Caniço, un animateur périscolaire de 24 ans qui n’avait plus donné de signe de vie depuis qu’il s’était rendu avec des amis à un concert conclu par une intervention controversée des forces de l’ordre en bord de Loire.

    De nombreux participants avaient raconté avoir été aveuglés par un nuage de gaz lacrymogène, certains avaient chuté de plusieurs mètres dans le fleuve. Quatorze personnes ont ainsi été repêchées par les secours durant la nuit de 21 au 22 juin. Steve Maia Caniço, lui, ne savait pas nager, selon ses proches.

    Le Parisien

    Quelle bande d'enfoirés ces politiques !


    3 commentaires
  • "On travaille dans un contexte de menaces" : les députés LREM inquiets après de nouvelles attaques de permanences

    Les parlementaires de la majorité font face à une nouvelle vague de dégradations de leurs permanences, notamment depuis la ratification du Ceta. Une situation qui s'inscrit dans un contexte de plus en plus tendu.

    C'est le texte sur lequel j'ai eu le plus d'attaques personnelles, déplore au bout du fil Jean-Charles Larsonneur, député LREM du Finistère, à propos de la ratification du Ceta. C'est indéniable, poursuit le parlementaire, les attaques sont nombreuses, répétées, personnalisées et ciblées. Elles viennent essentiellement des réseaux, mais j'ai également reçu des centaines, même un millier de mails." Les exemples cités par l'élu sont éloquents : "Vous êtes responsable de la mort de nos enfants" ; "vous méritez que l'on vous pende" ; "j'espère que vous boufferez les pesticides pour que vous en creviez" ; "qu'il s'empoisonne, un de moins !"... détaille-t-il en lisant certains de ses mails.

     

    "Pour l'instant", le député breton n'a pas été confronté à des violences physiques. Ce n'est pas le cas d'une petite dizaine de ses collègues. En Haute-Saône, dans le Jura, la Creuse, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Orientales, en Gironde, des permanences de députés LREM, ayant voté pour la ratification du Ceta, ont subi de multiples dégradations que ce soit avec du fumier déversé, des tags inscrits ou des murets construits.

    "Des menaces de mort"

    Si les agriculteurs sont pointés du doigt pour certaines de ces attaques, à Perpignan, ce sont les "gilets jaunes" qui sont accusés d'avoir cassé les vitres et tenté de mettre le feu à la permanence du député LREM Romain Grau. Ce dernier se trouvait à l'intérieur au moment des faits. "La situation est angoissante", commente sobrement Valéria Faure-Muntian, députée LREM de la Loire. "Je ne pourrais jamais me résoudre à cette violence à l’encontre de la démocratie et de ses valeurs", a déclaré lundi sur Facebook, Carole Bureau-Bonnard, élue de la 6e circonscription de l'Oise dont la permanence a été dégradée.

    "La permanence parlementaire est souvent le lieu d'expression du mécontentement, qu'elle soit un lieu de rassemblement, que l'on puisse coller une affiche ou deux, d'accord. Mais qu'il y ait de la violence, de la casse, de la haine, on n'est plus dans le dialogue démocratique, c'est inacceptable", ajoute l'élue qui explique elle avoir reçu "des menaces de morts, des choses assez violentes" lors du débat sur le glyphosate.

     

    "A partir du moment où on mure une permanence"

    Même analyse pour Gregory Besson-Moreau, député de l'Aube. "J'ai eu à maintes reprises des dépôts de fumier, des manifs devant ma permanence, les agriculteurs viennent et bâchent la permanence pour la protéger, c'est leur moyen de faire et je le respecte. Mais à partir du moment où on mure une permanence, où l'on dégrade, où l'on arrache des portes, je suis totalement opposé." Ce dernier assure avoir anticipé ce vote "sensible" du Ceta en recevant une semaine avant les fédérations et syndicats agricoles pour leur expliquer sa décision. Ce qui ne l'a pas empêché de continuer à recevoir des menaces sur les réseaux sociaux.

    De l'avis de tous les députés de la majorité contactés par franceinfo, le climat est de plus en plus compliqué.

    Personnellement, c'est très difficile pour moi et l'ensemble de mes collègues, on travaille dans un contexte de menaces permanentes.

    Catherine Osson, députée LREM du Nord

    à franceinfo

    Catherine Osson raconte ainsi avoir "vécu des choses complètement lunaires" lors du rejet, en octobre 2018, d'un amendement déposé par le député LR, Eric Woerth, visant à allouer entre 18 et 20 millions d'euros pour l'année 2019 à la recherche onco-pédiatrique. "Je me suis retrouvée avec des lettres de menaces où l'on souhaitait que ma fille meure d'un cancer pédiatrique, on m'a aussi envoyé des photos d'enfants malades en me disant que ces enfants sont en train de mourir à cause de moi, rapporte Catherine Osson. Franchement, c'est difficile."

     

    Une "panic room" en cas d'attaque

    Depuis la crise des "gilets jaunes", la sécurité des parlementaires a été renforcée, certains bénéficiant d'une protection policière. "Je suis protégée depuis le mois de novembre, j'ai une surveillance policière aléatoire de mon domicile et de ma permanence. J'avoue que c'est assez violent", confie Catherine Osson. Gregory Besson-Moreau vient lui aussi de recevoir un coup de fil des forces de l'ordre.

    La gendarmerie m'a contacté en m'expliquant qu'il y avait des risques sur les parlementaires et qu'elle allait passer régulièrement jour et nuit devant mon domicile.

    Gregory Besson-Moreau, député LREM de l'Aube

    à franceinfo

    Les députés eux-mêmes prennent des mesures de sécurité pour se prémunir de toute attaque. "Mes attachés parlementaires ont des consignes de sécurité pour éviter que la situation s'envenime, développe Valéria Faure-Muntian. Je leur demande de ne jamais rester seuls dans la permanence et d'être bien sûrs à qui ils ouvrent la porte. Avant, on ne se posait pas la question." Catherine Osson prend également les mêmes précautions. Elle a même "créé une 'panic room'" dans sa permanence. "S'il y a un souci, mon assistante peut s'enfermer dedans très vite et appeler les secours avec un téléphone que l'on a fait installer à l'intérieur", raconte-t-elle.

     

    "Nous n'avons jamais fermé les portes"

    Alors que faire face à ce contexte de plus en plus violent ? Les avis sont partagés, la réponse loin d'être évidente. Pour Philippe Chassaing, député LREM de Dordogne, "il manque une réaction collective de l'ensemble des députés.""C'est un peu dommage qu'il n'y ait pas d'union transpartisane sur le sujet pour dire ça suffit", explique-t-il. Catherine Osson plaide, de son côté, pour davantage de pédagogie auprès des citoyens. "Les gens se cultivent de titres Facebook, tout le monde est connecté, on n'y échappera pas, mais il faut accompagner cette évolution, accompagner le citoyen dans sa recherche d'informations."

    Valéria Faure-Muntian est plus sceptique. "Nous n'avons jamais fermé les portes de nos permanences, nous avons déjà dit plusieurs fois 'stop à la haine', que faire de plus ?", s'interroge-t-elle.

    On est un peu résignés, cette violence est inacceptable mais a-t-on les moyens d'agir ? On appelle au dialogue depuis le début.

    Valéria Faure-Muntian, députée LREM de la Loire

    à franceinfo

    Jean-Charles Larsonneur, lui, anticipe le retour du Ceta à l'Assemblée nationale en seconde lecture et réfléchit à l'organisation d'une consultation publique dans sa circonscription sur le sujet. Il dit vouloir "tenter l'expérience de la démocratie participative" et promet de "suivre le vote" de ses concitoyens sur le sujet. Cela ne l'empêche pas de continuer à "appeler à la responsabilité de chacun" sur les menaces envers les parlementaires. Sinon, met-il en garde, "vous aurez des députés qui vont se murer dans leur tour d'ivoire car c'est extrêmement violent."

    franceinfo

    C'est bien qu'il y ait des français qui se révoltent, les politiques n'ont qu'à arrêter de faire des conneries !


