• Deux employés d’un Cora licenciés après avoir refusé de travailler le dimanche

    Deux employés d’un Cora licenciés après avoir refusé de travailler le dimanche

    Ils vont attaquer leur employeur devant le conseil des Prud’hommes.

    Ils avaient respectivement huit et dix-huit ans d’ancienneté dans cet hypermarché Cora de Saint-Malo en Ille-et-Vilaine. Deux salariés ont appris leur licenciement après avoir exprimé leur refus de travailler le dimanche, nous apprend Europe 1, ce mardi 21 mai. Une décision qu’ils souhaitent contester aux Prud’hommes d’autant qu’aucun avenant au contrat de travail n’a été proposé aux 200 salariés de l’enseigne.

    « C’était ça ou on prenait la porte »

    Cette grande surface bretonne ouvre son magasin chaque dimanche matin depuis mars 2018. Mais les deux salariés licenciés ne se sont pas portés volontaires, et n’ont pas eu le choix de refuser cette proposition explique l’une d’elle, Christelle, employée à la station-service, la bijouterie ou encore à l’accueil :

    « ’Le dimanche, c’est obligatoire, c’est comme ça’. J’ai dit : ’Moi, je ne veux pas’ »

    , raconte Christelle, licenciée. « Il [le directeur] dit que c’est la loi Macron et que vue la conjoncture actuelle, c’est son gagne-pain. C’était ça ou on prenait la porte directement. J’ai dit : ’Non, je ne le ferai pas’. Après, il y a eu une procédure pour faute grave. Faute grave ? Je lui ai dit qu’il fallait mieux, carrément, que je vole ! »

    Son collègue, en poste au rayon crèmerie, a lui aussi été renvoyé pour « faute grave ». Dans les textes, « le travail du dimanche peut être obligatoire ou facultatif, et impose dans certains cas des mesures compensatoires selon le type de commerce (et le type de dérogations) », indique le site service-public.fr.

    « Eloge du travail court », par Jean Viard

    Après ces licenciements, les deux salariés n’ont en outre ni bénéficié de préavis ou d’indemnité. Si la direction du magasin n’a pas souhaité réagir sur ces deux cas, l’inspectrice du travail de Saint-Malo rappelle de son côté que « l’accord du salarié peut être nécessaire lorsque les nouveaux horaires ou la nouvelle répartition des horaires constituent une modification du contrat de travail ».

    « Le Courrier Picard » indique pour sa part que deux caissières du Cora de Saint-Quentin, dans l’Aisne, ont vécu une affaire similaire : elles avaient aussi été licenciées après un refus de travailler le dimanche.

    L'OBS


  • Commentaires

    1
    Mercredi 22 Mai à 17:06

    il   n' est  pas   normal  que  le travail dominical  soit   obligatoire !

     on ne sait  plus trop  ce qu' il en  est   des lois depuis   que  l' hurluberlu est  en  place

    2
    fripouille
    Mercredi 22 Mai à 17:28

    Que vont en dire les prudhommes ? On voit écrit : dans certains cas ! alors les lois ne servent à rien ?

    3
    Rakia
    Mercredi 22 Mai à 17:40

    Depuis quand refusé de travailler un jour de repos, est considéré comme faute grave ???

    il y’a eu sûrement autre chose plus grave qu’un simple refus ! Ni préavis ni indemnité après 

    8 et 18 ans d'ancienneté, c’est la loi de la jungle, c’est inadmissible ! 

    Certaine qu’ils auront gain de cause aux prud’hommes ! !

    4
    Françoise
    Mercredi 22 Mai à 18:45

    Si ce n'est pas mentionné dans leur contrat de travail ,ils ne peuvent les obliger ,si par contre c'est inscrit  ils ne sont pas en droit de refuser !C'est le bordel partout !

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