• Éthiopie : les autorités cherchent des survivants après l'éboulement d'une décharge géante

    Éthiopie : les autorités cherchent des survivants après l'éboulement d'une décharge géante

    Au moins 113 personnes sont mortes après qu'un flanc entier de la plus grande décharge du pays s'est détaché, samedi, à Addis-Abeba. Les victimes sont pour la plupart des femmes et des enfants qui fouillent quotidiennement les amoncellements de déchets.

     

    À Koshe, dans la banlieue d'Addis-Abeba, la capitale éthiopienne, l'éboulement de la plus grande décharge d'ordures du pays a causé la mort d'au moins 113 personnes. Un précédent bilan de cette catastrophe, survenue samedi soir, faisait état de 72 morts.

    Le parlement éthiopien a décrété un deuil national de trois jours, qui a débuté ce mercredi. Tous les drapeaux ont été mis en berne dans ce pays de quelque cent millions d'habitants, le deuxième plus peuplé d'Afrique.

    Koshe, qui signifie «saleté» en argot amharique, principale langue du pays, est depuis plus de quarante ans le principal lieu d'entreposage des ordures d'Addis-Abeba. Selon plusieurs témoins interrogés par l'Agence France-Presse, un flanc de cette montagne de déchets s'est subitement détaché et a emporté des habitations de fortune construites sur cette décharge.

    Parmi les victimes, des femmes, des enfants, mais aussi des personnes qui fouillaient quotidiennement les amoncellements de déchets à la recherche d'objets susceptibles d'être revendus. Le ministre éthiopien de la Communication, Negeri Lencho, a affirmé que la plupart des victimes de cette tragédie étaient des femmes, et précisé que «les recherches de corps et d'éventuels survivants continuent».

    Causes encore inconnues

    La cause réelle de cette catastrophe demeure inconnue. Selon des habitants, l'effondrement est dû à des travaux d'aplanissement au sommet de la montagne de déchets, dans le cadre de la construction d'une centrale au biogaz exploitant les ordures. Ces travaux auraient ainsi accentué la pression sur les flancs de la colline, entraînant l'éboulement. 

    Après avoir précédemment rejeté ces accusations et suggéré que l'éboulement avait pu être causé par l'activité quotidienne des chiffonniers creusant la montagne d'ordures, le ministre de la Communication a indiqué qu'une enquête sur les causes de l'éboulement a été ouverte. Il a ajouté que le gouvernement aidera les proches des victimes à couvrir les frais des funérailles. En 2016, le gouvernement avait demandé d'évacuer le dépotoir en raison des travaux, mais ceux-ci étaient restés malgré les avertissements.

    Le Figaro


  • Commentaires

    1
    Vendredi 17 Mars à 18:51

    il est triste de voir que  des femmes et des enfants  soient obligés de travailler au milieu des ordures !

    tous ces pays africains  n' ont pas l' air de s' en sortir

    2
    françoise
    Vendredi 17 Mars à 19:30

    Des  individus miséreux et sans la moindre hygiène ,où va l'argent des gouvernements ?surement pour des armes , En plus elles font des gosses pire que des lapines , pas sitôt accouchées ,"rebelote"les mecs pour la plupart  ne bossent pas et sont toujours monté sur les bonnes femmes, qu'ils leur fassent une vasectomie ,régulent  les naissances ,ils ne s'en sortiront jamais ,trop de bouches à nourrir!

    3
    fripouille
    Vendredi 17 Mars à 20:53

    Ces pauvres gens ne savent pas quoi faire d'autre pour survivre, et misérablement. Les décharges ne restent pas inertes, les déchets chauffent puis se consument lentement, et les trous ont contribué à l'écroulement. Le gouvernement devrait avoir honte de laisser perdurer des conditions pareilles, mais il s'en fiche ! Il aurait dû prévoir.

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