• Rebondissement dans l'affaire Fillon : pourquoi le jugement est reporté

    Alors qu'un nouveau regard se porte sur l'affaire Fillon, eu égard aux "pressions" qu'auraient subies l'ancienne procureure en charge du dossier, la défense semble vouloir profiter de cette affaire dans l'affaire pour reprendre la main.

    Décidément, voilà une "affaire" dont on n'a pas fini d'entendre parler. Cette "affaire", c'est la désormais célèbre affaire François Fillon, qui avait vu l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy exploser en plein vol lors de la campagne présidentielle de 2017, à cause de l'emploi supposé fictif de son épouse Penelope. Si, depuis, rien ne semble avoir blanchi le couple, de nouveaux éléments sont venus perturber le bon déroulement du procès : Éliane Houlette, procureure nationale financière en charge du dossier, a dénoncé ce 10 juin lors de son audition devant la représentation nationale les méthodes peu communes du parquet général dans cette affaire et les "pressions" qu'elle aurait subies, dans des propos rapportés par Le Point.

     

    De nouveaux éléments qui permettent aujourd'hui une relecture de l'instruction qui ne se serait pas passée "normalement" selon bon nombre d'observateurs et qui a même poussé Emmanuel Macron a saisir le Comité Générale de la Magistrature afin de faire une lumière totale sur le déroulé judiciaire du dossier. Même si cela n'a rien à voir avec les accusations et la possible culpabilité du couple Fillon, le déroulé laisse à penser selon certains que l'instruction aurait été accélérée afin de nuire à la campagne du candidat LR. C'est dans ce climat que François Fillon a fait une demande officielle d'informations supplémentaires, poussant le juge d'instruction à reporter le jugement, comme on peut le lire dans un article du Point ce mardi 23 juin.

    Jugement reporté à une date ultérieure

    L'avocat de l'ex-candidat à la présidentielle, Maître Antonin Lévy, et celui de son épouse, Maître Pierre Cornut-Gentille, ont en effet déposé aujourd'hui une requête réclamant un supplément d'informations. Cette demande des défenseurs du couple Fillon a des répercussions immédiates sur la tenue du procès, puisqu'il oblige déjà la date du jugement, qui était attendu ce 29 juin, à être repoussée. Au-delà des méthodes du parquet général qui intrigue au sommet de l'Etat, la défense de François Fillon avait déjà fustigé les multiples fuites dans la presse, et dans ce sens, une plainte pour violation du secret de l'enquête et du secret professionnel avait été déposée dès février 2017. Toujours est-il qu'à six jours de ce qui devait être le dénouement de ce procès, voilà un rebondissement qui risque de retarder sérieusement le jugement final.

    Gala


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  • Municipales à Paris : Laetitia Avia, accusée d’utiliser des ressources parlementaires, visée par une plainte

    Une affaire de plus pour la députée.

    Deux candidats aux élections municipales de Paris, Aurélien Véron (tête de liste LR Paris Centre) et Valérie Montandon (tête de liste LR du XIIe arrondissement), annoncent lundi soir avoir saisi la justice après des révélations au sujet de la députée LREM Laetitia Avia, également candidate dans la capitale. Selon Mediapart, l'élue, qui figure sur la liste de Sandrine Mazetier dans le XIIe arrondissement, a utilisé des ressources parlementaires dans le cadre de sa campagne municipale, ce qui est interdit.

     

    Les deux candidats de la liste de Rachida Dati affirment, dans un communiqué, avoir saisi le parquet ainsi que le Parquet national financier (PNF). Ils souhaitent également déposer un recours afin de solliciter « l'annulation des deux tours des opérations électorales » sur les arrondissements de Paris-Centre et dans le XIIe arrondissement. « On précisera que monsieur Pacôme Rupin, tête de liste LREM dans Paris Centre, partage la permanence parlementaire de madame Laetitia Avia », poursuit le communiqué.

    Aurélien Véron et Valérie Montandon demandent également « le rejet de leurs comptes de campagne », ainsi qu'une « une déclaration d'inéligibilité pour violation grave des règles électorales » pour Laetitia Avia et Pacôme Rupin.

    Des accusations niées par Laetitia Avia

    « Sera également saisie la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques des graves irrégularités relevées dans le financement de cette campagne électorale de la liste LREM dans ces deux arrondissements », assurent les candidats.

