• L’abattoir de Mauléon à la barre

    L’abattoir de Mauléon à la barre

    Maltraitances, sévices graves, actes de cruauté : les dérives de l’abattoir de Mauléon-Licharre seront au cœur du procès qui s’ouvre lundi à Pau.

    Les images diffusées en mars 2016 par l’association L214 avaient choqué la France entière. Tournées juste avant Pâques en caméra cachée dans l’abattoir de Mauléon-Licharre (Pyrénées-Atlantiques), ces vidéos dévoilaient des mises à mort d’agneaux de lait, de veaux et de bovins. On y voyait des animaux frappés sur la tête avec un crochet, recevant des coups de pied ou d’aiguillon électrique, mais aussi des animaux «étourdis» à plusieurs reprises, saignés trop tardivement, égorgés en pleine conscience… Sans parler de ces images terribles d’un agneau écartelé.

    195 infractions

    «La viande de ces agneaux de lait était encensée par des chefs étoilés ainsi que par de célèbres bouchers comme Yves-Marie Le Bourdonnec, qui se présente comme un carnivore responsable, dénonce Brigitte Gothière, cofondatrice de L214. L’abattoir de Mauléon-Licharre est certifié bio et met en avant le Label rouge et l’indication géographique protégée (IGP). Mais quels que soient les labels, les méthodes de mise à mort sont identiques : toutes génèrent d’intenses souffrances pour les animaux

    Forte de ces enregistrements, l’association L214 avait porté plainte contre cet abattoir auprès du procureur de la République de Pau pour maltraitances, sévices graves et actes de cruauté ; 195 infractions avaient été retenues dans le cadre de cette enquête qui devait conduire à la mise en cause de l’ancien directeur de l’abattoir et de quatre de ses employés.

    Vidéosurveillance

    «En 2016, après la diffusion de nos vidéos tournées dans les abattoirs d’Alès, du Vigan et de Mauléon-Licharre, le ministre de l’Agriculture de l’époque, Stéphane Le Foll, avait ordonné un audit dans les abattoirs français, rappelle Brigitte Gothière. Les résultats étaient sans appel : 80% des chaînes d’abattage présentaient des non-conformités. Pourtant, aucun procès n’est venu sanctionner ces infractions

    Une commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucherie avait également été créée en 2016 au sein de l’Assemblée nationale. Après six mois d’auditions, cette instance présidée par Olivier Falorni, député de Charente-Maritime, avait notamment prôné l’installation dans les abattoirs d’un système de vidéosurveillance. «Même le directeur de l’abattoir de Mauléon-Licharre avait estimé, durant son audition devant notre commission, que la vidéosurveillance était la seule réponse possible à d’éventuelles dérives, raconte Olivier Falorni. Je rappelle aussi que durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron s’était engagé auprès des associations de défense animale à mettre en place une telle vidéosurveillance…»

    L’installation obligatoire de caméras dans les abattoirs est pourtant restée lettre morte, rejetée par la majorité parlementaire lors des débats sur la loi alimentation en mai.

    Libération

    Il semble que la majorité parlementaire ne soit pas touchée par la souffrance animale !

    Une promesse de plus de macron non tenue !

    Tout cela devrait vous inciter à manger moins de viande, enfin si vous aimez les animaux !!!


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Dimanche 16 Septembre à 13:53
    Toute cette souffrance et mal traitance sont causés par les abrutis et têtes de mules nos parlementaires qui sont fermés à les toutes les propositions surtout celle des vidéos surveillances, honte à eux !
    2
    Dimanche 16 Septembre à 16:58

    il me semble qu' il faut  aussi interdire  l' abattage casher ou halal !

    3
    françoise
    Dimanche 16 Septembre à 19:23

    Hélas par souci d'économie beaucoup de Français se goinfre d'agonies et de souffrances casher et halal et l'ignorent  et tout cela pour des religions à la con tout comme les cathos où pseudo cathos à Pâques !

    4
    fripouille
    Mardi 18 Septembre à 17:22

    Les amis des animaux devraient s'en souvenir lors des prochaines élections !

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