• Voilà l'explication de la photo de mon bonjour !


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  • Australie: Un poisson-lune géant de 1,8 mètre s'est échoué sur une plage

    Mais selon un spécialiste, les poissons-lunes « peuvent être beaucoup plus gros (…) près du double de cette taille »

     

    Il s’agit du poisson osseux le plus lourd existant sur Terre. Un poisson-lune de 1,8 mètre, qui pourrait peser près de 2,5 tonnes, s’est échoué, ce week-end, sur une plage australienne à l’embouchure du fleuve Murray, au sud de l’Australie.

    Cette espèce de poisson se distingue par sa grande taille et sa forme plate particulière. Les raisons de l’échouage de l’animal ne sont pas connues.

    « Certains sont si gros qu’ils peuvent faire couler un voilier »

    « Il est fréquent qu’ils se heurtent aux bateaux et certains sont si gros qu’ils peuvent faire couler un voilier », a affirmé Ralph Foster, le responsable de la collection de poissons du South Australian Museum. Le poisson-lune échoué était en fait d’une taille plutôt moyenne pour son espèce, selon lui.

    Les poissons-lunes « peuvent être beaucoup plus gros (…) près du double de cette taille », a-t-il expliqué à la chaîne Australian Broadcasting Corporation (ABC). « Nous savons très peu de chose sur (cette espèce) ce n’est que dernièrement que la technologie nous a permis de commencer à avoir des informations ».

    L’espèce considérée comme « vulnérable »

    L’espèce est classée comme « vulnérable » par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Ces poissons ont pour particularité d’étendre une partie de leur corps au soleil ce qui lui vaut son nom anglais de « sunfish ».

    Ils peuvent aussi plonger à plusieurs centaines de mètres de profondeur. Les images du poisson échoué, postées sur Facebook par Linette Grzelak, ont suscité la curiosité. « Le nombre de médias du monde entier qui veulent en parler est incroyable. Je ne m’attendais pas à ça », a-t-elle indiqué.

    20 Minutes


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  • Un adolescent diagnostiqué schizophrène à cause d'une bactérie transmise par un chat

    Un adolescent diagnostiqué comme schizophrène souffrait en réalité de symptômes psychotiques liés à une infection bactérienne transmise par les chats.

    Une piste infectieuse pour expliquer des cas de schizophrénie ? Des chercheurs de la North Carolina State University rapportent le cas d’un jeune Américain de 14 ans diagnostiqué schizophrène qui présentait en réalité une infection liée à la bactérie Bartonella henselae. Son histoire médicale est détaillée dans un article paru le 18 mars 2019 dans le Journal of Central Nervous System Disease.

     

     

    Hallucinations, délires, idées suicidaires

    En octobre 2015, l’adolescent âgé de 14 ans déclare un ensemble de symptômes psychiatriques : hallucinations, délires, idées suicidaires et homicidaires. Le garçon est hospitalisé à plusieurs reprises en unité psychiatrique et reçoit un diagnostic de schizophrénie. Plusieurs médicaments sont testés : antipsychotiques, antidépresseurs, stabilisateurs d’humeur et benzodiazépines, sans effet positif sur ses symptômes. Les médecins soupçonnent alors une encéphalite auto-immune et testent un traitement contre cette inflammation, ce qui n’aboutit à aucune évolution positive sur les troubles comportementaux quotidiens, même si une diminution de la durée et de la fréquence des épisodes psychotiques est observée.

    En mars 2017, soit 18 mois après l’apparition des premiers symptômes, les médecins remarquent des lésions cutanées ressemblant à des vergetures sur les cuisses et les aisselles du garçon. Ces signes dermatologiques peuvent être des marqueurs d’une infection et les médecins décident donc de conduire plusieurs tests bactériologiques. Le verdict tombe lorsque la sérologie révèle la présence d’une Bartonella, bactérie probablement transmise via une griffure de chat – la famille du garçon en possède deux - et responsable d’une infection appelée bartonellose. Les symptômes de l’adolescent disparaissent alors après l’administration d’un traitement antibiotique adapté.

