• Voitures piégées, retour des djihadistes : les nouvelles menaces de Daech en Europe

    Voitures piégées, retour des djihadistes : les nouvelles menaces de Daech en Europe

    Un rapport d'Europol détaille les changements à venir dans les modes opératoires de l'Etat islamique en Europe. L'utilisation possible de voitures piégées inquiète les services de renseignements.   

    Dans le prolongement des attentats de Paris, l'année 2016 a été marquée par une série d'attentats sanglants revendiqués par l'Etat islamique en France, Belgique et aux Etats-Unis principalement. En 2017, l'organisation terroriste, confrontée à des revers importants sur le champ de bataille, pourrait faire évoluer ses modalités d'attaque en Europe, comme le montre un rapport d'Europol publié vendredi.

    La France, cible principale en Europe

    Selon Europol, de nouvelles attaques sont à craindre prochainement au sein de l'Union européenne. Le démantèlement d'une cellule terroriste - à Strasbourg et Marseille - qui projetait des attentats le 1er décembre contre le 36 quai des Orfèvres, le marché de Noël des Champs-Élysées et Disneyland Paris par exemple montre que la menace est bien réelle. "La France reste en haut de la liste des cibles potentielle de l'Etat islamique dans l'Union européenne", écrit Europol, qui cite aussi la Belgique, l'Allemagne, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

    La menace grandissante des returnees

    Les pertes territoriales de l'Etat islamique en Irak et en Syrie et le début de la bataille de Mossoul ont entraîné le début d'un phénomène de départ pour de nombreux djihadistes étrangers vers leur pays d'origine. Cette nouvelle menace représente un vrai défi pour les services de renseignements des Etats de l'UE. Selon Europol, l'Etat islamique sera de moins en moins responsable de l'entraînement et des projets d'attentat, se contentant de guider des éléments déjà opérationnels. En France, c'est Rachid Kassim qui, depuis la zone irako-syrienne, a "téléguidé" plusieurs attentats ou tentatives d'attentats ces dernières semaines.

    Vers l'utilisation de voitures piégées?

    Si les modes opératoires des précédentes attaques seront probablement reproduits lors de futures tentatives d'attentats, Europol estime que des terroristes vont aussi utiliser des armes plus faciles à obtenir que des fusils de guerre : couteaux, haches, machettes. L'agence de police européenne prédit aussi que l'Etat islamique pourrait utiliser une arme qui a fait sa force sur le champ de bataille : la voiture-bélier bourrée d'explosifs, une des pistes envisagée par la cellule des attentats de Bruxelles, selon Europol. "Les modes opératoires utilisés dans les pays du Moyen-Orient ont tendance à être copiés par les groupes terroristes qui agissent en Europe", écrit l'agence dans son rapport. C'est ainsi que des kamikazes ont frappé la France pour la première fois le 13 novembre 2015.

    Europol considère que l'usage d'armes chimiques ou biologiques n'est pas à exclure. L'agence affirme que l'organisation sait produire du gaz moutarde et a accès à des zones de stockages d'armes chimiques en Irak et en Libye. Elle rappelle à juste titre que les autorités marocaines ont démantelé en février 2016 une cellule de l'EI en possession d'armes de guerre et de produits chimiques en grande quantité. D'autres techniques, comme les "extorsions et les kidnappings", pourraient aussi être "exportées" en Europe. Pour Europol, les récentes attaques en France ont donné le ton de celles qui devraient suivre. L'Etat islamique se concentrerait plus sur des cibles peu protégées et vulnérables (soft targets) que sur des cibles symboliques ou particulièrement sensibles, comme les centrales nucléaires par exemple.

    Libye, nouvelle base-arrière des attentats?

    En recul en Irak, où il combat les forces de la coalition depuis plus d'un mois à Mossoul, l'Etat islamique connaît aussi des difficultés militaires en Syrie. Selon Europol, les experts du contre-terrorisme pensent que la Libye pourrait devenir la nouvelle base arrière pour s'attaquer à l'Europe et à l'Afrique du Nord. Mais "l'EI commencera à planifier et à impulser ses attaques depuis la Libye si la phase actuelle, qui consiste à gagner du terrain et à disposer des oppositions locales, prend fin." Les côtes libyennes sont en effet situées à quelques centaines de kilomètres seulement de l'Italie et de la Grèce et l'EI pourrait profiter des flots de réfugiés pour reproduire ce qu'il a déjà réussi à faire pour les attentats de Paris et Bruxelles. Mais pour l'heure, l'organisation fait face à d'importants revers militaires dans son fief de Syrte et le groupe pourrait être amené à se replier au sud du pays.

    Europe 1 le JDD.fr


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  • Commentaires

    1
    Samedi 3 Décembre 2016 à 06:04

    moi je se vante d' avoir porté la guerre, et nous voilà la cible principale.

    On n' a donc pas éliminé les responsable de l' Ei

    2
    fripouille
    Samedi 3 Décembre 2016 à 14:21

    La guerre, ce terme qui fait tant peur, prend des allures sournoises. Plus personne n'est à l'abri. On ne peut qu'attendre et voir. Trublion a bien mis le doigt sur ce qu'il ne fallait pas faire. "Il" va s'en aller, mais nous laisse l'addition à régler !

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