• Une hausse de la taxe foncière se profile

    Une hausse de la taxe foncière se profile

    Dans les faits, pour l’instant, la taxe d’habitation va disparaître seulement pour les résidences principales (mais pas les autres biens, résidence secondaire ou investissement locatif). Et ensuite, il va bien falloir compenser le manque à gagner de 26,3 milliards d’euros...

     

    "Injuste" selon Emmanuel Macron, la taxe d’habitation est vouée à disparaître dans les prochaines années. La loi de finances 2018 a prévu son extinction pour 2022 ou presque. Car dans les faits, pour l’instant, la taxe d’habitation va disparaître seulement pour les résidences principales (mais pas les autres biens, résidence secondaire ou investissement locatif). Et ensuite, il va bien falloir compenser le manque à gagner de 26,3 milliards d’euros, selon le rapport remis en mai au Premier ministre par le sénateur du Val-d’Oise Alain Richard et l’ancien préfet Dominique Bur, dont pas moins de 24 milliards d’euros pour les collectivités locales !

    Les propriétaires pourraient bien être mis à contribution via la taxe foncière, qui, elle, rapporte déjà près de 45 milliards d’euros, contribution foncière des entreprises et taxe d’enlèvement des ordures ménagères comprises. Rien qu’entre 2011 et 2016, la taxe foncière a déjà augmenté de 14 % en moyenne, selon l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’Union nationale des propriétaires immobiliers. La hausse de 2017 avait été relativement modérée, à 1 % environ, contre près de 4 % entre 2015 et 2016. Mais la flambée pourrait être très rapidement ravivée : 2018 constitue quasiment la dernière année de forte augmentation possible avant les élections municipales de 2020 et certains départements s’y sont déjà engagés : les Hautes-Alpes ont annoncé relever leur taux de 24,8 %, le Lot-et-Garonne de 20,8 % et la Lozère de 16 %.

    Tous les leviers sont bons pour les collectivités, qui pourraient aussi faire grimper la taxe d’aménagement, due par les ménages qui font construire leur maison. Elle aussi peut se révéler particulièrement injuste selon les communes concernées. Par exemple, dans deux villes voisines de l’Essonne, pour une même maison neuve, le coût des taxes varie de 6 000 à 9 000 euros à Arpajon, contre 18 000 à 20 000 euros à Ollainville.

    Challenges


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Samedi 15 Septembre à 13:39

    Une taxe injuste selon le petit roi,il était temps d'admettre un vole manifeste !

    Enlever d'une main pour rajouter deux poids à l' autre ,une bande d'escrocs ,

    aucune confiance en leurs baratins !

     

    2
    Samedi 15 Septembre à 17:20

    il est clair que  l' état   ne peut se passer de cet argent, et trouvera compensation !

     on verra  ressurgir aussi cette taxe sur un  loyer fictif  pour les propriétaires

    3
    fripouille
    Samedi 15 Septembre à 19:05

    Je trouve que la taxe foncière c'est suffisant !

    4
    françoise
    Samedi 15 Septembre à 19:20

    C'est la Chienlit!  Dommage que la Guillotine n'existe plus le bourreau aurait du boulot et il pourrait embaucher!

    5
    brigitte
    Jeudi 20 Septembre à 21:09

    comment va t-on garder notre toit sur la tête? ils oublient que beaucoup ont encore un crédit pour leur toit à la retraite !! 

     

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