• la COP 24 s'est ouverte en Pologne, et l'ambiance n'est pas à l'optimisme

    © Janek SKARZYNSKI / AFP Climat : la COP 24 s'est ouverte en Pologne

    Les 200 Etats participants à la conférence mondiale sur le climat ont deux semaines pour parvenir à un accord. Selon les experts, il nous reste 10 ans avant qu'il ne soit trop tard.

    L'année 2018 devrait figurer au quatrième rang des plus chaudes jamais enregistrées, a alerté jeudi l'Organisation météorologique mondiale (OMM), membre de l'ONU. Et l'ambition de limiter le réchauffement climatique à 2°C d'ici 2100, formalisée par les Etats du monde lors de l'accord de Paris sur le climat en 2015, s'éloigne d'année en année. Mais les mises en garde successives des scientifiques suffiront-elles à faire bouger les lignes ? Des représentants de quelque 200 pays vont tenter, à partir de

    dimanche et durant deux semaines, lors de la COP 24 en Pologne, de donner du souffle à la politique environnementale mondiale. Et pour l'heure, les signaux n'incitent pas à l'optimisme. 

    "Nous avons seulement une décennie". Désastres météo, incidence sur la santé ou les rendements agricoles... "La science montre clairement que nous avons seulement une décennie pour juguler les émissions de gaz à effet de serre", souligne Johan Rockströem, expert climat au Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK). Selon le rapport du Giec, le groupe d'experts mondial sur le climat, les engagements politiques actuels mèneraient à une hausse d'au moins 3°C d'ici 2100. Alors que la planète a déjà gagné 1°C, il faudrait, pour rester sous 1,5°C d'ici 2030 et ainsi tenir l'objectif, que les émissions de CO2 soient réduites de près de 50% par rapport à 2010.

    Pendant ces deux semaines de COP24, les Etats devront accepter de revoir à la hausse leurs objectifs pour transformer leur système de transports, leurs agriculture, pour aussi construire des bâtiments moins gourmands en énergie. Ils devront aussi définir des règles de transparence, c'est à dire la façon dont ils devront rendre compte de leurs actions. "Les COP, s'il n'y a pas d'engagements forts, ne servent à rien. On en est à la 24e et on voit bien le peu d'avancées, quasiment rien ne s'est passé", déplore Jean-François Julliard, de Greenpeace, au micro d'Europe 1. Selon lui, les efforts des différents Etats doivent tripler si l'on veut éviter la catastrophe. 

    Pour l'Afrique, quelles que soient les péripéties de la géopolitique, nous n'avons pas le choix

    Le Brésil et les Etats-Unis freinent des quatre fers. Il faudra aussi convaincre plusieurs pays - dont la Pologne, le pays hôte - de sortir progressivement du charbon, l'énergie la plus polluante. En leur expliquant qu'en prenant des décisions dès maintenant, la transition pourra se faire en douceur sans mettre sur le carreau des milliers de salariés qui travaillent dans le secteur du charbon. Les membres du G20, à l'exception des États-Unis, ont certes réaffirmé samedi leur soutien à l'accord de Paris. Malgré tout, "on ne peut pas dire que les vents soient très porteurs", estime Michel Colombier, directeur scientifique de l'IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales), en référence au contexte géopolitique. Ainsi, Donald Trump a répété au G20 son rejet de l'accord de Paris et le futur président brésilien Jair Bolsonaro, a évoqué une sortie de son pays également du pacte climatique.

    "Les étoiles ne sont plus alignées, manifestement", déplore Seyni Nafo, porte-parole du groupe Afrique à la COP. Qui rappelle : "pour l'Afrique, quelles que soient les péripéties de la géopolitique, nous n'avons pas le choix. Nous ressentons les impacts du changement climatique tous les jours".

    Le vrai rendez-vous attendu pour 2019 ? Le sommet de lundi à Katowice, ville hôte de la COP, où seuls une vingtaine de dirigeants sont confirmés, dont les Premiers ministres néerlandais et espagnol ou les présidents du Nigeria et du Botswana, pourrait donner un signe des intentions du reste du monde. Mais les observateurs craignent que la plupart des États, encouragés à réviser leurs engagements pour 2020, attendent un autre sommet convoqué par le secrétaire général de l'ONU en septembre 2019 à New York pour afficher leurs objectifs.*

    Europe 1

    Toutes ces COP ne servent à rien !


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  • Découverte de structures « construites » par des termites aussi vastes que la Grande-Bretagne

    Découverte de structures « construites » par des termites aussi vastes que la Grande-Bretagne

    L’œuvre, qui a commencé il y a près de quatre mille ans, a été découverte dans le nord-est du Brésil. Le bâtisseur est un termite dont la taille ne dépasse pas 1,3 cm.

     

    Ils se dressent, mystérieux, sur une étendue de 230 000 km2 dans le nord-est du Brésil, dans une région encore épargnée par l’agriculture intensive. Deux cents millions de monticules de terre d’environ 2,5 m de haut, fruit du travail patient d’une colonie de termites depuis près de quatre mille ans, ont été découverts par une équipe de biologistes britanniques et brésiliens.

    Il s’agit de « la plus grande structure construite par une seule espèce d’insecte jamais découverte à ce jour », selon les chercheurs, qui ont publié lundi 19 novembre les résultats de leur étude dans la revue scientifique Current Biology.

    4 000 pyramides de Gizeh

    Au total, les termites ont déplacé 10 millions de kilomètres cubes de terre – l’équivalent de 4 000 pyramides de Gizeh –, répartis sur la superficie de la Grande-Bretagne… ou la moitié de celle de la France métropolitaine.

    Le tout a été accompli depuis l’époque de l’Egypte ancienne par une espèce de termites appelée Syntermes dirus, dont la taille ne dépasse pas 1,3 cm. Pour obtenir cette datation, les chercheurs ont prélevé de la terre sur 11 murundus – le nom que les habitants donnent à ces monticules –, et recouru à une technique permettant de déterminer la dernière exposition au soleil des échantillons. Résultat : le plus jeune avait 690 ans et le plus vieux… 3 820 ans. Une ancienneté cependant comparable à des termitières étudiées en 2015 par un autre groupe de chercheurs.

    Mais à la différence de ces dernières, ces structures brésiliennes ne sont pas des nids (à la forme caractéristique de cheminée, utilisée pour aérer les espaces de vie sous terre) : elles sont formées par les éjections des tunnels creusés par les insectes pour relier leurs nids aux zones de nourriture. « Ce sont juste des tas de gravats », explique Roy Fanch, l’un des chercheurs, au magazine américain The Atlantic.

    Google Earth et déforestation

    Cet impressionnant chantier était longtemps resté dissimulé par la végétation de cette région semi-aride. Mais les récents effets de la déforestation en ont mis au jour les contours. Au point que Roy Fanch est parvenu à estimer l’étendue de ces monticules – d’un diamètre de 9 m environ – en utilisant des images satellites. « Avant, on voyait juste du vert et du marron. Mais depuis environ huit ans, Google Earth a amélioré la qualité de ses images et j’ai pu reconnaître sur les photos satellites les monticules que j’avais vus depuis la terre ferme »,explique-t-il à The Atlantic.

    Jusqu’à il y a quelques années, cet espace avait été peu façonné par l’homme. Il y a bien quelques villes et villages ici et là, sur les 230 000 km2 que recouvrent les murundus. Mais la terre du nord-est du Brésil, semi-aride, est peu propice à l’agriculture, laissant de vastes étendues inhabitées autour des constructions des termites.

    Cette cohabitation pacifique arrive peut-être à son terme.

    La déforestation de ces terres, pourtant peu arables, lentement amorcée il y a quelques années, risque de s’accélérer sous le mandat de Jair Bolsonaro, élu à la tête du Brésil le 28 octobre. Pendant la campagne électorale, il avait promis d’en finir avec l’« activisme écologiste chiite » (dans son vocabulaire, « chiite », vidé de son sens religieux, est synonyme de radicalisme), en allégeant notamment les procédures pour délivrer des permis miniers et forestiers.

    Le Monde.fr


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  • Canada : 250 000 litres de pétrole accidentellement déversés dans la mer

    Le déversement s'est produit après "une perte de pression sur une conduite sous-marine" reliant la plateforme South White Rose et le pétrolier Sea Rose du groupe Husky Energy.

    Un avion de surveillance et six navires ont été dépêchés lundi au large de la côte Est du Canada après le rejet accidentel vendredi de 250.000 litres de pétrole sur le site d'une plateforme de forage, ont indiqué les autorités canadiennes. Le déversement s'est produit après "une perte de pression sur une conduite sous-marine" reliant la plateforme South White Rose et le pétrolier Sea Rose du groupe Husky Energy, à 350 km au sud-est de Saint-Jean de Terre-Neuve, selon un communiqué du régulateur gouvernemental de l'industrie.

    "Aucun signe visible d'éclat" à la surface de l'océan, autrement dit de marée noire, n'a été constaté lundi par un avion qui a survolé la zone, a indiqué dans une série de tweets le régulateur du secteur, l'Office Canada-Terre-Neuve des hydrocarbures extra-côtiers (CNLOPB). Les observations aériennes et marines "indiquent que le pétrole se disperse" et que depuis l'accident de vendredi, "aucune nouvelle trace d'hydrocarbure n'a été détectée à la surface de l'eau", a déclaré lundi soir à l'AFP le groupe canadien Husky Energy qui exploite la plateforme. Cinq oiseaux de mer "mazoutés" ont été repérés et "un centre de désintoxication" pour animaux a été constitué, a précisé Husky Energy.

    Un sous-marin a été déployé

    Un mini sous-marin télécommandé a été déployé lundi pour réaliser une inspection de la conduite reliant la plateforme et le pétrolier, les images transmises devant être examinées par des inspecteurs du régulateur de l'industrie. L'accident s'est produit en pleine tempête et avait entraîné un arrêt de la production des quatre plateformes de forage au large de Terre-Neuve. La production a repris lundi sur l'une de ces plateformes, Hebron, du groupe ExxonMobil.

    Paris Match

    Pauvre mer, pauvres poissons, pauvres oiseaux


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  •  " J'ai eu des brûlures sur le front, qui commencent à faire des cloques, et des brûlures à la main en essayant de sauver le chat et quelques photos. Mais je n'ai pu sauver ni le chat ni les photos ", raconte, résigné, Terra Heine, un résident de Paradise.

    La Californie n'en finit plus de se consumer

    « Dévastation, dévastation totale ». Mark Nees, un pompier arrivé la veille de l’Oregon voisin, résume la situation en Californie, ravagée par l’incendie le plus destructeur jamais vu dans l’Etat américain, qui a fait 23 morts et détruit des milliers de maisons. Poteaux rongés par les flammes, carcasses de voitures aux vitres fondues, chat errant au pelage couvert de suie… Paradise, qui n’a jamais aussi mal porté son nom, a des allures de ville-fantôme. C’est là que 19 des 23 victimes ont été découvertes.

    « C’est vraiment incroyable. Nous sommes intervenus sur de nombreux feux au fil des ans, mais personnellement c’est ce que j’ai vu de pire », assure à l’AFP ce chef d’équipe, qui s’apprête à ratisser une zone touchée par le feu pour la sécuriser.

    Dans le centre-ville comme en périphérie, de nombreuses maisons - essentiellement construites en bois en Californie -, il ne reste plus rien que des débris calcinés, et parfois une cheminée de brique se dressant vers le ciel. Certains bâtiments ont été étrangement épargnés, comme un garage, presque intact, entouré d’une clôture en plastique blanc fondue par la chaleur.

    Les 27.000 habitants de Paradise ont été évacués

    Camions rouges et combinaisons jaunes, les pompiers sont, avec les pick-up bleus des ouvriers de la compagnie d’électricité, les seules touches de couleur dans ces fumerolles et cendres grises : les 27.000 habitants de Paradise ont été évacués en catastrophe jeudi, certains échappant de peu aux flammes.

    D’autres n’ont pas eu cette chance. Samedi, des sauveteurs ont découvert les restes de « plusieurs » personnes dans les vestiges de maisons calcinées, qui ont été placés dans un corbillard noir. Avant cette découverte, le bilan des incendies qui ravagent actuellement la Californie était d’au moins neuf morts, tous également découverts à Paradise.

    Les habitants étaient toujours maintenus à l’écart samedi, état d’urgence oblige, explique un policier. Malgré les protestations des résidents qui veulent tenter de retrouver un proche, un animal ou simplement savoir si leur maison est toujours debout, des dizaines de véhicules sont ainsi contraints de rebrousser chemin. D’autres évacués attendent dans l’angoisse près du barrage de police. A l’instar de Katie McCrary, vieille dame modeste, sans téléphone portable, qui reste sans nouvelles de ses fils et petits-enfants.

    Des endroits qui n’ont pas brûlé encore en danger à cause du vent

    L’incendie, qui a déjà consumé plus de 400 kilomètres carrés de broussailles et de forêts, s’est déplacé et continuait de faire rage samedi. Il n’était contenu qu’à 20 %.

    Mais ce qui reste de Paradise n’est pas pour autant à l’abri. « C’est encore très tôt », explique Mark Nees. « On prévoit un épisode de vent à partir de ce (samedi) soir jusqu’à lundi matin, avec de nouveau un drapeau rouge pour le risque d’incendie ».

    « En ville, il y a des endroits qui n’ont pas brûlé et où de nouveaux feux pourraient se déclarer si le vent projette des braises », souligne-t-il, avant de se mettre à la tâche. Lui et ses hommes veulent faire tout leur possible pour « que les choses ne s’aggravent pas, en espérant que les gens puissent revenir s’installer un jour ».

    20 Minutes

    Je pense aussi à tous les animaux qui ont dû mourir brûlés vifs dans d'atroces souffrances.


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  • Depuis trois ans, Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle (Corrèze) s'est engagé dans le zéro pesticide.

    À Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle, en Corrèze, il n'y a que 44 habitants, mais tous ont décidé d'être des citoyens responsables. Pas de cantonnier, mais surtout, pas de pesticides. Alors, même le maire désherbe régulièrement les rues du village. "Notre destin il est dans nos mains et donc il faut travailler. Et les herbes n'attendent pas notre repos, elles sont là et il faut travailler", estime Jean-Michel Teulière, maire de Saint-Bonnet-les-Tours-de-Merle.

    Un environnement plus sain et plus joli
    En 2014, trois ans avant que la loi l'y oblige, le conseil municipal a renoncé à l'usage de tous produits phytosanitaires à l'unanimité dans cette commune très rurale. Mieux encore : les villageois ont totalement changé la vie du cimetière. Et ils ont tout fait. Les jeunes et les moins jeunes. Ils ont terrassé, construit des murets, planté, ensemencé, là où il n'y avait que du gravier. Tous, bénévolement, pour un environnement plus sain et plus joli.

     

    Ecoutez bien le médecin vers la fin !

    Trouvé chez : http://claude-lepenseur.eklablog.com/recent/2

    Son blog fort intéressant : Positive atttitude


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  • Venise inondée, l'Italie à l'arrêt : au moins 9 morts dans les intempéries

    Le bilan est lourd. Les intempéries qui frappent l'Italie depuis dimanche ont fait neuf morts, a annoncé la protection civile, tandis que de nombreuses écoles dans tout le pays restaient fermées mardi.

    Outre les cinq victimes recensées dans le courant de la journée de lundi, un homme a été tué en Vénétie (nord-est) par la chute d'un arbre, de même qu'un pompier dans le Haut Adige (nord), engagé dans des opérations de secours. Une femme a été tuée par une coulée de boue et de rochers dans sa maison dans le Trentin (nord), ont précisé les autorités.

    Un autre homme a par ailleurs été tué lundi après-midi alors qu'il faisait du kitesurf près de Cattolica, sur la côte adriatique, une rafale de vent l'ayant projeté sur les rochers, selon la presse locale.

    Les pompiers ont effectué plus de 7.000 interventions

    Un homme est également porté disparu en mer face à la Calabre, son voilier ayant été retrouvé lundi sur les rochers de la côte sans personne à bord alors qu'un corps avait été vu en mer mais n'avait pu être récupéré en raison de la tempête.

    Selon les médias italiens, il y a également environ 170 personnes - touristes et employés des hôtels - bloquées au Col du Stelvio, à la frontière entre l'Italie et la Suisse, à plus de 2.700 mètres d'altitude, en raison de très fortes chutes de neige atteignant 1,5 m de haut. Dans le Frioul-Vénétie julienne (dans le nord-est du pays), 23.000 personnes sont sans électricité et de nombreuses routes sont impraticables, ont indiqué les autorités locales.

    Depuis le début de cette vague de mauvais temps, les pompiers italiens ont effectué environ 7.000 interventions dans tout le pays, selon l'agence AGI. Les fortes pluies accompagnées de vents qui ont atteint jusqu'à 180 km/h dans certaines régions d'Italie ont entraîné aussi de graves perturbations dans la circulation.

    A Gênes, l'aéroport sera fermé mardi jusqu'à 13 heures GMT (14 heures, heure de Paris) les pistes étant impraticables en raison des détritus apportés par la pluie, le vent et la marée. Les écoles de la ville seront fermées toute la journée, de même qu'à Rome et de nombreuses autres municipalités italiennes.

    La circulation était quant à elle toujours fortement perturbée mardi dans la capitale italienne, de nombreux arbres tombés bloquant encore des rues proches du centre de la ville.

    L'OBS


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  • Intempéries: la Corse passe en vigilance rouge

    Météo France a placé ce lundi midi la Haute-Corse et la Corse-du-Sud en vigilance rouge pour vent violent. Les deux départements sont toujours en vigilance orange pour pluie-inondation et orages.

    La prudence est de mise en Corse. L'Ile de Beauté est touchée depuis ce lundi matin par de fortes rafales de vent et des orages violents. Ces phénomènes se sont intensifiés au fil des heures, poussant Météo France à reconsidérer sa vigilance.

    La Haute-Corse et la Corse-du-Sud sont désormais placées en vigilance rouge pour vent violent. Elles sont toujours en vigilance orange pour pluie-inondation et orages. Il est conseillé de rester chez soi et de prévenir ses proches en cas de déplacement obligatoire.

    Avis de tempête

    Entre 50 et 130 mm de pluie sont déjà tombés ces dernières heures sur l'est de l'île, et des vents à plus de 100 km/h ont été recensés sur le Cap Corse. Les rafales de vents pourraient atteindre les 130 km/h dans les heures à venir, principalement sur la façade est et sur le nord de l'île. Le Cap Corse pourrait même être frappé par des vents à 160 km/h. Météo France signale un "avis de tempête très violente".


    "Des phénomènes de trombe et de tornade sont possibles" avertit Météo France. Une tornade a par ailleurs été observée vers Porto-Vecchio. Des chutes de grêles accompagnent les orages dans certains secteurs. Soyez très vigilants, certains arbres pourraient tomber.

     

     28 départements en vigilance orange

    Dans le reste du territoire, 28 départements sont désormais placés en vigilance orange. L'Ain (01), Allier (03), Ardèche (07), Ardennes (08), Aube (10), Aveyron (12), Cantal (15), Cher (18), Corrèze (19) Côte-d'Or (21), Creuse (23), Drôme (26), Isère (38), Loire (42), Haute-Loire (43), Loiret (45), Lozère (48), Marne (51), Haute-Marne (52), Nièvre (58), Puy-de-Dôme (63), Rhône (69), Saône-et-Loire (71) Seine-et-Marne, Yonne (89) et Tarn (81) sont en vigilance orange neige-verglas.


    Les Alpes-Maritimes (06) et le Var (83) sont toujours en vigilance orange orages et pluie-inondation.

    BFM.TV


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  • Un maraîcher s'entoure de chats pour continuer à cultiver bio

    Un ex-informaticien devenu maraîcher a eu recours à un bataillon de félins pour protéger ses cultures des rongeurs et ainsi se maintenir en agriculture biologique.

     

    Un maraîcher bio a eu recours à une méthode peu orthodoxe pour faire fuir les rongeurs qui disséminaient ses cultures. Jean-Pierre Demailly, un maraîcher basé dans la Somme s'est entouré de chats pour se débarrasser des nuisibles.

    Le producteur est installé sur d'anciennes terres de maraîchage, aux Hardines à Ham, un lieu propice à la culture grâce à ses sols humides. Mais ces terres particulièrement fertiles, et longtemps laissées en jachère, attirent également des hordes de rongeurs. Le cultivateur en était infesté et les dégâts étaient importants. «Ils peuvent manger les trois quarts des choux-raves par exemple», indique le paysan. Comme il est en culture biologique, il ne peut utiliser aucun produit chimique. «J'ai essayé des solutions mécaniques comme la pose de pièges ou de petites cages mais sans grand succès. Une situation devenue presque intenable», souligne Jean-Pierre Demailly qui produit 35 variétés de légumes directement aux consommateurs.

    Au cours d'une vente, il a ainsi évoqué ses problèmes avec ses clients, dont certains travaillent pour Saint-Quentin félin, un refuge pour chats errants. Au cours de cette discussion, les membres de l'association proposent de lui apporter des chats peu domestiqués recueillis dans la rue pour qu'ils viennent chasser sur ses terres.

     

    En Chine, le chat, animal protecteur des stocks agricoles

    Et la solution a porté ses fruits. Celui qui a auparavant été ingénieur informaticien pendant 30 ans explique qu'il a déjà moins de pertes. Les félins sont difficiles à approcher et le producteur les voit peu, en revanche il a retrouvé quelques cadavres de rongeurs, des mulots, rats, une pie et même une canette! Il est encore un peu tôt pour savoir si cette initiative a permis au maraîcher de sauver ses cultures mais les premiers trophées des félins sont porteurs d'espoirs!

    Le producteur alimente également les chats et leur a établi un abri mais il ne peut pas les domestiquer -c'est pour cette raison que l'association ne les a pas confiés à des familles. Chez Jean-Pierre Demailly, ils sont installés sur les 15.000 mètres carrés de terres cultivées, elles-mêmes situées au milieu de 32 hectares de bois et de champs. Sur ces terres, l'ex-informaticien est le seul maraîcher professionnel, depuis que ses prédécesseurs - qui étaient bio avant l'heure avec l'utilisation de la vase des canaux pour éviter les produits phytosanitaires - ont déserté les lieux depuis les années 1970.

    Si aujourd'hui la méthode de Jean-Pierre Demailly pour protéger ses cultures peut paraître atypique, elle n'est pas pour autant inédite. Dans le parc d'attractions Disneyland de Los Angeles, 200 chats font la chasse aux souris une fois les visiteurs partis! En chine, les chats auraient été utilisés comme animal protecteur des stocks agricoles, comme en attestent les vestiges d'un village agricole de Quanhucun qui indiquent qu'ils se nourrissaient de rongeurs et de millet. À l'heure où l'on traque les alternatives aux pesticides, cette méthode ancestrale pourrait ainsi faire son retour. 

    Le Figaro.fr


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  • Le Conseil d'État annule le décret sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim

    Le Conseil d'Etat a jugé que la décision de fermer la centrale nucléaire française n'avait pas été "légalement prise", EDF n'ayant pas été informé. 

    Le Conseil d'État a annulé jeudi le décret d'avril 2017 sur la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, jugeant que cette décision n'avait pas été "légalement prise", EDF n'ayant pas alors formé de demande pour cette fermeture.

    Ce décret était attaqué par des collectivités locales, parmi lesquelles la commune de Fessenheim, dans le Haut-Rhin, ainsi que par des syndicats. Après cette annulation, le gouvernement devra prendre un nouveau décret pour la fermeture de la doyenne des centrales encore en activité en France.

    Europe 1


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  • Une enquête a été ouverte à Nice au lendemain du décès à l'hôpital d'un jeune homme qui venait d'être interpellé pour vol par les vigiles d'un hypermarché Auchan de l'agglomération à La Trinité, a ann

    A Romainville, en Seine-Saint Denis, un projet de base de loisirs soutenu par Valérie Pécresse menace une forêt de 28 hectares. Politiques, artistes et citoyens se relaient sur cette mini ZAD pour tenter d’enrayer le ballet des tronçonneuses.

     

    LIEN de l'article : https://francais.rt.com/france/54736-romainville-mini-zad-pour-sauver-foret-menacee-par-construction-base-loisirs


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  • Edouard Philippe va apporter son soutien !

    Des inondations qui vont faire oublier un peu le remaniement !

    Bien triste pour tous ces pauvres gens.


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  • La principale île du très touristique archipel des Baléares a été touchée par de fortes inondations dans la nuit de mardi à mercredi.

    Au moins neuf personnes sont mortes dans les inondations qui ont frappé Majorque, dans la nuit de mardi 9 à mercredi 10 octobre. Selon un porte-parole de la délégation du gouvernement espagnol aux Baléares, six personnes sont toujours portées disparues, mais « il pourrait y en avoir plus ».

    Située à une soixantaine de kilomètres de Palma – capitale de Majorque, principale île de l’archipel très prisée des touristes britanniques et allemands –, la zone touchée compte de nombreux logements touristiques.

    Quatre personnes dont deux Britanniques sont notamment mortes à Sant Llorenç des Cardassar, la commune la plus touchée par ces inondations où les pluies torrentielles ont fait déborder un cours d’eau, et trois dans la petite ville voisine de S’Illot, au bord de la mer. « La priorité est de localiser des survivants, de secourir les personnes isolées chez elles. Nous avons beaucoup de maisons de vacances », a insisté Antonia Bauza, adjointe au maire de Sant Llorenç.

    Les pluies, qui sont tombées en quelques heures, ont surpris par leur intensité. « Deux cent vingt litres de pluie par mètre carré sont tombés », a détaillé le gouvernement régional des Baléares. Les images diffusées par la télévision publique espagnole et des médias locaux montrent des voitures entraînées par le courant et des maisons inondées. Une centaine de personnes ont par ailleurs dû passer la nuit dans des hôtels réquisitionnés par les autorités locales.

    Les secouristes étaient à pied d’œuvre pour rechercher les disparus. Une centaine de renforts avec deux hélicoptères, huit véhicules et des chiens sont arrivés mercredi matin sur l’île, a annoncé l’unité militaire d’urgence espagnole.

    Ibiza, Formentera et une partie de la Catalogne en alerte orange

    Mercredi matin, les îles d’Ibiza et de Formentera dans l’archipel des Baléares ainsi qu’une partie de la Catalogne, incluant sa capitale, Barcelone, ont été placées par l’Agence météorologique nationale en état d’alerte orange, le troisième niveau d’alerte (sur quatre) correspondant à un « risque important ».

    Le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, qui doit se rendre sur place, a exprimé sur Twitter sa « solidarité et [son] soutien aux familles et aux amis des victimes, ainsi qu’à toutes les personnes affectées par ces inondations tragiques ». Le gouvernement régional des Baléares a pour sa part décrété trois jours de deuil.

    La star du tennis Rafael Nadal, originaire d’un village tout proche de la zone touchée, a annoncé sur Instagram avoir mis à disposition les chambres de ses centres sportifs dans l’île pour les personnes privées de leur logement après ces inondations.

    Le Monde.fr


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  • L'île des Célèbes a été durement frappé par un séisme suivi d'un tsunami.

    Le puissant séisme suivi d'un tsunami qui a frappé l'île des Célèbes en Indonésie a fait au moins 384 morts, selon un bilan communiqué samedi par l'agence indonésienne de gestion des catastrophe,

    Des images de la ville de Palu (350.000 habitants) sur la côte ouest des Célèbes montraient des corps allongés près de la côte, certains recouverts de couvertures bleues. Des carcasses de véhicules témoignent de la violence de la vague qui s'est abattue sur la côte.

    Alors que les hôpitaux sont dépassés par l'afflux de victimes, de nombreux blessés étaient soignés à l'extérieur. Des habitants transportaient tant bien que mal des corps sans vie, tandis qu'une image montre un homme portant le corps boueux d'un enfant.

    Sutopo Purwo Nugroho, porte-parole de l'agence de gestion des catastrophes au cours d'une conférence de presse, avait d'abord communiqué un bilan de "48 morts, 356 blessés" à Palu, prévenant qu'il risquait de s'alourdir rapidement :

    "Nous pensons que des dizaines ou des centaines (de victimes) n'ont pas encore été dégagées des décombres. Le principal centre commercial de Palu (...) s'est effondré. L'hôtel Rua-Rua (...) s'est affaissé, il avait 80 chambres dont 76 étaient occupées."

     

    Une secousse de magnitude 7,5

    Le séisme frappé l'île juste avant 11 heures GMT (13 heures en France métropolitaine) avec une secousse d'une magnitude de 7,5, selon l'institut géologique américain (USGS). C'est plus que la série de tremblements de terre meurtrière connue par l'Indonésie en août, qui avait fait plus de 500 morts et environ 1.500 blessés sur l'île de Lombok, voisine de Bali.

    Un tsunami s'est déclenché peu après avec une hauteur maximale de 1,5 m sur la côte proche de Palu. Une vidéo montre une vague imposante s'abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée. Rusidanto, une habitant de Palu, raconte à l'AFP :

    "J'ai commencé à courir quand j'ai vu des vagues s'abattre sur la côte."

    L'électricité est partiellement coupée dans la ville, l'aéroport a été fermé pour 24 heures, ainsi que certains axes routiers menant à la ville.

    Le président indonésien Joko Widodo a annoncé que l'armée avait été appelée pour aider aux opérations de recherche de victimes dans la zone.

    L'épicentre du séisme se situe à 78 kilomètres au nord de Palu. Il a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l'île. La terre a aussi tremblé sur l'île voisine de Kalimantan, à Samarinda, de l'autre côté du détroit de Makassar.

    L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots qui s'est formé par la convergence de trois grandes plaques tectoniques (indo-pacifique, australienne, eurasienne), se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Le 26 décembre 2004, l'Indonésie avait ainsi été frappée par une série de séismes dévastateurs, dont l'un de magnitude 9,1 sur l'île de Sumatra. Ce tremblement de terre a créé un tsunami qui a tué 220.000 personnes dans la région, dont 168.000 rien qu'en Indonésie.

    L'OBS

    Comment Allah a pu laisser faire ça ?


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  • Contre un projet de Total, Greenpeace teinte des fontaines de noir

    L'ONG a protesté samedi contre un projet de forage sur les côtes brésiliennes dans une trentaine de villes en France.

    Des mini-marées noires. Contre un projet de forage de l'entreprise Total sur le récif de l'Amazone au Brésil, l'ONG de lutte pour l'environnement Greenpeace a organisé une journée de mobilisation dans toute la France, samedi. Avec des seaux de mélasse noire et des pancartes "Le récif de l'Amazone n'est pas une fontaine à pétrole", les militants se sont mobilisés dans une trentaine de villes françaises, noircissant les eaux de fontaines.

    "Total insiste pour trouver ce pétrole alors qu'il y a des écosystèmes, des joyaux de la diversité à préserver. Ce n'est plus l'âge du pétrole, on est à l'âge de la transition", a déclaré Edina Ifticene, responsable de la campagne pour Greenpeace.

    Une nouvelle étude d'impact environnemental

    Les ONG ont choisi le 22 septembre pour agir alors que Total doit déposer une nouvelle version de l'étude d'impact environnemental de son projet auprès des autorités brésiliennes. Fin mai, l'institut brésilien pour l'environnement (Ibama) avait une nouvelle fois demandé au groupe pétrolier de revoir sa copie, considérant les études d'impact environnemental comme "insuffisantes" pour ce projet à l'embouchure du fleuve Amazone.

    "On a quatre mois pour répondre, on nous demande de faire des études complémentaires et on va les faire", avait alors assuré le PDG de Total Patrick Pouyanné, assurant que le projet ne pourrait se faire que "dans le respect de l'environnement". Le groupe assure que les risques mis en avant par les défenseurs de l'environnement "n'existent pas".

    Greenpeace affirme que le récif corallien du fleuve Amazone, découvert en 2016, est plus grand que ce que l'on pensait et s'étend dans des concessions où Total veut chercher du pétrole. L'ONG s'inquiète du forage, mais aussi d'éventuelles fuites ou marées noires qui menaceraient cet écosystème ainsi que la mangrove sur la côte brésilienne. "Il faut arrêter cet abus, le pétrolier n'a pas à forer près de cet écosystème et près de cette mangrove qui quand elle est touchée par une marée noire est innetoyable", a dénoncé Edina Ifticene.

    L'Express

    Total s'est déjà fourvoyé avec l'huile de palme, maintenant il veut souiller les côtes brésiliennes, alors il faut boycotter les stations TOTAL !


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  • La Tunisie victime d’inondations aussi rapides que meurtrières

    © FETHI BELAID / AFP Des badauds observent les restes d'un pont détruit par les inondations qui ont frappé la ville de Bir Challouf, dans le governorat de Nabeul, dans le nord-est de la Tunisie, le 23 septembre 2018.

    Quatre personnes sont mortes dans la région du Cap Bon, particulièrement touchée par des pluies diluviennes, samedi 22 septembre. Sur place, un spectacle de désolation.

    Sur la route de Korbous, dans le gouvernorat de Nabeul, de nombreuses routes sont encore inondées ce dimanche. Les autres, praticables, portent les cicatrices causées par les torrents de boues passés là. Il est tombé en certains endroits plus de 220 millimètres d’eau en à peine trois heures, un record. Partout, l’eau est montée.

    Dans le centre-ville de Beni Khaled, Ahmed Mekliti a dû sauver le stock de son magasin de téléphonie. Il était en train de surveiller sa boutique quand l’eau a envahi « tous les magasins. La pharmacie, la boutique de mon voisin, la boutique en face... ». Il n’avait pas vu ça « depuis 1983 ».

    La police, l’armée et la protection civile ont été envoyées en renfort pour aider les populations touchées. Adel dirige plusieurs fermes dans la région et désigne sans hésiter les premiers responsables de ces inondations : les rivières mal entretenues qui quadrillent la campagne. « Les oueds, ici, ils sont obturés par les arbres cassés et les impuretés des usines », raconte-t-il. Mais pas de quoi se laisser abattre : « C’est la vie, ça continue, c’est la Tunisie ».

    Pourtant plus loin, près de Soliman, la colère gronde. Des habitants excédés par l’absence d’aide des autorités ont décidé de protester en bloquant les routes praticables avec des pneus enflammés.

    RFI


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  • Les français sont vraiment dégueullasses !


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  • L'ouragan Florence, annoncé comme historique par les autorités américaines, s'approche de la côte est des Etats-Unis. Des images prises depuis un avion par un chasseur d'ouragans ou par des satellites permettent de mesurer l'ampleur du phénomène météorologique, qui frappera principalement la Caroline du Nord, la Caroline du Sud et la Virginie.

     

    LIEN article :  https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/louragan-florence-un-monstre-sapproche-de-la-c%c3%b4te-est-am%c3%a9ricaine/ar-BBNdqjD?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Vaste opération de gendarmerie pour évacuer une ZAD près de Strasbourg

    Plusieurs dizaines de gendarmes mobiles ont lancé lundi vers 05H00 une opération pour évacuer quelque 200 zadistes qui tentent de s'opposer au démarrage du chantier d'une rocade autoroutière près de Strasbourg, a constaté un journaliste de l'AFP. Des barricades de bois et de pneus ont été érigées par les manifestants sur la route départementale 93 survolée sans discontinuer par un hélicoptère, zadistes et gendarmes se faisant face sans heurts. Le préfet de la région Grand Est Jean-Luc Marx avait donné fin août son feu vert à la construction par une filiale du groupe Vinci et la Sanef de ce contournement autoroutier de 24 kilomètres, à l'ouest de Strasbourg.

    Comme ils l'avaient prévu en cas d'intervention des forces de l'ordre, les zadistes qui montaient la garde ont sonné le tocsin à l'arrivée des gendarmes, vers 05H30. "Dispersez-vous", ont lancé ces derniers à l'aide de porte-voix. "Résistance", ont scandé les zadistes en retour.

    Dany Karcher, le maire de Kolbsheim, commune sur laquelle la zone à défendre (ZAD) était installée depuis près d'un an, et plusieurs autres élus ont entamé des discussions avec la gendarmerie et le secrétaire général de la préfecture du Bas-Rhin, Yves Séguy.

    Le grand contournement ouest de Strasbourg (GCO), évoqué dès les années 1970, régulièrement abandonné avant d'être relancé à la fin des années 1990, a pour but de délester l'autoroute A35 en absorbant le trafic du nord au sud de l'Alsace. Les détracteurs du projet soulignent qu'il entraînera la consommation de nombreuses terres agricoles et la mise en danger d'espèces protégées, dont le grand hamster d'Alsace.

    Paris Match


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  •  

    Après le typhon, Séisme au Japon : au moins 9 morts après d'énormes glissements de terrain

    Le tremblement de terre s'est produit dans la nuit de mercredi à jeudi dans l'île d'Hokkaido au nord du pays, deux jours à peine après un typhon dévastateur dans la région d'Osaka.

    Après le typhon, le tremblement de terre. Le Japon encaisse la deuxième catastrophe naturelle majeure qui s'abat sur son territoire depuis le début de la semaine. Jeudi, un puissant séisme de magnitude 6,6 a provoqué d'énormes glissements de terrain et une coupure de courant générale. Il a fait au moins neuf morts et une trentaine de personnes sont portées disparues.

    Le tremblement de terre s'est produit en pleine nuit dans l'île septentrionale de Hokkaido, à 62 km au sud-est de Sapporo, deux jours à peine après un typhon dévastateur dans la région d'Osaka, à l'ouest du pays. La terre a continué à trembler après: des dizaines de répliques ont été ressenties. Outre deux morts annoncés en début de journée, sept personnes ont été découvertes dans la localité d'Atsuma en état d'arrêt cardiaque, une expression employée avant que leur acte de décès ne soit officiellement signé.

    Des vues aériennes montraient des montagnes littéralement coupées en deux par d'impressionnants éboulements, qui ont arraché tous les arbres et englouti des maisons construites en contrebas. Les pompiers hélitreuillaient une partie des habitants mais 38 personnes restaient encore portées disparues, selon la chaîne de télévision publique NHK. Au moins 167 personnes ont par ailleurs été blessées.

    «J'ai été réveillé un peu après 3 heures du matin par la secousse. J'ai allumé la lumière mais elle s'est éteinte juste après» à cause d'une coupure de courant, a confié à l'AFP Akira Fukui, un habitant de Sapporo. «Il y a eu une secousse soudaine, extrême. Je l'ai sentie de manière latérale très longtemps, ça s'est arrêté puis cela a recommencé à trembler. J'ai 51 ans et je n'ai jamais vécu une telle expérience avant», a raconté Kazuo Kibayashi, un responsable de la ville d'Abira, visiblement sous le choc. «J'ai cru que ma maison allait s'effondrer, tout était sens dessus dessous», a-t-il dit. «Ma fille, qui est au lycée, était terrorisée».

    Black out

    «Nous exhortons les habitants des zones frappées par de fortes secousses à tenir compte des informations diffusées à la télévision et à la radio et à s'entraider», a insisté le porte-parole du gouvernement, Yoshihide Suga. Des refuges ont été ouverts dans les diverses régions touchées.

    Des militaires des Forces d'autodéfense sont arrivés sur place pour participer aux opérations de sauvetage: 25.000 hommes au total étaient attendus. «Nous allons faire tous nos efforts pour sauver des vies», a déclaré le Premier ministre Shinzo Abe après une réunion de crise.

    Selon la compagnie Hokkaido Electric Power, 2,95 millions de foyers et autres clients ont été privés d'électricité après le séisme, en raison de l'arrêt de toutes les centrales de la région. Les installations ont commencé à redémarrer progressivement, des hydrauliques d'abord, puis thermiques ensuite, a précisé le ministre de l'Industrie, Hiroshige Seko, selon qui «il faudra au moins une semaine pour que la situation soit totalement rétablie» en dépit des diverses mesures rapidement prises.

    Le combustible de la centrale nucléaire de Tomari, qui a aussi été privée d'alimentation électrique extérieure, est refroidi grâce au courant fourni par des groupes électrogènes, selon les informations de la NHK. Les transports étaient aussi perturbés, sur les rails et dans les airs. Tous les trains sont arrêtés et l'aéroport de Sapporo Chitose a dû fermer. L'ensemble des vols pour la journée ont été annulés, soit plus de 200.

    Les responsables ont mis en garde contre le risque de nouveaux tremblements de terre. «Les fortes secousses secondaires ont souvent lieu dans les 2-3 jours suivants», a précisé Toshiyuki Matsumori, chargé de la surveillance des tsunamis et tremblements de terre à l'agence météorologique. «Il y a un risque accru d'effondrement d'habitations et de glissement de terrain dans les zones qui ont connu de fortes secousses», a-t-il prévenu lors d'un point de presse.

    Le Japon est situé à la jonction de quatre plaques tectoniques et subit chaque année quelque 20% des séismes les plus forts recensés sur Terre. Tout le monde garde en mémoire le terrible tremblement de terre et le tsunami du 11 mars 2011 qui ont tué plus de 18.500 personnes et provoqué la catastrophe nucléaire de Fukushima.

    Le séisme de ce jeudi survient alors que l'archipel se remet à peine du passage du très puissant typhon Jebi qui a tué 11 personnes dans le sud-ouest. Il a laissé dans son sillage des maisons en tout ou partie détruites, des poteaux à terre, des arbres arrachés, des toitures envolées (comme à la gare de Kyoto), des grues affaissées ou des véhicules accidentés.

    Le typhon a en outre inondé et isolé l'aéroport du Kansai (Kix), situé en mer sur une île artificielle au large d'Osaka. Il doit partiellement rouvrir vendredi.

    Le Figaro.fr


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  • « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète

    D’Alain Delon à Patti Smith, tous ont répondu à l’appel de Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politique « ferme et immédiate » face au changement climatique.

    Tribune.

    Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d’être sérieux.

    Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique.

    Pas trop tard pour éviter le pire

    Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.

    Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.

    Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux.

    Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront.

    C’est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire.

    De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené.

    Isabelle Adjani, actrice ; Laure Adler, journaliste ; Pedro Almodovar, cinéaste ; Laurie Anderson, artiste ; Charles Aznavour, chanteur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Pierre Arditi, acteur ; Niels Arestrup, acteur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, cinéaste ; Yvan Attal, acteur, cinéaste ; Josiane Balasko, actrice ; Aurélien Barrau, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Xavier Beauvois, cinéaste ; Alain Benoit, physicien (Académie des sciences) ; Jane Birkin, chanteuse, actrice ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Gilles Boeuf, biologiste ; Mathieu Boogaerts, chanteur ; John Boorman, cinéaste ; Romane Bohringer, actrice ; Carole Bouquet, actrice ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Zabou Breitman, actrice, metteuse en scène ; Nicolas Briançon, acteur, metteur en scène ; Irina Brook, metteuse en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, cinéaste ; Florence Burgat, philosophe ; Gabriel Byrne, acteur ; Cali, chanteur ; Sophie Calle, artiste ; Jane Campion, cinéaste ; Isabelle Carré, actrice ; Emmanuel Carrère, écrivain ; Anne Carson, auteure et professeure ; Michel Cassé, astrophysicien ; Laetitia Casta, actrice ; Bernard Castaing, physicien (Académie des sciences) ; Antoine de Caunes, journaliste, cinéaste ; Alain Chamfort, chanteur ; Boris Charmatz, chorégraphe ; Christiane Chauviré, philosophe ; Jeanne Cherhal, chanteuse ; François Civil, acteur ; Hélène Cixous, écrivaine ; Isabel Coixet, cinéaste ; Françoise Combes, astrophysicienne (Collège de France) ; François Cluzet, acteur ; Gregory Colbert, photographe, cinéaste ; Bradley Cooper, acteur ; Brady Corbet, acteur ; Béatrice Copper-Royer, psychologue ; Marion Cotillard, actrice ; Denis Couvet, écologue ; Camille Cottin, actrice ; Clotilde Courau, actrice ; Franck Courchamp, écologue (Académie européenne des sciences) ; Nicole Croisille, chanteuse ; David Cronenberg, cinéaste ; Alfonso Cuaro, cinéaste ; Willem Dafoe, acteur ; Philippe Decouflé, chorégraphe ; Sébastien Delage, musicien ; Vincent Delerm, chanteur ; Alain Delon, acteur ; Catherine Deneuve, actrice ; Claire Denis, cinéaste ; Philippe Descola, anthropologue (Collège de France) ; Alexandre Desplat, compositeur ; Manu Dibango, musicien ; Hervé Dole, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Valérie Dréville, actrice ; Diane Dufresne, chanteuse ; Sandrine Dumas, actrice, metteuse en scène ; Romain Duris, acteur ; Lars Eidinger, acteur ; Marianne Faithfull, chanteuse ; Pierre Fayet, physicien (Académie des sciences) ; Ralph Fiennes, acteur ; Frah (Shaka Ponk), chanteur ; Cécile de France, actrice ; Stéphane Freiss, acteur ; Thierry Frémaux, directeur de festival ; Jean-Michel Frodon, critique, professeur ; Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile ; Pierre-Henri Gouyon, biologiste ; Julien Grain, astrophysicien ; Anouk Grinberg, actrice ; Mikhaïl Gromov, mathématicien (Académie des sciences) ; Sylvie Guillem, danseuse étoile ; Arthur H, chanteur ; Ethan Hawke, acteur ; Christopher Hampton, scénariste ; Nora Hamzawi, actrice ; Ivo Van Hove, metteur en scène ; Isabelle Huppert, actrice ; Agnès Jaoui, actrice, cinéaste ; Michel Jonasz, chanteur ; Camelia Jordana, chanteuse ; Jean Jouzel, climatologue (Académie des sciences) ; Juliette, chanteuse ; Anish Kapoor, sculpteur, peintre ; Mathieu Kassovitz, acteur ; Angélique Kidjo, chanteuse ; Cédric Klapisch, cinéaste ; Thierry Klifa, cinéaste ; Panos H. Koutras, cinéaste ; Lou de Laâge, actrice ; Ludovic Lagarde, metteur en scène ; Laurent Lafitte, acteur ; Laurent Lamarca, chanteur ; Maxence Laperouse, comédien ; Camille Laurens, écrivaine ; Bernard Lavilliers, chanteur ; Sandra Lavorel, écologue (Académie des sciences) ; Jude Law, acteur; Patrice Leconte, cinéaste ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Gérard Lefort, journaliste ; Nolwenn Leroy, chanteuse ; Peter Lindbergh, photographe ; Louane, chanteuse ; Luce, chanteuse ; Ibrahim Maalouf, musicien ; Vincent Macaigne, metteur en scène, acteur ; Benoît Magimel, acteur ; Yvon Le Maho, écologue (Académie des sciences) ; Andreï Makine, écrivain de l’Académie Française ; Abd al Malik, rappeur ; Sophie Marceau, actrice ; Virginie Maris, philosophe ; André Markowicz, traducteur ; Nicolas Martin, journaliste ; Vincent Message, écrivain ; Wajdi Mouawad, metteur en scène ; Nana Mouskouri, chanteuse ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Arthur Nauzyciel, metteur en scène ; Safy Nebbou, cinéaste ; Pierre Niney, acteur ; Helena Noguerra, chanteuse ; Claude Nuridsany, cinéaste ; Michael Ondaatje, écrivain ; Thomas Ostermeier, metteur en scène ; Clive Owen, acteur ; Corine Pelluchon, philosophe ; Laurent Pelly, metteur en scène ; Raphaël Personnaz, acteur ; Dominique Pitoiset, metteur en scène ; Denis Podalydès, acteur ; Pomme, chanteuse ; Martin Provost, cinéaste ; Olivier Py, metteur en scène ; Susheela Raman, chanteuse ; Charlotte Rampling, actrice ; Raphaël, chanteur ; Régine, chanteuse ; Cécile Renault, astrophysicienne ; Robin Renucci, acteur ; Jean-Michel Ribes, metteur en scène ; Tim Robbins, acteur ; Muriel Robin, actrice ; Isabella Rossellini, actrice ; Brigitte Roüan, actrice, cinéaste ; Carlo Rovelli, physicien (Institut universitaire de France) ; Eric Ruf, directeur de la Comédie-Française ; Céline Sallette, actrice ; Rodrigo Santoro, acteur ; Marjane Satrapi, cinéaste ; Kristin Scott Thomas, actrice ; Albin de la Simone, musicien ; Abderrahmane Sissako, cinéaste ; Marianne Slot, productrice ; Patti Smith, chanteuse, écrivaine ; Sabrina Speich, géoscientifique ; Marion Stalens, réalisatrice ; Kristen Stewart, actrice ; Tom Stoppard, dramaturge ; Peter Suschitzky, chef opérateur ; Malgorzata Szumowska, cinéaste ; Béla Tarr, cinéaste ; Gilles Taurand, scénariste ; Alexandre Tharaud, musicien ; James Thierrée, danseur, chorégraphe ; Mélanie Thierry, actrice ; Danièle Thompson, cinéaste ; Melita Toscan du Plantier, attachée de presse ; Jean-Louis Trintignant, acteur ; John Turturro, acteur ; Hélène Tysman, pianiste ; Pierre Vanhove, physicien ; Karin Viard, actrice ; Polydoros Vogiatzis, acteur ; Rufus Wainwright, chanteur ; Régis Wargnier, cinéaste ; Jacques Weber, acteur ; Wim Wenders, cinéaste ; Sonia Wieder-Atherton, musicienne ; Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; Jia Zhang-ke, cinéaste ; Elsa Zylberstein, actrice


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  • Ne sabordez pas la loi sur l'interdiction des néonicotinoïdes !

    Une trentaine de représentants de la société civile appellent Emmanuel Macron et les ministres Nicolas Hulot, Agnès Buzyn et Stéphane Travert à maintenir le principe ferme d’une interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, qui constituent l'une des pires menaces pour la biodiversité planétaire.

    Les insecticides néonicotinoïdes constituent avec certitude une des pires menaces pour la biodiversité planétaire : pour enrayer la catastrophe écologique en cours, il est impératif de les interdire définitivement, dès maintenant. Cette petite famille d’insecticides neurotoxiques est parmi la plus toxique jamais synthétisée. Utilisés de manière préventive, les néonicotinoïdes représentent près de 40% du marché mondial. Ils sont très persistants, contaminent tout l’environnement (plantes, air, sols, eaux) et empoisonnent tous les invertébrés. De plus, ils finissent dans nos verres et nos assiettes alors que des études montrent des impacts sur la santé humaine lors d’une exposition chronique.

    En effet, en dépit des dénégations des firmes qui les produisent, les néonicotinoïdes possèdent une écotoxicité inégalée pour les insectes, qui aurait dû empêcher leur homologation pour un usage systématique en agriculture. Ces insecticides systémiques rendent les plantes traitées nocives pour les espèces bénéfiques, mais aussi les plantes alentour ou les plantes à venir. Les premiers impacts concernent toute l’entomofaune, à commencer par les pollinisateurs. Dès leur arrivée sur le marché français, les premiers dommages ont été rapportés par les apiculteurs sur les floraisons de tournesol puis, au fur et à mesure de leur usage grandissant, sur les autres cultures. Le même phénomène s’est produit en 2006 en Amérique du Nord avec le syndrôme d'effondrement des colonies abeilles, alors que le marché américain ne s’est véritablement lancé sur les néonicotinoïdes que l’année précédente.

    Disparition d'un tiers des oiseaux des champs

    Depuis plus de vingt ans, la communauté scientifique sans conflit d’intérêt n’a cessé de lancer des alertes. La dernière initiative est une lettre ouverte de 233 scientifiques internationaux, publiée le 1er juin dernier dans la revue Science. Or les quantités de ces insecticides n’ont cessé d’augmenter, alors que les chercheurs accumulaient les preuves de leur toxicité et de leurs impacts aussi graves qu’inacceptables sur les écosystèmes. Plus largement l’état de la biodiversité est maintenant critique : effondrement des trois quarts de la biomasse des insectes volants en vingt-sept ans ; menace sur la pollinisation des trois quarts des cultures qui font la diversité de notre alimentation. Ces chiffres attestent d’une catastrophe en cours.

    Parce que l’avifaune est très majoritairement insectivore, la raréfaction des insectes a déjà généré la disparition d’un tiers de nos oiseaux des champs. Aux Pays-Bas, les impacts de la contamination des cours d’eaux à l’imidaclopride réduisent chaque année les populations d’oiseaux communs. Où sont nos moineaux, alouettes et hirondelles ? Nous pouvons envisager les mêmes effets chez les reptiles et les amphibiens.

    La France a pris une position pionnière pour la sauvegarde de la biodiversité planétaire avec la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages et l’amendement sur l’interdiction des néonicotinoïdes. Cette interdiction doit entrer en vigueur le 1er septembre 2018. Cet engagement a été élargi dans le «plan biodiversité» présenté début juillet, dont l’action 23 entend interdire «tous les insecticides contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille néonicotinoïdes». Il est en effet primordial que les effets toxiques de ces néonicotinoïdes cessent aussi vite et aussi complètement que possible. Il est donc essentiel qu’aucune dérogation d’aucune sorte ne soit négociée.

    Monsieur le président Emmanuel Macron, madame et messieurs les ministres Nicolas Hulot, Agnès Buzyn et Stéphane Travert, alors que l’Union européenne, la Suisse, le Canada et les Philippines prennent des mesures qui suivent celles de la France, notre pays doit rester un modèle pour le monde entier en appliquant une interdiction ferme et définitive aux pesticides néonicotinoïdes !

    Mieux, il s’agit d’une opportunité pour enclencher une mutation définitive vers une agriculture de qualité et respectueuse de l’environnement. Investissez, soutenez et développez les alternatives non chimiques aux pesticides : elles existent ! Prétendre que l’absence d’alternative ne permet pas de se passer de ces pesticides n’est plus recevable. C’est l’acharnement à poursuivre qui est irresponsable. Le futur intrinsèquement mêlé de la biodiversité et de l’humanité se joue ici et maintenant.

     

    Signataires :

    François Ramade, professeur émérite d’Écologie et de zoologie à l’université de Paris-Saclay, président d’honneur de la Société française d’écologie et de la Société nationale de protection de la nature (SNPN); Maarten Bijleveld van Lexmond, biologiste et conservateur, ancien CEO de la Commission d’écologie de l’UICN, président de la Task Force on Systemic Pesticides (TFSP); Rémi Luglia, historien associé à l’université de Caen, président de la Société nationale de protection de la nature (SNPN); Gilles Lanio, apiculteur, président de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF); Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO); Frank Alétru, président du Syndicat national d’apiculture (SNA); Agnès Michelot, enseignant-chercheur à l’université de La Rochelle, présidente de la Société française pour le droit de l’environnement (SFDE); Michel Dubromel, président de France nature environnement (FNE); Christophe Eggert, directeur de la Société herpétologique de France (SHF); Christian Arthur, président de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM); Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH); Isabelle Autissier, présidente du WWF; France Jérôme Dehondt, porte-parole paysan du Mouvement inter-régional des Amap (MIRAMAP); Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France; Laurent Péru, président de l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie); Julie Potier, directrice générale de Bio Consom’Acteurs; Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne; Gilles Huet, délégué général de Eau et Rivières de Bretagne; François Veillerette, directeur de Générations Futures; Henri Rouillé d’Orfeuil, Académie d’agriculture de France; Jacques Caplat, secrétaire général d’Agir pour l’environnement; Françoise Vernet, présidente de Terre et Humanisme; Arnaud Apoteker, délégué général de Justice Pesticides; Béatrice Robrolle, présidente de Terre d’abeilles; Marc Giraud, Écrivain et chroniqueur animalier, président de l’Association pour la protection des animaux aauvages (ASPAS); Quentin Deligne, co-porte-parole de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP)

    Libération.

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