• Le temps de parole de Steve Bannon sera décompté au RN !

    Steve Bannon, l'ex-stratège de Donald Trump, verra ses interventions dans les médias français décomptés du temps de parole du Rassemblement national.

    Les déclarations de l'ex-stratège de Donald Trump, Steve Bannon, sur les élections européennes doivent être décomptées dans le temps de parole de la liste du Rassemblement national, en tant que soutien à celle-ci, a indiqué mercredi à l'AFP le CSA, confirmant une information de l'émission «Quotidien». «Marine Le Pen a beau nier ses liens étroits avec Steve Bannon, le CSA a décidé de décompter le temps de parole de l'ex-conseiller de Trump dans celui du RN. Il est considéré comme un soutien», avait affirmé sur Twitter un journaliste de l'émission de TMC.

     

    Interrogé par l'AFP, le CSA a indiqué que le temps de parole de Steve Bannon sera bien décompté de celui de la liste menée par Jordan Bardella, sur la base de la recommandation prise le 27 mars, qui prévoit notamment que les radios et télévisions «relèvent (...) les temps de parole des listes candidates et de leurs soutiens dans l'ensemble de leurs programmes».

    Il se présente comme "conseiller informel"

    Si le parti de Marine Le Pen a assuré qu'il ne jouait aucun rôle dans la campagne pour les européennes, Steve Bannon, en France depuis la fin de la semaine dernière, avait confirmé dans un entretien au «Parisien» ses liens avec le RN, se présentant comme un «conseiller informel» agissant à titre «bénévole», notamment pour donner des «conseils» et aider à établir des «connexions».

    «De toutes les élections (...) c'est de loin, ici, en France, la plus importante», avait déclaré Steve Bannon au journal, affirmant vouloir intervenir "dans les médias pour parler du RN".

    Paris Match

    Tous à la botte de macaron ! Ridicule et injuste !


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  • Européennes 2019: LREM dénonce la présence de Steve Bannon à Paris

    Steve Bannon est l'ex-stratège de Donald Trump et un soutien de Marine Le Pen

    « Une atteinte à la souveraineté ». A une semaine des élections européennes, les responsables LREM de la liste de la majorité ont fustigé samedi la présence à Paris de Steve Bannon, ex-stratège de Donald Trump et soutien de Marine Le Pen.

    « Tranquillement Steve Bannon pose ses valises à Paris dans sa suite du Bristol à 2.500 euros la nuit pour faire gagner Le Pen ! C’est une atteinte à la souveraineté de l’élection dans la ligne droite de la stratégie des nationalistes… à vomir », s’est ému sur Twitter le directeur de campagne Stéphane Séjourné.

     

    Un « tremblement de terre » dimanche 26

    Dans une interview accordée au journal Le Parisien dans ce grand hôtel de la capitale, Steve Bannon dit avoir choisi de venir à Paris parce que « de toutes les élections qui auront lieu le week-end prochain en Europe (…) c’est de loin, ici, en France, la plus importante » et ce « à cause du » positionnement mondialiste » d’Emmanuel Macron.

     

    « C’est un référendum sur lui et sa vision pour l’Europe », ajoute Steve Bannon qui prédit un « tremblement de terre » dimanche 26 mai.

    « Il ne se cache absolument pas de son envie de s’ingérer dans notre scrutin », s’est émue samedi la tête de liste LREM Nathalie Loiseau, ajoutant : « Le Rassemblement national ne s’est pas caché une seule minute de sa proximité avec Steve Bannon, d’avoir formé ses cadres à la méthode Bannon, c’est-à-dire la désinformation, le mensonge, assénés jusqu’à ce que ça passe. Pour avoir débattu avec Jordan Bardella, j’ai bien vu la marque Bannon, de fake news, dont nous n’avons ni envie ni besoin en Europe ».

    « Je suis un conseiller informel, je ne me fais pas payer »

    La semaine dernière, plusieurs députés et sénateurs de différents bords, y compris LREM, avaient réclamé une commission d’enquête sur les liens entre le RN et Steve Bannon après la diffusion d’un reportage d’Envoyé spécial dans lequel on voit les dirigeants RN Louis Aliot et Jérôme Rivière proposer à Steve Bannon d’assister à des réunions entre Marine Le Pen et des hauts fonctionnaires français.