     

    D’autres agents infectieux déjà identifiés en psychiatrie

    "Cette bactérie est impliquée dans ce que les médecins appellent les maladies des griffes du chat" nous explique le docteur Guillaume Fond, psychiatre à l'AP-HM, chercheur à l’université Aix-Marseille et Coordinateur du Centre Expert Schizophrénie et Dépression Résistante. "Ces infections revêtent différentes formes et ne présentent pas de symptômes caractéristiques. Dans le cas de ce garçon, il a fallu attendre la survenue de manifestations dermatologiques après une errance diagnostique de 18 mois pour qu’un médecin pense à la piste infectieuse" ajoute le spécialiste.

    "Il s’agit à ma connaissance du premier cas qui associe une bartonellose et une psychose" dévoile le docteur Fond. Mais d’autres agents infectieux avaient déjà été associés à la survenue de symptômes psychiatriques : c’est le cas notamment du virus Herpes simplex 2, des virus de la maladie de Borna, du Chlamydophila pneumoniae, du Chlamydophila psittaci ou encore du Toxoplasma gondii, le parasite de la toxoplasmose transmis, comme la Bartonella, par les chats.

     

    Mettre en place "un bilan sérologique standardisé"

    Comment expliquer que ces agents infectieux puissent être impliqués dans des manifestations psychiatriques ? "Une des pistes repose sur un mécanisme inflammatoire : l’infection déclenche une réaction immunitaire complexe, dont des possibles réactions auto-immunes : le corps produit alors des anticorps* à la fois contre les pathogènes mais aussi contre certaines de ses propres structures situées dans le cerveau" dévoile le docteur Fond. "Ainsi, 1% des premiers épisodes de psychose seraient liés à la présence de ces anticorps qui seraient donc à dépister au moindre doute" ajoute le psychiatre.

    Un dépistage serait donc à généraliser en psychiatrie, selon le docteur Fond : "un bilan sérologique standardisé devrait être mis en place de façon systématique pour toute personne qui démarre un épisode psychotique anormal de façon à repérer la présence d’un agent infectieux." Et bien que le lien entre la bartonellose et les symptômes psychiatriques n’ait pas encore été démontré, le cas de l’adolescent américain plaide en faveur de l’inscription de Bartonella henselae à la liste des pathogènes à dépister.

    *Anticorps : molécule fabriquée par le corps pour neutraliser et éliminer un agent considéré comme étranger à l'organisme.

    franceinfo


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  • Moto: un pilote de 14 ans décède en Espagne

    Il espérait faire de sa passion son métier, mais elle lui a malheureusement coûté la vie. Dimanche, le jeune pilote espagnol Marcos Garrido Beltran, tout juste 14 ans, est décédé alors qu'il disputait à Jerez (Andalousie) une épreuve moto de la catégorie Supersport 300, où les espoirs du pays essayent de se faire repérer.

    Selon Marca, l'adolescent a chuté sur le circuit lors des essais, et a été ensuite percuté par un autre concurrent. "Marcos Garrido Beltran a rapidement été secouru par les services médicaux du circuit, qui ont décidé de son transfert en urgence à l'hôpital de Jerez, où il est décédé près d'une heure après son admission", a précisé dans un communiqué la Fédération andalouse de motocyclisme.

    Deuxième drame en quelques mois

    En Espagne, contrée passionnée par les sports mécaniques, la mort du jeune pilote a suscité une vague d'émotion. Même le chef du gouvernement, Pedro Sanchez, a fait part de sa tristesse sur les réseaux sociaux. "Je regrette profondément la mort du jeune Marcos Garrido à Jerez. Quatorze ans n'est pas un âge pour mourir, a-t-il écrit. Toute une vie devant soi brisée. Je me joins à la terrible douleur de ses parents, de sa famille et de ses amis."

    En juin dernier, Andreas Pérez, autre espoir espagnol, était lui aussi décédé à 14 ans après un grave accident lors d'une manche du Championnat du monde junior sur le circuit de Montmelo (Catalogne).

    RMC Sport


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  •  Alerte aux faux kiwis français

    Une gigantesque arnaque vient d’être dévoilée par la répression des fraudes : 12% des kiwis vendus comme français sont en fait italiens. Les consommateurs en sont de leur poche.

     

    Le kiwi. Les Français en raffolent. Il fait même partie du « top 10 » des fruits les plus consommés en France : chaque année, nous en dégustons 2,8 kg par habitant. Cette star des marchés et des supermarchés est aujourd’hui au cœur d’un scandale que Le Parisien-Aujourd’hui en France vous révèle : 12 % des kiwis estampillés « origine France » vendus depuis trois ans sont en fait… produits en Italie.

     

    Un bénéfice estimé à 6 millions d’euros

    Au total, 15 000 tonnes de fruits faussement français ont ainsi été écoulées sur cette période. C’est ce qu’a découvert la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) qui publie ce lundi son bilan 2018. Après un an d’enquête, ces gendarmes de la consommation ont initié plusieurs procédures judiciaires à l’encontre de sept entreprises prises la main dans le panier. Leur bénéfice illicite total est estimé à 6 millions d’euros (M€).

    Ce « kiwigate » a un impact sur le pouvoir d’achat des Français. Aujourd’hui, les kiwis français se vendent beaucoup plus chers que leurs concurrents italiens. Ainsi, il faut débourser environ 0,70 € pièce pour s’offrir ce fruit d’origine française au marché de la rue des Pyrénées (XXe) à Paris, contre seulement 0,50 € pour son homologue italien.

    En cause, des coûts de production moindres de l’autre côté des Alpes, liés notamment à l’utilisation d’une main-d’œuvre moins chère, mais aussi à l’emploi de produits phytosanitaires (qui permettent de meilleurs rendements) interdits en France. L’intérêt de « franciser » des kiwis italiens saute aux yeux : les fraudeurs gonflent artificiellement leurs marges.

     

    Dix fois plus de kiwis produits en Italie à moindre coût

    Les consommateurs ne sont pas les seuls à subir les conséquences de cette fraude. Pour la plupart basés dans le sud-ouest du pays - 77 % de la production française est concentrée en Midi-Pyrénées et en Aquitaine -, les 1 200 kiwiculteurs français souffrent eux aussi de cette tromperie sur l’origine. Selon le bureau interprofessionnel du kiwi, la filière française produit en moyenne 45 000 tonnes de ce fruit par an. Les concurrents italiens, eux, arrivent à mettre sur le marché 400 000 tonnes chaque année.

    Le kiwi français est une denrée rare. En fin de saison, en mars/avril, au moment où il commence à manquer, son prix devrait monter en flèche. Et bien non : les « faux » kiwis français inondent alors les étals, et bloquent l’envolée des prix.

     

    Des traces de produits phytosanitaires interdits en France

    C’est d’ailleurs en partie ce qui a mis la puce à l’oreille des producteurs français. « On s’est dit : de si gros volumes en fin de saison, ce n’est pas possible », raconte Adeline Gachein, la directrice du bureau interprofessionnel du kiwi. Son organisation a alerté la DGCCRF. Les agents publics ont fait le recoupement avec d’étranges relevés sur des fruits : ils avaient constaté la présence de résidus de produits phytosanitaires interdits en France sur des kiwis officiellement fabriqués dans l’Hexagone.

    Les enquêteurs ont remonté le fil, identifiant sept entreprises accusées d’avoir « francisé » des kiwis italiens, certaines par le biais de montages extrêmement complexes, mis au jour par les enquêteurs. « Notre enquête n’aurait pas eu de tels résultats s’il n’y avait pas eu une bonne collaboration entre la France et l’Italie, notamment grâce au réseau Food Fraud, créé après la crise de la viande de cheval », précise-t-on à la direction de la répression des fraudes.

    En cas de tromperie, les entreprises incriminées risquent jusqu’à deux ans de prison et 300 000 euros d’amende.

    Le Parisien


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - LUNDI 25 03  2019


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  • Israël salue la mort de l'espion qui avait capturé le nazi Adolf Eichman

     

    Un maître espion de l'histoire du Mossad est mort. Rafi Eitan s'est éteint à l'âge de 92 ans à Tel Aviv. Il avait dirigé la mission de capture à Buenos Aires du nazi Adolf Eichmann, l'exécuteur de la «solution finale», exfiltré en Israël pour y être jugé et pendu en 1962.

    Personnage hors norme, Rafi Eitan n'hésitait pas à reconnaître qu'il exerçait un métier de voyou dans lequel il faut mettre la morale de côté. «Tout travail de renseignement implique une collaboration avec le crime» disait-il. Petit et d'apparence négligée, Rafi Eitan voyait mal et était un peu sourd mais son efficacité était exceptionnelle. 

    Le rapt en Argentine du responsable de la mort de six millions de Juifs lui a valu d'être élevé au rang de légende. «Ce fut l'une des opérations les plus simples que j'ai menée» avait-il raconté. «Vous le frappez sur l'épaule droite, vous tournez l'épaule gauche vers vous, vous verrouillez la tête entre les deux mains et vous le traînez. J'ai commencé à sentir ses cicatrices et j'ai réalisé: c'est lui. J'ai chanté en silence la chanson des partisans: «Nous sommes ici.»

    Protégé par la petite communauté des nostalgiques du troisième Reich, Adolf Eichmann pensait couler des jours paisibles à Buenos Aires quand il fut enlevé en 1960 en pleine rue devant son domicile par un commando. Séquestré dans une cave, il fut transporté vers Tel Aviv à bord d'un avion d'El Al drogué et revêtu d'un uniforme de la compagnie aérienne israélienne.

    Rafi Eitan n'est pas parvenu en revanche à mettre la main sur le docteur Josef Mengele, le bourreau du camp de concentration d'Auschwitz. Le criminel de guerre avait été repéré et photographié lui aussi à Buenos Aires mais les agents secrets n'avaient pas voulu courir deux lièvres à la fois. Mengele avait échappé quelques semaines plus tard au maître espion en se réfugiant au Paraguay puis le Mossad qui s'attendait à une guerre avec les pays arabes avait eu «d'autres priorités».

    Rafi Eitan a participé à des centaines d'opérations durant sa carrière. Il a joué un rôle dans l' «Opération Damoclès», une campagne secrète conduite en 1962 par le Mossad pour contrer la mise au point par l'Egypte de Nasser de missiles contenant des déchets radioactifs. Les engins étaient élaborés avec l'aide de scientifiques allemands employés autrefois par les Nazis !

    L'espion a également conseillé les Marocains dans l'affaire Ben Barka, l'opposant du roi Hassan enlevé en 1965 à Paris. Selon son témoignage, il a suggéré au général Dlimi, le chef des services de sécurité marocains qui lui demandait comment se débarrasser du corps, de dissoudre le cadavre dans la soude caustique. Une technique utilisée à l'époque pour éliminer les charognes de chevaux dans les kibboutz.

    L'affaire Jonathan Pollard a sonné le glas de son parcours en 1985. Rafi Eitan était en effet l'agent traitant de ce juif américain, employé comme conseiller de la marine américaine, devenu un espion à la solde de l'Etat hébreu. Démasqué, Pollard fut arrêté et envoyé en prison pour 30 ans. Le scandale avait provoqué une grave crise diplomatique entre les Etats-Unis et son allié. Et, Rafi Eitan avait été accusé d'avoir ordonné à l'ambassade d'Israël à Washington de refuser de donner l'asile à Pollard lorsque celui-ci avait tenté de s'y réfugier. «Je l'ai jeté dehors» a reconnu plus tard Rafi Eitan ajoutant qu'il n'avait aucun regret. Dans une interview accordée à la veille de la libération de l'espion, voici quatre ans, il avait déclaré: «rétrospectivement, cette affaire a été une grosse erreur».

    Nommé conseiller antiterroriste du premier ministre Menachem Begin, il s'était un temps reconverti dans les affaires et s'adonnait à la sculpture. Il faut aussi ministre des Affaires des retraités dans le cabinet d'Ehud Olmert. Sa mort a suscité un rare éloge funèbre du service de sécurité intérieure israélien, le Shin Bet. «Rafi a mené une dizaine d'opérations historiques qui resteront secrètes encore pour de nombreuses années» a déclaré son chef Nadav Argaman.

    Le Figaro.fr - De notre correspondant à Jérusalem


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  • Afghanistan : Ali, 13 ans, orphelin, traqué par les talibans, ignoré par la France

    Son père et sa mère ont été assassinés par les insurgés. Son frère, réfugié en France, veut l'y faire venir. Les ambassades de France à Kaboul et Peshawar ignorent ses demandes.

    C’est l’histoire d’un jeune adolescent qui, lorsqu’il se remémore les derniers instants de sa mère, la compare à «un poisson» sorti de l’eau, en quête d’un dernier souffle. Quand il raconte la scène, l’adolescent taciturne de 13 ans mime le visage tant aimé la bouche arrondie, laissant échapper un râle étouffé. «J’ai pris sa main, j’ai hurlé son prénom… et ses yeux sont partis», murmure-t-il, bras croisés contre la poitrine, ses yeux vert olive mouillés. C’est l’histoire d’un orphelin afghan, dont les deux parents ont été tués par les talibans et à qui il ne reste qu’un frère, réfugié en France. L’histoire d’un gamin traumatisé à qui cette même France refuse pourtant un visa depuis des mois.

    Le 29 janvier, au cœur des reliefs couleur sable du district de Tagab, autrefois sous contrôle de l’armée française mais désormais fortement dominé par les talibans, Sadia, 50 ans, est chez son frère, où elle a trouvé refuge quelques jours plus tôt. Des hommes armés font irruption dans la maison. Sadia et son frère sont abattus. L’un des cousins d’Ali est battu à mort par les rebelles. Lui doit son salut à sa cachette, dans la cour d’une maison adjacente, «derrière une malle lourde», raconte-t-il. Sur les trois certificats de décès officiels produits par les autorités de Tagab, on peut lire la mention «assassinat».

    «Vendetta»

    Ces morts sont les derniers d’une longue liste pour la famille d’Ali. Parwana, la grande sœur, a péri dans un attentat à Kaboul en 2002. Molajan, le père, ancien propriétaire d’un hôtel et de deux restaurants à Kaboul, dont le populaire comptoir à brochettes Naguib, a été assassiné par les talibans entre 2016 et 2017 en Kapisa, dont le district de Tagab fait partie. Evoquer son nom auprès des nouveaux tenanciers de ces établissements dérange. «Personne ne veut être mêlé à la vendetta qui a touché sa famille», commente un habitant d’un village proche de Khuchalkhail, où le triple meurtre a eu lieu. «Tout est parti du fils qui vit en France, Hassan (1), se souvient ce vieil homme, qui requiert l’anonymat, par crainte de représailles. Il était très anti-taliban. Il avait même créé un petit groupe dans son école pour lutter contre les insurgés.»

    L’intéressé, qui a obtenu l’asile politique en France, où il vit depuis 2013, ne nie pas ce passé. «J’étais jeune, je ne pensais pas que ça irait si loin, je jouais même au foot avec des talibans ! Ce n’était pas méchant, on n’avait même pas d’armes», explique ce traducteur dans un excellent français, tout en demandant que son prénom soit changé, de peur que les insurgés ne s’en prennent à sa famille éloignée, restée au pays. «Il donnait des informations à l’armée afghane. Ça s’est su, commente notre informateur. Alors quand les talibans ont envoyé le cadavre de son père sans la tête au village, personne n’a été surpris.»

    Refus implicite

    A l’automne dernier, convaincu que le cycle de vengeance va se poursuivre, Hassan sollicite l’association Osiris, qui vient en secours aux réfugiés traumatisés, afin qu’elle l’aide à obtenir un visa français pour sa mère, harcelée de menaces, et pour son jeune frère. Il les envoie au Pakistan – c’est là-bas que sont désormais traités les visas longue durée pour les Afghans. Pendant trois mois, la mère afghane couverte d’une burqa beige et son plus jeune fils errent, de Peshawar, la grande ville de l’Ouest, proche de l’Afghanistan, à Islamabad, la capitale pakistanaise. A cette période, Ali commence à apprendre le français, en prévision de son départ. Mais rien ne se passe. L’ambassade de France à Islamabad ne les convoque pas pour un entretien. Dans un mail dont Libération a eu connaissance, celle de Kaboul se montre sceptique quant aux menaces de mort dont ils font l’objet. Contactées, les deux ambassades n’ont pas donné suite à nos demandes.

    Devant ce refus implicite, mère et fils rentrent en Afghanistan. Dix jours plus tard, Sadia est tuée. Ali prend la fuite pour le Pakistan, un petit sac noir léger à l’épaule. Depuis, il panse ses plaies dans la cour tranquille d’une ONG pakistanaise, qui l’a recueilli en secret à Peshawar. Ses compagnons de dortoir, de jeunes gamins des rues drogués, sont ici pour se sevrer. Quand ils jouent au cricket, Ali s’assied sur un coin d’herbe et les couve de ses yeux éteints. «Les premiers jours, il ne parlait pas, il ne voulait pas se laver. Et puis, il s’est ouvert. Surtout quand il y a du foot à la télé !» assure l’un des éducateurs, qui s’emploie chaque jour à rassurer Hassan, mort d’inquiétude à l’autre bout du fil. Le jeune Afghan a déjà passé plus d’un mois dans le centre, tandis qu’à Islamabad comme à Paris, des administrations statuent sur son sort. L’acte de décès de sa mère leur a été transmis depuis des semaines. Ali attend toujours.

    Libération

    Une bien triste histoire !


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  • Nantes: Une femme lance un chien d'attaque sur un enfant de 9 ans

    Illustration

    Une grosse altercation a éclaté entre deux couples d'anciens voisins

    Sans l’intervention d’un autre enfant, que se serait-il passé ? Le 24 février dernier, à Bouguenais, un couple de Couëron, accompagné de leur fils de 13 ans, rend visite à des grands-parents, qui sont absents. Lorsqu’ils s’apprêtent à repartir, ils aperçoivent un voisin, qui les insulte. Il existe en effet un contentieux ancien entre voisins, relatif au stationnement des véhicules.

    Le voisin descend pour s’expliquer et très vite des coups sont portés par le

    couple. Il est jeté au sol et une poubelle est projetée sur lui. La femme agresse violemment l’épouse du voisin, lui portant des coups au visage. L’enfant des voisins, âgé de 9 ans, est menacé de morts, de même que ses parents.

    L’adolescent de 13 ans stoppe le chien d’attaque

    Subitement, la femme du couple de Couëron ouvre délibérément la malle arrière de son véhicule et libère son chien staff Américan, sans muselière, ni laisse. L’animal s’apprête à charger l’enfant, mais il est finalement stoppé in extremis par l’adolescent de 13 ans, qui parvient à le retenir. A l’arrivée des gendarmes, le couple d’agresseurs et l’adolescent ont quitté les lieux.

    Identifiés, les adultes ont été mis en garde à vue le 18 mars. L’adolescent a été entendu comme témoin. Les deux adultes sont convoqués en août devant le tribunal correctionnel pour ces faits. Les victimes ont eu 30 jours d’incapacité totale de travail pour la femme et 4 jours pour l’homme. Le garçon de 9 ans a eu 4 jours aussi pour traumatismes psychologiques.

    20 Minutes

    Heureusement que le garçon de 13 ans a tenu le chien, il a été plus intelligent que sa mère !


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  • La ténacité d'un policier a permis de porter les soupçons sur un homme d’une quarantaine d’années, pour une vingtaine d'agressions sexuelles et de viols entre 2006 et 2016.

     

    Un homme d’une quarantaine d’années est soupçonné d'avoir agressé sexuellement et violé une vingtaine de femmes. La pugnacité d’un policier de la brigade des mœurs de Nantes (Loire-Atlantique), qui après sept ans d'enquête a fini par payer, est relatée dimanche 24 mars par France Bleu Loire Océan. Le suspect a été réentendu cette semaine après avoir été interpellé en novembre dernier.

     

     

    Une ténacité au service "des proies"

    Tenace, le policier avait regroupé différentes affaires dans un même dossier : deux premières agressions sexuelles à Nantes lors de l’été 2012, trois autres un an plus tard et un viol commis à Vallet dans la même période. À chaque fois, le mode opératoire et les descriptions du suspect correspondent. "Il tournait avec sa voiture pendant la nuit et repérait des jeunes femmes", a expliqué le brigadier en précisant que l'homme "pouvait faire jusqu'à 50 kilomètres à la recherche d'une proie".

    Généralement, le suspect stationnait sa voiture avant de suivre ses victimes et de les agresser par derrière. En combinant toutes ces informations, le policier finit par obtenir l’ADN, le prénom et l’âge approximatif du suspect. Il sait également qu’il est mécanicien, qu’il vit près de Rennes et qu’il s’est fait tatouer le prénom de sa concubine sur le bras.

     

    Des correspondances dans le fichier des ADN

     Le brigadier a appelé une centaine de femmes portant ce prénom en Loire-Atlantique et en Ille-et-Vilaine, département voisin. Il a épluché les listes des candidats aux diplômes de mécanicien automobile des années 1990, sans succès. Finalement, c’est une recherche de parenté dans le fichier national des ADN qui redonne espoir au policier en lui trouvant 743 correspondances. Après avoir épluché minutieusement les profils, il cible un suspect : un homme d’une quarantaine d’années correspondant aux descriptions des victimes.

    Le suspect a été arrêté en novembre 2018 à une cinquantaine de kilomètres de Nantes, à Châteaubriant. Il a reconnu les faits et il en a même avoués d’autres en garde à vue. Cet homme aurait commis une vingtaine d’agressions sexuelles et de viols au total depuis 2006. Certains faits sont donc prescrits et ne pourront pas être jugés. Pour le reste, le procureur devra décider quelles suites donner aux affaires.

    franceinfo

    Bravo à ce policier digne des "Experts" !

    Espérons que le procureur va le poursuivre !!!


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  • La Réunion: Un homme tue trois de ses enfants avant de tenter de se suicider

    « Incompréhensible », « inadmissible », « tragique »… Les Réunionnais qui se sont confiés ce dimanche matin sur les ondes de radio Freedom ne trouvaient pas les mots pour qualifier le geste d’un père de famille de la Rivière-des-Galets, un quartier du Port (ouest de La Réunion).

     

    Un drame de la séparation

    L’homme est soupçonné d’avoir tué à son domicile trois de ses jeunes enfants. Les victimes avaient 1, 3 et 5 ans, indique une source policière à 20 Minutes. Il aurait ensuite tenté de suicider en se pendant. Les secours sont parvenus à le réanimer. Il est actuellement hospitalisé au CHU de Bellepierre, à Saint-Denis, le chef-lieu.

    Les causes et circonstances du drame qui s’est déroulé vers 11 heures (locales, soit 8 heures en métropole) restent à déterminer. Selon des riverains, toutefois, le père de famille n’aurait pas supporté la séparation avec la mère des enfants.

    20 Minutes

    Mais, purée, pourquoi tuer les enfants ? Il pouvait se suicider tout seul !


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  • Pourquoi le président chinois Xi Jinping va-t-il à Monaco?

    Lors de la deuxième étape de sa tournée européenne, Xi Jinping doit s'entretenir dimanche 24 mars avec le prince Albert II et ne doit rester que quelques heures sur le rocher avant de rejoindre la France. C'est la première fois qu'un président chinois en exercice se rend en visite officielle à Monaco.

    A première vue, la visite de Xi Jinping dans la principauté peut surprendre. La Chine et Monaco sont certes amis, mais loin d'être de grands partenaires : le volume du commerce entre les deux pays n'était d'ailleurs que de 130 millions d'euros l'année dernière. Une broutille pour le géant chinois, deuxième économie mondiale.

    « L'objectif premier est d'engager davantage un dialogue sur des enjeux qui concernent toute la planète et notamment les enjeux environnementaux. Ce sont, je pense, les questions qui vont dominer les échanges entre les deux chefs d'Etat davantage que des préoccupations purement économiques », avance Jean Castellini, ministre monégasque des Finances et de l’Economie.

    Mais surtout, cette visite officielle très symbolique reflète bien la diplomatie économique de la Chine. En septembre dernier, le prince Albert II était resté quatre jours en Chine. Ce fut l'occasion pour Monaco Télécom de signer avec Huawei un accord pour faire de la principauté le « premier pays entièrement couvert par la 5G » selon un communiqué de l'époque.

    Monaco, vitrine de Huawei?

    Pour le chercheur Philippe Le Corre, l'objectif défendu par Monaco Télécom, détenu à 55% par le patron de Free, Xavier Niel, c'est d'attirer l'attention mondiale sur la cité-Etat. Pour la Chine, Monaco deviendrait une véritable vitrine de sa technologie.

    Car la tournée européenne du président Xi Jinping a notamment pour objectif de promouvoir Huawei, de lui ouvrir les portes du marché européen, alors que les pays de l'UE restent prudents sur l'opportunité de laisser la firme gérer leur téléphonie de 5e génération. Les Etats-Unis accusent en effet Huawei d'espionnage en détournant des données au profit de Pékin.

    « Je n'ai pas de commentaires particuliers à faire sur l'avis porté sur Huawei par les Etats-Unis ou l'Union européenne. Tout ce que je sais, c'est que c'est une technologie qui a été proposée à notre opérateur Monaco Télécom. L'objectif de la visite du président n'est pas de s'inscrire dans le cadre de ce partenariat entre Monaco Télécom et Huawei, mais est beaucoup plus large », balaie le ministre Jean Castellini.

    La Comission européenne estime qu'« une approche commune de l'UE s'impose » dans la 5G. Elle compte dailleurs publier une recommandation sur le sujet.

    Avant Paris, Xi Jinping prolonge sur la Côte d'Azur

    Après son escapade sur le Rocher, Xi Jinping poursuit sa tournée européenne le long de la Riviera française par un dîner privé avec son hôte Emmanuel Macron dans une superbe villa de Beaulieu-sur-Mer. Le président français accueillera son homologue dans un décor de carte postale : la villa Kérylos, une superbe demeure blanche qui s'avance dans la mer Méditerranée.

    Le tête-à-tête entre les deux chefs d’Etat sera suivi d'un dîner en compagnie des épouses. Le repas sera concocté notamment par le chef de l'Elysée. Cette rencontre intervient au lendemain de la signature à Rome d’un partenariat inédit entre l’Italie et la Chine, qui embarrasse le président français. Rome a en effet rejoint les « nouvelles routes de la soie », ce colossal projet d’infrastructures de Xi Jinping alors qu’Emmanuel Macron ne cesse d’alerter en Europe sur les dangers des ambitions hégémoniques de la Chine. Dépendance financière, perte de souveraineté des Etats... Une mise en garde qu’il multiplie aussi lors de ces déplacements, que ce soit en Australie, en Inde ou dans la Corne de l’Afrique…

    Mais Emmanuel Macron entend aussi jouer la carte de la séduction avec Xi Jinping. Ce sera le cas ce dimanche soir à Beaulieu-sur-Mer. Car la Chine reste un partenaire incontournable pour la France. De nombreux contrats commerciaux vont être signés en début de semaine.

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    RFI

    Un repas qui va coûter un pognon de dingue !


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