• L'Obs : Tout juste nommé ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti a participé à la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le 8 juillet. Pour sa première intervention, il a répondu au député LR Antoine Savignat, qui l'a notamment interrogé sur la contradiction apparente entre ses déclarations passées en tant qu'avocat et son nouveau rôle de garde des Sceaux. Sa prise de parole a été accompagnée à la fois par des applaudissements et du chahut.


    2 commentaires
  • Le nouveau ministre de la Justice Eric Dupond-Moretti s'est félicité mardi des taux d'occupation «historiquement bas» à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), choisie pour son premier déplacement, et a affirmé vouloir «poursuivre» sur cette voie.

    Dès l'arrivée de l'ancien avocat pénaliste, connu pour ses nombreux acquittements, des détenus ont crié «acquittator» et «viens nous défendre», a constaté une journaliste de l'AFP. Après une visite d'environ 45 minutes, Eric Dupond-Moretti s'est dit «préoccupé par la liberté, par les conditions de détention, par les conditions de travail du personnel pénitentiaire».

    «Témoin passif mais attentif» d'une rencontre entre prisonniers et personnels pénitentiaires, le garde des Sceaux les a entendus dire «la même chose: moins de détenus, un peu moins d'inconfort et de meilleures conditions de travail pour le personnel pénitentiaire». «C'est à méditer», a commenté le ministre lors d'une brève déclaration à la presse.

    La prison de Fresnes est l'une des plus vétustes de France et a été l'une des plus surpeuplées avant l'épidémie de Covid-19 qui a permis à de nombreux détenus d'être libérés par anticipation.

    Au 1er janvier, la densité carcérale était de 142%. La maison d'arrêt compte actuellement 1679 détenus pour 1603 places, soit un taux d'occupation de 115%. «Il y a évidemment des conditions de détention qui restent très difficiles. Tous ceux qui pensent que la prison c'est le trois étoiles se trompent complètement, et ils devraient se taire», a déclaré le ministre de la Justice. «On est dans des taux d'occupation ici qui sont historiquement bas et c'est sans doute le chemin qu'il faut poursuivre, en tout cas c'est ma conviction», a conclu Eric Dupond-Moretti.

    Placide

    Il aimerait moins de détenus, c'est l'avocat qui parle, il va faire le nécessaire !

    Il aimerait que la prison soit un hôtel de luxe !

    Les jeunes truands doivent être contents !


    3 commentaires
  • Le nouveau ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a jugé mercredi que « ?l'islam politique? » était un « ?ennemi mortel pour la République? », appelant à lutter « ?contre toute forme de communautarisme? », sans cependant tomber dans les caricatures. « ?Oui l'islam politique est un ennemi mortel pour la République, oui il faut combattre toute forme de communautarisme? », a déclaré le nouveau locataire de la place Beauvau, au Sénat, lors de la séance des questions au gouvernement.

     

    Gérald Darmanin qui, à la tête du ministère de l'Intérieur, gère aussi les cultes a cependant mis en garde la sénatrice Jacqueline Eustache-Brinio, (LR, Val-d'Oise) qui l'interrogeait : « ?La laïcité n'est pas la négation de [la] liberté des cultes.? » Gérald Darmanin, dont la nomination à l'Intérieur fait l'objet de virulentes critiques en raison d'une enquête pour viol qui le vise, a mis en avant son parcours personnel et son héritage familial, en se disant « ?très fier de l'assimilation française? ».

    « Lutter de toutes nos forces contre l'islamisme politique »

    « ?Mon grand-père priait Allah et portait l'uniforme de la République [?] Oui à des Français, quelle que soit leur couleur de peau et quelle que soit leur religion? », a-t-il souligné, avant de rappeler que son deuxième prénom était « ?Moussa? ». Dès son premier discours lors de la passation des pouvoirs organisée mardi place Beauvau, Gérald Darmanin s'en était déjà pris à l'islam politique. « ?Nous devons être intraitables avec ce que le président de la République a qualifié de séparatisme? » et « ?lutter de toutes nos forces contre l'islamisme politique qui attaque la République? », avait-il déclaré

    Le Point

    Wikipédia : 

    Famille et vie privée

    Gérald Moussa Darmanin naît le 11 octobre 1982 à Valenciennes (Nord).

