• Macron et Sarkozy ensemble sur le plateau des Glières dimanche

    Le moment sera solennel. Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy se rendront ensemble en Haute-Savoie, dimanche, sur le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance à l'occupation allemande. Ils y commémoreront les 75 ans de la bataille durant laquelle une centaine de maquisards furent tués par des soldats allemands, en 1944. Les deux hommes, qui voyageront ensemble - comme l'a indiqué l'Élysée au Figaro confirmant une information de LCI - leur rendront hommage dimanche matin, lors d'une cérémonie à la nécropole nationale de Morette, à Thônes, sur ce petit bout de terre entre le lac d'Annecy et le lac Léman. Emmanuel Macron y prononcera un discours et déposera une gerbe pour saluer leur mémoire.

     

    La présence de Nicolas Sarkozy sur ce paisible plateau du massif des Bornes ne doit rien au hasard. Pendant la campagne présidentielle de 2007, le candidat UMP de l'époque avait promis de revenir tous les ans. Une fois à l'Élysée, le président avait fait du plateau des Glières son lieu de pèlerinage incontournable. Il y louait chaque année l'esprit de «résistance». La symbolique de ce haut lieu a essaimé dans toute la classe politique. Même Jean-Luc Mélenchon, pendant la campagne de 2012, avait évoqué le plateau des Glières comme lieu d'un éventuel premier déplacement présidentiel aux allures de «symbole».

    Dans les pas de Charles de Gaulle et François Mitterrand

    Emmanuel Macron se rendra ensuite au monument à la Résistance, érigé en 1973, avant de déjeuner avec des élus. En commémorant le 75e anniversaire des combats du plateau des Glières, il met ses pas dans ceux de Charles de Gaulle, venu rendre hommage aux maquisards en novembre 1944, quelques mois après la Libération. Et de François Mitterrand, qui avait salué leur mémoire en avril 1994.

    Invité aux commémorations du 70e anniversaire des combats, en mars 2014, le socialiste François Hollande avait décliné l'invitation, refroidi par la publication du Maquis des Glières: mythe et réalité. Un ouvrage de l'historien Claude Barbier, coédité par le ministère de la Défense, qui ne conteste pas le drame des Glières mais décrit une version moins héroïque que celle qui est présentée depuis la Libération.

    Le Figaro.fr


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  • Israël salue la mort de l'espion qui avait capturé le nazi Adolf Eichman

     

    Un maître espion de l'histoire du Mossad est mort. Rafi Eitan s'est éteint à l'âge de 92 ans à Tel Aviv. Il avait dirigé la mission de capture à Buenos Aires du nazi Adolf Eichmann, l'exécuteur de la «solution finale», exfiltré en Israël pour y être jugé et pendu en 1962.

    Personnage hors norme, Rafi Eitan n'hésitait pas à reconnaître qu'il exerçait un métier de voyou dans lequel il faut mettre la morale de côté. «Tout travail de renseignement implique une collaboration avec le crime» disait-il. Petit et d'apparence négligée, Rafi Eitan voyait mal et était un peu sourd mais son efficacité était exceptionnelle. 

    Le rapt en Argentine du responsable de la mort de six millions de Juifs lui a valu d'être élevé au rang de légende. «Ce fut l'une des opérations les plus simples que j'ai menée» avait-il raconté. «Vous le frappez sur l'épaule droite, vous tournez l'épaule gauche vers vous, vous verrouillez la tête entre les deux mains et vous le traînez. J'ai commencé à sentir ses cicatrices et j'ai réalisé: c'est lui. J'ai chanté en silence la chanson des partisans: «Nous sommes ici.»

    Protégé par la petite communauté des nostalgiques du troisième Reich, Adolf Eichmann pensait couler des jours paisibles à Buenos Aires quand il fut enlevé en 1960 en pleine rue devant son domicile par un commando. Séquestré dans une cave, il fut transporté vers Tel Aviv à bord d'un avion d'El Al drogué et revêtu d'un uniforme de la compagnie aérienne israélienne.

