• La Rochelle : jugé pour avoir tué un chien à coups de batte de baseball

    La Rochelle : jugé pour avoir tué un chien à coups de batte de baseball

    Ce lundi, un jeune homme comparaît pour avoir tué Miette, un Jack Russel, qui venait d’être percuté par une voiture. Il explique avoir voulu abréger les souffrances de l’animal. Les maîtres ne digèrent pas.

     

    « Peut-être que Miette serait encore là », s’étrangle, en pleurs, Alex De Sousa. Père de famille installé à Saint-Georges, sur l’île d’Oléron, cet artisan peintre a perdu son Jack Russell âgé de 2 ans le 17 avril au soir, abattu à coups de batte de baseball. Juliann Mercier, 19 ans et auteur de ce « geste incompréhensible », comparaît cet après-midi devant le tribunal correctionnel de La Rochelle pour acte de cruauté envers un animal domestique. « Je comprends que cela puisse choquer, mais j’ai fait en sorte que le chien ne souffre pas. Tout le monde m’accuse, mais personne ne se tourne vers l’automobiliste qui l’a renversé », se défend ce jeune commerçant de Saint-Pierre-d’Oléron.

    « C’était un accident, pas un abattoir », s’étrangle de son côté Alex De Sousa. Ce soir-là comme des centaines d’autres soirs auparavant, Miette et son maître sortent pour une balade nocturne. Le chien n’est pas tenu en laisse : « Il connaît le trajet par cœur et ne s’est jamais enfui ». Le Jack Russel disparaît pourtant au coin du lotissement. « A-t-il vu un chat ? Un lapin ? Je ne saurai jamais… »

    « Notre fille a fait une dépression… »

    Alex De Sousa cherche alors Miette dans ce récent quartier pavillonnaire et la retrouve gisant le long d’un axe routier très fréquenté de l’île, à quelques centaines de mètres du domicile familial. C’est là qu’un automobiliste jamais identifié a heurté le jeune chien avant de prendre la fuite. C’est alors qu’arrive Juliann Mercier. « Les animaux, j’adore ça, confiera-t-il plus tard. J’ai moi-même un chien et deux chats ». Il sort du coffre de son véhicule une batte de baseball, se dirige vers le Jack Russell qu’il pense agonisant et lui assène « trois coups ». « Le chien tremblait, se justifie-t-il. Ça m’a brisé le cœur, mais je ne pense pas qu’il aurait survécu à l’accident. »

    Alex De Sousa peine à comprendre ce geste : « Un accident peut toujours arriver, le chien n’était pas tenu en laisse… Mais là, cette violence ne passe pas. Le vétérinaire n’a pas su nous dire ce qui l’avait tué. Aurait-il pu être soigné ? Nous ne saurons jamais ». Ce drame a profondément bouleversé la famille De Sousa. « Miette, c’était le chiot de notre première chienne, décédée d’une leucémie juste après cette portée. Notre fils de 12 ans ne veut plus dormir dans sa chambre depuis, notre fille a fait une dépression. Nous avons aussi été suivis, la culpabilité de ne pas l’avoir attaché… »

    « Le pire, c’est que cette personne pensait bien faire »

    De son côté, Marie-Claire Penot ne décolère pas. Présidente du Refuge oléronais, cette militante de la cause animale est arrivée sur les lieux de l’accident quelques minutes après Juliann Mercier qu’elle n’a pas croisé – il sera identifié après les faits sur Facebook grâce à une photo de son véhicule. « La mort d’un animal, c’est toujours difficile mais j’y suis habituée. Là, c’est de la barbarie ! Cette personne croyait bien faire et le pense encore. C’est ça le pire ». Enquêtrice pour la fondation Brigitte Bardot, partie civile dans cette affaire, Marie-Claire Penot sera au tribunal de La Rochelle. La fondation 30 millions d’amis sera également représentée par un avocat.

    Alex De Souza, lui, portera au tribunal un tee-shirt à l’effigie de Miette : « Nous avons hâte que ce procès se termine, pour tourner la page ».

    Le Parisien

    Je pense qu'il aurait fallu l'emmener chez un veto, lui seul aurait pu dire si ce chien pouvait survivre ou pas

    Le maître aurait dû le tenir en laisse !!!


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Lundi 1er Juillet à 15:42

    Pauvre Miette ,il,avait vécu une double injustices ,de la part 

    de son maître qui l’avait laisser sans laisse  et du "Finisseur "

    qui l’avait achevé ,sans chercher à comprendre si en l’amenant chez un vétérinaire ,

    il pourra lui sauver la vie ,une bien triste situation ! 

    Le juge aura du mal à trancher ...!

    2
    fripouille
    Lundi 1er Juillet à 16:34

    Cet homme a peut-être pensé avoir raison, mais j'aurais d'abord pensé vétérinaire et recherche de propriétaire, un petit chien tremble souvent.

    3
    Lundi 1er Juillet à 17:09

    On tient  son chien en  laisse  quand  on  est   en   ville,  et  ce sont  d' abord  les maîtres qui  sont  fautifs !

     C' est  une  horreur  pour  un automobiliste de  heurter  ou de rouler   sur  un  animal ,  et   lorsqu' un  chien  hurle   de douleur ,  je comprends  qu' on  puisse  vouloir   abréger  ses souffrances

    4
    françoise
    Lundi 1er Juillet à 18:17

    Effectivement ce chien aurait dû être en laisse  et ce type n'avait pas à faire de diagnostic sur l'état de ce pauvre chien ,c'est inconcevable et ignoble de sa part !Nous saurons peut-être ce que la "justice" aura décidé pour lui !

    5
    fripouille
    Lundi 1er Juillet à 19:17

    Trublion a une réflexion plausible.

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