• A REGARDER SUR YOUTUBE

    Un bain de foule très calculé pour Emmanuel Macron

    Admirez les bras de mémé brizitte, elle devrait les cacher ! !

     

    Au Fort de Brégançon (Var), le président de la République s'est offert un bain de foupe très médiatisé et très calculé.

     

    En vacances dans le sud de la France, le président de la République est sorti à la rencontre des habitants. Mais, au pied du fort de Bregançon (Var), Emmanuel Macron a pris un bain de foule très calculé. Décryptage de l'opération de communication. Il y a d'abord eu la rencontre avec un petit garçon, bien préparée à l'avance. Le jeune Maxime, 6 ans et demi, avait déclaré à un journaliste radio être fan du président. Une information qui n'a pas échappé au service de presse du président et qui a donc demandé au journaliste le contact du petit Maxime et de sa famille pour organiser la rencontre. Le petit garçon qui veut devenir maire de Paris était ravi et le président aussi.

     

    "Je n'aime pas les piscines", la phrase qui fait grincer des dents

    Dans l'ensemble le bain de foule est plutôt réussi, à l'exception d'une petite phrase prononcée par le président : "je n'aime pas les piscines, je préfère 1000 fois la mer" qui fait grincer les dents. L'Élysée a quand même dépensé 34 000 euros cette année pour faire construire une piscine dans le fort de Brégançon.

    franceinfo

    Ce que les gens sont cons ! 

    Lors de son premier bain de foule, le chef de l'Etat a été à la rencontre de Maxime, 6 ans et demi, et a décidé de l'inviter à venir visiter l'Elysée. La mère du petit garçon est ravie pour son fils.

     


    3 commentaires
  • Et ils sont tellement cons

    qu'ils vont à Brégançon

    pour voir les deux macron !


    3 commentaires
  • Affaire Benalla : pas d'enquête sur la disparition de ses armes avant la perquisition

    Toujours très très près l'un de l'autre !

    Saisi par un avocat de partie civile, le parquet a refusé d'élargir le champ d'investigation des juges d'instruction à une dissimulation de preuves, après la disparition d'un coffre contenant des armes au domicile d'Alexandre Benalla avant la perquisition, a indiqué vendredi une source judiciaire.

     

    L'ancien collaborateur de l'Elysée, notamment mis en examen pour "violences en réunion" pour avoir été filmé en train de molester des manifestants à Paris le 1er mai place de la Contrescarpe, avait déclaré en garde à vue posséder des armes déclarées dans une armoire forte. Mais les policiers ne l'avaient pas trouvée durant leur perquisition, selon une source proche du dossier.

     

    Aucune infraction sur les armes dans ce dossier à Alexandre Benalla

    M. Benalla avait ensuite expliqué devant les juges d'instruction qu'il avait demandé à "un ami" d'aller chercher sa femme et "de récupérer tout ce qui pouvait être volé (...) et notamment les armes", par souci de sécurité car son domicile avait été identifié par les journalistes, selon cette même source.

    Cet élément avait conduit Me Yassine Bouzrou, l'avocat du syndicat policier Vigi, partie civile dans cette affaire, à demander mardi à ce que les juges enquêtent également sur une "dissimulation de preuves". Lors d'une perquisition, les enquêteurs sont cependant censés rechercher des preuves liées au délit ou au crime présumé dont ils sont saisis.

    Or, selon la source judiciaire, comme il n'est reproché aucune infraction sur les armes dans ce dossier à Alexandre Benalla, il n'y a pas lieu de délivrer un réquisitoire supplétif, a décidé jeudi le parquet de Paris. Placé sous contrôle judiciaire, avec interdiction de détenir des armes, l'ancien adjoint au chef de cabinet du président Emmanuel Macron avait finalement rapporté celles en sa possession à la justice.

    "Si le procureur de la République de Paris respecte la loi, il doit autoriser des juges d'instruction indépendants à enquêter sur l'individu non identifié qui a vidé l'appartement de M. Benalla avant la perquisition, car cela ressemble à de la dissimulation de preuve", a réagi auprès de l'AFP Me Bouzrou.

    Paris Match

    Faut arrêter d'ennuyer l'ami de Manu ! (rire)


    3 commentaires
  • Les dépenses de sécurité de l'Elysée ont augmenté d'1,3 million d'euros (hors Benalla)

    Dans son rapport annuel, la Cour des comptes souligne que les frais de sécurité de l'Elysée ont augmenté pour l'année 2017 à cause, notamment, d'un renforcement des effectifs au sein du Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR).