    Rafi Eitan n'est pas parvenu en revanche à mettre la main sur le docteur Josef Mengele, le bourreau du camp de concentration d'Auschwitz. Le criminel de guerre avait été repéré et photographié lui aussi à Buenos Aires mais les agents secrets n'avaient pas voulu courir deux lièvres à la fois. Mengele avait échappé quelques semaines plus tard au maître espion en se réfugiant au Paraguay puis le Mossad qui s'attendait à une guerre avec les pays arabes avait eu «d'autres priorités».

    Rafi Eitan a participé à des centaines d'opérations durant sa carrière. Il a joué un rôle dans l' «Opération Damoclès», une campagne secrète conduite en 1962 par le Mossad pour contrer la mise au point par l'Egypte de Nasser de missiles contenant des déchets radioactifs. Les engins étaient élaborés avec l'aide de scientifiques allemands employés autrefois par les Nazis !

    L'espion a également conseillé les Marocains dans l'affaire Ben Barka, l'opposant du roi Hassan enlevé en 1965 à Paris. Selon son témoignage, il a suggéré au général Dlimi, le chef des services de sécurité marocains qui lui demandait comment se débarrasser du corps, de dissoudre le cadavre dans la soude caustique. Une technique utilisée à l'époque pour éliminer les charognes de chevaux dans les kibboutz.

    L'affaire Jonathan Pollard a sonné le glas de son parcours en 1985. Rafi Eitan était en effet l'agent traitant de ce juif américain, employé comme conseiller de la marine américaine, devenu un espion à la solde de l'Etat hébreu. Démasqué, Pollard fut arrêté et envoyé en prison pour 30 ans. Le scandale avait provoqué une grave crise diplomatique entre les Etats-Unis et son allié. Et, Rafi Eitan avait été accusé d'avoir ordonné à l'ambassade d'Israël à Washington de refuser de donner l'asile à Pollard lorsque celui-ci avait tenté de s'y réfugier. «Je l'ai jeté dehors» a reconnu plus tard Rafi Eitan ajoutant qu'il n'avait aucun regret. Dans une interview accordée à la veille de la libération de l'espion, voici quatre ans, il avait déclaré: «rétrospectivement, cette affaire a été une grosse erreur».

    Nommé conseiller antiterroriste du premier ministre Menachem Begin, il s'était un temps reconverti dans les affaires et s'adonnait à la sculpture. Il faut aussi ministre des Affaires des retraités dans le cabinet d'Ehud Olmert. Sa mort a suscité un rare éloge funèbre du service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet. «Rafi a mené une dizaine d'opérations historiques qui resteront secrètes encore pour de nombreuses années» a déclaré son chef Nadav Argaman.

    Le Figaro.fr - De notre correspondant à Jérusalem


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  • Quand la firme Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz

    Le capitalisme pue la mort et son histoire est une rivière de sang. Voilà, par exemple, le vrai visage de la firme colossale Bayer qui vient de se payer Monsanto pour 59 milliards d’euros.

    Quand la firme Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz

    Sous le régime nazi, Bayer, alors filiale du consortium chimique IG Farben, procéda à de nombreuses expériences médicales sur des déportés qu’elle se procurait dans les camps de concentration. 

    Quand la firme Bayer achetait des lots de femmes à Auschwitz

    Voici des extraits de cinq lettres adressées par la Maison Bayer au commandant du camp d’Auschwitz, publiées dans le numéro de février 1947 du Patriote Résistant.

    Les lettres, trouvées à la libération d’Auschwitz par l’Armée rouge, datent d’avril-mai 1943.

