• Qui pour succéder à François de Rugy ?

    Le président de la République Emmanuel Macron a accepté la démission du ministre de la Transition énergétique François de Rugy. Le Premier ministre Edouard Philippe devra lui trouver au plus vite un (ou une) remplaçant (e).

    Edouard Philippe va de nouveau devoir se triturer les méninges. François de Rugy vient de démissionner du gouvernement et il devra dénicher l'oiseau rare pour lui succéder et ainsi désigner un troisième ministre de l'Environnement en un peu plus de deux ans. Car le temps presse. Avec le succès surprise de la liste écologiste menée par Yannick Jadot aux dernières élections européennes, le président de la République Emmanuel Macron a compris que les enjeux environnementaux sont aujourd'hui au centre des préoccupations des Français. Le 23 juillet prochain, la jeune Suédoise Greta Thunberg, figure de la lutte contre le réchauffement climatique, sera l'invitée de l'Assemblée nationale pour justement évoquer l'urgence climatique et il serait inopportun qu'elle ne soit pas accueillie par le ou la nouveau ministre de la Transition énergétique. Voici nos quatre postulants.

    Brune Poirson

    Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson est la favorite pour le poste. Née à Washington D.C. aux Etats-Unis - elle possède la double nationalité franco-américaine -, Brune Poirson est depuis le 20 mars 2019 la Vice-présidente de l'Assemblée des Nations Unies pour l'Environnement. A la fin des questions d'actualité de l'Assemblée nationale ce mardi après-midi, plusieurs ministres déclaraient que l'écologie «c'était pour elle».

    Pascal Canfin

    Ancien directeur général du WWF France, Pascal Canfin a été le numéro 2 de la liste de La République en Marche pour les dernières élections européennes. Réélu Eurodéputé - il l'était avant pour Europe Ecologie-les Verts, il a été nommé président la commission chargée de l'environnement au Parlement européen, le mercredi 10 juillet.

    Barbara Pompili

    Députée de la Somme sous l'étiquette de La République en Marche, cette ancienne secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité sous François Hollande préside la commission du Développement durable et de l'Aménagement du territoire de l'Assemblée nationale.

    Cédric Villani

    La grosse cote de notre quatuor. Candidat malheureux pour l'investiture de la République en Marche, le mathématicien est un vrai converti à l'écologie. 

    Paris Match

    Nouvelle révélation de Mediapart :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/fran%c3%a7ois-de-rugy-a-utilis%c3%a9-son-indemnit%c3%a9-de-frais-de-mandat-pour-payer-ses-cotisations-d%c3%a9lu-%c3%a0-eelv-selon-mediapart/ar-AAEpA2W?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a présenté sa démission

    Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a présenté sa démission

    Le ministre de la transition écologique, François de Rugy, a présenté sa démission

     

    Mis en cause par les révélations de Mediapart sur ses dîners fastueux entre amis sur les fonds publics et la coûteuse rénovation de son logement de fonction, François de Rugy a présenté sa démission, mardi 16 juillet, a-t-il annoncé dans un communiqué.

    Le ministre de la transition écologique a également déclaré avoir déposé une plainte pour diffamation contre le site d’informations et estime que cela le conduit « à prendre le recul nécessaire » pour cette « mobilisation nécessaire pour [se] défendre ».

     

    Le ministre de la transition écologique avait d’abord dénoncé « des propos mensongers » et un « parti pris militant qui est l’habitude de ce site Internet ». S’il avait dit « comprendre » que de telles révélations « suscitent des réactions, et même des incompréhensions, des interrogations » chez les Français, il avait assuré qu’il « n’y a pas eu de dîners entre amis (…) qui auraient été financés par l’Assemblée nationale », préférant parler de « dîners de travail informels » avec « un paléontologue », « un directeur d’études à Sciences Po » ou encore « des chefs d’entreprise ».

     

    Mediapart a recensé mercredi 10 juillet une dizaine de repas, avec homards et grands crus, qui ont eu lieu entre octobre 2017 et juin 2018 et où étaient reçus à chaque fois entre dix et trente invités appartenant au cercle amical et relationnel de Séverine de Rugy, l’épouse de l’ex-écologiste. Parmi les convives identifiés par le site figuraient aussi des membres de la famille de l’ancien président de l’Assemblée et des amis de son épouse. Les photos montrant Mme de Rugy poser devant une bouteille de Mouton Rothschild 2004 ou M. de Rugy devant une table de Saint-Valentin ornée de pétales de rose ont été abondamment relayées sur les réseaux sociaux et ont fait aussitôt scandale.

