• Jean Ziegler : «Les oligarchies financières détiennent le pouvoir, pas le ministre de l’Ecologie»

    Pour le sociologue et altermondialiste suisse, la démission de Nicolas Hulot illustre la faiblesse des institutions démocratiques face au capitalisme financier globalisé. Une absence de contre-pouvoir qui entraîne mépris du bien commun et destruction progressive de la planète et de la biodiversité.

    De l’air irrespirable, une eau polluée, une nourriture empoisonnée… La Terre est en sursis, les hommes tombent malades, et pourtant un ministre de l’Ecologie démissionne du gouvernement français parce qu’il se sent impuissant face aux lobbys. Jean Ziegler, homme politique, altermondialiste et sociologue ne dénonce pas ces derniers qu’il appelle des «larbins» mais tout le système capitaliste, responsable selon lui de la destruction de la planète.

    Vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations unies depuis 2009 et ancien rapporteur spécial auprès de l’ONU sur la question du droit à l’alimentation dans le monde, il vient de publier le Capitalisme expliqué à ma petite fille, (éditions du Seuil, 2018).

     

    Que révèle la démission de Nicolas Hulot sur l’écologie et la politique ?

    Dans son interview à France Inter, Nicolas Hulot a prononcé une phrase-clé : «C’est un problème de démocratie : qui a le pouvoir ?» Qui, en effet, a le pouvoir dans nos démocraties ? La réponse est claire : le capital financier globalisé. Ce n’est donc pas un gouvernement qui détient le pouvoir en la matière, et encore moins un ministre de l’Ecologie, aussi courageux soit-il.

    Nos démocraties ne peuvent-elles donc rien faire contre le pouvoir de la finance ?

    En France, et en Europe occidentale en général, il y a un formidable mouvement pour la protection de l’environnement et des solidarités importantes dans une société civile puissante, une bonne recherche scientifique, une théorie et une pratique de l’écologie. Ce mouvement est impressionnant, mais à l’heure actuelle il rencontre un adversaire plus puissant que lui : les maîtres du capital financier globalisé. Ce sont ces oligarchies qui gouvernent la planète. La démocratie française, comme toutes les autres, est une démocratie simulative. Elle fonctionne institutionnellement, mais elle n’a pas le pouvoir réel sur les choses essentielles, et notamment sur l’économie…

    Qui œuvre en coulisse ? Les lobbyistes des puissances financières ?

    Les lobbyistes ce sont des exécutants, des larbins. Les décisions sont prises par les oligarchies, c’est-à-dire des grandes banques ou des présidents de sociétés multinationales qui envoient ensuite des employés, des lobbyistes, pour imposer leurs points de vue et empêcher l’adoption de lois non conformes à leurs intérêts. Il y a à Bruxelles plus de 1 500 bureaux de lobbyistes.

    Selon vous, ces oligarques qui dominent l’économie mondiale ont un «même aveuglement pour la planète et le sort des hommes qui y vivent».

    Oui et ils sont les véritables maîtres de la planète. Ils ont créé un ordre cannibale du monde : avec d’énormes richesses pour quelques-uns et la misère pour la multitude. Je prends un exemple : selon la FAO, toutes les cinq secondes, un enfant en dessous de 10 ans meurt de faim alors que l’agriculture mondiale pourrait nourrir normalement 12 milliards d’êtres humains, soit pratiquement le double de l’humanité. Selon la Banque mondiale, les 500 sociétés transcontinentales privées les plus puissantes, tous secteurs confondus, ont contrôlé l’année dernière 52,8% du produit mondial brut, c’est-à-dire de toutes les richesses produites en une année sur la planète.

    Dans votre livre Le capitalisme expliqué à ma petite fille vous écrivez que les dirigeants de ces grandes sociétés détiennent un pouvoir comme «aucun empereur, aucun pape, aucun roi n’en a jamais disposé dans l’histoire des peuples». Ces sociétés ne sont donc contrôlées par personne ?

    Personne. Elles échappent à tout contrôle parlementaire, étatique, onusien, syndical… Prenons l’exemple du glyphosate, le pesticide le plus utilisé en Europe, dont les rapports médicaux disent qu’il est cancérigène. L’Union européenne a prolongé son utilisation parce que les trusts agrochimiques étaient plus puissants que les Etats. Alors que c’est un produit dangereux, la France a déversé l’an dernier plus de 10 000 tonnes de pesticides sur ses terres arables, poisons qui se retrouvent nécessairement dans l’alimentation que nous consommons. Certes, le capitalisme au stade actuel est le mode de production le plus inventif, le plus dynamique, que l’humanité ait connu. Mais les oligarchies ont une seule stratégie : la maximalisation du profit dans le temps le plus court et souvent à n’importe quel prix humain. Cela aboutit à l’affaiblissement des institutions démocratiques, à un mépris absolu du bien commun, à la destruction progressive de la planète, de la biodiversité, des forêts tropicales, des abeilles, avec l’empoisonnement des sols, de l’eau et des mers. Dès maintenant, selon l’ONU, près de 2 milliards d’êtres humains n’ont pas d’accès régulier à une eau potable non nocive.

    Nous participons nous aussi à la destruction de la planète en consommant au-delà de nos besoins…

    Cette société de consommation qu’on nous a imposée fait effectivement de nous des complices, comme lorsqu’on achète des vêtements fabriqués dans des conditions inhumaines au Bangladesh. Mais cette évidence se fait de plus en plus jour. Emmanuel Kant a dit «l’inhumanité infligée à un autre détruit l’humanité en moi». Cette conscience de l’identité avec l’autre est recouverte par l’obscurantisme néolibéral qui dit que seul le marché fait l’histoire et qu’il obéit à des «lois naturelles». C’est un pur mensonge qui anesthésie nos consciences.

    Il n’y a donc aucun espoir ?

    Si, nous portons en nous le désir indéracinable d’un monde plus juste, d’une terre préservée, du bonheur pour tous. Il ne s’agit pas d’une utopie romantique, mais d’une force historique. Cette utopie augmente rapidement. Il y a trente ans on disait que la faim était une fatalité. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Tout le monde sait que la faim est due à l’action de l’homme et peut être éliminée demain. La grande question est : à quel moment, à quelles conditions matérielles cette utopie devient réalité sociale. C’est le problème de ce que Sartre appelle l’«incarnation». Cela s’est produit à la Révolution française. La féodalité, la monarchie, étaient destinées à l’éternité. Le 14 juillet 1789, des artisans et des ouvriers ont pourtant abattu la Bastille.

    Réformer le capitalisme financier globalisé est-il une solution pour sauver la planète ?

    On ne peut pas humaniser, améliorer, réformer un tel système. Il faut l’abattre. Aucun des systèmes d’oppression précédent, comme l’esclavage, le colonialisme, la féodalité, n’a pu être réformé. L’oppression ne se réforme pas.

    Mais comment mettre fin à un capitalisme si puissant ?

    J’ai le même espoir que le poète Pablo Neruda : «Ils pourront couper toutes les fleurs mais jamais ils ne seront les maîtres du printemps». La conscience qui revendique l’égalité et la justice, l’intérêt commun comme boussole de toute activité politique augmente. L’espoir et l’action aujourd’hui sont portés par la société civile, faite d’une myriade de mouvements sociaux sur les cinq continents. Che Guevara écrit : «Les murs les plus puissants tombent par leurs fissures». Et des fissures apparaissent ! Nous ne pouvons pas anticiper le monde nouveau à construire. C’est la liberté libérée dans l’homme qui le créera.

    Libération

     J'ai lu cet article intégralement.C'est long, mais fort  intéressant !


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  • DERNIÈRES AUGMENTATIONS :

     - CONTRÔLE TECHNIQUE + 23%

     - TIMBRES + 10%

     - MUTUELLE + 5%

     - ABONNEMENT VELIB' + 30%

     - PV PARKING + 130 %

     - CSG. + 2,1%

     - CARBURANT. + 12%

     - ASSURANCES. + 5%

     - ABONNEMENT BUS. + 3%

     - FRAIS BANCAIRE. + 13%

     - GAZ. + 7%

     - TABAC. + 7%

     - ETC...etc etc.......

     

    ALORS QU'ON AURAIT PU COMMENCER PAR :

     - Supprimer le paiement des frais d'obsèques aux députés, leur femme ou enfants.- Supprimer l'aide médicale d'état coûtant 3 milliard par an pour les réfugiés. (AME) + ATA + CMU + RSI etc. etc.

    – Diminuer drastiquement les effectifs du Sénat. Réduire le nombre de ministres et secrétaires d'état.

     - Réduire de plus de la moitié les députés (200 suffiraient) ainsi que les élus des collectivités territoriales et les conseillers régionaux.

     - Installer un pointage à l'assemblée nationale afin que chaque député ne soit payé qu'en fonction de sa présence.(pas de son travail - faut  pas rêver)

     - Interdire réellement le cumul des mandats et le cumul des retraites.       

     

     Retraite limitée à 10000 EUR : ne tenir-compte que du seul dernier échelon franchi, comme pour les autres français ! 

     - Pour les non-réélus, (y compris les anciens présidents) supprimer protections policières, chauffeurs et autres avantages. Et avant de "quitter le navire"      interdire la distribution de postes tous azimuts aux copains pour les planquer gratuitement.   

    - Réduire le nombre de parlementaires européens, et la masse de fonctionnaires aux responsabilités fantômes avérées et autres "conseillers" qui n'en  ont que le nom sans rien faire !!!!.        

     - Suppression de la CMU à certaines catégories 

     - Stopper le versement des retraites à l'étranger sans vérifier que les personnes soient toujours vivantes (!). On exige bien un certificat de vie pour les français, il doit en être de même pour les étrangers : obligation de se présenter dans les consulats et signer un registre d’attestation (Problème dénoncé à maintes reprises par la cour des comptes). Le Maghreb étant le plus grand bénéficiaire.

     - Suppression des retraites versées aux étrangers arrivant en France à 65 ans sans jamais n’avoir cotisé un centime ! (1157 EUR) alors que certains de nos retraités touchent 300 à 400 EUR... Une ignominie, quand des français de souche se tuent parce qu'ils n'arrivent plus à payer leurs factures après avoir cotisé pour la plupart 44 ans.

     - Réduction drastique du train de vie de toutes les "soit disant élites". Leurs vies dans nos palais nous coûtent une fortune et les rendent rapidement déconnectés du réel : trains de vie insensés avec cuisine 4 étoiles, bouquets de fleurs de concours, décorations intérieures revisitées selon leurs caprices, etc, etc, etc...(la simplicité est très bien vécue chez nos voisins)

     Toutes ces économies donneraient un sérieux coup de pouce au désendettement de la France qui vit actuellement sur un volcan et rendraient nos élus solidaires des efforts qu'ils imposent aux autres.

     BRESANCON : 1 piscine pour enfants gâtés pour quelques jours par an ????  

    Moi je fais suivre, car j'approuve sans la moindre réserve !


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  • Pays (ou territoires) les plus riches du monde: le Qatar bientôt détrôné

     Réputé pour ses casinos et sa réplique de la Tour Eiffel, Macao devrait enregistrer le PIB par habitant le plus élevé du monde en 2020

     

    Selon les prévisions du FMI, le PIB par habitant de Macao, territoire chinois autonome, dépassera celui du Qatar d'ici deux ans.

    Avec un PIB par habitant de 128.702 dollars, le Qatar s’impose aujourd’hui comme le pays le plus riche du monde. Mais l’émirat du Moyen-Orient, confronté à un ralentissement de sa croissance, pourrait prochainement perdre sa place au profit de la région autonome chinoise Macao, territoire le plus densément peuplé de la planète.

    Et pour cause, selon les prévisions du Fonds monétaire international reprises par Bloomberg, l’île réputée pour sa concentration de casinos -le seul endroit où ils sont autorisés en Chine- a vu son PIB par habitant plus que tripler depuis 2001 et ce dernier devrait atteindre 143.120 dollars (125.400 euros) en 2020, contre 139.150 dollars (122.000 euros) pour le Qatar. Cet écart risque même de se creuser davantage après 2020. En 2023, le FMI table sur un PIB par habitant de 151.300 euros pour Macao, loin devant le Qatar à 138.540 dollars.

     

    Trois pays européens dans le Top 10

    Dans le Top 10 des lieux les plus riches du monde en 2020 devraient également figurer trois pays européens, à savoir le Luxembourg (3ème, 103.520 euros), l’Irlande (6ème, 87.870 euros) et la Norvège (7ème, 71.733 euros). Singapour se classe à la quatrième place avec un PIB par habitant estimé à 92.700 euros en 2020, devant Brunei Darussalam (5ème, 82.685 euros), les Émirats Arabes Unis (8ème, 62.744 euros) le Koweït (9ème, 62.147 euros) et Hong Kong (10ème, 61.640 euros).

    Les grandes puissances mondiales resteront loin derrière. Les États-Unis ne pointeront qu’à la 12ème place (58.386 euros), devant l’Allemagne (17ème, 52.500 euros), la France (28ème, 42.700 euros) ou encore le Royaume-Uni (29ème, 42.417 euros).

    BFM.TV


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  • Pas idiot le singe !


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  • 80 km/h : le nombre de PV en forte augmentation

    Les opposants aux 80 km/h ont la victoire amère : l'augmentation redoutée du nombre de PV se vérifie. Reste à voir si elle n'est que passagère, le temps pour les automobilistes de prendre le pli.

    Selon les informations rapportées par le site zoomdici.fr — reprises par radars-auto.com et par auto-moto.com —, la Préfecture de la Haute-Loire serait la première à diffuser un bilan des infractions dressées pour excès de vitesse depuis l'entrée en vigueur au 1er juillet de la règle des 80 km/h sur les routes du réseau secondaire. Résultat, les radars de la Haute-Loire ont illuminé de leur lumière presque trois fois plus de plaques d'immatriculations depuis l'abaissement de la limitation de vitesse.

    Dans le détail, on relève que l'activité des radars a d'abord augmenté de 2,2 fois durant la première semaine de contrôle à 80 km/h ; puis de 2,8 fois entre le 16 et le 22 juillet.

    Ces proportions seraient peu ou prou les mêmes dans le Var, aux dires du Préfet interrogé par Ouest France.

     

    Plus de PV en Haute-Loire et dans le Var

    Grande est la tentation pour les détracteurs du décret de prendre cette première tendance comme l'indice définitif des choses à venir. Certains se sont rués sur la calculette pour conclure que, à ce rythme-là, le surcroît de verbalisations pourrait rapporter quelque 400 millions d'euros à l'État, en plus des 2 milliards de recettes engrangés l'an dernier (en hausse de 9 % par rapport à 2016).

    On notera par ailleurs que les déclenchements sont plus nombreux en cette période estivale, lorsque davantage de Français prennent leur voiture.

     

    La réaction à chaud de Pierre Chasseray ne s'est pas faite attendre. Sur Twitter, le Délégué général de l'Association 40 Millions d'Automobilistes (qui compte parmi les adversaires les plus farouches de la limitation de vitesse) ironise en taguant le nom du jeu télévisé "Qui Veut gagner des Millions", après les mots de jackpot et tirelire. Et le militant de rappeler que l'association avait mis au défi le Premier ministre Édouard Philippe d'oser prétendre que les 80 km/h ne serviraient pas à remplir les caisses de l'État. Éternel débat sur l'affectation des recettes des radars.

    Challenges


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  • Leboncoin, Blablacar… les revenus des particuliers bientôt imposés ?

     

    Un projet de loi pour lutter contre la fraude fiscale sera examiné mardi par la commission des finances. S'il est adopté, le texte pourrait taxer les gains obtenus par les particuliers sur le site collaboratif Leboncoin. 

    On les appelle les plateformes collaboratives. Le principe est simple : proposer à des particuliers de payer pour acheter un objet ou bénéficier d'une prestation. Parmi les plateformes les plus connues en France, on trouve Leboncoin, sorte de brocante géante sur Internet, ou encore Blablacar, qui propose des covoiturages. Les revenus engrangés par les particuliers sur ces sites n'étaient pas soumis à l'impôt jusque ici, en tout cas jusqu'à un certain seuil.

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    Mais cela pourrait changer. Un projet de loi visant à lutter contre la fraude fiscale sera examiné mardi par la commission des finances à l'Assemblée comme l'explique le JDD. Les particuliers pourraient donc être taxés, ce qui risque de diminuer l'attrait de ce genre de plateformes. Les revenus moyens liés à la vente d'objets d'occasion sur Leboncoin sont évalués à environ 400 euros par an. Après avoir été examiné par la commission des finances, le texte devrait être soumis au vote des parlementaires cet automne.

    Capital


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  • Rémunération: à l’Elysée, Emmanuel Macron est loin d'être le mieux payé

    Les conseillers de l’Elysée gagnent entre 6.000 et 15.000 euros net par mois. Contrairement à ce qui se pratiquait sous François Hollande, le collaborateur le mieux payé touche plus que le président de la République.

     

    Si étonnant que cela puisse paraître, Emmanuel Macron n’est pas la personne la mieux payée au palais de l’Elysée! Avec un salaire de 13.884 euros net par mois, le chef de l’Etat gagne moins que son conseiller le mieux rémunéré qui perçoit quelque 15.000 euros net par mois. Le plus haut placé dans l’organigramme est le secrétaire général de l’Elysée, Alexis Kohler. Au bas de l’échelle, le conseiller du président qui touche la plus faible rémunération perçoit, lui, quelque 6.000 euros net par mois. Ces informations figurent dans les réponses adressées par la présidence de la République au député UDI d’Eure-et-Loir, Philippe Vigier, chargé de contrôler les dépenses des pouvoirs publics.

    En acceptant que ses collaborateurs puissent toucher plus que lui, Emmanuel Macron a mis fin à une règle édictée par son prédécesseur. En 2012, après avoir diminué de 30% son salaire, François Hollande avait en effet décidé qu’aucun des membres de son cabinet ne pourrait gagner davantage. Le traitement du président de la République était passé de 19.721 euros net sous Sarkozy à 13.764 euros net sous Hollande et le plafond de la rémunération des conseillers de l’Elysée avait été fixé à 13.000 euros net. L’année suivante, le geste avait été salué par la Cour des comptes qui relevait "une forte incidence sur les rémunérations nette les plus élevées" de la présidence de la République.

    80 conseillers ministériels gagnent plus que leur ministre

    Les salaires des conseillers d’Emmanuel Macron n’atteignent toutefois pas les sommets atteints sous Nicolas Sarkozy. A l’époque, le conseiller de l’Elysée le mieux payé émargeait à quelque 20.415 euros net par mois. Les rémunérations du conseiller spécial Henri Guaino, du conseiller Justice Patrick Ouart ou de la conseillère politique Catherine Pégard dépassaient allègrement le traitement du président de la République. Au total, vingt-huit collaborateurs de Nicolas Sarkozy percevaient plus de 10.000 euros net par mois, contre vingt conseillers de François Hollande qui touchaient entre 9.997 et 12.998 euros net mensuels.

    Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la réduction drastique du nombre de conseillers ministériels – pas plus de dix par ministre - s’est aussi accompagnée d’une hausse sensible des salaires. "Les effectifs ont fondu dans les cabinets ministériels, observe René Dosière, ancien député PS de l’Aisne, mais les rémunérations ont explosé." Le salaire moyen d’un conseiller ministériel a ainsi grimpé de 7.624 euros par mois sous Hollande à 9.186 euros brut par mois sous Macron. Soit une hausse de 20% ! Les ministères de la Santé, de la Justice ou des Finances sont les plus généreux et pas moins de 80 conseillers ministériels gagnent plus que leur ministre, selon les calculs de René Dosière. 

    Contacté, l’Elysée n’a pas souhaité donner d’informations sur les rémunérations des conseillers du président de la République.

     

    Les autres petits secrets de la machine Elysée

    La masse salariale, premier poste budgétaire

    Quelque 802 personnes travaillent à l’Elysée ! L’effectif compte notamment 42 membres du cabinet, 61 personnes pour les secrétariats du cabinet, 78 personnes pour l’intendance, 27 membres de l’Etat-major particulier, 8 chargés de mission, 17 personnes au pôle "presse et communication", 71 personnes à la correspondance présidentielle et 27 membres du groupe de sécurité de la présidence. Au sein du cabinet d’Emmanuel Macron, ce sont les personnels venus des ministères des Finances et des Affaires étrangères qui sont les mieux représentés (7 personnes chacun), suivi de ceux du ministère de l’Intérieur (5 personnes). La masse salariale s’élève à 65 millions d’euros et représente la première dépense de la présidence, loin devant les déplacements présidentiels (17,6 millions d’euros).

    68 voitures officielles

    L’Elysée dispose d’un parc automobile de 68 véhicules. Deux sont affectés au président de la République, quatre à ses conseillers et 62 au reste du personnel. Sur ce total, il y a quinze véhicules électriques: treize Renault Zoe, une camionnette et une voiture tout terrain utilisé par les services de sécurité de la résidence de la Lanterne à Versailles. Six motos ou scooters et deux vélos électriques sont également à disposition. En 2017, la présidence Hollande avait prévu d’acheter un camion pour transporter la voiture blindée pour un montant de 158.000 euros, ainsi qu’un minibus à 38.000 euros. Les cessions de véhicules en 2016 et 2017 ont rapporté quelque 24.000 euros.

    La crèche

    Depuis 1985, la présidence de la République dispose de sa propre crèche. En 2016, elle accueillait en moyenne trente enfants âgés de 3,5 mois à 3 ans chaque jour. Son coût de fonctionnement s’élève à 466.000 euros, dont 12% sont couverts par les contributions des parents. Le tarif quotidien varie entre 11,3 et 19,5 euros. Les enfants sont encadrés par huit personnes venues de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris, dont une cadre puéricultrice, six auxiliaires de puériculture et un cuisinier. Le taux d’occupation de la crèche était de 64% en 2016.

    Les petites recettes financières de l’Elysée

    La présidence de la République dispose de recettes propres à hauteur de 1,2 million d’euros prévus en 2018. Le restaurant de la présidence et le remboursement des plateaux repas rapporte 640.000 euros. Les loyers des personnels logés représentent 170.000 euros, les remboursements des participants aux voyages officiels ou les ventes de véhicules engrangent 390.000 euros de recettes.

    La priorité à la productivité

    Comme dans une entreprise, les services de la présidence de la République sont soumis à d’impitoyables critères de productivité. Le commandement militaire est jugé en fonction du coût des véhicules par km. L’intendance est évaluée au nombre de repas par jour, au coût moyen du bouquet de fleurs ou au taux de couverts annulés par les conseillers à la dernière minute. Le service de la correspondance présidentielle est jaugé au regard du nombre de courrier envoyés par rédacteur et le service des ressources humaines est tenu au "respect des dates de paiement des salaires et des indemnités".

    La chasse au gaspi' sous Hollande

    Les dépenses de l’Elysée ont été rabotées sous François Hollande, ce qui a permis d’économiser 29 millions d’euros depuis 2012. Le nombre de conseillers a été revu à la baisse, les commandes de sondage ont été supprimées et le nombre de voitures a diminué de 83 à 68 véhicules. Pour réduire le déficit, François Hollande avait même revendu en 2013 une partie de la cave de l’Elysée!

    Challenges

    Question pognon, Hollande agissait mieux que macaron question dépenses !

    Si macaron paie plus d'autres personnes, c'est peut-être pour les tenir à sa botte !


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  • Un rapport accablant dénonce l'état des routes de France

    Nous avons pu consulter un audit externe, réalisé à la demande du ministère des Transports, qui stigmatise la dégradation du réseau routier géré par l'Etat. Pour régler le problème, il va falloir mettre la main à la poche. 

    Dans un tweet du 10 juillet, la ministre des Transports, Élisabeth Borne, publie des photos du chantier du viaduc de Gennevilliers (Hauts-de-Seine), sur l'A15. Le pont s'était affaissé le 15 mai, causant la fermeture de l'autoroute, qui n'est encore que partiellement rouverte. "Ces dégâts sur l'A15 sont emblématiques de la situation dont souffre notre réseau routier du quotidien, qu'on a laissé depuis des décennies se dégrader faute d'entretien suffisant", écrit la ministre. Elle s'appuie alors sur l'audit commandé par la Direction des infrastructures de transport du ministère à NiBuxs et IMDM, des bureaux d'études suisses. 

    Consacré à "l'état du réseau routier national non concédé" - les 12.000 km d'autoroutes et de routes nationales gérées par l'État où circule 18,5 % du trafic français - il se penche aussi sur "la politique d'entretien de ce réseau".

    17% du réseau présente un état de dégradation plus ou moins important

    Les conclusions de cette étude conduite entre octobre 2017 et février 2018, discrètement mise en ligne sur le site du ministère il y a quelques jours, sont accablantes. En effet, 17% du réseau présente aujourd'hui une état de dégradation plus ou moins important, et 7% des autres infrastructures (ponts, tunnels) nécessitent des travaux de rénovation.

    Les auteurs de l'audit constatent "un sous-investissement chronique en matière d'entretien routier". L'étude teste cinq scénarios budgétaires, sur vingt ans, dont l'un correspond au cadre défini pour 2018-2023, à savoir 800 millions d'euros par an : "Seul le scénario prévoyant une hausse substantielle des ressources financières permet de garantir la pérennité des niveaux de service." En clair, pour que les routes restent praticables, l'Etat va devoir payer environ un milliard d'euros par an, jusqu'en 2037. 

    le JDD.fr

    Le mauvais état des routes provoque certainement plus d'accidents que le 90km/h ! Ce dernier ayant été baissé à 80km/h juste pour nous piquer notre pognon mais hélas pas pour entretenir les routes !


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  • Nîmes: Le clan écoulait des faux billets dans toute l’Europe

    FAUX MONNAYEURS - Sept personnes comparaissent devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Ces Nîmois sont accusés d’avoir écoulé dans toute l’Europe de faux billets imprimés à Naples…

    Sept habitants Nîmes, cinq hommes et deux femmes, possédant une base arrière à Alès, dans le Gard, écoulaient des faux billets dans toute l’Europe. « Très bien imités » selon les enquêteurs, les faux billets étaient imprimés à Naples.

    Le clan serbe se chargeait ensuite de les mettre en circulation un peu partout en Europe, dans le Nord de la France, mais également en Allemagne ou au Benelux, ou encore sur l’arc méditerranéen.

    Le trafic aurait duré deux ans selon les enquêteurs qui ont appréhendé les auteurs présumés de ce trafic après un conflit entre deux des hommes du clan. Leur procès s’ouvre ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Le verdict est attendu pour vendredi.

    20 Minutes


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  • Depuis le début du mois de juillet, de nouvelles règles de calculs, moins avantageuses, s'appliquent pour les travailleurs invalides, ou victimes d'un accident ou d'une maladie professionnelle, demandant la prime d'activité. Avec, à la clé, un perte moyenne de 158 euros mensuels.

    Pour Sandrine, la perte nette est de 200 euros par mois. Pareil pour Élodie. Là où Nadine voit fondre ses revenus de 170 euros et Lami, de 235 euros. Leurs points communs : ils sont tous les quatre bénéficiaires d’une pension d’invalidité, et, ne perçoivent plus, depuis le 1er juillet, la prime d’activité versée aux travailleurs modestes (disposant de revenus inférieurs à 1 500 euros pour une personne seule sans enfants). La mesure n’est pas nouvelle : elle avait été annoncée par le gouvernement fin 2017, lors du vote du budget 2018 par l’Assemblée nationale. Initialement prévue pour le 1er janvier, elle a finalement été reportée à l’été. Et le couperet vient de tomber.

    Depuis 2016, la pension d'invalidité, qui compense la perte de salaire des personnes dont la capacité de travail est réduite d’au moins deux tiers à la suite d’un accident ou d’une maladie d’origine non professionnelle, ou la rente accident du travail-maladie professionnelle (ou rente AT-MP) étaient considérées comme un revenu d’activité dans le calcul de la prime d’activité. Mais pour Agnès Buzyn, la ministre de la Santé et des Solidarités qui s’exprimait, en novembre 2017, devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale, cette dérogation, mise en place par la loi travail, «n’est pas cohérente avec l’esprit de la prime d’activité qui a pour objectif et seul objectif d’inciter les bénéficiaires à augmenter les revenus tirés de leur activité». D’où la décision du gouvernement de changer les règles du jeu, et de considérer à nouveau ces sommes comme des allocations venant en déduction de la prime d’activité. Résultat: le calcul est nettement moins avantageux pour les bénéficiaires. Avec à la clé, une perte moyenne de 158 euros mensuels pour 6 600 bénéficiaires.

    «Les plus modestes sont frappés !»

    Autre argument mis en avant par Bercy, cette dérogation, «n’a pas été utilisée par un grand nombre de bénéficiaires». Seules 6 600 personnes, alors que le nombre de pensionnés d’invalidité exerçant une activité professionnelle est de 230 000, sans compter les «quelques milliers de bénéficiaires d’une rente AT-MP», pointe l’Association des paralysés de France (APF). Dans le lot, tous ne sont, certes, pas éligibles à la prime d’activité, mais nul doute que certains pourraient faire valoir leurs droits. D’où le cri de colère de l’association : «Nous attendons donc du gouvernement qu’il apporte des solutions contre le non-recours aux aides sociales au lieu de supprimer celles qui ne seraient pas assez sollicitées.»

    Il y a huit mois, une pétition a été lancée et signée par plusieurs associations, notamment par l'APF, mais aussi par Emmaüs, l’AFM-Téléthon, l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et ou handicapés psychiques (Unafam) ou encore l’Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales et de leurs amis (Unapei). Forte de 46 000 signatures, elle exige la «suppression des mesures qui mettent en grande difficulté des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante !» Dont la mesure qui touche les bénéficiaires de pensions d’invalidité et de rente AT-MP. «Une fois de plus, les plus modestes sont frappés», s’agace, en parallèle, l’APF qui dénonce une «mesure inacceptable, […] pénalis[ant] de nombreuses personnes en situation de handicap aux revenus modestes et en fait même passer certaines sous le seuil de pauvreté !»

    «Stagnation des ressources»

    C’est le cas de Sandrine, dont le témoignage est mis en avant par l’APF : «Travaillant 20 heures par semaine, étant divorcée, vivant seule avec deux enfants à charge, cette perte [200 euros, ndlr] est énorme sur mon foyer !» Ou encore de Nadine, qui a perdu 170 euros : «J’arrivais à régler mes factures, je ne faisais pas de folies. Aujourd’hui, je n’ai plus que 950 euros par mois, ça va être encore plus dur».

    Injuste, selon l’association, cette mesure est par ailleurs «une discrimination inacceptable par rapport aux autres personnes dans l’emploi qui, à revenu égal, bénéficieront bien de cette prime». Et de rappeler que, même si le gouvernement a consenti quelques gestes, comme la revalorisation de l’Allocation adulte handicapée (AAH), la période est marquée par la «stagnation voire la dégradation des ressources des personnes en situation de handicap survenue ces derniers mois», liée notamment à la hausse de la CSG. Pas de quoi rassurer, alors que le gouvernement vient de reporter, à la rentrée de septembre, ses annonces autour de son plan de lutte contre la pauvreté.

    Libération


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  • Le plan choc de Bercy pour faire des économies

    Le ministre de l'Action et des Comptes publics va annoncer une restructuration inédite du fisc : jusqu'à 20 000 postes pourraient être supprimés.

    Chose promise, chose due. Des économies avaient été promises par Emmanuel Macron et s'avèrent désormais "imminentes", peut-on lire ce matin en Une des Echos. L'ensemble du gouvernement devrait être touché par ces économies cet été, mais c'est "Bercy qui va inaugurer la procédure", dévoile Les Echos. Le quotidien économique informe qu'"à l'issue du Conseil des ministres, ce mercredi, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, va réunir les principaux directeurs de son administration pour leur annoncer une restructuration d'une ampleur inédite".

    Numérisation et disparition de la taxe d'habitation ont eu raison de la suppression d'effectifs

    50 000 suppressions de postes sont prévues sur le quinquennat et le ministère de l'Economie et des Finances semble être en première ligne : "L'an dernier, nous avions estimé que la Direction générale des finances publiques (DGFiP) risquait de subir 18 000 à 20 000 suppressions d'emplois. La direction ne nous a jamais démentis", déplore Anne Guyot-Welke, porte-parole du syndicat Solidaires finances publiques, au journal.

    Ce sont en réalité toute une série de facteurs, comme la numérisation et la suppression de la taxe d'habitation qui entraînent ces suppressions de poste. Une baisse effrénée, puisque Les Echos constate que 2 000 emplois sont supprimés chaque année, "soit un taux de non-remplacement des départs à la retraite d'environ 60 %". Un chiffre qui devrait doubler, mais progressivement car "l'exécutif doit encore négocier avec les syndicats de fonctionnaires les conditions des "plans de départs volontaires" évoqués au printemps par Gérald Darmanin", ajoute le quotidien. Concernant les mesures pour Bercy, le comité Action publique 2022, propose notamment "le transfert d'une partie du recouvrement de la douane vers la DGFiP. Dans la même logique, il est question de n'avoir plus qu'un seul service des impôts des entreprises et un service pour les particuliers par département, d'après la CFDT", informe Les Echos. 

    Capital


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  • Les forces de l'ordre sont "au bord de la rupture", selon un rapport sénatorial

    Selon le rapport, policiers et gendarmes travaillent avec des "moyens nettement insuffisants". Il recense 21,82 millions d'heures supplémentaires non récupérées et non indemnisées.

    Policiers et gendarmes sont "au bord de la rupture" et travaillent avec des "moyens nettement insuffisants", affirme mardi au Figaro le sénateur François Grosdidier (LR), rapporteur d'une commission d'enquête sur "l'état de la sécurité intérieure". Le rapport sénatorial, cité par Le Figaro, décrit notamment des rythmes de travail "pénibles et déstructurants" : "Avec les cycles de travail actuels, un policier passe un week-end sur quatre ou sur cinq en famille".

    Un taux de suicide supérieur à la moyenne nationale. Le taux de suicide dans la police - de 36% supérieur à la moyenne nationale - a été à l'origine de la création de cette commission, dont le président, le sénateur PS Michel Boutant, évoque "un épuisement moral, en particulier dans la police, qui présente un esprit de corps moins soudé que les gendarmes, protégés par leur statut militaire". Sur le plan matériel, le rapport pointe des "locaux délabrés et indignes de l'accueil du public" ou encore le "vieillissement du parc automobile des deux forces".

    Quelque 21,8 millions d'heures supplémentaires non récupérées ou non indemnisées. Il recense 21,82 millions d'heures supplémentaires non récupérées et non indemnisées, "un niveau jamais atteint à ce jour", "conséquence directe de l'augmentation importante de l'activité opérationnelle des services", en lien notamment avec la menace terroriste. La lourdeur de la procédure judiciaire et le temps qui lui est consacré sont mis en cause par la commission d'enquête qui déplore que "certaines mesures de simplification, pourtant adoptées par le législateur depuis un certain temps, ne (soient) toujours pas entrées en application".

    "L'Etat doit investir dans le régalien". "Nous sommes vraiment au bord de la rupture. Policiers et gendarmes travaillent avec des moyens très nettement insuffisants", insiste le rapporteur François Grosdidier dans Le Figaro. Selon lui, "l'Etat doit réinvestir dans le régalien" car "des forces de l'ordre modernes ne peuvent pas accepter un parc immobilier qui est par endroits une honte et des véhicules vieillissants". La commission propose une loi de programmation sur cinq ans, "avec notamment un crédit de 400 millions d'euros en faveur de l'immobilier dans la police nationale", précise François Grosdidier.

    Europe 1

    Mais Macron a de l'argent pour prendre l'avion pour quelques km, se faire construire une piscine, acheter de la vaisselle, inviter plus de 1000 personnes à l'Elysée pour la fête de la musique, etc.


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  • Cela faisait des mois que le 80 km/h était «dans les tuyaux». Mais il va désormais falloir s’y faire car il devient réalité le 1er juillet. Tour d’horizon de ce qui va changer sur nos routes.4

    80 km/h : tout ce qui va changer ou non le 1er juillet

    Cette fois, c’est officiel. Édouard Philippe a signé, ce vendredi, le décret instaurant à partir du 1er juillet l’abaissement de la vitesse sur la plupart des routes départementales, de 90 km/h à 80. Il sera publié ce dimanche au journal officiel, malgré une opposition très vive sur le sujet. Qu’est ce qui changera et ne changera pas ? Le Parisien fait le point.

    Certaines portions resteront limitées à 90 km/h.

    La réduction de la vitesse maximale de 90 à 80 km/h s’applique dès le dimanche 1er juillet sur les routes bidirectionnelles à chaussée unique sans séparateur central (NDLR : une glissière ou une barrière en béton). TomTom, spécialiste de la cartographie, a calculé qu’un million de km de routes sont concernées en France dont 466 000 km de nationales ou départementales.

    80 km/h : tout ce qui va changer ou non le 1er juillet

    Pour les autres, de toutes petites routes, ces limites sont très théoriques. Petit bémol mais pas des moindres : le décret signé par le Premier ministre stipule que « la vitesse sur des sections de routes comportant au moins deux voies affectées à un même sens de circulation est relevée, sur ces seules voies, à 90km/h ».

    Vous pourrez donc vous retrouver sur une même route nationale ou départementale avec des portions limitées à 80km/h et certains passages limités à 90km/h. Mais dans ce cas, un panneau « 90 » devra le signaler. « Le département du Rhône se retrouve ainsi à devoir installer quinze panneaux à 80km/h mais plus d’une centaine de panneaux à 90km/h », explique-t-on à Matignon.

    Les radars seront recalibrés…

    Plus de 1 800 radars (fixes, tronçons, etc.), soit plus de la moitié du parc français, sont disposés le long d’axes concernés par la nouvelle limitation de vitesse. « Ils seront recalibrés d’ici le 1er juillet », assure le délégué interministériel à la sécurité routière Emmanuel Barbe.

    Gare aux excès de vitesse car « il n’y aura pas de temps de latence » entre la mise en place de la mesure et la sanction, prévient Matignon. Si vous ne respectez pas le 80 km/h, vous serez flashé. Selon le décompte de TomTom, c’est en Seine-et-Marne que les conducteurs seront le plus contrôlés avec 47 radars fixes sur les tronçons limités à 80 km/h contre seulement 26 en Dordogne.

    …et les GPS mis à jour.

    Les entreprises ont dû se débrouiller toutes seules. « La sécurité routière n’a pas été capable de nous donner des bases de données sur les routes concernées. Ils feraient mieux de s’appuyer sur nos services », se moque Fabien Pierlot, le patron de Coyote pour qui le changement de vitesse a été un énorme chantier depuis 6 mois. « À minuit une, même les membres de cette communauté payante disposant des tout premiers boîtiers seront informés », assure-t-il.

    80 km/h : tout ce qui va changer ou non le 1er juillet

    Les GPS seront automatiquement mis à jour./LP

    Idem chez TomTom où l’on affirme que les « 5 millions d’utilisateurs vont pouvoir s’adapter au changement de vitesse ». L’entreprise vend ses propres GPS, mais fournit aussi les données aux écrans GPS intégrés de Renault, PSA ou Toyota.

    Attention : « Les mises à jour se feront automatiquement sur nos boîtiers et sur certaines Renault immatriculées entre 2008 et 2 010 », prévient le fabricant. Mais pour les autres il faudra peut-être faire un tour sur le site du constructeur ou même chez le concessionnaire.

    Les panneaux ne seront pas tous changés.

    Il y a plus de 20 000 panneaux à changer en France mais Emmanuel Barbe le concède : ils ne seront peut-être pas tous en place le long des routes d’ici le 1er juillet car leur remplacement se fera « au dernier moment ». « D’ici quinze jours, les départements pourront choisir de changer les panneaux 90km/h, de les enlever ou de les masquer », explique le délégué interministériel.

    Dans le doute, si vous roulez sur une route sans panneau, partez du principe qu’elle est limitée à 80. Mais tous les automobilistes ne sont pas logés à la même enseigne. Sur l’ensemble d’Ile-de-France, où circulent potentiellement 12 millions d’habitants, moins de 7500 km de routes sont concernées. En Dordogne, trente fois moins peuplée que la région parisienne, plus de 10 000 km de routes sont impactés.

    Le Parisien

    Tous ces panneaux à mettre vont donner du boulot mais ça va rapporter gros !

    Macron a besoin de pognon pour voyager en avion et payer les nouvelles assiettes.

    Automobilistes = vaches à lait !


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  • Carrefour sommé par le patronat de s'expliquer sur les 13,7 millions d'euros d'indemnités de départ de son ex-PDG

    Le Haut comité de gouvernement d'entreprise, chargé de surveiller l'application du code adopté par le Medef pour réguler les rémunérations des patrons, demande des explications à Carrefour.

    13,17 millions d'euros : le très confortable chèque de départ de Georges Plassat, qui a quitté la tête du groupe Carrefour en juillet 2017, fait polémique. Le Haut Comité de gouvernement d'entreprise, gendarme de la rémunération des patrons, a demandé au groupe des explications sur ce parachute doré, et sur la rémunération de ses dirigeants en général, vendredi 15 juin.

    "Celles-ci constituent des déviations sérieuses par rapport aux recommandations du code Afep-Medef", estime le Haut Comité de gouvernement d'entreprise, une instance chargée depuis 2013 de surveiller l'application de ce code de bonne conduite établi par le patronat.

     

    Carrefour "répondra très prochainement"

    Georges Plassat a perçu 13,17 millions d'euros en 2017, à son départ à la retraite, dont près de 4 millions d'euros d'indemnité de départ et d'engagement de non-concurrence. La résolution portant sur cette rémunération a été votée à 68%.

    "La société prend note du courrier qui lui a été adressé et y répondra très prochainement", a répondu un porte-parole de Carrefour, tout en expliquant "s'étonner que la rémunération de M. Plassat, connue depuis 2012, n'ait jamais fait l'objet de ces remarques". Il a affirmé qu'Alexandre Bompard, l'actuel PDG du groupe, ferait des "propositions au conseil d'administration" sur ses propres conditions de départ "afin que ce sujet ne fasse plus débat".

    Quelques heures plus tôt, Alexandre Bompard a été chahuté et sommé de justifier la rémunération de son prédécesseur lors de l'assemblée générale du groupe de distribution. Des critiques exprimées aussi bien par des manifestants présents à l'appel de la CGT, à l'extérieur de la salle, que par les actionnaires-salariés à l'intérieur.

    France info

    C'est honteux, en même temps il y a des magasins de fermés et des employés congédiés


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  • Salaires, réceptions, appartements de fonction… Révélations sur les dépenses de l’Assemblée

    Le député UDI Philippe Vigier s’apprête à rendre public un rapport explosif sur les dépenses somptuaires de l’Assemblée nationale. Parmi les documents recueillis par le parlementaire, les réponses de la Questure éclairent le fonctionnement et les dépenses disproportionnées du Palais Bourbon.

    Salaires, voyages, appartement de fonctions… Le député UDI Philippe Vigier a passé au crible les dépenses de l’Assemblée nationale dans un rapport qui sera mis en ligne sur le site du parlement mercredi 20 juin. Un travail de fourmi, compliqué par l’opacité du fonctionnement du Palais Bourbon. Au cours de son enquête, le parlementaire s’est heurté à de nombreuses résistances : informations lacunaires ou imprécises, délais de réponse allongés, absence de retour… « Par contraste aucune autre institution ou structure de la mission Pouvoirs publics n’a opposé la moindre difficulté à (…) fournir tous les documents et compléments d’information demandés », souligne l’élu dans son rapport.

    De cette année atypique, qui a vu les bancs de l’Assemblée nationale renouvelés à 72% lors des élections législatives du 11 et 18 juin 2017, le rapport retient une augmentation des dépenses budgétaires totales de 9,92%, soit 52,03 millions d’euros, à 576,30 millions d’euros. Parmi les explications à cette augmentation, les très nombreuses ruptures de collaborateur »s (1.405) induites par le turn-over des députés. « La progression de la ligne budgétaire regroupant les dépenses prises en charge l’Assemblée nationale en cas de licenciement de collaborateur en fin de mandat des députés est considérable : 32,2 millions d’euros en 2017 contre 963.964 euros en 2016 », note le rapport.

    Parmi les documents qui ont ait aidé le parlementaire, les réponses de la Questure – quoique dénoncées comme imprécises et lacunaires par Philippe Vigier – permettent d’éclairer le fonctionnement de l’Assemblée nationale, et les contours des dépenses réalisées par le Parlement. Morceaux choisis.

    Les 40 plus gros salaires de l’Assemblée nationale

    Les quarante plus hauts salaires du Palais Bourbon, pris sur le mois de décembre 2017, s’échelonnent entre 17.325,07 euros bruts pour un conseiller hors classe et 22.316,92 euros bruts pour un des deux secrétaires généraux de l’Assemblée nationale, le plus haut salaire versé par le parlement. A titre de comparaison, le salaire d’Emmanuel Macron était évalué en mai 2017 à 14.910 euros bruts mensuels, soit en dessous des 40 postes les mieux rémunérés de la chambre basse. On note que les traitements les plus élevés correspondent à des postes administratifs ou de « conseiller hors classe », et non d’élus. L’indemnité mensuelle brute d’un député était en 2017 de 7.185,60 euros bruts mensuels.

     

    L'électricien de l'Assemblée logé dans 107 mètres carrés

    Parmi les appartements de fonction fournis par l’Assemblée au personnel, quatre seulement peuvent être considérés comme de grandes surfaces. Celui du secrétaire général de l’Assemblée nationale, 182 mètres carrés situés au deuxième étage du Petit Hôtel du parlement ; celui du chef du département électrique, 107 mètres carré au troisième étage ;  celui du chef du département du génie climatique, 167 mètres carrés au 235, boulevard Saint-Germain et celui du Médecin de soin, 201 mètres carrés à la même adresse du boulevard Saint-Germain. Pour le reste, une petite dizaine d’appartements mansardés dont la surface varie entre 21 et 81 mètres carrés. « Les appartements de fonction sont justifiés par l’obligation de leur occupant de résider sur place pour nécessité de service », précise la Questure. Il est précisé que l’Assemblée règle en totalité les impôts locaux concernant ces logements (taxes foncières et d’habitations) et qu’elle les meuble entièrement.

    Les 10 voyages les plus coûteux

    Sans surprise, les 10 voyages les plus coûteux visent des déplacements à l’étranger. Ils s’étalent de 20.043 euros pour un déplacement en mission du groupe d’amitié France-Pakistan (5 personnes, 4 députés et 1 fonctionnaire) à un peu plus de 130.000 euros pour un déplacement dans trois pays africains (Niger, Burkina Faso et Bénin) du président de l’Assemblée nationale en mars 2017.

    Les 10 réceptions les plus coûteuses

    La réception la plus chère organisée par l’Assemblée nationale en 2017 est la journée du « Livre politique ». Cette cérémonie organisée le 4 mars 2017 a coûté 20.281 euros au Parlement. Elle est suivie de près par la 27ème journée du Patrimoine (19.075 euros) et la réception en février 2017 d’une délégation du groupe d’amitié franco-moldave (15.829 euros).

    Challenges


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  • Combien a coûté la nouvelle vaisselle de l'Elysée ?

    La directrice générale de la Cité de la céramique Sèvres et Limoges assure que ce nouveau service ne sera facturé que 50 000 euros.

    Un très cher coup de jeune ? L'Elysée a passé commande d'un nouveau service de table d'exception à la Manufacture nationale de Sèvres. Cette nouvelle vaisselle doit remplacer les deux actuellement utilisées, le service Capraire datant René Coty et le Constellation commandé sous la présidence de Jacques Chirac. Le service de l'Intendance et de l'Argenterie de la présidence, cité par Le Figaro qui rapporte l'information, mardi 12 juin fait valoir que cette porcelaine vieillissante présentent des signes d'usure. Mais combien a coûté ce nouveau service ? La polémique fait rage.

    Ce futur service Bleu Elysée servira pour les grandes réceptions de 230 à 270 couverts, indique Le JDD. Il comprendra "900 assietttes de présentation et 300 assiettes à pain, soit 1 200 pièces". Sur la vaisselle, figureront des dessins en plan des bâtiments de la présidence, réalisés par l'artiste Evariste Richer.

    Des assiettes à 50 000 ou 500 000 euros ?

    Selon Le JDD, les nouvelles assiettes de la présidence vont coûter 50 000 euros. "Une enveloppe essentiellement consacrée à la rémunération des artistes", indique le journal. Cette somme ne sera toutefois pas déboursée par le palais, mais par le ministère de la Culture et l'établissement public de la Manufature de Sèvres, indique l'hebdomadaire. Selon Le Canard enchaîné, la facture serait plutôt de 500 000 euros. Le journal souligne que les assiettes les plus simples sont facturées 400 euros pièce par la manufacture et que les modèles contemporains peuvent dépasser 500 euros.

    Interrogée par Le Figaro, Romane Sarfati, la directrice générale de la Cité de la céramique Sèvres et Limoges, assure que cette nouvelle vaisselle ne coûtera que 50 000 euros. "Les attributions de pièces de la Manufacture pour les besoins de la présidence de la République, dont ce nouveau service, font partie de ses missions." Et "l'Elysée ne sera donc pas facturée pour cette commande", assure la patronne de la manufacture, qui dépend du ministère de la Culture et qui est "financée à 60% par l'Etat" via des subventions.

     

    "J'ai simplement demandé une enveloppe supplémentaire de 50 000 euros pour rémunérer les deux artistes finalistes qui ont fait des esquisses, ainsi que le lauréat pour la conception et la réalisation du projet retenu par la présidence."

    Romane Sarfati, directrice générale de la Cité de la céramique Sèvres et Limoges

    au "Figaro"

    France info 


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  • Assurance maladie : attention à l'arnaque aux faux emails

    Depuis une semaine, des faux courriers électroniques sont envoyés aux assurés sociaux. Il leur est demandé de fournir leurs coordonnées bancaires afin d'obtenir un remboursement.

    Assurés français, méfiez-vous !

    Le site gouvernemental cybermalveillance.fr a lancé mercredi une nouvelle alerte concernant l'Assurance maladie, rapporte le Parisien. Le site de la sécurité sociale est victime d'usurpation. La technique utilisée est celle du phishing, bien connue sur Internet. Des faux courriers électroniques sont envoyés aux assurés depuis une semaine, réclamant leurs données personnelles ainsi que leurs coordonnées bancaires, dans certains cas. Le prétexte : un soi-disant remboursement en attente et nécessitant validation de la part de l'assuré.

    "Plusieurs de nos prestataires nous ont fait remonter de cas de phishing liés à l'Assurance maladie cette dernière semaine", a ainsi confirmé le site gouvernemental, dans des propos rapportés par le Parisien. "Ces mails de hameçonnage, rédigés par des groupes cybercriminels amateurs, jouent sur l'appât du gain des internautes", a-t-il ainsi expliqué.

    Et il reste facile de se faire avoir car de nombreux assurés sont en attente de remboursement quotidiennement. Le faux courrier électronique indique que l'assuré dispose d'un délai de sept jours afin de pouvoir demander son remboursement. "Après les derniers calculs de votre assurance maladie, nous avons déterminé que vous êtes admissibles à recevoir un remboursement d'un montant de 118 euros. Nous vous invitons à consulter les démarches à suivre en cliquant ci-dessou [sic]", est-il écrit dans le courrier. 

    Capital


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  • Taxe antibouchons, redevance pollution au péage... mauvaises surprises en vue pour l'automobiliste

    Les députés européens viennent de voter en faveur d’un projet visant à fixer le prix des péages autoroutiers, selon le niveau de pollution des véhicules. Un tarif plus élevé sur les routes embouteillées est également à l’étude. Des propositions qui restent à être adoptées par le Conseil européen.

    Après la vignette Crit’air limitant la circulation des voitures polluantes dans certaines villes, une autre menace - financière celle-ci - plane sur l'automobiliste émetteur de CO2. Le prix des péages autoroutiers pourrait bientôt être calculé sur le niveau d’émissions polluantes de votre voiture. Cette mesure fait partie des propositions adoptées par les députés européens sur la révision de la directive Euro-redevance, rapporte le Parisien. Ainsi, un conducteur d’une voiture diesel récente (Norme Euro 6) paierait une redevance de 2,70 euros sur un trajet Paris - Strasbourg tandis que celui dont l’auto est plus ancienne (Norme Euro 3) s'acquitterait de 4,07 euros. La facture du péage sera moins douloureuse pour les véhicules plus sobres, comme les voitures électriques. Si ce projet est adopté par le Conseil européen, puis validé par les Etats membres, il entrera en vigueur en 2021 pour tous les poids lourds et à partir de 2026 pour les véhicules de particuliers. Et cela sur tout le réseau routier européen.

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    Ce n’est pas la seule mauvaise nouvelle pour les conducteurs. Les députés européens ont également ouvert la voie à une “redevance congestion”. Ce projet consiste, lui, à faire payer plus cher les véhicules qui empruntent les routes embouteillées. “Cette nouvelle redevance creuse encore l’écart entre ceux qui ont les moyens de se payer une voiture neuve, de prendre l’autoroute et les autres” s’alarme Pierre Chasseray, le délégué général de l’association 40 millions d’automobilistes, dans les colonnes du Parisien. La rapporteure du texte, la députée Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, s’est félicité que ses propositions aient été entendues. 

    Capital


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  • Pays basque: Un pharmacien soupçonné de fraude à la Sécu pour 1,2 million d'euros

    Il encourt une peine de sept ans de prison et 750.000 euros d’amende. Un pharmacien d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques), soupçonné d’une fraude d’1,2 million d’euros au préjudice de la Sécurité sociale, a été mis en examen vendredi pour « abus de biens sociaux » et «  blanchiment aggravé », a-t-on appris auprès du parquet de Bayonne.

     

    « Il est également poursuivi en tant que personne morale, gérant de la pharmacie, pour escroquerie aggravée », a indiqué Samuel Vuelta Simon, procureur de la République à Bayonne, confirmant une information parue sur le site du journal Sud-Ouest. « Son épouse a été mise en examen pour recel d’abus de biens sociaux et recel de blanchiment aggravé », a ajouté le procureur. Le couple a été placé sous contrôle judiciaire par le juge des libertés. Le parquet de Bayonne qui demandait un placement en détention provisoire pour le pharmacien a fait appel de la décision le concernant.

     

    l aurait obtenu de multiples remboursements sans délivrer les médicaments aux personnes concernées

    La Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) de Bayonne avait porté plainte en novembre constatant des renouvellements d’ordonnances douteuses.

    En possession d’ordonnances renouvelables prescrites à ses patients, le pharmacien aurait obtenu de multiples remboursements auprès de la CPAM sans toutefois délivrer les médicaments aux personnes concernées. Des médicaments très coûteux qui lui auraient permis de récolter frauduleusement 1,2 million d’euros ces trois dernières années.

     

    Jusqu’à sept ans de prison et 750.000 euros d’amende

    Il encourt sept ans de prison et 750.000 euros d’amende pour les faits d’escroquerie aggravée, cinq ans et 375.000 d’euros pour abus de biens sociaux et 750.000 euros pour blanchiment aggravé.

    Des peines de deux ans de prison, dont un ferme, avaient été infligées en janvier à une infirmière libérale et une sage-femme de la région lyonnaise qui avaient escroqué 630.000 euros à la Sécurité sociale entre 2009 et 2014.

    20 Minutres


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  • Ces aides sociales que Bercy veut réduire dans une note interne

    La direction du budget préconise de réduire plusieurs prestations, selon un document de travail consulté par "le Monde".

    Dans une note interne, dont "le Monde" dévoile le contenu ce vendredi 18 mai, la direction du budget constate que les prestations sociales constituent "un poids croissant" des dépenses publiques en France (26% des dépenses de l'Etat en 2016), et appelle à "maîtriser la dynamique" – comprendre, revoir à la baisse le niveau de plusieurs aides sociales. Il ne s’agit que de "travaux techniques", qui ne se situent pas du tout au "niveau politique", souligne auprès du "Monde" l’entourage du ministre de l’Action et des comptes publics, Gérald Darmanin.

    Pour autant, ces pistes de réflexion sont explosives. Dans les grandes lignes, la DB propose de :

     

        Ne plus

    indexer systématiquement la progression des aides

      sur l'inflation ; un tel gel des prestations légalement indexées (allocations familiales, retraites) "pourrait rapporter 3,5 milliards d'euros" en 2019. "Revoir les règles d'éligibilité", en prenant par exemple davantage en compte le patrimoine des prestataires ; Conditionner l'octroi de minima sociaux à des critères tels que "des démarches actives de recherche d'emploi", etc.

     

    Les prestations sociales citées

     

    Voici les principales aides sociales citées dans le document consulté par "le Monde" :

     

    L'allocation adultes handicapés (AAH). La direction du budget relève des "disparités fortes" d'un département à l'autre. Il conviendrait donc "d'uniformiser les pratiques de prescription", écrit-elle... mais aussi de "revoir plus périodiquement le stock" des bénéficiaires et "d'inciter effectivement à la reprise d'activité".

    L'allocation personnalisée pour l'autonomie (APA). Cette aide sociale destinée à certaines personnes âgées est jugée "insuffisamment redistributive". En clair : elle est touchée par des retraités dont le patrimoine pourrait leur permettre de s'en passer. La note de la DB souligne le "contexte de vieillissement démographique", et la nécessité de "recentrer" ce type d'aides sur les "publics prioritaires".

    Les aides personnalisées au logement (APL). "Les APL favorisent [...] les personnes inactives", s'inquiète Bercy, qui appelle à une réforme. De surcroît, "les APL étudiants sont peu ciblées et ont trop peu d'effet redistributif" : elles ne prennent en effet pas en compte les ressources des bénéficiaires. Les étudiants pourraient donc être invités à choisir entre les APL ou le rattachement au foyer fiscal de leurs parents.

    Les bourses sur critères sociaux (BCS). 27% des étudiants en bénéficient aujourd'hui. Mais face à l'augmentation constante de leur nombre et une revalorisation supérieure à l'inflation, la facture des boursiers s'est envolée (+60% en dix ans), note la DB, qui propose plusieurs solutions radicales : abaisser les plafonds de ressources, geler les revalorisations, ou renforcer les contrôles d'assiduité : les étudiants qui sèchent trop régulièrement les cours pourraient ainsi perdre leur statut de boursier.

     

    Le RSA (revenu de solidarité active), l'allocation de solidarité spécifique, le minimum-vieillesse, la prime d'activité et les prestations familiales sont également mentionnés dans le document, selon "le Monde".

    L'augmentation des dépenses sociales des départements (RSA, aide sociale à l’enfance, personnes âgées et personnes handicapées...), qui ont progressé de 25% entre 2010 et 2016, sont la première cause de la dégradation de leur situation financière, selon un rapport de la Cour des comptes paru à l'automne dernier, qui note que "la question de la soutenabilité des dépenses sociales des départements reste posée". 

    Celles-ci atteignent désormais 32 milliards d’euros et représentent plus de la moitié (55 %) de leurs dépenses de fonctionnement (65 % dans les outre-mer). Et les départements sont de plus en plus contraints d'infléchir leurs dépenses de fonctionnement dans les autres domaines de leurs compétences (voirie, collèges, sport, culture ou tourisme).

    L'OBS


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