• Cannes : la mairie condamnée à rembourser l'amende anti-burkini infligée à une vacancière

    La mairie de Cannes a été condamnée mardi par le tribunal administratif de Nice à rembourser l'amende infligée à une vacancière verbalisée sur la plage en août 2016 en vertu d'un arrêté anti-burkini. "La requérante est (...) fondée à demander le paiement du préjudice correspondant à l'amende d'un montant de 11 euros qui lui a été infligée en application d'un arrêté illégal", indique l'ordonnance du juge administratif, saisie par cette jeune mère de famille originaire de la région toulousaine.

    Indemnisation pour préjudice moral rejetée.

    "C'est une décision de principe qui montre qu'on est déterminés à aller jusqu'au bout, même pour une amende de 11 euros", a salué Me Sefen Guez Guez, son avocat. La demande de 1.000 euros d'indemnisation au titre du préjudice moral résultant de l'humiliation subie au moment où les agents cannois ont dressé le PV, a en revanche été rejetée. Âgée d'une trentaine d'année, la jeune femme prénommée Siam, mère de deux enfants, était en vacances dans sa famille à Cannes. Comme elle se rendait à la plage le 16 août 2016 avec parents et enfants, voilée selon elle d'un simple hijab fleuri, elle avait été approchée par les policiers municipaux pour s'entendre dire qu'elle ne pouvait pas rester avec ses vêtements, sous peine d'être verbalisée.

    "Sur le PV, les agents avaient cité l'arrêté interdisant l'accès à la plage à 'toute personne n'ayant pas une tenue correcte respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité'", précise Me Guez Guez. "C'était une expérience assez traumatisante, surtout en public". A l'instar de nombreuses autres communes de la Côte d'Azur, la municipalité de Cannes avait pris après l'attentat djihadiste commis à Nice le 14 juillet 2016 un arrêté visant à interdire les tenues musulmanes ostentatoires sur les plages. La plus haute juridiction administrative française, le Conseil d'Etat, avait mis un coup d'arrêt à ces arrêtés en appelant les maires au respect des libertés fondamentales.

    Un arrêté annulé par la justice.

    Saisi par le Collectif contre l'islamophobie en France et la Ligue des droits de l'homme, le tribunal administratif niçois a par ailleurs annulé l'arrêté cannois. "En l'absence de risques de trouble à l'ordre public, l'arrêté du 28 juillet 2016, en interdisant les tenues manifestant de manière ostensible une appartenance religieuse lors de la baignade et sur les plages, a méconnu les libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir et la liberté de conscience, d'où découle le principe de laïcité, garanties par la Constitution et la convention européenne des droits de l'homme et de sauvegarde des libertés fondamentales", a rappelé le juge dans une seconde ordonnance.

    Europe 1

    On croit rêver !

    Bien sûr, il faut les laisser faire ce qu'ils veulent, ils sont chez eux !!!


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    La Seyne-sur-Mer: une femme blesse deux personnes au cutter en criant "Allahou akbar"

    Une femme a été placée en garde à vue ce dimanche matin à la Seyne-sur-mer dans le Var après avoir blessé deux personnes au cutter à la caisse d'un supermarché Leclerc en criant "Allahou Akbar!", a indiqué le procureur de la République de Toulon.

    Une femme habillée de noir a agressé un client du supermarché vers 10 heures ce dimanche matin, le blessant légèrement au thorax. L'homme a été hospitalisé et est actuellement hors de danger, a précisé le procureur Bernard Marchal, confirmant une information de Nice-Matin. Une caissière a également été blessée plus légèrement.

    "C'est apparemment le fait isolé d'une personne avec des troubles psychiatriques avérés", a commenté Bernard Marchal, "pour autant ça n'exclut pas qu'elle soit radicalisée."

    Une perquisition en cours à son domicile

    "Il y a présomption de tentative d'assassinat, et d'apologie du crime à connotation terroriste. Nous ne savons pas encore si ces faits sont terroristes, mais ils sont en tous cas terrorisants, car cet homme qui n'avait rien demandé s'est fait agresser à la caisse d'un supermarché". 

    La suspecte a rapidement été maîtrisée par le personnel du supermarché. Connue pour des faits de droit commun, notamment pour des violences, il s'agirait d'une Française née en 1994, et elle serait inconnue des services de renseignements.

    La police judiciaire de Toulon a été saisie de l'affaire. Une perquisition du domicile de la femme était en cours dimanche après-midi, notamment pour évaluer si "elle entretient ou non les liens avec Daesh", selon le procureur.

    BFM.TV


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  • Trois hommes ont été condamnés mardi pour des projets de départ en Syrie à des peines allant de cinq à neuf ans de prison. L’un d'eux, Mustafa S., a séjourné dans le seul centre de déradicalisation français, fermé depuis. Il en fut beaucoup question lors des deux jours d’audience.

    Lundi et mardi après-midi, la 16chambre du tribunal correctionnel de Paris jugeait trois hommes pour un énième projet de départ en Syrie. Ceux-ci ont en l’occurrence été avortés, soit par une famille ayant fait barrage jusqu’à l’aéroport de Francfort en 2013, soit par des policiers slovènes plutôt alertes en 2016. En soi, les faits étudiés n’avaient donc rien de bien détonnant pour qui fréquente assidûment cette juridiction depuis quatre ans. A ceci près que l’un des prévenus, Mustafa S., 26 ans, a fait partie de l’aventure éphémère du seul centre de déradicalisation lancé jusqu’ici en France. Ouvert en septembre 2016 à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), il a fermé au bout d’une seule saison, plombé par un échec annoncé. Durant les débats, il en fut donc beaucoup question, avec cette ambiguïté lancinante : la déradicalisation – au-delà du terme galvaudé – est-elle envisageable ? Et surtout, auprès de qui peut-on agir ?

    La réponse est aussi imperceptible que la personnalité des prévenus. Avec le contentieux jihadiste, la justice s’essaye à évaluer la dangerosité de «velléitaires» sur la foi d’indices à tout le moins aléatoires. Ici une barbe mal taillée, là un regard défiant ou un statut Facebook douteux. Si les facteurs d’endoctrinement sont multiples, rendant leur décryptage cornélien, la quête de l’issue de secours est tout aussi kafkaïenne, voire, pour certains, franchement hypothétique. Ainsi, les trois prévenus ont-ils offert un éventail éloquent des (im)possibles, résumant l’équation insoluble à laquelle la France fait face.

    «C’est la première fois de ma vie que je me retrouvais seul»

    Le doyen du trio s’appelle Saïd I., 32 ans. Durant son adolescence, il fut un footballeur de top niveau, à deux doigts d’intégrer l’équipe professionnelle du Racing club de Strasbourg. Recalé sur le fil, il fait un essai à Karlsruhe (Allemagne), un autre au Havre, avant de signer un contrat à Beauvais. Mais, loin de sa famille, il déprime et quitte le club. De retour à Wissembourg (Bas-Rhin), sa ville natale, il tente d’entrée dans la police municipale, devient animateur à la mairie, avant d’obtenir le statut d’adjoint de sécurité. Après quelques semaines, il est intégré aux équipages de police secours, mais ne supporte pas «de mettre des amendes». A l’été 2015, sa vie bascule. Sa femme le quitte, il s’éloigne de leur fille dont il n’a pas la garde, et perd son emploi. Au tribunal, il s’excuse, emmailloté dans une chemise impeccable : «c’est la première fois de ma vie que je me retrouvais totalement seul. Je n’ai pas supporté. J’ai pété les plombs et j’ai commencé à regarder des vidéos. La cause syrienne m’a touché.» La présidente hoquette, «qu’appelez-vous la cause syrienne monsieur I. ?»«Les civils, je m’identifiais», souffle-t-il.

    En mai 2016, il décide de partir avec ses deux coprévenus au volant de sa Citroën Xsara Picasso. Sur l’autoroute du sud de l’Europe, le trio sera refoulé à la frontière slovène, et contraint de faire demi-tour. Lorsqu’il est arrêté par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), huit mois plus tard, Saïd I. a déjà repris une vie quasi normale. Après une formation, il est devenu ambulancier et dispose d’un contrat de travail. «Avec mon patron, assure-t-il, cela se passait très bien». Chez Saïd I., la déradicalisation semble s’être faite naturellement. Son avocat, Elyas Azmi, insiste : «Cette tentative avortée a été un électrochoc, il n’a qu’un souhait : tourner la page.» Le tribunal l’a condamné à cinq ans de prison.

    «Je voulais combattre dans les rangs de l’Etat islamique»

    Autre ton, autre ambiance chez le deuxième prévenu. Mustafa S., 26 ans. L’homme, d’origine turque, est un ami d’enfance de l’un des kamikazes du Bataclan, Foued Mohamed-Aggad. Mustafa S. a d’ailleurs failli partir en Syrie à ses côtés une première fois, en décembre 2013. Alertés par un contact aéroportuaire à Antalya, son père et son frère sont allés le récupérer «par le col», au McDonald’s de l’aéroport de Francfort. Interrogé par le tribunal sur ses intentions de l’époque, il rétorque, sans ciller : «Je voulais combattre dans les rangs de l’Etat islamique.» Etonnamment, le jeune homme à la barbe dense ne fait alors l’objet d’aucune poursuite. Son avocat, Martin Desrues, y voit la main de la DGSI, en contact régulier avec son grand frère, et qui a un besoin crucial d’informations sur la filière de Strasbourg, l’une des plus dangereuses du jihad français. Après plusieurs mois d’atermoiement, Mustafa S. reprend finalement la route avec ses deux camarades de box. A leur retour, il dit prendre enfin conscience de la souffrance qu’il inflige à ses proches, déchirés par le chagrin.

    A la rentrée 2016, «décidé à trouver un travail», il fait partie des sept personnes sélectionnées pour intégrer le centre de déradicalisation de Beaumont-en-Véron. A l’époque, Matignon affirme sa volonté d’ouvrir une structure par grande région, soit la réponse sociétale enfin attendue face au phénomène jihadiste. Mais, le huis clos tourangeau tourne au vinaigre dès les premiers jours. Il faut dire que Mustafa S., calme et doctrinaire, ne correspond pas vraiment au cahier des charges établi. Conçu pour accueillir des personnes issues «du bas du spectre» – c’est-à-dire celles chez qui l’adhésion à l’idéologie jihadiste demeure friable – les autorités ne devaient y envoyer aucun fiché S. Or, Mustafa S. l’est. Et, à la différence de Saïd I., il semble avoir embrassé le jihad avec force.

    A Beaumont-en-Véron, Mustafa S. dit «avoir perdu son temps». Au programme, cours de religion, consultation d’un psychologue, mais aussi sorties «à l’équitation, au zoo, à l’aquarium». «C’est intéressant ça, le zoo, pour la déradicalisation», cingle son conseil, Martin Desrues. «Ce que le politique n’a jamais compris, c’est que le jihad est un construit, un courant de pensée à part entière dont la persistance traverse les époques. On n’en réchappe pas comme l’on se présenterait un matin chez les alcooliques anonymes», se désespère un chercheur ayant été consulté lors de la conception du centre, mais qui a vite fait part de ses réserves. Dans le box, Mustafa S. ironise à son tour : «Je me suis senti humilié, parce que je voulais bien réfléchir à certaines choses, surtout après mes actes, mais pas cesser de prier. Or, on m’en empêchait. Au lieu de m’aider à me réinsérer par de l’emploi, on me faisait visiter des châteaux. J’en ai vu au moins cinq !» Interpellé par la DGSI en janvier 2017, Mustafa S. se trouve alors en permission de sortie, chez lui, à Wissembourg. Très médiatisée, son arrestation engage immédiatement le pronostic vital du centre, qui fermera quelques semaines plus tard, faute de nouveaux pensionnaires. Selon Martin Desrues, c’est finalement l’incarcération qui, contre toute attente – et alors qu’elle aggrave nettement certains cas – générera «un choc» chez Mustafa S. A la barre, il jure : «Je ne suis plus le même homme, je ne veux plus prier dans la rue. J’ai compris qu’ici il s’agit d’une démocratie. Je finirai ma peine et prendrai un nouveau départ.» Le tribunal l’a condamné à huit ans de prison.

    Arme à la main, mais «sans en faire usage»

    Reste le cadet du trio, Alperen C., 23 ans, aux boucles de barbe de loin les plus hirsutes. Taciturne, presque inquiétant, il a séjourné un mois en Syrie en 2014. La tentative de mai 2016 avec ses deux acolytes était donc la seconde. Originaire de Shiltigheim, Alperen C. concède lui aussi «avoir adhéré à l’idéologie de l’Etat islamique». En Syrie, il a même tenu une arme dans ses mains, mais «sans en faire usage», assure-t-il. Très jeune au moment des faits, il plaide la naïveté et l’ignorance. Dans la salle, son père fixe le sol, abasourdi. Le tribunal l’a condamné à neuf ans de prison, soit la plus lourde peine. Le tiercé est-il dans le bon ordre ? Peut-être, mais rien n’est moins sûr.

    Libération


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  • Entraîné aux explosifs par Al-Qaïda et mentor des Kouachi, Djamel Beghal va sortir de prison

    Un vétéran du djihadisme, formé aux explosifs par Al-Qaïda et qui a fréquenté Ben Laden et les Kouachi, doit être libéré au plus tard au mois d'août. Déchu de sa nationalité française, il aurait dû être expulsé en Algérie, mais Alger s'y oppose.

     

    LIEN article :

    https://francais.rt.com/france/51484-entraine-explosifs-par-al-qaida-mentor-kouachi-djamel-beghal-va-sortir-prison

     

    Encore un terroriste qui va être libre en France !

    L'Algérie exagère de refuser le retour d'un algérien sur son sol !


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  • Menace de fermeture de mosquées et d'expulsions d'imams en Autriche : la Turquie est scandalisée

    Des imams entrant dans une mosquée à Vienne. Image d'archive

    La Turquie a dénoncé comme une mesure «islamophobe» et «raciste» l'offensive contre «l'islam politique» annoncée par l'Autriche et visant des dizaines d'imams et plusieurs mosquées financées par Ankara.

    «La fermeture par l'Autriche de sept mosquées et l'expulsion d'imams est le résultat de la vague populiste, islamophobe, raciste et discriminatoire dans ce pays», a réagi le 8 juin sur Twitter Ibrahim Kalin, porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan. Une déclaration qui est une réponse à la menace, brandie par Vienne, de l'expulsion de dizaines d'imams financés par la Turquie et à la fermeture durable de sept mosquées accusées notamment de tendances extrémistes.

    «La position idéologique du gouvernement autrichien va à l'encontre des principes du droit universel, des politiques de cohésion sociale, du droit des minorités et de l'éthique de coexistence», a-t-il ajouté dans un deuxième message sur les réseaux sociaux.

    «La normalisation et la banalisation de l'islamophobie et du racisme doivent être fermement rejetées», a également poursuivi Ibrahim Kalin.

    L'annonce autrichienne a été faite par le chancelier Sebastian Kurz dans la foulée d'un scandale suscité par la reconstitution, dans une des principales mosquées de Vienne affiliée à la communauté turque, d'une bataille emblématique de l'histoire ottomane jouée par des enfants habillés en soldats. «Des sociétés parallèles, l'islam politique et la radicalisation n'ont pas leur place dans notre pays», a argumenté lors d'une conférence de presse Sebastian Kurz, également chef du parti conservateur (ÖVP) qui gouverne depuis décembre 2017 avec la formation de droite radicale FPÖ.

    Les relations entre Ankara et Vienne sont particulièrement tendues depuis la répression qui a suivi la tentative de putsch contre Recep Tayyip Erdogan en juillet 2016.

    Le président turc avait également vivement critiqué l'Autriche en avril après l'annonce par le chancelier que les meetings de campagne pour les élections turques du 24 juin prochain seraient interdits dans le pays.

    L'Autriche et d'autres pays de l'Union européenne, dont l'Allemagne, avaient déjà interdit des rassemblements pro-Erdogan et la venue de responsables turcs pour faire campagne auprès de la diaspora turque avant le referendum qui a permis au président turc de renforcer ses pouvoirs en avril 2017.

    RT FRANCE


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  • Le concert du rappeur Médine au Bataclan fait polémique

    Sur Twitter, des élus de droite et d'extrême droite jugent provocantes les paroles du rappeur dont le dernier album s'intitule Jihad. Les politiques ont promis de tout faire pour empêcher le concert de se dérouler au sein du Bataclan.

    Depuis l'annonce du concert du rappeur Médine dans la célèbre salle du Bataclan (XIe arrondissement parisien), la polémique enfle, notamment symbolisée par la montée du hashtag #Bataclan sur Twitter. Les élus, d'abord d'extrême droite puis Les Républicains, se sont joints au débat en créant une pétition «Non au rappeur Médine».

    La cause de cette révolte: les paroles jugées provocantes du rappeur. En 2015, après les attentats de Charlie Hebdo, dans son titre Dont Laïk, il déclarait «Crucifions les laïcards comme à Golgotha», «Marianne est une femen tatouée ‘Fuck God' sur les mamelles» ou encore «J'mets des fatwas sur la tête des cons» et dénonçait l'hypocrisie de la laïcité. Médine est également l'auteur d'un album intitulé Jihad

    Pour ces élus, laisser le rappeur jouer dans la salle où 90 personnes ont perdu la vie lors des attentats terroristes du 13 novembre leur semble aberrant. Dans un Tweet, Marine Le pen fustige: «Aucun Français ne peut accepter que ce type aille déverser ses saloperies sur le lieu même du carnage du Bataclan. La complaisance ou pire, l'incitation au fondamentalisme islamiste, ça suffit!» 

    Le Figaro.fr

    Stupidité et décadence


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  • Début du procès en appel de «Mamie Djihad», pour son engagement envers l'État islamique

    Christine Rivière, mère de djihadiste, avait soutenu son fils dans son appartenance à l'État islamique et avait fait plusieurs allers-retours en Syrie. Elle a été condamnée en première instance à dix ans de prison pour association de malfaiteurs à visée terroriste.

    Le procès en appel de Christine Rivière, surnommée «Mamie Djihad», s'ouvre ce lundi. À l'issue de son dernier procès en octobre 2017, elle avait été condamnée à 10 ans de prison assortis d'une période de sûreté des deux tiers par le tribunal correctionnel de Paris.

    Ce dernier avait condamné cette habitante de Troyes (Aube), pour son «engagement sans faille» auprès des djihadistes et sa «contribution au départ de plusieurs jeunes femmes».

    À 52 ans, Christine Rivière est accusée d'association de malfaiteurs à visée terroriste. En 2013 et 2014, cette mère de djihadiste est partie à trois reprises en Syrie, où elle a rejoint son fils cadet. Ce dernier, Tyler Vilus, est devenu, depuis octobre 2012, un ponte du groupe terroriste État islamique. Aujourd'hui détenu en France, son dossier est toujours en instruction. Tyler Vilus, âgé de 27 ans, avait été interpellé en juillet 2015 en Turquie, en possession d'un passeport suédois. Il est soupçonné d'avoir voulu commettre des attentats en France.

    Sa mère s'est, quant à elle, convertie à l'islam en 2011, influencée par son fils. Pendant cette période, Tyler Vilus abandonne sa formation de maçon et rejoint la Tunisie. En 2012, il participe à l'attaque de l'ambassade des États-Unis de Tunis. Christine Rivière commence alors à faire plusieurs allers-retours pour le voir avant de s'y installer avec son fils. «Sur place, je ne faisais rien de spécial. Je vivais tranquillement. Je cherchais du travail car je voulais m'y installer, mais ce n'était pas évident, car là-bas, c'est comme en France, il faut se dévoiler si on veut travailler. Les barbus sont mal vus», raconte-t-elle. En mars 2013, Tyler Vilus s'installe en Syrie. Dans la foulée, il revendique son appartenance à l'EI sur son compte Facebook.

    Interpellée le 2 juillet 2014 au domicile de son autre fils, alors qu'elle s'apprête à repartir en Syrie, Christine Rivière n'a jamais caché son intention de retrouver Tyler, dont elle a affirmé partager l'engagement religieux radical. Au cours de sa dernière audience, en 2017, elle a contesté le fait d'avoir apporté un quelconque soutien financier à l'organisation terroriste ou même d'avoir combattu en Syrie. Pourtant, lors d'une perquisition, les enquêteurs ont retrouvé des photos d'elle armée avec notamment une ceinture d'explosifs. Sur place, une Kalachnikov lui a été offerte. Une arme qu'elle appelle affectueusement son «joujou». Elle a également publié des images de décapitation sur Facebook pour, selon elle, «montrer la réalité de ce qui se fait là-bas».

    Au cours de ce dernier procès, elle a expliqué être partie pour rejoindre son fils quand elle a «compris qu'il ne reviendrait pas» et assuré qu'elle ne l'avait jamais encouragé à partir ou poussé «à tomber en martyr». Pourtant, devant le juge d'instruction en 2014, elle avait reconnu avoir accepté l'idée de la mort de son fils: «Il a choisi de combattre, de faire la guerre. Je ne vais pas le pousser à tomber en martyr, mais je sais que cela va arriver bien sûr. Et si cela arrive, je serai contente pour lui, parce que je sais ce que ça signifie pour lui. Je sais que c'est une place au Paradis, proche d'Allah.»

    En octobre 2017, «Mamie djihad» s'est dit heureuse de vivre en Syrie: «J'étais avec d'autres musulmanes et je me sentais bien. Je préfère vivre en Syrie plutôt qu'en France malgré les bombardements et les tirs.»

    Son avocat, Thomas Klotz, avait, quant à lui, décrit une femme incapable de faire face à ce chaos, en mal de repères, ayant des connaissances très sommaires de l'islam. Lorsque la présidente l'avait interrogée sur la Charia, elle avait rétorqué: «C'est juste une ligne directrice pour tout musulman: il y a le testament, le divorce, la justice, il y a tout. Rien d'exceptionnel». Et lorsque le tribunal avait souhaité son avis sur les attentats, elle avait déclaré: «Si on se situe en France ce sont des attentats, si on se situe en Syrie, c'est du combat». «Même quand on tue des civils? Des prisonniers?», avait renchéri la présidente. «C'est la guerre, hein», avait répondu la quinquagénaire, avant d'ajouter: «Mais je ne suis pas pour la guerre, moi».

    Le Figaro.fr

    Une pauvre folle :


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  • Nancy: une jeune femme battue par ses frères parce qu'elle a un petit ami !

    Deux hommes de 33 et 36 ans ont été placés en garde à vue et vont être déférés ce jeudi après avoir frappé leur jeune sœur et son compagnon.

     

    Ils disent avoir voulu lui rappeler "des principes culturels et familiaux". Pour le simple fait d'avoir un petit ami en dehors du mariage, une jeune femme a été rouée de coups, a été torturée, mutilée par ses deux grands frères. Son compagnon, lui aussi, a été tabassé avant de manquer d'être renversé et menacé de mort. C'est dans ce contexte de violence que deux hommes de 33 et 36 ans vont être présentés ce jeudi après-midi à un juge d'instruction du tribunal de Nancy.

    Les faits remontent à lundi. Tout a commencé par une altercation entre Sanaa, une jeune femme de 23 ans, et son frère, de 13 ans son aîné, Najim L.. Ce dernier lui reproche sa relation amoureuse avec un homme auquel elle n'est pas mariée. Les critiques portent aussi sur la manière de se vêtir de la jeune femme, employée de banque, qu'il juge indécente. Après cette conversation houleuse, le frère apprend que sa cadette héberge à son domicile de Nancy son compagnon.

     

    Une plaie à la tête 

    Le lendemain, Najim L. se rend alors chez sa soeur. Dans l'intervalle, il prévient son autre frère, Arnouar L.. Arrivé sur place vers 20 heures, le premier découvre le compagnon, Tarik, dans l'appartement. Ce dernier est pressé de partir. Seul avec sa soeur, Sanaa, le frère se livre à des violences. La jeune femme reçoit des coups au visage, dans les cotes. Elle est aussi torturée, son aîné lui coupe les cheveux avec un couteau puis lui entaille le cuir chevelu sur plusieurs centimètres !

    Tarik, le compagnon, prévient les pompiers. Resté en bas de l'immeuble, il va croiser Najim L. rejoint par son frère Arnouar. Lui aussi va être frappé avant de prendre la fuite à pied, en direction du commissariat de Nancy. Les deux hommes ne s'arrêtent pas là, montent dans chacun leur véhicule et prennent en chasse le jeune homme. Dans cette course-poursuite, l'aîné des frères va tenter de renverser le petit-ami, qui, une fois devant l'hôtel de police va être menacé de mort.

     

    Ramadan

    Les deux frères vont être interpellés vers 21h15 et placés en garde à vue. Face aux policiers, Najim L., connu des services de police pour des dégradations commises il y a quelques années, a estimé que sa soeur était au courant "des principes culturels et familiaux vis-à-vis du respect de soi-même". Des principes qu'elle n'a, selon lui, pas respectés alors qu'il l'avait prévenue à plusieurs reprises. Selon lui, sa soeur ne pouvait avoir un petit-ami en dehors du mariage et "encore moins durant le mois du Ramadan".

    Le parquet de Nancy a ouvert une information judiciaire des chefs d'"acte de torture ou de barbarie", de "violences volontaires aggravées", de "tentative de meurtre", et de "menaces de mort réitérées". Le procureur de la République va requérir le placement en détention des deux hommes dans l'attente d'un éventuel procès.

    BFM.TV


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  • Indonésie: une créatrice de mode musulmane condamnée à 18 ans de prison

    La créatrice indonésienne Anniesa Hasibuan, devenue célèbre à travers le monde avec sa mode musulmane et le hijab comme marque de fabrique, a été condamnée lundi à 18 ans de prison pour escroquerie et blanchiment d'argent.

     

    Mme Hasibuan, 31 ans, et son mari, l'entrepreneur indonésien Andika Surachman, ont été reconnus coupables par un tribunal de la banlieue de Jakarta d'avoir escroqué des clients qui avaient réservé des voyages à La Mecque via l'agence du couple, First Travel, pour une somme totale de quelque 848 millions de roupies (52.000 euros).

    Créée en 2009, First Travel proposait des voyages en Arabie Saoudite, mais l'agence n'a organisé aucun voyage à La Mecque depuis début 2017. Ceux-ci ont pourtant été payés pour un pèlerinage qui est sacré en Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde.

    La créatrice a également été condamnée à une amende de 10 milliards de roupies (617.000 euros). Son mari s'est vu infliger 20 ans de prison et la même amende. Le parquet avait requis 20 ans d'emprisonnement pour les deux.

    Anniesa Hasibuan s'était fait connaître à l'étranger en 2016 lors de la Semaine de la mode à New York avec sa collection exhibée par des mannequins portant un voile uniformément gris, couvrant soigneusement les cheveux tout en sculptant les traits du visage.

    Dans sa quête d'universalité, Mme Hasibuan avait dit rêver d'habiller la duchesse de Cambridge, Kate Middleton.

    La créatrice indonésienne est aussi connue pour son train de vie opulent et les photos d'elle et de son mari portant des vêtements de luxe, qu'elle publie régulièrement sur les réseaux sociaux.

    AFP


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  • Fichés S : des attaques terroristes à répétition face à l’inaction de l’Etat

     

    Après l'attentat du 12 mai en plein coeur de Paris, l'expert en renseignement Chems Akrouf, craignant que ces attaques se répètent, revient sur l'action de l'Etat et les propositions de la classe politique française.


    Alors que la France vient de subir une nouvelle fois un atroce attentat à proximité de l’Opéra Garnier, il apparaît désormais certain que nous allons vivre encore et encore les mêmes types d’attaques. L’attaque au couteau du 12 mai, perpétrée en plein cœur de Paris, revendiquée par l’organisation Etat islamique (EI), et qui a coûté la vie à un passant, a été commise par un Français né en 1997 en Tchétchénie. 

    Ces attaques terroristes si spectaculaires et si médiatisées ne nécessitent ni de gros moyens, ni un savoir faire particulier, pas besoin d’avoir subi un entrainement spécialisé pour tuer.

    Alors que beaucoup d'experts nous parlent des revenants, la réelle menace se construit de l'intérieur du territoire national et elle est déjà parmi nous

    Faire le plus de victimes possibles, au hasard des rues, et terroriser : tel est l'objectif stratégique de ce type d’attaque déjà observé en France et en Europe à plusieurs reprises. Tout le monde peut être visé. Savoir qu'on est nulle part à l'abri : voilà ce qui doit résonner dans l’esprit des Français. Alors que beaucoup d'experts nous parlent des revenants, la réelle menace se construit de l'intérieur du territoire national et elle est déjà parmi nous... et émane probablement des personnes déjà identifiées dans tous les fichiers détenus par les services de renseignement (Fiches S, FSPRT, FPR, FIJAIT).

    L'attaque au couteau et aux véhicules béliers, sont des modes opératoires devenus dorénavant récurrents. Les lois renseignement et antiterroristes se succèdent mais la menace persiste. Beaucoup de français perdent patience et la classe politique française se déchire sur les réponses sécuritaires à mettre en place.

     

    Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à même indiqué lors d’une interview regretter le manque «d'unité nationale» et qu'il n'y avait «pas moyen d'empêcher ce type d'événements». Le député Nicolas Dupont-Aignan indique sur son blog internet du parti Debout la France : «Les attentats sont imprévisibles, mais nous ne pouvons pas accepter l’inaction de l’État ! Où est la "task force" de Monsieur Macron ? Où est la loi antiterroriste ? Où sont les actes derrière la communication du gouvernement ?» 

    Les polémiques politiciennes arrivent en même temps que les propositions sécuritaires d’une opposition aux solutions parfois radicales et illégales dans un Etat de droit. Ainsi, Laurent Wauquiez chef des Républicains souhaite voir appliquer «une série de mesures  qui s’imposent», selon lui, comme : «interner de manière préventive les fichés S les plus dangereux», «expulser systématiquement les fichés S qui n’ont pas la nationalité française», «créer un délit d’incitation à la haine de la France», et enfin «refuser le retour des djihadistes partis en Syrie ou en Irak».

     

    Ne pouvons-nous pas améliorer nos capacités de renseignement humain ?

    Ne pouvons-nous pas améliorer nos capacités de renseignement humain afin d’avoir des capteurs spécialisés, issus de l’immigration et considéré comme «sexy» pour les recruteurs, capables d’infiltrer certains réseaux œuvrant en France afin d’avoir une réelle connaissance des acteurs qui jouent dans le recrutement et l’endoctrinement de nos jeunes ?

    Pourquoi n’avons-nous pas élaboré une stratégie nationale de contre-influence pour discréditer l'organisation terroriste Daesh en terme de guerre psychologique sur les réseaux sociaux, alors qu'elle utilise de maniéré stratégique la théorie du complot et la désinformation pour endoctriner et manipuler des esprits faibles ?

    Selon certaines voix proches de l’Elysée, un vent de remaniement soufflerait. Mais le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, semble, malgré les difficultés rencontrées par la loi «Asile et immigration» et les attaques terroristes non déjouées récurrentes, garder la confiance du chef de l'Etat.

    RT FRANCE

    Chems Akrouf est un expert en renseignement et en intelligence stratégique. Ancien analyste en renseignement au sein de la Direction du renseignement militaire, il a participé à de nombreuses missions à l'étranger dans le cadre de la lutte antiterroriste. Il est également enseignant à l'Université Panthéon-Assas pour le Master 2 «Médias et Mondialisation» et au DU de psycho-criminalistique «INTERCRIM» de Faculté de médecine de Lyon 1.

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    C'est moi qui ait mis cette image !


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  • Vanves : elle avait perdu un œil sous les coups de son mari

    Ce n'était pas cette image dans l'article ! (rire)

    Le procès de Karim M. s’est ouvert ce mercredi devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine pour les violences infligées à sa femme dans le huis clos de leur appartement.

    Immobile, l’émotion verrouillée sous des traits figés, elle a assisté au premier jour du procès de son mari violent depuis un banc réservé au public. La réserve de cette femme brisée, mutilée, tranche avec les emportements de l’accusé qui crie à l’injustice dans le box de la cour d’assises des Hauts-de-Seine, où il est jugé depuis ce mercredi. Karim M., 46 ans, nie avoir frappé sa femme si fort qu’elle en a perdu un œil. Cet ultime épisode de violences a, comme toujours, eu lieu dans le huis clos de l’appartement du couple, à Vanves. C’était le 10 juin 2016 et il s’en est fallu de peu pour qu’il passe inaperçu.

    Hospitalisée pour sa grave blessure à l’œil, Faïza avait annoncé être tombée dans la baignoire. « Son mari passait ses journées à son chevet, témoigne une infirmière à la barre. Le soir, il partait avec la clé du placard où étaient rangées les affaires de la patiente… ce n’était pas normal. Après, elle a fini par dire qu’elle avait reçu un coup, puis que c’était son mari. » Le 10 juin, Karim l’avait frappée avec un téléphone portable transformé en véritable « massue ». Parce qu’elle avait osé appeler sa banque en son absence. Elle n’en avait pas le droit. Pas plus qu’il ne lui était permis de sortir. Ou alors nécessairement accompagnée de ce mari épousé en 2004, et voilée.

    Les services sociaux, « des charlatans »

    Le simple rappel de ce détail du voile fait bondir l’accusé dans le box. Agitant les bras, il traite le policier qui témoigne maintenant de « menteur », jure qu’il n’est « pas radicalisé » et peine à se calmer quand la présidente lui rappelle que la religion n’est pas la cause de sa présence dans le box. L’énervement monte encore d’un cran lorsqu’il est question des violences infligées à ses cinq enfants, placés depuis quatre ans. « C’est faux, ça me crève le cœur », lance l’accusé après avoir qualifié les services sociaux de « charlatans qui ont bousillé [s] a vie ».

    S’il reste sur sa ligne de défense, l’accusé ne reconnaîtra pas que sa femme était « sous emprise » comme l’ont analysé les assistantes sociales et le personnel de l’Escale, l’association qui aidé Faïza à quitter le foyer. Pas plus qu’il n’admettra les coups répétés, les insultes constantes, et ce passage à tabac d’août 2015 pour lequel il comparaît aussi.

    Le Parisien


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  • Une boxeuse saoudienne brise les tabous autour du sport féminin

    Donnant de puissants coups de poing à l'abri des regards indiscrets, une entraîneuse de boxe en Arabie saoudite affirme un droit longtemps refusé à de nombreuses femmes dans ce royaume musulman ultra-conservateur: le droit de faire du sport.

    Halah Alhamrani, 41 ans, dirige un club de gym pour femmes appelé Flag (Fight Like a Girl) dans la ville occidentale de Jeddah, sur la mer Rouge, qui offre des cours de conditionnement physique comme le CrossFit.

    Comptant sur le bouche-à-oreille dans un pays où l'exercice physique en public est considéré comme indigne pour les femmes, Mme Alhamrani contribue à rendre autonome une nouvelle génération n'ayant eu quasiment aucune exposition au sport.

    "Chaque jour, des femmes qui n'ont jamais fait de sport arrivent, certaines avec leur mère", explique-t-elle à l'AFP dans sa salle de sport ouverte en 2016. "Elles repartent plus confiantes. Les mères s'approchent de moi et me disent: +Merci d'offrir un tel sentiment d'émancipation+".

    Halah Alhamrani a eu la chance d'avoir elle-même accès au sport depuis son plus jeune âge: sa mère américaine et son père saoudien l'y ont encouragée, une rareté en Arabie saoudite.

    Dans le club de gym qu'elle dirige, certaines femmes retirent leurs abayas (longues robes traditionnelles de couleur noire) et les jettent dans des casiers, avant de revêtir des tenues de sport et des bandeaux dans les cheveux.

    Ici, les femmes soulèvent des poids et apprennent des techniques de boxe, donnant de puissants coups de poing sur un punching-ball. Elles transpirent en écoutant de la musique.

    Elles sont environ 150, des Saoudiennes et des ressortissantes d'autres pays arabes, à partager dans ce club de sport un même sentiment de camaraderie. Une note griffonnée sur un tableau blanc affirme: "J'ai hâte de revenir". "DURE A CUIRE", proclame un poster sur un mur.

    "On se sent parfois comme à un goûter, sans thé ni biscuits", plaisante toutefois Mme Alhamrani.

     Thérapie -

    D'importantes réformes sociétales en Arabie saoudite, dont un décret historique autorisant les femmes à conduire à partir de juin, ont braqué les projecteurs sur des personnalités comme Halah Alhamrani, qui ont longtemps lutté seules pour obtenir des libertés fondamentales.

    Dans le cadre du plan Vision 2030 annoncé en 2016 par le jeune prince héritier Mohammed ben Salmane, le gouvernement cherche à dynamiser le sport féminin, au risque d'agacer les milieux religieux conservateurs.

    Seules quatre Saoudiennes ont participé aux jeux Olympiques de Rio en 2016, après les deux sélectionnées pour la première fois aux JO de Londres en 2012.

    En 2016, la princesse Reema bint Bandar a été nommée pour superviser le développement du sport féminin dans le royaume, qui s'oriente vers des cours d'éducation physique obligatoires pour les filles depuis la levée d'une interdiction en 2014.

    Mme Alhamrani est elle-même impliquée dans l'élaboration du nouveau programme scolaire public.

    Pour l'heure, sa salle de gym fonctionne dans un complexe résidentiel, derrière des murs de verre opaques et sans signalisation extérieure. L'emplacement est précisé sur son site internet mais, parfois, des femmes appellent pour trouver leur chemin.

    Certaines considèrent la séance de gym comme une thérapie, dit Halah Alhamrani. Elle leur offre une telle libération qu'elles en pleurent parfois, ajoute-t-elle.

     

    - 'Mon mari est mécontent' -

    "J'étais une mère timide qui ne pouvait pas regarder les gens dans les yeux", dit une femme au foyer de 36 ans, qui vient régulièrement au club. Cette salle "m'a donné une voix que j'avais perdue, elle m'a donné une force dont je ne connaissais pas l'existence".

    Mais Halah Alhamrani précise que certaines femmes abandonnent après avoir commencé à "exprimer une audace", ressentie comme une menace par les hommes de leur famille.

    "Mon mari est mécontent" est l'une des raisons entendue par la propriétaire du club.

    En vertu du système de la tutelle, toujours en vigueur en Arabie saoudite, un membre masculin de la famille - généralement le père, le mari ou le frère - doit donner une autorisation à une femme pour des études, des voyages ou des démarches administratives.

    Le manque d'athlètes et d'entraîneuses professionnelles freine également le sport féminin.

    Et si le nombre de salles de gym augmente lentement, l'idée de sports mixtes reste tabou.

    "Le sport, c'est l'émancipation", affirme Lina Almaeena, membre de la Choura (Conseil consultatif) du royaume et directrice de Jeddah United, la première équipe féminine de basket-ball d'Arabie.

    "Nous ne luttons pas pour des événements sportifs mixtes, sans abaya. Notre but n'est pas d'aller à l'encontre de notre culture. Notre objectif est une participation massive des femmes dans les sports".

    AFP - Par Anuj CHOPRA


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