• Emmanuel Macron interpellé : quand les conseillères de l’Elysée dénonçaient les attaques sexistes et blagues salaces

    Emmanuel Macron interpellé : quand les conseillères de l’Elysée dénonçaient les attaques sexistes et blagues salaces

    Marc Guillaume, Edouard Philippe et Emmanuel Macron, à l'Elysée, le 4 septembre 2019. Bestimage

    Alors que le président Emmanuel Macron a écourté ses vacances pour se rendre à Toulon, puis à Beyrouth, une plainte pour sexisme vieille de deux ans refait aujourd'hui surface.

    Voilà des vacances qui n'auront pas duré longtemps. Alors qu'il était au Fort de Brégançon avec son épouse Brigitte, profitant du climat et d'une certaine douceur, n'hésitant pas à se poser en terrasse et à participer à quelques selfiesEmmanuel Macron a été subitement rappelé à la réalité du mondeLaissant seule son épouse dans le domaine de villégiature présidentiel, le chef de l'Etat s'est rendu à Toulon ce 4 août pour un hommage, avant de s'envoler ce jeudi 6 août pour Beyrouth, ravagé par deux terribles explosions il y a deux jours.

    Mais cette riche actualité présidentielle n'empêche pas de vieux dossiers de remonter à la surface. Alors que l'affaire Darmanin secoue le gouvernement, le site du journal Le Monde déterre aujourd'hui une autre affaire, datant de 2018 : des conseillères de l'Elysée dénonçaient des actes misogynes au plus haut sommet de l'Etat. Dans une note datée d'il y a deux ans, plusieurs femmes travaillant à l'Elysée ont raconté qu'elles étaient victimes de remarques sexistes, de "blagues salaces", de comportement désobligeant.

    Comme un symbole, cette page de plaintes est datée du 8 mars 2018, jour où l'on célèbre les droits des femmes. Dans cette note, on peut notamment lire dès les premières lignes : "Si nous n’avons pas à souffrir directement de comportements sexistes au sein de votre cabinet, nous sommes régulièrement confrontées nous-mêmes ou témoins de telles pratiques au plus haut sommet de l’Etat." S'ensuit une liste exhaustive de réflexions sexistes entendues au Château ou dans la cour de l’Elysée. Si aucun nom ne figure dans le document, certaines signataires ont expliqué oralement depuis qu'un homme était particulièrement visé : Marc Guillaume. Jamais rendue publique, cette note a été signée par toutes les conseillères de l'Elysée, sans exception, et d'après le quotidien, elle aurait joué un rôle dans l'éviction - presque deux ans après ce dépôt de plainte - de Marc Guillaume, qui vient de quitter son poste de secrétaire général du gouvernement, pour celui de préfet de la région Île-de-France.

    "Vous, vous allez faire carrière grâce à votre décolleté !"

    Parmi ses remarques désobligeantes, on trouve d'après "les conseillères" : "Vous, vous allez faire carrière grâce à votre décolleté !", ou encore : "C’est rare une femme qui pense… et c’est beau aussi, surtout quand ça porte une jupe". Tandis qu'Emmanuel Macron a fait de l'égalité hommes/femmes une pierre angulaire de son quinquennat, le président se voit rappeler en fin de note par les signataires, qu'il faut atteindre pour eux qui travaillent au sommet de l'Etat "une responsabilité encore plus forte que tout un chacun : la responsabilité de l’exemplarité". Reste que Marc Guillaume n'a pas été plus inquiété que ça pour son comportement, et ne risque pas de l'être : "Il préside tous les comités de sélection des directeurs d’administration, autant dire qu’il est chargé de détecter les hauts potentiels de l’Etat. Lui déplaire, c’est l’assurance de voir ta carrière brisée…"

    GALA


  • Commentaires

    1
    fripouille
    Vendredi 7 Août à 12:11

    Les sexistes, les harceleurs, les tyranniques, il y a de tout quand on travaille ! Et on ne peut pas toujours les envoyer sur les roses...

    2
    Françoise
    Vendredi 7 Août à 15:14

    Eux! enfin  certains de ces politiques , ces  mecs   ne font pas carrière grâce à leur décolleté mais grâce à leur queue qu'ils sortent pour un oui pour un non ,et même l’exhibe sur vidéo  mais  ce  ne sont pas des viols elles sont toutes consentantes c'est bien connu  d'ailleurs le G.Dard- Malin  en est une victime !

    3
    Vendredi 7 Août à 16:56

    en ce    qui   me  concerne   je   ne  comprends   pas  pourquoi la   femme  de Macron  n' avait   pas  été  condamnée  pour  détournement    de  mineur

    4
    Françoise
    Vendredi 7 Août à 20:32

    Oui! La Trogneux aurait dû faire de la taule pour détournement de mineur ! elle a dû le dépucelé !

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