     

     Dressing à 17 000 euros

    Ces révélations sont mal passées, neuf mois après le début du mouvement des « gilets jaunes », et alors que le gouvernement veut resserrer le budget. La polémique a fait des vagues au sein même du parti présidentiel. Sous couvert d’anonymat, un cadre de La République en marche (LRM) déplorait « l’effet dévastateur » dans l’opinion publique. « C’est scandaleux, cette histoire. C’est précisément ce que nous ont reproché les “gilets jaunes” ! Cela risque d’accréditer l’idée que les ministres sont pleins aux as et se gavent en profitant de l’argent public. Symboliquement, c’est très lourd », jugeait ce responsable national de la formation macroniste, en ne cachant pas sa colère contre « une vraie connerie ». De son côté, la députée et ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho estimait que « sa démission s’impose ».

    La polémique a enflé encore davantage le lendemain après de nouvelles révélations. Selon Mediapart jeudi 11 juillet, le ministre a fait réaliser plus de 63 000 euros de travaux, payés par le contribuable, dans les appartements privés du ministère de l’écologie. Parmi ces travaux figurait l’installation d’un dressing à près de 17 000 euros.

    Le ministre s’était défendu sur Facebook : « Les services en charge de la gestion des bâtiments du ministère ont fait le constat partagé de la nécessité d’effectuer des travaux de rénovation dans l’appartement de fonction du ministère, qualifié, je cite, de “vétuste” ». Le montant des travaux serait lié selon lui « au caractère très particulier des lieux », puisque « l’hôtel de Roquelaure, comme d’autres ministères, est un élément du patrimoine français, construit au début du XVIIIe siècle ».

    François de Rugy avait été nommé en septembre au gouvernement après la démission surprise de Nicolas Hulot, imposant un style autrement plus politique, pragmatique et policé, avec l’ambition de durer au « ministère de l’impossible ». « Je suis ici pour agir pour l’écologie avec méthode, détermination et persévérance dans le temps », avait-il lancé lors de sa prise de fonction au ministère.

    Le Monde


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  • Affaires Rugy : «Ce pouvoir n’a rien compris des ressorts du dégagisme à l'égard des politiques»

    © CHRISTIAN HARTMANN Emmanuel Macron, Nicolas Sarkozy et Francois de Rugy le 8 mai, lors de la 74e cérémonie de la victoire dans la Seconde Guerre mondiale, au pied de l'Arc de triomphe.

    L'historien Christian Delporte estime que ce nouvel imbroglio politico-privé va nourrir le ressentiment des Français à l'égard de l'exécutif et des élus.

    Professeur d’histoire contemporaine à l’université de Versailles-Saint-Quentin, Christian Delporte est un observateur attentif de la vie politique. Directeur du Temps des médias, il a notamment publié la Communication politique. L’art de séduire pour convaincre (Le Lombard, 2017) et Come back ou l’art de revenir en politique (Flammarion, 2014). A l’heure où François de Rugy, fragilisé après les révélations de Mediapart, est rentré d’urgence d’un déplacement dans les Deux-Sèvres pour se rendre à Matignon ce jeudi, Christian Delporte juge avec sévérité les faits en cause comme la première réaction de l’exécutif.

    Que vous inspire l’affaire ou plutôt les affaires dans lesquelles François de Rugy est mis en cause par Mediapart mais, pour l’instant en tout cas, pas par la justice? La photo des homards a marqué les esprits…?

    En découvrant ces histoires de dîner et de travaux dans son appartement de fonction, je me suis dit que décidément ce pouvoir n’avait rien retenu alors qu’il a déjà été ébranlé par des affaires. C’est d’autant plus sidérant que l’un des thèmes de Macron, c’était précisément la République exemplaire et que le député Rugy était en pointe sur ces questions. Ils n’ont rien retenu du sentiment général des Français: tous les ans, l’enquête du Cevipof est de plus en plus désastreuse et ce nouveau feuilleton ne va rien n’arranger. Il faut quand même avoir à l’esprit que seuls 9% des Français font confiance à leurs représentants politiques, 9%! Dans l’étude de l’an dernier, le terme qui remontait le plus à la surface, c’était celui du dégoût à l’égard du monde politique. Et chacun voit bien en quoi les photos de ces agapes luxueuses sont d’autant plus dévastatrices après la crise des gilets jaunes.

    Nouveau monde et vieilles pratiques? 

    Visiblement oui. Et c’est d’autant plus dommageable que dans la promesse Macron il y avait l’idée d’une rupture non seulement avec la vieille classe politique mais surtout avec ses pires mœurs et ses privilèges. C’était le credo d’une renaissance vertueuse. Le quinquennat s’est d’ailleurs ouvert une nouvelle loi de moralisation de la vie politique qu’a portée l’éphémère Garde des Sceaux François Bayrou, qui a lui-même dû quitter le gouvernement à la faveur d’un remaniement alors qu’il est mis en cause dans l’affaire des assistants parlementaires européens du Modem.

    Une fois de plus c’est la question de la morale et de l’exemplarité dans l’usage des fonds publics qui est posée dans notre monarchie républicaine. Dans des registres différents faites-vous un lien avec le cireur de chaussures d’Aquilino Morelle, les cigares de Christian Blanc ou les costumes de François Fillon ?

    D’une certaine manière, c’est pire. Il ne s’agit pas ici de corruption ou de détournement de fonds mais d’un possible abus de pouvoir: on utilise l’argent du contribuable pour son bien-être personnel et celui de proches. Dans une logique de jouissance, soit exactement ce dont les Français ne veulent plus: plus des trois quarts considèrent que les politiques agissent d’abord dans leur intérêt personnel.  

    Comment jugez-vous la communication de l’exécutif ? La porte-parole du gouvernement a affirmé mercredi que le Président et le Premier ministre maintenaient «bien évidemment» leur confiance à Rugy, mais chez les députés LREM le malaise est palpable…

    Le premier réflexe des politiques est toujours corporatiste ou clanique. Franchement, pourquoi Macron s’est-il précipité mercredi pour faire savoir qu’il maintenait sa confiance à son ministre ? Quelle était l’urgence de ne pas attendre avec prudence d’en savoir plus ?

    N’y a-t-il pas la tentation d’expliquer que Rugy est le vilain petit canard qui aurait pété les plombs dans son coin, en zappant le fait qu’un Emmanuel Macron, par exemple, recevait lui aussi pour des dîners à Bercy des personnalités assez éloignées des interlocuteurs habituels d’un ministre de l’Economie ?

    Si ce genre de dîner existe depuis longtemps, et n’est pas l’apanage du seul couple Rugy, la différence aujourd’hui, c’est que la presse fait son travail en le racontant et que la société ne l’accepte plus. Encore une fois, ils n’ont rien compris des ressorts du dégagisme à l’égard des politiques. Maintenant, Emmanuel Macron n’est pas à l’abri de prendre conscience des dégâts et d’en tirer les conséquences en démissionnant Rugy ce jeudi soir. Si dans l’affaire Benalla, le pouvoir a considéré qu’il fallait le soutenir pour protéger le Président, cette fois, la meilleure chose à faire pour Macron est de limiter les frais sans tarder.

    Libération


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  • 14-Juillet : François de Rugy sera présent en tribune officielle

    14-Juillet : François de Rugy sera présent en tribune officielle

    Ils chantent la Marseillaise ! (rire)

    14-Juillet : François de Rugy sera présent en tribune officielle

    Et OUI, DE RUGY était bien là, près de Macron sur l'estrade pour le 14 juillet 2019 !

    Photos Chantou (télé)

     

    Malgré les récents scandales autour de son train de vie, le numéro deux du gouvernement sera aux côtés des autres ministres pour le défilé sur les Champs-Elysées.

    En difficulté après des révélations médiatiques en série sur son train de vie, François de Rugy sera bien présent, dimanche, aux célébrations du 14-Juillet. Le ministre de la Transition écologie accompagnera les autres ministres en tribune officielle lors du défilé militaire sur les Champs-Élysées.

    Faudrait-il y voir un signe de soutien en haut lieu ? Pour l'heure, le numéro deux du gouvernement, qui a exclu de démissionner vendredi, n'a pas été entièrement épargné par des cadres de la majorité, y compris au sein du gouvernement.

    « Une image terrible »

    La secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, a par exemple confié comprendre « l'indignation » suscitée par cette série de révélations sur l'organisation, alors qu'il était président de l'Assemblée nationale, de dîners présentés comme fastueux aux frais du contribuable.

    L'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, désormais candidat à la mairie de Paris, est allé plus loin encore, déplorant « une image terrible » et réclamant que soit remboursé « ce qui est constitué comme étant des activités privées, si elles le sont ».

    Le Parisien

    Le gouvernement, de plus en plus pourri !


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  •  Les dîners secrets de François de Rugy avec des lobbyistes

    Le rôle d’un ministre est-il de « mettre en relation des lobbyistes avec des personnalités influentes » ? C’est la question que pose une nouvelle polémique touchant le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

     

    Fin mars 2019, François de Rugy cale un dîner au ministère avec Marc Teyssier d’Orfeuil. Ce lobbyiste des véhicules écolo organise des think tank, des lieux de débats, de rencontres et d’échanges qui permettent d’engager des réflexions sur des sujets tels que la mobilité, l’agriculture, l’énergie… Avec sa société, Com’publics, il anime aussi régulièrement des déjeuners mettant en lien des parlementaires avec des chefs d’entreprise.

    « Ce dîner ne doit pas apparaître dans l’agenda »

    Ce soir-là, donc, François de Rugy accepte d’organiser au ministère un dîner avec Marc Teyssier d’Orfeuil et des personnalités importantes du monde de l’énergie, tel qu’Engie. Une pratique qui surprend certains membres de son entourage. D’autant que François de Rugy décide de ne pas convier certains membres de son cabinet.