    Dans le contexte de l'affaire Benalla, c'est une information qui tombe à pic. Selon le rapport annuel de la Cour des comptes concernant les comptes et la gestion des services de la présidence de la République, publié ce mardi 24 juillet, les dépenses de sécurité de l'Elysée sont en nette hausse depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron.

    Normalement assurée par le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) et le commandement militaire, la sécurité est un poste de dépenses capital du Château. La Cour des comptes relève ainsi que les agents qui en ont la charge représentent près du tiers (32%) de l'effectif total des services du président. Déjà importants par le passé, les services de sécurité ont été renforcés au cours de l'année 2017, constituant l'une des plus importantes augmentations de personnel de l'Elysée. Celle-ci s'explique selon le rapport par une volonté de réduire la charge de travail des policiers et des gendarmes du service.

    "Un contexte d’augmentation de la menace"

    Quinze nouvelles personnes sont ainsi entrées au GSPR l'an dernier, et deux ont rejoint les effectifs du commandement militaire. Somme toute, la masse salariale liée à la Garde républicaine (188) et celle du GSPR (77 personnes), imputées au budget de la présidence, ont respectivement coûté 14,7 millions et 7,4 millions d'euros pour l'année passée, soit une augmentation d'1,3 million d'euros par rapport à 2016.

    Des dépenses salariales auxquelles il faut ajouter le coût des repas des personnels (145.000 euros) et l'achat d'équipements nécessaires à l'exercice de leurs missions (332.000 euros). Là encore, la rue Cambon relève une augmentation de 42% des frais en comparaison avec l'année précédente. Selon le rapport, cette augmentation "résulte essentiellement du renforcement des moyens de sécurité dans un contexte d’augmentation de la menace".

    Un budget pas tout à fait transparent

    Enfin, la Cour rappelle que la sécurité de l'Elysée ne se limite pas à ces effectifs. Ponctuellement, le commandement militaire et le GSPR peuvent ainsi bénéficier du "soutien logistique" de plusieurs corps : la Garde républicaine, la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ou encore, le service de la protection du ministère de l'Intérieur. Des renforts dont le détail n'est aujourd'hui pas intégré dans le budget de la présidence.

    Le rapport de la Cour des comptes ne donne donc qu'une vision partielle des dépenses sécuritaires de la présidence. Auxquelles il faut par exemple ajouter, comme l'a montré le cas Alexandre Benalla, des salariés contractuels. Si le garde du corps d'Emmanuel Macron était bien en charge de la sécurité de l'Elysée, il ne faisait en effet ni partie du commandement militaire, ni de la GSPR. Le salaire du chargé de mission, 7.113 euros brut comme le rapporte le JDD, n'est donc pas pris en compte. La Cour des comptes explique avoir "obtenu des informations détaillées sur les dépenses en matière de protection et de sécurité de l'entourage personnel proche du Président de la République", données qui selon elle "n'appellent pas à remarques particulières". Financièrement parlant, s'entend.

    Marianne


    3 commentaires
  •  

    La popularité d'Emmanuel Macron est en forte baisse (-5 points) début août, selon un sondage YouGov réalisé en pleine affaire Benalla, et diffusé jeudi.

    Avec 27% de jugements positifs sur son action, le chef de l'État est à son plus bas niveau dans ce baromètre depuis son entrée en fonction, et 62% (+3) des Français interrogés jugent désormais négativement son action.

    Il perd notamment 18 points en un mois auprès des sympathisants des Républicains (LR), et 4 auprès de ceux du Parti socialiste et des écologistes, selon cette enquête pour le HuffPost et CNews.

    Avec 30% de jugements positifs sur son action à la tête du gouvernement, le Premier ministre Edouard Philippe se maintient pour sa part à son niveau du mois précédent. Épargné par les retombées de l'affaire Benalla, il voit sa cote de popularité dépasser au moins momentanément celle du président.

    Le jugement sur l'action du gouvernement reste quasiment stable (27%, -1) à un niveau relativement bas. Pour 27% (-4) également, il a une bonne gestion de l'économie, contre 60% (+3) d'un avis contraire.

    Le chômage (21%, +3), la "protection sociale" (18%, +2) et l'immigration (14%, -5) restent, selon YouGov, en tête des préoccupations des Français.

    Par ailleurs, si les révélations sur l'ex-collaborateur de l'Elysée Alexandre Benalla ont changé la perception que 41% des Français interrogés ont d'Emmanuel Macron (3% en bien, 38% en mal), elles ne l'ont "pas changé du tout" pour 48%.