    Il est le fils de Gérard Darmanin, tenancier de bar à Valenciennes, et d'Annie Ouakid, femme de ménage ou concierge à la Banque de France. Son grand-père paternel est un Juif maltais. Son grand-père maternel, Moussa Ouakid, né en 1907 dans le douar d'Ouled Ghalia (aujourd'hui dans la commune de Khemis El Khechna) en Algérie, a été tirailleur algérien, résistant dans les FFI en 1944 et harki.

    Gérald Darmanin est divorcé et sans enfant.


    2 commentaires
  • Ah la menteuse, quel gouvernement, la honte !


    3 commentaires
  • Dupont-Moretti va tout faire pour nuire à Marine Le Pen  qu'il déteste, tout ça  avec l'accord de macaron !


    2 commentaires
  • « Je veux garder le meilleur et changer le pire », a déclaré Eric Dupont-Moretti, ce mardi, lors de la passation de pouvoirs au ministère de la Justice où il succède à Nicole Belloubet. En un quart d’heure d’un discours non dénué d’émotion, le ténor du barreau a notamment rassuré les magistrats, avec qui il a entretenu des rapports tendus au cours de sa carrière : « Je ne fais la guerre à personne », a-t-il martelé.

    Dans cette  video, il pense aux prisonniers aux conditions de vie inhumaine et dégradante ! ! !

    Il a craché auparavant sur les magistrats.

    Il a défendu les pires criminels et truands

    https://www.midilibre.fr/2020/07/07/eric-dupont-moretti-de-merah-a-balkany-retour-sur-les-grands-proces-de-sa-carriere-8967604.php

    Ce type me dégoute profondément !


    4 commentaires
  • Nadia Hai, l’inattendue ministre des Yvelines

    On attendait Aurore Bergé, porte-parole de LREM, sa collègue Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois, ou encore le maire (DVD) de Poissy Karl Olive : c'est finalement Nadia Hai, d'origine marocaine, qui a décroché la première une place au gouvernement. La députée (LREM) de la 11e circonscription des Yvelines (Trappes - Elancourt) s'est vue attribuer ce lundi le poste de ministre déléguée à la ville à la place de Julien Denormandie, nommé à l'Agriculture.

     

    Un passage de l'article :

    Le casse-tête de son remplacement à l'Assemblée

    Reste maintenant à savoir qui va la remplacer dans l'hémicycle. En toute logique, c'est son suppléant qui devrait y aller. Problème : Moussa Ouarouss, élu à ses côtés en juin 2017, est toujours sous le coup de mises en examen pour importation, transport et détention de produits stupéfiants en bande organisée et association de malfaiteurs, qu'on lui a signifiées en août 2019, dans le cadre d'une enquête portant sur un vaste trafic de cannabis entre la France et le Maroc.

    LIEN de l'article complet :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/nadia-hai-l-inattendue-ministre-des-yvelines/ar-BB16pcS3?ocid=msedgntp

     

    Que du beau monde dans ce gouvernement !


    3 commentaires
  • Gouvernement Castex : La plainte pour viol contre Gérald Darmanin « n’a pas fait obstacle » à sa promotion selon l’entourage du président

    Dans l’entourage d’Emmanuel Macron, on juge que « les choses vont dans le bon sens », quant à la plainte pour viol qui vise Gérald Darmanin, nouveau ministre de l’Intérieur

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/gouvernement-castex-la-plainte-pour-viol-contre-g%C3%A9rald-darmanin-n-a-pas-fait-obstacle-%C3%A0-sa-promotion-selon-l-entourage-du-pr%C3%A9sident/ar-BB16qffn?ocid=msedgntp

     

    Quand je pense à  ce qu'avait dit macaron en 2017 : il voulait un gouvernement irréprochable ! On en est loin ! C'est  la chienlit ! ! !


    3 commentaires
  • Le remaniement ministériel a connu une nouvelle étape ce lundi avec l'annonce d'une nouvelle liste de ministres et de ministres délégués. Voici les noms du gouvernement Castex...