    Première lettre :
    » En vue d’expérimenter un soporifique, vous serait-il possible de mettre à notre disposition quelques femmes et à quelles conditions, toutes les formalités concernant le transfert de ces femmes seront faites par nous. »

    Deuxième lettre :
    » Nous accusons réception de votre lettre. Considérant le prix de 200 marks exagérés, nous offrons 170 marks par sujet, nous aurions besoin de 150 femmes. «

    Troisième lettre :
    » D’accord pour le prix convenu. Veuillez donc faire préparer un lot de 150 femmes saines que nous enverrons chercher très prochainement. «

    Quatrième lettre :
    » Nous sommes en possession du lot de 150 femmes. Votre choix est satisfaisant quoique les sujets soient très amaigris et affaiblis. Nous vous tiendrons au courant du résultat des expériences. «

    Cinquième lettre :
    » Les expériences n’ont pas été concluantes. Les sujets sont morts. Nous vous écrirons prochainement pour vous demander de préparer un autre lot. «

    IG Farben, le consortium de Bayer, a également fournit aux nazis le Zyklon B utilisé dans les chambres à gaz, et a massivement exploité la main-d’œuvre concentrationnaire dans ses usines.

    Condamnée pour crimes contre l’humanité à Nuremberg, puis à la dissolution, IG Farben possède toujours un statut juridique, malgré son démantèlement entre les sociétés Bayer, BASF et Hôchst.

    Et maintenant, à quand le Nuremberg du capitalisme?

    Copyright Terre Promise © Elishean/2009-2015/Terre Promise


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  • Coluche : Une lettre inédite explique son retrait de la présidentielle de 1981

    La présidentielle de 1981 a été marquée par le phénomène Coluche. Fort d'un score plus que correct dans les sondages, en mars il décide de quitter la course à l'Elysée et explique ses raisons à Romain Goupil à travers une lettre, dévoilée dans son intégralité.

    Beaucoup de parallèles pourraient être faits entre Coluche aux présidentielles de 1981 et les Gilets Jaunes. Le comédien marquait la surprise en obtenant un très bon score dans les sondages, ralliant derrière lui "tous ceux qui ne comptent pas pour les hommes politiques". Mais en mars 1981, Coluche annonçait son retrait de la campagne, décision très regrettée par ces Français qui ne se retrouvaient dans aucun candidat.

    Romain Goupil, le destinataire

    Laurent Telo, pour M Le magazine du Monde, a mené l'enquête sur cette campagne marquante du comédien préféré des Français. Cette enquête l'a mené jusqu'à Romain Goupil, l'ancien "Directeur de campagne" de Coluche. Ce dernier a alors dévoilé une lettre écrite par l'ancien candidat, expliquant son retrait. 

    Une lettre au contenu très actuel

    "J’arrête. Je ne suis plus candidat. Je suis interdit à la radio, à la télé, tous ceux qui ont essayé de me soutenir se sont fait virer, la grande presse fait le silence". L'humoriste explique qu'il voulait simplement "s'amuser et amuser les autres dans une période d’une grande tristesse et d’un grand sérieux." 

    Il continue ensuite avec des mots qui résonnent incroyablement aujourd'hui. "J’espère qu’un jour la France aura un gouvernement qui s’occupe des Français plus que des intérêts de sa famille et de ses copains. J’espère qu’un jour les jeunes pourront se promener dans les rues sans que la police ne les agresse., Qu'un jour les vieux auront une retraite décente et qu’ils pourront s’arrêter de travailler à un âge où l’on peut encore profiter de la vie." La lettre est à découvrir dans la vidéo lié à l'article.

    Alors qu'il était crédité de 16% d'intentions de vote, il mentionne l'énorme pression qu'il a dû subir ainsi que les menaces de mort dont il était victime. Il conclut alors sa lettre par un triste "Amusez-vous bien mais sans moi." 

    Cinq ans plus tard, en 1986, Coluche est mort dans un accident de moto, laissant les Resto du Cœur orphelin de son créateur.

    Oh My Mag


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  • Au Mexique, quand des familles disparaissent en cherchant leurs disparus

    © Fournis par AFP Du personnel médico-légal travaille à l'exhumation de restes humains à Huitzuco de los Figueroa, le 21 janvier 2019

    LIEN de l'article :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/au-mexique-quand-des-familles-disparaissent-en-cherchant-leurs-disparus/ar-BBUwdFE?ocid=PerDHP 

     

    Le Mexique, un pays où il ne fait pas bon vivre !


