• À l'occasion du week-end de Pâques, Emmanuel Macron est au Touquet. Ce dimanche aux alentours de midi, le président de la République s'est offert un bain de foule.

     

    Ceux qui crient vous êtes le meilleur continuez, ils ont été payés (rire) ou ce sont des vrais cons !


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  • Eric Ciotti sur Notre-Dame : "Une récupération politicienne indécente de Macron"

    Le député Les Républicains Eric Ciotti juge qu'Emmanuel Macron "en a trop fait" après l'incendie de Notre-Dame. Il dénonce le manque de sincérité du chef de l'Etat, et critique également la réaction de Brigitte Macron.

     

    L'activisme d'Emmanuel Macron après le drame de Notre-Dame n'a guère été apprécié par le député Les Républicains, Eric Ciotti. Dans le JDD, l'élu des Alpes-Maritimes voit dans la gestion du chef de l'Etat de cet incendie "une stratégie politique", et même une "récupération politicienne indécente". "Les Français ne sont pas dupes. Ils voient qu’il n’y avait aucune sincérité dans le trop plein de communication que nous avons subi cette semaine", pense ainsi le député LR... qui tacle également la première dame, Brigitte Macron.

    Que pensez-vous de la réaction et des mots d’Emmanuel Macron depuis l’incendie de Notre-Dame?

    Sa réaction s’assimile à une récupération politicienne indécente. Le soir de l’incendie, le président de la République a été dans son rôle et a tenu des propos de circonstance mais dès le lendemain, on a vu pointer derrière son discours la stratégie politique. Il était normal qu’il renonce à son allocution sur les annonces liées au mouvement des Gilets jaunes le soir de l’incendie, mais la décaler de 10 jours démontre clairement qu’il veut profiter des circonstances pour, une fois de plus, gagner du temps. Les propos en off, totalement déplacés, de son entourage et de certains ministres tels que rapportés dans la presse renforcent ce sentiment de malaise. Ils sont indignes. Nous sommes face à un drame national qui a ému la nation toute entière, et on voit la cour se réjouir à haute voix et ne penser qu’aux bénéfices électoraux! Les Français ne sont pas dupes. Ils voient qu’il n’y avait aucune sincérité dans le trop plein de communication que nous avons subi cette semaine. Comme souvent, Emmanuel Macron en a trop fait.

    Manque "d'humilité" de la part de Brigitte Macron 

    Quand il dit vouloir reconstruire une cathédrale "plus belle encore" en cinq ans, vous n‘applaudissez pas?

    Évidemment, je soutiens totalement cette ambition de reconstruction, mais lorsque j’ai entendu Brigitte Macron dire que la cathédrale allait « revivre peut-être plus haute », j’ai eu le sentiment d’une exploitation qui manquait d’une totale humilité [...]

    Le JDD.fr


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  • La satisfaction des Français envers l’action d’Emmanuel Macron au plus bas

    Seuls 27% des Français sont satisfaits de l’action d’Emmanuel Macron, un chiffre en baisse de 5% par rapport au mois de mars, et qui n’a jamais été aussi faible depuis l’élection du président de la République, selon un sondage Opinionway diffusé samedi 20 avril.

     

    Dans un sondage BVA publié vendredi, la popularité de Emmanuel Macron gagnait au contraire 3%, à 32% de « bonnes opinions », dans un contexte marqué par l’incendie de Notre-Dame de Paris.

    Dans le détail, 5% des sondés se disent très satisfaits d’Emmanuel Macron, 22% assez satisfaits, 30% mécontents et 40% très mécontents.

    Le taux de satisfaction parmi ses électeurs du premier tour de la présidentielle s’élève à 64% (39% pour ceux de François Fillon, 15% pour ceux de Jean-Luc Mélenchon, 6% pour ceux de Marine Le Pen).

    Après Notre-Dame, Macron donne un nouveau rendez-vous aux Français jeudi à 18 heures

    Edouard Philippe aussi au plus bas

    Interrogé sur l’action de Premier ministre Edouard Philippe, 29% des Français se disent satisfaits (-2%), un chiffre qui là encore n’avait jamais été aussi bas.

    Le gouvernement n’échappe pas à cette désaffection, la plupart des ministres voyant leur action jugée de plus en plus négativement par les Français. Ceux qui chutent le plus lourdement sont le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, qui ne fait que 27% de satisfaits (-5), et la ministre des Armées Florence Parly (38%,-6).

    Du côté des leaders politiques, à noter la progression de la part des Français satisfaits de l’action de Valérie Pécresse (31%,+4), Jean-Christophe Lagarde (23%,+3), Laurent Wauquiez (21%,+3) et Olivier Faure (20%,+3).

    Interrogé dans le même sondage sur leur soutien aux « gilets jaunes »; 48% des Français répondent les soutenir (-1), contre 48% qui ne les soutiennent pas (stable). 4% ne se prononcent pas.

    Ce « baromètre de l’action politique » a été réalisé en ligne les 17 et 18 avril auprès d’un échantillon de 1.057 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas). Marge d’erreur de 1,5 à 3 points.

    L'OBS


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  • Mesures post-grand débat: Macron va donner une conférence de presse jeudi prochain

    Il compte bien rattraper le raté de cette semaine. Emmanuel Macron annoncera jeudi prochain ses réponses au grand débat national, à 18 heures, lors d'une conférence de presse, après l'annulation de son allocution lundi en raison de l'incendie de Notre-Dame, a annoncé ce vendredi l'Élysée.

     

    "Le président de la République s'exprimera à l'issue du grand débat national et répondra à vos questions lors d'une conférence de presse" au Palais de l'Élysée, précise un communiqué de la présidence, ce qui indique qu'un propos liminaire précédera l'exercice de questions-réponses avec les journalistes. Un format qu'affectionnaient certains prédécesseurs d'Emmanuel Macron, en particulier François Hollande.

    Scénario chamboulé

    Après la trêve politique imposée par le drame de lundi, le chef de l'État se prépare donc à défendre, face aux Français, ses mesures censées clore le grand débat national, déjà en bonne partie dévoilées par les médias.

    Ce face-à-face avec les journalistes, le premier du genre depuis le début du quinquennat, remplacera les deux rendez-vous médiatiques prévus lundi et mercredi derniers pour lancer "l'acte II" du mandat. Ils avaient pour but, aussi, de mettre fin à la crise des gilets jaunes qui perturbe l'action du gouvernement depuis cinq mois.

    Le scénario initial a été chamboulé lundi en fin d'après-midi, à la dernière minute, lorsque les flammes ont commencé à dévaster la cathédrale de Paris. Cette catastrophe a ouvert une drôle de semaine pour Emmanuel Macron, qui s'est aussitôt rendu sur les lieux, a présidé un conseil des ministres spécial, a rendu hommage aux pompiers et a demandé à ce que Notre-Dame soit reconstruite en cinq ans, une ambition qui ne fait pas l'unanimité.

    Effet de surprise annihilé

    Les annonces sur le grand débat national qu'il devait faire lundi soir ont fuité dès le lendemain dans la presse, annihilant ainsi l'effet de surprise escompté.

    De ce fait, le locataire de l'Élysée a été contraint de revoir sa communication. Il ne peut reprendre exactement le même discours. Ni, par souci de cohérence, supprimer ou changer profondément ses décisions. En revanche, il peut les préciser, nombre d'entre elles étant au départ assez vagues, puisqu'elles devaient être détaillées deux jours plus tard lors d'une conférence de presse mercredi, annoncée en "format long".

    "Tout est susceptible d'être amélioré et approfondi", souligne l'entourage du président de la République. "Certaines annonces ne seront pas modifiées, comme celles sur la baisse des impôts, sur la réindexation des petites retraites ou sur la suppression de l'ENA. Pour le reste, rien n'interdit de les compléter ou d'en ajouter". Et cette fois, tout devrait être annoncé et expliqué en une seule vague.

    BFM.TV


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  • Pour ça, il va faire un appel aux dons !

    Quel culot, tout ça pour remonter dans les sondages


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  • Grand débat : pression maximum sur Macron en attendant ses annonces

    Le chef de l'État devrait faire des annonces en début de semaine pour conclure le grand débat et répondre aux gilets jaunes. Il est attendu au tournant par l'opposition

    Les annonces d'Emmanuel Macron après la fin du grand débat sont attendues avec impatience. Et pour cause : le président est censé répondre aux revendications des gilets jaunes et relancer son quinquennat. À ce jour, l'Élysée n'a pourtant dévoilé ni le jour ni le format que prendront ces annonces. L'entourage du chef de l'État a seulement assuré que le lancement de l'"Acte 2" de son quinquennat aurait lieu "en début de semaine".

     

    Parmi les pistes évoquées figurent notamment une baisse de l'impôt sur le revenu avec l'éventuelle mise en place de nouvelles tranches pour le rendre plus progressif, ou encore la réindexation des "petites retraites" sur l'inflation. Des mesures plébiscitées respectivement par 82% et 88% des Français, selon un sondage Ifop publié dimanche par le JDD, portant sur neuf pistes parmi des dizaines évoquées pendant le grand débat. 

    Également sur la table : la prise en compte du vote blanc, la suppression des avantages des anciens présidents, Premiers ministres et ministres, la création de conseillers territoriaux, mais aussi l'amélioration du paiement de la pension alimentaire aux mères célibataires ou encore des aménagements pour la limitation à 80 km/h.

    Des "modifications minimes"

    Alors que le Premier ministre assurait lundi que les décisions seraient "puissantes et concrètes", l'opposition se permet de douter. La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen, dont la liste aux européennes talonne celle de LREM, s'attend ainsi "à quelques modifications minimes, anecdotiques" qu'Emmanuel Macron "présentera à grands coups de trompettes". Dans le Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, elle a défendu "une dissolution" l'Assemblée nationale et la mise en place d'un système de "proportionnelle avec une prime au parti arrivé en tête".

     

    "Si Emmanuel Macron veut sortir son quinquennat de la paralysie [...] il doit opérer un triple tournant : fiscal, social et territorial", affirme de son côté le président LR de l'association des maires de France (AMF), François Baroin. "S'il y a un tournant à prendre [...] c'est une baisse durable des impôts pour tous les Français", a pour sa part plaidé ce dimanche le patron des Républicains, Laurent Wauquiez, sur BFMTV.

     

    À gauche, Raphaël Glucksmann, tête de liste PS-Place publique aux européennes, interrogé sur Europe1/CNews/Les Echos, juge que la priorité c'est de "mettre fin à l'injustice fiscale [...] soit en rétablissant l'ISF, soit en établissant une nouvelle tranche d'imposition sur les plus hauts revenus".

    Considérer l'urgence climatique

    Il faut "un grand plan de transformation écologique" avec une meilleure justice sociale, a considéré sur BFMTV la porte-parole d'EELV, Sandra Regol.

    "L'urgence de la baisse des dépenses publiques et des impôts" ne peuvent être "la principale leçon à tirer de cinq mois d'occupation des ronds-points, de marches pour le climat sans précédents et de quatre mois de grand débat", préviennent également 16 personnalités dont l'ex-ministre Nicolas Hulot ou Christophe Robert (Fondation Abbé Pierre), dans une tribune publiée ce dimanche dans le JDD. Selon eux, l'urgence est, entre autres, à l'investissement "dans la transition écologique, solidaire et territoriale", avec des transports "moins polluants".

    Dans tous les cas, Emmanuel Macron "n'aura pas de seconde chance", a prévenu le président du Sénat, Gérard Larcher (LR), convaincu que "les réponses ne pourront pas être uniquement cosmétiques ou purement institutionnelles". Quant aux gilets jaunes, ils se sont déjà donné rendez-vous à Paris pour un 23e samedi de manifestation.

    L'Express


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  • Brexit: Macron exaspère ses homologues dans les couloirs de Bruxelles

    Alors que la majorité des chefs d'État de l'Union européenne s'étaient prononcés pour un report long de la date du Brexit, Emmanuel Macron s'est montré intransigeant sur un délai plus court.

    Emmanuel Macron aurait exaspéré ses homologues européens sur la question du Brexit. Les 27 dirigeants européens, divisés entre les partisans d'un court report - menés par la France - et les défenseurs d'un délai plus long, ont mis plusieurs heures mercredi pour forger une proposition aux Britanniques à propos du Brexit.

    Vers 01h30, ils ont annoncé à la Première ministre Theresa May que la sortie du Royaume-Uni pouvait être retardée jusqu'au 31 octobre, dans six mois, et ont ainsi provisoirement écarté le spectre d'une séparation brutale.

    Le report convenu dans la nuit de mercredi à jeudi "est aussi flexible que je m'y attendais, et un peu plus court que je ne l'espérais", a déclaré Donald Tusk, président du conseil européen.

    Une majorité pour un report plus long

    Des diplomates européens ont déclaré que plusieurs pays avaient critiqué l'intransigeance de la France, hostile au report de neuf à 12 mois pour lequel plaidaient une majorité de pays. "Il y a eu des sensibilités différentes", a reconnu Emmanuel Macron mercredi soir.

    D'après les calculs de The Telegraph, 17 chefs d'État souhaitaient un report long, trois se disaient "ouverts d'esprit", quatre désiraient un report court mais comptaient s'aligner sur la majorité, seule la France présentait une position inflexible: un délai court, ou pas d'accord.

    Emmanuel Macron "est dans une situation un peu schizophrénique - son public national exige qu'il soit dur envers la Grande-Bretagne", déclare un diplomate au Telegraph, "mais la France fait partie des pays les plus durement touchés par le Brexit. Il faudra des heures avant que nous le tirions de son arbre."

    La date du 31 octobre logique

    Les pays favorables au report court - comme la Belgique, soutien de la position française - s'inquiètent de la capacité de nuisance que pourrait avoir un Royaume-Uni qui garderait un pied dans l'UE et l'autre dehors pendant une durée indéterminée. 

    A la sortie de la réunion extraordinaire du Conseil européen sur le Brexit, le président français a été interrogé sur la position isolée de la France dans les débats: "C'est vrai que la position majoritaire était de donner une extension très longue, mais à mes yeux ça n'était pas logique et ce n'était ni bon pour nous, ni bon pour les Britanniques".

    Selon lui, la date du 31 octobre est logique, car, quand la prochaine Commission européenne prendra ses fonctions le 1er novembre, la question du Brexit sera alors réglée.

    "Très exaspérés"

    Mais ces arguments n'ont pas convaincu tous les acteurs de l'Union européenne, qui ont surtout retenu la rigidité française. "Nous ne résolvons plus que les problèmes domestiques français", a lancé Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne, d'après le journal britannique The Guardian. Les représentants allemands ont, eux, déclaré être "très exaspérés" par l'attitude d'Emmanuel Macron.

    Le président américain Donald Trump a déploré mercredi sur Twitter que l'UE soit "si dure" avec le Royaume-Uni. Il ajoute ensuite que "l'UE est également un partenaire commercial brutal avec les États-Unis, ce qui va changer".

    BFM.TV


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  • "Tout le monde est rincé" : entre ennuis judiciaires et départs, la garde rapprochée d'Emmanuel Macron montre des signes de fragilité

    Certains conseillers du chef de l'État sont visés par des enquêtes, d'autres ont quitté le navire. Emmanuel Macron se retrouve de plus en plus isolé.

     

    Trois très proches collaborateurs d'Emmanuel Macron sont convoqués mercredi 10 avril par les juges chargés de l'affaire des passeports diplomatiques d'Alexandre Benalla. Il s'agit d'Alexis Kohler, le secrétaire général de l'Élysée, Patrick Strzoda, le directeur de cabinet, et François-Xavier Lauch, le chef de cabinet du président. Les deux premiers sont convoqués comme témoins, le troisième comme partie civile. Les juges veulent comprendre comment Alexandre Benalla a pu utiliser ses passeports diplomatiques depuis son licenciement en juillet 2018.

     

     

    Multiplication des rendez-vous judiciaires

    Ces auditions interviennent alors que les rendez-vous judiciaires se multiplient dans l'entourage du chef de l'État. Alexis Kohler est visé par trois plaintes de l'association Anticor, notamment pour conflit d'intérêt présumé. Il lui est reproché des liens familiaux avec l'armateur MSC, principal client des chantiers navals STX, où il représentait l'État au conseil d'administration. Lundi, deux nouvelles enquêtes ont par ailleurs été ouvertes dans l'affaire Benalla, dont l'une pour faux témoignage qui vise notamment Patrick Stroda, le directeur de cabinet, après le signalement du Sénat. Et en mars, c'est François-Xavier Lauch qui a déjà été entendu dans une toute autre affaire : en tant que témoin assisté dans l'enquête sur les failles du dispositif de sécurité lors des attentats du 14 juillet 2016 à Nice. Il était alors directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes.

    Certains conseillers sont sous pression judiciaire, et d'autres qui quittent le navire... C'est toute la garde rapprochée d'Emmanuel Macron qui montre des signes de fragilité. En effet, les départs se multiplient dans l'entourage du président. Sylvain Fort, le directeur de la communication, est parti, de même que le conseiller spécial d'Emmanuel Macron, Ismaël Emelien, et David Amiel, le bras droit d'Alexis Kohler.

     

    "Beaucoup de couples ont explosé"

    Et il y a les "partis promus" : Stéphane Séjourné, ex-conseiller politique désormais candidat et directeur de campagne pour les européennes pour La République en marche. Sibeth Ndiaye, conseillère presse désormais porte-parole du gouvernement. Au total, 12 conseillers sont partis. Avec des assistants ou chargés de mission, ils étaient d'ailleurs une petite vingtaine à faire leur pot de départ lundi soir à l'Élysée en présence d'Emmanuel Macron. "Tout le monde est rincé", lâche un ex-conseiller ministériel qui a lui-même choisi le privé, "pour se poser et devenir père", dit-il. Un autre abonde : "Beaucoup de couples ont explosé, le boulot finit souvent par une valise sur le palier".

    Certains postes sont parfois laissés vacants, ce qui montre un problème de ressources humaines selon un familier du pouvoir qui dénonce la nomination de conseillers au gouvernement, ce qui est une pratique réservée aux fins de mandats pour lui. Comprenez un peu comme le remplaçant au football qu'on fait rentrer à la 91e minute de jeu, alors que là, on n'est même pas à la mi-temps du quinquennat.

    franceinfo


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  • L’OCDE, échaudée par le début de quinquennat, demande à Macron d’accélérer les réformes

    Le secrétaire général de l’organisation représentant les pays occidentaux remet ce mardi matin à Bruno Le Maire le rapport annuel de l’institution sur la France. Son jugement est loin du satisfecit d’il y a deux ans juste après l’élection de l’actuel président de la République.

     

    Le ton a changé. En septembre 2017, le secrétaire général de l’OCDE, le mexicain Angel Gurria, applaudissait les réformes d’Emmanuel Macron qui allait permettre «d’offrir de meilleures perspectives à tous les Français»... sous réserve toutefois que le président de la République s’attelle à la réduction de la dépense publique. Condition qui, deux ans plus tard, selon l’institution internationale, ne s’est pas réalisée. «Le taux d’emploi reste faible et la situation des finances publiques ne s’est pas redressée», notent en effet d’emblée les économistes de l’OCDE dans leur nouveau rapport 2019 sur la France.

    Cette déception infuse l’ensemble de l’étude qui, dans ses préconisations, se rapproche beaucoup des dernières éditions. Les auteurs se félicitent certes que «des réformes globales du marché du travail, un abaissement des prélèvements sur les entreprises et le travail, et un plan d’investissement public bienvenu, porteur de gains de productivité, devraient aider à améliorer la croissance à moyen terme et développer l’emploi. Des mesures environnementales ont aussi été prises, même si les objectifs ont été fixés à des horizons relativement lointains», notent-ils encore.

    Professions réglementées

    Reste que l’enthousiasme initial semble bien émoussé et la liste des pistes d’amélioration interminable. L’OCDE suggère à Paris de se désendetter, de faire le ménage dans ses niches fiscales, de relever l’âge de la retraite, de renforcer ses investissements, d‘améliorer la formation continue et l’apprentissage, d’augmenter l’autonomie des hôpitaux, tout en musclant sa politique d’accompagnement de la transition énergétique.

    L’organisation internationale demande encore à la France d’aller plus loin sur le volet de la libéralisation des professions réglementées, un sujet qui convainc peu Bruno Le Maire. L’institution cite notamment les comptables, notaires et pharmaciens. «La poursuite de la réduction des obstacles administratifs à l’entrée sur le marché pour les nouvelles entreprises de biens ou de services et des réglementations inutilement restrictives favoriserait plus de concurrence. Ces mesures généreraient des gains de productivité et stimuleraient l’innovation», avancent les économistes.

     

    l’OCDE table sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) français de 1,3% pour 2019 et 2020, un brin plus pessimiste donc que le gouvernement tricolore qui vise de son côté 1,4% pour les deux échéances. «Les mesures déjà prises pourraient relever le PIB par habitant de 3,2% à un horizon de 10 ans et celles proposées dans la présente étude porteraient cet accroissement à 5,1%», relèvent les experts.

    Le Figaro.fr


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  • Le grand débat : Manu avec les enfants !

    Dessin de Placide


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