• Hollande recase un député PS, soutien de Macron, dans une planque dorée

    Hollande recase un député PS, soutien de Macron, dans une planque dorée

    © Copyright 2017, L'Obs Le député socialiste Pascal Terrasse, en 2007

    L'Elysée vient d'annoncer que le député de l'Ardèche Pascal Terrasse, qui ne se représentera pas et a rejoint l'équipe d'En Marche !, est nommé inspecteur général du développement durable.

    Il faut lire les comptes-rendus du conseil des ministres. Surtout les derniers paragraphes qui annoncent les nominations. Et surtout en ces temps de fin de règne, où il est urgent de recaser les copains. Même s’ils ont rejoint le "traître" Macron.

    Prenez le compte-rendu de ce mercredi 15 mars. On y apprend que, sur proposition de Bernard Cazeneuve, le président de la République a nommé le député socialiste Pascal Terrasse "inspecteur général de l’administration du développement durable" au tour extérieur. Autrement dit, François Hollande a recasé cet homme politique de 52 ans dans un corps de contrôle où le travail n’est pas harassant – en fait, une planque dorée qualifiée de "cimetière des éléphants" du ministère de l’Environnement. Un placard où il va gagner, bon an mal an et jusqu’à sa retraite, au moins 6.000 euros bruts par mois.

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    Ce n’est pas le premier camarade de François Hollande à bénéficier de ce type de faveur. Le plus emblématique ? Son ancien conseil politique à l’Elysée, Vincent Feltesse, parachuté à la Cour des Comptes en décembre dernier. Mais le recasage de Pascal Terrasse est particulièrement significatif de l’état d’esprit d’une certaine classe politique.

    Le 4 mars, ce député socialiste de l’Ardèche, qui siège au Palais Bourbon depuis 20 ans, annonce devant ses militants qu’il ne va pas se représenter en juin prochain. Pourquoi ? Parce que, assure-t-il la main sur le coeur, il veut être actif dans la campagne d’Emmanuel Macron (qu'il préfère à Benoît Hamon) et que le patron d’En Marche ! souhaite renouveler la classe politique. Mais il ne dit pas de quoi il va vivre dès que son mandat viendra à expiration en juin prochain. La vérité aurait sans doute gâcher le pot d'adieu.

    Pascal Terrasse aurait pu choisir d'aller travailler dans le secteur privé. C’est lui, en effet, qui a plaidé, dans un rapport remarqué, en faveur l’économie dite collaborative "alternative crédible, écrivait-il à Manuel Valls, à un modèle de consommation qui s’essouffle". Pour vanter les mérites de cette nouvelle forme de travail, il s'est même mis en scène en chauffeur de VTC. Mais, malgré tout, Pascal Terrasse a préféré rester bien au chaud avec traitement et primes, dans cet Etat qu'Emmanuel Macron a promis, juré craché, de dégraisser - et de moraliser.

    Vincent Jauvert

    L'OBS


  • Commentaires

    1
    Mercredi 15 Mars à 20:23

    Tout ça donne envie de vomir. Que des profiteurs !

    2
    fripouille
    Mercredi 15 Mars à 20:54

    Existe-t-il un dictionnaire du langage des hommes politiques ? Certains termes me paraissent pour le moins très flous ! Développement durable, économie collaborative...je dois m'y reprendre à plusieurs fois et encore je ne suis pas sûre d'avoir compris...

    3
    Jeudi 16 Mars à 07:02

    on place ses pions, et on récompense avant  la sortie prévisible

     De la magouille comme la gauche aime tant en faire

    4
    françoise
    Jeudi 16 Mars à 19:25

        Le bal des faux-culs continue et Le François la FAILLITE en fin de règne installe ses potes,! Quelle bande d'escrocs !

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