    D'après l'enquête de Mediapart, au moins deux assistants parlementaires de Laetitia Avia ont travaillé sur sa campagne municipale, chose pourtant proscrite par le Code électoral. La permanence parlementaire de la députée, partagée avec Pacôme Rupin, aurait également servi à des réunions sur l'organisation de leurs campagnes. Des affirmations niées en bloc par l'intéressée, par le biais de son avocate.

    Ce n'est pas la première affaire qui touche Laetitia Avia. En mai dernier, cinq de ses ex-collaborateurs annonçaient vouloir porter plainte contre elle pour « harcèlement moral », témoignant d'humiliations « à répétition » et dénonçant des propos sexistes, racistes et homophobes. Des accusations là aussi niées par Laetitia Avia, qui avait alors déclaré vouloir déposer plainte pour diffamation.

     Le Parisien

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  • La procureure générale de l'affaire Fillon sera auditionnée par une commission d'enquête parlementaire à partir du 1er juillet

    Catherine Champrenault, procureure générale de Paris, sera entendue par la commission d'enquête mise en place par l'Assemblée nationale sur l'indépendance de la justice lors de la semaine du 1er juillet.

    Selon nos informations, Catherine Champrenault, procureure générale près la cour d'appel de Paris, et en charge de l'affaire Fillon, doit être entendue par la commission d'enquête sur les obstacles à l'indépendance de la justice de l'Assemblée nationale, présidée par le député France insoumise Ugo Bernalicis, lors de la semaine du 1er juillet.

     

    Ce rendez-vous découle des déclarations devant la même instance d'Eliane Houlette, ex-cheffe du Parquet national financier, le 10 juin. Elle avait évoqué des "pressions", et le "contrôle très étroit" du parquet général sur son travail autour du dossier François Fillon. Neuf jours plus tard, elle expliquait cependant à l'AFP "regretter ses propos" dans la mesure où ils avaient été "déformés ou mal compris". La procureure générale avait entre temps réfuté toute "pression de quelque nature que ce soit". Elle aura donc l'occasion de faire entendre sa version devant les députés dans une dizaine de jours.

    La commission sur l'indépendance de la Justice auditionnera également Christophe Castaner et la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet le 2 juillet.

    BFM.TV


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  • «Je ne saurais pas expliquer à mes enfants s’il est normal ou pas de jeter des pierres sur les forces de l’ordre» dit Sibeth Ndiaye

    Les propos de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye risquent de ne pas apaiser les tensions actuelles dans les rangs de la police. Plusieurs syndicats ont déjà exprimé leur colère.

    La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye était l’invitée de l’émission « Dimanche en politique » ce dimanche midi sur France 3. Ses déclarations au sujet de l’interpellation d’une infirmière de 50 ans durant la manifestation parisienne des soignants ce mardi, sont pour le moins déroutantes. Elle a en effet affirmé ne pas savoir « expliquer » à ses enfants « s’il est normal, ou pas, de jeter des pierres sur les forces de l’ordre ».

    Interrogée par Francis Letellier au sujet de l’arrestation de cette infirmière qui a lancé des projectiles sur les forces de l’ordre notamment, Sibeth Ndiaye a d’abord rappelé que « la justice doit s’exercer de manière normale, comme pour n’importe quel citoyen »« Quand je ne sais pas expliquer qu’on jette des pierres sur les forces de l’ordre, je ne vois pas en quoi il faudrait l’absoudre [la mise en cause] », ajoute-t-elle.

    « Je comprends évidemment l’émotion qu’a suscité l’image qu’on a vue de son arrestation »

    « Je crois simplement que la justice qui est parfaitement indépendante dans notre pays, doit juger, en droit, sur ce qu’il s’est passé »« Elle risque la prison » répond Francis Letellier. « Elle risque… moi je n’ai pas la qualification », s’emmêle Sibeth Ndiaye.

    « Non mais elle risque la prison, ça je peux vous le dire » insiste le journaliste. « Ben écoutez, je pense que ce n’est pas à la porte-parole du gouvernement de déterminer quelle doit être la décision de justice qui doit être prise », répond-elle.

