• Orne : un garçon de 5 ans appelle les gendarmes et sauve son père inconscient

    Orne : un garçon de 5 ans appelle les gendarmes et sauve son père inconscient

    En voyant son père inconscient, un petit garçon d'un village de l'Orne a composé le 17 pour guider les secours jusqu'à son domicile, dont il ignorait l'adresse.

     

    «Bonsoir, je crois que mon papa est mort».

    Dans la nuit de dimanche à lundi à Glos-la-Ferrière, dans l'Orne, Quentin, 5 ans, a contacté les gendarmes et sauvé son père, victime d'un coma diabétique. En le voyant inanimé, le petit garçon a saisi un téléphone et composé le numéro d'urgence de la gendarmerie. Au bout du fil, il explique que son papa, âgé de 44 ans, «est allongé sur le lit», en train de «faire de la mousse par la bouche». «L'opérateur était très surpris de tomber sur un enfant si jeune», détaille le colonel Pierre Baillargeat, patron des gendarmes de l'Orne. «Même si le petit était un peu affolé, il s'exprimait très bien et a su répondre à l'opérateur. Il a eu une réaction que beaucoup d'adultes n'ont pas», ajoute le colonel.

    La discussion va durer quarante minutes. Au bout du fil, le gendarme opérateur rassure Quentin tout en essayant d'obtenir le plus de renseignements possible pour permettre aux secours de localiser la maison. En effet, le garçon parvient à donner son prénom et celui de son père mais ne connaît ni son nom de famille, ni son adresse. «Il s'exprimait dans un langage d'enfant, nous disait: ‘je suis la troisième maison à l'entrée du village'», confie le colonel Baillargeat. «Le challenge pour l'opérateur, c'était de rassurer l'enfant et de tisser un lien tout parvenant à déterminer une adresse précise», poursuit le colonel.

     

    «Mon téléphone a buggé»

    Au fur et à mesure, les gendarmes obtiennent des informations: la couleur des volets de la maison, où est garée la voiture de son père... Les gendarmes et les pompiers avaient également pour consigne d'allumer leurs gyrophares et de mettre leurs sirènes, afin que le petit garçon puisse les identifier plus facilement. «Très vite, on a dit au petit garçon de se mettre devant la maison pour qu'il voit les secours arriver. Mais bien sûr, c'est un enfant, alors il a fallu lui dire de s'habiller, de mettre un manteau et des chaussures», indique Pierre Baillargeat.

    Au bout de trente minutes, le téléphone qu'utilise Quentin, raccroche. Le petit garçon a alors la présence d'esprit de rappeler la gendarmerie avec un autre téléphone. «Il a rappelé et a dit ‘mon téléphone a buggé'», s'amuse le colonel, impressionné par la vivacité du garçonnet. C'est en contactant l'opérateur Orange que la gendarmerie obtient finalement l'adresse du père de Quentin, alors que les secours étaient eux-mêmes en train d'arriver sur place. Le père a été transporté à l'hôpital et soigné. Le gendarme opérateur, lui, a rappelé la patrouille qui a pris Quentin en charge afin de le féliciter et de lui dire qu'il avait «sauvé son père».

    Le Figaro.fr


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Mardi 15 Mai à 15:03
    Tout le mérite revient aux parents qui lui ont appris à bien s’exprimer , de manier un portable , composer un numéro d’urgence et expliquer correctement l’état de son papa ! Certaine que les parents lui ont parlé de la maladie ! Un grand bravo à ce petit garçon qui par son intelligence et son écoute a pu sauver son papa d’une mort certaine !
    2
    Pat
    Mardi 15 Mai à 15:22

    Chapeau  au garçonnet ……………...

    3
    Mardi 15 Mai à 16:57

    Comme  quoi l' éducation est  importante, elle peut sauver des vies !

     Je trouve  bizarre que  les forces de l' ordre n' aient pas d' autre  moyen  pour repérer d' où vient l' appel !

     Avec  un portable  c' est  plus facile

    4
    Françoise
    Mardi 15 Mai à 19:05

    Quel sang froid dont a fait preuve cet enfant!Son papa lui doit une fière chandelle comme on dit chez moi!Bravo à cet enfant et aux gendarmes qui n'ont pas mis un seul instant sa parole en doute!

    5
    fripouille
    Mercredi 16 Mai à 09:50

    C'est un garçon débrouillard ! Je suppose que ses parents lui ont expliqué quel était le numéro à appeler en cas d'urgence. Losque mes parents s'absentaient, mon père m'inscrivait le numéro auquel je pouvais les joindre.

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