• Au Maroc, le roi et Macron se régalent à un bon repas (rupture du jeune, fin du ramadan)

    Au Maroc, le roi et Macron se régalent à un bon repas (rupture du jeune, fin du ramadan)

    Au Maroc, le roi et Macron se régalent à un bon repas (rupture du jeune, fin du ramadan)

    © ALAIN JOCARD Le président français Emmanuel Macron et le roi du Maroc Mohammed VI à Rabat, le 14 juin 2017

    Le président français, invité par Mohammed VI ce mercredi à un dîner de rupture du jeûne en famille, n'a pas émis la moindre critique sur la répression de la révolte du Rif.

    Le verdict a été prononcé au moment où l’avion présidentiel français se posait sur le tarmac de l’aéroport de Rabat. Le tribunal d’Al-Hoceima, ville du nord du Maroc, a condamné 25 jeunes manifestants à dix-huit mois de prison ferme pour «troubles à l’ordre public, rébellion, participation à un attroupement non-autorisé et armé». Ils avaient été arrêtés deux semaines auparavant lors des heurts provoqués par la tentative d’arrestation de Nasser Zefzafi, leader du Hirak, le mouvement social qui secoue la région du Rif depuis des mois.

    Loin de cette agitation, mercredi, Mohammed VI est venu en famille accueillir Emmanuel Macron et son épouse à la descente de l’avion. Les formalités diplomatiques avaient beau être réduites au minimum, le protocole monarchique interdit une trop grande simplicité: sur le tarmac de la capitale, le chef de l’Etat a passé en revue un bataillon de la garde royale et serré 44 paires de mains alignées le long du tapis rouge, avant de rejoindre le Palais pour une audience privée avec le souverain. Brigitte Macron, pendant ce temps, a accompagné la princesse Lalla Salma à l'exposition Picasso du musée d’art contemporain de Rabat

    «Ce ne sera pas un "copain"»

    Que se sont dits le président investi depuis un mois et le roi monté sur le trône il y a bientôt dix-huit ans? L’entrevue entre les deux hommes, d’abord en tête-à-tête, puis en présence de quelques conseillers, a duré plus longtemps que prévu. «L’univers politique et culturel de Macron n’est pas tourné vers le Maghreb. Il n’avait jamais mis les pieds au Maroc, même pas pour un week-end à la Mamounia [l’hôtel de luxe de Marrakech où sont régulièrement invitées des personnalités politiques françaises, ndlr], remarque le politologue marocain Mustapha Sehimi. Ce ne sera pas un "copain", comme Hassan II avait qualifié Valéry Giscard d’Estaing, ni même un ami comme Chirac. Il y aura une continuité avec la position française, mais sans doute pas d’activisme sur les dossiers maghrébins.» Le chercheur Mohamed Benhamou, spécialiste des questions de sécurité, n’y voit pas forcément un défaut: «Macron n’est pas prisonnier du passé. Pour une fois, la relation entre les deux capitales ne sera pas parasitée par de vieilles histoires, estime-t-il. Vu de Rabat, le président français est un homme pragmatique, un technicien, ce qui est en phase avec la nouvelle culture diplomatique marocaine.»

    «Normal qu’il y ait des manifestations»

    Entre la discussion «privilégiée» avec Mohammed VI et le ftour –la rupture du jeûne du ramadan– dans l’intimité de la famille royale, Emmanuel Macron a consacré treize petites minutes à une conférence de presse, sa seule prise de parole publique de son séjour marocain. Il s’est dit «touché par la nature très personnelle de la discussion qui s’est nouée» avec le roi. Les deux chefs d’Etat ont abordé la question de la Libye, de la crise du Golfe, de la politique africaine du Maroc et de la lutte contre le changement climatique, selon le président français. Sur le plan sécuritaire, il a salué la «vigilance» de Rabat sur «les foyers potentiels de déstabilisation de la région».

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    Interrogé sur la révolte du Rif, Emmanuel Macron a osé quelques mots, très bienveillants avec son hôte: «Nous avons évoqué ce sujet dès le début, je l’ai abordé de manière très directe et naturelle, a-t-il expliqué. J’ai senti que le roi considère qu’il est normal qu’il y ait des manifestations, […] que son souhait est d’apaiser la situation en apportant de la considération à ces régions et des réponses très concrètes en termes de politiques publiques. La discussion que nous avons eue ne me donne pas lieu de craindre à une volonté de répression.» Dans la soirée, plusieurs centaines de manifestants sont pourtant à nouveau sortis dans les rues d’Al-Hoceima: ils demandent la libération de leurs camarades emprisonnés.

    Libération

    Et bien macaron et brizitte ont fêté la fin du ramadan !


  • Commentaires

    1
    fripouille
    Jeudi 15 Juin à 17:19

    J'espère que Macron a potassé sa géographie et son histoire avant le voyage, sinon la discussion aurait tourné court ! Les plats orientaux font bien grossir, le roi doit aimer car là-bas faire envie c'est avoir la panse bien remplie.

    2
    Jeudi 15 Juin à 17:30

    c' est  bien  macron qui veut créer une autoroute entre la France et le maghreb, alors il commence à tisser des liens

    3
    marie
    Mardi 20 Juin à 11:23
    marie

    Bahhh c'est une grande fête pour eux. Le roi a bien grossi depuis.Trop de couscous. A part cela on  on a assez sur le dos sans s'en mettre plus...

     

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