    Le ministre se croit alors obligé de rédiger une mise au point. Un message que Ouest-France a réussi à se procurer. « Je tiens à apporter des précisions pour le dîner de ce soir. C’est un dîner dont j’ai pris l’initiative personnellement. C’est un dîner informel comme j’en ai déjà organisé d’autres. Ce n’est pas un dîner officiel, il ne doit d’ailleurs pas apparaître dans l’agenda public. C’est pourquoi je n’associe pas les membres du cabinet. J’ai demandé exceptionnellement à Xavier Ploquin (NDLR : son conseiller en énergie) et à lui seul d’y être, compte tenu de certains thèmes abordés. Merci de s’en tenir à ce fonctionnement. » Il précise enfin qu’il donnera « les instructions » à Thibault Leclerc, son chef de cabinet, « pour la bonne organisation de ces rencontres informelles ».

    Table payée par l’argent public

    Une table payée par de l’argent public pour être mise au service d’intérêts privés. Rien d’illégal, là encore. Mais le rôle d’un ministre est-il de permettre aux lobbyistes de rencontrer des personnalités influentes du puissant monde de l’énergie ?

     

     

    On s’en souvient. C’est précisément ce qui avait fini de convaincre Nicolas Hulot, le prédécesseur de François de Rugy, de quitter le gouvernement. Il dénonçait « l’influence des lobbystes dans les cercles du pouvoir ».

    Ouest-France

    Vendredi matin, le ministre a indiqué qu'il ne comptait pas démissionner, précisant avoir reçu mercredi le "soutien" du président Emmanuel Macron.

    BFM.TV

    https://www.youtube.com/watch?v=heZ62xVGH2c


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  • Comme s'il n'y avait pas assez de pays en Eurrope !


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  • © AFP Emmanuel Macron lors de la signature des contrats pour l'Outre-mer

    Le ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini a convoqué lundi soir en urgence le Comité national pour l'ordre et la sécurité.

    Au menu : l'immigration et les mesures qu'il envisage de prendre pour renforcer son décret sécurité-bis contre les ONG qui sauvent la vie des migrants au large de la Libye et entrent en force dans un port italien. Comme l'ont fait, à quelques jours de distance, le navire de l'ONG allemande Sea-Watch et le voilier de l'ONG italienne Mediterranea qui ont accosté, sans autorisation, à Lampedusa pour mettre en sécurité les migrants secourus.

    Avec notre correspondante à Rome,  Anne Le Nir

    Encore un tour de vis pour les ONG en Méditerranée. En accord avec le ministère de la Défense, le ministre de l'Intérieur Matteo Salvini prévoit l'utilisation de navires de la Marine militaire pour bloquer les bateaux avec des migrants à bord, avant qu'ils n'atteignent les eaux territoriales italiennes.

    Salvini prévoit aussi un renfort des vedettes de la police des douanes à l'entrée des ports italiens, en particulier celui de Lampedusa. Par ailleurs, Rome envisage d'utiliser des radars et des avions pour repérer les embarcations autonomes au moment de leur départ de la Libye et pour avertir à temps les garde-côtes libyens afin qu'ils interviennent. Pour cela, l'Italie serait prête à offrir à Tripoli dix nouvelles vedettes.

    Construire un mur flottant est impossible, mais le concept est bien là, au risque d'agrandir le cimetière Méditerranée.

    Quarante-sept migrants dont dix femmes vont accoster au port de Pozzallo en Sicile, ils ont été récupérés par un patrouilleur de la police des douanes, leur arrivée est prévue dans la nuit de lundi à mardi.

    RFI


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  • Plus de deux milliards d'euros engagés par l'Etat pour le développement économique et social de l'Outre-mer

    © AFP Emmanuel Macron lors de la signature des contrats pour l'Outre-mer

    Développement des transports, conservation des récifs coralliens, implantation de technopole… L’Etat va engager plus de deux milliards d’euros, pour la période 2019-2022, dans le but de rattraper le retard économique et social des territoires d' Outre-mer. Pour ce faire, des contrats de convergence et de transformation (CCT) ont été signés lundi.

    Des contrats destinés à « changer concrètement la vie de nos concitoyens », dixit le président de la République. En présence du Premier ministre et de huit ministres, Emmanuel Macron a défendu « un engagement collectif » en signant ces textes avec 31 collectivités d’Outre-mer. La succession de réglementations et de textes législatifs consacrés à l’Outre-mer et leurs effets insuffisants ont entamé la crédibilité de l’Etat auprès des Ultramarins, a reconnu le chef de l’Etat.

    « La vie des gens n’a pas assez changé »

    Or, en raison du fort taux de chômage de ces territoires, des problèmes d’accès à l’eau et à l’assainissement ou encore des infrastructures scolaires et sanitaires souvent déficientes, les Outre-mer souffrent de retards économiques et sociaux structurels. « On a signé ces dernières années, quelle que soit la sensibilité politique, beaucoup de textes, sans doute beaucoup trop, on a pris beaucoup de déclarations, mais la vie des gens n’a pas assez changé », a insisté Emmanuel Macron.

    Les contrats ont été signés avec les collectivités de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique, de Mayotte, de La Réunion, de Saint-Pierre-et-Miquelon et de Wallis-et-Futuna, les autres territoires devant suivre ultérieurement. Ils seront, entre autres, affectés aux infrastructures sportives, à l’aménagement des plages et à la conservation des récifs coralliens en Guadeloupe, aux collèges et lycées de Guyane, aux réseaux d’eau et pôles universitaires de La Réunion, ou encore à la transition énergétique en Martinique.

    20 Minutes

    Mais où va t-il trouver ces deux milliards ?


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  • Jadot reproche à Macron son soutien à Total

    Alors qu'Emmanuel Macron a regretté que Total ait été attaqué pour son projet de sponsoriser les Jeux olympiques de 2024, l'écologiste Yannick Jadot déplore que le président «ne cesse de satisfaire les besoins et les demandes de Total».

     

    LIEN article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/jadot-reproche-%c3%a0-macron-son-soutien-%c3%a0-total/ar-AAE2iG6?ocid=PerDHP

     


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  • Municipales : "Aucune alliance" possible du PS avec LREM, assure Faure

    "Aucune alliance" ne sera possible entre des candidats socialistes et LREM lors des municipales, et ceux qui souhaitent soutenir un candidat de la majorité devront quitter le PS, a prévenu lundi le premier secrétaire Olivier Faure.

    "Pour toutes celles et ceux qui se sont battus toute leur vie pour lutter contre les inégalités, les discriminations, les injustices, ceux-là ne peuvent pas rejoindre cette majorité et c'est la raison pour laquelle il n'y aura aucune alliance en France avec En Marche pour des candidats socialistes", a-t-il souligné sur Europe 1.

    Interrogé sur l'affaire du courrier signé du directeur de cabinet de Richard Ferrand, Jean-Marie Girier, se proposant de créer une "task-force (équipe dédiée, ndlr) pour 'chasser' les maires" PS, il a indiqué avoir écrit au président de l'Assemblée nationale "pour lui demander" quelles étaient les fonctions et missions exactes de son collaborateur.

    Comment des socialistes pourraient-ils "rejoindre" la majorité, alors que "l'acte 2 du quinquennat" d'Emmanuel Macron consiste à vouloir "prélever 3,5 milliards sur les chômeurs, reprendre de l'argent supplémentaire sur les APL, fixer un âge pivot à 64 ans pour les retraites, (demander à) des gens déjà largement précaires (...) de choisir entre la décote ou la misère pendant des années avant de toucher la retraite à taux plein", a-t-il énuméré. "S'il en est qui considèrent que cette politique-là est une politique qu'ils peuvent soutenir, alors ce que je leur dis c'est qu'il faut qu'ils partent à La République en marche, il faut qu'ils considèrent que leur place n'est plus chez les socialistes, n'est plus à gauche", a tranché Olivier Faure.

    Cazeneuve, "un atout pour la gauche"

    Interrogé par ailleurs sur le retour sur le devant de la scène de Bernard Cazeneuve, qui fait envisager à certains une candidature de l'ancien Premier ministre à la présidentielle de 2022, Olivier Faure a remarqué que "nous sommes encore à trois ans de l'élection présidentielle". "Pitié, de grâce, ne commençons pas, trois ans à l'avance, à faire l'élection présidentielle, quand nous avons tout le temps pour pouvoir avancer et rassembler les forces éparses de la gauche", a-t-il demandé.

    Soulignant que Bernard Cazeneuve est "un ami personnel" et "un atout pour la gauche", il a estimé qu'"il faut allier l'expérience et la nouveauté". "Et vous ne me ferez pas dire quoi que ce soit de plus ou de moins", a-t-il conclu.

    Paris Match


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  • Accord UE-Mercosur : "en matière climatique, Emmanuel Macron est le champion des Tartuffe", pour Adrien Quatennens

    Invité du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1, le député LFI a estimé qu'il n'y avait "pas d'écologie possible dans le cadre du libéralisme exacerbé" alors que l'UE et le Mercosur ont trouvé un compromis sur un vaste accord de libre-échange.

    Le projet d'accord de libre-échange entre l'Union Européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), finalisé début juillet, comporte-t-il suffisamment de garde-fous écologiques ? Non, selon Adrien Quatennens. Invité du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1, le député de La France Insoumise (LFI) s'est dit inquiet quant aux conséquences potentielles de ce texte pour l'environnement. 

     

    "Des accords de libre-échange climaticides"

    "En matière climatique plus que sur d'autre sujets encore, Emmanuel Macron est le champion des Tartuffe plutôt que le champion de la Terre", estime Adrien Quatennens. "Rien que sur le traité de libre échange avec le Canada [adopté début juillet, ndlr], il écrase les accords de Paris. Emmanuel Macron ne fait pas d'écologie politique, il fait de l'écologie cosmétique : ce ne sont que des effets d'annonce, de la communication, mais derrière il n'y a rien de conséquent."

    "On ne peut pas, d'un côté, dire qu'on veut interdire le plastique, aller vers plus de recyclage, prendre toutes sortes de mesures, et en même temps signer sans cesse ces accords de libre-échange climaticides", déroule celui qui vient d'être nommé coordinateur de LFI, estimant qu'il n'y a "pas d'écologie possible dans le cadre du libéralisme exacerbé". 

    239 pesticides "qui viennent d'être autorisés par monsieur Bolsonaro"

    "Dans le cadre du Mercosur, quelles que soient les limites que fixe le ministre Le Drian, on sait ce qui va se passer", illustre Adrien Quatennens. "On parle d'abaissement des tarifs douaniers, d'abaissement des normes qui vont créer un grand marché. (...) Mais regardez par exemple le Brésil de Monsieur Bolsonaro, qui est en train de poursuivre la déforestation de la forêt amazonienne", dénonce-t-il. Et d'ajouter : "le Brésil, c'est aussi 239 pesticides qui viennent d'être autorisés par Monsieur Bolsonaro." 

    Europe 1

    Sans oublier la viande qui va venir de là-bas, bon appétit les carnivores !


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  • Disparition de Steve à Nantes : un député LREM accuse… l’Etat

    Selon Mounir Belhamiti, le gouvernement a grandement manqué de tact et de compassion après la polémique sur l’intervention musclée des forces de l’ordre lors d’une Fête de la musique en bord de Loire.

    C’est « délicat », convient-il lui-même. Mais le député LREM de Nantes Mounir Belhamiti estime qu’il est de son devoir de s’exprimer sur ce sujet, quitte à froisser la direction de la majorité dont il est issu. Dans une tribune publiée mardi sur Facebook, l’élu de Loire-Atlantique revient donc longuement sur la dispersion polémique d’une Fête de la musique par les forces de l’ordre, notamment marquée par la disparition de l’un des jeunes spectateurs, Steve Caniço, 24 ans.

    Steve n’a plus donné signe de vie depuis la nuit du 21 juin /DR

    Dans la nuit du 21 au 22 juin, un peu après 4 heures, les forces de l’ordre interviennent quai Wilson pour mettre un terme à cette soirée électro qui dure au-delà de l’heure prévue. Mais pendant l’intervention, où du gaz lacrymogène et des grenades de désencerclement sont utilisés, 14 personnes tombent dans la Loire. Steve n’a lui plus donné signe de vie.

    « L’Etat se met en faute »

    « Une enquête de l’IGPN (la police des polices, ndlr) est en cours, à la demande du ministre de l’intérieur, concernant les conditions d’intervention […]. Je souhaite qu’elle permette de faire toute la lumière sur les faits, et les éventuelles responsabilités engagées », explique d’abord celui qui a remplacé François de Rugy à l’Assemblée lorsque ce dernier est devenu ministre. Et de poursuivre : « S’il ne m’appartient pas de me prononcer sur les conclusions des enquêtes à venir, je crois de mon devoir de parlementaire et d’élu de la majorité de m’exprimer aujourd’hui. Je suis élu d’une majorité qui a inscrit la bienveillance, et le respect de la dignité humaine au cœur de ses valeurs. Je suis élu d’une majorité qui a fait de l’évaluation de l’action de l’Etat une mission essentielle des parlementaires. Et lorsque la première réponse de l’Etat, par la voix de son représentant, et avant même que ne soit diligentée l’enquête de l’IGPN, consiste à déclarer, trois jours après les faits, que l’intervention policière s’est déroulée de manière proportionnée, je le dis sans ambages : l’Etat se met en faute. Parce que nul ne saurait considérer comme proportionnée une intervention qui conduit une dizaine de jeunes à se jeter dans la Loire. »

    Mounir Belhamiti poursuit : « Lorsque le représentant de l’Etat rappelle, par un communiqué lapidaire, les règles d’organisation de manifestations, et met en garde contre des rassemblements festifs à caractère musical non autorisés, alors qu’est prévu un rassemblement de solidarité envers les proches du jeune disparu, et d’expression de l’émotion populaire, le tout sans un mot de compassion, je le dis sans ambages : l’Etat se met en faute. »

    Une plainte collective, notamment de Nantais

    Enfin, selon le député de la majorité, « l’Etat se doit de témoigner bienveillance et empathie envers les Nantaises et les Nantais qui expriment une inquiétude et une incompréhension parfaitement légitimes et ne sauraient être traités par une forme d’indifférence qui confine au mépris. »

    Ce mercredi, 85 personnes ont par ailleurs décidé de déposer une plainte collective contre X pour mise en danger de la vie d’autrui et violences volontaires par personnes dépositaires de l’ordre public.

    Sur les grilles de la préfecture, des amis de Steve ont accroché une banderole sur laquelle est écrit « À jamais dans nos coeurs », accompagnée des mots « Justice pour Steve/Victime de la répression/On lâchera rien ».

    Le Parisien

    Bravo Mounir !


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  • Christophe Castaner, Invité du "8h30 Toussaint/Aphatie" du 15 mars 2018

    Le gouvernement avait promis de ne fermer aucune école en France jusqu'en 2022. Mais les élus locaux, eux, peuvent le faire  !

    ÉDUCATION - “Nous ne fermerons pas d’écoles primaires à la rentrée, c’est la première fois qu’un gouvernement s’engage à cela, rendez-vous compte, c’est énorme”, déclarait Jean-Michel Blanquer en avril sur Franceinfo ,reprenant une promesse d’Emmanuel Macron pour répondre à la crise des gilets jaunes. Vraiment ?

    En fait, cette promesse était assortie d’un petit astérisque en bas de page: “pas de fermeture sans l’accord des maires”. Et les élus locaux ne se sont pas privés. Par ailleurs, des fermetures d’écoles ont tout de même été décidées par le gouvernement. De quoi largement relativiser “l’énormité” de cet engagement du gouvernement.

    Selon une enquête du ministère de l’Éducation nationale, reprise par Le Parisien ce lundi 1er juillet, environ 400 écoles vont disparaître à la rentrée de septembre. Parmi elles, 150 fermetures ont été décidées par l’Éducation nationale et 250 par les élus locaux dans le cadre de projets de fusions et regroupements d’écoles, concernant en première ligne les établissements ruraux.

    Les écoles rurales peu à peu rayées de la carte 

    Ces fermetures sont principalement liées à une vaste refonte de la carte scolaire qui tend au regroupement des écoles de village dans des RPC (Regroupements pédagogiques concentrés), plus modernes, mieux équipés et surtout plus faciles et moins chers à gérer. Ces grosses structures qui peuvent accueillir jusqu’à plusieurs centaines d’élèves poussent par dizaines en zones rurales. 

    La promesse du gouvernement se heurte donc à cette reforme en cours qui, pas à pas, sonne le glas des petites écoles de campagne. Lors de son interview sur Franceinfo, le ministre de l’Éducation nationale avait pourtant mis en avant leurs résultats “meilleurs que la moyenne”, leur “caractère très humain” et leur intérêt pour “la vie des villages”.

    “On est en train de casser la relation sociale de nos villages avec ces cartes scolaires qui servent d’abord à remplir les classes”, déplore Dorothée Farcy, enseignante dans une école primaire et membre du bureau du syndicat Snuipp de la Somme, interrogée par Le Parisien. Avec 30 fermetures d’écoles, dont 27 dans le cadre de regroupements, son département est parmi les plus touchés en France.

    Selon le syndicat SNUipp-FSU, 808 classes ont déjà fermé lors de la dernière rentrée en zones rurales. C’est l’une des doléances des gilets jaunes: la disparition progressive des services publics près de chez eux les obligeant à prendre, toujours plus loin et plus souvent, leur voiture.

    HUFFPOST


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  • Ursula von der Leyen, une proche de Merkel à la tête de la Commission européenne

    Ministre de la Défense allemande depuis 2013 et figure de l'aile modérée de la CDU, elle sera la première femme à diriger l'institution. Sa candidature, proposée par Emmanuel Macron, a reçu l'aval des chefs d'Etat et de gouvernement.

     

    Angela Merkel aura finalement réussi à placer une compatriote, et même une de ses proches, à la présidence de la Commission européenne. A 60 ans, Ursula von der Leyen va devenir la première femme à prendre la tête de «l’exécutif européen». Membre de la CDU, elle est ministre de la Défense depuis 2013, après un passage à la tête du ministère de la Famille, puis du Travail et des Affaires sociales. Ursula vont der Leyen est d’ailleurs la seule ministre allemande en exercice depuis 2005, date d’arrivée au pouvoir d’Angela Merkel. Elle n’a pourtant jamais hésité à afficher des positions en contradiction avec celles de la chancelière, comme l’instauration d’un salaire minimum interprofessionnel ou de quotas féminins pour les postes de direction, qui en ont fait une figure de l’aile modérée du parti. Après qu’elle a présenté, en 2010, sa candidature à la présidence allemande – un poste prestigieux mais essentiellement honorifique –, les commentateurs politiques en avaient même fait une dauphine potentielle d’Angela Merkel.

    Comme ministre de la Défense, elle pousse en faveur d’un plus grand engagement des armées allemandes à l’étranger – ce qui rompt avec la tradition instaurée à la sortie de la Seconde Guerre mondiale – et pour un renforcement de la défense européenne. Mais sa gestion des effectifs et du matériel sont à plusieurs reprises épinglés par des rapports, qui font état de sous-marins en panne, d’avions cloués au sol et d’un manque criant de personnel. A l’échelle européenne, son poste lui a surtout permis de se faire connaître tout en restant à l’écart des remous créés par la gestion des migrations ou le respect de l’Etat de droit qui ont agité le travail de la Commission sortante, et lui a donc évité de se faire des ennemis parmi les dirigeants du groupe de Visegrád (la Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie), qui ont appuyé sa candidature. Et sa bonne coopération avec Paris, sur les questions de défense franco-allemande, a conduit Emmanuel Macron à proposer lundi sa candidature pour la présidence de la Commission, après que Frans Timmermans, la tête de file des sociaux-démocrates, a été écarté.

    «Etats-Unis d’Europe»

    Parfaitement francophone, elle connaît bien Bruxelles après y avoir grandi, quand son père y était en poste, comme… commissaire européen, avant de devenir ministre-président de Basse-Saxe. Après des études de médecine et d’économie couronnées de succès, la fille de bonne famille se lance en politique pour suivre les traces de son père, figure du parti conservateur. En 2001, elle entre au Parlement de Basse-Saxe et grimpe vite les échelons en devenant ministre de la Famille du Land en 2003, tout en continuant à élever ses sept enfants. Depuis son entrée au gouvernement fédéral, elle n’a pas hésité à se mettre scène dans les médias, en multipliant ses participations aux émissions de télé et en posant pour les photographes avec toute sa famille, poney et chèvre compris, devant la maison familiale.

    Très europhile, elle s’est prononcée à plusieurs reprises en faveur «d’Etats-Unis d’Europe». En 2015, elle précisait ses rêves fédéralistes auprès de Die Zeit : «Je n’imagine pas l’Europe de mes enfants ou de mes petits-enfants comme une union libre d’Etats pris au piège des intérêts nationaux.»

    Après avoir reçu l’accord les chefs d’Etat et de gouvernement, sa nomination doit désormais être validée par le Parlement dans la semaine du 15 juillet. Les Verts et les sociaux-démocrates se sont déjà élevés contre la candidature d’Ursula vont der Leyen, qui déroge au principe des têtes de liste, désignées par chaque parti avant les élections européennes pour être candidates au poste de président de la Commission.

    Libération


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  • Les négociations sont suspendues à Bruxelles. Elles reprendront mardi 2 juillet à 11h.

    Depuis dimanche soir, les chefs d'État et de gouvernement discutent pour désigner les personnes qui seront à la tête de l'Union européenne, mais ils ne parviennent pas à trouver d'accord. "C'est un échec collectif, parce qu'on n'est d'accord sur rien", s'inquiète Patrick Martin-Genier, enseignant à Sciences Po et à l'Inalco, spécialiste des questions européennes, sur franceinfo lundi 1er juillet.

    Auteur de L'Europe a-t-elle un avenir ? Une approche critique de la construction européenne, il explique pourquoi aucun accord n'a pour l'instant été trouvé. "C'est la première fois que les chefs d'État et de gouvernement sont dans l'incapacité de se mettre d'accord sur un nom. Cela donne une image très grave de ce qu'il se passe en Europe. C'est un échec collectif, parce qu'on n'est d'accord sur rien, notamment sur la personnalité qui devra diriger la Commission européenne pour les cinq années à venir."

     

    Des raisons multiples

     Le chercheur évoque également les raisons du blocage : "Tout remonte à début mai. Emmanuel Macron ne voulait pas de Manfred Weber, le candidat d'Angela Merkel, car il ne désirait pas voir le "spitzenkandidat", c'est-à-dire le candidat désigné par une famille politique européenne, à la présidence de la Commission européenne. Et, par conséquent, l'Allemagne ne voulait pas non plus de candidat français, proposé par la France".

    "D'autres éléments entrent en compte, comme la parité, car certains chefs de gouvernement ne voient pas l'équilibre entre l'est et l'ouest, et des problèmes d'ordre politique. On l'a vu hier lorsque les chefs d'État et de gouvernement sont arrivés, chacun a tenu des propos qui montraient qu'on n'était pas d'accord sur la stratégie franco-allemande, notamment le Premier ministre polonais qui réfutait considérablement le candidat socialiste Frans Timmermans", poursuit-il.

     

    Vers une prolongation du mandat de Juncker ?

     Si jamais un accord n'est pas trouvé prochainement, les représenatnts européens ont "à peu près jusqu'au 15 juillet pour trouver un président, car le président ou la présidente de la Commission européenne doit recueillir la majorité absolue des voix au Parlement européen. Donc ce n'est pas encore joué. Et si vraiment, cela ne se faisait pas au mois de juillet, on pourrait considérer que le mandat de Jean-Claude Juncker serait prolongé jusqu'à ce que son successeur soit trouvé", indique Patrick Martin-Genier.

    franceinfo

    Macron Merkel, mieux vaut en rire !

    Pauvre Europe ! Que chaque pays reprenne son indépendance !

    Vidons tous ces fonctionnaires payés pour nous "emmerder" !


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