    Pour 37%, il s'agit d'une "affaire d'État", pour 28% d'un fait divers et pour 24% d'une "crise politique

    Challenges

    Il est plus bas que ce qui est dit !


    4 commentaires
  •  

    "Ça devient pathétique" : la une du "Journal du Dimanche" sur l'affaire Benalla vivement critiquée

    Après son interview dans Le Monde parue jeudi, puis son entretien, enregistré, pour le 20 heures de TF1 vendredi, la ligne d'Alexandre Benalla défense a agacé de nombreuses personnalités.

    La une ne passe pas. Dimanche 29 juillet, le Journal du Dimanche a publié un long entretien d'Alexandre Benalla, dans la tourmente depuis dix jours. "Benalla : ce que j'ai fait pour Macron'", titre l'hebdomadaire à côté d'une photo de l'ancien collaborateur de l'Elysée en costume. Après son interview dans Le Monde parue jeudi, puis son entretien, enregistré, pour le 20 heures de TF1 vendredi, sa ligne de défense a agacé de nombreuses personnalités et internautes.

    "Pulitzer de la Com’ qui perd toute focale ! Y’a pas quelqu’un qui a dit à Mimi Marchand que fallait pas faire le coup de trop... ça devient pathétique, merde !", s'est emporté le journaliste Pierre Lescure sur Twitter. "Benalla a les honneurs du JDD, dans une opération com censée redorer l'image du casseur de manifestants-usurpateur d'identité", a renchéri l'écrivain Aymeric Caron. "Félicitations aux coachs de l’Elysée, pour le nouveau Benalla relooké en gendre idéal !", a raillé le député Les Républicains Patrice Verchere.

    La une du JDD détournée

    D'autres internautes ont préféré modifier, eux-mêmes, la une du Journal du Dimanche pour que celle-ci corresponde mieux aux images de l'intervention d'Alexandre Benalla lors des manifestations du 1er mai, à Paris.

    "Ça devient pathétique" : la une du "Journal du Dimanche" sur l'affaire Benalla vivement critiquée

    "Ça devient pathétique" : la une du "Journal du Dimanche" sur l'affaire Benalla vivement critiquée

    "Ça devient pathétique" : la une du "Journal du Dimanche" sur l'affaire Benalla vivement critiquée

    "Ça devient pathétique" : la une du "Journal du Dimanche" sur l'affaire Benalla vivement critiquée

    "Ça devient pathétique" : la une du "Journal du Dimanche" sur l'affaire Benalla vivement critiquée

     


    3 commentaires
  • Emmanuel et Brigitte Macron invitent à dîner le gouvernement

    Le roi Manu et sa cougar !

    A quelques jours des vacances, le couple présidentiel va recevoir à dîner à l’Elysée les membres du gouvernement.

      Selon RMC, le rendez-vous est prévu mercredi soir à 20h30. L’ensemble des membres du gouvernement est convié, ainsi que leurs conjointes et conjoints . «C’est un moment convivial, la présence des conjoints va nous éviter de parler de politique», commente un secrétaire d'Etat, alors que l’Elysée est empêtré dans l'affaire Benalla depuis bientôt deux semaines.

    L’année dernière, le 8 août 2017, à la veille du départ en vacances du gouvernement, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte avaient déjà reçu les ministres. Une soirée décrite par l’un des hôtes comme «une opération de cohésion sympa comme on ferait dans le privé», rapportait à l’époque Europe 1. «Un moment de "team building" en quelque sorte, sur fond de buffet, de verrines et sans plan de table. Chacun a pu choisir sa table, ses voisins et ses sujets de conversation!», précisait encore la radio.

     

    Les vacances de l'exécutif débuteront vendredi

    Le président avait eu quelques mots de remerciements pour son équipe et lui avait conseillé de «se reposer» pendant les vacances. Il avait aussi salué les compagnes et compagnons reconnaissant que «la vie de conjoint de ministre n’est pas facile».

    Les vacances de l'exécutif débuteront à la fin du Conseil des ministres fixé exceptionnellement vendredi. Emmanuel et Brigitte Macron prendront alors la route du fort de Brégançon.

    Paris Match

    Tout ça aux frais des français, des sans dents, des riens !!! 

    Emmanuel et Brigitte Macron invitent à dîner le gouvernement

    Brizitte, 65 ans et son jeune élève, 40 ans


    5 commentaires
  • CHANTOUVIVELAVIE : BONSOIR - 26 07 2018

    Ils se retrouveront un jour ou l'autre ...