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  • 0:07 Street Market in Paris 1:54 Outdoor beauty contest in Nice 2:36 Busy street scenes in Paris 4:49 Promenade and beach scenes in Deauville 7:27 Dog show and horse auction in Deauville 8:09 Banquet for elderly folks in Aquitaine 9:26 Ceremony at the University of Paris/Sorbonne (including Albert Einstein) 10:12 Spectators attending a horse race at the Auteuil Hippodrome in Paris 12:13 Water fountains in Versailles 12:37 Group in front of Paris parliament building, PM briefly speaks 13:12 Street processions in Paris 14:02 Restored church bells in Roubaix.


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  • Le FBI découvre 2000 os humains dans la demeure d'un homme mort

    Une découverte sordide.

    Le FBI a annoncé avoir trouvé chez un homme mort en 2015 des os humains. "Il y en avait environ 2000", a déclaré l'agent Tim Carpenter mardi à CBS News. C'est dans une vieille demeure de l'Indiana, où l'homme, Don Miller, avait créé son musée personnel, que les restes ont été découverts. Le FBI enquêtait sur place à propos de la collection de reliques anciennes appartenant à cet homme et obtenues illégalement. Il possédait en tout 42 000 antiquités de l'époque précolombienne, de la dynastie Ming ou encore de l'Egypte ancienne.

    Don Miller, missionnaire chrétien mort à 91 ans, a reconnu avant sa disparition s'être procuré ces oeuvres de façon interdite en parcourant le monde afin de faire des fouilles archéologiques non autorisées. Mais le FBI ne s'attendait pas à trouver chez lui ces restes humains. "Ce que nous savons pour l'instant, c'est que ces 2000 os représentent au moins 500 êtres humains", a fait savoir Tim Carpenter. Il a ajouté que pratiquement tous ces os avaient été déterrés dans des cimetières amérindiens. "C'est vraiment bouleversant", a encore ajouté l'agent qui a dit ne pas savoir ni comprendre pourquoi une personne garderait chez elle autant d'os humains. "Vraiment, je ne sais pas, je ne sais pas", a-t-il glissé.

    Il a en outre expliqué que tous les objets volés mais également les os devaient être rendus à leurs propriétaires, même si les experts pourraient prendre des années à remonter jusqu'à eux. "Il faut traiter ces gens avec dignité. Ce sont des vraies personnes, c'est important. Cela compte pour les gens aujourd'hui, pour nos enfants et leurs enfants", a-t-il déclaré.

    Paris Match


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  • Une incroyable cité perdue ressurgit du passé en Afrique du Sud

    Grâce à une technologie de mesure laser, des archéologues sud-africains ont mis au jour - aux abords de Johannesburg - les vestiges d’une ville enfouis sous la végétation. Une cité perdue, mais prospère en son temps et qui devait s’étendre à son apogée sur près de 20 kilomètres carrés.

     

     

    Quand la technologie du XXIe siècle et l’archéologie se rencontrent, le résultat se révèle bien souvent époustouflant. Une parfaite illustration vient d’en être apportée en Afrique du Sud, avec la découverte, grâce au LIDAR - une technologie laser de pointe - d’une incroyable cité perdue aux abords de Johannesburg.

    Quelques vestiges gisaient bien là depuis des années, suggérant la présence passée de maisonnettes de pierres dans la ville de Kweneng… Rien ne permettait en revanche d’en apprécier toute l’ampleur, couvertes qu’elles étaient par la végétation.  C’était sans compter sur l’avènement du LIDAR, une technique de télédétection permettant d’établir une cartographie précise d’un relief grâce à un faisceau laser.

    Voir l’invisible

    En mettant en œuvre un tel instrument à Kweneng, des archéologues sont en effet parvenus à révéler l’invisible. Faisant fi de la végétation, le LIDAR leur a permis de découvrir toute l’étendue des constructions vestigiales : pas moins de 800 maisons, ayant certainement abrité au bas mot une dizaine de milliers d’habitants. Les quelques murs de pierre visibles n’étaient bien que la partie émergée de cet "iceberg" archéologique.

    Plus qu’une modeste ville, c’est bien une véritable métropole que les scientifiques estiment avoir mis au jour à Kweneng. Une découverte inouïe qui doit tout à la technologie, comme le souligne au cours d’une interview accordée à Reuters l’archéologue Fern Imbali Sixwanha, de l’Université du Witwatersrand, à Johannesbourg : "Cela comble un immense fossé historique, en particulier pour l’Afrique australe, car nous savons que son Histoire coloniale [n’est consignée] dans aucun écrit. Nous commençons donc désormais à combler ces fossés en utilisant la technologie LIDAR". Et le moins que l’on puisse dire, est que le "fossé" représenté par Kweneng s’avérait tout sauf insignifiant.

    Une métropole prospère

    Les relevés LIDAR ont en effet révélé que la métropole disparue s’étendait sur près de 20 kilomètres carrés, l’équivalent des villes françaises de Dax, Cannes ou encore Bastia. Selon les archéologues, Kweneng aurait prospéré entre le XVe et le XIXe siècle, connaissant un âge d’or au cours duquel elle fut très certainement une cité riche et féconde.

    Pour preuve, au beau milieu de la cité perdue ont été détectés les vestiges de deux gigantesques enclos, représentant, une fois réunis, pas moins de 10.000 mètres carrés. De quoi renfermer, d’après les spécialistes, un bon millier de têtes de bétail.

    Une fin troublée mise en lumière par le LIDAR

    Cet essor a toutefois fini par se faner. En cause certainement : des troubles d’ordres sociaux, qui ont provoqué la désertion de Kweneng. Une ville perdue, mais dont les souvenirs ont pu rejaillir grâce à la magie de la lumière laser :

    "L’un des faits les plus éclairants est […] que [le LIDAR] a permis de nous donner une idée plus large des habitants d’Afrique australe, qui ils étaient et quelles genres d’activités ils pratiquaient", conclut Fern Imbali Sixwanha. Une rencontre entre technologie et archéologie résolument… lumineuse !

    Gent Side


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  • Merci à Yves Lecoq de rénover d'anciens châteaux


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  • Cette maison est un ancien pavillon d’une exposition universelle

    Les panneaux de céramique d’une maison située à La Garenne-Colombes (92) intriguent un passant. Se renseignant auprès d’une experte, il apprend qu’il s’agit d’un ancien pavillon de l’exposition universelle de Paris de 1889.

     

    Il a été l’un des voisins de la Tour Eiffel lors de l’exposition universelle de Paris de 1889. Aujourd’hui, c’est un petit pavillon qui passe inaperçu en région parisienne. C’est par un pur hasard qu’un habitant de Courbevoie (92) l’a retrouvé à La Garenne-Colombes (92). «Je passais dans la rue à vélo et j’ai pris des photos en me disant “Tiens, il a des céramiques sympas», raconte Philippe Le Port, cité par Le Parisien-Aujourd’hui-en-France.

    Il envoie les clichés à une experte et passionnée par la céramique architecturale. «Le style du motif de la faïence exclue l’exposition de 1900 car il ne comporte pas d’art nouveau, explique Françoise Mary. Sur le cadastre à La Garenne, l’emplacement était inoccupé avant 1892. La présence du bonnet phrygien faisait pencher pour celle de 1889, centenaire de la Révolution française.

    L’inscription «Haïti» au milieu des panneaux de céramique intrigue l’experte car aucun pavillon de Haïti sur les comptes rendus d’époque. L’explication est la suivante: le pavillon a bien été commandé et construit pour Haïti en 1889 . «Le pavillon de Haïti était achevé au Champ-de-Mars et les objets destinés à la garnir et à y être exposés, réunis au Port-au-Prince et prêts à embarquer, lorsque survinrent les événements qui amenèrent la chute du président Salomon et bouleversèrent pendant plus de 18 mois le pays», écrit l’écrivain Émile Monod, auteur de «L’exposition universelle de 1889». 

    Cette maison est un ancien pavillon d’une exposition universelle

    Le gouvernement haïtien décida de vendre le pavillon au Royaume d’Hawaï avant l’ouverture de l’exposition universelle en 1889. La cession s’est sans doute faite très rapidement car, sur l’un des plans d’ensemble de l’exposition, apparaît le cartouche «Haïti» (emplacement 19) et non «Hawaï» pour le petit pavillon sur l’avenue de Suffren, entre les pavillons du Guatemala et indien. Hawaï a tout juste eu le temps (voir ci-dessous) de camoufler les bonnets phrygiens - Hawaï est un royaume - et d’ajouter les armes du pays. 

    Cette maison est un ancien pavillon d’une exposition universelle

    À la fin de l’exposition universelle, le pavillon a été démonté puis reconstruit et transformé en habitation privée à La Garenne Colombes. Le panneau en céramique nettoyé indique de nouveau «Haïti». Quant aux armes d’Hawaï, elles ont disparu. Françoise Mary n’a, pour l’heure, pas encore réussi à savoir pourquoi le propriétaire de l’époque, un marchand de bois devenu laitier, a redonné au pavillon une identité haïtienne.

    Acquise dans les années 70 par les Petits Frères des Pauvres, la maison a été vendue trois ans plus tard au propriétaire actuel qui «aspire à continuer à y vivre tranquillement», explique Philippe Le Port. Le pavillon n’est même pas listé dans les vestiges des Expositions universelles à Paris et en Ile-de-France. «Nous voulons faire connaître ce bâtiment historique à un maximum de monde pour le protéger et éviter qu’un jour, il puisse être rasé par un promoteur», conclut-il. C’est pourquoi il a créé une page Wikipédia dédiée au pavillon de Haïti-Hawaï et a signalé l’existence du pavillon à la direction des Bâtiments de France.

    Le Figaro.fr


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  • Qui sont les Sentinelles, ce peuple qui s'attaque à quiconque s'approche de son île ?

    Ce peuple de chasseurs-cueilleurs est connu pour s'attaquer à quiconque pose le pied sur sa petite île de la mer d'Andaman.

    "Il a été attaqué avec des flèches mais il a continué à marcher" : un Américain a péri sous les flèches d'une tribu autochtone d'une île indienne d'Andaman-et-Nicobar, North Sentinel, en tentant d'approcher illégalement d'une communauté autochtone, coupée de la civilisation et hostile au monde moderne : les Sentinelles.

    Un peuple de chasseurs-cueilleurs qui compterait 150 âmes et qui est connu pour s'attaquer à quiconque pose le pied sur sa petite île de 72 km2 de la mer d'Andaman.

    La tribu la plus isolée de la planète

    L'histoire des Sentinelles avait fait le tour du monde à l'occasion d'une photographie emblématique réalisée peu après le tsunami de 2004.

    Les gardes-côtes indiens avaient alors survolé l'île pour savoir si les autochtones avaient survécu à la catastrophe. Pris du ciel, le cliché montrait un homme essayant d'abattre leur hélicoptère à l'aide d'un arc et de flèches.

    Souvent décrites comme la tribu la plus isolée de la planète, les Sentinelles vivent en autarcie depuis des siècles sur cette île que l'Etat indien interdit d'approcher à moins de cinq kilomètres.

    Et pour cause : depuis des décennies, toutes les personnes qui ont tenté d'entrer en contact avec les Sentinelles ont été tuées. John Chau, l'Américain de 27 ans tué le 16 novembre dernier a été encerclé et tué à peine arrivé sur l'île de North Sentinel. Il avait payé des pêcheurs pour le transporter jusqu'à ce lieu, situé au large à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de la ville de Port Blair, mais il avait fini le trajet seul.

    L'intrus a reçu une volée de flèches à peine débarqué, a déclaré à l'AFP une source policière ayant requis l'anonymat. "Il a été attaqué avec des flèches mais il a continué à marcher. Les pêcheurs ont vu les habitants de l'île lui nouer une corde autour du cou et traîner son corps", a poursuivi cette source.

    Les pêcheurs "ont pris peur et se sont enfuis mais ils sont revenus le matin suivant et ont trouvé son corps sur la plage".

     

    Un seul aventurier a pu entrer en contact avec les Sentinelles

    Si le gouvernement indien a tenté plusieurs expéditions durant les années 1970 et 1980 pour rentrer contact avec les Sentinelles, elles se sont presque toutes soldées par des échecs. Il y a officiellement renoncé dans les années 1990.

    Les rares informations dont on dispose sur les Sentinelles proviennent de l'aventurier Trilokinath Pandit, relayé par "The Independant".

    L'universitaire indien avait en effet tenté d'entrer en contact avec la tribu dans les années 1960, avant de réussir à jeter l'ancre sur l'île en 1991 (30 ans plus tard !), pour quelques échanges avec les autochtones.

     

    "On ne sait pas pourquoi, soudain, ils ont décidé de baisser les armes", explique le chercheur.

    L'équipe doit se dévêtir et ses membres, ôter leurs lunettes, pour avoir le droit de visiter leur habitat. Contrairement aux légendes qui circulent à leur sujet, l'expédition découvre alors que ses hôtes ne sont pas cannibales.

    De rares images des habitants de l'île ont ainsi pu être tournées, que l'on peut voir dans au début de cette vidéo, publiée par l'ONG de protection des tribus autochtones Survival international.

    "Ils vivent comme il y a 15.000 ans", résumait à l'époque "The Independant".

    Mais les échanges ne sont pas généralisés. Loin s'en faut ! En 2006, deux pêcheurs indiens (des braconniers, selon Survival international) dont le bateau avait dérivé pendant leur sommeil jusqu'au rivage de North Sentinel avaient ainsi été tués. Un hélicoptère envoyé récupérer les corps, avait dû abandonner lorsqu'il avait, à son tour, essuyé des tirs de flèches.

     

    La société "la plus vulnérable de la planète"

    Survival International pense que cette tribu descend des premières populations humaines à être parties d'Afrique et vit aux Andaman depuis… 60.000 ans.

    De ce fait, l'ONG Survival International décrit les Sentinelles comme la société "la plus vulnérable de la planète". En raison de leur isolement complet, ils ont en effet plus de risques de tomber malades et d'être décimés par des épidémies comme la grippe ou la rougeole… qui seraient apportées par des visiteurs.

    Dans un communiqué transmis à l'AFP ce mercredi, l'ONG a dénoncé la mort du jeuneAaméricain "une tragédie qui n'aurait jamais dû se produire". En raison de leur isolement ancestral du reste de l'humanité, "il n'est pas impossible que les Sentinelles viennent d'être contaminées par des agents infectieux mortels [apportés par le voyageur américain, NDLR] contre lesquels ils n'ont pas d'immunité, avec le potentiel d'éradiquer toute la tribu", s'est alarmée l'organisation dont le siège est en Grande-Bretagne. 

    Depuis des années, les autorités indiennes s'assurent occasionnellement de la bonne santé des Sentinelles en observant la rive à partir d'un bateau, ancré à une distance respectable de l'île.

    L'OBS Renaud Février avec AFP


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  • La cougar tient son petit Manu par la main, elle a peur de le perdre ! Seul couple à se tenir par la main !

    Cette armistice de 1918 n'a servi à rien puisqu'il y a eu la guerre de 39-45 !

    Quant au futur, des guerres, il y en aura enccore, c'est pourquoi ON (France et autres pays) fabrique des armes et on les vend comme à l'Arabie saoudite ! C'est bien pour se battre, pour faire encore des guerres !!!

    Tout cela, c'était juste du cinéma, de la politique, Manu s'est senti le centre du monde. !

     

     

     


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