• Polémique autour de folles rémunérations de dirigeants de la FNSEA

    Selon des informations de Mediapart, des dirigeants sont rémunérés environ 120.000 euros bruts par an. Le premier syndicat agricole de France affirme quant à lui « assumer la politique salariale » de ses dirigeants.

    Les patrons de la FNSEA sont-ils trop payés ? Selon des révélations de Mediapart et alors que le Salon de l’Agriculture doit ouvrir ses portes le 22 février, les dirigeants du premier syndicat agricole de France sont au cœur de la polémique. En cause : leur rémunération. Selon le média en ligne, plusieurs sont en effet rémunérés 120.000 euros bruts par an. Ainsi le directeur général de la FNSEA, Clément Faurax, serait rémunéré 13.400 euros bruts par mois après une revalorisation de 22% décidée après son arrivée en avril 2019. C’est 3.300 euros de plus que le ministre de l’Agriculture actuel rémunéré 10.100 euros bruts par mois.

    Plus généralement, lors de sa prise de poste, Clément Faurax a décidé une augmentation immédiate sur la plupart des postes de direction allant de 5 à 30%. Ainsi son remplaçant au poste de directeur général adjoint, Jean-Louis Chandelier, a quant à lui connu une hausse de 30% de son salaire touchant désormais 9.600 euros bruts alors que le directeur du département "économie et développement durable" touche 7.500 euros bruts chaque mois, après une augmentation de 11,5% de son salaire.

    Lourds déficits

    Le cas le plus emblématique est celui de la directrice générale sortante, Catherine Lion. Restée conseillère à temps partiel jusqu’en septembre dernier, elle avait bénéficié d’un salaire de base de 8.900 euros et d’une prime mensuelle de 6.000 euros. À la retraite depuis octobre, elle cumule désormais sa pension avec un salaire à temps partiel pour un montant de 12.500 euros par mois. En trois jours de travail par semaine, l’ancienne responsable touche ainsi l’équivalent de la rémunération d’un exploitant agricole sur une année entière, précise Mediapart.

     

    Des revenus qui ne feraient pas vraiment débat si la FNSEA n’enregistrait pas déjà un déficit important. Selon Mediapart, en novembre dernier, le syndicat enregistrait des pertes à hauteur de 1,5 million d’euros pour l’année 2019. Par ailleurs, l’organisme est en grande partie financé par les cotisations syndicales (6,3 millions d’euros) et les subventions publiques (4,2 millions d’euros).

    Une politique salariale "assumée"

    Difficile également de rendre audible ces salaires lorsque l’on sait que "30% des agriculteurs n’ont pas pu se dégager de revenu durant l’exercice 2017", selon un rapport du syndicat. L’Insee, de son côté, estimait en 2017 à 1.210 euros par mois le revenu moyen des agriculteurs exploitants, une fois déduits leurs déficits.

     

    Interrogée sur France Inter à propos de ces révélations, la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, a dénoncé des "attaques" contre le syndicat estimant que "Mediapart n’en est pas à son coup d’essai". La responsable estime ainsi que "tout ce qui peut salir la FNSEA leur va bien. Comparer le salaire brut de notre directeur avec le salaire net du ministre, ça n’est pas du bon travail". Christiane Lambert a également affirmé que le syndicat avait "porté plainte pour vol de documents" tout en affirmant assumer "la politique salariale de nos dirigeants" et de conclure : "Nous avons besoin d’experts de haut niveau".

    Capital


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Samedi 22 Février à 15:10

    « Nous avons besoin d’experts de haut niveau .» C’est pour cette 

    raison que l’agriculture est dans son bas niveau ,où certains agriculteurs 

    sont au bord du suicide après une faillite ,c’est lamentable !

    2
    Samedi 22 Février à 17:54

    Tous  les  responsable  syndicaux  touchent  beaucoup   trop   d' argent !

    Martin  Hirsh,  ancien   directeur   d' Emmaüs   devenu   ministre   ensuite    gagnait   aussi   beaucoup   d' argent !

     Tous   les  responsables    d' associations  aussi !

    3
    Françoise
    Samedi 22 Février à 18:27

    Les paysans  se suicident ,on peut comprendre pourquoi  aussi avec cette bande de Rapaces qui gravite autour d'eux et se remplissent les poches sur leur dos ! Ils devraient se mettre en coopérative ,se grouper pour mieux s'en sortir  mais voilà  dans ce merdier  un qui ce suicide ,c'est une exploitation en  moins et de la place pour les autres ! J'ai discuté il n'y a pas longtemps avec un agriculteur  éleveur  qui réclame des Prix et non le Mépris  et bien  il le disait lui même c'est dommage que certains se suicident mais ce sera toujours quelque part un plus pour ceux exercent autour et  qui  élèvent et vendent des animaux   ! Certains s'entraident heureusement il ne faut pas généraliser les mentalités !

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