     

    Passez une bonne soirée


    6 commentaires

  • 5 commentaires
  • Macron sur l'affaire Benalla : "Je ne vais pas chercher des fusibles"

    Emmanuel Macron s'est une nouvelle fois exprimé sur l'affaire Benalla, cette fois directement devant des médias, mercredi au début d'un déplacement dans les Hautes-Pyrénées. Il a répété avoir fait ce qui était nécessaire concernant son chargé de mission et a critiqué à plusieurs reprises le rôle de la presse.

    La contre-attaque d'Emmanuel Macron, acte deux. Après sa première expression publique sur l'affaire Benalla, mardi soir à huis clos devant les députés de la majorité, le chef de l'Etat a repris la parole à peine 24h plus tard, mercredi à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) où il entamait un déplacement de deux jours. Il a répondu plusieurs minutes à la presse, après avoir d'abord esquivé leurs questions. "Il faut du calme. J'ai déjà dit ce que j'avais à dire sur toutes ces choses-là. Moi je suis avec les gens, ils sont heureux et tout va bien", a-t-il ainsi lancé dans un premier temps.

    Puis Emmanuel Macron a décidé de ne plus éluder. "La chaleur, la fatigue, c'est à Paris que ça monte à la tête", a-t-il dénoncé, avant de revenir plus précisément sur l'affaire qui vise l'ancien chargé de mission chargé de sa sécurité. Aurait-il dû engager l'article 40 du code de procédure pénale [qui oblige les responsables au courant des faits à saisir la justice, NDLR], en plus de suspendre provisoirement Alexandre Benalla? "Mais pas du tout, ça ne marche pas comme ça [...] Ce qui devait être fait a été fait", a-t-il répondu avant de redire qu'il avait "approuvé" la décision de son cabinet.

     

    "Arrêtez de vous exciter comme ça sur cette affaire", lance Macron aux médias

     

    Le Président a envoyé plusieurs piques aux médias, tout au long de son intervention. "Je ne vais pas chercher des fusibles parce que vous avez envie de voir du sang et des larmes dans le tournant de l'été. Moi, je suis simple, je suis un homme responsable" et "quand la justice doit passer, elle passe", a-t-il enchaîné.

    "M. Benalla a fait une faute, il a été sanctionné [...] C'était à mes yeux proportionné sinon j'aurais demandé d'en prendre une autre, donc c'est moi qui suis responsable de tout ça", a-t-il assuré, à l'image de la veille où il s'était déjà présenté comme le seul responsable de cette affaire. "La justice dira s'il fallait prendre autre chose, elle le fera en bon temps mais arrêtez de vous exciter comme ça sur cette affaire", a-t-il ensuite dit aux médias.

     

    Macron : "La République exemplaire à laquelle je crois n'est pas une République infaillible"

    Revenant sur le sentiment de "trahison" qu'il a dit éprouver au sujet d'Alexandre Benalla, ce qui ne l'a pas empêché de continuer à le faire travailler à ses côtés après le mois de mai, il a détaillé : "D'abord, je suis fier de l'avoir embauché à l'Elysée [...] Il a fait beaucoup de bonnes choses quand il était à l'Elysée. Il a fait une faute réelle, grave, que j'ai vécue comme une trahison, je lui ai dis. Il a été sanctionné pour cette faute. Il a ensuite repris son travail conformément à cette sanction. Quand il a fait une deuxième faute, il a ensuite été sanctionné plus durement, conformément à ce qui était prévu, par un licenciement."

    "La République exemplaire à laquelle je crois, ce n'est pas une République infaillible, tout le monde fait des erreurs. Et donc il faut simplement que la réponse soit proportionnée. Moi-même j'ai fait des erreurs", a-t-il concédé, sans dire lesquelles. "Et là, les gens sont en train de considérer qu'il faudrait massacrer tout le monde dès qu'une erreur est faite, que ce serait pas suffisant. Beaucoup de vos collègues ont fait des erreurs, est-ce qu'il faut pour autant les massacrer? Non. La presse se trompe parfois, il faut qu'elle corrige", a-t-il encore pris pour cible, l'accusant par ailleurs d'avoir dit "beaucoup de bêtises" et de "fadaises". Avant de conclure qu'il avait vu ces derniers jours "beaucoup de gens perdre la raison".

    le JDD.fr


    5 commentaires
  • Affaire Benalla : l'irresponsable sortie de Macron contre le «pouvoir médiatique»

    Il faut avoir un sacré toupet dans la séquence actuelle pour marcher sur la presse, pardon le «pouvoir médiatique», comme Macron l'a fait mardi soir devant son clan LREM et une bonne part du gouvernement à la Maison de l'Amérique latine. N'hésitant pas à balancer : «Nous avons une presse qui ne cherche plus la vérité. Je vois un pouvoir médiatique qui veut devenir un pouvoir judiciaire […], qui a décidé qu'il fallait fouler au pied un homme [Alexandre Benalla, ndlr] et avec lui toute la République.»

     

    La veille, le porte-parole du gouvernement – et avec lui tout le chœur macronien – n'avait pas été plus aimable à l'égard de la commission d'enquête parlementaire, ce «tribunal politique». Or si on peut comprendre que les avocats d'Alexandre Benalla, dont le métier est de défendre leur client par tous les moyens légaux, puisse user de l'argument «cabale politique» contre Macron, il est irresponsable d'entendre de telles sorties dans la bouche du gardien des institutions.

    Mais revenons à la croisade présidentielle contre ce pouvoir médiatique qui raconte des «fadaises» rien que pour lui nuire, sans égard pour la République. «Alexandre Benalla n'a jamais détenu les codes nucléaires, Alexandre Benalla n'a jamais occupé un 300m2 à l'Alma [la désormais fameuse résidence du quai Branly, ndlr], Alexandre Benalla n'a jamais eu un salaire de 10 000 euros, Alexandre Benalla n'a jamais été mon amant».

    Dans cette énumération grossière, le chef de l'Etat met bout à bout, en toute mauvaise foi, des fake news circulant en ligne (la vie privée et les codes nucléaires) mais qui n'ont fait l'objet d'aucun articles de presse, avec des questionnements journalistiques légitimes sur lesquels l'Elysée n'a pas jugé utile d'apporter de la transparence : on pense au salaire d'Alexandre Benalla et à sa demande de se voir attribuer un logement de fonction.

    Lors de son audition mercredi par la commission des lois de l'Assemblée, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, avait précisé avoir convenu avec le chef de l'Etat qu'il ne répondrait pas à ses interrogations. On se pince donc en entendant le président de la République, mais aussi le secrétaire d'Etat Mounir Madjoubi, qui a affirmé sans ciller : «Nous sommes nés dans la transparence et nous continuerons à transmettre toutes les informations souhaitées.»

    Sans les révélations du journal Le Monde, le cas Benalla serait resté un dossier réglé en catimini à l'Elysée, dans un entre-soi peu propice à la sévérité ou à la transparence. On remarquera que la justice, après avoir eu connaissance des faits du 1er mai, s'est illico saisie d'elle-même. Si l'enquête judicaire et celle de l'IGPN vont permettre de répondre à bien des questions qui restent en suspens, il serait bienvenu que d'ici là, ce Président qui prive les Français de sa parole n'abîme pas trop les contre-pouvoirs qui sont eux aussi dépositaires de la République. Car la République, ça n'est pas un homme, c'est un tout.
     

    Libération


    4 commentaires
  • «Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant» : quand Macron répond aux rumeurs

    Face aux députés de la majorité, le président a ironisé sur les rumeurs distillées depuis le début de l’affaire.

    Depuis le 18 juillet, date où l’affaire Benalla a éclaté au grand jour, les informations successives entourant ce mystérieux collaborateur ont fait florès. Aux théories complotistes les plus farfelues, sont venues se greffer des rumeurs autorisant parfois le doute.

    Silencieux depuis le début de l’affaire, le chef de l’Etat a fait une apparition surprise mardi soir à la Maison de l’Amérique latine, où les élus de la majorité fêtaient la fin de la session parlementaire.

    L’occasion pour le locataire de l’Elysée de revenir sur ce dossier qui occupe l’espace mediatico-politique depuis une semaine.

    Macron sur l’affaire Benalla : « Le responsable vous l’avez devant vous, qu’ils viennent le chercher »

    Bouter la polémique et faire taire les rumeurs

    Lors de cette allocution d’une vingtaine de minutes, pendant laquelle il a dit endosser l’entière responsabilité dans ce dossier, Emmanuel Macron a balayé les rumeurs circulant autour de cette affaire.

    Jouant de l’anaphore, il a ainsi ironisé : « Alexandre Benalla n’a jamais détenu le code nucléaire. Alexandre Benalla n’a jamais occupé un 300 m2 à l’Alma. Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant. »

     

    Macron : « Alexandre Benalla n’a jamais été mon amant »

    Un exercice de style auquel s’était déjà livré, non sans humour, le président de la République lorsque des rumeurs lui prêtaient une « double vie avec Mathieu Gallet », ancien PDG de Radio France.

    Le Parisien

    Bien sûr qu'il ne va rien reconnaître !


    5 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique