• Tour de vis en vue sur les frais des ministres

    Tour de vis en vue sur les frais des ministres

    Le Premier ministre pourrait clarifier et durcir la circulaire de mai 2017, notamment concernant les frais de bouche.

    Edouard Philippe va-t-il serrer la vis à ses ministres ? Après la démission de François de Rugy, mis en cause pour son train de vie par Mediapart, le président Emmanuel Macron a lancé un avertissement clair en conseil des ministres : "Vous occupez une fonction exigeante. Elle réclame de nous tous des règles de sobriété et beaucoup de discernement entre ce qui relève du privé et du public". Un message reçu 5 sur 5 par ses ministres et surtout par le chef du gouvernement Edouard Philippe qui pourrait, selon le Parisien, durcir la circulaire mise en place en mai 2017.

     

    Le texte, intitulé "Une méthode de travail gouvernemental exemplaire, collégiale et efficace" rappelait notamment "qu’il convient de limiter l’usage des deniers publics au strict accomplissement de la mission ministérielle en ne tirant pas profit de ses fonctions pour soi-même ou pour ses proches […]. De manière générale, les dépenses à caractère personnel ou familial ne peuvent évidemment être mises à la charge de l’État". Des notions que le Premier ministre pourrait clarifier et mieux encadrer dans une réactualisation de cette circulaire. Des modifications qui pourraient intervenir dans les jours à venir.

    Une confusion des ministres ?

    Dans les colonnes du Parisien, un collaborateur d’Edouard Philippe explique ainsi que "la récente actualité a montré qu’il pouvait subsister quelques points à clarifier, notamment sur les travaux dans les logements de fonction". Du côté des ministères, nombreux sont ceux qui se posent des questions. Un chef de cabinet s’interroge : "Le problème c’est qu’il y a toujours une promiscuité entre vie privée et publique. Résultat, il y a une espèce de confusion. Line Renaud, c’est privé ou public ?" Pour rappel, les enveloppes liées aux frais de représentation sont plafonnées à 100.000 euros par an pour un secrétaire d’État, 120.000 euros pour un ministère auprès d’un ministre et 150.000 euros pour un ministre.

    Des dépenses de représentation qui, rappelle Libération, concernent pour l’essentiel des frais de réception : réception d’un homologue étranger dans le cadre d’une visite officielle, organisation de points presse ou encore une remise de prix ou de décoration. Les dîners privés, les repas familiaux ou encore les achats personnels sont quant à eux à la charge du ministre. Lors du précédent quinquennat, chaque collaborateur recevait ainsi, à la fin du mois, une liste de ses repas à caractère privé, qui étaient alors déduits de son indemnité mensuelle. Edouard Philippe devra peut-être reprendre ce dispositif pour s’assurer que ses ministres sont désormais irréprochables. 

    Capital


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Dimanche 21 Juillet à 15:23

    Tour de vis qui ne va pas plaire à tout le monde ,surtout à ceux qui ont pris 

    l’habitude à un train de vie sur les frais des contribuables ,on verra le résultat ,

    j'espère que tout le monde s'exécute et rien ne passera en dessous des tables ...!  

    2
    FRANCOISE
    Dimanche 21 Juillet à 16:54

    Je n'y crois pas encore une connerie supplémentaire pour tenter de minimiser les affaires comme celle du Homard et  de  sa poule carnavalesque !i Ils tiennent tellement à leurs privilèges  les pauvres chéris !

    3
    Dimanche 21 Juillet à 17:52

    elle  est bonne, car ce  n' est  pas Macron  qui  montre  l' exemple

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