• Par Fabien Olicard


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  • Interview septembre 2016

    Manu est un malade psychiatrique dangereux !


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  • Montpellier : pistonné par LREM, un ancien «bénévole» auprès de Macron s'empare d'un juteux contrat

    Gérée par un «bénévole» de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron et employant un de ses anciens gardes du corps, la société APS Sud a décroché un fructueux contrat avec l'université Paul-Valéry de Montpellier, en contournant certaines règles.

     

    Pas d'appel d'offres ni de mise en concurrence, un devis transmis par une responsable LREM, un professionnalisme fortement remis en question : un partenariat conclu entre la société de sécurité d'un ancien collaborateur d'Emmanuel Macron et l'université Paul-Valéry de Montpellier pose question...

    Comme le révélait Médiapart le 11 décembre sur son site, plusieurs membres du parti présidentiel se sont personnellement impliqués pour qu'au printemps 2018 la société de sécurité de Moustapha Bouzbiba, un ancien «bénévole» de la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron, décroche un fructueux contrat avec l'université Paul-Valéry de Montpellier. Moustapha Bouzbiba, qui explique être apolitique, a été chargé d'accueil bénévole sur plusieurs événements liés à la campagne du candidat En Marche! avant l'élection présidentielle française de 2017.

    Selon les calculs de Médiapart, l'entreprise de Moustapha Bouzbiba, APS Sud, a ainsi obtenu un contrat de plus de 260 000 euros pour des activités de sécurité auprès de l'établissement universitaire de Montpellier.

    Ni appel d'offres ni de mise en concurrence

    Le premier devis de la société de sécurité aurait été transmis à l'université Paul-Valéry par l'intermédiaire de Charlyne Péculier, représentante locale de LREM, référente pour la région Occitanie des Jeunes avec Macron et collaboratrice de la députée Coralie Dubost (récemment épinglée pour avoir relayé une fausse information complotiste sur les Gilets jaunes).

    En outre, les prestations d’APS Sud semblent avoir été commandées sans appel d'offres ni mise en concurrence, allant même jusqu'à transgresser le contrat de l'entreprise espagnole Proségur, jusqu'alors prestataire habituel pour l'université. Le certificat administratif validant les prestations précisait en effet que «Proségur n’a[vait] pas pu fournir de services complémentaires en avril 2018.» Pourtant, contacté par Médiapart, un dirigeant de la multinationale espagnole soutient ne pas avoir été sollicité pour des prestations complémentaires au printemps 2018...

    Le «Chef de site» : un ancien garde du corps de Macron aux méthodes controversées

    Comme l'explique Médiapart, «sur le terrain, Kader Rahmouni est le "chef de
    site" d’APS Sud. C’est lui qui coordonne, en lien avec la présidence de l’université, les équipes de sécurité, dont un maître-chien.»

    Ancien garde du corps d'Emmanuel Macron, puis collaborateur de la députée LREM Coralie Dubost, Kader Rahmouni a notamment effectué des missions en compagnie d'Alexandre Benalla pendant la campagne présidentielle du candidat En Marche! : «En étant présent sur les meetings de Macron, Kader a pu taper dans l’œil des gens d’En Marche! dans l’Hérault» précise par exemple Moustapha Bouzbiba.

    A l'université de Montpellier, les méthodes de l'homme ne tardent pas à en inquiéter certains. «Au bout d’une première journée de présence de l’équipe de Kader Rahmouni, un responsable de la sécurité de la fac alerte directement le président de l'université au sujet de la société» explique Médiapart. Le responsable dénonce notamment «un manque de professionnalisme» et «une attitude pouvant être assimilée par des grévistes à de la provocation». Inquiétudes partagées par d'autres : un étudiant, une enseignante ou encore une syndicaliste s'indignent en avril 2018 : «Ils sont avec des chiens et déjà plusieurs altercations ont eu lieu avec des étudiants et des personnels».

    RT France


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  • Le candidat Macron méprisait le débat sur "l'identité figée, rabougrie". Il l'a remis en selle lundi, prenant le risque de réveiller la xénophobie ambiante

    Ces phrases de Macron sont passées inaperçues. Pourtant elles contiennent une bombe

    Ces deux courtes phrases sont passées presque inaperçues. Dans son allocution de 13 minutes, lundi 10 décembre, cachées au milieu de ses promesses pour requinquer le pouvoir d’achat et revivifier le dialogue démocratique, Emmanuel Macron les a lâchées, comme ça, l’air de rien :

    "Je veux aussi que nous mettions d'accord la nation avec elle-même sur ce qu'est son identité profonde. Que nous abordions la question de l'immigration".

    Au secours, elle revient ! L’identité. Cette bombe nationale à fragmentation. Cette notion qui rend fou. Pire : Macron l’a couplée avec le thème de l’immigration, histoire d’en renforcer la charge explosive. Il a balancé son cocktail Molotov sans crier gare, à travers la lucarne des télévisions de 23 millions de téléspectateurs.

    Jusque-là, pourtant, le président avait eu la sagesse d’éviter de mettre un seul doigt de pied dans cette eau-là. Pour marquer son amour de la France, il se bornait à envoyer des "cartes postales", comme disent les communicants : il posait devant les grands monuments historiques – le Louvre, la Madeleine, le Panthéon... – , il vantait  le "récit national" ou il s’essayait, certes maladroitement, à une itinérance mémorielle sur les territoires meurtris de 14-18. Sa marque de fabrique, c’était plutôt le message universaliste de la France, la construction de l’Europe, l’ouverture au monde.

    Ni glorieux, ni malin

    Pourquoi rouvrir le débat rance sur l’identité ? Peut-être parce que Macron, qui a étudié Machiavel, sait que le sujet divise les "gilets jaunes" : ceux de l’extrême-droite dénoncent "l’immigrationnisme" du pouvoir et alimentent la machine conspirationniste à propos du Pacte de Marrakech, signé cette semaine sous l’égide de l’ONU ; ceux de l’extrême gauche rêvent d’un monde sans frontières et vomissent les valeurs conservatrices. Planter un coin, a-t-il pu se dire, ne peut pas faire de mal. Mais si c’est son calcul, il est ni très glorieux, ni très malin. Car, comme le souligne SOS Racisme, il prend le risque de pointer de nouveau le doigt vers les boucs émissaires habituels des crises que traverse la France depuis des décennies : les immigrés.

    Identité, immigration, islamisme… Jusque-là, Emmanuel Macron s’efforçait d’éviter ces sujets inflammables. Il avait bien senti le danger lorsque la droite lui était tombée dessus, après ce discours d’Alger où il avait évoqué les "crimes contre l’humanité" commis à l’époque coloniale. Le candidat Macron rêvait de transcender, par un discours d’ouverture, en ligne avec les idéaux de la République, le désir de reconnaissance identitaire exprimé par tous ceux qui rêvent de repli. Il méprisait même le mot "identité", qu’il associait à des qualificatifs violents ("figée, rabougrie"). "Le fondement de la culture française, c'est une ouverture sans pareil", disait-il. "Notre culture est toujours parvenue à se dépasser elle-même, à voguer vers le neuf, l'imprévu, l'inconnu". Et ajoutait :

    "Le terme même d'identité ne peut être accolé à celui de 'culture française'".

    C’était un discours nouveau et rafraîchissant. En retournant vers les eaux troubles de l’identité nationale, le président a effacé, lundi, ce candidat. A l’aube de la campagne des européennes, ce n’est pas de très bonne augure.

    L'OBS


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  • Smic, heures supplémentaires, CSG : les nouvelles réponses d'Emmanuel Macron aux Gilets jaunes

    Dans une "adresse à la Nation", Emmanuel Macron a formulé lundi soir de nouvelles propositions pour tenter de répondre à la colère des Gilets jaunes. Il a notamment annoncé une hausse de 100 euros du Smic, l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraités les plus modestes ou une défiscalisation des heures supplémentaires.

    Cela ressemble à s'y méprendre à un changement de cap. Emmanuel Macron a fait de nombreuse annonces lundi soir, revenant même sur certaines de ses mesures du début du quinquennat, lors d'une allocution aux Français diffusée depuis l'Elysée. Le Président tentait de répondre à la colère des Gilets jaunes, au lendemain d'un quatrième week-end de mobilisation. "Nous sommes à un moment historique de notre pays", a assuré le chef de l'Etat, qui a décrété un symbolique "état d'urgence économique et social", après avoir dénoncé parallèlement "l'enchaînement de violences inadmissible" dans le pays. 

    "Cette colère, je la ressens comme juste, elle peut être notre chance", a assuré le Président au cours de cette allocution de 12 minutes. Avant d'exprimer ensuite ce regret : "Je sais aussi qu'il m’est arrivé de blesser certains d’entre vous, par mes propos."

    Une hausse du Smic, pas de retour à l'ISF

    Concrètement, voici ce qu'a annoncé Emmanuel Macron : 

    • Le salaire d'un travailleur au Smic augmentera de 100 euros par mois "dès 2019 sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur". Il s'agirait d'une hausse en net de la prime d'activité liée au Smic, a précisé ensuite l'entourage du Président à BFMTV. Cette hausse était prévue, mais sur l'ensemble du quinquennat. Jusque-là, l'exécutif refusait tout "coup de pouce" du Smic au 1er janvier 2019, au-delà de sa revalorisation légale d'1,8% qui était déjà programmée.
    • "Les heures supplémentaires seront versées sans impôts ni charges dès 2019." Emmanuel Macron esquisserait donc un retour à la défiscalisation de ces heures supplémentaires déjà mise en place lors du quinquennat Sarkozy, et non leur seule "désocialisation", c'est à dire la suppression des cotisations salariales, ce qui était déjà prévu pour le 1er septembre 2019. 
    • "Nous annulerons en 2019 la hausse de la CSG" pour les retraités qui touchent moins de 2.000 euros par mois. Emmanuel Macron a ainsi admis que "l'effort" qu'il avait demandé à ces personnes "était trop important" et injuste. A l'heure actuelle, seuls les retraités gagnant moins de 1.200 euros environ en étaient exemptés.
    • Le chef de l'Etat a également demandé "à tous les employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année à leurs salariés", répétant un appel déjà formulé par Edouard Philippe la semaine dernière. Cette prime serait exempte d'impôt et de charges, a ajouté Emmanuel Macron. 

    Le Président a en revanche refusé de céder sur une revendication phare des Gilets jaunes : le retour à l'impôt sur la fortune (ISF). Il a expliqué cette décision par l'inefficacité de cette mesure lorsqu'elle était en vigueur, et qu'elle n'empêchait pas "les plus riches" de quitter le pays.

    Emmanuel Macron a en revanche demandé au gouvernement et au Parlement d'"aller plus loin" dans la lutte contre les avantages indus et les évasions fiscales. Les dirigeants des grandes entreprises françaises devront verser "leurs impôts en France", a déclaré Emmanuel Macron. Seront taxées en France les grandes entreprises qui réalisent des bénéfices en France, a-t-il dit en allusion à la taxation des Gafa actuellement en discussion au niveau européen.

    Il va "rencontrer les maires, région par région" 

    En outre, Emmanuel Macron a réitéré son souhait de procéder rapidement à une "réforme profonde de l'Etat" - un projet de loi sur la Fonction publique est attendu au Parlement pour début 2019 -, mais aussi à celles de "l’indemnisation du chômage et des retraites", elles aussi déjà au programme de l'exécutif.

    Il a également appelé à ce que le débat national déjà annoncé il y a deux semaines soit "beaucoup plus large" .Emmanuel Macron a ainsi ouvert la porte à ce que des "questions essentielles à la nation" soient abordées dans ce cadre, comme "la possibilité de voir les courants d'opinion mieux entendus dans leur diversité", mais aussi "la prise en compte du vote blanc, et même que soient admis à participer au débat des citoyens n'appartenant pas à des partis". "Les bonnes solutions émergeront aussi du terrain", a-t-il fait valoir. Avant de souligner qu'il comptait "rencontrer les maires, région par région" pour bâtir le socle d'un "nouveau contrat pour la nation". 

    "Par le dialogue, le respect et l’engagement, nous réussirons. Mon seul souci, c’est vous. Mon seul combat, c’est pour vous. Notre seule bataille, c’est pour la France", a conclu Emmanuel Macron de façon très solennelle. Concrètement, le Premier ministre Edouard Philippe va désormais détailler les mesures exposées par le chef de l'Etat mercredi à l'Assemblée. D'autres annonces pour les entreprises sont également prévues dans les jours qui viennent, après une réunion des grandes entreprises.

    Le JDD.fr


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  • Gilets jaunes : Macron fait son mea culpa avant son intervention télévisée

    Le président a fait un début de mea culpa devant des élus, reçus à l’Elysée vendredi.

    Trois heures de « paires de baffes » : le président en a pris pour son grade vendredi. En face de lui, dans le salon vert de l’Elysée qui jouxte son bureau, une quinzaine de maires et d’élus des Yvelines, membres de l’association « Génération terrain », qui lui ont dit les choses « cash et sans filtre » sur les racines de la révolte des Gilets jaunes.

    Prenant des notes, accompagné d’un simple collaborateur, il les a écoutés, ne décrochant pas une fois son téléphone, et tordant parfois le nez. Comme lorsqu’un participant lui a lancé : « Aujourd’hui, les gens veulent voir votre tête au bout d’une pique ! » « Vous êtes mal aimé, rejeté », ont-ils asséné à un Emmanuel Macron lucide sur sa cote de désamour, avant d’étriller sa méthode de réforme « catastrophique » et « inappropriée ».

    « Des choses ont été dites, parfois pas très agréables, car l’exaspération de bon nombre de Français à son endroit est vraiment très forte », raconte Arnaud Péricard, maire Les Républicains de Saint-Germain-en-Laye et cofondateur du collectif.

    Plusieurs « conneries » confessées

    Après huit jours de silence, le chef de l’Etat leur a confié qu’il s’exprimerait, lundi soir, à la télévision pour répondre aux Français en colère. Il ne viendra pas les mains vides et pourrait faire des annonces sur le pouvoir d’achat et la justice fiscale. « Il y a trop d’impôts, trop de taxes, trop de fiscalité dans ce pays ! » a-t-il convenu devant eux, avant de confesser plusieurs « conneries », comme la suppression des 5 euros d’APL ou les 80 km/h. Edouard Philippe appréciera. « Vous n’imaginez pas comme je ne suis pas aidé… » leur a-t-il avoué, bien décidé à « y remédier » prochainement. Un début de mea culpa ?

    C’est Karl Olive, maire LR de Poissy, qui lui a envoyé un SMS au lendemain du saccage de l’Arc de triomphe et de l’incendie de la préfecture du Puy-en-Velay, pour lui proposer de rencontrer des élus de terrain, urbains et ruraux, « hommes et femmes de bonne volonté », toutes tendances confondues. Deux jours plus tard, Macron l’a rappelé : « Banco !»

    Pendant trois jours, ces élus ont travaillé d’arrache-pied pour lui soumettre des pistes concrètes sur le logement, les transports, les aides sociales, l’éducation, les territoires. « Par exemple, comment éviter qu’une femme qui élève seule ses enfants voie ses APL diminuer si elle retrouve un emploi à temps complet ? C’est anormal », expose Arnaud Péricard.

    « Le putsch n’a pas eu lieu »

    Le président a-t-il entendu le message de la rue ? « Je veux aller voir tous les maires de France ! » a-t-il lancé vendredi, déterminé à renouer avec le pays. Nombre de ses proches le pressent à cet égard d’arrêter les phrases méprisantes, comme « les Gaulois réfractaires ». « Il a compris qu’il devait corriger cette rupture avec le peuple », veut croire Karl Olive.

    Ce samedi, alors que les Gilets jaunes défilaient à quelques centaines de mètres de son bureau, Emmanuel Macron a passé la journée à l’Elysée avec ses collaborateurs pour préparer sa prise de parole. Le pire, juge son entourage, a été évité. « Le putsch n’a pas eu lieu. Les mesures annoncées ont calmé le jeu », respire l’un de ses fidèles, d’un rire nerveux.

    Toute la journée, le Premier ministre s’est affiché en première ligne, se rendant trois fois à la cellule de crise de Beauvau et allant saluer les forces de l’ordre. « Le niveau de tension a baissé », souffle Matignon. Un macroniste avertit : « La crise n’est pas finie. »

    Le Parisien


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  • Macron, fou ou con, les deux !!!


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  • «Gilets jaunes» : Macron annule la hausse des taxes et corrige Philippe

    L'Élysée a finalement décidé d'abandonner purement et simplement l'augmentation prévue en 2019. Un véritable désaveu pour le premier ministre.

     

    Les divergences larvées viennent d'éclater au grand jour. Entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe, rien ne va plus. «Il y a une différence de ligne entre eux qui n'est plus tenable», lâche un pilier de la majorité. Et pour cause, moins de 24 heures après l'annonce par le premier ministre d'une pause fiscale de six mois sur les carburants, l'Élysée a annoncé mercredi soir l'abandon pur et simple de l'augmentation initialement prévue. «Le président a compris que cette notion de moratoire était considérée par les gens comme une demi-mesure, et il a considéré qu'on n'avait pas le droit de laisser entendre cela. Il fallait aller un cran plus loin», expliquait dans la soirée l'un des plus proches conseillers du chef de l'État.

    Au même moment, l'Assemblée nationale achevait pourtant sa cinquième heure de séance et s'apprêtait à voter largement la déclaration d'Édouard Philippe, qui s'en remettait encore à une «solution (...) issue du débat». Autrement dit, le premier ministre laissait ouvertes les deux options, y compris celle d'un rétablissement de la hausse de la fameuse «taxe carbone». Ce qui n'est pas l'avis de l'Élysée. «Sauf idée de génie, dans six mois, on n'y reviendra pas. Pour l'instant, on ne peut pas dire qu'elle est “suspendue”, puisqu'elle n'existe pas. On emploie donc le terme d'“annulation”», assure le Château. Bref, deux sons de cloche très différents au plus haut sommet de l'État.

    Plus qu'un simple cafouillage, il s'agit d'un véritable désaveu. Le président a lui-même décroché son téléphone pour demander à François de Rugy de relayer la nouvelle version en direct sur le plateau de BFMTV. Ainsi, après avoir confirmé que les hausses de taxes sur les carburants étaient «annulées pour l'année 2019», le ministre de la Transition écologique et solidaire a rapporté la conversation qu'il avait eue quelques minutes plus tôt avec le président. «Il m'a dit: “les gens ont eu l'impression qu'il y avait une entourloupe, qu'on leur disait c'est une suspension mais hop, ça reviendra après (les européennes)”. Comme ça, il n'y a pas d'entourloupe», a-t-il clairement tranché.

    Matignon pris de court

    À Matignon, le changement de pied d'Emmanuel Macron a fait l'effet d'une bombe. Pris de court par la nouvelle, le cabinet du premier ministre a tenté, mercredi soir, d'éteindre le début d'incendie. «Nous travaillons de façon très étroite avec l'Élysée. Il y a un alignement parfait entre le premier ministre et le président», tentait-on d'argumenter. Idem à l'Élysée où, en fin de soirée, un communiqué - officiel, cette fois -, assurait que le couple exécutif s'exprimait «de concert». Il n'empêche, cet incident laissera des traces profondes. Et pose la question de savoir pourquoi l'Élysée a décidé de reprendre brutalement la main.

    Dans la soirée de mercredi, des raisons sécuritaires étaient implicitement invoquées. Des informations alarmistes circulaient sur la manifestation de samedi. Et notamment sur le degré de violence inédit que celle-ci pourrait atteindre, fomentée par «un noyau dur radicalisé» issu «à la fois de l'extrême droite et de l'extrême gauche». 

    Des «appels à tuer»

    Les services de renseignement auraient carrément signalé à l'Élysée des «appels à tuer et à se munir d'armes à feu pour s'en prendre à des parlementaires, au gouvernement, à l'exécutif et aux forces de l'ordre». Selon nos informations, un ministère important a même reçu consigne d'interdire à ses personnels et aux ministres concernés de se rendre sur leur lieu de travail ce week-end. «Ce sont des putschistes. On est dans une tentative putschiste», avance-t-on le plus sérieusement du monde au palais présidentiel.

    Une chose est sûre, l'«acte IV» du mouvement des «gilets jaunes» peut être un tournant si Paris s'embrase à nouveau. «S'il y a dix morts ce week-end, il n'est pas sûr qu'on puisse garder le ministre de l'Intérieur», glisse un proche du chef de l'État. La perspective d'un remaniement nettement plus large commence à circuler de façon insistante. Au point de changer de premier ministre? «Dans le meilleur des cas, il faudra un nouveau gouvernement avant les élections européennes. Dans le pire, avant Noël», lâche un macroniste du premier cercle.

    Le Figaro.fr


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  • Macron exclut de rétablir l'ISF et recadre sèchement Schiappa

    Rarement un recadrage aura été si violent.

    Alors que la secrétaire d'État à l'Égalité Femmes-Hommes, Marlène Schiappa, a cru bon d'ouvrir la voie à un rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), Emmanuel Macron lui a immédiatement adressé une fin de non-recevoir. Comme l'a appris Le Figaro, confirmant une information des Échos, le président a profité du huis clos du Conseil des ministres, mercredi matin, pour lancer: «Il ne faut pas perdre la cohérence de ce qu'on a fait depuis dix-huit mois. Cela implique de ne pas tout détricoter bout par bout».

    L'intéressée, qui n'assistait pas à cette réunion gouvernementale, a été prévenue de la «colère» du président par l'un de ses proches. «Le chef de l'État considère que l'une des méthodes de l'action publique innovante consiste à évaluer les choix qui sont faits. Ce sera le cas de l'impôt sur la fortune immobilière (IFI), comme c'est déjà prévu par la loi. Si l'on s'aperçoit, à terme, que le but poursuivi par la réforme n'est pas atteint, alors nous regarderons comment améliorer le dispositif. Mais nous ne reviendrons pas à l'ISF dans sa forme d'avant», affirme un proche du président.

     

    «Nous ne craignons pas le débat sur l'ISF pour une raison simple: le débat a été tranché»

     

    Cette passe d'armes est liée à la sortie de Marlène Schiappa, qui est intervenue mardi soir sur France 3 pour indiquer que «si l'évaluation (de la transformation de l'ISF en IFI) montre que des capitaux ne sont pas suffisamment injectés dans l'économie française, (elle) proposerait de rétablir l'ISF». Non contente de cette déclaration, la secrétaire d'État est allée plus loin mercredi matin, puisqu'elle a publié un communiqué pour se féliciter que la position personnelle qu'elle a défendue ait été reprise par le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.

    «Benjamin (Griveaux) a surtout été obligé de bricoler un truc en direct à la radio pour rattraper l'énorme bourde de Marlène (Schiappa)», déplore un proche du président, qui regrette que le porte-parole du gouvernement ait été contraint de réagir à chaud sur RTL à l'annonce de la secrétaire d'État. Quant à Édouard Philippe, qui a indiqué mercredi après-midi à l'Assemblée qu'il ne «craignait pas» le débat «nécessaire» sur l'ISF, sa position semble partagée par le président et ses proches. «Il a raison de dire que nous ne craignons pas le débat pour une raison simple: le débat a été tranché».

    Le Figaro.fr

    Macron ne veut pas que l'on ennuie les riches !


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  • Visite surprise sous les huées pour Macron au Puy-en-Velay

    Le président de la République a effectué une visite surprise au Puy-en-Velay, où la préfecture a été incendiée samedi par les «gilets jaunes».

    Emmanuel Macron a choisi l'un des symboles des débordements associés à la mobilisation des «gilets jaunes» pour une visite surprise, mardi après-midi au Puy-en-Velay. C'est dans cette ville de Haute-Loire que la préfecture a été incendiée samedi. Le Puy-en-Velay est aussi le fief de Laurent Wauquiez, patron des Républicains et fervent soutien de la contestation. L'entourage présidentiel, cité par l'AFP, a indiqué que le chef de l'Etat a témoigné «personnellement et directement de son respect et de son soutien aux agents après l'incendie d’une partie des locaux préfectoraux». Emmanuel Macron s'est adressé à «la centaine d'agents présents (...) en leur disant partager leur tristesse mais en leur demandant de la transformer en fierté : fierté d’être au service des Français et de l’intérêt général, et d'avoir fait preuve samedi d'un courage sans faille».

    «Le Progrès» a filmé une partie de la visite. Sur les images, on peut entendre crier «Macron Démission». Des huées sont également audibles lorsque le président quitte le groupement de gendarmerie de la Haute-Loire.

    Le déplacement n'avait pas été annoncé, tout comme son déjeuner lundi avec des CRS. Contrairement à une pratique fréquente de l'Elysée, le déplacement n'a donné lieu à aucune séquence en direct sur les réseaux sociaux au contact de la foule.

    Macron est arrivé et il est reparti en avion à Loudes.

    Paris Match


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  • Gilets jaunes : le silence contre-productif d'Emmanuel Macron

    Le self-control permanent du chef de l’Etat, sa volonté acharnée d’une liberté personnelle et politique inaltérable, apparaissent comme autant de défauts avec l’émergence des « Gilets jaunes ».

    Mutique. Depuis son retour de Buenos Aires où il participait au G20, Emmanuel Macron a choisi de ne pas s’exprimer, de ne pas s’adresser aux Français après les émeutes du week-end dernier. Pas un mot, mais des images à répétition - le président inspectant l’avenue Kléber, l’une des artères dévastées ; le président se recueillant sous l’arc de Triomphe souillé ; le président déjeunant en compagnie de CRS ayant subi l’assaut des casseurs et des pillards. Au même moment, le premier ministre Edouard Philippe recevait les chefs et sous-chefs des partis républicains. Fort bien. Mais les Français, comme les journalistes qui « suivent » la politique, n’en sont pas moins sidérés : mais pourquoi le chef de l’Etat s’obstine-t-il à s’enfermer dans ce silence paradoxalement assourdissant?

    Les observateurs du macronisme ne manqueront pas de relever que le président de la République reste ainsi fidèle à l’une des règles de vie qu’il s’est sans cesse et partout imposée : rester quelles que soient les circonstances maître de son temps, de ses initiatives, de ses propos, de ses avancées comme de ses reculs. Mais ce self-control permanent, cette volonté acharnée d’une liberté personnelle et politique inaltérable, exige un art parfait de l’exécution. Or c’est là que le bât blesse- et depuis plusieurs mois déjà.

    Depuis l’affaire Benalla, Emmanuel Macron est à contretemps dans son dialogue avec les citoyens qu’il est censé conduire. Systématiquement à contretemps. Systématiquement en retard. Systématiquement à côté de la plaque. Systématiquement en décalage avec les attentes, les espoirs et les désirs des Français. Le désir, ça existe, même en politique. Surtout en politique et Macron, depuis son élection, l’a effacé de son vocabulaire et, surtout, de sa pratique. Certaines interventions du président étaient brillantes, d’un contenu fort avec des perspectives fort bien dessinées. Il était alors dans son rôle, pertinent, et fidèle à ses engagements libéraux-sociaux. Souvenons-nous par exemple du plan pauvreté approuvé, salué, par la plupart des associations. Une sorte d’exploit. Mais qu’en ont retenu les Français ? Rien, comme si l’émetteur était en panne, brouillé, qu’il avait besoin de temps, beaucoup de temps, pour se recharger, pour retrouver une harmonie politique et ... personnelle.

    Des interventions hors sol et déconnectées

    Avec l’émergence soudaine des « Gilets jaunes », ces défauts sont apparus sous une lumière blafarde. Chaque intervention, chaque propos, chaque remarque apparaissaient plus que jamais déconnectés, hors sol et hors temps. Il s’agissait, dans l’esprit du président de « rattraper » les « Gilets jaunes » en avançant des arguments qu’il croyait cohérents ; il ne parvenait qu’à les exaspérer davantage encore- arrogant et pète-sec. Il n’était pas encore mais déjà la certitude qu’il fût sourd, « bouché » devint chose acquise pour une grande partie des Français. Fracassé par la violence, cette violence qu’il n’avait en rien pressenti (les autres responsables politique non plus d’ailleurs, mais il est le chef et cela lui donne des responsabilités particulières...), il choisit alors de se recroqueviller sur lui-même, de ne pas l’ouvrir, de dépêcher sur la ligne de front le premier ministre Philippe, celui de l’intérieur Castaner et le « bon élève » de la classe Jean-Michel Blanquer. Problème? Un tel dispositif ne sert à rien - ou à si peu.

    Emmanuel Macron le sait. Il s’était ainsi contenté de gagner un peu de temps. Rien de plus. L’ultra violence et la popularité du mouvement - ce n’est pas contradictoire - ont fini par le rattraper, par le dépasser. Et conséquemment la nécessité de se découvrir. Lui-même, en personne, sans se dissimuler derrière les institutions et les ministres. De proposer une série de mesures pour (peut-être) sortir de cette crise. De prendre la parole pour affronter et se confronter aux Français. Le principe même de la Ve République.

    Car, paradoxalement, ce mouvement des « Gilets jaunes » exacerbent tous les ... défauts de la Ve République. Les « Gilets jaunes », certes, décrètent leur détestation de ce jeune chef de l’état. Ils l’accusent de tous les maux, polarisant sur  sa personne et sa politique l’ensemble des défauts, des insuffisances et des « trahisons » attribués à ce pouvoir et aux deux précédents- Sarkozy et Hollande. Mais en même temps, paradoxe ou pochade (?), les « Gilets jaunes » ne reconnaissent aucun autre interlocuteur qu’Emmanuel Macron ; ils n’acceptent de parler qu’avec Emmanuel Macron ; ils ne veulent entendre qu’Emmanuel Macron. L’entendre, car l’écouter, ce serait franchir un autre palier...

    De nombreux commentateurs déplorent la quasi «disparition des corps intermédiaires», en particulier les partis, les syndicats et les associations « traditionnelles ». C’est d’ailleurs la nouvelle idée (convenue?) qui tourne en boucle. Coupable en chef ? Macron, bien sûr, responsable par définition de tous les maux dont souffre la société française. La disparition du PS ? Macron. L’atonie de LR ? Macron. Les déchirements de la France Insoumise?  Macron. L’effacement de la CGT ? Macron. La discrétion du Medef ? Macron. Plus politiques que d’aucuns l’imaginent, les « Gilets jaunes », eux, ne tombent pas dans pareil contresens. Ils ne font pas semblant : les règles de ce régime organisent la toute-puissance du président de la République. Ils en ont donc tiré toutes les conclusions.

    C’est pour cela, et d’abord pour cela, que le silence du président n’a pas de sens.

    Challenges


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  • En pleine crise des "Gilets Jaunes", les Macron rénovent le palais de l'Elysée

    La cougar avec son manteau Louis Vuiton et son petit Manu !

    Moquettes, rideaux, mobilier... En pleine crise des "gilets jaunes", le couple présidentiel n'a pas hésité à donner le coup d'envoi à de vastes travaux au sein du palais de l'Elysée. Un dépoussiérage estimé à plus de 100 millions d'euros.

    C'est ce qu'on appelle un mauvais timing. Alors que la grogne des "gilets jaunes" ne cesse de s'amplifier à travers l'Hexagone, le couple présidentiel n'a pas hésité à donner le coup d'envoi le 23 novembre dernier à de vastes travaux au sein de la salle des fêtes de l'Elysée alors que la rue grondait déjà. Moquettes, rideaux, mobilier, rien n'est trop beau pour donner un grand coup de jeune à ce vaste palais situé au 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré. Un dépoussiérage dont le coût total est estimé à plus de 100 millions d'euros par la Cour des comptes, sur une durée de sept ans.

    Dans les colonnes du Monde datant du 30 novembre, Brigitte Macron n'hésitait pas à justifier ces travaux en évoquant une "forteresse qui se protégeait de l'extérieur". "On avait l'impression que l'Elysée était devenu une forteresse qui se protégeait de l'extérieur. On va alléger, épurer. Il faut que la lumière entre", déclarait-elle. Ce premier chantier se déroulera jusqu'au 15 janvier 2019, sous le regard attentif de Brigitte Macron. En tout, ce sont plus de 120 personnes qui sont mobilisées pour restaurer plus de 1.000 mètres carrés au sein du palais, comprenant notamment la salle des fêtes, mais également le salon Napoléon III et le jardin d'hiver. 

    "Un savoir-faire français unique"

    Les clés du chantier ont été partiellement confiées au Mobilier National, dont Hervé Lemoine assure la direction depuis février dernier. "Ce projet va donner une vision contemporaine de l'Élysée, et mettra à l'honneur un savoir-faire français unique", a fait savoir Hervé Lemoine dans une interview accordée au Figaro.

    Interrogé par Challenges en septembre dernier, le directeur du Mobilier National évoquait déjà ce projet de rénovation entrepris sous la présidence Macron. "Le président a souhaité que l'on redécore l'Elysée et que le Mobilier renouvelle son cadre décoratif. C'est une façon pour lui de montrer ces savoir-faire dans cet espace qui est presque le premier showroom de France".

    Depuis plusieurs mois, les petites mains du Mobilier National sont en effet aux petits soins pour restaurer les grandes tapisseries de la salle des fêtes datant du XVIIIe siècle. 

    Challenges


    5 commentaires
  • Je l'ai déjà mise mais suis sûre que vous le regarderez à nouveau avec plaisir !


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