    L'ESSENTIEL

    Le remaniement ministériel, lancé vendredi avec la démission d'Edouard Philippe et l'arrivée de Jean Castex à Matignon, s'est poursuivi ce lundi 6 juillet 2020 avec l'annonce par le secrétaire général de l'Elysée Alexis Kohler de la liste des nouveaux ministres du gouvernement.

    Des personnalités de premier plan comme Roselyne Bachelot (Culture) ou Eric Dupont-Moretti (Justice) font leur entrée dans l'équipe d'Emmanuel Macron. L'ancienne écolo Barbara Pompili prend pour sa part le portefeuille de la Transition. 

    Des cadres de l'ancienne équipe (Jean-Yves Le Drian, Bruno Le Maire, Jean-Michel Blanquer) restent en place avec parfois des ministères élargis.

    A l'Intérieur, Christophe Castaner est remplacé par Gérald Darmanin. Nicole Belloubet (Justice) et Sibeth Ndiaye (Porte-parole) sortent...

    Voici la liste des personnalités de ce "gouvernement Castex I", censée acter un tournant dans le quinquennat d'Emmanuel Macron.

     
    • Premier ministre, chef du gouvernement : Jean Castex
    • Les ministres
    • Ministre de l'Europe des Affaires étrangères : Jean-Yves Le Drian
    • Ministre de la Transition écologique : Barbara Pompili
    • Ministre de l'Intérieur : Gérald Darmanin
    • Ministre de la Justice, Garde des Sceaux : Eric Dupont-Moretti
    • Ministre du Travail de l'Emploi et de l'Insertion : Elisabeth Borne
    • Ministre de l'Economie, des Finances et de la Relance  : Bruno Le Maire
    • Ministre des Armées et de la Défense : Florence Parly
    • Ministre de l'Education, de la Jeunesse et des Sports : Jean-Michel Blanquer
    • Ministre des Outre Mer : Sébastien Lecornu
    • Ministre de la Culture : Roselyne Bachelot 
    • Ministre de la Santé et des Solidarités : Olivier Véran
    • Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation : Julien Denormandie
    • Ministre de la Fonction et de la Transformation publique : Amélie de Montchalin 
    • Ministre de l'Enseignement supérieur : Frédérique Vidal
    • Ministre de la Mer : Annick Girardin
    • Ministre des Territoires : Jacqueline Gourault
    • Les ministres délégués
    • Ministre délégué aux Relations avec le Parlement : Marc Fesneau
    • Ministre déléguée à l'Egalité hommes-femmes, aux Droits et à l'Egalité des chances : Elisabeth Moreno
    • Ministre délégué au Commerce extérieur et à l'Attractivité : Frank Riester
    • Ministre déléguée au Logement : Emmanuelle Wargon
    • Ministre délégué aux Transports : Jean-Baptiste Djebarri
    • Ministre délégué aux Comptes publics : Olivier Dussopt
    • Ministre déléguée à l'Industrie : Agnès Panier Runacher
    • Ministre délégué aux PME : Alain Griset
    • Ministre déléguée aux Sports : Roxana Maracineanu 
    • Ministre déléguée à la Mémoire et aux Anciens combattants : Geneviève Darrieussecq
    • Ministre déléguée à la Citoyenneté : Marlène Schiappa
    • Ministre déléguée à l'Insertion : Brigitte Klinkert
    • Ministre déléguée chargée de la Ville : Nadia Hai
    • Ministre déléguée à l'Autonmie : Brigitte Bourguignon 
    • Secrétaire d'Etat, porte-parole du gouvernement : Gabriel Attal

    4 commentaires
  • A Lille, double recours contre la victoire de Martine Aubry

    Martine Aubry à la sortie du bureau de vote lors du second tour des municipales à Lille, le 28 juin.


    3 commentaires
  • Jean Castex nommé nouveau Premier ministre

    Haut fonctionnaire passé par le ministère de la Santé et l'Élysée, élu local, Jean Castex a été nommé Premier ministre par Emmanuel Macron après la démission d'Édouard Philippe. 

     

    Il était le "Monsieur déconfinement" du gouvernement français. Jean Castex, 55 ans, est désormais le nouveau Premier ministre, après la démission d'Édouard Philippe. Il a été nommé vendredi 3 juillet par Emmanuel Macron.

    Le 2 avril, lors de l'annonce de sa nomination pour préparer le plan de déconfinement, Édouard Philippe avait loué "un haut fonctionnaire qui connaît parfaitement le monde de la santé et qui est redoutable d'efficacité".

    Jean Castex avait eu la charge de résoudre le casse-tête du déconfinement progressif de la population française dans un contexte où le nouveau coronavirus n'aura pas totalement disparu. Un défi qui n'a pas fait peur à cet énarque, habitué des dossiers complexes, qui peut s'appuyer sur une vie professionnelle et politique très largement orientée vers le secteur social et la santé.

    "Idées claires et franc-parler"

    Sorti en 1991 de l'ENA, admis à la Cour des comptes, Jean Castex fait le choix d'un poste de directeur des affaires sanitaires et sociales dans le Var. Puis il rejoint la préfecture locale avant de devenir, en 2005-2006, directeur de l'hospitalisation et de l'organisation des soins au ministère des Solidarités et de la Cohésion sociale. C'est là qu'il va être repéré par Xavier Bertrand, qui en fera son directeur de cabinet à deux reprises, d'abord au ministère de la Santé (2006-2007) puis au Travail (2007-2008).

    "Lors du premier plan pandémie (pour le virus H5N1 en 2006, NDLR), c'est Jean Castex qui est dircab", rappelle Xavier Bertrand, à l'AFP, en soulignant que "l'OMS avait alors indiqué qu'on était un des pays les mieux préparés au monde".

    "Le côté 'je vous mets en place un plan qui ne fonctionne pas sur le terrain', ce n'est vraiment pas le genre de la maison Castex", ajoute le président de la région Hauts-de-France, en louant "les idées claires et le franc-parler" de cet "énarque rectifié élu local".

    Un parcours politique à droite

    "Politiquement, je suis de droite et je l'assume parfaitement", aimait souligner Jean Castex à l'époque, selon l'AFP.

    Membre du parti Les Républicains, il est notamment proche de Nicolas Sarkozy dont il a été le secrétaire général adjoint à l’Élysée. Ce qui ne l'empêche pas de soutenir la candidature de François Fillon pour la présidence de l'UMP lors du congrès de l'automne 2012.

    Il sait aussi se ménager des appuis à La République en marche : son nom avait un temps circulé, fin 2018, pour remplacer Gérard Collomb au ministère de l'Intérieur avant que l'ex-socialiste Christophe Castaner lui soit préféré.

    Jusqu'à sa nomination le 2 avril, il avait été également délégué interministériel aux Jeux olympiques de Paris-2024 et aux grands événements sportifs, et présidait l'Agence nationale du sport.

    Un élu au contact

    Ce haut fonctionnaire sait aussi conserver un attachement local. Ce père de quatre filles a conservé l'accent du sud et reste très attaché à son Gers natal. Il est depuis 2008 maire de Prades, où il a d'ailleurs été très largement réélu avec 76 % des suffrages lors du premier tour des municipales, 48 heures avant le confinement.

    Il a également été conseiller régional de Languedoc-Roussillon de 2010 à 2015 et s'était présenté à la députation lors des législatives de 2012, lors desquelles il avait été battu par la candidate PS, Ségolène Neuville.

    France 24

    Maintenant, vous savez qui c'est !


    4 commentaires
  • Jean-Luc Mélenchon et des dirigeants de La France insoumise visés par une enquête pour «abus de confiance»

    Jean-Luc Mélenchon et plusieurs dirigeants de La France insoumise (LFI) sont visés par une enquête préliminaire pour « abus de confiance » et « recel », a annoncé le parquet de Paris ce mardi.

    Une enquête préliminaire a été ouverte le 14 mai dernier et vise plusieurs dirigeants de LFI, dont son leader Jean-Luc Mélenchon, pour des faits d’« abus de confiance » et « recel ».

