• L'Espagne annonce une hausse de 22% du salaire minimum

    On pourrait croire qu'il s'agit d'un tacle par procuration à Emmanuel Macron. Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a annoncé ce mercredi 12 décembre qu'il augmenterait par décret le salaire minimum de 22%, lors du conseil des ministres du 21 décembre qui aura lieu à Barcelone.

    "Le Conseil du 21 décembre approuvera la hausse du salaire minimum". Elle entrera en vigueur "à partir de 2019" et constituera "la hausse la plus importante depuis 1977", a déclaré le socialiste Pedro Sanchez devant les parlementaires.

    Le chef du gouvernement fera passer cette mesure phare de son projet de budget pour 2019 par décret, car il n'a pas en ce moment les appuis nécessaires pour la faire voter au Parlement. 

    22%, le chiffre est énorme. Sauf que le salaire minimum mensuel est actuellement de 858 euros brut. Avec ce décret, il passera à 1.050 euros brut, bien moins qu'en France où il est actuellement de 1.498 euros brut, avant même la hausse promise par Emmanuel Macron.

    Ainsi, actuellement, le salaire minimum horaire est de 4,46 euros brut en Espagne contre 9,88 euros brut en France.

    Selon le projet de budget espagnol publié début octobre, cette mesure coûtera 340 millions d'euros à l'Etat espagnol. Elle a été durement critiquée par l'opposition de droite.

    L'OBS


    3 commentaires
  • Prime, augmentation... Le tweet du patron de Total qui va faire plaisir à ses salariés

    Patrick Pouyanné, le Pdg de Total, a annoncé sur Twitter une augmentation générale de 3,1% et une prime de 1500 euros pour l'ensemble des salariés français du groupe.

    Après Orange, Free ou encore LVMH, une nouvelle entreprise va verser une prime exceptionnelle de fin d'année à ses salariés. Et pas n'importe laquelle puisqu'il s'agit de Total, la deuxième entreprise française en terme de chiffre d'affaires. 

    Et c'est son Pdg qui l'a directement annoncé sur son compte Twitter. "Compte tenu des bons résultats de Total en 2018, nous proposons à nos organisations syndicales une enveloppe globale d'augmentation de 3,1% et une prime exceptionnelle de 1500 euros pour tous nos salariés en France", a ainsi tweeté Patrick Puyannée, tard dans la soirée de ce 11 décembre.

    La compagnie pétrolière qui compte 30.000 salariés en France va donc leur verser 1500 euros de prime exceptionnelle de fin d'année. Cela représente un total d'environ 45 millions d'euros pour la compagnie française qui enregistre une flambée de ses bénéfices en 2018. Après un bond de 83% au deuxième trimestre à 3,72 milliards de dollars (3,28 milliards d'euros), le résultat net de Total a cru de 45% au troisième trimestre à 3,96 milliards de dollars (3,5 milliards d'euros).

    Alors qu'Emmanuel Macron a annoncé ce lundi une prime de fin d’année qui sera sans impôt ni charge pour les entreprises qui souhaiteront la verser, le patron de Total a donc décidé de participer à la mobilisation de certaines grandes entreprises en faveur du pouvoir d'achat bien que pour l'heure le détail de la mesure ne soit pas encore connue.

    BFM.TV

    Il peut avec tout ce que Total gagne !


    3 commentaires
  • PSG, le salaire de Rabiot quadruplé ?

    Nasser Al-Khelaïfi serait prêt à offrir un salaire XXL à Adrien Rabiot pour le convaincre de prolonger son contrat au PSG.

    Le feuilleton n’a que trop duré. Le PSG, qui attend depuis plusieurs semaines – plusieurs mois, même – qu’Adrien Rabiot prenne une décision concernant son avenir, serait décidé à lui offrir un salaire à la hauteur de ses attentes. Puisque les relations entre l’entourage du joueur et le directeur sportif du club, Antero Henrique, seraient assez fraîches, c’est Nasser Al-Khelaïfi qui devrait prendre le dossier en main. Et le président des champions de France pourrait ne pas regarder à la dépense.

