• « Les rhinocéros auront sûrement disparu dans une vingtaine d’années »

     

    Auteure du documentaire « Rhino dollars », Olivia Mokiejewski a enquêté sur le trafic de cornes qui menace l’animal, victime du crime organisé.

     

    En mars 2017, Vince, un rhinocéros blanc du zoo de Thoiry (Yvelines), a été tué de trois balles de calibre 12 et sa corne ­arrachée par des braconniers. C’était la première fois qu’un parc zoologique européen était touché par le massacre de rhinocéros, un phénomène presque banal en Afrique, où un animal est abattu toutes les huit heures.

    Le documentaire Rhino dollars, réalisé par Olivia Mokiejewski au terme de deux ans d’enquête et disponible sur Arte, montre que derrière ces tueries dictées par la loi du marché se cache « un nouveau visage du crime organisé ». Ce trafic méconnu rapporte autant que celui de l’or ou de l’héroïne.

     

    Pourquoi avez-vous décidé de faire ce documentaire ?

    Olivia Mokiejewski : Quand on parle de problématique animale, les gens répondent souvent que c’est triste pour la planète. Mais ils considèrent que l’urgence est ailleurs. En faisant ce documentaire, j’ai voulu montrer qu’avec le trafic de cornes de rhinocéros, nous étions face à un nouveau visage du crime organisé. Dans son fonctionnement, il est identique aux trafics de drogues ou d’armes. Il ne s’agit pas seulement d’une « problématique pour écolos ». Ceux qui disent que « la Terre continuera de tourner » oublient que le pillage de la nature est l’une des premières sources de financement de la pègre et des groupes terroristes. Il ne s’agit donc pas seulement de sauver une espèce animale. Les menaces ne sont pas qu’écologiques, mais aussi économiques et sécuritaires

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    Au rythme où vont les massacres, pour quand est programmée la fin des rhinocéros ?

    On estime aujourd’hui qu’il en reste environ 25 000, qu’ils soient blancs ou noirs. En Afrique du Sud, 1 000 sont tués chaque année. On peut donc supposer que la disparition est programmée d’ici une vingtaine d’années. On dit ça pour beaucoup d’espèces. Pour les lions, on estime qu’il n’y en aura plus en 2050. Le problème est que moins il y a d’animaux, moins il y a de diversité génétique et plus l’espèce s’éteint rapidement.

     

    Comment sont structurées les mafias qui organisent le trafic de cornes de rhinocéros ?

    Ces mafias, organisées comme des entreprises, comptent cinq niveaux. En bas, il y a de petits braconniers. Au sommet, ce sont souvent des hommes d’affaires asiatiques, basés en Chine ou à Hongkong, qui dirigent des sociétés parfaitement légales. Au cours du documentaire, nous sommes montés aux niveaux 3 et 4, c’est-à-dire à des parrains mêlés à d’autres trafics comme l’ivoire ou la drogue. Ces mafias ont des ramifications sur plusieurs continents et sont très bien organisées. Quand des têtes tombent, elles sont immédiatement remplacées.

     

    Comment avez-vous convaincu les braconniers de témoigner ?

    Il ne faut pas avoir une vision manichéenne qui consiste à dire : « ceux qui tuent des rhinocéros sont des méchants, ceux qui les défendent sont des gentils ». J’ai essayé de comprendre ce qui a fait le lit du crime.

    En Afrique du Sud, les conséquences de l’apartheid sont une des données du problème. Dans cette guerre de la corne, on retrouve des tensions raciales très fortes. Les laissés-pour-compte voient toute la journée des cars et des voitures pleines de touristes, mais ils ne bénéficient absolument pas des retombées économiques de la faune. Et quand ils sont embauchés en tant que rangers, ils gagnent un salaire de misère. Du coup, lorsqu’ils voient un animal, ils voient de l’argent. Ils n’ont aucun intérêt à protéger les animaux. En un coup de feu, ils vont gagner 50 ou 100 fois plus.

    J’ai réussi à les approcher en leur demandant pourquoi ils faisaient ça, mais sans les juger. Eux ne sont pas fiers de ce qu’ils font, mais ils l’expliquent. Quand vous leur dites : « Et que ferez-vous quand il n’y aura plus de rhinos ? », ils vous répondent : « On tuera des éléphants ». Ces gens ont des désirs comme tout le monde, avoir des tee-shirts à la mode et écouter de la musique.

     

    Quelles seraient les solutions ?

    Il faudrait une vision globale de ce trafic, une vraie collaboration internationale pour démanteler les réseaux criminels. Il faudrait aussi des formations au niveau des douanes, car aujourd’hui les cornes ne passent plus en un seul morceau mais sous forme de bijoux, et les autorités ne sont pas du tout formées à ça. L’autre idée, un peu idéaliste, serait de travailler en collaboration avec les populations locales pour que les syndicats du crime aient moins de facilités à recruter. Côté asiatique, il faudrait aussi expliquer que la corne de rhino a des vertus totalement imaginaires, qui ne sont pas prouvées scientifiquement.

    Le Monde.fr


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  • Doubs : une maman de 21 ans tuée sous les coups de son compagnon

    Un jeune homme de 23 ans est en garde à vue, suspecté d’avoir tué sa femme de 21 ans en la rouant de coups, jeudi après-midi, à Mandeure (Doubs).

     

    «J'ai tué ma femme. Venez vite».

    Le mis en cause aurait lui-même contacté les secours, rapporte France Bleu. Violemment frappée dans l’appartement familial, la jeune maman est décédée des suites de ses blessures au CHU de Besançon, lui a initialement été hospitalisé d’office.

    Dans le logement du troisième étage de ce petit immeuble, les secouristes ont découvert la victime au sol, inconsciente. Elle aurait été frappée à mains nues. La scène se serait déroulée sous les yeux de la petite fille du couple, âgée de 13 mois.

    Le Parisien


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  • Zemmour, admirable du début à la fin comme d'habitude !


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  • Espagne: Manuel Valls est le plus mal placé des candidats à la mairie de Barcelone

    SONDAGE - L’ancien Premier ministre français obtient la note de 3 sur 10, selon un sondage publié par le quitidien « El Periodico »…

    Ce n’est pas gagné pour Manuel Valls. L’ancien Premier ministre français, candidat à la mairie de Barcelone, est le moins bien placé dans cette élection qui aura lieu en mai, selon un sondage publié jeudi par le journal El Periodico de Catalogne.

    Ce n’est pas faute d’être connu : 82,3 % des personnes interrogées savent qui il est. Mais il n’obtient qu’une note de 3 sur 10, derrière les autres candidats comme la maire sortante Ada Colau (4,8/10). Le Franco-espagnol est surtout à la traîne derrière le favori Ernest Maragall (5,5/10), candidat du parti indépendantiste ERC (gauche républicaine catalane).

    La gauche républicaine donnée gagnante

    Ernest Maragall est le frère du très populaire maire de Barcelone lors des Jeux olympiques de 1992, Pasqual Maragall, qui a abandonné la politique pour des raisons de santé. Selon cette enquête réalisée auprès de 802 personnes du 2 au 4 octobre, ERC remporterait les élections municipales avec 10 à 11 conseillers. Le parti anti-indépendantiste Ciudadanos, qui soutient la candidature de Manuel Valls, n’arriverait qu’en troisième position avec sept conseillers.

    Manuel Valls, élevé à Paris par un père catalan et une mère italo-suisse et naturalisé français à 20 ans, s’est engagé de l’autre côté des Pyrénées après l’échec de ses ambitions présidentielles en France en 2017.

    20 Minutes

    La Catalogne veut être indépendante et avait interdit la corrida !

    Valls est contre l'indépendance et pour la corrida. j'espère qu'il va se planter !

    Valls, à une époque, était lié éternellement à Israël ! (rire)

    La France, Israël, maintenant l'Espagne !!!


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  • Super !


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  • Maine-et-Loire: Il conduisait ivre avec sa fille de 14 ans à ses côtés

    Dans la nuit de vendredi à samedi, un père de famille de 36 ans a été contrôlé au volant de son véhicule avec 2,32 g d’alcool dans le sang (au lieu de 0,5 max autorisé), raconte ce lundi le journal Ouest-France. L’homme avait à ses côtés sa fille de 14 ans, qui était assise sur le siège passager.

    Le père de famille a été contrôlé rue Pasteur à Segré dans le Maine-et-Loire à 1 h 30 dans la nuit de vendredi à samedi. L’homme a été mis en garde à vue. Et il a avoué que sa fille l’avait accompagné dans un bar toute la soirée… L’individu est convoqué devant le tribunal correctionnel d’Angers en mars.

    20 Minutes


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - MARDI 16 10 2018

     

    Passez une bonne journée


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  • Un peu  de rire pour oublier la video d'avant !


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  • Renaud: Au plus mal, le chanteur interné par sa fille...

    De nouveau dans la tourmente, le chanteur Renaud aurait été interné par sa fille Lolita dans un hôpital du sud de la France...

    Pour Renaud, la rechute n'en est que plus douloureuse. Depuis de nombreuses années, l'interprète de "Mistral gagnant" bataille tant bien que mal contre son addiction à l'alcool. En février dernier, l'artiste de 66 ans avait décidé de se prendre en main en séjournant de son propre gré dans une maison de repos, loin de son addiction destructrice. Une manière également de se ressourcer après une tournée harassante.

    Mais il semblerait que les vieux démons aient ressurgi, plus virulents que jamais. Selon les informations du magazine "Ici Paris", Renaud aurait été admis "à peine conscient" dans un hôpital du sud de la France. C'est sa fille Lolita, en larmes, qui aurait pris cette décision. En espérant que son état de santé ne s'aggrave pas, l'auteur compositeur aux innombrables tubes pourrait y rester pendant trois mois...

    Public

    C'est bien triste, je l'aimais beaucoup à ses débuts.


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - SAMEDI 22 09 2018

     

    Passez une bonne journée 

    CHANTOUVIVELAVIE : BONJOUR - SAMEDI 22 09 2018


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  • Contre une sanction pour le collègue RATP qui a giflé un collégien après un manque de RESPECT

    Par Momo du Rassemblement syndicale RATP (RS-RATP)

    Pétition adressée à Direction de la RATP

    Bonjour à tous les collègues chauffeurs de bus et autocaristes ainsi que tous les autres soutiens.

    Le 13/09/2018 dans la journée, un collégien à traversé la route juste devant son BUS obligeant le collègue à freiner fortement et malmener la clientèle à l’intérieur de son bus. Il a ensuite interpellé le collégien lui faisant une remontrance comme n’importe quels parents l’auraient fait (car lui est papa d’ados aussi), en retour il s’est fait insulter bien plus fort que le stipule le journal "Le parisien", et le collégien à fini par un "FERME TA GUEULE ET CONDUIS TON BUS".
    Nous en tant que collègue nous connaissons bien le chauffeur et il est reconnu par sa gentillesse son calme olympien et sa patience.


    Aujourd’hui il risque la révocation à cause d’un enfant qui a été inconscient et c’est pour cela que nous vous demandons de bien vouloir nous soutenir dans notre démarche afin que le collègue ne perde pas son emploi.

    Les collègues de la RATP vous remercient tous de votre soutien et si aujourd’hui nous sommes obligés d’en arriver là c’est que l’affaire a été médiatisée. 

    Nous ferons en sorte de vous tenir informé de la suite que la RATP apportera.

    Ci-dessous, lien pour pétition :


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  • Ce soir NDA sur Europe 1 | Damien Lempereur sur CNEWS

    Ce soir NDA sur Europe 1 | Damien Lempereur sur CNEWS


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  • Les Terriens du dimanche : « affectée » par son clash avec Eric Zemmour, Hapsatou Sy veut porter plainte

    Ce dimanche 16 septembre, Eric Zemmour était l’invité de Thierry Ardisson dans le numéro de rentrée des Terriens du dimanche. Venu assurer la promotion de son nouveau livre, Destin français, le polémiste a rapidement suscité la colère des chroniqueurs présents sur le plateau. Après s’être écharpé avec Natacha Polony au sujet de la théorie du « grand remplacement », l’ancien acolyte d’Eric Naulleau s’est attiré les foudres d’Hapsatou Sy. Et pour cause, cette dernière s’est vue reprocher de porter un prénom à consonance africaine. « Vous voudriez qu’elle m’appelle Marie ou des prénoms qui ne lui inspirent absolument rien ? », a-t-elle demandé en évoquant sa mère. Une question à laquelle Eric Zemmour a répondu par l’affirmative : « Absolument. C'est exactement ce que je veux. Corinne, ça vous irait très bien. »

    Également blessée par les propos qu’Eric Zemmour a tenu au sujet de l’immigration en France, Hapsatou Sy a indiqué qu’il s’agissait « probablement de l’émission la plus douloureuse » qu’elle ait « jamais faite en télévision ». Quelques heures plus tard, la compagne de Vincent Cerutti a même fait savoir qu’elle envisageait de poursuivre l’écrivain en justice. « Je vous informe réfléchir à déposer plainte contre M. Zemmour. Sur le plateau, j’ai subi des insultes graves ainsi que mes parents. Très affectée par la violence de la scène que j’ai eu à vivre et que vous n’avez pas vu ce soir, je réfléchis à quitter l’émission », a-t-elle écrit sur son compte Twitter. Et d’ajouter : « Il ne gagnera pas cette fois. J’ai tous les éléments en ma possession. Il n’en sortira pas indemne. Et pour mes parents et mon identité insultés ce soir, j’irai jusqu’au bout quelques soient les conséquences. À bon entendeur. »

    Voici

    Zemmour a raison. En France, on donne des prénoms français !

    Je ne vois pas en quoi Zemmour l'a insulté !

    Vive Zemmour !


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  • CHANTOUVIVELAVIE : BONSOIR - 05 09 2018


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  • Elephant Haven : la "maison de retraite" pour éléphants prend peu à peu forme dans le Limousin

    À Bussière-Galant dans le Limousin, Elephant Haven, le premier sanctuaire pour éléphants d'Europe poursuit sa construction. Les 25 et 26 août dernier, des visites guidées étaient exceptionnellement organisées sur le site pour faire découvrir au grand public le projet et l'avancement des travaux. L'occasion de constater que la future maison des éléphants prend peu à peu forme. 

     

    C'était il y a près de deux ans. Nous vous parlions du rêve en apparence fou de deux anciens soigneurs belges, Tony Verhulst et Sofie Goetghebeur : celui de construire une "maison de retraite"pour éléphants. Plus exactement, un sanctuaire, le premier en Europe, visant à accueillir de vieux éléphants issus de cirques ou de zoos afin de leur offrir une retraite paisible loin de toute contrainte. 

    Pour mener à bien leur projet, le couple avait jeté son dévolu sur la France et plus précisément sur Bussière-Galant, une petite commune située dans le Limousin à une quarantaine de kilomètres de Limoges. C'est là qu'ils ont déniché la structure idéale : une ancienne ferme équestre installée sur un terrain de 28 hectares. Entre démarches administratives et travaux, le chemin s'annonçait toutefois long avant de voir naitre la maison de retraite...

    Aujourd'hui, presque deux ans plus tard, le projet semble plus que jamais être en passe de se concrétiser. Après avoir obtenu l'autorisation d'ouverture en août 2017, les travaux avancent à vitesse grand V à Elephant Haven. Les 25 et 26 août dernier, Tony et Sofie ont exceptionnellement ouvert aux visiteurs les portes de leur sanctuaire en construction. L'occasion de constater qu'en quelques mois le site s'est considérablement transformé et que l'arrivée de ses premiers pensionnaires n'est plus si loin. 

    Un premier enclos qui prend forme 

    Là où se tenait il y a quelques mois une simple structure recouverte d'un toit, se dressent aujourd'hui six box encadrés de barreaux en métal. Des box au sol nu ou recouvert de sable qui constitueront le futur abri intérieur des premiers éléphants. C'est ici que les pachydermes pourront à leur guise se réfugier, se reposer ou manger s'ils n'ont pas envie de rester à l'extérieur. C'est également là que les soigneurs prendront soin des éléphants en s'appuyant sur le principe du "contact protégé". 

    Cette structure n'aurait jamais pu voir le jour sans le soutien de plusieurs organisations dont la Fondation Brigitte Bardot et World Animal Protection (WAP) qui ont aidé à financer sa construction. Elle pourra à terme accueillir deux à trois éléphants, uniquement des femelles. De nouvelles "retraitées" dont la "maison" ne se résumera pas à ses six box bien entendu. Au-dehors, c'est un terrain de quatre hectares qui s'offrira aux pachydermes avec arbres, amas de terre et bassin privé.

    Durant la visite, on peut d'ailleurs d'ores et déjà apprécier l'étendue du futur "terrain de jeu" des pensionnaires d'Elephant Haven, cerné par la végétation et baigné par le soleil du Limousin. Mais de nombreux travaux restent à mener avant leur arrivée. L'enclos intérieur doit encore être fermé, isolé et se voir installer un système de chauffage efficace pour offrir les meilleures conditions de vie aux éléphants. Il reste également à installer la clôture d'enceinte bâtie à partir d'immenses poteaux électriques et de câbles de grue de récupération.   

    Heureusement, Sofie et Tony sont loin d'être les seuls impliqués dans la tâche. Depuis le démarrage du projet, ils sont épaulés par de nombreux volontaires qui se succèdent sur le chantier dont ceux de l'association MakiGo qui ont fait de ce projet l'une de leurs missions principales.

    Quand le premier animal arrivera-t-il ?

    Si les quelque 300 visiteurs se sont montrés particulièrement enthousiastes face au projet ce week-end, la question était sans surprise sur toutes les lèvres durant les visites : quand les premiers éléphants arriveront-ils ? On l'ignore encore. "Maintenant on évite de donner une date sur l'arrivée du premier animal", répondent avec prudence, les deux fondateurs au quotidien Populaire du Centre. 

    "Nous espérons avoir bientôt terminé mais sans savoir précisément quand", ajoutent-ils. De même, on ignore également qui seront les futurs pensionnaires et d'où ils proviendront, si ce n'est bien sûr qu'il s'agira d'éléphants actuellement en captivité en Europe et donc déjà habitués à notre climat. Selon les estimations, plus d'une centaine de pachydermes se trouveraient dans des cirques à travers le continent. 

    La première étable pour éléphants ne constitue que la première phase du projet. La deuxième prévoit, une fois l'autorisation nécessaire obtenue, d'aménager le site pour pouvoir accueillir des visiteurs et les sensibiliser, tout en préservant l'intimité des pensionnaires d'Elephant Haven. À terme, deux étables supplémentaires pourraient être rajoutées pour recueillir jusqu'à une dizaine d'éléphants.  

    Pour suivre ou apporter son soutien au projet Elephant Haven, c'est par ici sur le site officiel ou sur les réseaux sociaux

    Pour en savoir plus sur l'association MakiGo, rendez-vous sur le site officiel

    GENTSIDE

    Espérons que cela ouvre bientôt !


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  • Les Français, des "Gaulois réfractaires" : Macron plaide l'humour

    Emmanuel Macron a réagi jeudi à la propre polémique qu'il avait provoquée, en qualifiant la veille les Français de "Gaulois réfractaires au changement". Comme ses ministres avant lui, le chef de l'Etat a évoqué un "trait d'humour" mais a assumé une part de "vérité" dans sa remarque.

     

    Le "Gaulois" serait "réfractaire au changement" à en croire Emmanuel Macron mais, a ajouté l'intéressé jeudi, il devrait également avoir le sens de l'humour. Le chef de l'Etat a réagi dans la matinée depuis la Finlande à la propre polémique qu'il avait suscitée la veille par ses propos tenus au Danemark. Alors que l'opposition y a vu une marque de mépris supplémentaire de sa part, lui comme les ministres invités jeudi dans les matinales ont fait valoir un "trait d'humour" tout en assumant une partie du propos.

    "Je n'ai pas le sentiment que ce soit un scoop que la France ait été composée de tribus gauloises et c'est pour moi une très grande fierté", a d'abord assuré Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse commune avec le président finlandais. "Je le faisais par un trait d'humour dans un discours que j'incite à relire ou réentendre dans son intégralité", a-t-il ajouté, en réexpliquant son propos. "Je suis toujours étonné de voir que des gens qui pensent que c'est mépriser les Français de dire qu'ils ont été des tribus gauloises - les mêmes qui vous expliquent chaque matin qu'on devrait ne rester que Gaulois pour toute l'éternité", a-t-il poursuivi, dans une allusion sans doute à une partie de la droite et l'extrême droite. Et d'appeler à prendre de la "distance" par rapport aux "réseaux sociaux".

    Pas "du mépris que de dire la vérité", assume-t-il

    "Après moi j'aime la France et les Français, n'en déplaise, [...] je les aime ces tribus gauloises", a-t-il encore tenu à faire savoir. Et d'assurer quand même que "ce n'est pas du mépris que de dire les choses et la vérité". "Nous sommes un pays, moi le premier, qui n'aime pas les changements et les ajustements permanents", "si je pensais que nous n'étions que réfractaires, je ne serai pas devant vous et je n'aurais d'ailleurs sans doute pas été élu", a-t-il ajouté, en appelant au "goût de l'intelligence" et à "l"humour" des Français. "J'assume, j'aime notre pays, j'aime notre peuple."

    Au Danemark, Emmanuel Macron avait déclaré devant la communauté française du pays son admiration pour le modèle danois de "flexisécurité", et a admis que les différences culturelles entre Français et Danois ne permettaient pas de le répliquer à l'identique. "Il ne s'agit pas d'être naïf, ce qui est possible est lié à une culture, un peuple marqué par son histoire. Ce peuple luthérien, qui a vécu les transformations de ces dernières années, n'est pas exactement le Gaulois réfractaire au changement! Encore que! Mais nous avons en commun cette part d'Européen qui nous unit", a-t-il plaisanté. 

     

    Cela "fait partie de notre identité", assure Bruno Le Maire

    Avant lui, le gouvernement avait déjà tenté de prendre la défense du chef de l'Etat. "Moi j'adore Astérix et je crois que les Français adorent ce personnage de BD. Si on ne peut plus manier l'ironie et la plaisanterie et si chaque fois un mot employé est décortiqué, instrumentalisé, on va tous faire de la langue de bois en chêne massif", a ainsi prévenu jeudi sur France 2 le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, en dénonçant "les cris d'orfraie" de "la classe politique".

    Même opinion de la part de Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie. "Nous aimons bien la contestation, voilà, cela fait partie de notre identité nationale. Je crois que c'est un simple constat amusé qu'a fait le président de la République", a-t-il déclaré sur Radio Classique. Sa collègue à la Justice, Nicole Belloubet, a elle convenu que "le peuple gaulois n'existe plus depuis longtemps" : "Je n'aime pas les polémiques inutiles, il faut comprendre qu'il y a dans cette formule une forme d'ironie qui n'est pas du tout conforme à la réalité", a expliqué la garde des Sceaux sur France Info.

    Pour Griveaux, c'est la faute des "partis politiques"

    Benjamin Griveaux a même été plus loin en évoquant en fait derrière ces "Gaulois réfractaires" une critique... des opposants. "Les Gaulois réfractaires, ce sont les partis politiques qui depuis trente ans ne veulent rien changer, qui depuis quinze jours nous jouent la 'surviolence' dans les mots, qui veulent retrouver le confortable clivage gauche-droite parce qu'ils l'ont toujours connu", a déclaré le porte-parole du gouvernement. Et de citer par opposition "les Français [qui] ont démontré depuis un an qu'ils avaient fait le pari d'un changement profond en élisant un jeune président de la République". "Ils ont assumé une transformation et ils sont beaucoup moins réfractaires au changement que les partis politiques et les oppositions", a-t-il ajouté, dans une interprétation assez libre des propos d'Emmanuel Macron. 

    Les oppositions en question ont vu derrière cette sortie tout autre chose. "Il est inadmissible d'entendre un président critiquer et caricaturer les Français", a accusé sur Europe 1 le patron des Républicains, Laurent Wauquiez. "Ce n'est pas à la hauteur du rôle d'un président de la République", a-t-il jugé. "Comme d'habitude, il méprise les Français depuis l'étranger! Les 'Gaulois' vont se faire un plaisir de répondre à son arrogance et son mépris", avait de son côté réagi sur Twitter Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national. Les insoumis de Jean-Luc Mélenchon ont pour leur part parlé "d'humiliation" (Alexis Corbière) et de "sottise confondante" (Adrien Quatennens).

    le JDD.fr


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