    Les investigations ont été confiées à la Brigade financière et ont pour but de vérifier les « conditions dans lesquelles les dirigeants de LFI, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont acquittés des amendes et des dommages et intérêts auxquels ils ont été condamnés » en décembre 2019, concernant l’affaire de la perquisition houleuse du siège du parti, selon des sources concordantes citées par L’Express.

    « Des amendes qui auraient été payées avec le chéquier de La France insoumise »

    Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, Bastien Lachaud, Bernard Pignerol et Muriel Rozenfeld sont soupçonnés d’avoir payé « avec le chéquier de La France insoumise » les amendes dont ils avaient écopé en décembre 2019 pour « acte d’intimidation, rébellion et provocation » explique Le Canard Enchaîné.

    Les cinq dirigeants de LFI avaient été condamnés par le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) en décembre 2019, suite à cette perquisition houleuse qui avait eu lieu en octobre 2018, notamment à des amendes et à verser 26 500 euros de dommages et intérêts aux parties civiles.

     

    « Une fuite organisée (et rémunérée?) par tweet dit que Madame Champrenault se venge avec une nouvelle enquête préliminaire. De quoi s’agit-il? Je ne sais pas. La justice de Macron c’est ça », a réagi Jean-Luc Mélenchon sur Twitter peu avant 16 heures.

     

    ACTU 17


    2 commentaires
  • Riposre laïque ; Lassés des socialauds, les bobos des grandes villes ont donc décidé de s'encanailler avec de l'écolo ! Ils auront donc un mélange de Grande-Synthe et de Grenoble, avec leurs lots de migrants, de racailles et d'islamistes, et bien sûr une politique hostile aux automobilistes. Bravo les gars !


    7 commentaires
  • La République en marche aura connu des premières élections municipales cauchemardesques : hormis Edouard Philippe au Havre, le parti n'a pris aucune grande ville et enregistre de cinglants revers, à commencer par Paris.

    Au tout début, ils rêvaient de garder Lyon, de prendre Paris, Marseille et bien d'autres cités. Mais le bilan des municipales pour le parti d'Emmanuel Macron est pas loin d'être catastrophique. Le second tour de dimanche a confirmé les déboires de La République en marche trois mois plus tôt, à l'issue du premier tour. Surpuissant dans les grandes villes en 2017, le parti présidentiel n'en prendra aucune. Il gagne bien sûr au Havre avec Edouard Philippe - chef de la majorité mais non-encarté à LREM - qui conduisait la liste de la majorité de droite sortante. Mais il n'est pas en mesure de remporter Strasbourg, qui aurait été son principal lot de consolation. Malgré le retrait de LR pour le candidat En Marche, la cité alsacienne passe chez les écologistes, comme beaucoup d'autres.

    Pis, les principales villes de France où le maire sortant était passé En Marche ont basculé. C'est le cas bien sûr à Lyon, berceau de la macronie, puisque Gérard Collomb avait perdu son investiture pour son pacte conclu avec la droite et que celle-ci n'a pas empêché les Verts d'écraser l'élection. Mais aussi Besançon, qui devient elle aussi écologiste, ou Orléans, où le maire se fait battre par son prédécesseur LR.

    Buzyn n'est même pas élue au Conseil de Paris

    Même de nombreux sortants qu'elle soutenait ont été battus. A Bordeaux, l'arithmétique plaçait l'alliance du maire LR juppéiste avec LREM favorite du second tour, mais la dynamique verte a été plus forte. Même situation à Tours ou le divers droite Christophe Bouchet a perdu sa place. A Annecy et Nancy, les maires de centre-droit sortants, qui avaient le soutien du parti macroniste dès le premier tour, sont également tombés. Seule consolation (par procuration) : le LR Jean-Luc Moudenc a échappé à la vague verte à Toulouse, alors qu'il était l'un des plus inquiétés dans les sondages. L'élu de droite continuera donc de gouverner avec des élus En marche. A Amiens aussi, l'UDI Brigitte Fouré a résisté à l'union de toute la gauche.

    D'autres situations illustrent la déroute de ce parti. A Paris, au terme d'une campagne chaotique, l'ex-ministre Agnès Buzyn voit son score baisser par rapport au premier tour et n'est même pas élue conseillère de Paris, dans le 17e arrondissement. Elle ne sera "que" conseillère d'arrondissement, la seule de sa liste. Les résultats dans d'autres villes sont insuffisants : à Besançon, le député LREM Eric Alauzet récolte 14,55% des voix (contre 18,88% au premier tour), près de 40 points derrière les écologistes. A Lille ou à Mulhouse, les candidates en lice dépassent à peine les 20% des voix. 

    Pour La République en marche, l'heure sera donc à la remise en question. Après ses cartons électoraux de 2017, une seconde place aux européennes pas loin derrière le RN, le parti montre là qu'il ne parvient pas à s'implanter localement. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a reconnu une "déception", mais le patron du parti, Stanislas Guerini, a juré qu'à terme "il y aura des milliers, des centaines de maires élus de La République en marche, et de cette génération naîtront les prochains maires de La République en marche". Il a souligné que l'objectif de faire élire 10.000 conseillers municipaux devrait être tenu. Mais c'est une bien maigre satisfaction : ce chiffre représente moins de 2% du nombre total d'élus municipaux. 

    Le JDD.fr


    2 commentaires
  • Municipales à Paris


    3 commentaires
  • Marion Cotillard : "Les mensonges des politiques sont devenus intolérables"

    L’actrice et le cinéaste engagés dans le combat vert exigent d’Emmanuel Macron qu’il applique les solutions préconisées par 150 simples Français. Extraits.

    Paris Match. La convention citoyenne pour le climat vient de remettre ses propositions à Emmanuel Macron. Que voulez-vous lui dire ?

     

    Marion Cotillard. Qu’il tienne son engagement. Voilà longtemps qu’on a intégré que les promesses ne sont là que le temps d’une campagne électorale. Les mensonges des politiques sont devenus intolérables. Certes, Emmanuel Macron a rendu possible cette convention. Attendons de voir ce qu’il en fera. Aujourd’hui, j’ai surtout envie d’avoir confiance dans le peuple français, pour qu’il se saisisse de sujets et qu’on en débatte tous ensemble. Ce qui se passe est historique. On est au début du chemin. Tout reste à faire.

    Cyril Dion. Le président nous a dit : “Je prendrai vos propositions et les soumettrai sans filtre au Parlement, au référendum ou à application réglementaire directe.” Je lui réponds aujourd’hui : “Eh bien ! faites-le, maintenant.” Les citoyens se sont formés à un sujet qu’ils ne connaissaient pas. Ils ont formulé des propositions avec pour objectif de réduire de 40 % nos émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2030, par rapport à 1990, dans un esprit de justice sociale. Bonjour le casse-tête ! Ils les ont traduites juridiquement et ont proposé des pistes de financement. Ils ont fait le job.

    Les premières mesures post-Covid vont-elles dans le bon sens ?

    C.D. Les milliards investis l’ont été dans la logique du monde d’avant. Emmanuel Macron s’est construit sur un logiciel libéral, avec d’un côté le lobby économique et de l’autre la volonté d’être [ré]élu. Il est entre ce marteau et cette enclume-là.

    M.C. On nous explique à longueur de journée des choses simples : porter un masque, se laver les mains… Mais pour d’autres gestes tout aussi simples – trier nos poubelles, par exemple –, on est dans un vide abyssal, alors qu’il y a une urgence vitale à les apprendre. On trouve des financements en cas de crise sanitaire, mais au-delà, c’est au réchauffement climatique qu’il faut s’attaquer.

    C.D. Pourtant, le sujet de l’écologie se répand dans toutes les strates de la société. Aux municipales, des candidats de camps opposés se sont même alliés pour “faire barrage aux écolos”. C’est du délire, c’est ce qui est fait d’habitude face au Rassemblement national ! Un monde est en train de s’effondrer et leurs tenants ont conscience que cette quête frénétique de la croissance, cet individualisme effréné ne sont plus soutenables. Mais ils mènent une guerre pour conserver le pouvoir, leurs privilèges, et ils sont soutenus par des intérêts économiques très puissants. Les positions se cristallisent, d’où l’émergence de gens comme Trump ou Bolsonaro.