    4 commentaires
  • Sarkozy-Kadhafi : une accusation qui s'effondre ?

    Le JDD rapporte ce dimanche 28 juillet qu'une déposition de l'ancien Premier ministre libyen, Baghdadi-al-Mahmoudi, discréditerait l'accusation du prétendu financement de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi. Il n'aurait pas été témoin direct des faits.
     
    Serait-ce une autre pièce maîtresse de l'accusation de financement libyen de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy qui s'effondre ? Un élément dévoilé par le JDD ce dimanche 28 juillet pourrait changer la donne.

    Selon l'hebdomadaire, l'ancien Premier ministre Baghdadi-al-Mahmoudi aurait été entendu le 9 février dernier dans le cadre de ce dossier. Il serait alors revenu sur ses propos. "Je n'ai pas de relation directe avec les faits, on me les a juste rapportés", a-t-il déclaré, remettant en cause une partie de l'accusation. Une volte-face alors que lors de son procès en 2014, l'ex-Premier ministre avait accusé Nicolas Sarkozy. En 2016, il avait également évoqué "d'importantes contributions à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007", rappelle le JDD. À l'époque il avait directement mis en cause les directeurs de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bechir Saleh, et de Nicolas Sarkozy, Claude Guéant.
     
    Dans le compte rendu de l'audition versée il y a seulement quelques semaines au dossier d'instruction, Baghdadi-al-Mahmoudi botte en touche lorsqu'il s'agit d'évoquer les sommes évoquées à l'origine : "J'avais dit tout ce que je sais et tout ce qu'on m'avait rapporté", se retranchant à plusieurs reprises derrière ses déclarations passées. "J'avais déjà tout dit dans mon témoignage", complète-t-il lorsqu'on lui demande si des fonds "sont parvenus à Nicolas Sarkozy".

    Des phrases qui disparaissent
     

    Dans sa ligne de défense, Mahmoudi se dédouane de toute responsabilité, chose qu'il a toujours fait, semble-t-il dire, et accuse certains collaborateurs français sans citer leurs noms. "Les personnes ayant traité avec Sarkozy se trouvent chez vous", dit-il aux enquêteurs français. "Je n'ai donc pas traité avec lui directement et je ne lui ai pas donné d'argent", poursuit-il. Le JDD précise par ailleurs que l'ex-Premier ministre avait qualifié de "faux", et ce dès 2012, le document produit par Mediapart. Sauf que le compte rendu de cette déclaration a également disparu.

    Autre élément troublant sur lequel est revenu Baghdadi-al-Mahmoudi : une somme versée par le régime libyen au titre de "soutien politique". Dans ses déclarations de 2016, il avait indiqué que ces sommes étaient "prélevées sur un poste politique" dans le budget des Affaires étrangères. Or, lors de son audition du 9 février, il confirme des "sommes allouées au soutien des campagnes électorales d'États amis" mais nie le "caractère officiel".
     
    Enfin, dans une phrase de sa première audition, Mahmoudi aurait concédé qu'il ne pouvait "y avoir d'origine de financement autre que de ce compte-là". Or, après une demande de la part des juges français d'une deuxième traduction de son interrogatoire, la phrase n'était plus mentionnée. De quoi mener l'enquête dans une impasse ?

    Orange


    3 commentaires
  • Les dégradations de permanences de députés En Marche se multiplient

    A gauche du petit dictateur  le député gros, pardon Grau !

    La permanence du député LREM Romain Grau a été prise pour cible samedi à Perpignan par des Gilets jaunes, qui ont tenté de de mettre le feu au local où il se trouvait. Ces derniers jours, au moins sept autres permanences d'élus macronistes ont été dégradées, principalement en raison de leur vote en faveur du Ceta.