    Steve Bannon y évoque aussi les besoins financiers du RN. « Ils veulent rembourser cet emprunt aux Russes [pour la présidentielle] et obtenir d’autres financements », dit l’ancien conseiller. Interrogé par Le Parisien, Steve Bannon assure n’avoir « jamais donné de capital » au RN. « Je suis un conseiller informel, je ne me fais pas payer. Même avec Trump, j’étais bénévole. Ce que je fais en revanche, c’est faire des observations à certains partis et donner des conseils sur la levée de fonds », ajoute-t-il.

    20 Minutes


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  • Le Pen répond à la pique de Macron et défend son bilan européen "fantastique"

    A Milan samedi, Marine Le Pen a défendu son bilan européen, qualifié la veille par Emmanuel Macron de "catastrophe pour le pays comme pour l'Europe".

    La présidente du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a défendu samedi son bilan européen, le qualifiant de "fantastique". La veille, à neuf jours des élections européennes, Emmanuel Macron avait de nouveau pilonné le RN, en présentant ses élus au Parlement européen comme "les sortants" dont le bilan "est une catastrophe pour le pays comme pour l'Europe".

     

    "Je trouve le comportement d'Emmanuel Macron très grave. J'avais déjà eu l'occasion de dire qu'Emmanuel Macron semblait être frappé par le syndrome de l'enfant roi, une sorte de conviction de surpuissance, une intolérance à la frustration et un désir absolu de ne respecter aucune limite et aucune règle" en s'engageant dans la campagne électorale, a dénoncé Marine Le Pen lors d'une conférence de presse, avant un grand meeting des nationalistes européens à Milan, dans le nord de l'Italie.

    Macron "viole incontestablement en même temps le texte et l'esprit de la Constitution"

    "En sortant de sa fonction de président de la République, il a un comportement profondément anti-républicain et il viole incontestablement en même temps le texte et l'esprit de la Constitution", a-t-elle déclaré, en redisant que son comportement la confortait dans l'idée que "s'il n'arrive pas en tête de cette élection, il devra partir".

    Interrogée sur le bilan du RN proprement dit, Marine Le Pen a affirmé qu'il était "fantastique". "Nous avons, avec nos alliés, donné au peuple la possibilité de profondément réorienter la construction européenne", a-t-elle affirmé."Aujourd'hui, tout le monde est protectionniste", s'est-elle amusé.

    En revanche, a estimé Marine Le Pen, "le bilan du groupe auquel appartient le président de la République est terrifiant puisque ALDE est le groupe qui a été le plus en pointe pour ouvrir nos frontières à l'immigration massive, le plus en pointe pour défendre l'ultra-libéralisme qui a sacrifié les économies de nos pays respectifs, le plus en pointe pour lutter contre tout système de protection sociale".

    Paris Match

    ALDE : L'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe (ADLE) est un groupe parlementaire qui rassemble depuis juillet 2004 deux partis politiques européens : le Parti de l'Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe (ALDE, auparavant Parti européen ...


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  • Douze partis du camp nationaliste se réuniront samedi autour de Marine Le Pen et Matteo Salvini à Milan

    Douze partis du camp nationaliste en Europe se réuniront samedi à Milan autour des deux leaders, français et italien, Marine Le Pen et Matteo Salvini, à une semaine des élections européennes, a confirmé ce jeudi auprès du Rassemblement national.

    Outre la cheffe du parti français et le patron de la Ligue, dix autres formations eurosceptiques ou europhobes seront présentes place du Dôme à Milan, dont quatre représentées par leurs chefs: le PVV néerlandais de Geert Wilders, le parti bulgare Volya de Veselin Mareshki, le SPD tchèque de Tomio Okamura et le Sme Rodina slovaque de Boris Kollar.

    L'AfD allemande, qui pourrait apporter 11 élus au Parlement européen le 26 mai, sera représentée par l'eurodéputé George Meuthen, le FPÖ autrichien par Harald Vilimski, le Vlaams Belang flamand par l'eurodéputé et ancien président Gerolf Annemans. Le Parti populaire danois sera représenté par l'eurodéputé Andres Vistisen, le parti estonien Ekre par son vice-président Jaak Madison, et les Vrais Finlandais par la vice-présidente Laura Huntasaari.

    BFM.TV


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  • Européennes : soupçonné d’emploi fictif à Strasbourg, Jordan Bardella dénonce de la «mousse»

    Selon Le Canard Enchaîné, reprenant une information de Challenges, le candidat de Marine Le Pen est soupçonné d’« usage irrégulier de l’indemnité » d’assistant parlementaire.

     

    Jordan Bardella ne fait pas partie des cadres du FN mis en examen dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national. Mais la tête de liste du Rassemblement national (nouveau nom du FN) est soupçonné, selon le Canard Enchaîné, « dans un rapport de 2016 de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF), d’avoir effectué un usage irrégulier de l’indemnité d’assistant parlementaire ».

    Cette information revient sur les révélations faites par Challenges en avril. Selon le magazine, Jordan Bardella a travaillé, de février à juin 2015, à mi-temps, comme assistant parlementaire de l’eurodéputé Jean-François Jalkh. « Pour un coût total de 10 444 € », précisait Challenges. Au même moment, Bardella occupait un poste de secrétaire départemental du FN en Seine-Saint-Denis et il était chargé de mission au pôle veille et prospective du parti. Selon le magazine, son nom apparaissait « sur un listing daté du 25 avril 2017 où l’institution recense les assistants des eurodéputés du Front national pour lesquels elle soupçonne un usage irrégulier de l’indemnité ».

    « Il n’y a rien, la justice le dit »

    « Raté, je ne suis poursuivi dans aucune enquête de justice », a répondu le candidat ce jeudi matin sur LCI. « On nous ressort cette affaire avant chaque élection. Il n’y a rien, la justice le dit, Le Parlement européen aussi puisqu’il n’a pas exigé le remboursement de mes indemnités », a insisté Jordan Bardella.

    La tête de liste RN a confirmé, comme il l’avait fait en avril dernier, qu’il avait « effectivement été assistant parlementaire 4 mois à mi-temps pour 1 200 € par mois lorsque j’étais étudiant en 2e année de fac ».

     

     

    « Ce n’était pas un emploi fictif, je trouve hallucinant qu’il faille me justifier alors qu’aucune enquête ne me met en cause », a encore contesté Bardella. « On essaie de faire de la mousse à deux semaines des élections », a-t-il dénoncé mettant en cause les médias qui « veulent sauver le soldat Loiseau ». Cette dernière, tête de liste de LREM, est au coude à coude dans les sondages avec la liste RN, et sa campagne connaît actuellement quelques ratés. 

    Le Parisien

    On cherche à faire du tort au RN !

    Les merdias sont à vomir, ils cherchent à aider loiseau LREM !!!


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  • Européennes: «Ne vous dispersez pas!», lance Bardella aux «gilets jaunes»

    © RTL /FREDERIC BUKAJLO / SIPA PRESS Jordan Bardella sur le plateau du «Grand Jury», le 5 mai 2019.

     

    Invité du «Grand Jury» RTL/Le Figaro/LCI dimanche, la tête de liste du Rassemblement national a estimé que finir derrière La République en marche aux européennes serait «un échec pour les Français».

     

    C’est la dernière ligne droite. Celle où tout se joue. À moins de trois semaines des élections européennes, prévues le 26 mai prochain, Jordan Bardella était l’invité du «Grand Jury» RTL/Le Figaro/LCI dimanche. La tête de liste du Rassemblement national, qui est donnée au coude-à-coude avec son adversaire de La République en marche, a lancé un appel à la mobilisation générale. «Il faut que les Français se servent de ces élections pour mettre un coup d’arrêt à la politique d’Emmanuel Macron», a-t-il exhorté. Désireux de se hisser en première position, il a considéré que finir deuxième serait «un échec pour les Français». «Si Emmanuel Macron arrive en tête, il va enclencher la réforme des retraites (et) la réforme de l’assurance-chômage, (il va continuer son) laxisme en matière d’immigration, et il va poursuivre son matraquage social et fiscal», a-t-il alerté.

    Un message principalement adressé aux «gilets jaunes», qu’il invite à ne pas soutenir les listes déposées par les représentants du mouvement. «Ne vous dispersez pas! Allez voter (...) (pour) la seule liste capable d’être en tête: celle que je conduis, celle du RN, celle qui est soutenue par Marine Le Pen, celle qui est au coude à coude avec LREM», a-t-il martelé. «Au-delà d’un “acte 26” le week-end prochain, j’en appelle à un “acte du 26 mai”», a-t-il conclu.

    Bellamy et Loiseau dans le viseur

    Chantre du «protectionnisme» et du «souverainisme», Jordan Bardella a ensuite considéré que «le vrai clivage du 21e siècle oppose les localistes aux globalistes». «Emmanuel Macron a voulu nous enfermer dans un clivage entre populistes et progressistes. (Moi) je me sens les deux (...)», a-t-il tranché. Le candidat RN a ensuite détaillé les grands axes du programme de son parti, notamment en matière économique et migratoire. Défendant l’idée d’une «alliance européenne des nations» en lieu et place de l’Union européenne - un projet qu’il qualifie lui-même d’«Europe à la carte» -, le natif de Seine-Saint-Denis a dit vouloir «baisser la fiscalité sur les ménages et les entreprises, et mettre en place les protections nécessaires pour protéger nos entreprises de la mondialisation sauvage et de la concurrence déloyale». De même, il a jugé que «compte tenu de la situation et des tensions communautaristes, nous ne pouvons plus accueillir d’immigration supplémentaire», ce qui implique selon lui une «sortie de l’espace Schengen».

    Enfin, Jordan Bardella directement ciblé son adversaire directe Nathalie Loiseau, ainsi que le troisième occupant du podium François-Xavier Bellamy. «Si vous avez des nouvelles de Nathalie Loiseau, il faudrait nous le dire. LREM n’a pas de programme. On ne (la) voit nulle part. (...) (Elle) ne fait plus un déplacement sans un ministre. Ils n’ont pas confiance?», a-t-il raillé, alors que l’ensemble du gouvernement compte voler au secours de sa candidate, qui est en difficulté. «Les Républicains parlent comme le RN trois semaines avant les élections mais ils gouvernent comme le PS (quand ils sont au pouvoir). Je dis (aux électeurs de droite): “faites comme Mariani, pas comme Bellamy”», a-t-il conclu, en allusion à l’ancien ministre des Transports de Nicolas Sarkozy, qui a rejoint le RN et figure en troisième position sur la liste.

    Le Figaro.fr


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  • Pour Jean-Marie Le Pen, "l'incendie de Notre-Dame est un incendie criminel"

    © BFMTV Jean-Marie Le Pen le 1er mai 2019 devant la statue équestre de Jeanne d'Arc à Paris.

     

    L'incendie de Notre-Dame est un incendie criminel". Tradition oblige, ce 1er mai, Jean-Marie Le Pen s'est rendu sous la statue de Jeanne d'Arc (1er arrondissement de Paris), pour y déposer une gerbe de fleur. Il a accompagné sa venue d'un discours pour les quelques fidèles qui étaient au rendez-vous, dans lequel il est revenu sur l'incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

    "L'incendie de Notre-Dame est un incendie criminel", a lancé l'ancien chef du Front National, aujourd'hui devenu Rassemblement National. Il ajoute ensuite que le feu "n'a pu venir inopinément comme cela sur des troncs, sur des poutres qui font un mètre carré de section et qui ont 700 ans".

    Pour Jean-Marie Le Pen, l'incendie est "probablement le fait d'un service". Il s'agirait d'un acte criminel à plusieurs pour lui, "car le matériel mis en oeuvre et la diffusion de la flamme ont nécessité une organisation qui dépasse sans doute celle de l'initiative personnelle".

    La piste accidentelle privilégiée par les enquêteurs

    Deux semaines après l'impressionnant incendie qui a touché la cathédrale parisienne, une enquête est toujours en cours pour déterminer les causes de départ du feu. Mais c'est l'hypothèse de l'erreur humaine qui est pour le moment privilégiée. "Aucun élément", n'indique une origine criminelle, avait confirmé, Laurent Nunez, secrétaire d'État au ministre de l'Intérieur sur BFMTV le 23 avril.

