• «Gilets jaunes» : le ton monte entre le gouvernement et les entreprises

    «Gilets jaunes» : le ton monte entre le gouvernement et les entreprises

    L'exécutif, qui réclame des engagements forts des entreprises pour doper le pouvoir d'achat, envisage aussi de récupérer auprès d'elles les 4 milliards d'euros qui lui manqueront l'an prochain pour boucler son budget. Le CICE est dans le viseur. Le Medef voit rouge.

     

    Le gouvernement est-il encore ‘pro-business'? Les organisations patronales en doutent. Elles estiment que l'exécutif tente de leur faire porter le chapeau dans le cadre de la crise des «gilets jaunes». «On est en train de faire des entreprises le bouc émissaire de cette révolte fiscale. Je ne veux pas que la révolte se transforme en accusation des entreprises qui font leur travail. Le problème, ce n'est pas dans les entreprises que ça se pose. C'est un problème fiscal», a martelé le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, ce matin sur France Inter.

    Le patron des patrons s'est notamment dit favorable à ce que les entreprises fassent un geste pour doper le pouvoir d'achat des salariés mais dans la limite du raisonnable. Ainsi, la prime défiscalisée que le gouvernement souhaite favoriser, doit rester facultative. «le système simple qui dit ‘donnez un geste' est une bonne idée mais ne compliquons pas le sujet», prévient-il. Le patronat voit aussi d'un mauvais œil la volonté affichée du gouvernement d'«examiner toutes les mesures qui permettraient d'augmenter les rémunérations au niveau du smic». «Il y a un problème de pouvoir d'achat. J'entends les appels à augmenter les salaires. Mais le problème, c'est d'abord les impôts, les taxes», rappelle Geoffroy Roux de Bézieux.

    Un discours balayé par Muriel Pénicaud. La ministre du travail, qui s'exprimait ce matin sur BFM Business, a affirmé que «nous sommes en urgence sociale absolue et donc urgence économique. Il faut que les entreprises fassent leur part. Tout le monde peut faire quelque chose donc tout le monde doit faire quelque chose. Il faut que les grandes entreprises et les grands patrons montrent l'exemple». Selon elle, «il ne faut pas opposer compétitivité et gain de pouvoir d'achat des salariés. Une fois que la croissance est là, il faut qu'elle soit inclusive». La ministre du Travail entendait faire passer le message lors d'une rencontre prévue ce matin avec le patronat et les syndicats.

    Retour sur le CICE

    Au-delà du pouvoir d'achat, le ton monte entre le gouvernement et le patronat concernant les moyens de récupérer les 4 milliards d'euros qui n'entreront pas dans le budget en raison de la suppression des taxes sur les carburants. Selon Les Échos, l'exécutif entend les récupérer dans les poches des entreprises. Plusieurs options seraient sur la table. Parmi elles, la possibilité de faire une pause l'an prochain dans la trajectoire de baisse du taux de l'impôt sur les sociétés. Ce dernier devait passer de 33% à 31% en 2019 avec un objectif final de 25% en 2022. Autre option: revenir sur la transformation du CICE en baisse de charges pérenne, dont le coût est évalué à 20 milliards d'euros pour les finances publiques. Cette dernière option résonne positivement à l'oreille de l'exécutif qui cherche par tous les moyens à maintenir son déficit public sous les 3%. Comme le rappelait hier le commissaire européen aux Affaires économiques, Pierre Moscovici, cette transformation du CICE, inscrite dans le PLFSS 2019 voté lundi, représente 0,9 point de PIB. Sans elle, le déficit sous-jacent de la France serait de 1,9% du PIB l'an prochain.

    Inadmissible selon le Medef qui appelle le gouvernement à faire des économies en baissant ses dépenses publiques plutôt que de se tourner vers les entreprises pour combler le trou. «Les entreprises, ça ne manifeste pas, ça ne bloque pas les ronds-points, mais ça arrête de créer des emplois. Le chômage va repartir à la hausse si on fait ça», prévient-il. 

    Le Figaro.fr


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Vendredi 7 Décembre à 14:22
    Olé une menace de haute voltige , J’adore ! ( rire) « les entreprises ça ne manifeste pas ça ne bloque pas....mais ça arrête de créer des emplois !» Plus beau que ça , tu meurs !!!
    2
    Rakia
    Vendredi 7 Décembre à 14:32
    Merci à Pierre Trublion et ses soldats de l’ombre! ( rire) La phrase prononcé par Jupiter:« Je suis votre chef et c’est moi qui commande» qui a suivi la démission du Général Duvillier , l’armée a eu du mal à l’avaler ...! Je l’ai déjà dit dans un ancien commentaire pour avoir une révolution réussie, il faut que le peuple se met du côté des policiers, gendarmes et surtout l’armée, si non c’est comme pisser dans le sable ..,!
    3
    Vendredi 7 Décembre à 17:48

     je vois rouge quand  une pénicaud ose donner des conseils, elle qui a fait sa fortune  en virant  des milliers de travailleurs !

     Ces  millionnaires, ne peuvent pas se mettre  à notre  place, et  il est vrai que les entreprises aussi sont trop  taxées  !

     Qu' on  taxe  donc Mac Donald, Amazon, Google qui  ne paient  pas d' impôts en France , alors qu' ils  y  font  un  pognon de dingue

    4
    françoise
    Vendredi 7 Décembre à 18:19

    Je ne peux pas saquer Pénicaut cette vieille pintade fripée   de surcroit riche comme Crésus et extrêmement malhonnête c'est bien pour cela qu'elle a le cul cousu de lingots ! Qu'ils suppriment déjà les taxes ,ensuite on verra ce qu'il nous reste à la fin du mois !  Ils ont peur tous autant qu'ils sont ,mais leurs grandes phrases ne passent plus ,ces mecs, ces bonnes femmes  qui se prétendent ministre sont désormais  complètement dévalués aux yeux des Français !

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