• Le Gilet jaune, Éric Drouet, visé par une enquête après son appel à «rentrer» dans l'Élysée

    Le Gilet jaune, Éric Drouet, visé par une enquête après son appel à «rentrer» dans l'Élysée

    Mercredi soir, sur BFMTV, le Gilet jaune avait appelé à entrer d’autorité dans le palais présidentiel. Il sera prochainement convoqué par les policiers.

    « Si on arrive devant l’Élysée, on rentre dedans. […] C’est le symbole de ce gouvernement, donc oui, les gens veulent y aller. » C’est pour ces phrases prononcées mercredi soir, sur le plateau de BFMTV, qu’Éric Drouet est visé par une enquête préliminaire ouverte pour « provocation à la commission d’un crime ou d’un délit ». Les investigations ont été confiées à la police judiciaire de Versailles. Il devrait être prochainement convoqué pour être entendu.

     

    Son intervention sur BFMTV

    Les policiers cherchent à savoir si les propos tenus par ce porte-parole des Gilets jaunes, âgé de 33 ans et domicilié à Melun (Seine-et-Marne), ne sont pas une incitation à la violence contre les institutions et à l’émeute. Dès le lendemain de son intervention télévisée, Éric Drouet a assumé sa sortie sur sa page Facebook : « Vous trouvez que j’ai été trop trash en disant qu’on irais à l’élysse (sic) ».

     

    À l’initiative du premier appel à manifester

    Avant de finalement se reprendre ce vendredi matin, sentant probablement que ses paroles pouvaient tomber sous le coup de la loi. « Nous allons aller sur le périphérique pour leur montrer que les casseurs viennent d’eux, nuance ainsi le chauffeur routier, passionné d’automobile. Si une institution, un monument, un magasin est pris pour cible, ça ne sera pas les Gilets jaunes. Ce sont les forces de l’ordre qui créé le ko (sic), là ils seront tout seul » !

    Les explications d’Éric Drouet sur Facebook 

    Dans une note du 29 octobre, le Service central du renseignement territorial (SCRT) notait que le trentenaire, père de famille, était l’un des huit administrateurs de la page Facebook appelant au tout premier rassemblement des Gilets jaunes. « Le contenu du profil des créateurs de l’événement est pour l’essentiel à caractère familial. »

    La note précisait : « Aucune proximité avec des groupes à risques n’a, jusqu’à présent, été détectée », notaient les agents, précisant toutefois : « Seul le nommé Éric Drouet est connu de la documentation opérationnelle dans le cadre de sa co-administration du groupe Facebook fermé Muster Crew. » Un groupe qui rassemble des organisateurs de rassemblements automobiles.

     

    Un groupe à 235 000 membres

    Depuis, Éric Drouet a pris de l’épaisseur médiatique et a été désigné officiellement porte-parole du mouvement né contre la hausse de la taxe sur les carburants et la baisse du pouvoir d’achat. Se distinguant par ses propos durs, il a refusé de se rendre à une invitation à Matignon le 30 novembre pour discuter avec Édouard Philippe.

    En revanche, le 27 novembre, il avait été reçu par François de Rugy, ministre de la Transition écologique, en compagnie de Priscilla Ludosky, autre figure du mouvement de qui il est proche. Expliquant ne plus croire « en la République », Éric Drouet anime une page Facebook liée aux Gilets jaunes appelée « La France en colère ». Très populaire, celle-ci regroupe 235 115 membres. Il en anime une autre « La France énervée ».

    Le Parisien


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Vendredi 7 Décembre à 16:43
    Selon la loi , les propos de D’Eric Drouet sont un délit qui le mener en prison , s’attaquer à l’Elysée c’est s’attaquer à la république ! J’espère qu’il n’aura qu’un simple rappel à l’ordre !
    2
    Vendredi 7 Décembre à 17:28

    le  gouvernement  cherche à faire peur !

    il y a des  paroles  dites par  un certain président qui  mériteraient aussi  d' être examinés par la  justice

    3
    françoise
    Vendredi 7 Décembre à 17:55

    Dommage qu'il n'est pas réussi son coup! Désormais sa Sèrénisime Arrogance n'inspire ,ne suscite que Haine et Aversion!

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