    (...)

    Cent cinquante citoyens suffisent-ils à réussir à établir un rapport de force ?

    C.D. Pas tout seuls. Ce qui s’est passé dans “l’enceinte des 150” doit se passer maintenant dans la société. On est face à un danger qui est sans doute le plus grand que l’humanité ait jamais affronté. L’objectif, c’est qu’on se mette tous d’accord.

    D’où l’importance d’un référendum…

    C.D. On a dit à Emmanuel Macron que c’était un prérequis.

    M.C. Le référendum est la seule solution pour créer un vrai débat public. Ensuite, ce serait merveilleux que d’autres pays s’inspirent de ce que le peuple français est en train de faire. La France a en elle cette capacité à être un modèle pour le monde.

    Paris Match


    3 commentaires
  • Affaire Kohler : une note d'Emmanuel Macron dédouanant son bras droit embarrasse l'Elysée

     

    Dans une note adressée à Alexis Kohler, le chef de l'État le dédouane d'être intervenu dans des dossiers liés à MSC. Quelque temps après, l'enquête était classée.

    Le président de la République s'est-il immiscé personnellement dans une affaire judiciaire ? L'exécutif a été accusé mardi d'attenter à la séparation des pouvoirs après la mise au jour d'une note d'Emmanuel Macron dédouanant son bras droit Alexis Kohler alors qu'il était visé en 2019 par une enquête pour prise illégale d'intérêt.

    Dans cette attestation, dont l'association anti-corruption Anticor a récemment fait état et qui a été publiée mardi par Mediapart, le chef de l'État assure qu'Alexis Kohler n'est jamais intervenu, au moment où il était son directeur de cabinet à Bercy, dans des dossiers liés à l'armateur italo-suisse MSC avec lequel il entretenait d'étroits liens professionnels et familiaux. C'est parce qu'il était soupçonné d'avoir dissimulé ces liens devant la commission de déontologie que le parquet national financier (PNF) avait ouvert une enquête le 4 juin 2018 pour prise illégale d'intérêts.

    Cette enquête avait été finalement classée sans suite en août 2019 peu après que la note du chef de l'État, adressée initialement à Alexis Kohler, a été envoyée par l'avocat de ce dernier au PNF. Pour expliquer l'abandon des poursuites, les magistrats avaient alors assuré ne pas avoir pu "caractériser les infractions initialement suspectées".

    Réponse gênée

    Évoquant "des faits particulièrement troublants" lors des séances de questions à l'Assemblée, le député LFI Ugo Bernalicis a laissé entendre mardi que les conclusions des enquêteurs s'étaient orientées vers un classement sans suite après la note du chef de l'État et a directement interpellé la garde des Sceaux.

    "Étiez-vous au courant que le président de la République censé être garant de l'indépendance de l'autorité judiciaire (...) était intervenu directement dans un dossier individuel ?", a demandé Ugo Bernalicis alors que le débat sur l'indépendance de la justice a été relancé par des "soupçons" de pression dans l'affaire Fillon.

    "Êtes-vous prête à ouvrir une enquête de l'Inspection générale de la justice ?", a-t-il poursuivi. "Votre question englobe plusieurs éléments auxquels il est très difficile ici de répondre en quelques minutes, tant la confusion qui résulte des différents éléments que vous avez amenés rend une réponse claire délicate", a répondu Nicole Belloubet, sans s'exprimer directement sur la note d'Emmanuel Macron.

    L'Élysée n'a pas souhaité faire de commentaires. Le PNF et l'avocat d'Alexis Kohler étaient injoignables mardi soir pour commenter ces informations. Mécontent du classement sans suite, Anticor a récemment tenté de relancer l'enquête visant Alexis Kohler en déposant une plainte avec constitution de partie civile.

    L'Express

    https://www.tdg.ch/monde/alexis-kohler-suisse-elysee/story/15241744


    2 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique