• Ces hausses de prix qu'on vous cache

    Contrairement à ce que jure le gouvernement, notre pouvoir d’achat risque d’être écorné cette année. Car de mauvaises surprises nous attendent à tous les étages.

     

     A n’en pas douter, ceux qui tablaient sur une hausse de leur pouvoir d’achat cette année risquent d’être déçus à la lecture de ce dossier. Certes, la baisse des prélèvements obligatoires promise par Emmanuel Macron est sur les rails depuis janvier. Mais tout le monde n’en profitera pas. L’opération de substitution d’une partie des cotisations sociales par la CSG va bien apporter une petite bouffée d’oxygène aux salariés du privé (+0,5% au 1er janvier puis +0,95% en octobre prochain) et aux indépendants. Mais elle n’aura aucun impact sur les fonctionnaires, et elle fera baisser de 1,7% les pensions des retraités gagnant plus de 1.200 euros par mois. Quant à la suppression de la taxe d’habitation, 20% des ménages les plus riches n’en verront pas la couleur.

    Ces gains de pouvoir d’achat sont bien sûr toujours bons à prendre pour ceux qui vont en bénéficier. Mais ils seront trop maigres pour compenser l’augmentation du coût de la vie qui se profile dans à peu près tous les secteurs. Après quelques années de reflux, l’inflation est en effet en train de réapparaître discrètement. D’après l’Insee, elle a atteint 1,4% en glissement annuel en janvier, contre 1,2% un mois plus tôt, et 0,7% en juillet 2017. Il faut dire que le gouvernement a alourdi dès le début d’année les taxes pesant sur l’essence, le gaz et le fioul et, ce qui n’était pas prévu, sur le tabac. Du coup, les tarifs de l’énergie flambent (+ 5,2% sur un an), tout comme ceux des cigarettes (+ 5,8%). Et selon une note récente de l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), la facture sera particulièrement lourde pour les revenus modestes. "Pour les ménages du bas de la redistribution, les revalorisations en fin d’année des minima sociaux ne compensent pas les hausses de la fiscalité indirecte", assurent les auteurs. Pour l’ensemble de l’année, l’Insee chiffre même la facture globale pour les ménages à 4,5 milliards d’euros.

    Pour ne rien arranger, les étiquettes de la grande distribution, qui s’étaient beaucoup assagies du fait de la concurrence accrue des enseignes, se sont remises à valser. D’après l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), qui mesure leur évolution, ces dernières ont progressé de presque 1% (+ 0,93%) en moyenne en 2017, alors qu’elles avaient reculé de 0,48% en 2016, et la hausse atteint même 1,93% pour les MDD (marques de distributeurs) et 2,36% pour les produits d’entrée de gamme. "Il faut remonter au dernier trimestre 2012 pour retrouver un niveau équivalent d’inflation", assure l’IRI. Et ce n’est sans doute qu’un début, car le projet de loi que prépare le gouvernement pour relever le seuil de revente à perte dans la grande distribution pourrait provoquer, selon l’UFC Que choisir, un surcoût final pour le consommateur de 5 milliards d’euros ! La promesse d’ Emmanuel Macron d’augmenter notre pouvoir d’achat va être difficile à tenir. 

    Sources : INSEE, Gouvernement, Ministère des Finances, Ministère de la transition écologique et solidaire, Panorabanques, Capital

    Capital


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  • En silence, Engie délocalise sa relation clientèle

    © ERIC PIERMONT La directrice générale d'Engie, Isabelle Kocher, le 8 mars 2018.

    En dix ans, l'ex-GDF Suez a déjà supprimé 1 200 emplois dans ses centres d'appels en externalisant ses téléconseillers chez des prestataires. Mais aujourd'hui, les syndicats craignent une véritable vague de délocalisation vers l'Afrique qui menacerait 3 500 emplois en France !

    La toute dernière campagne de com institutionnelle d’Engie présentée ce jeudi fait de «l’harmonie» la nouvelle valeur centrale du groupe de services énergétiques et environnementaux : dans un clip aux accents lyriques, le géant du CAC 40 vante la mobilisation de ses 150 000 collaborateurs pour «un progrès plus harmonieux» au service de la planète et de ses habitants et dit vouloir «réconcilier performance économique et responsabilité sociale et environnementale», envolée de violons à l’appui. Mais à en croire l’intersyndicale qui défend les intérêts des chargés de relation clientèle d’Engie, cette zénitude publicitaire n’est pas vraiment au programme pour les quelque 1 500 opérateurs téléphoniques qui travaillent encore au sein du groupe et leurs 3 000 collègues employés dans les centres d’appels chez une dizaine de sous-traitants.

    «Nous vivons un plan social qui ne dit pas son nom depuis des années : en dix ans, 19 des 32 centres de relation clients en France ont été fermés et près de 1 200 emplois supprimés chez Engie et ses prestataires. Mais aujourd’hui, tout s’accélère et ce sont 3 500 emplois en France qui risquent d’être délocalisés vers le Maroc, le Cameroun, le Sénégal», alerte Patricia Chastan, déléguée CFE-CGC. Des pays où les téléconseillers qui vendent des offres de gaz et d’électricité aux clients français sont payés moins de 500 euros par mois, trois fois moins qu’en France. Pour cette dernière, l’attitude de la direction est «d’autant plus socialement inexcusable qu’il s’agit de réaliser des économies de bout de chandelle» : à ce jour les délocalisations n’auraient généré que 7 millions d’euros d’économies annuelles, et même 5,8 millions seulement si l’on retranche le coût des mesures d’accompagnement en France. Une somme ridicule quand on la compare au programme de 15 milliards d’euros de cession d’actifs en cours au sein d’Engie, ou au 1,3 milliard d’euros d’économies annuelles annoncées par la directrice générale d’Engie, Isabelle Kocher, dans le cadre de son nouveau plan de performance «Lean 2018». Mais apparemment, chaque million d’euros économisé est bon à prendre. Contactée par Libération, la direction du groupe assume la réduction de voilure en cours: «Certes, nous avons moins de chargés de clientèle car les clients appellent de moins en moins, ils réclament et utilisent des solutions web ou mobiles». Engie assure aussi avoir créé «des milliers d'emploi» dans d'autres secteurs par son activité et sa croissance, et explique que «préparer le monde de demain, c'est la meilleure garantie de l'emploi»...

    Logique de délocalisation

    Depuis l’ouverture du marché à la concurrence en 2007, les centres d’appels qui démarchent les particuliers sont pourtant devenus le nerf d’une guerre commerciale sans pitié qui oppose l’ex-GDF Suez aux nouveaux entrants comme Direct Energie (tout récemment racheté par Total), Eni ou Cdiscount. Pour supporter cette guerre des prix, il faut réduire les coûts à tout prix en externalisant ce qui peut l’être, a-t-on expliqué aux partenaires sociaux. Au départ, ces derniers ont accepté de jouer le jeu, à condition que l’emploi reste en France. En dix ans, plus de 80% de l’activité commerciale est ainsi sortie du périmètre du groupe au profit de prestataires comme Arvato, Acticall, Armatos, Sitel qui ont implanté leurs plateaux téléphoniques en région, à Coudekerque, Saint-Etienne, Nancy, Châteauroux, Caen ou La Rochelle au gré des incitations locales.

    Evidemment, chez Engie, le travail s’est fait de plus en plus rare au fil des années pour les commerciaux maison. Certains se sont vus proposer des reclassements ici et là au sein des entités du groupe. D’autres se sont retrouvés sans affectation réelle et ont été incités au départ volontaire. Malgré les mécontentements, les syndicats ont joué le jeu jusqu’en 2015, date à laquelle l’externalisation en douceur a cédé la place à une vraie logique de délocalisation pure et dure : «Cela a coïncidé avec l’arrivée d’Hervé-Matthieu Ricour à la tête de l’activité "BtoC". Ce transfuge de SFR a importé chez Engie les méthodes commerciales très agressives et les pratiques offshore du monde des télécoms. L’esprit service public des anciens de GDF n’était plus du tout de saison», se souvient Patricia Chastan. «On a commencé à nous parler d’expérimentations au Portugal, puis au Maroc. Puis tout est allé très vite, les commerciaux d’Engie étaient invités dans de beaux hôtels à Marrakech, prime à l’appui, pour aller former ceux qui allaient prendre leur travail comme chez Castorama», poursuit Gildas Gouvazé, délégué FO. Mais les représentants du personnel n’ont découvert l’ampleur des dégâts à venir que le 29 août 2017 à l’occasion d’un comité d’entreprise : «Ce jour-là nous avons appris que les délocalisations au Portugal, au Maroc, à l’île Maurice concernaient déjà 30% de l’activité et que la direction visait 50% voire beaucoup plus en confiant notre travail à de nouveaux prestataires au Cameroun et au Sénégal.»

    «Une liquidation pure et simple»

    Avec la fin des tarifs réglementés du gaz et la nouvelle concurrence qui s’annonce, les syndicats d’Engie craignent même désormais «une liquidation pure et simple» de l’emploi commercial en France d’ici 2020. Chez Engie mais aussi chez les prestataires. «Qu’adviendra-t-il de tous ces salariés qui travaillent dans des régions où l’emploi est déjà sinistré ? Nous nous battons aussi pour eux», s’inquiète Gildas Gouvazé. En attendant, l’image commerciale du groupe en a déjà pris un coup : «EDF qui est venu nous concurrencer sur le gaz a fait de la localisation de son service client en France un argument commercial. Engie a fait le contraire en délocalisant à tout va avec pour conséquence une dégradation sans précédent de la relation client», pointe Patricia Chastan : fin 2017, Engie a ainsi reçu le «Cactus de la pire pratique commerciale» décerné par l’association 60 Millions de consommateurs. Voilà qui cadre mal avec le discours d’Isabelle Kocher qui, dans une tribune publiée sur son compte Linkedin jeudi pour relayer la campagne de com «Harmonie», assure que «ce n’est pas rentabilité ou responsabilité. C’est rentabilité parce que responsabilité»…

    Depuis ce fameux CE, l’intersyndicale CFE-CGC, FO, CGT, CFTC fait feu de tout bois pour tenter de contrer les projets de la direction. Après deux journées de grève en septembre et novembre 2017, elle est passée à la vitesse supérieure : procédure en justice pour obtenir que la procédure d’information-consultation soit respectée, courriers aux députés LREM, demande de rendez-vous à Bercy… Patricia Chastan, qui a participé aux négociations chez Engie pour la signature d’un accord européen pour la responsabilité sociale et environnementale, se dit «écœurée» par le manque de considération pour les partenaires sociaux dont a fait preuve la direction d’Engie dans cette affaire : «Isabelle Kocher a refusé de nous recevoir, elle nous a renvoyés vers le DRH qui a accepté de nous voir à condition de ne pas parler du plan de délocalisation…» Aujourd’hui, le dialogue social semble donc au point mort, ce que réfute en partie la direction d'Engie: «nous avons une longue tradition de dialogue fructueux avec les syndicats et, à l'heure actuelle, nous sommes en plein process de médiation avec ceux qui le souhaitent»

    Interpellé par les syndicats et des parlementaires saisis du dossier, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, leur a dit que l’Etat, actionnaire de référence d’Engie (avec 24% du capital), resterait «particulièrement attentif à la dimension sociale de la transformation du groupe». Et juge «intéressant» l’exemple italien mis en avant par les syndicats : de l’autre côté des Alpes, de grands donneurs d’ordre comme Eni, Enel ou Vodafone se sont engagés à plafonner à 20% les délocalisations de leurs centres d’appels en dehors de l’UE. Bruno Le Maire a transmis le dossier au délégué interministériel chargé des restructurations d’entreprises.

    Mais en plein conflit SNCF, les syndicats d’Engie savent que leur combat contre les délocalisations ne pèse pas bien lourd. Ils ont récemment rencontré et reçu le soutien du député insoumis François Ruffin, décidément sur tous les fronts sociaux, et se réservent le droit de mener de nouvelles actions retentissantes dans le cadre de la «convergence des luttes». Les chargés de clientèle d’Engie pourraient par exemple s’inviter au pied de la tour Engie à La Défense un jour de conseil d’administration ou d’assemblée générale des actionnaires…

    Libération

    Encore du chômage en vue !!!


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  • Les prix des carburants poursuivent leur hausse dans les stations-service françaises

    La hausse se poursuit à la pompe. Selon des chiffres officiels publiés ce lundi, les prix des carburants vendus dans les stations-service françaises ont continué à grimper la semaine dernière.

    Le litre de gazole, carburant le plus vendu en France avec environ 80 % des volumes, valait en moyenne 1,4059 euro, en hausse de 0,94 centime, selon des données publiées par le ministère de la Transition écologique et solidaire.

    Le litre d'essence sans plomb 95 (SP95) s’affichait à 1,4909 euro, en progression de 0,64 centime. Celui du sans plomb contenant jusqu’à 10 % d’éthanol (SP95-E10) valait 1,4715 euro, en hausse de 0,65 centime.

     

    Cours du pétrole

    Enfin, le sans plomb 98 (SP98) a atteint 1,5554 euro le litre, ayant pris 0,64 centime.

    Le prix des carburants varie en fonction des cours du pétrole, du taux de change euro-dollar, du niveau des stocks de produits pétroliers, de l’évolution des taxes et de celle de la demande.

    20 Minutes


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  • Radars embarqués dans 1 voiture privée : "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?"

    Radars embarqués dans une voiture privée : "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?"

    Le délégué général de 40 millions d'automobilistes, Pierre Chasseray, a affirmé vendredi sur franceinfo que "la mission de sécurité" doit être "attribuée aux forces de l'ordre".

    Les premières voitures radar conduites par un conducteur privé vont commencer à verbaliser autour d'Évreux en Normandie vendredi 20 avril avant une généralisation sur tout le territoire annoncée pour mi-2019. "Est-ce qu'on est d'accord pour mettre entre les mains de sociétés privées des outils de sécurité routière ?", s'interroge sur franceinfo Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d'automobilistes. Cette association a déposé un recours au Conseil d'État.

    "La privatisation, ça ne marche pas"

    "Le débat va largement au-delà de savoir si on est pour ou contre les radars", poursuit-il. Même si ces véhicules seront sous le contrôle de l'État, "la privatisation, ça ne marche pas, affirme Pierre Chasseray. La mission de sécurité est attribuée aux forces de l'ordre, c'est ce qu'on considère à 40 millions d'automobilistes".

    "Dans chaque société, il peut y avoir des dérives potentielles, il suffit de regarder ce qui s'est passé récemment avec le stationnement, avec d'autres sociétés qui ont obtenu cette délégation de service public", avance le délégué général de l'association.

    Franceinfo

    C'est la porte ouverte à toutes les dérives possibles !


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    Vous conduisez... regardez la vidéo !

     

    LIEN video :

    http://video.mediabong.com/videos/59f73789aedf6.mp4?ec_rate=1300&ec_prebuf=3

     

     Bonne journée quand même !

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    Enquête exclusive – Nouveaux radars et contrôles vidéo, la grande traque des automobilistes (video ci-dessus)

    Si vous voulez persister à prendre la route, sachez que 2018 vous réserve un contrôle technique à 400 points, votre Diesel à la poubelle, une forte augmentation des tarifs assurance et risque d’attentat.

    Et si vous persistez encore, la bande à Hulot-Hidalgo ne vous fera pas de cadeau  https://ripostelaique.com/transition-ecologique-le-pollueur-hulot-fait-casquer-les-francais-economiquement-faibles.html : à court terme vous cracherez – très cher – au bassinet pour un gros veau hybride truffé d’électronique ou un tout électrique captif de ses 200 bornes autonomes et dont vous ne saurez pas grand chose du recyclage des batteries. Espérant toutefois qu’elles n’en viendront pas à être bridées, à l’instar de celles de certains smartphones vieillissants.

    Et pour tous ceux qui ne voudraient pas finir piétons (comme disait De Funès après avoir pulvérisé la 2 CV de Bourvil ), ne rêvez pas d’une petite choucarde neuve à moins de 5 000 €.

    Ces voitures existent chez différentes marques mais sont bloquées par l’U.E. Régulièrement des démentis sont opposés à leur production et le plus souvent l’argument des normes est avancé. Ben voyons !

    Croirez-vous aussi que l’état des infrastructures routières de France va être amélioré ?

    Mais non, vous êtes loin du compte.

    Au menu de la nouvelle année 2018 : encore plus de radars, encore plus de feux rouges qui flashent, vous savez ceux qui passent tellement vite d’orange à rouge, qu’ils vous laissent le choix entre un cliché souvenir tarifé ou un violent coup frein assorti du coup du lapin.

     

    Riposte Laïque

     


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  • Marseille : elle cache la mort de sa mère pendant 23 ans pour percevoir sa retraite

    Une retraitée de 76 ans est soupçonnée par la police marseillaise d’avoir dissimulé le décès de sa propre mère pendant plus de deux décennies.

     

    Une retraitée marseillaise, âgée de 76 ans, soupçonnée d’avoir dissimulé la mort de sa mère pendant 23 ans pour toucher sa pension de retraite, a été entendue ces derniers jours par la police de Marseille, rapporte le journal La Provence.

    Selon le quotidien régional, la septuagénaire n’aurait jamais déclaré la mort de sa mère, survenue en… 1993 ! Elle aurait ainsi empoché tous les mois 613 euros versés par la Caisse d’assurance retraite et de la santé au travail (Carsat), l’organisme en charge du versement des retraites, soit un total de 162 000 euros jusqu’à la découverte de l’escroquerie en 2015.

    En voyage au Monténégro à 101 ans

    Les enquêteurs de la Carsat ont mis au jour cette incroyable arnaque lors d’un contrôle mené en 2015. Les enquêteurs se sont vite rendu compte que la situation était anormale lorsque la fille de la défunte leur a assuré lors de ce contrôle que sa mère, née en 1914, se trouvait en vacances au Monténégro, « son pays d’origine », pour justifier son absence du domicile familial. Un peu troublant pour une femme âgée de 101 ans…

    Dans un second temps, la fille de la défunte, voyant les ennuis se rapprocher, a produit un faux certificat de décès de sa mère, daté du 25 septembre 2015. Autant d’éléments qui ont conduit les agents de la Carsat à signaler ce dossier à la police.

    Lors de son audition, mardi dernier, cette femme aurait partiellement reconnu les faits devant les policiers de la brigade de lutte contre les fraudes de la sûreté départementale. Elle fait l’objet d’une citation en direct au tribunal correctionnel pour dissimulation de décès, faux et usage de faux.

    Le Parisien


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  • Val-d'Oise : 10 personnes mises en cause dans une escroquerie à la sécurité sociale estimée à 4,8 millions d'euros

    Dix personnes seront jugées en janvier prochain pour des faits d'escroqueries au préjudice de la CPAM du Val-d'Oise, d'abus de bien sociaux et de blanchiment d'escroqueries, révèle franceinfo mercredi 11 avril. Le montant du préjudice est estimé à 4,8 millions d'euros, selon un communiqué de la gendarmerie auquel franceinfo a eu accès.

     

    Du champagne, du cash et des biens immobiliers saisis

    À la suite d'un signalement de familles de patients, les gendarmes spécialisés du groupement du Val-d'Oise ont découvert "un système de surfacturations, de sur-prescriptions, d'ordonnances falsifiées et de cotations mensongères", indique le communiqué. Ce système a permis à un oncologue, à des infirmières et à des sociétés de matériel médical d'escroquer la sécurité sociale, précise la gendarmerie. Des professionnels de santé d’Île-de-France et du Nord sont impliqués.

    La principale mise en cause dans ce dossier, ainsi que son époux, ont bénéficié d'un système de rétrocommissions payées sur leurs comptes personnels. Grâce à cet argent, ils ont notamment effectué des travaux à leur domicile, sur le compte de leur société. Pour rétablir les comptes de la CPAM, le parquet de Pontoise a procédé à la saisie conservatoire d'1,2 million d'euros de biens immobiliers, de véhicules, d'espèces, et de champagne.

    Franceinfo


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    En janvier dernier, ils avaient protesté pour obtenir davantage de moyens pour leur sécurité. Trois mois après, la sanction est tombée... et elle est pécuniaire. Douze surveillants de la prison du Craquelin à Châteauroux dans l'Indre ont été visés par une retenue sur leur salaire de fin mars, rapporte vendredi France Bleu.

    70 à 100 euros en moins

    En janvier dernier, ces surveillants pénitentiaires avaient bloqué les entrées et les sorties de leur établissement dans le cadre d'un mouvement national de protestations. Sur leur fiche de paye de fin mars, ils ont pu constater qu'on leur avait retiré de 70 à 100 euros chacun. 

    Un blocage total qui n'est pas passé ?

    "On retire de l'argent sur des personnes qui ont crié haut et fort leur mécontentement, c'est inadmissible", a déploré Pascal Sabourault, délégué régional du syndicat FO Pénitentiaire, rappelant qu'en 1992, après un autre mouvement d'ampleur, aucune sanction n'avait été prise. Pour le délégué syndical, la direction veut intimider son personnel qui en janvier avait décidé un blocage total faute d'avoir trouvé un accord avec ses supérieurs. Selon lui, "aujourd'hui l'administration a trouvé un autre moyen de nous faire taire, pour pouvoir au moins avoir du pouvoir dans leurs établissements".

    311 surveillants concernés ?

    Pascal Sabourault prévoit désormais de déposer un recours gracieux auprès de l'administration pénitentiaire. En cas d'échec, le syndicat saisira le tribunal administratif de Limoges. Le personnel du Craquelin n'est pas le seul concerné selon FO : 311 surveillants de la région Centre-Est auraient été visés par la mesure. 

    Europe 1

    Pas sympa !

    Prisons : des surveillants sanctionnés après le mouvement de grève de janvier

     


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  • Loi anti-fraude : Gérald Darmanin en dit plus sur la future police fiscale

    © ERIC PIERMONT / AFP Loi anti-fraude : Gérald Darmanin

    Le ministre de l'Action et des Comptes publics a détaillé dimanche le projet de loi contre la fraude fiscale, dévoilé le 28 mars par le gouvernement.

    Lutter plus efficacement contre la fraude fiscale est l'objectif de Gérald Darmanin. Le ministre de l'Action et des Comptes publics entend "mieux détecter la fraude" et aussi "mieux la sanctionner". Pour cela, il souhaite doter l'administration de nouveaux outils qui ont plus ou moins été dévoilés le 28 mars dernier lors de la présentation du projet de loi antifraude par le gouvernement. L'un des outils que souhaite mettre en place le ministre est la fameuse police fiscale. Invité du Grand Jury sur RTL dimanche, Gérald Darmanin a détaillé quel serait le champ d'action de cette police.

    Ainsi, celle-ci pourra mener "des écoutes téléphoniques, qui seront désormais permises, des perquisitions, des filatures, des interceptions de données", a précisé le ministre. Tout cela, a-t-il ajouté, dans le but de "lutter contre les grands fraudeurs fiscaux". Et d'expliquer le recours à de telles méthodes : "Si l'on supprime des impôts comme on le fait sur l'ISF, il faut qu'on soit très forts, très durs, contre ceux qui ne paient pas leurs impôts".

    La technique du "name and shame"

    Cette police fiscale sera placée sous l'autorité directe de Gérald Darmanin, au ministère de l'Économie et des Finances de Bercy. Le ministre l'avait lui-même annoncé, jeudi soir, lors de son passage sur le plateau de BFM TV, en précisant que l'objectif de ce service serait de parvenir à "mieux caractériser les fraudes fiscales".

    Le projet de loi antifraude présenté par le gouvernement et porté par Gérald Darmanin vient s'adosser à celui, examiné actuellement par le Parlement, portant sur le "droit à l'erreur". Outre l'annonce de la création d'une police fiscale, le projet de loi contre les fraudes donnera la possibilité d'avoir recours à la technique du "name and shame", c'est-à-dire de rendre public le nom des fraudeurs. Une technique dissuasive qui tient à coeur au ministre de l'Action publique : "Les Français ne peuvent pas comprendre que l'on fraude le fisc, c'est inacceptable".

    Capital

    Et si on cherchait où sont passés les deux millions gagnés par macaron chez Rothschild ?


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  • Données personnelles: la Cnil met en demeure Direct Energie au sujet du compteur Linky

    Le consentement demandé aux clients pour la collecte de leurs données de consommation toutes les demi-heures via le compteur Linky n'est pas "libre, éclairé et spécifique", estime la Cnil.

    La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) a mis en demeure le fournisseur d'électricité Direct Energie de revoir ses demandes de consentement pour la collecte de données de consommation via le compteur électrique Linky, a-t-elle annoncé mardi 27 mars. Le consentement demandé aux clients pour la collecte de leurs données de consommation toutes les demi-heures n'est pas "libre, éclairé et spécifique", estime la Cnil, l'autorité chargée de protéger la vie privée dans les traitements informatiques.

    Direct Energie a trois mois pour se mettre en conformité et revoir sa procédure de demande de consentement, faute de quoi l'entreprise pourra encourir une sanction pécuniaire pouvant aller jusqu'à 3 millions d'euros. Plusieurs centaines de milliers de clients sont concernés par ces consentements obtenus de façon non régulière, d'où le caractère public donné à cette mise en demeure, a précisé la Cnil.

    Concrètement, la Cnil reproche à Direct Energie de demander simultanément à ses clients leur consentement sur deux points, la mise en service de Linky et la collecte des données de consommation horaires. Or la mise en service de Linky n'est pas en réalité du ressort de Direct Energie, mais du gestionnaire du réseau de distribution Enedis, souligne la Cnil.

    Le client "a donc l'impression, erronée, qu'il choisit d'activer le compteur, alors qu'il ne consent en réalité qu'à la collecte de ses données de consommation". De plus Direct Energie affirme que cette collecte doit permettre une facturation au plus juste, alors que la société ne propose pas en réalité d'offre basée sur la consommation horaire, relève l'autorité administrative.

    Les compteurs numériques connectés Linky, dont sept millions d'exemplaires ont déjà été installés, sont contestés dans environ 300 villes et communes, notamment à l'initiative d'écologistes qui dénoncent une possible violation des données personnelles. Environ 35 millions de compteurs Linky doivent à terme équiper les foyers français.

    Challenges

     

    La fronde contre le compteur Linky s'invite au Sénat  


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  • 60 euros d'amende pour avoir marché à contresens dans les couloirs du métro

    Plusieurs usagers ont été verbalisés mardi dernier alors qu'ils marchaient dans un couloir du métro parisien en sens interdit. Une pratique rare mais tout à fait normale, selon la régie des transports parisiens.

     

    C'est le genre d'amende qui reste en travers de la gorge. Plusieurs usagers du métro parisien se sont plaints, mardi 27 février, sur les réseaux sociaux de contraventions pour avoir emprunté les couloirs souterrains en sens interdit. Un premier internaute a posté une photographie, sur Twitter, d'un procès-verbal établi le matin même, à la station Concorde, déclenchant aussitôt les réactions d'autres personnes affirmant avoir été verbalisées le même jour.

    Les usagers ne contestent pas avoir emprunté les sens interdits. «Je me trouvais à la station Concorde, j'ai aperçu les contrôleurs de dos, ils vérifiaient les tickets des gens sortant du couloir d'en face. J'ai emprunté le sens interdit, dès qu'ils m'ont aperçue ils m'ont stoppé pour me contrôler, mon titre de transport était en règle mais ils m'ont tout de même mis une amende de 60 euros», explique Lucile, contactée par Le Figaro.fr. «À aucun instant je ne me suis inquiétée, je pensais que les sens interdits étaient surtout faits pour éviter que les gens se perdent dans les couloirs du métro», continue-t-elle. «Ma copine emprunte chaque jour le changement entre la ligne 12 et la 1 à Concorde pour aller à La Défense. C'est plus court de prendre le sens interdit et le matin, personne ne vient de La Défense donc globalement il n'y a pas de problème», confie Samuel, un autre plaignant, à France info. Et ils ne sont pas les seuls à être surpris par la contravention.

    Pas d'états d'âme du côté de la RATP.

    «Dans les stations et gares, certains couloirs ne sont utilisables que dans un seul sens afin de faciliter les flux et surtout d'éviter des incidents. Cela est matérialisé à l'entrée du couloir concerné par un panneau avec un sens interdit», indique l'entreprise. «Le règlement fait état de cette règle», poursuit-elle. En effet, selon la règle 12B du mode d'emploi de la RATP, «il est interdit à toute personne de circuler en empruntant dans le sens interdit les escaliers, couloirs, portes ou passages affectés à la circulation du public». Elle tempère néanmoins: «Les verbalisations pour utilisation d'un sens interdit sont peu nombreuses, et c'est pour la sécurité des voyageurs».

    Pas sûr que les plaignants se satisfassent de cette explication. «J'étais seule dans le couloir quand ils m'ont contrôlé», s'insurge Lucile. Dès mercredi soir elle a déposé une réclamation avec en copie le ministère des Transports. «C'est inadmissible, on paye 75 euros tous les mois pour un service qui n'est pas toujours fonctionnel, des couloirs et des rames qui sont insalubres... C'est totalement excessif», déplore-t-elle. «C'est tellement énervant qu'on va tout tenter, surtout quand on paie notre passe depuis dix ans et qu'on subit tout ce qu'on subit tous les jours avec la RATP», déclare Sébastien à France info.

    Le Figaro


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  • Jeux olympiques : Tony Estanguet, président de Paris-2024, va percevoir 270 000 euros brut par an

    Tony Estanguet connaît désormais son salaire. Le président du Comité d'organisation des Jeux olympiques (Cojo) de Paris-2024 percevra une rémunération annuelle de 270 000 euros bruts jusqu'en 2020, a annoncé vendredi 2 mars le Cojo au terme de son premier conseil d'administration.

     

    Le directeur général, Etienne Thobois, percevra, lui, 260 000 euros brut. Ces salaires pourront évoluer après 2020 dans une limite de 20%, en fonction de certains critères de performance. Ils ont été validés par le conseil d'administration qui a suivi en ce sens les recommandations du comité des rémunérations présidé par l'ancien patron de La Poste, Jean-Paul Bailly.

     

    Un contrôle de la Cour des comptes

    La question des rémunérations des principaux dirigeants du Cojo était devenue sensible dès l'attribution des Jeux olympiques à Paris par le CIO, en septembre dernier, au Pérou. LeCanard enchaîné avait évoqué un salaire de 450 000 euros annuels pour Estanguet, immédiatement démenti par le triple champion olympique.

    Un amendement avait été déposé puis retiré, lors de l'examen de la loi olympique, pour plafonner les rémunérations des patrons du Cojo à 268 000 euros bruts. Un autre amendement, adopté celui-là, institue un contrôle annuel des comptes du Comité par la Cour des comptes.

    Franceinfo

    Cela fait  22 500 € par mois !!!


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  • Les caisses automatiques des supermarchés incitent-elles au vol?

    De nouvelles façons de voler ont fait leur apparition depuis l'instauration de caisses automatiques.

    En anglais, on appelle ça le «banana trick»: le tour de la banane. Au rayon fruits et légumes, ça consiste tout simplement à apposer sur un produit coûteux l'étiquette d'un produit plus bas de gamme: en gros, payer ses girolles au prix de Granny Smith, ou plus humblement, son kilo de tomates grappes contre celui de rondes d'Espagne.

    Les plus audacieux décollent carrément les étiquettes avec les codes-barres à scanner d'un produit pour les recoller sur un autre, histoire par exemple de troquer le prix du caviar avec celui du surimi –jolie économie. Plus radical encore, le tour de passe-passe qui consiste à ne pas scanner du tout un article.

    Ce type de vols est assez répandu, et d'autant plus depuis que les supermarchés se sont mis à installer des caisses automatiques, sur lesquelles le client scanne lui-même tous ses articles avant de régler la facture.

    Voucher Codes Pro, une compagnie britannique offrant des coupons de réduction pour les achats en ligne, a lancé un sondage auprès de 2.634 clients: près de 20% affirmaient avoir déjà fraudé aux caisses automatiques au moins une fois.

    En 2015, une étude conduite par le département de criminologie de l'université de Leicester, en Angleterre, sur l'utilisation de scanners manuels relevait que sur six millions d'articles inspectés pour une valeur totale de 21 millions de dollars, près de 850.000 dollars passaient à la trappe à cause d'articles non passés au scan, ce qui représente une perte de 3,97%. Ce taux est largement supérieur à ceux enregistrés pour les autres vols, qui oscillent entre 1,21% et 1,47% dans les commerces britanniques.

    Pour les auteurs, cela semblait impliquer que la plupart des gens volant des marchandises en s'abstenant de les scanner à la caisse ne les auraient pas volées autrement.

    «Plutôt que d'entrer dans un magasin en ayant l'intention de prendre quelque chose, un client pourrait soudainement, à la fin de ses courses, décider qu'une réduction est de mise», résume The Atlantic.

    Les supermarchés responsables?

    À ce titre, les chercheurs avancent que les commerçants utilisant ce système de scan et paiement autonome, principalement les supermarchés, pourraient bien être tenus finalement non pour victimes, mais pour responsables de ces dérives. Trop zélés dans leur entreprise de réduction des coûts de la main-d'œuvre, ils ont ainsi créé un «environnement générateur de criminalité», favorisant «le profit avant la responsabilité sociale en “permettant” aux voleurs de se servir eux-mêmes sans mettre de contrôles suffisants en place».

    Des supermarchés comme Albertsons, Big Y Supermarket, Pavilions et Vons ont fini par supprimer ces caisses automatiques de leurs enseignes, relève The Atlantic. D'autres continuent de les y installer.

    «À travers le monde, on estime que les caisses automatiques atteindront le nombre de 325.000 d'ici à l'année prochaine, alors qu'elles étaient 191.000 en 2013. Dans quelques endroits, cependant, la probabilité d'être puni pour des vols insignifiants diminue. Même si un gérant voulait porter plainte, de nombreux services de police n'ont pas les moyens d'être dérangés pour du vol de supermarché, écrit le magazine. En 2012, par exemple, le département de police de Dallas a adopté une nouvelle politique: les policiers ne répondraient plus systématiquement aux appels concernant des vols de moins de 50$. En 2015, le seuil a encore été relevé à 100$.»

    Le fait d'être confronté à une machine plutôt qu'à une personne au moment de payer peut également apparaître décomplexant pour les kleptomanes improvisés. Barbara Staib, la directrice de la communication de la National Association for Shoplifting Prevention, déclarait ainsi que les machines «donnent la fausse impression d'un anonymat», alors que la plupart des clients «vous couraient après pour vous rendre le billet de 20$ que vous avez laissé tomber, parce que vous êtes une personne et que ces 20$ vous manqueront».

    À cela s'ajoutent les scrupules au vernis rationnel de ceux qui estiment que se retrouvant à faire le travail d'un caissier, il est légitime de s'accorder une ristourne à la louche pour l'effort fourni.

    En tous les cas, la transition avec l'automatisation a du mal à se faire, et cherche encore ses marques, aussi bien morales et légales qu'organisationnelles. Pendant ce temps, de petits malins font des tours de passe-passe.

    Slate

    Ils veulent économiser sur les frais de personnel, c'est bien fzit qu'il y ait des profiteurs  !

    Ces grandes surfaces augmentent le chômage !

    Ras le bol de remplacer les humains par des machines !


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