     

    Le leader du parti Debout La France, Nicolas Dupont Aignan avait lui aussi soulevé la possibilité d'un acte criminel volontaire: "Est-ce que c'est un accident? Est-ce que c'est un attentat?", avait-il lancé, le soir de l'incendie.

    BFM.TV


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  • Des commentaires sur youtube :

    - Cette journaliste est une militante politique. Elle est insupportable et incompétente.

    - Journaliste detestable... quelle arrogance

    - C'est fou comme on peu deviner de quel côté est la journaliste toujours à dénigrer les idées de Marine Le Pen.


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  • Macron, Marine, Marion... les confidences politiques de Jean-Marie Le Pen

    Le 30 juin prochain, le "Menhir" fera ses adieux au parlement européen et mettra un point final à plus de soixante ans de carrière politique. En attendant, le fondateur du Front national travaille à sa postérité depuis son manoir de Montretout, dans les Hauts-de-Seine. Rencontre. 

    Derrière les hautes grilles du manoir de Montretout, le temps s'est comme ralenti. A 91 ans, Jean-Marie Le Pen vit les derniers instants de sa carrière politique, alors qu'il s'apprête à quitter le parlement européen, son dernier mandat d'élu, à la fin du mois de juin. Dans son bureau à la décoration surchargée, au premier étage de la bâtisse napoléonienne qui domine la colline de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine), les visites se sont espacées. Vieillissant, fatigué -il a été victime en juin 2018 d'une attaque bactérienne avec risque de septicémie, l'obligeant à une longue hospitalisation- le vieux leader du Front national reste un observateur attentif de la vie politique. Réconcilié avec sa fille Marine Le Pen, après de douloureux démêlés politiques qui avaient conduit à son exclusion du FN en 2015, le patriarche voit la liste menée par le jeune Jordan Bardella sortir en tête des prochaines élections européennes malgré les sondages qui la donne systématiquement en deuxième position. Ces élections se résumeront selon lui à un duel "Marine-Macron". Entouré de ses deux plus proches fidèles, son conseiller politique Lorrain de Saint-Affrique et son assistant Gérald Gérin, le "menhir" s'emploie à soigner sa sortie et prépare son traditionnel discours du 1er mai, qui aura lieu comme chaque année place des Pyramides à Paris. "J'espère laisser l'image d'un patriote convaincu et dans la mesure du possible convaincant", confie le finaliste de la présidentielle de 2002 à Challenges.

     

    Retour au "point de détail"

    Depuis quelques semaines, l'emploi du temps de Jean-Marie Le Pen s'est considérablement allégé. L'ancien leader du Front national vient de mettre un point final au tome deux de ses mémoires, "Tribun du peuple", qui sortira le 15 septembre prochain aux éditions Muller. L'ouvrage de 600 pages qui couvrira ses années les plus politiques, de 1969 à 2019, est désormais entre les mains de ses avocats. A leur charge de prémunir le "menhir" contre toute poursuite judiciaire, notamment pour les passages visant le "point de détail de l'Histoire de la Seconde guerre mondiale", que le député européen entend aborder sans pour autant s'excuser. Signe de l'extrême précaution de Jean-Marie Le Pen, la phrase elle-même ne devrait pas apparaître dans le deuxième volume de ses mémoires, pour éviter une réitération de l'infraction qui lui avait valu une lourde condamnation financière en 1991. La polémique que ne devrait pas manquer d'alimenter cette sortie n'inquiète pas le député européen : "Le détail a été employé contre moi de manière abusive, scandaleuse et même erronée, persiste-t-il. (La formule) est tellement évidente d'elle-même, il suffit de la lire. Personne ne peut s'opposer à sa signification. Je regrette l'usage qu'en ont fait mes adversaires, mais je n'ai pas de regrets ni de remords."

    Comme son compagnon de route Bruno Gollnisch, Jean-Marie Le Pen ne se représentera pas aux élections européennes de mai 2019. Après un peu plus de 35 années de mandat, le patriarche a épuisé les charmes du parlement européen. La levée de son immunité parlementaire, dans le cadre de l'enquête sur les assistants parlementaires du Front national, et la série de perquisitions menées dans son manoir de Montretout en février 2016, ont laissé un goût amer à Jean-Marie Le Pen : "L'histoire des assistants parlementaires européens est un piège scandaleux : on fait mine de confondre 'assistant parlementaire' et 'assistant du parlementaire'. C'est au député de déterminer la manière la plus utile de dépenser le soutien financier qui lui est versé. Si l'administration décide pour lui, alors c'est une véritable félonie." Pour sa dernière intervention à Strasbourg, l'élu frontiste entend tout de même marquer le coup. "Il prendra la parole pour prononcer quelques mots", fait savoir son fidèle Lorrain de Saint-Affrique. "Il n'aura probablement qu'une ou deux minutes, car les échanges sont très contraints au Parlement européen, mais il n'a fallu que cinq minutes à Lincoln pour prononcer son célèbre discours de Gettysburg".

    Macron, "un énarque brillant"

    Réconcilié avec sa fille Marine Le Pen, qui avait fait voter son exclusion du Front national en août 2015, avant de lui retirer sa présidence d'honneur en mars 2018, Jean-Marie Le Pen estime aujourd'hui qu'elle a réalisé des "progrès" après "s'être battue elle-même" lors du débat d'entre-deux tours de la présidentielle. Pourrait-elle être un jour élue présidente de la République ? "Pourquoi pas, répond le vieux leader du Front national. Il y a bien Theresa May, Margaret Thatcher, Angela Merkel. Comparé à ses adversaires, elle ne manque pas d'atouts." Jean-Marie Le Pen se montre en revanche plus circonspect à l'égard de sa petite-fille Marion Maréchal-Le Pen, qui vient de lancer son école de sciences politiques, l'ISSEP, à Lyon. "Marion a décidé de son propre chef de se retirer de la vie politique active. Je ne sais pas si elle reviendra ou quand elle reviendra. Ce que je sais c'est qu'elle n'en a pas l'intention maintenant. D'ailleurs, la place est prise. C'est peut-être même une des raisons qui l'a poussée à s'effacer."

    En observateur de la vie politique, Jean-Marie Le Pen a suivi les secousses politiques provoquées par les "gilets jaunes", un mouvement dont il dit apprécier "l'authenticité" et "l'originalité". "C'est la première fois qu'un mouvement naît sans avoir de chef, de direction, note le tribun. Dans l'Histoire de France, il s'est produit des mouvements populaires, sentimentaux, affectifs, mais les 'gilets jaunes' ont su lui donner une durée sans avoir de leader, ce qui est extraordinaire." Pour autant, le vieux leader politique ne leur conseille pas d'aller aux élections européennes : "Ils ont un mouvement social très puissant, ils ne doivent pas le gâter dans les combats politiciens". Une position qui fait les intérêts de sa fille : chaque fois qu'une liste "gilets jaunes" a été testée dans les sondages, celle-ci a empiété sur les intentions de vote en faveur du Rassemblement national.

    A propos d'Emmanuel Macron, qu'il n'a jamais rencontré, le vieux chef politique se montre plutôt élogieux. "C'est un équilibriste, un fil de feriste, un jeune énarque brillant qui fait le spectacle avec un certain talent", loue-t-il. Le président de la République a tout de même une faiblesse selon lui : "Il est formidablement solitaire ! On a du mal à se souvenir ne serait-ce que du nom de n'importe quel de ses ministres." Le chef de l'Etat n'est pas le seul à recueillir les louanges de Jean-Marie Le Pen : le Premier ministre Edouard Philippe - "un homme qui par ses qualités correspond à la fonction qui lui est dévolue" - et la première dame Brigitte Macron -"Par sa tenue, son élégance, sa discrétion j'ai trouvé qu'elle était 'the right woman at the right place'"- trouvent grâce aux yeux de l'ancien député d'extrême-droite. On a connu le diable de la République plus caustique.

    Challenges


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    Marine Le Pen demande au gouvernement de suspendre l'octroi de visas aux Algériens

    Marine Le Pen a demandé mardi que le gouvernement suspende l'octroi de visas aux Algériens pour prévenir un éventuel "afflux migratoire", relevant en Algérie une "soif de démocratie" comme en France, où "il n'y a pas véritablement (de démocratie) non plus" selon elle. "Il faut le faire.

    C'est une mesure raisonnable que de suspendre ces octrois" de visas pour les Algériens, a déclaré sur BFMTV-RMC la présidente du Rassemblement national (RN), dont le père et ancien président du FN (devenu RN) Jean-Marie Le Pen a émis cette idée sur Twitter.

    "Une déstabilisation de l'Algérie pourrait entraîner demain un flux migratoire très considérable. Car (…) il existe des accords entre l'Algérie et la France qui permettent des venues qui sont extrêmement allégées pour les Algériens", a expliqué la députée du Pas-de-Calais. "Par le passé l'Algérie a vécu des moments très difficiles de guerre civile, et tout cela peut entraîner des mouvements de population que nous ne serions pas en capacité de gérer", a-t-elle ajouté. Le nombre de visas octroyés à des Algériens a fortement baissé en 2018 par rapport à 2017. Quelque 297.104 visas ont été délivrés en 2018,contre 413.976 en 2017, selon le ministère de l'Intérieur.

    Pour autant les Algériens bénéficient d'un régime particulier pour les titres de séjour. Leur entrée en France est par exemple "facilitée par l'absence d'exigence de visa de long séjour pour la délivrance de titres de séjour aux conjoints et parents de Français" et ils "peuvent accéder plus rapidement que les ressortissants d'autres états à la délivrance d'un titre de séjour valable 10 ans", selon la même source. Marine Le Pen a par ailleurs noté une "comparaison qu'on peut faire entre l'Algérie et la France et beaucoup de pays dans le monde, c'est cette soif de démocratie. En réalité on s'aperçoit qu'en Algérie, il n'y a plus véritablement aujourd'hui de démocratie. Il n'y en a pas véritablement non plus en France".

    La finaliste de la présidentielle en 2017 a souhaité que le président algérien Abdelaziz Bouteflika, qui a renoncé lundi soir à un cinquième mandat mais a reporté sine die la présidentielle du 18 avril, "dise maintenant quel est précisément son plan et son calendrier" électoral.

    Paris Mtch


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  • Quelle emmerdeuse cette journaliste ! Heureusement que Marine continue quand même de parler !


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  • Marine Le Pen veut porter plainte contre Agnès Buzyn

    Dimanche, la ministre de la Santé a accusé la présidente du Rassemblement national de "courir [après] les néo-nazis".

     

    Vive tension entre la ministre de la Santé et la cheffe du Rassemblement national. Marine Le Pen a annoncé dimanche soir son intention de porter plainte contre Agnès Buzyn, qui l'a accusée de "courir" après "les néo-nazis ou les mouvements d'extrême droite". "Ces propos sont infâmes et Agnès Buzyn en répondra devant la justice" a-t-elle tonné, peu avant 20 heures, sur son compte Twitter.

     

    L'objet de sa colère ? Une déclaration choc faite par la ministre de la Santé, un peu plus tôt sur LCI, qui revenait sur la réaction de Marine Le Pen à l'agression verbale d'Alain Finkielkraut, samedi. Celle-ci avait pointé, dans un tweet, "la tentative d'infiltration du mouvement des gilets jaunes par l'extrême gauche antisémite".

    Une phrase qui a provoqué une réponse courroucée de la ministre : "dès que [Marine Le Pen] peut aller en Autriche ou à Bruxelles avec tous les néo-nazis ou tous les mouvements d'extrême droite d'Europe et du monde entier, elle y court. Elle mange à tous les râteliers. C'est ce que j'ai à dire aujourd'hui". Une sortie qui n'a pas du tout plu à Marine Le Pen.

     

    "Injure publique"

    Contacté par Le Parisien, Wallerand de Saint-Just, trésorier et membre du bureau exécutif du Rassemblement national et avocat de profession précise que la plainte envisagée sera déposée pour "injure", et non pour diffamation. "Dire ce qu'a dit Mme Buzyn, c'est juridiquement et intellectuellement une injure publique, on n'est pas dans la diffamation car il n'y a pas d'imputation d'un fait précis", précise-t-il à nos confrères.

    Si la tension s'accroît, c'est que la campagne des élections européennes s'approche. Or, d'après les récents sondages, La République en Marche et le Rassemblement national se talonnent pour le scrutin du 26 mai prochain.

    L'Express


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  • L'appel entre le garde du corps de Le Pen et Benalla confirmé

    © afp.com/Valery HACHE Marine Le Pen et son garde du corps Thierry Légier (G) le 13 février 2017 à Menton

     

    Marine Le Pen a confirmé l'information, mais affirme ne pas avoir connaissance de "la teneur de cet échange".

    L'échange a eu lieu le soir de l'explosion de l'affaire Benalla. Au micro de France Inter lundi, Marine Le Pen a confirmé un coup de fil entre son garde du corps Thierry Légier et Alexandre Benalla au mois de juillet, confirmant des informations du Monde.

     

    "Un milieu extrêmement petit"

    La présidente du Rassemblement national a dit qu'elle était au courant, et qu'elle savait qu'ils se connaissaient. Le milieu de la sécurité est "un milieu extrêmement petit et quand vous êtes le garde du corps d'un responsable politique de haut rang vous êtes amené à avoir des contacts avec le responsable de la sécurité du président de la République", a-t-elle expliqué.

    "C'est comme ça que je savais et que j'avais la conviction dès le départ qu'il [Alexandre Benalla] était bien le responsable de la sécurité d'Emmanuel Macron et pas un porteur de bagage, un type qui réservait les billets d'avion ou je ne sais quelle autre responsabilité que le gouvernement lui a accordée au fur et à mesure de cette affaire", a-t-elle poursuivi.

    Marine Le Pen assure ne pas connaître la teneur de l'échange

    Marine Le Pen a souligné ne pas avoir connaissance de "la teneur de cet échange" entre les deux hommes. "Mais ça m'aurait étonnée que je ne sois pas un petit peu responsable quelque part dans cette affaire par un biais ou par un autre, par la boulangère qui est la même que celle du beau-frère de la femme de Benalla qui lui-même était le responsable de la sécurité du président de la République", a-t-elle ironisé.

    Dans son enquête, Le Monde affirmait également qu'Alexandre Benalla avait échangé avec Christian Prouteau, le fondateur du Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN). 

    L'Express

     


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  • Marine Le Pen porte plainte pour "menace de mort" après la découverte d'un tag menaçant

    Marine Le Pen a déposé plainte ce lundi pour "menaces de mort" après un tag peint sur le mur de la salle où elle a tenu un meeting samedi à Saint-Ebremond-de-Bonfossé, commune de la Manche.

     

     

    "AIR HAINE. Une balle dans le FRONT", pouvait-on lire samedi sur un mur extérieur de la salle polyvalente de la commune où a eu lieu le rassemblement de quelque 500 militants, en partie recouvert d'affiches du RN.

    Manifestation d'opposants de gauche

    "En ma qualité de présidente de l'association Rassemblement national, antérieurement Front national, j'ai l'honneur de déposer plainte entre vos mains pour l'infraction de menaces de commettre un crime dont la tentative est punissable de six mois d'emprisonnement, en l'espèce menaces de mort", a écrit la présidente du Rassemblement national dans un courrier au procureur du tribunal de grande instance de Coutances dans la Manche.

    Le tag a été peint "vraisemblablement" la veille du meeting, soit vendredi, selon Marine Le Pen. Devant la même salle samedi, plusieurs dizaines d'opposants de gauche avaient manifesté, en musique et avec des banderoles, contre la venue de la chef du RN.

    Contexte de violences antiparlementaires

    Le tribunal de grande instance de Coutances a confirmé le dépôt de cette plainte. Le maire de Saint-Ebremont-de-Bonfossé devrait également déposer plainte dans la semaine, selon le même TGI.

    Ce dépôt de plainte intervient dans un contexte de violences antiparlementaires, notamment contre des députés de la majorité, qui ont franchi un palier la semaine dernière avec une tentative d'incendie visant la maison du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand.

    "On ne s'attaque pas à des élus", avait défendu samedi devant la presse en marge du meeting Marine Le Pen. La députée du Pas-de-Calais observe "une montée de la violence", dont l'extrême droite est d'ailleurs "victime" depuis "si longtemps". 

    BFM.TV


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