    Des permanences saccagées voire emmurées. Une vague de dégradations a touché depuis plusieurs jours les locaux des députés de La République en marche. Samedi matin, c'est la permanence du Romain Grau qui a été prise pour à Perpignan par des Gilets jaunes, qui ont cassé les vitres et tenté de mettre le feu au local où il se trouvait. "Heureusement, un voisin m'a jeté un extincteur par la fenêtre et j'ai pu arrêter l'incendie", a indiqué à l'AFP l'élu des Pyrénées-Orientales. Selon lui, ils étaient une trentaine de Gilets jaunes à prendre part à ce "saccage" mais n'ont scandé aucun slogan.

    La préfecture des Pyrénées-Orientales a confirmé que cette avait été la "cible de dégradations importantes de la part de manifestants ce (samedi) matin", sans être en mesure dans l'immédiat d'indiquer le nombre de Gilets jaunes ayant pris part à la manifestation. Sur des photos transmises par le député à l'AFP, on peut voir plusieurs vitrines de la permanence ayant en grande partie volé en éclat, et une chaise à l'intérieur du local carbonisée. Des images diffusées par France Bleu Roussillon montrent également les dégâts.

    Des agriculteurs à l'origine des dégradations d'autres permanences de députés

    Avant lui, au moins sept autres permanences de députés LREM ayant voté mardi en faveur de la ratification du traité de libre-échange entre l'Europe et le Canada (Ceta) ont été dégradées. Des agriculteurs de Haute-Saône ont notamment monté jeudi soir un mur devant la permanence de la députée LREM Barbara Bessot-Ballot. L'élue avait défendu la veille un traité "en faveur de nos produits agricoles". Le quotidien La Montagne a également relayé vendredi des images d'agriculteurs portant des t-shirts rouges "Eleveurs en colère!", en train de murer la permanence de Jean-Baptiste Moreau à Guéret. L'élu, lui-même agriculteur, a également voté en faveur de la ratification.

    A Thuir (Pyrénées-Orientales), "des pêches pourries, des palettes et des ballots de paille" ont été déversés devant la permanence de Sébastien Cazenove, avec un message : "Un vote de merde = une benne", a aussi rapporté France Bleu Roussillon. Et sur les réseaux sociaux, les Jeunes agriculteurs du Lot-et-Garonne ont relayé des actions similaires visant d'autres "marcheurs", Alexandre Freschi, Olivier Damaisin et Michel Lauzzana, avec des images à l'appui de tas de fumier et de messages "Vote Ceta, on est dans la merde merci". Scénario similaire pour Rémy Rebeyrotte, selon le Journal de Saône-et-Loire.

    Romain Grau va porter plainte

    Cette vague de violences avait entraîné vendredi une protestation du groupe La République en marche à l'Assemblée. "Les actes violents d'une toute petite minorité d'agriculteurs n'ont pas leur place dans une démocratie. Aucune cause ne peut les justifier. Au contraire, leurs auteurs salissent les idées qu'ils entendent défendre", a affirmé le patron du groupe Gilles Le Gendre, cité dans un communiqué. Samedi, le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM) a pour sa part "condamné" sur Twitter l'attaque contre la permanence du député Romain Grau. "La violence, le vandalisme et les tentatives d'incendie ne sont pas des moyens d'action tolérables dans une démocratie", a-t-il réagi. "Tout est mis en œuvre pour identifier les lâches auteurs de ces faits inexcusables", a commenté le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

    Le député de La République en marche, candidat aux municipales à Perpignan, a également reçu le soutien de son futur adversaire du Rassemblement national, Louis Aliot, qui a condamné "sans réserve" sur Twitter les dégradations commises "par quelques individus irresponsables". Romain Grau a indiqué qu'il allait porter plainte après cet incident, car "vouloir mettre le feu, c'est vouloir porter atteinte à la vie de personnes : moi-même, mais aussi tous les voisins dans l'immeuble".

    En février dernier, le secrétaire d'État à l'Intérieur, Laurent Nuñez, recensait déjà plus de 80 "dégradations, exactions" visant des permanences parlementaires ou des domiciles de parlementaires depuis le début du mouvement des Gilets jaunes.

    Le JDD.fr

    Je ne comprends pas Louis Aliot !

    La révolte des gens, surtout des agriculteurs est tout à fait compréhensible !


    4 commentaires
  • Création de mon ami Stan / pauvrefrance


    3 commentaires
  • Affaire Legay : le procureur de Nice a menti pour protéger Macron

    Jean-Michel Prêtre a reconnu avoir minimisé la blessure de la septuagénaire lors d'une manifestation de gilets jaunes le 23 mars pour éviter d'embarrasser le Président. Le ministère de la Justice ne souhaite pas engager de procédure disciplinaire.

    Le procureur de la République de Nice a menti et l’explique d’une curieuse façon. C’est pour éviter d’embarrasser le président de la République que Jean-Michel Prêtre dit avoir dédouané les forces de l’ordre mises en cause pour la grave blessure à la tête de Geneviève Legay lors d’une charge de la police à Nice, le 23 mars. Cette justification a été livrée par le magistrat à sa hiérarchie, selon les informations du Monde, dont Libération a obtenu confirmation.

    Emmanuel Macron avait effectivement affirmé que la manifestante, qui participait à un rassemblement des gilets jaunes, n’avait «pas été en contact avec les forces de l’ordre», quelques heures avant une conférence de presse du procureur. Cette même version erronée des faits avait alors été soutenue par Jean-Michel Prêtre, qui assurait lui qu’il n’y avait eu «aucun contact» entre Geneviève Legay et les policiers. Puis, confronté à la publication de nouvelles images de la scène par plusieurs médias, le magistrat avait été contraint de se dédire totalement et de confier l’enquête à un juge d’instruction.

    Cette communication mensongère de Jean-Michel Prêtre était d’autant plus surprenante que le magistrat était aux premières loges au moment de la charge. Le procureur était présent dans la salle de commandement, derrière les nombreux écrans de surveillance, comme l’avait révélé Mediapart. Jean-Michel Prêtre avait donc été témoin d’une part de l’action des policiers, mais aussi du refus des gendarmes d’utiliser la force face à la foule calme. Ces derniers avaient expliqué que cet ordre était «disproportionné».

    «C’est lunaire»

    Entendu le 16 avril par le procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Robert Gelli, Jean-Michel Prêtre a donc déclaré qu’il avait dédouané les policiers pour éviter «des divergences trop importantes» entre sa version et celle d’Emmanuel Macron. «Je n’y ai pas cru dans un premier temps, c’est lunaire de dire un truc pareil», commente un magistrat proche du dossier. Un compte rendu de cet entretien a été envoyé à la ministre de la Justice, Nicole Belloubet.

    «Nous avons estimé, sur la base de ce rapport, qu’il n’y avait pas lieu à poursuites disciplinaires», explique à Libération le ministère de la Justice. La chancellerie estime par ailleurs que «les propos tenus dans le cadre de son audition ne concernent que lui» et qu’il «décide souverainement de la communication qu’il souhaite mener dans chaque affaire». Le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, a dénoncé dans un communiqué «l’hypocrisie de cette position, alors que le statut du parquet et la pratique du pouvoir sont délibérément conçus afin d’encourager, sous la surface de garanties d’indépendance formelles, une allégeance spontanée des procureurs envers l’exécutif». «Ce procureur est le symbole malsain de la dépendance de la justice à l’exécutif», tacle de son côté l’avocat de la militante d’Attac, Arié Alimi, qui vient de saisir le Conseil supérieur de la magistrature de cette affaire.

    Complaisance

    Le procureur de la République de Nice avait aussi curieusement confié l’enquête à la commissaire divisionnaire Hélène Pedoya, compagne du commissaire Rabah Souchi, responsable de la charge en question. Dans ce cadre, la Cour de cassation a décidé le 10 juillet de délocaliser les investigations. L’enquête est maintenant pilotée par un juge d’instruction lyonnais.

    A la tête du parquet de Nice depuis février 2015, Jean-Michel Prêtre avait déjà par le passé fait preuve d’une certaine complaisance vis-à-vis des autorités. Chargé des premières investigations sur le dispositif de sécurité le soir de l’attentat du 14 juillet 2016, sur la promenade des Anglais, le magistrat s’en était tenu au minimum, avant de classer son enquête sans suite. Aucune perquisition n’avait été menée et aucun rapport d’intervention de la police ne figurait au dossier. De même, aucun des agents présents ce soir-là, à l’exception de la hiérarchie, n’avait été entendu. En juillet 2017, quelques mois après avoir clôturé cette enquête, le magistrat avait été décoré par Beauvau de la médaille de la sécurité intérieure, échelon or, dans le cadre d’une promotion exceptionnelle liée à l’attentat. Un autre étrange mélange des genres.

    Libération

    Elle est belle la France de Macron ! 


    3 commentaires
  • En toute discrétion, la France livre deux navires de guerre à l'Arabie saoudite

     L'un des patrouilleurs HSI livrés à l'Arabie saoudite, filmé par France 3 le 24 juillet 2019. 

    Des patrouilleurs commandés par l'Arabie saoudite viennent de partir du port de Cherbourg, en pleine polémique sur la vente d'armes au royaume wahhabite.

    C'est une livraison dont la ville de Cherbourg (Manche) aurait pu s'enorgueillir. Les Constructions mécaniques de Normandie viennent en effet de faire partir deux intercepteurs HSI, des patrouilleurs avec missiles antinavire. Les premiers d'une série de 39 commandés pour 600 millions de dollars. Mais le commanditaire - l'Arabie Saoudite - ne fait pas l'unanimité. C'est pourquoi, "à la demande du client" selon France 3, leur départ a eu lieu dans une certaine discrétion.

    Ainsi, Le Parisien raconte ce jeudi que les personnalités extérieures étaient exclues de la cérémonie de lancement qui a eu lieu mercredi. "En toutes autres circonstances, tous les élus locaux sont invités et la presse avec eux". Mais si le maire de Cherbourg Benoît Arrivé (PS), de même que le chef de chantier, étaient bien présents, ce n'était pas le cas de Sonia Krimi, la députée (LREM) de la circonscription.

    La pire crise humanitaire au monde

    Pourtant, celle-ci est la présidente du groupe d'amitié France - Arabie saoudite à l'Assemblée nationale... et membre de la commission de la Défense de l'Assemblée parlementaire de l'Otan, comme le rappelle le journal. Mais voilà : elle a critiqué ouvertement le conflit au Yémen mené par l'Arabie saoudite, qui dure depuis plus de quatre ans et qui a créé selon l'ONU la pire crise humanitaire dans le monde. Des dizaines de milliers de personnes, dont de nombreux civils, ont été tués et 3,3 millions sont toujours déplacées, selon diverses organisations humanitaires.

    Comme leur nom l'indique, les intercepteurs HSI sont conçus pour intercepter des cibles à grande vitesse. Leur utilisation dans la lutte anti-terrroriste est notamment évoquée. Mais les ONG redoutent d'autres usages pour ces navires militaires. Depuis plusieurs mois, elles dénoncent la vente d'armes françaises à l'Arabie Saoudite, engagée depuis quatre ans dans une guerre au Yemen, et l'utilisation de ces dernières dans ce conflit.

    Un client capital pour la France

    Troisième pays exportateur d'armes dans le monde après les États-Unis et la Russie, la France est régulièrement mise en cause, notamment par des ONG et des parlementaires, pour ses ventes d'armement à l'Arabie Saoudite et aux Emirats arabes unis, engagés dans un conflit au Yémen qui a fait des dizaines de milliers de morts depuis 2015, dont de nombreux civils.

    En 2018, le gouvernement saoudien demeure le troisième client de la France en matière d'armement avec des prises de commandes en hausse de 50% sur un an, à près d'un milliard d'euros (dont un contrat de patrouilleurs supérieur à 500 millions), loin devant les Emirats (environ 200 millions). Ryad est simplement devancée par le Qatar (qui a commandé pour 2,4 milliards d'euros d'hélicoptères NH90 et de Rafale) et par la Belgique (environ 1,1 milliard pour des véhicules blindés) !

    Les ONG s'alarment, Parly se justifie

    Début juillet, 19 ONG internationales ont interpellé les députés français dans une lettre ouverte sur "le risque que la France se rende complice de guerre au Yémen en poursuivant ses ventes d'armes à l'Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis", les exhortant à exercer leur "devoir de contrôle". "Ces deux pays sont à la tête d'une coalition militaire responsable de violations graves et systématiques du droit international humanitaire contre les civils yéménites", déclarent ces ONG.

    Lors d'une audition houleuse à la commission de la défense et des forces armées de l'Assemblée nationale le 7 mai dernier, la ministre des Armées Florence Parly a eu l'occasion de se justifier sur les ventes d'armes à l'Arabie saoudite. "Au fond, pourquoi vend-on des armes ?" s'est-celle expliquée. "Parce que c'est indispensable à notre souveraineté : celle de la France d'abord ; et celle de l'Europe aussi, que ce gouvernement s'attache chaque jour à construire. |...] Ceux de nos partenaires qui ont fait le choix de cesser de vendre des armes à tel ou tel pays non-européen n'ont pas la responsabilité particulière de la dissuasion nucléaire, ni une stratégie de présence militaire active en dehors de leurs frontières."

    L'Express

    On envoie nos soldats se faire tuer au Mali pour lutter contre les intégristes mais on vend du matériel de guerre à l'Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis pour qu'ils continuent leur guerre contre le Yemen !!! Cherchez l'erreur ! Le pognon, toujours le pognon !


    3 commentaires
  • Retraites : Le rapport Delevoye présenté au premier ministre

    Avec l'autorisation de mon ami Placide

    Après 18 mois de concertation, Jean-Paul Delevoye a rendu sa copie. Le haut-commissaire à la réforme des retraites a dévoilé ce jeudi ses préconisations pour le futur "système universel" promis par Emmanuel Macron. 

    Ce système par points doit être mis en place en 2025 et remplacera les 42 régimes de retraite actuels, actant la disparition des régimes spéciaux, selon les préconisations que Jean-Paul Delevoye remet en fin de matinée au Premier ministre Édouard Philippe.

    Le haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, propose que le futur "système universel" comprenne un "âge d'équilibre" assorti d'un système de décote et de surcote, à 64 ans pour la génération née en 1963. 

    Pour inciter "au prolongement de l'activité" et garantir l'"équilibre du système" en place dès 2025, il préconise que "l'âge du taux plein" permettant une retraite complète "soit le même pour tous, contrairement à aujourd'hui où il est compris entre 62 et 67 ans en fonction de la durée travaillée". Cet âge "évoluera comme l'espérance de vie", précise Jean-Paul Delevoye. 

    Jean-Paul Delevoye, propose également de garantir dans le futur "système universel" un minimum de retraite égal à 85% du Smic net, contre 81% pour les salariés et 75% pour les agriculteurs actuellement, dans son rapport. Le haut-commissaire à la réforme des retraites recommande aussi de majorer les droits à la retraite de 5% par enfant et dès le premier enfant, contre 10% actuellement pour les parents de trois enfants et plus.

    Placide


    6 commentaires
  • Ras le bol de ces faux Français.

    Ras le bol de ces faux Français.

    Samuel Lafont

    « Quand on aime et on célèbre un pays, on y reste et on y vit. Ras le bol de ces faux Français. »

    L’auteur de ces propos n’est pas un « extrémiste » fou furieux.
    Le Général Soubelet est au contraire un général de gendarmerie modéré.

     

    Et il ne l’a pas écrit sous le coup de l’émotion des violences scandaleuses qui ont suivi la victoire de l’Algérie au foot et qui suivent systématiquement les matchs : dégradations, agressions, pillages…

     

    Ce qu’il a dit, une immense majorité de Français le pensent.

    Ils en ont ras le bol.

    Ces « jeunes » et moins jeunes qui ne se sentent pas Français, qui crachent sur la France, qui paradent dans nos rues avec des drapeaux étrangers, qu’ont-ils vraiment de Français ?
    Ne sont-ils pas que des Français de papier ?

     

    S’ils sont fiers de leur pays d’origine, pourquoi ne relèvent-ils pas leurs manches et ne s’y rendent-ils pas pour participer à son développement ?

     

    Les médias politiquement corrects parlent de « scènes de liesse » et d’« ambiance bon enfant » suivant les matchs de l’Algérie ! Ils cachent volontairement la réalité des violences.

    « Nique la France, vive l’Algérie ! »« On est en train de pisser sur l’Arc de Triomphe ! »
    « On a fait plus vite que les Allemands en 40, on a pris Paris en 3 heures ! »

    Voilà ce qu’on entendait sur les Champs-Élysées le soir du 14 juillet. Quelques heures seulement après le traditionnel défilé militaire.


    « La France ils nous ont colonisés, aujourd’hui c’est nous on les colonise ! » pouvait-on encore entendre à Paris le soir de la finale de cette compétition.

    D’autres images rappellent les scènes d’intifada en Palestine. Mais elles sont tournées à Lyon.

    À Tours, des racailles ont même cherché à hisser le drapeau algérien à la place du drapeau français.

    Comment pourrait-on vivre durablement avec ces gens-là ?

     

    Les Français ne s’y trompent pas. Quand on leur demande, ils disent clairement leur ras-le-bol de l’immigration massive et de ses conséquences.

    • 75 % des Français estiment qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays (CNCDH, 2014).
    • 72 % pensent que l’immigration « est un processus inquiétant qui menace à terme notre mode de vie » (Ifop, 2017).
    • 76 % souhaitent un référendum sur l’immigration (Ifop, 2018).
    • Seulement 11 % des Français trouvent que l’immigration a un impact « positif » (Ipsos, 2016).

    Comment peut-on encore supporter ça ?
    Pendant combien de temps encore les pouvoirs publics vont-ils faire comme si de rien n’était ?

     

    Si ces faux Français ne restent en France que pour profiter du système d’aides sociales et de nos infrastructures, ils n’ont rien à y faire.

    C'est pourquoi Damoclès lance ce soir une grande pétition pour mobiliser tous les Français qui aiment leur pays.

    Et je vous invite à la signer dès maintenant en cliquant sur le bouton ci-dessous :

    En signant cette pétition, vous exigez une réponse rapide de l’État qui fait actuellement l’autruche face à cette réalité des faux Français.

    Et vous soutenez ces quatre mesures d’urgence :

    1. La suppression du regroupement familial.
    2. La déchéance de nationalité pour de nombreux délinquants.
    3. L’expulsion de tous les délinquants étrangers.
    4. La réforme du Code de la nationalité, avec notamment la suppression du droit du sol.

    Il est urgent d’agir.
    Signez la pétition et partagez-la avec un maximum de gens autour de vous !


    Pour la France !
    Samuel Lafont et l'équipe Damoclès


    5 commentaires
  • Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg

    La jeune suédoise autiste !

    LIEN de l'article d'Isabelle Attard sur Reporterre :

    https://reporterre.net/Le-capitalisme-vert-utilise-Greta-Thunberg


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique