• « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité » : l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète

    D’Alain Delon à Patti Smith, tous ont répondu à l’appel de Juliette Binoche et de l’astrophysicien Aurélien Barrau pour une action politique « ferme et immédiate » face au changement climatique.

    Tribune.

    Quelques jours après la démission de Nicolas Hulot, nous lançons cet appel : face au plus grand défi de l’histoire de l’humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d’être sérieux.

    Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l’eau et de l’air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien. Les humains et la plupart des espèces vivantes sont en situation critique.

    Pas trop tard pour éviter le pire

    Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l’effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n’est pas trop tard pour éviter le pire.

    Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.

    Nous considérons qu’un gouvernement qui ne ferait pas du sauvetage de ce qui peut encore l’être son objectif premier et revendiqué ne saurait être pris au sérieux.

    Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront.

    C’est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire.

    De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené.

    Isabelle Adjani, actrice ; Laure Adler, journaliste ; Pedro Almodovar, cinéaste ; Laurie Anderson, artiste ; Charles Aznavour, chanteur ; Santiago Amigorena, écrivain ; Pierre Arditi, acteur ; Niels Arestrup, acteur ; Ariane Ascaride, actrice ; Olivier Assayas, cinéaste ; Yvan Attal, acteur, cinéaste ; Josiane Balasko, actrice ; Aurélien Barrau, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Nathalie Baye, actrice ; Emmanuelle Béart, actrice ; Xavier Beauvois, cinéaste ; Alain Benoit, physicien (Académie des sciences) ; Jane Birkin, chanteuse, actrice ; Juliette Binoche, actrice ; Benjamin Biolay, chanteur ; Dominique Blanc, actrice ; Gilles Boeuf, biologiste ; Mathieu Boogaerts, chanteur ; John Boorman, cinéaste ; Romane Bohringer, actrice ; Carole Bouquet, actrice ; Stéphane Braunschweig, metteur en scène ; Zabou Breitman, actrice, metteuse en scène ; Nicolas Briançon, acteur, metteur en scène ; Irina Brook, metteuse en scène ; Valeria Bruni Tedeschi, actrice, cinéaste ; Florence Burgat, philosophe ; Gabriel Byrne, acteur ; Cali, chanteur ; Sophie Calle, artiste ; Jane Campion, cinéaste ; Isabelle Carré, actrice ; Emmanuel Carrère, écrivain ; Anne Carson, auteure et professeure ; Michel Cassé, astrophysicien ; Laetitia Casta, actrice ; Bernard Castaing, physicien (Académie des sciences) ; Antoine de Caunes, journaliste, cinéaste ; Alain Chamfort, chanteur ; Boris Charmatz, chorégraphe ; Christiane Chauviré, philosophe ; Jeanne Cherhal, chanteuse ; François Civil, acteur ; Hélène Cixous, écrivaine ; Isabel Coixet, cinéaste ; Françoise Combes, astrophysicienne (Collège de France) ; François Cluzet, acteur ; Gregory Colbert, photographe, cinéaste ; Bradley Cooper, acteur ; Brady Corbet, acteur ; Béatrice Copper-Royer, psychologue ; Marion Cotillard, actrice ; Denis Couvet, écologue ; Camille Cottin, actrice ; Clotilde Courau, actrice ; Franck Courchamp, écologue (Académie européenne des sciences) ; Nicole Croisille, chanteuse ; David Cronenberg, cinéaste ; Alfonso Cuaro, cinéaste ; Willem Dafoe, acteur ; Philippe Decouflé, chorégraphe ; Sébastien Delage, musicien ; Vincent Delerm, chanteur ; Alain Delon, acteur ; Catherine Deneuve, actrice ; Claire Denis, cinéaste ; Philippe Descola, anthropologue (Collège de France) ; Alexandre Desplat, compositeur ; Manu Dibango, musicien ; Hervé Dole, astrophysicien (Institut universitaire de France) ; Valérie Dréville, actrice ; Diane Dufresne, chanteuse ; Sandrine Dumas, actrice, metteuse en scène ; Romain Duris, acteur ; Lars Eidinger, acteur ; Marianne Faithfull, chanteuse ; Pierre Fayet, physicien (Académie des sciences) ; Ralph Fiennes, acteur ; Frah (Shaka Ponk), chanteur ; Cécile de France, actrice ; Stéphane Freiss, acteur ; Thierry Frémaux, directeur de festival ; Jean-Michel Frodon, critique, professeur ; Marie-Agnès Gillot, danseuse étoile ; Pierre-Henri Gouyon, biologiste ; Julien Grain, astrophysicien ; Anouk Grinberg, actrice ; Mikhaïl Gromov, mathématicien (Académie des sciences) ; Sylvie Guillem, danseuse étoile ; Arthur H, chanteur ; Ethan Hawke, acteur ; Christopher Hampton, scénariste ; Nora Hamzawi, actrice ; Ivo Van Hove, metteur en scène ; Isabelle Huppert, actrice ; Agnès Jaoui, actrice, cinéaste ; Michel Jonasz, chanteur ; Camelia Jordana, chanteuse ; Jean Jouzel, climatologue (Académie des sciences) ; Juliette, chanteuse ; Anish Kapoor, sculpteur, peintre ; Mathieu Kassovitz, acteur ; Angélique Kidjo, chanteuse ; Cédric Klapisch, cinéaste ; Thierry Klifa, cinéaste ; Panos H. Koutras, cinéaste ; Lou de Laâge, actrice ; Ludovic Lagarde, metteur en scène ; Laurent Lafitte, acteur ; Laurent Lamarca, chanteur ; Maxence Laperouse, comédien ; Camille Laurens, écrivaine ; Bernard Lavilliers, chanteur ; Sandra Lavorel, écologue (Académie des sciences) ; Jude Law, acteur; Patrice Leconte, cinéaste ; Roland Lehoucq, astrophysicien ; Gérard Lefort, journaliste ; Nolwenn Leroy, chanteuse ; Peter Lindbergh, photographe ; Louane, chanteuse ; Luce, chanteuse ; Ibrahim Maalouf, musicien ; Vincent Macaigne, metteur en scène, acteur ; Benoît Magimel, acteur ; Yvon Le Maho, écologue (Académie des sciences) ; Andreï Makine, écrivain de l’Académie Française ; Abd al Malik, rappeur ; Sophie Marceau, actrice ; Virginie Maris, philosophe ; André Markowicz, traducteur ; Nicolas Martin, journaliste ; Vincent Message, écrivain ; Wajdi Mouawad, metteur en scène ; Nana Mouskouri, chanteuse ; Jean-Luc Nancy, philosophe ; Arthur Nauzyciel, metteur en scène ; Safy Nebbou, cinéaste ; Pierre Niney, acteur ; Helena Noguerra, chanteuse ; Claude Nuridsany, cinéaste ; Michael Ondaatje, écrivain ; Thomas Ostermeier, metteur en scène ; Clive Owen, acteur ; Corine Pelluchon, philosophe ; Laurent Pelly, metteur en scène ; Raphaël Personnaz, acteur ; Dominique Pitoiset, metteur en scène ; Denis Podalydès, acteur ; Pomme, chanteuse ; Martin Provost, cinéaste ; Olivier Py, metteur en scène ; Susheela Raman, chanteuse ; Charlotte Rampling, actrice ; Raphaël, chanteur ; Régine, chanteuse ; Cécile Renault, astrophysicienne ; Robin Renucci, acteur ; Jean-Michel Ribes, metteur en scène ; Tim Robbins, acteur ; Muriel Robin, actrice ; Isabella Rossellini, actrice ; Brigitte Roüan, actrice, cinéaste ; Carlo Rovelli, physicien (Institut universitaire de France) ; Eric Ruf, directeur de la Comédie-Française ; Céline Sallette, actrice ; Rodrigo Santoro, acteur ; Marjane Satrapi, cinéaste ; Kristin Scott Thomas, actrice ; Albin de la Simone, musicien ; Abderrahmane Sissako, cinéaste ; Marianne Slot, productrice ; Patti Smith, chanteuse, écrivaine ; Sabrina Speich, géoscientifique ; Marion Stalens, réalisatrice ; Kristen Stewart, actrice ; Tom Stoppard, dramaturge ; Peter Suschitzky, chef opérateur ; Malgorzata Szumowska, cinéaste ; Béla Tarr, cinéaste ; Gilles Taurand, scénariste ; Alexandre Tharaud, musicien ; James Thierrée, danseur, chorégraphe ; Mélanie Thierry, actrice ; Danièle Thompson, cinéaste ; Melita Toscan du Plantier, attachée de presse ; Jean-Louis Trintignant, acteur ; John Turturro, acteur ; Hélène Tysman, pianiste ; Pierre Vanhove, physicien ; Karin Viard, actrice ; Polydoros Vogiatzis, acteur ; Rufus Wainwright, chanteur ; Régis Wargnier, cinéaste ; Jacques Weber, acteur ; Wim Wenders, cinéaste ; Sonia Wieder-Atherton, musicienne ; Bob Wilson, metteur en scène ; Lambert Wilson, acteur ; Jia Zhang-ke, cinéaste ; Elsa Zylberstein, actrice


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  • Ne sabordez pas la loi sur l'interdiction des néonicotinoïdes !

    Une trentaine de représentants de la société civile appellent Emmanuel Macron et les ministres Nicolas Hulot, Agnès Buzyn et Stéphane Travert à maintenir le principe ferme d’une interdiction totale des insecticides néonicotinoïdes, qui constituent l'une des pires menaces pour la biodiversité planétaire.

    Les insecticides néonicotinoïdes constituent avec certitude une des pires menaces pour la biodiversité planétaire : pour enrayer la catastrophe écologique en cours, il est impératif de les interdire définitivement, dès maintenant. Cette petite famille d’insecticides neurotoxiques est parmi la plus toxique jamais synthétisée. Utilisés de manière préventive, les néonicotinoïdes représentent près de 40% du marché mondial. Ils sont très persistants, contaminent tout l’environnement (plantes, air, sols, eaux) et empoisonnent tous les invertébrés. De plus, ils finissent dans nos verres et nos assiettes alors que des études montrent des impacts sur la santé humaine lors d’une exposition chronique.

    En effet, en dépit des dénégations des firmes qui les produisent, les néonicotinoïdes possèdent une écotoxicité inégalée pour les insectes, qui aurait dû empêcher leur homologation pour un usage systématique en agriculture. Ces insecticides systémiques rendent les plantes traitées nocives pour les espèces bénéfiques, mais aussi les plantes alentour ou les plantes à venir. Les premiers impacts concernent toute l’entomofaune, à commencer par les pollinisateurs. Dès leur arrivée sur le marché français, les premiers dommages ont été rapportés par les apiculteurs sur les floraisons de tournesol puis, au fur et à mesure de leur usage grandissant, sur les autres cultures. Le même phénomène s’est produit en 2006 en Amérique du Nord avec le syndrôme d'effondrement des colonies abeilles, alors que le marché américain ne s’est véritablement lancé sur les néonicotinoïdes que l’année précédente.

    Disparition d'un tiers des oiseaux des champs

    Depuis plus de vingt ans, la communauté scientifique sans conflit d’intérêt n’a cessé de lancer des alertes. La dernière initiative est une lettre ouverte de 233 scientifiques internationaux, publiée le 1er juin dernier dans la revue Science. Or les quantités de ces insecticides n’ont cessé d’augmenter, alors que les chercheurs accumulaient les preuves de leur toxicité et de leurs impacts aussi graves qu’inacceptables sur les écosystèmes. Plus largement l’état de la biodiversité est maintenant critique : effondrement des trois quarts de la biomasse des insectes volants en vingt-sept ans ; menace sur la pollinisation des trois quarts des cultures qui font la diversité de notre alimentation. Ces chiffres attestent d’une catastrophe en cours.

    Parce que l’avifaune est très majoritairement insectivore, la raréfaction des insectes a déjà généré la disparition d’un tiers de nos oiseaux des champs. Aux Pays-Bas, les impacts de la contamination des cours d’eaux à l’imidaclopride réduisent chaque année les populations d’oiseaux communs. Où sont nos moineaux, alouettes et hirondelles ? Nous pouvons envisager les mêmes effets chez les reptiles et les amphibiens.

    La France a pris une position pionnière pour la sauvegarde de la biodiversité planétaire avec la loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages et l’amendement sur l’interdiction des néonicotinoïdes. Cette interdiction doit entrer en vigueur le 1er septembre 2018. Cet engagement a été élargi dans le «plan biodiversité» présenté début juillet, dont l’action 23 entend interdire «tous les insecticides contenant une ou des substances actives présentant des modes d’action identiques à ceux de la famille néonicotinoïdes». Il est en effet primordial que les effets toxiques de ces néonicotinoïdes cessent aussi vite et aussi complètement que possible. Il est donc essentiel qu’aucune dérogation d’aucune sorte ne soit négociée.

    Monsieur le président Emmanuel Macron, madame et messieurs les ministres Nicolas Hulot, Agnès Buzyn et Stéphane Travert, alors que l’Union européenne, la Suisse, le Canada et les Philippines prennent des mesures qui suivent celles de la France, notre pays doit rester un modèle pour le monde entier en appliquant une interdiction ferme et définitive aux pesticides néonicotinoïdes !

    Mieux, il s’agit d’une opportunité pour enclencher une mutation définitive vers une agriculture de qualité et respectueuse de l’environnement. Investissez, soutenez et développez les alternatives non chimiques aux pesticides : elles existent ! Prétendre que l’absence d’alternative ne permet pas de se passer de ces pesticides n’est plus recevable. C’est l’acharnement à poursuivre qui est irresponsable. Le futur intrinsèquement mêlé de la biodiversité et de l’humanité se joue ici et maintenant.

     

    Signataires :

    François Ramade, professeur émérite d’Écologie et de zoologie à l’université de Paris-Saclay, président d’honneur de la Société française d’écologie et de la Société nationale de protection de la nature (SNPN); Maarten Bijleveld van Lexmond, biologiste et conservateur, ancien CEO de la Commission d’écologie de l’UICN, président de la Task Force on Systemic Pesticides (TFSP); Rémi Luglia, historien associé à l’université de Caen, président de la Société nationale de protection de la nature (SNPN); Gilles Lanio, apiculteur, président de l’Union nationale de l’apiculture française (UNAF); Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO); Frank Alétru, président du Syndicat national d’apiculture (SNA); Agnès Michelot, enseignant-chercheur à l’université de La Rochelle, présidente de la Société française pour le droit de l’environnement (SFDE); Michel Dubromel, président de France nature environnement (FNE); Christophe Eggert, directeur de la Société herpétologique de France (SHF); Christian Arthur, président de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM); Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH); Isabelle Autissier, présidente du WWF; France Jérôme Dehondt, porte-parole paysan du Mouvement inter-régional des Amap (MIRAMAP); Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France; Laurent Péru, président de l’Office pour les insectes et leur environnement (Opie); Julie Potier, directrice générale de Bio Consom’Acteurs; Nicolas Girod, secrétaire national de la Confédération paysanne; Gilles Huet, délégué général de Eau et Rivières de Bretagne; François Veillerette, directeur de Générations Futures; Henri Rouillé d’Orfeuil, Académie d’agriculture de France; Jacques Caplat, secrétaire général d’Agir pour l’environnement; Françoise Vernet, présidente de Terre et Humanisme; Arnaud Apoteker, délégué général de Justice Pesticides; Béatrice Robrolle, présidente de Terre d’abeilles; Marc Giraud, Écrivain et chroniqueur animalier, président de l’Association pour la protection des animaux aauvages (ASPAS); Quentin Deligne, co-porte-parole de la Fédération française des apiculteurs professionnels (FFAP)

    Libération.

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  • Indonésie: deux nouveaux séismes frappent l'île de Lombok

     

    Indonésie: deux nouveaux séismes frappent l'île de Lombok

    Indonésie: deux nouveaux séismes frappent l'île de Lombok

    Ce dimanche, l'île touristique de Lombok a été secouée par deux tremblements de terre d'une magnitude de 6,3 et 6,9. Il y a deux semaines, un précédent séisme a déjà fait 460 morts sur cette même île de l'archipel indonésien.

    Deux séismes d'une magnitude de 6,3 et 6,9 ont secoué dimanche, à plusieurs heures d'intervalle, l'île indonésienne de Lombok, endommageant des constructions et provoquant des scènes de panique, deux semaines après un tremblement de terre qui a fait plus de 460 morts.

    L'épicentre du premier séisme, d'une magnitude de 6,3, se trouvait au sud-ouest de la ville de Belanting, dans l'est de Lombok, à une profondeur de sept kilomètres. Des habitants ont affirmé que la secousse avait été fortement ressentie dans l'est de l'île. Quelques heures plus tard, un deuxième séisme, d'une magnitude de 6,9, a frappé l'île. Son épicentre a été localisé à une profondeur de 20 km et à environ cinq kilomètres au sud de Belanting, selon l'Institut américain de géophysique (USGS).

    Aucune alerte au tsunami n'a été émise. Dans l'immédiat, il n'y a pas de victime signalée. Le porte-parole des services régionaux chargés des catastrophes, Agung Pramuja, a indiqué que plusieurs habitations et d'autres constructions situées dans le district de Sembalun, sur les versants du Mont Rinjani, deuxième plus haut volcan d'Indonésie, se sont effondrées.

    Des glissements de terrain ont eu lieu dans le parc national du Mont Rinjani où des centaines de randonneurs avaient été pris au piège fin juillet. Le parc est depuis lors fermé au public. Ce dimanche, le tremblement de terre a provoqué la panique chez les habitants.

    «J'étais en train de conduire pour aller livrer de l'aide aux évacués quand les poteaux électriques ont commencé à se balancer, a raconté à l'AFP Agus Salim, un habitant. Les gens ont commencé à crier et à courir dans les rues.»

     

    Une île encore «traumatisée»

    La secousse a également été ressentie à Mataram, la capitale de l'île, et sur l'île touristique voisine de Bali. «Tout le monde est sorti en courant. Ils se rassemblent dans des champs complètement à découvert, ils sont toujours terrifiés et traumatisés par les précédents séismes parce que les répliques ne semblent jamais devoir s'arrêter», a déclaré Endri Susanto, un habitant de Mataram.

    C‘est en effet cette même île indonésienne, l'île de Lombok, qui a été frappée par un séisme le 5 août dernier. Le dernier bilan fait état de 460 morts, d'après les autorités locales. Les secours continuent de retirer des corps des décombres. Des dizaines d'habitations, mosquées, et commerces ont été détruits. Plus de 350.000 personnes sont désormais sans-abri et dorment sous des tentes ou des bâches près de leurs maisons endommagées.

    L'Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays d'Asie du Sud-Est est frappé par de nombreux séismes, mais contrairement aux deux survenus à Lombok, la plupart ne sont guère dangereux.

    Le Figaro.fr


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  • Inondations en Inde: au moins 370 morts dans le Kerala

    Au moins 370 morts et 700 000 personnes chassées de leur foyer. Dans l'Etat du Kerala, en Inde , les pluies torrentielles et les inondations continuent de susciter les plus vives inquiétudes. Ce dimanche, les secouristes, appuyés par des dizaines d'hélicoptères et des centaines de bateaux, tentaient encore toujours de sauver les milliers de personnes piégées par les flots.

    37 morts le 11 août, 164 personnes décédées le 17 août, 324 victimes samedi soir... Le bilan de ces inondations, les plus graves qu'ait subies cet Etat du sud de l'Inde depuis un siècle, est passé à 370 morts au moins ce dimanche, selon le porte-parole du gouvernement de l'Etat du Kerala, Subhash TV.

    Les pluies devraient continuer jusqu'à jeudi

    "Ce dimanche matin, les services météorologiques ont levé l'alerte rouge mais les pluies restent intenses dans le centre du Kerala", précise le correspondant de France 24 en Inde.L'inquiétude n'est pas prête de faiblir dans les heures à venir: pour les services météorologiques indiens, les pluies devraient se poursuivre dans l'état jusqu'au 23 août.

    Le Kerala, région très touristique du sud de l'Inde, subit depuis la fin du mois de mai des pluies torrentielles qui ont déclenché des glissements de terrain et des inondations soudaines, emportant des villages entiers. Quelque 350 000 personnes sinistrées ont dû se réfugier dans 3 000 camps d'urgence.

    Des milliers d'hommes de l'armée de terre, de la marine et de l'armée de l'air ont été déployés pour venir en aide à ceux qui sont encore cernés par les inondations. De nombreuses routes et 134 ponts ont par ailleurs été endommagés, isolant des districts entiers dans les zones escarpées du Kerala qui sont les plus affectées.

    Des pertes déjà estimées à 2,9 milliards de dollars

    Le Kerala a reçu plus d'un million de touristes l'année dernière, selon des statistiques officielles. Si l'on en croit le gouvernement local, les pertes causées par ces intempéries catastrophiques sont de 2,9 milliards de dollars "selon des estimations préliminaires". Le coût définitif "ne pourra être établi que lorsque l'eau se sera retirée", précise le communiqué.

    Pour renforcer les opérations de secours, le chef de l'exécutif du Kerala a demandé des financements supplémentaires ainsi que l'envoi de 20 hélicoptères et de 600 bateaux à moteur en plus de ceux qui sont déjà déployés sur le terrain.

    Le Premier ministre indien Narendra Modi, qui a survolé samedi en hélicoptère l'Etat sinistré, a annoncé une aide immédiate de 75 millions de dollars.

    L'Express


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    Deux secousses de magnitude 5,2 puis 4,5 font trembler le centre de l'Italie

    Une secousse de magnitude 5,2, suivie d'une autre de 4,5, ont fait trembler jeudi 16 août soir le centre-est de l'Italie, selon l'Institut national de géophysique et de vulcanologie (INGV), provoquant des dégâts mais sans qu'aucune victime ne soit signalée dans l'immédiat.

    La première secousse a eu lieu à 20h19 près de Montelcifone, dans le Molise, à 9 km de profondeur, selon les premières estimations de l'institut. La seconde, au même endroit, s'est produite à 22h22. Les deux secousses ont été ressenties sur la côte adriatique et dans la baie de Naples, et dans une moindre mesure jusqu'à Rome. "Il y a eu un énorme grondement et une très grande peur", a témoigné à la télévision Nicola Fratangelo, coordinateur de la protection civile de la région du Molise, après la première secousse.

    "Tous les gens sont dans la rue. Il y a quelques vieux murs effondrés et des fissures sur des façades mais aucun dégât important n'est signalé", a déclaré le maire de Montelcifone. Les pompiers ont évoqué dans les médias de nombreux appels pour des bâtiments endommagés, des corniches et des balcons écroulés, mais ont précisé sur Twitter ne pas avoir été contacté pour secourir des personnes. Le centre du pays a connu une série noire depuis deux ans avec notamment un séisme de magnitude 6 qui a fait près de 300 morts en août 2016 à Amatrice.

    franceinfo


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  • Brigitte Bardot estime que Nicolas Hulot est un «trouillard de première» qui «ne sert à rien»

    La comédienne Brigitte Bardot et une chèvre dans les années 1960.

    C'est une violente charge contre le ministre de la Transition écologique et solidaire que lance l'ancienne actrice Brigitte Bardot dans Var Matin. «Ce type me fait peur», déclare-t-elle, jugeant son action au gouvernement inutile.

    L'ancienne égérie du cinéma français Brigitte Bardot n'a pas la langue dans sa poche. Engagée dans son combat pour la défense des animaux, et plus généralement de l'environnement et de la nature, elle s'en est directement prise, dans un entretien accordé au quotidien local Var Matin le 11 août, au ministre de la Transition écologique et solidaire, l'ancien journaliste et homme d'affaires Nicolas Hulot. 

    Qualifiant le ministre d'Etat de «trouillard de première classe», Brigitte Bardot estime qu'il ne «sert à rien». Elle se fait ainsi l'écho des nombreux déçus qui, ayant cru ou non que l'arrivée au sein d'un gouvernement d'une personnalité médiatique comme Nicolas Hulot pourrait annoncer de réels changements pour l'environnement, constatent que le ministre multiplie les reculades.

    «Première décision : il autorise l'abattage de 40 loups !», s'irrite Brigitte Bardot. L'ancienne actrice se montre ensuite particulièrement critique quant à la gestion du dossier du glyphosate, estimant que Nicolas Hulot a démontré par sa pusillanimité qu'il ne défendait pas la cause de la nature. Alors qu'un procès historique vient de se conclure aux Etats-Unis par une condamnation exceptionnelle du géant Monsanto, ces produits sont toujours autorisés en France. C'est, selon elle, «la mort préméditée des abeilles et un suicide collectif».

    «Au final, ce type me fait peur car il est dangereux», assène encore Brigitte Bardot. «Tout ce qu'il fait est destructeur», insiste-t-elle, conseillant même au président de la République Emmanuel Macron de changer de ministre lors d'un éventuel prochain remaniement. Si Nicolas Hulot demeure (relativement) populaire pour un ministre, avec 36% d'opinions favorables selon un sondage Odoxa réalisé en avril dernier, sa cote de popularité est en chute libre, ayant perdu 11 points en cinq mois.

    RT France


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  • Gard: une vingtaine de personnes en difficulté dans des campings en raison de violents orages

    Une vingtaine de personnes étaient en difficulté jeudi à la mi-journée dans deux campings du nord du Gard, à Aiguèze et Saint-Julien-de-Peyrolas, après de violents orages qui ont provoqué des ruissellements menaçants, indiquent jeudi les pompiers qui tentent de leur porter secours.

    "On essaie de les sortir mais la météo est très compliquée sur le secteur et les hélicoptère ont du mal à survoler la zone", a indiqué à l'AFP le commandant Jérôme Tallaron, responsable du Codis 30. "Actuellement les communes d'Aiguèze et Saint-Julien de Peyrolas sont particulièrement concernées par du ruissellement qui impacte un camping et un centre de vacance en bordure de l'Ardèche", précise un communiqué des pompiers.

    Une soixantaine de personnes ont déjà été évacuées par les pompiers ou se sont mises hors de danger par leurs propres moyens, a précisé le commandant Tallaron. Elles sont désormais à l'abri dans la salle communale d'Aiguèze.

     

    Des hélicoptères sur place

    Une personne a été évacuée en hypothermie sévère mais son pronostic n'est pas engagée, a-t-il précisé.

    "Depuis ce matin, les sapeurs-pompiers interviennent dans la vallée de la Cèze et de l'Ardèche", précise le communiqué du Codis publié à la mi-journée. De nombreux secours et deux hélicoptères se sont rendus sur le secteur. Des renforts des bouches du Rhône, de l'Hérault, du Vaucluse doivent arriver en renfort. Un poste de commandement est en cours d'activation. Les routes départementales 901 et 980 sont coupées à la circulation, soulignent les pompiers qui demandent à la population de ne pas se rendre sur les lieux afin de ne pas gêner l'action des secours.

    Paris Match


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  • Mercredi 8 août, sous le pont qui traverse le boulevard Ney à Paris. Il est un peu plus de 9 heures. Souleymane, un Sénégalais qui « parle un peu arabe », s’improvise traducteur entre un jeune migrant

    126 adolescents de 6 à 17 ans en colonie de vacances dans le nord du Gard ont été évacués. L'homme recherché encadrait les enfants.

    Un homme de 70 ans est porté disparu dans le Gard. L'homme, de nationalité allemande, participait à l’encadrement de la colonie de vacances à Saint-Jean-de-Peyrolas, au nord du département à la frontière avec l'Ardèche, a appris BFMTV auprès de la gendarmerie.

    L'homme se trouvait dans une caravane au moment de la montée des eaux et le véhicule a été emporté. Cinq enfants qui participaient à cette colonie ont tous été retrouvés. Au total, 126 adolescents allemands de 6 à 17 ans ont été évacués du camp de vacances qui longe le cour d'eau, le Valat d'Aiguèze. Sept d'entre eux ont dû être hospitalisés.

    Nombreuses interventions des pompiers 

    Les violents orages dans le sud-est de la France, qui s'accompagnent de grêle et de fortes rafales de vent, ont provoqué d'importants dégâts. Dans le Gard, une vingtaine de personnes étaient en difficulté ce jeudi à la mi-journée dans deux campings du nord du département à Aiguèze et Saint-Julien-de-Peyrolas menacés par des ruissellements. Un homme de 28 ans qui était perché sur un arbre a par ailleurs été secouru vers 16 heures par hélicoptère.

    En Ardèche, les sapeurs-pompiers ont procédé à une centaine d'interventions, dont deux sauvetages de personnes. A Berrias-et-Casteljau, 84 enfants ont dû être évacués d'un camping pour être mis à l'abri, en prévention, dans une salle des fêtes. Selon notre correspondante sur place, l'accès à cette petite ville du sud du département est coupé. Au total, 160 personnes ont été évacués de deux camping et d'un centre de vacances.

    Mercredi 8 août, sous le pont qui traverse le boulevard Ney à Paris. Il est un peu plus de 9 heures. Souleymane, un Sénégalais qui « parle un peu arabe », s’improvise traducteur entre un jeune migrant

    BFM.TV


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  • Canicule et orages : 49 départements toujours placés en vigilance orange

    Mercredi, 49 départements sont maintenus en vigilance orange pour canicule ou orages, a indiqué Météo-France dans son bulletin paru dans la nuit de mardi à mercredi

    Quelles vigilance pour quels départements ?

    Une vigilance orange à la canicule a été lancée dans les départements suivants : Ain (01), Allier (03), Alpes-Maritimes (06), Ardèche (07), Aube (10), Aveyron (12), Cantal (15), Cher (18), Corrèze (19), Creuse (23), Doubs (25), Drôme (26), Eure-et-Loir (28), Indre (36), Indre-et-Loire (37), Isère (38), Jura (39), Loir-et-Cher (41), Loire (42), Loiret (45), Lot (46), Meurthe-et-Moselle (54), Moselle (57), Nièvre (58), Puy-de-Dôme (63), Bas-Rhin (67), Haut-Rhin (68), Rhône (69), Haute-Saône (70), Savoie (73), Haute-Savoie (74), Paris et petite couronne (75-92-93-94), Seine-et-Marne (77), Yvelines (78), Tarn (81), Vosges (88), Yonne (89), Territoire-de-Belfort (90), Essonne (91) et Val-d'Oise (95). 

    Les Ardennes (08), la Marne (51) et la Meuse (55) sont concernées par une vigilance aux orages. 

    Quant à la Haute-Marne (52), la Côte-d'Or (21) et la Saône-et-Loire (71), elles sont visées par une double vigilance à la canicule et aux orages.

    Encore des risques de grêle.

    Après les violents orages de mardi soir, "l'activité orageuse résiste sur une petite portion nord-est du pays", a constaté Météo-France, d'où le maintien d'une vigilance orages. "Ces orages peuvent encore donner de fortes précipitations en peu de temps, typiquement 30 à 40 mm/h, ainsi que de la grêle", prévient l'organisme de météorologie. Ces précipitations mettent fin dans la foulée à la période de canicule. 

    Europe 1


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  • Earth song (chanson de la terre) interprétée par Michael Jackson. Une très belle chanson arrangée par mes soins avec un très beau diaporama et, en bonus, les paroles en anglais et leurs traductions en français. Bonne écoute. francis primen

    Et oui, les humains détruisent la terre !


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  • Indonésie: des touristes bloqués après un séisme commencent à descendre d'un volcan

    Indonésie: des touristes bloqués après un séisme commencent à descendre d'un volcan

    Les touristes bloqués au mont Rinjani peuvent emprunter un chemin alternatif qui n’a pas été touché par les glissements de terrain. Mais la descente s’annonce longue. 

    Des groupes de randonneurs ont commencé lundi à redescendre d’un volcan actif sur l’île de Lombok en Indonésie, où ils se trouvaient bloqués au lendemain d’un séisme meurtrier qui a provoqué des glissements de terrain et piégé plus de 500 randonneurs, en majorité étrangers.

    Le tremblement de terre de magnitude 6,4 survenu dimanche matin et suivi de multiples répliques a provoqué la chute de tonnes de pierres et de boue bloquant des sentiers du mont Rinjani, un volcan prisé par les touristes pour ses sites de randonnées ! 

     

    En conséquence, 560 personnes ont été bloquées dans la montagne dans la nuit de dimanche à lundi, parmi lesquelles de nombreux étrangers, notamment des Français, des Allemands, des Néerlandais, des Américains ou encore des Thaïlandais, ont indiqué les autorités de l’archipel d’Asie du Sud-Est. 

    3 726 mètres d’altitude

    Lundi, des randonneurs ont commencé à descendre du volcan qui culmine à 3 726 mètres d’altitude, mais il est peu probable qu’ils arrivent au pied de la montagne avant la tombée de la nuit. "Pour le moment, des touristes nationaux et internationaux sont sur le chemin du retour", a déclaré Gusti Lanang Wiswananda, porte-parole de l’agence de recherche et de secours de la province des Petites îles de la Sonde occidentales. 

    La descente a été possible après que des guides ont découvert un chemin alternatif qui n’a pas été touché par les glissements de terrain, a précisé Gusti Lanang Wiswananda, ajoutant que l’évacuation durerait probablement jusqu’à mardi.

    Le séisme a fait au moins 16 morts et 160 blessés, tandis que des centaines de maisons ont été détruites. La puissante secousse a aussi été ressentie sur les petites îles de Gili, des destinations touristiques populaires au large de Lombok, ainsi qu’à Bali.

    L’armée a largué des vivres 

    À Lombok, des hélicoptères de l’armée ont largué de la nourriture et des boissons dans plusieurs endroits de la montagne, afin d’approvisionner les randonneurs bloqués. "Pour les victuailles, ils peuvent encore survivre un ou deux jours", a déclaré Agus Hendra Sanjaya, porte-parole de l’agence de recherche à Mataram. Les opérations de secours seront suspendues à la tombée de la nuit. 

    Le tremblement de terre a eu lieu à 50 km au nord-est de Mataram, la principale ville de Lombok. Cette île se trouve à une centaine de km à l’est de l’île de Bali, elle aussi très touristique.

    Le mont Rinjani est le deuxième volcan d’Indonésie et il est très prisé pour ses sites de randonnées et magnifiques vues au sommet. Parmi les randonneurs bloqués se trouvent 239 ressortissants thaïlandais, a indiqué l’ambassade de Thaïlande à Jakarta.

    "Comme si la montagne allait s’effondrer"

    Un randonneur thaïlandais, Thanapon Worawutchainan, qui était au sommet du mont Rinjani au moment du séisme, a publié sur son compte Facebook une vidéo montrant des personnes en train de tomber. La secousse était violente et des gens se sont allongés par terre jusqu’à la fin des répliques. "On aurait dit que la montagne devant moi allait s’effondrer, des gens ont été blessés par la chute de pierres", a écrit un autre randonneur thaïlandais, Funknathee Prapasawat, sur son compte Facebook. 

    Au lendemain du séisme, 5 141 personnes sont hébergées dans des abris provisoires et ont besoin d’eau potable, a déclaré un porte-parole de l’agence de gestion des catastrophes, Sutopo Purwo Nugroho, à la chaîne de télévision Metro TV. Le président indonésien, Jokowi Widodo, a visité lundi les zones sinistrées et promis une aide financière aux habitants qui ont perdu leurs maisons dans la catastrophe. 

    L’Indonésie, un archipel de 17.000 îles et îlots, se trouve sur la ceinture de feu du Pacifique, une zone de forte activité sismique. Ce pays est frappé par de nombreux séismes, mais la plupart ne sont pas dangereux.  

    Sud-Ouest


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  • Pollution : la Méditerranée au bord du burnout

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    La mer Méditerranée occupe 1% de l'espace maritime mondial, mais elle représente 10% des déchets en plastique, mers et océans confondus.

    Le gouvernement tunisien tente de sensibiliser les habitants à la crise environnementale, mais la prise de conscience tarde. 95% des déchets sur les plages sont en plastique. "Il n'est jamais trop tard, mais il faut agir vite, généraliser le tri sélectif et le recyclage et réglementer pour un usage moindre des plastiques à usage unique", explique Rached Cherif, de la gouvernance environnementale tunisienne. La Tunisie a banni les sacs en plastique jetables des grandes surfaces. Mais les pailles, gobelets et cotons-tiges sont un fléau.

     

    Le pollueur empoisonné

    Ils se transforment en micro plastique. "Ce sont de tout petits fragments confondus avec le plancton par les poissons. De par leur forme, ils accumulent les polluants chimiques qui se trouvent dans la mer", détaille Rached Cherif. Les poissons vont les manger. Les polluants s'agglutineront dans leur chair, que les êtres humains vont consommer. Selon un rapport de WWF, la concentration de plastique en Méditerranée serait quatre fois plus élevée que celle du "continent de plastique" dans le Pacifique Nord.

    France info

     

    LIEN article pour voir la video de Rachid Cherif introuvable sur youtube :

    https://www.msn.com/fr-fr/actualite/environnement/pollution-la-m%c3%a9diterran%c3%a9e-au-bord-du-burnout/ar-BBL5f6H?li=BBoJIji&ocid=PerDHP


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  • Incendies en Grèce : «C’est une tragédie nationale, mais les victimes ne doivent pas être abandonnées»

    Alors que des incendies ont fait 82 morts en Grèce, des sauveteurs continuent de parcourir les zones sinistrées à la recherche de personnes disparues. Libération a rencontré l'un d'entre eux.

    Près d’une semaine après le déclenchement des incendies les plus mortels de son histoire récente, avec un bilan de 82 morts, la Grèce panse encore ses plaies alors que les secours recherchent toujours les corps de ceux dont on reste sans nouvelles. Comme ces jumelles de neuf ans en vacances avec leurs grands-parents à Mati une ville à 40 kilomètres à l’est d’Athènes. Les photos de cette zone, la plus touchée, ont tourné en boucle dans les médias grecs. A la tête des sauveteurs de première urgence de la Croix-Rouge, Giannis Makris a été l’un des premiers à pénétrer au cœur de l’enfer. Il revient pour Libération sur cette semaine tragique.

    «De toutes les horreurs que j’ai vues depuis lundi fin d’après-midi, au moment où nous avons été appelés pour intervenir en urgence, il y en a une en particulier qui restera à jamais ancrée dans ma mémoire. Dans la nuit de lundi à mardi, nous avons enfin pu pénétrer dans la zone la plus touchée par les incendies, la station balnéaire de Mati. On les a vus là, soudain, au cœur de la nuit, sur un petit sentier qui mène à la plage : 26 corps carbonisés, souvent serrés les uns contre les autres. On voyait bien que les parents avaient dû chercher à protéger jusqu’au bout leurs enfants en les recouvrant de leurs corps. Mais ils n’avaient aucune chance de survivre, entourés par les flammes qui se propageaient à une vitesse folle à cause de ces vents démentiels. Ils ont certainement dû chercher à atteindre la plage. Dans cette zone résidentielle on y arrive par de multiples petits sentiers de ce type. Mais l’intensité du feu, la hausse de la température qui a fait fondre jusqu’aux jantes des pneus, a transformé leur fuite en enfer.

    «J’ai eu les larmes aux yeux en découvrant tous ces corps recroquevillés, c’était terrible. En principe, je suis habitué aux incendies, il y en a quasiment tous les ans en Grèce, j’étais là déjà en 2007 quand le Péloponnèse a brûlé faisant près de 70 morts. C’était un record à l’époque. Mais cette vision, tous ces corps enlacés, je n’avais jamais vu ça. Et j’ai beau être formé à ne pas me laisser submerger par l’émotion, le choc a été très fort.

    Incendies en Grèce : «C’est une tragédie nationale, mais les victimes ne doivent pas être abandonnées»

    «On s’attendait pourtant à voir des choses horribles. On avait trop tardé à pénétrer derrière ce rideau de feu. Lundi soir, dans les premières heures de notre intervention, comme nous ne pouvions même pas entrer dans Mati, ni les pompiers ni moi avec mes deux équipes, dix hommes au total, on s’est d’abord replié sur le port de Rafina tout proche. On a organisé une rotation de barques pour évacuer au moins les gens coincés sur la plage. Ils étaient dans un sale état, beaucoup de vieux en état de choc, des gens partiellement brûlés ou souffrant de problèmes respiratoires. Quand les barques ont accosté au port de Rafina, il y a eu ce silence. C’était impressionnant, presque bizarre. Personne ne pleurait, personne ne criait, les gens semblaient tétanisés. Plus tard dans la nuit, on a commencé enfin à pénétrer dans Mati avec les pompiers. En dehors du groupe des 26, on a trouvé d’autres corps, mais aucun survivant. Le paysage était lunaire avec toutes ces maisons et ces arbres calcinés.

    «C’était une banlieue balnéaire très populaire, avec 300 à 400 résidents permanents, mais plus de 4 000 personnes sur place pendant la période estivale. Il y avait beaucoup de personnes âgées accompagnées d’enfants : le genre d’endroit typique où les parents athéniens, ceux qui ne sont pas encore en congés, envoient leurs enfants avec les grands-parents pour les grandes vacances. Ces «papous et yiayias» [grands-pères et grands-mères, en grec, ndlr] avec leurs petits-enfants, sont les principales victimes de cette tragédie. Reste qu’il y a encore beaucoup de gens qui n’ont pas été retrouvés ni dans les morgues, ni dans les hôpitaux. Alors jusqu’à dimanche au moins, on va continuer méthodiquement à fouiller chaque sentier, maison par maison, à raison de trois équipes qui se relaient 24 heures sur 24. Aujourd’hui on entend beaucoup de critiques : les secours ont été déclenchés trop tard, les autorités n’ont pas pris conscience à temps de l’ampleur de l’incendie, etc. C’est possible. Mais c’est facile ce genre d’indignation a posteriori. En réalité, Mati n’avait jamais été touché par les feux, on est si près de la plage ! Sauf qu’avec ces vents infernaux, en moins de deux heures les gens se sont retrouvés piégés. Moi ce que je vois surtout c’est la formidable solidarité qui s’est immédiatement déclenchée. Des tas de gens sont venus spontanément proposer leurs services dans les centres de premiers secours. On a ouvert un compte bancaire pour aider ceux qui ont tout perdu, et déjà les montants dépassent nos espérances. C’est une tragédie nationale, les incendies les plus mortels que la Grèce ait connus, mais les victimes ne doivent pas être abandonnées. Et désormais l’important, c’est de faire tout ce qu’on peut pour les aider.»

     Libération

     


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    Un puissant typhon fonce sur le Japon

    Le typhon se dirige vers la région de l'ouest du Japon déjà durement touchée au début du mois par des pluies torrentielles et des glissements de terrains mortels.

    Le cyclone Jongdari, le 12e de la saison en Asie, devrait toucher l'île principale de l'archipel, Honshu, samedi soir a averti vendredi l'agence météorologique japonaise.

    Vendredi midi, il se trouvait à plus d'un millier de kilomètres de Tokyo et à 200 kilomètres de l'île Chichijima mais, au lieu de continuer dans une direction nord-est, il devrait par la suite braquer vers le nord-ouest et aller frapper le centre et l'ouest du pays ce week-end.

    Vents violents et hautes vagues

    Les experts météorologiques mettent en garde contre les pluies torrentielles, glissements de terrain, vents violents et hautes vagues, et demandent aux habitants d'évacuer en amont.

    Une large partie de l'ouest avait en effet été touchée début juillet par de terribles inondations et coulées de boue qui ont tué quelque 220 personnes, le plus grave désastre d'origine météorologique depuis 1982. 

    De nombreux habitants avaient été piégés par la soudaine montée des eaux ou des glissements de terrain. Les responsables japonais appellent cette fois-ci les populations à obéir aux recommandations et ordres d'évacuation (même s'ils ne sont pas contraignants).

    "Certaines personnes n'ont pas évacué lors des récents épisodes de pluies torrentielles parce qu'elles pensaient pouvoir s'en sortir. Nous incitons les habitants à suivre les avertissements et à évacuer plus tôt", a insisté auprès de l'AFP un responsable de l'agence.

    Le risque est cette fois d'autant plus grand que le terrain est extrêmement fragilisé. 

    L'Express

    Au moins, ceux qui seront tués ne mangeront pas de viande chevaline, et oui les japonais se sont découverts aimer la viande de cheval. Et il y a en France, un con d'éleveur qui élève des chevaux rien que pour le Japon ! Vive le typhon ! 


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