    Selon L’Equipe, le dirigeant qatarien serait ainsi prêt à aligner la paie du milieu de terrain français (23 ans) sur celle que touche Thiago Silva, soit un million d’euros brut par mois (12 M€ annuels). Le tout assorti d’une prime à la signature "conséquente". L’international tricolore, qui perçoit actuellement moins que l’une des recrues estivales, Thilo Kehrer (environ 250.000 euros brut mensuels), verrait donc ses émoluments quadrupler. De quoi lui donner envie de rempiler ? Peut-être pas.

    Lié, rappelons-le, au Paris Saint-Germain jusqu’en 2019, le "Duc" n’est pas pressé, d’autant qu’il sera libre de négocier avec les clubs de son choix à partir du 1er janvier prochain. Si Nasser Al-Khelaïfi compte énormément sur lui, et lui prouverait avec une telle proposition, Adrien Rabiot se sait courtisé et pourrait tout à fait attendre quelques semaines de plus avant de faire son choix. Il saura aussi, d’ici là, si le PSG est toujours en lice en Ligue des champions, ce qui pourrait peser dans la balance.

    Sports.fr

    Gagner autant d'argent pour mettre des coups de pied dans un ballon. C'est aberrant !

    Tout cela car le peuple aime ça, tout comme il aime Johnny Halliday !

     


    4 commentaires
  • Le Sénat propose une taxe sur les forfaits mobile et fixe

    Une taxe sur les forfaits mobile et les abonnements à l’internet fixe ? C’est ce que prévoit une proposition de loi signée par 60 sénateurs, qui y voient un moyen de financer le plan très haut débit et de réduire la fracture numérique en France. Un montant de 75 centimes d’euro par mois et par abonnement est évoqué, ce qui peut revenir cher à l’année.

    Une proposition de loi « visant à créer une contribution de solidarité numérique pour financer le Fonds d’aménagement numérique territorial » a été déposée le 7 novembre 2018 par une soixantaine de sénateurs. Celle-ci prévoit de taxer les abonnements aux services de télécom afin de financer le plan très haut débit porté par le gouvernement et réduire la fracture numérique.

    Pour financer le Fonds d’aménagement numérique territorial (FANT), qui existe depuis bientôt neuf ans mais qui n’est pas doté, une « contribution de solidarité numérique » serait alors mise en place. Et elle risque de coûter cher aux consommateurs puisque son montant serait de 75 centimes d’euro par mois et par abonnement. Soit 1,5 euro mensuel pour un individu titulaire d’un forfait mobile et d’un abonnement internet fixe. Ce qui représente tout de même 18 euros par an. La facture peut vite s’envoler dans le cas d’une famille. Prenons un foyer de quatre membres, avec un abonnement box internet et quatre forfaits pour smartphone. Cela ferait un surplus de 45 euros annuels.

    Une taxe sur les forfaits mobile et les abonnements aux box internet ?

    Nécessaire selon les sénateurs à l’origine de la proposition, qui se présentent comme des protecteurs « des zones rurales et de montagne, trop souvent cantonnées au bas débit et aux incessants problèmes de connexion au réseau ». Ils estiment que « pour ces territoires de la France périphérique, cette couverture numérique défaillante est un handicap majeur en termes de services à la population et d’attractivité économique ». D’où ce besoin de changement : « Cette inégalité flagrante n’est plus acceptable, et il convient aujourd’hui de considérer que l’accès au numérique est un service universel, au même titre que la distribution d’eau ou d’électricité ».

    Vous pouvez retrouver ci-dessous le détail des propositions de l’article unique soumis à la Présidence du Sénat :

    I. – Le chapitre VII octies du titre II de la première partie du livre Ier du code général des impôts est complété par un article 302 bis KI ainsi rédigé :

    « Art. 302 bis KI. – I. – Il est institué une contribution de solidarité numérique due par les usagers des services de communications électroniques. Cette contribution est recouvrée par tout opérateur de communications électroniques, au sens de l’article L. 32 du code des postes et des communications électroniques, qui fournit un service en France et qui fait l’objet d’une déclaration préalable auprès de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes en vertu de l’article L. 33-1 du même code.

    « II. – Cette contribution est assise sur le montant, hors taxe, de la valeur ajoutée des abonnements et autres sommes acquittés par les usagers au bénéfice des opérateurs mentionnés au I au titre de la rémunération des services de communications électroniques qu’ils fournissent, à l’exclusion des services de téléphonie fixe assurée par le réseau commuté.

    « III. – L’exigibilité de la contribution est constituée par l’encaissement du produit des abonnements et autres sommes mentionnés au II.

    « IV. – Le montant de la contribution s’élève à 75 centimes d’euros par mois et par abonnement.

    « V. – Les opérateurs de communications électroniques procèdent à la liquidation de la contribution due au titre de l’année civile précédente lors du dépôt de la déclaration mentionnée au I de l’article 287 au titre du mois de mars ou du premier trimestre de l’année civile.

    « VI. – La contribution est recouvrée et contrôlée selon les mêmes procédures et sous les mêmes sanctions, garanties, sûretés et privilèges que la taxe sur la valeur ajoutée. Les réclamations sont présentées, instruites et jugées selon les règles applicables à cette même taxe. »

    II. – La majoration des sommes demandées par les opérateurs de communications électroniques aux usagers résultant de l’institution de la contribution prévue à l’article 302 bis KI du code général des impôts ne peut être assimilée à une augmentation du prix des abonnements susceptible d’entraîner leur résiliation.

     


    5 commentaires
  • Après le carburant, le gouvernement va-t-il décider d'une hausse de l'électricité?

    Après le carburant, l'exécutif pourrait décider d'une hausse des tarifs de l'électricité, et ce dès le mois de février 2019.

     

    Après la fronde contre la hausse des prix du carburant, le gouvernement va-t-il affronter la grogne contre l'augmentation tarifaire de l'électricité? Selon L'Opinion, l'exécutif recevra prochainement de la part de la Commission de régulation de l'énergie (CRE) une proposition d'évolution du tarif de l'électricité, qui devrait aller dans le sens d'une hausse de 3 à 4% du prix actuellement payé par les Français. Si la CRE peut encore moduler ses recommandations, le résultat devrait se traduire par une hausse significative sur la facture. 

    Vers une nouvelle grogne?

    Cette augmentation tarifaire interviendrait dès le 1er février prochain, soit un mois après la hausse des prix du carburant, sur laquelle l'exécutif ne compte pas revenir malgré la fronde des gilets jaunes, qui s'apprêtent à mener leur troisième week-end d'action nationale.

    Autrement dit, cette énième hausse tomberait mal en terme de calendrier pour le gouvernement, qui pourrait se retrouver confronté à une nouvelle grogne en 2019, ou à un renforcement de la colère qui s'exprime depuis plusieurs semaines, et qui reçoit le soutien d'une large partie de l'opinion publique. Selon un sondage Elabe pour BFMTV diffusé mercredi, 75% des Français approuvent en effet la mobilisation des gilets jaunes. 

    Et au delà du principe seul d'une augmentation, la grogne pourrait se construire autour de l'ampleur de cette hausse de l'électricité, si celle-ci s'élève effectivement à 3%. Pour rappel, la dernière augmentation tarifaire remonte à février 2018, et s'était élevée à 0,7%. Mais la baisse de 0,5% au mois d'août avait finalement presque annulé son effet, rappelle L'Opinion.

    Un piège pour l'exécutif

    Le gouvernement peut décider d'ignorer cette recommandation de la CRE, comme l'avait fait l'exécutif en 2014, par la voix de Ségolène Royal. La ministre de l'Environnement avait préféré préserver le pouvoir d'achat des Français. Mais sa décision avait finalement été annulée par le Conseil d'Etat, et les consommateurs avaient vu l'effet de cette reculade deux ans plus tard, sur leur facture, qui avait augmenté rétroactivement. 

    Si Emmanuel Macron et Edouard Philippe venaient à prendre la même décision pour ne pas attiser davantage la colère des Français, ils s'exposeraient donc au même risque. Mais s'ils décident d'appliquer les recommandations de la CRE dès le mois de février, le risque d'un début d'année marqué par une généralisation de la colère de la rue est grand. 

    BFM.TV


    4 commentaires
  • Les députés LREM votent une augmentation de l’assurance auto ! Et vous savez pourquoi ?

    Il faut se pincer pour le croire : en plein mouvement des gilets jaunes, la majorité LREM-MoDem, après avoir voté l’augmentation des taxes sur les carburants qui a déclenché la colère, a adopté un amendement stipulant que les compagnies d’assurance doivent augmenter de 33 millions d’euros leur contribution au Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO). Mais quel est donc ce mystérieux fonds qu’il faudrait ainsi abonder toutes affaires cessantes ? C’est le fonds permettant aux conducteurs accidentés par un tiers en fuite ou une personne non assurée d’être indemnisés.

     

    Ah… Mais alors, faut-il en déduire que ce genre de conducteurs et de délinquance – délits de fuite, conduite sans assurance – est en augmentation ? Oui. Selon Le Parisien, il y aurait en France 700 000 véhicules non assurés ! Et il y a eu, en 2017, plus de 36.000 demandes d’indemnisation.Donc ce fonds est de plus en plus mis à contribution. 26 % des dossiers concernaient des délits de fuite. Et les versements se montent à 154,2 millions d’euros, une augmentation de 13 % !

    Évidemment, cette charge supplémentaire est très mal vue par les compagnies d’assurance qui pourraient, pour y répondre, avoir recours à un levier bien connu : l’augmentation des assurances des automobilistes.

    Le gouvernement et la majorité d’Emmanuel Macron pourront toujours se défausser sur les assureurs en disant : « C’est pas Bibi ! » Mais à l’Assemblée, il s’est quand même trouvé assez de bibis de service pour le voter, cet amendement.

    Mais surtout, au-delà de la question financière, ce que révèle cette augmentation, c’est un grave problème de sécurité et de délinquance routières : comment se fait-il que ce gouvernement, qui a fondé toute sa stratégie de sécurité routière sur les 80 km/h et les radars et qui n’a plus que le mot « ordre républicain » à la bouche, ne s’inquiète pas davantage de cette délinquance en plein essor ? Édouard Philippe nous aurait-il menti par omission ? Ce que l’on ne nous dit pas, les chiffres et les millions du budget nous le révèlent.

    On traiterait ce problème, on gagnerait sur deux tableaux : moins de délinquance et moins de charges financières pour les automobilistes, car ce sont les seuls automobilistes – encore une fois – qui vont éponger le coût de cette délinquance. Car, contrairement à ce qu’a dit M. Darmanin à l’Assemblée, la question du pouvoir d’achat et celle de la sécurité sont liées. Et c’est un nouvel exemple qui explique la colère de la France périphérique qui a le sentiment – justifié – de payer pour les autres.

    Mais, au fait, qui sont-ils donc, ces automobilistes délinquants qui conduisent sans assurance et prennent la fuite ? Ne serait-ce pas les mêmes qui se livrent à des rodéos certains soirs dans certains quartiers, causant parfois des accidents très graves, comme on l’a vu ces dernières années ?

    Boulevard Voltaire


    4 commentaires
  • Les pensions de réversion pourraient baisser

    Le haut-commissaire à la Réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a expliqué plus concrètement comment pourrait fonctionner le futur système. Les perdants pourraient être nombreux.

    Le feuilleton des pensions de réversion est loin d'être terminé. Le gouvernement a beau avoir promis qu'elles ne seraient pas supprimées, elles pourraient fortement baisser pour les futurs retraités dans le nouveau système. Auditionné la semaine dernière devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée, Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la Réforme des retraites, a laissé entrevoir ce que pourrait être le futur calcul. Et il risque de faire beaucoup de perdants.

    Pour faire simple, les veufs et veuves actuels touchent, selon leur régime, de 50 % à 60 % de la pension de leur conjoint défunt. Dans le nouveau système, la réversion pourrait ne plus être calculée en fonction du montant de la retraite du conjoint défunt mais en fonction des revenus du veuf ou de la veuve encore vivant. L'idée est d'assurer «le maintien d'un niveau de vie», comme l'a précisé Jean-Paul Delevoye le 10 octobre, lors de la multilatérale avec les partenaires sociaux. 

    Un exemple frappant

    Mais, devant les députés, le haut-commissaire a pris un exemple qui rend le calcul beaucoup plus parlant et le résultat inquiétant. «Si Monsieur gagne 2000 euros et Madame 4000 euros, cela fait 6000 euros pour le couple. On peut décider, en cas de décès, de maintenir le niveau de vie à 50 %, soit 3000 euros. Dans ce cas, si Monsieur meurt, Madame n'a rien, car elle touche déjà plus de 3000 euros. Si Madame meurt, Monsieur touche 1000 euros pour l'amener au seuil des 3000 euros. C'est la question qui se pose», a détaillé Jean-Paul Delevoye. Dans le système actuel, quel que soit le montant de leur pension respective, la femme toucherait 1000 euros de réversion et le mari 2000 euros.

    Aujourd'hui, rien n'est tranché. La concertation avec les partenaires sociaux a repris sur les points les plus explosifs de la future réforme, et le sujet des pensions de réversion ne sera abordé qu'en février ou mars. Les pensions de réversion représentent aujourd'hui 36 milliards d'euros de dépenses par an, soit 1,5 point de PIB. 

    Le Figaro.fr


    3 commentaires
  • Le Canard enchainé confirme que le kérosène des avions et le fuel lourd des tankers sont totalement détaxés. pas votre essence…

    Le Canard enchainé confirme que le kérosène des avions et le fuel lourd des tankers sont totalement détaxés. pas votre essence…

    Le Canard enchainé confirme que le kérosène des avions et le fuel lourd des tankers sont totalement détaxés. pas votre essence. Remercions Macron !

    Europe Israël news

     


    4 commentaires
  • Le fisc dégaine un logiciel anti-fraude chargé de surveiller les réseaux sociaux

    Ce nouvel outil sera disponible dès 2019 pour les agents de Bercy.

    L'investissement est conséquent mais les résultats devraient être à la hauteur. Bercy a investi 20 millions d'euros dans un nouveau logiciel qui va permettre de disséquer les réseaux sociaux afin d'y repérer des fraudeurs, selon les informations révélées par le quotidien Le Parisien. Les données collectées sur le net par cet outil seront traitées avant d'être mises à disposition d'un contrôleur fiscal. Le dispositif est fin prêt et verra le jour dès 2019.

     

    "Nous sommes en train de voir avec la Commission nationale de l'informatique et des libertés la liste des éléments qui pourront être passés au crible par le logiciel", expliquent les services de Bercy au Parisien.

    Plus que les dénonciations, souvent peu concluantes, cette nouvelle technique permettra aux contrôleurs d'accumuler les preuves afin d'obtenir "des informations contextuelles qui permettent de préciser l'environnement du contribuable, notamment s'il a une vie digitale publique et significative", précise la Direction générale des finances publiques au Parisien. 

    Concrètement, le train de vie des contribuables sera vérifié par rapport à leurs déclarations de revenus et leur situation réelle. Au nom du droit à la communication, les agents du fisc peuvent également réclamer les factures téléphoniques ou des factures chez les commerçants que les contribuables fréquentent.

    Capital


    4 commentaires
  • Partir en trombe d’une station-service sans payer le plein ou siphonner le réservoir d’un véhicule, ces phénomènes sont récurrents ces dernières années, au gré de l’évolution des prix des carburants. La flambée des prix à la pompe ces derniers mois s'est d'ailleurs fait sentir: le ministère de l’Intérieur a recensé 9.650 cas de vols de carburant dans un véhicule et 4.600 cas de filouterie (ou grivèlerie, c'est-à-dire le fait de partir sans payer) dans les stations-services sur les neuf premiers mois de 2018. Un total de 14.250 actes malveillants. Le rythme est plus rapide qu’en 2017, où 19.706 actes de ce genre ont été recensés sur douze mois (dont 11.899 cas de siphonnage et 7.810 cas de grivèlerie).

    Les exploitations agricoles, les chantiers et engins de BTP, ainsi que les poids lourds sont particulièrement ciblés, selon les autorités, qui ont pris des mesures de prévention et de répression. Un renforcement des patrouilles de CRS sur les aires d'autoroutes avec stationnement de poids lourds a ainsi été mis en place. «Les vols de carburant ont surtout lieu lorsque les camions sont en déplacement, ou sur les chantiers, lorsque les engins restent sur place la nuit», explique Laurent Galle, dirigeant du groupe de transport Noblet, qui loue des camions et pelleteuses de chantier en Seine-et-Marne et Yvelines. Lui-même s’est fait voler une cuve de 1.000 litres de GNL (gaz naturel liquéfié) sur l’un de ses sites le mois dernier, d’une valeur de 1.000 euros environ, plus les 200 euros que vaut la cuve elle-même.

    Les «bons gestes» de précaution

    Certains carburants ont plus la cote que d’autres, compte tenu de l'évolution des prix à anticiper, notamment avec la hausse de la fiscalité en janvier 2019. «Si les engins sur les chantiers roulent au gazole, il est sûr que l’on peut s’attendre à une hausse de ces vols», ajoute Thierry Plan, dirigeant de l’entreprise de travaux publics Recipon, en Seine-et-Marne, qui se dit lui-même épargné par ce phénomène, ses véhicules rentrant chaque soir au dépôt. Les agriculteurs aussi prennent de plus en plus de précautions. «Nous sommes des cibles faciles avec nos tracteurs et leurs réservoirs de 200 à 300 litres. Les cuves dans les fermes sont aussi visées », s’irrite Luc Smessaert, vice-président de la FNSEA et agriculteur en polyculture et élevage dans l’Oise. «Dans mon secteur des Hauts-de-France, tous les exploitants ont constaté au moins une fois que leurs réservoirs avaient été siphonnés ces dernières années.»

    En 2014, le dispositif Alerte Agri a été mis en place dans le cadre d’une convention nationale entre le ministère de l’Intérieur et la filière agricole. Un dispositif destiné à sécuriser les exploitations agricoles a été décliné dans chaque département, sous l’égide des préfectures, gendarmeries et chambres d’agriculture. «Il liste par exemple les bons gestes à avoir pour éviter les vols de carburant, comme par exemple mettre un cadenas sur la pompe électrique, enlever l’échelle quand on a fini d’utiliser la cuve, ou placer la cuve à fioul le plus près possible des bâtiments habités de la ferme», détaille Luc Smessaert. Un système d’alerte par SMS complète le dispositif. «Quand un vol ou tout autre incident s’est produit dans un rayon proche de notre exploitation, nous sommes rapidement prévenus.»

    Des tutos pour apprendre à siphonner un réservoir

    Ces «bons gestes» sont loin de suffire pour repousser les voleurs qui sont de plus en plus motivés. «Une vraie filière s’est créée, ce ne sont pas des petites frappes qui viennent s’attaquer à des dépôts de camion ou des fermes», assure Laurent Galle. Or, sécuriser de telles installations coûte cher. «Bien équiper un dépôt, par exemple en caméras et barrières de sécurité, peut se chiffrer entre 10.000 et 20.000 euros, sans compter le salaire d’un gardien s’il y en a un», précise le dirigeant de l’entreprise Noblet. Une fourchette similaire est avancée par Francis Pousse, président de la branche carburant du CNPA, qui représente 6.000 stations-services indépendantes.

    Lui-même exploitant d’une station en périphérie du Mans, dans la Sarthe, il constate que la vidéosurveillance ne suffit pas toujours. «Contrairement aux stations des grandes surfaces, qui ont pu déployer des parades comme le prépaiement, des voies de sorties en gymkhana pour ralentir la fuite ou des barrières levantes, les pompistes indépendants ne peuvent pas faire de tels investissements.» D’autant plus que le fonds d’aide aux stations-services qui existait depuis 1991 a disparu en 2014. En 2003, il était encore abondé de 12 millions d’euros en 2003, un montant qui avait fondu à 2,8 millions en 2014.

    Des pompistes aux routiers, en passant par les agriculteurs, les victimes de ces vols se sentent impuissants. «Il est très facile de nos jours d’acheter en ligne du matériel pour siphonner les véhicules ou dans les magasins de bricolage, par exemple, et l’utilisation en est très simple», regrette Jean-Marc Rivéra, secrétaire général de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE). Les tutos vidéos pour apprendre à vider un réservoir d’essence pullulent sur le web. De Cdiscount à RueduCommerce, en passant par Leroy Merlin, l’offre de pompes à siphonner est très vaste, à des prix variant de 3 à 10 euros. Sollicitées par Challenges, aucune des trois enseignes n’a souhaité évoquer les évolutions récentes de leurs ventes de ces produits.

    Challenges


    4 commentaires
  • Le fisc va surveiller les réseaux sociaux pour traquer la fraude fiscale

    L'administration fiscale expérimentera début 2019 la surveillance des comptes des contribuables sur les réseaux sociaux pour lutter contre la fraude, selon le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin.

    Après Google Earth pour repérer les piscines non-déclarées à l'Administration, celle-ci va examiner les comptes personnels publics des contribuables sur les réseaux sociaux. Si vous postez une photo vous montrant au volant d'une Ferrari sur votre compte Twitter ou Facebook, le fisc pourra en être alerté.

    "Il y aura la permissivité de constater que si vous vous faites prendre en photo (...) de nombreuses fois, avec une voiture de luxe alors que vous n'avez pas les moyens de le faire, peut-être que c'est votre cousin ou votre copine qui vous l'a prêtée, ou peut-être pas", affirme Gérald Darmanin, le ministre de l'Action et des Comptes p

    ublics, dans un entretien qui sera diffusé dimanche soir 11 novembre sur M6 dans l'émission Capital.

    "Ce sont vos comptes personnels qui seront regardés par expérimentation", a-t-il précisé, ajoutant que ces derniers sont "souvent publics". En scrutant les réseaux sociaux, le fisc pourra, par exemple, de déceler des signes extérieurs de richesse, en décalage avec les revenus officiellement déclarés par le contribuable.

    La scrutation des réseaux sociaux doit débuter en 2019

    En septembre 2018, le ministre avait aussi indiqué que la surveillance des réseaux sociaux pourrait également servir à repérer la fraude à la résidence fiscale. Cette expérimentation, qui sera mise en place "sans doute au début de l'année prochaine", fait partie des mesures de la loi contre la fraude fiscale, adoptée le mois dernier au Parlement, et qui vise à donner plus de moyens à l'État pour combattre toutes les formes de fraudes.

    Elle met notamment en place une police fiscale, étoffe les sanctions, renforce la possibilité de rendre publics les noms des fraudeurs et desserre le "verrou de Bercy" qui confère au fisc le monopole des poursuites.

    BFM.TV


    4 commentaires
  • Hausse des taxes carburant : «Il n’y a pas le choix», assure Edouard Philippe

    Lors d’une rencontre avec des jeunes au nouveau lycée français de Hanoï, Edouard Philippe en déplacement au Vietnam est revenu, ce samedi, sur l’augmentation des taxes sur les carburants en France.

    « Il faut pouvoir inciter nos concitoyens à changer un certain nombre de comportements qui sont problématiques du point de vue des équilibres environnementaux », a expliqué le chef du gouvernement aux élèves, alors qu’il était interrogé sur le réchauffement climatique.

    Et d’ajouter : « Alors, c’est facile à dire comme ça, et puis quand on rentre dans le détail, ça râle un peu, il faut reconnaître. Je ne sais pas au Vietnam mais en France, parfois, ça râle ».

    Selon le Premier ministre, la hausse des taxes est certes « compliquée mais il n’y a pas le choix ». « J’entends parfaitement la grogne, le mécontentement parfois, la colère aussi qui peut s’exprimer, mais je dis aujourd’hui comme je l’ai toujours dit qu’il n’y a pas de solution magique au problème du dérèglement climatique », a-t-il insisté.

    Des recettes qui comblent surtout le déficit budgétaire

    L’argument risque d’être inaudible par les ménages obligés de prendre leur véhicule au quotidien et par ceux qui dénoncent le « matraquage fiscal » de l’Etat. Cette grogne monte alors que se multiplient les appels et les pétitions pour manifester le 17 novembre.

    Dans le même temps, l’opposition politique, à commencer par Ségolène Royal, soutient que la fiscalité verte sert essentiellement à combler le déficit budgétaire et non la transition écologique.

    « Le gouvernement fait les poches des Français, non pas pour de bonnes raisons, mais parce qu’en réalité il cherche à compenser les cadeaux fiscaux qu’il a faits par ailleurs », a lancé en début de semaine Olivier Faure, le premier secrétaire du PS.

    Selon le projet de loi de finances pour 2019, le produit de la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE) devrait rapporter 37, 7 milliards d'euros l’an prochain.

    Selon des élus, seulement 7,246 milliards d'euros vont financer directement la transition écologique pour le financement des énergies renouvelables. Le reste est reversé pour 17 milliards d'euros au budget général de l’Etat, pour 5,9 milliards d'euros aux départements, pour 5,8 milliards d'euros aux régions et pour 1,2 milliard d'euros à l’Agence de financement des infrastructures de transports.

    Or, malgré la hausse des recettes de près de 4 milliards de cette TICPE en 2019 par rapport à 2018, le montant alloué à la transition écologique est quasiment stable selon le projet de loi de finances.

    C’est pourquoi plusieurs associations, comme la Fondation pour la nature et l’homme (ex-Fondation Hulot) et le Réseau Action Climat, réclament que ces recettes soient plus transparentes, sous peine de paraître illégitimes. La hausse de la prime à la conversion pour les automobilistes ou encore l’augmentation du chèque énergie qui seront prélevées dans le budget général ne viennent pas combler la hausse des recettes.

    Le Parisien

    Quel menteur ce Philippe, pas mieux que Macron !

    Le réchauffement climatique, il a bon dos ! L'Etat se moque des français comme des animaux !


    4 commentaires
  • Fraude fiscale : l'Allemagne transmet 1.100 noms à la France

    Ils vont être contrôlés et leurs noms seront certainement dévoilés...

    Si l'Europe est aujourd'hui le centre de nombreuses tensions politiques, elle reste néanmoins toujours très active sur certains sujets... L'évasion fiscale est notamment particulièrement scrutée et certains pays collaborent pleinement pour tenter d'y mettre un terme.

    Les contrôles se multiplient...

    Selon les informations d'Europe 1, le BKA, la police fiscale allemande, aurait ainsi transmis des fichiers à la France concernant 1.100 exilés fiscaux. Des personnes qui vont donc être contrôlées et dont les noms seront dévoilés, selon l'administration fiscale.

    Des noms qui auraient été découverts suite à des enquêtes menées dans le cadre des "Panama papers". La presse avait à l'époque révélée les noms de quelques personnalités et de certains chefs d'Etat impliqués dans ce scandale d'évasion fiscale. A ce jour, plus de 500 contrôles auraient déjà été menés...

    Un système qui fonctionne ?

    Cette information est la preuve que les systèmes anti-fraude européens, et particulièrement français et allemands, fonctionnent bien... Il faut dire que le manque à gagner est immense en France et qu'il est donc temps de s'attaquer au problème.

    La fraude fiscale a ainsi atteint la barre symbolique des 100 milliards d'euros de manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Une hausse de 20 milliards d'euros en 5 ans, selon le dernier rapport du syndicat Solidaires-Finances publiques.

    L'Hexagone a d'ailleurs investi récemment en la matière puisque la nouvelle police fiscale compte une trentaine de personnes et un budget de plusieurs dizaines de millions d'euros, toujours selon Europe 1. Les échanges de données et d'informations sont désormais automatiques avec plus de 100 pays dans le monde...

    BOURSIER.com


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique