• Les gardes suisses, soldats du pape, prêtent serment

    De nouveaux gardes suisses, armés d'hallebardes et de plus de 500 ans d'histoire, jurent ce samedi de se sacrifier si besoin pour leur Souverain pontife.

    Alors que la présidente de la Confédération Doris Leuthard et le pape François se sont entretenus samedi matin durant une demi-heure au Vatican, 40 nouveaux gardes suisses, stoïques soldats du pape, armés d'hallebardes et de plus de 500 ans d'histoire, ont prêté serment dans l'après-midi. Ils ont juré de se sacrifier si besoin pour le souverain pontife.

    «Il y a deux façons de défendre le pape: avec les armes et avec la foi», a résumé, comme une évidence, le commandant de la Garde suisse pontificale, le Lucernois Christoph Graf. L'hallebarde, qui aiguise la curiosité des visiteurs au Vatican, reste une pure arme de représentation. Le corps de garde de 110 hommes, parfois en civil, dispose d'armes plus modernes dont l'emplacement reste «un secret».

    Le commandant exhibe plus volontiers une protection papale plus insolite à l'ère des menaces terroristes planétaires: «le rosaire». «Chaque garde en reçoit un», a-t-il précisé samedi, en vantant sa qualité indestructible. «Les gardes suisses doivent se dédier comme des missionnaires!», a encore souligné Christoph Graf à l'intention des quarante nouvelles recrues qui ont prêté serment samedi après-midi (23 Alémaniques, 13 Romands et 4 Tessinois).

    La plus ancienne armée du monde est née en 1506 avec le recrutement de mercenaires helvètes, réputés invincibles, par Jules II (le pape de Michel-Ange). Elle est ouverte uniquement aux catholiques.

    Nombreux critères

    Samedi, les nouvelles recrues ont prêté serment de fidélité au pape après avoir écouté le texte immuable d'un serment lu par l'aumônier: «Je jure de servir fidèlement, loyalement et de bonne foi le Souverain pontife et ses successeurs légitimes, de me dévouer pour eux de toutes mes forces, sacrifiant, si nécessaire, ma vie pour leur défense».

    Les recrues ont arboré le célèbre uniforme bouffant jaune-bleu-rouge, inspiré de la Renaissance, des couleurs des Médicis et des fresques de Raphaël. Avec pour cette cérémonie d'apparat un casque de métal garni de plumes d'autruche.

    Pour entrer dans cette famille, en général pour deux ans, il faut être Suisse, catholique-romain pratiquant, célibataire, avoir entre 19 et 30 ans, et mesurer au moins 1,74 mètre. Comme chaque année, la cérémonie d'assermentation a eu lieu un 6 mai, jour de la commémoration de leur résistance pour la défense du pape Clément VII lors du sac de Rome par les troupes de mercenaires de Charles Quint (le 6 mai 1527). Ils furent 147 à y perdre la vie.

    Une demi-heure d'entretien

    Les familles des gardes se sont mêlées aux représentants politiques et militaires de la Confédération, ainsi qu'à des cardinaux samedi à Rome. La présidente de la Confédération Doris Leuthard était de la partie. L'Argovienne a commencé sa journée au Vatican par un entretien avec le pape durant une demi-heure et sans interprète.

    L'audience, jugée «cordiale» par le Vatican, a eu lieu en privé. Elle a duré 27 minutes exactement d'après les services du Vatican. Le pape et Mme Leuthard ont discuté de «l'avenir du continent européen, l'accueil des migrants, le défi du monde du travail pour les jeunes, la lutte contre le terrorisme et l'engagement pour la protection de l'environnement», selon le Vatican, cité par Ansa.

    Ils ont aussi souligné «la volonté commune de renforcer davantage les bonnes relations qui existent entre le Saint-Siège et la Suisse». Doris Leuthard était accompagnée de sa maman Ruth Leuthard, à laquelle le pape a montré toute son affection, toujours selon l'agence de presse italienne Ansa.

    Un «cordial salut»

    Le pape François, qui a ensuite reçu en audience la garde pontificale, a relevé l'importance que représente à ses yeux la présence de ces «soldats du Christ» au sein de l'Eglise. Il leur a adressé «un cordial salut».

    Avec ce souverain pontife peu sensible au protocole, le dévoué corps de garde jouit désormais d'une reconnaissance plus personnelle. «Le pape salue tout le monde, avant ce n'était pas comme ça», a apprécié le commandant Graf en se souvenant de son expérience de jeunesse lorsque «la garde ne parlait jamais avec le pape».

    20 Minutes.ch


  • Commentaires

    1
    françoise
    Dimanche 7 Mai à 15:11

    Quel guignolade que cette   mafia hébergée au Vatican ,ces vieux trucs en cotillon ont donc besoin d'autant de protection!

    2
    Dimanche 7 Mai à 17:26

    et il  parait qu' on se bouscule au portillon, ils sont bien payés !

     La tradition !!!!

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