• Un village de l’Aude se mobilise pour Louis, 4 ans, sous la menace d’un départ au Japon

    Un village de l’Aude se mobilise pour Louis, 4 ans, sous la menace d’un départ au Japon

    La mère de cet enfant est convoquée ce dimanche par les gendarmes après que la justice a décidé que son fils devait partir vivre chez son père au Japon.

    À 4 ans, Louis coule des jours heureux à Salles-d’Aude (Aude) avec sa maman, ses grands-parents maternels et ses petits copains de ce village de 2 500 habitants, à mi-chemin entre Narbonne et Béziers. Mais pour combien de temps encore ? Son avenir pourrait se dessiner ce dimanche où sa mère, Marine Verhoeven, est convoquée à la gendarmerie de Narbonne pour fait « connaître sa position » sur le conflit qui l’oppose au père japonais de Louis. Or, le 4 juillet, la cour d’appel de Toulouse (Haute-Garonne) a donné raison au père qui réclame le retour de son fils au Japon !

     

    « Nous respectons la loi. Mais il est hors de question que mon fils reparte entre deux gendarmes pour le Japon. Que le père vienne le chercher ! » lance Marine en résumant on ne peut plus clairement sa « position » sur ce litige, né en 2017 quand elle a quitté le Japon et son mari « après une énième dispute ». Depuis, entre Marine et Shubeï, c’est la guerre. Avec un enjeu haut comme trois pommes : Louis.

    Cet époux, accusé de violences par sa femme qui souhaite divorcer, a engagé une procédure pour enlèvement d’enfant. La justice française lui a donné raison par deux fois. Une décision balayée par la Cour de cassation, puis confirmée ce 4 juillet, contre l’avis du ministère public. Le procureur estimait que le retour de l’enfant, qui ne parle la langue de son père, au Japon présentait un réel danger pour son équilibre psychologique. Et comportait un risque sérieux de séparation définitive avec sa mère, puisque Marine Verhoeven ne dispose plus de visa.

    Nouvelle procédure judiciaire

    À Salles-d’Aude, l’heure est donc à la mobilisation pour que le petit Louis fasse normalement sa rentrée le 2 septembre dans la classe de moyenne maternelle. Rassemblés dans une grande maison au cœur du village, les soutiens à Louis et à Marine, témoignent de la vie simple et épanouie du garçonnet. Il y a là les trois institutrices et une assistante maternelle. Souriantes mais déterminées. « C’est un élève bien dans ses baskets. Il est très bavard mais souvent à bon escient », confie Marion, la directrice de l’école.

    « Ne jamais oublier que derrière les procédures judiciaires, il y a un gamin, juste un petit enfant et une vie à construire », insistent de leur côté Joseph et Magali Simmons, les parents du meilleur petit copain de Louis. Ils en appellent « à un retour à la raison », marqués par de « surprenantes décisions de justice ».

    Sur le plan judiciaire, justement, la mère de Louis n’a pas dit son dernier mot. Elle s’est une nouvelle fois pourvue en cassation. La Cour s’est saisie du dossier en procédure d’urgence. « L’audience pourrait avoir lieu en janvier. Nous demandons que notre petit reste en France au moins dans l’attente de cette décision. Ce serait une position d’une grande sagesse », estime Viviane Verhoeven, la grand-mère soutenue par des dizaines de villageois, prêts à se battre jusqu’au bout.

    Ils ont déjà posé les bases d’une forte mobilisation citoyenne et médiatique avec site internet et cagnotte en ligne. Sans vouloir brûler les étapes. Souhaitant surtout éviter le « tsunami émotionnel » qui pourrait emporter le petit Louis très loin de son village. Et le submerger.

    Le Parisien


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Dimanche 25 Août à 15:28

    Pour le bien être de l’enfant et son équilibre ,il ne faut pas le priver ni de 

    sa mère ni de son père ,la garde doit être partagée ,point barre ! 

    Si le père est violent ,je me demande pourquoi la justice française lui confie-t-elle la garde???

     

     

    2
    FRANCOISE
    Dimanche 25 Août à 17:17

    Pourquoi le père ? aurait-il une bonne situation ? qu'a donc sa mère a se reprocher pour que la justice penche du côté du père ?Elles n'ont qu'à ce marier avec des Français ,elles auront moins de problèmes  quand ça ne va plus ! Dans des cas comme celui-ci c'est encore un enfant qui va" trinquer  "la mésentente des parents !ET LA JUSTICE ? toujours du côté du plus fort  ça ne date pas d'hier !

    3
    fripouille
    Dimanche 25 Août à 17:43

    Au Japon, la vie est quasi militaire dans les classes.

    4
    Dimanche 25 Août à 17:45

    Comme  quoi   les mariages  avec  un étranger   ou dans  un  pays étranger,  peuvent  poser   de graves  problèmes  en   cas   de mésentente  et   c' est  l' enfant  qui pâtit !

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