• Fleurbaix : un salarié de Slembrouck se suicide au travail, sa compagne met en cause la hiérarchie

    Fleurbaix : un salarié de Slembrouck se suicide au travail, sa compagne met en cause la hiérarchie

    Le drame s'est déroulé dans la nuit de mercredi à jeudi, dans les locaux de l'entreprise de bus Slembrouck, à Fleurbaix. Cette nuit là, Xavier Mirallés, qui travaillait dans l'entreprise en tant que responsable d'exploitation, décide de mettre fin à ses jours, comme l'ont révélé nos confrères de la Voix du Nord. Son corps sera retrouvé dans le bureau de son supérieur direct. 

    Linda Leloir, sa compagne avec qui il travaillait, est effondrée. Contactée par téléphone, elle raconte, la voix tremblante, à quel point ce geste était imprévisible. "La veille, on a passé une journée classique avec les enfants. On est allés dîner chez mon frère, on a parlé de l'achat de notre maison, de notre futur mariage...", raconte Linda Lenoir.


    Surcharge de travail

    Sur la route du retour, Xavier Mirallés se renferme sur lui-même. "Dans la voiture, il m'a dit qu'il ne voulait pas retourner au travail. Je lui ai proposé de prendre quelques jours, d'autant qu'il lui restait des congés de l'an dernier. Il m'a répondu qu'il ne voulait pas me laisser seule", poursuit sa compagne.

    Car depuis quelques mois, le couple souffre d'une surcharge de travail. Parfois, Xavier Mirallés fait le travail de Linda pour la soulager un peu. "Il encaissait sans rien dire, mais il ne savait pas dire non. Ils en ont beaucoup profité", souffle Linda Leloir. Elle explique que son compagnon était d'astreinte 7 jours sur 7, 24h/24.

    Pour elle, c'est certain, c'est cette souffrance au travail, et un possible burn-out, qui a poussé Xavier Mirallés à commettre l'irréversible. "Il m'a envoyé un mail une demi-heure avant de mourir, et a envoyé une copie à deux de nos dirigeants. Dans ce mail, il explique qu'il n'en peut plus de la pression au boulot, qu'il n'en peut plus de faire le travail tout seul, tandis que d'autres ne font rien. Il pointe du doigt une personne en particulier", explique sa compagne.


    Silence radio


    Depuis la mort de Xavier Mirallés, Linda Leloir n'a pas eu de nouvelles de sa hiérarchie. "Ils ont voulu me voir le jour-même, mais les pompes funèbres arrivaient. Ils m'ont ensuite rappelé pour que j'y aille, mais je ne peux plus retourner là-bas. C'est trop dur", explique la jeune femme. 

    Aujourd'hui, elle tente comme elle peut de s'occuper de ses enfants. Xavier et elle avaient eu des enfants de précédents mariages et ont eu ensemble un petit garçon, âgé de 2 ans. Mais elle ne veut pas retourner à Slembrouck. "Je leur en veux, oui. On a toujours eu de bons rapports, je ne veux pas la guerre. Mais je ne peux pas ne rien faire", explique-t-elle. 

    Nous n'avons pas réussi à joindre la direction de l'entreprise. 

    franceinfo - Hauts-de-France


  • Commentaires

    1
    fripouille
    Mercredi 8 Novembre à 20:55

    Comme c'est triste. Jeune et beau, bien accompagné, il a sombré dans la dépression. A ce stade-là on n'a plus de jugement.

    Au fait, je n'ai pas encore reçu de réponse au sujet du neurochirurgien de 36 ans qui s'est aussi suicidé à Grenoble.

    2
    Jeudi 9 Novembre à 06:57

    c' est terrible quand on lit quel avenir  de  père de famille il aurait pu avoir !

    il est  difficile d' être dans la tête des gens !

    3
    françoise
    Jeudi 9 Novembre à 20:42

    Bien contente d'être en retraite ,car sur certains lieux de travail il règne une ambiance nauséabonde ,on leur demande toujours plus ,des efforts constants ,des griefs de toutes sortes ,de la jalousie ,de vrais paniers de crabes où chacun est prêt à tout pour défendre sa place ,trahir,mentir  ,harcèlement de toutes sortes ,la liste est longue !

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