     

    « Moi, je comprends évidemment l’émotion qu’a suscitée l’image qu’on a vue de son arrestation. Mais en même temps, je ne saurais pas expliquer à mes enfants, par exemple, s’il est normal, ou pas, de jeter des pierres sur les forces de l’ordre », déclare ensuite Sibeth Ndiaye. Pourtant, jeter des pierres sur les policiers et les gendarmes représente un délit prévu au code pénal, puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

    « Là c’était une adulte », rappelle Francis Letellier. « Bien sûr, mais à un moment donné, il faut qu’on soit capable aussi, de considérer que la justice, elle est la même pour tous. Il peut y avoir des circonstances atténuantes, il ne m’appartient pas de le dire et c’est aux juges de le faire », poursuit-elle.

    « Nous verrons ce que les juges auront à dire sur cela »

    « On peut tous être amené, dans des circonstances particulières, à être à bout de nerfs. Est-ce que pour autant ça justifie qu’on jette des pierres sur les forces de l’ordre ? », s’interroge ensuite Sibeth Ndiaye.

    « Que dirions-nous au fils ou à la fille du CRS qui reçoit cette pierre dans le visage ? «C’est pas grave ?» Non, on ne peut pas le dire. Donc il faut que la justice se fasse, en toute indépendance, et nous verrons ce que les juges auront à dire sur cela », termine la porte-parole du gouvernement.

    La mise en cause de 50 ans, Farida C., sera jugée le 25 septembre prochain au tribunal de Paris. En outre, elle a déposé plainte à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), estimant avoir subi des violences illégitimes de la part des forces de l’ordre.

    « Ces propos sont indignes de ses fonctions » réagit un syndicat de policiers

    Des déclarations au nom du gouvernement qui horripilent les policiers, alors qu’un mouvement de colère dure depuis une quinzaine de jours dans leurs rangs, suite aux déclaration du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

    « Les propos de la porte-parole du gouvernement sont intolérables ! », s’indigne Loïc Walder, délégué en charge de la communication du syndicat UNSA Police. « Alors que les policiers viennent tout juste d’exprimer leur ras-le-bol lors d’une manifestation symbolique aux portes mêmes du ministère de l’Intérieur, il est tout à fait scandaleux que Madame Ndiaye tiennent de tels propos », ajoute-t-il.

     

    « Ces propos, tenus par la porte parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, sont indignes de ses fonctions », a également réagi le syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN), sur Twitter.

    « Nous en appelons désormais au président Emmanuel Macron ou au Premier ministre Édouard Philippe : de tels propos tenus par des ministres du gouvernement sont contraires aux valeurs de la République et contribuent au désordre sécuritaire de notre pays. Cela ne peut plus durer », peste l’organisation.

    « Encore une incongruité de plus et un manque de soutien ferme vis à vis des forces de l’ordre », a de son côté écrit le syndicat Unité SGP Police FO, sur Twitter.

    « Elle est soit bête, ou irresponsable ? »

    Alliance Police Nationale réclame pour sa part un changement de porte-parole du gouvernement dans un communiqué ce lundi matin : « Alliance demande au président de la République de limoger sans tarder sa porte-parole irresponsable »« Alliance Police Nationale ne saurait vous expliquer Monsieur le président : « elle est soit bête, ou irresponsable ? » », peut-on également lire.

     
    « Une avanie de plus… comment un membre du gouvernement peut-il débiter de telles âneries ? », s’interroge le syndicat de police Synergie-Officiers dans un tweet.
     
    ACTU 17
    Si bête, une erreur de la nature ! A dégager vite fait !

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  • Il paraît qu'un candidat en 2017 avait promis de s'attaquer  au mille-feuilles administratif

    Ce serait intéressant de connaître le nombre fonctionnaires dans tous les services

     Pris chez : http://bregwin.eklablog.com/


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  • Le seul fait de détenir des vidéos djihadistes n’est plus considéré comme un délit

    Détenir des vidéos de propagande djihadiste n’est désormais plus un délit après une décision du Conseil constitutionnel ce vendredi.

    Le délit de « recel d’apologie du terrorisme » a été supprimé ce vendredi par le Conseil constitutionnel qui a estimé qu’il était contraire à la Constitution. L’infraction avait été créée par une décision de la Cour de cassation, rendue en janvier.

    Ce nouveau délit sanctionnait « le seul fait de détenir des fichiers ou des documents faisant l’apologie d’actes de terrorisme sans que soit retenue l’intention terroriste ou apologétique du receleur comme élément constitutif de l’infraction »a détaillé le conseil Constitutionnel. L’institution a estimé que ce délit portait atteinte à la liberté d’expression et de communication.

     

    Pour ses détracteurs, il permettait de contourner l’anticonstitutionnalité de l’infraction de consultation « habituelle » de sites terroristes, censurée à deux reprises en 2017 par les « Sages ».

     

    ACTU 17

    Complètement stupide le Conseil constitutionnel !


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  • Le Conseil constitutionnel torpille la loi contre la «haine en ligne»

    Les «sages» ont censuré le cœur du texte porté par Laetitia Avia, jugeant que l’obligation faite aux plateformes, sous peine de sanction, de retirer en vingt-quatre heures des contenus illicites portait une atteinte non «proportionnée» à la liberté d’expression

    Des atteintes à la liberté d’expression et de communication «qui ne sont pas adaptées, nécessaires et proportionnées». Dans sa décision rendue ce jeudi sur la loi «visant à lutter contre les contenus haineux sur Internet», le Conseil constitutionnel n’y est pas allé de main morte, se livrant à des coupes claires dans ce texte très discuté, porté par la députée LREM de Paris Laetitia Avia, et adopté le 13 mai. Les «sages» du Palais-Royal en invalident la disposition la plus controversée : celle qui imposait aux plateformes en ligne de retirer dans un délai de vingt-quatre heures, sous peine de sanction, les contenus «à caractère haineux ou sexuel» signalés par leurs utilisateurs. Donnant ainsi raison aux détracteurs du texte – de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) à l’association la Quadrature du Net – qui dénonçaient un risque de surcensure.

    «Difficultés d’appréciation»

    Saisi par soixante sénateurs, le Conseil constitutionnel relève que cette obligation de retrait «n’est pas subordonnée à l’intervention préalable d’un juge ni soumise à aucune autre condition». Il souligne les «difficultés d’appréciation du caractère manifestement illicite des contenus signalés dans le délai imparti» et la peine encourue (250 000 euros d’amende) «dès le premier manquement». Conclusion, limpide : si le but poursuivi – «faire cesser des abus de l’exercice de la liberté d’expression qui portent atteinte à l’ordre public et aux droits des tiers» – est légitime, un tel texte ne peut «qu’inciter les opérateurs de plateforme en ligne à retirer les contenus qui leur sont signalés, qu’ils soient ou non manifestement illicites».

    Les «sages» ont également censuré l’obligation de retrait en une heure, là aussi sous peine de sanctions (un an d’emprisonnement et 250 000 euros d’amende), des contenus pédopornographiques ou d’apologie du terrorisme sur demande des autorités. La détermination du caractère illicite des contenus, relèvent-ils, est «soumise à la seule appréciation de l’administration», sans qu’il soit possible pour les éditeurs ou les hébergeurs qui contesteraient cette appréciation d’obtenir, dans un délai aussi court, «une décision du juge avant d’être contraints de [les] retirer». Là encore, estime le Conseil constitutionnel, «le législateur a porté à la liberté d’expression et de communication une atteinte qui n’est pas adaptée, nécessaire et proportionnée au but poursuivi».

    «Le Sénat avait prévenu !»

    De fait, c’est tout le dispositif répressif de la loi Avia, soutenu par le gouvernement lors des débats au Parlement, qui se retrouve retoqué par le Conseil constitutionnel – la censure de l’article 1er entraînant par ailleurs mécaniquement celle d’autres articles du texte. Le président (LR) de la commission des lois du Sénat, Philippe Bas, qui avait ferraillé contre la proposition de loi, n’a pas caché sa satisfaction, tweetant : «Le Sénat avait prévenu ! On fait trop souvent de mauvaises lois avec de bonnes intentions.» Quant à la présidente du Conseil national des barreaux (CNB), Christiane Féral-Schuhl, elle se «félicite» que «le droit [ait] le dernier mot».

    Laetitia Avia a, elle, réaffirmé par communiqué son «engagement sans faille» contre «les discours de haine». Faisant contre mauvaise fortune bon cœur : la décision du Conseil constitutionnel doit désormais, écrit-elle, «pouvoir constituer une feuille de route pour améliorer un dispositif que nous savions inédit et donc perfectible». C’est le moins que l’on puisse dire.

    Libération

    Bien fait pour sa tronche !


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  • "Ce ministre ne nous mérite pas…" S'ils n'appellent pas ouvertement à sa démission, ces mots prononcés vendredi par un responsable syndical devant les grilles de Beauvau, à l'issue d'une manifestation symbolique sur les Champs-Elysées, confirme que le fil semble définitivement rompu entre les principaux syndicats de policiers et Christophe Castaner. Le ministre de l'Intérieur a beau recevoir tous les secrétaires généraux depuis jeudi et s'excuser pour son expression malheureuse sur les "soupçons avérés" de racisme synonymes de suspension pour les fonctionnaires, c'est désormais au président de la République, Emmanuel Macron, que les syndicats de police s'adressent.

    "On est venu dire au président Macron qu'il doit soutenir, respecter, considérer sa police (...) La police n'est pas raciste, la police est républicaine (...), elle ne choisit pas sa délinquance, elle ne choisit pas la couleur de la délinquance (...) et elle sauve des vies quelle que soit la couleur de la peau de l'individu", s'est agacé vendredi Fabien Vanhemelryck, secrétaire général du syndicat Alliance, à deux pas de l'Elysée.

    Le discours dimanche de Macron sera suivi avec attention

    Menottes jetées à terre, appels à refuser les interpellations… Face à la colère des policiers qui multiplient les opérations à travers la France, l'Elysée acceptera-t-il de recevoir les syndicats comme ces derniers le demandent? Le discours présidentiel de dimanche sera écouté avec attention par les forces de l'ordre.

    Un peu partout en France, depuis jeudi, les policiers organisent des actions diverses et symboliques pour demander du soutien de la part de l'exécutif. Lundi, Christophe Castaner a prôné la "tolérance zéro" envers le racisme dans les rangs de la police et l'interdiction d'une technique d'interpellation sans la mise en oeuvre d'une autre méthode. Depuis, Edouard Philippe est monté au créneau pour témoigner mercredi au Sénat de sa confiance dans les forces de l'ordre. La garde des Sceaux, Nicole Belloubet a estimé pour sa part au sujet des policiers qu'il s'agissait d'un "mouvement d'humeur qui s'apaisera".

    Le JDD.fr

    Belloubet est aussi conne qu'elle est moche

    Ce n'est pas la faute des policiers si, comme le disait Zemmour, la plupart des truands sont noirs et/ou musulmans !


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  • En évoquant des sanctions pour les policiers faisant l'objet de "soupçons avérés de racisme" et la suppression de la technique "d'étranglement", Christophe Castaner a déclenché la colère des fonctionnaires. À la veille d'un éventuel remaniement, le ministre de l'Intérieur apparaît affaibli jusque dans les rangs de la majorité.

    "Il a mis le feu en 48 heures." Ce commentaire lâché auprès d'Europe 1 par un conseiller ministériel résume à lui seul la situation dans laquelle se trouve Christophe Castaner. La colère des policiers née de la sanction annoncée lundi par le ministre de l'Intérieur des fonctionnaires faisant l'objet de "soupçons avérés de racisme", mais aussi de la suppression de la technique d'interpellation dite "d'étranglement" a mis les fonctionnaires dans les rues.

    Des demandes de démissions

    Descente des Champs-Élysées, menottes jetées à terre... Pendant que les policiers criaient leur colère et leur ras-le-bol en battant le pavé vendredi, les appels à démission ont fusé de part et d'autre de l'échiquier politique. L'extrême droite et l'extrême gauche ont demandé la tête du ministre, quand la droite républicaine l'accuse d'avoir "lâché" les forces de l'ordre. L’exécutif se retrouve sur une ligne de crête et doit soutenir la police sans être aveugle aux abus. 

    Une tempête en période de pré-remaniement

    Mais même dans la majorité, certains le disent : Christophe Castaner "y est allé trop fort, son intervention a été perçue comme un désaveu terrible par les forces de l'ordre", confie une députée. D'autant que le ministre n'en n'est pas à sa première tempête depuis qu'il est à la Place Beauvau, notamment avec les gilets jaunes. Mais cette défiance des policiers à son égard arrive en pleine période de pré-remaniement, et donc pas forcément au meilleur moment. En coulisse certains espèrent ainsi que l'allocution d'Emmanuel Macron dimanche soir permettra de faire redescendre la pression et surtout de passer à autre chose.

    En attendant, le ministre a reçu les syndicats de la police nationale jeudi et vendredi, leur a comme promis consacré une lettre. Dans cette missive, le premier flic de France affine sa pensée sur les points de friction avec ses subordonnés. S'il maintient la suppression de la technique "d'étranglement", il réaffirme dans le même temps "son soutien total face aux mises en cause et aux amalgames inacceptables dont les forces de l’ordre sont la cible". Reste à savoir si cela sera suffisant pour que les fonctionnaires ramassent leurs menottes. 

    Europe 1


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  • Un peu long mais très intéressant !


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  • Castaner, celui qui dit avoir échappé à un destin de voyou, maintenant chargé de les chasser

    Il assume à longueur d’interviews un côté « kéké » provençal, mais affirme aussi avoir été tout proche de mal tourner pendant ses années de jeunesse. Le nouveau ministre de l’Intérieur l’affirme : il a fréquenté les bars, joué de l’argent aux cartes, côtoyé des voyous. Petit florilège de ses déclarations.  
    A Paris-Match, il a confié avoir passé deux années à «zoner» à Marseille, à fréquenter des gens «pas recommandables», à jouer au poker, à gagner de l’argent facile… C’est Hélène, son amour du lycée de Manosque, qui finit par le remettre sur de bons rails.
    A La Provence, il a confié sur cette même période de sa vie : "J'ai vu une part d'ombre, l'argent facile..."
    Dans le JDD, il avait confié avoir quitté le foyer familial jeune et passait ses nuits à jouer au poker à Manosque dans un appartement au-dessus d’un petit bar appelé l’Oasis. "L'Oasis. Un repère de bandits. Dans cette atmosphère enfumée où l'on s'imbibe de whisky, les parties s'éternisent jusqu'au petit matin", écrit le JDD. Le nouveau ministre de l’Intérieur s’est souvenu pour l’hebdomadaire de cette époque. « Le poker était un truc réservé à un milieu interlope. (…) J'ai été sur le fil du rasoir. »

    Dans ce même JDD, il évoque avoir fréquenté de près Christian Oraison, un vrai caïd, abattu de plusieurs balles à Manosque dans le hall de son immeuble. Oraison avait été un proche de Gaëtan Zampa et on lui a prêté des accointances avec la Dream team, un redoutable gang de braqueurs. « (Christian) Oraison, c'était mon grand frère, mon protecteur », avoue le chef d’En marche au JDD. Et d’ajouter : « Il m'appelait l'étudiant ».
    Désormais ministre de l’Intérieur, c’est à lui de chasser les voyous.

    Le Dauphiné


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  • Covid : "Pourquoi la France est-elle dans les premiers pays en mortalité par million d’habitants ?", pointe Retailleau

    © Europe 1 Pour Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat interrogé jeudi matin sur Europe 1, la France accuse un bilan plus lourd, tant humainement qu'économiquement, que bien des pays également frappés par l'épidémie de Covid-19.

     

    L’Assemblée et le Sénat ont ouvert des commissions d’enquête parlementaires pour évaluer la gestion de la crise déclenchée par le nouveau coronavirus. La justice vient également d’ouvrir une enquête préliminaire sur ce dossier, tandis que l’Elysée a fait part, non sans polémique, de son souhait de créer une commission indépendante, également pour se pencher sur cette question. Bref, un mois après le début du déconfinement l'heure est au bilan. "Une commission d’enquête est nécessaire pour tirer les leçons et que l’on soit plus fort", a fait valoir jeudi sur Europe 1 Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat.

    Bruno Retailleau tient ainsi à rappeler l’intérêt suscité par les travaux qu'a pu conduire le palais du Luxembourg dans le cadre de l’affaire Benalla. Pour lui, il est légitime que les parlementaires se penchent également sur l'épisode inédit que vient de traverser la France. "Il faudra que les commissions parlementaires éclaircissent un point important : pourquoi la France est-elle dans les premiers pays en mortalité par million d’habitants ?", interroge l'élu.

    "La France sous cloche"

    "Deuxième constat : pourquoi allons-nous avoir la récession la plus forte du monde ? C’est l’OCDE qui le dit", relève encore le sénateur de Vendée, qui dénonce une politique attentiste, selon lui, face à l’épidémie. "Nous avons eu une politique qui consistait à mettre la France sous cloche", raille-t-il.

    "Il ne fallait pas se contenter de confiner, il fallait briser les reins de l’épidémie, casser les chaînes de transmission", poursuit Bruno Retailleau. "Pour cela, il fallait tester beaucoup plus massivement, tracer et isoler.   Il y avait de milliers d’hôtels vides", argue cet ancien proche de François Fillon, qui estime encore que le déconfinement ne se fait pas assez rapidement.

    Europe 1


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  • vAulnay-sous-Bois : débordements après un match de foot sauvage avec plus de 300 personnes

    On se pressait lundi soir au city stade dans la cité des 3000 à Aulnay. Le terrain avait peine à contenir les centaines de jeunes qui devaient assister à un match improvisé entre les 3000 et le quartier des Mille Mille.

    Des spectateurs étaient juchés sur les grilles, un halo de fumée diffusé par des fumigènes planait sur le terrain. Et accrochées aux clôtures du city stade, des banderoles hostiles à la police ou en faveur d'Adama Traoré et de Théo pavoisaient. Vers 21 heures, la tension est montée d'un cran.

    Les policiers «avaient ordre de ne pas intervenir»

    Des conteneurs ont été poussés au milieu de la rue et incendiés. Deux véhicules ont également pris feu. Lorsque les premiers véhicules de police locaux se sont approchés des lieux, des tirs de mortier ont retenti. Ils ont rebroussé chemin.

    Un policier confie : « Les effectifs avaient ordre de ne pas intervenir. On a donc dû laisser brûler les voitures. Dès que nous approchions nous étions visés par des tirs de mortier. C'était complètement préparé ».

    l n'y a eu aucun blessé, ni interpellation. Vers 23 heures, le calme est revenu dans la cité. « Nous sommes dans la suite logique de ce qui se passe au niveau national et international », constate ce fonctionnaire de police faisant allusion aux campagnes contre les violences policières et au climat de défiance global contre les forces de l'ordre.

    Contacté, Bruno Beschizza, maire LR d'Aulnay, n'a pour le moment pas réagi.

    Le Parisien

    Castaner, sous les ordres de Macron,  défend les perturbateurs, on dirait qu'il en a peur !

    Ce gouvernement n'est plus capable de faire régner l'ordre dans ce pays !


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  • Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a expliqué ce mardi matin que les manifestations contre le racisme et les « violences policières » ne feraient pas l’objet de sanctions !!!

    Interrogé ce mardi matin sur RMC/BFMTV, Christophe Castaner a évoqué les manifestations de ces derniers jours en France, notamment à Paris, contre le racisme et les « violences policières ». Des rassemblements qui sont actuellement interdits sur la voie et dans les lieux publics, étant limités à dix personnes à cause de la crise sanitaire du coronavirus.

    Le ministre de l’Intérieur ne s’est pour autant pas montré opposé à ces manifestations. « Les manifestations ne sont pas (autorisées) dans les faits car il y a un décret du premier ministre dans le cadre de la deuxième phase du déconfinement qui interdit les rassemblements de plus de dix personnes. Mais je crois que l’émotion mondiale, qui est une émotion saine sur ce sujet, dépasse au fond les règles juridiques qui s’appliquent », a-t-il justifié.

    « Il n’y aura pas de sanction et de procès-verbal », a-t-il ajouté, tout en appelant les manifestants à respecter « les gestes barrières ». Le ministre a également déclaré qu’il comprenait « parfaitement ceux qui veulent manifester ».

    Le ministre serait « parfaitement à l’aise » à l’idée de poser un genou à terre

    En outre, le locataire de la place Beauvau affirmé qu’il serait « parfaitement à l’aise » à l’idée de poser un genou à terre. Il s’agit d’un geste venu des États-Unis pour protester contre le racisme, après la mort de Georges Floyd des suites de son interpellation à Minneapolis.

    « Je crois que la politique est faite de symbole. Si ce symbole est utile pour combattre le racisme, je serai particulièrement à l’aise de le faire », a-t-il lancé.

    Mardi dernier à l’issue de la manifestation près du tribunal de Paris contre les « violences policières » et en soutien de la famille d’Adama Traoré, Christophe Castaner avait pourtant dénoncé des rassemblements interdits et les violences incidents qui avaient éclaté : « La violence n’a pas sa place en démocratie. Rien ne justifie les débordements survenus ce soir à Paris, alors que les rassemblements de voie publique sont interdits pour protéger la santé de tous ». Une position qui semble avoir depuis évolué !!!

    ACTU 17

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