• Kylian Mbappé et l'argent : ses revenus et ses avantages colossaux au PSG

    Combien touche l'un des meilleurs footballeurs français dans l'un des plus grands clubs européens ? C'est une des question à laquelle répond une biographie de Kylian Mbappé qui passe à la loupe ses revenus au PSG...

     

    Il a 20 ans seulement : Kylian Mbappé est déjà champion du monde de football et évolue au sein du prestigieux Paris Saint-Germain. C'est l'un des meilleurs footballeurs de sa génération. Arnaud Hermant, grand reporter à L'Equipe et spécialiste du PSG, publie une biographie du footballeur, Mbappé le phénomène (le 9 mai aux éditions de L'archipel), dont le Journal du dimanche s'est procuré quelques pages savoureuses qui détaillent les revenus du joueur au sein de son club.

    Arnaud Hermant confirme que Kylian Mbappé, en passant de Monaco à Paris au cours de l'été 2017, a touché le jackpot et multiplié ses gains par 13. Et ce n'est pas fini : "En 2019-2020, une nouvelle augmentation est prévue, portant son salaire brut mensuel à 1 625 836 euros." Un salaire qui continuera d'augmenter régulièrement. Ce sont 20,7 millions d'euros qu'empochent le jeune homme par an avant impôts.

     

    Evidemment, à ces revenus fixes s'ajoutent des revenus publicitaires, mais aussi des primes et des avantages. Au PSG, il existe une prime d'éthique pour les joueurs. Sorte de bonus pour bonne conduite notamment envers les supporteurs : les saluer est l'une des règles d'obtention de cette prime avait expliqué le club au Parisien. Dans le cas de Kylian Mbappé, elle représente la somme de 1,4 million d'euros pour la saison 2018-2019. Un supplément non négligeable comme la prime Ballon d'or, s'il décrochait le titre, qui s'élève à un peu plus de 1 million.

    30 000 euros, c'est cadeau !

    Notre confrère de L'Equipe énumère également les nombreux avantages dont bénéfice le champion du monde à Paris : des frais de déménagement à son arrivée, 5 places VIP pour sa famille pour chaque match, etc. Le plus impressionnant est cette prime de 30 000 euros mensuels à utiliser comme bon lui semble, le loyer ou un chauffeur.

     

    Plus étonnant encore pour les novices du monde du football, la protection offerte par le PSG en cas de redressement fiscal ou de hausses des impôts. "Le PSG s'engage à payer son joueur si ce dernier a été mal conseillé dans ses placements (...) Pour garantir le salaire net de son joueur, le club remettra la main à la poche si Mbappé devait être assujetti à des impôts supplémentaires", écrit Arnaud Hermant.

    Mieux vaut être bien entouré et cela semble être le cas de Kylian Mbappé dont les parents sont très présents. Le Figaro rapportait récemment, alors qu'il venait de rencontrer la légende Pelé, que sa mère lui interdisait de s'acheter une Ferrari parce qu'il était trop jeune. "Elle veille au grain, confiait un proche, surveillant son fiston comme le lait sur le feu, l'empêchant de céder à l'ivresse de la gloire (...) Madame Mbappé valide tous les choix de Kylian. Elle pense qu'il est trop jeune pour avoir une Ferrari lorsqu'il aura le permis et préférera qu'il porte une montre qui ne soit pas la version la plus chère ou la plus voyante."

    Pure People

    C'est honteux, quand on voit tous les pauvres français qui crèvent de faim. Et tout ça pour mettre des coups de pied dans un ballon !


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  • Explosion des redressements pour travail au noir en 2018

    Les redressements opérés par les Urssaf pour travail dissimulé ont atteint un record en 2018, à 640,7 millions d'euros (+ 18,5% par rapport à 2017), a annoncé l'Acoss, l'organisme collecteur des cotisations de sécurité sociale.  

     

    Pour leur part, les redressements effectués dans le cadre de la fraude au détachement des travailleurs européens ont explosé à 130,7 millions d'euros, plus que triplant par rapport à 2017 (40,6 millions). "Ces résultats exceptionnels sont en partie tirés par des dossiers à très fort enjeu", souligne l'Acoss, qui publie ces données sur son site.

    La lutte contre le travail dissimulé, ou travail au noir, recouvre deux types d'actions: celles contre l'absence de déclaration, et celles destinées à vérifier l'exactitude et l'exhaustivité des informations déclarées.

    En 2018, le réseau des Urssaf a engagé 50.749 actions de lutte contre le travail dissimulé, dont plus de 5.000 concernent des actions ciblées et plus de 45.000 des actions de prévention. Plus de 88% des actions ciblées ont abouti à un redressement.

    Les sanctions financières appliquées (majorations de 25 et 40%, annulations d'exonérations de cotisations) ont représenté 30% du montant de redressements, soit 190 millions.

    Depuis 2013, le réseau des Urssaf a doublé le montant des redressements réalisés. "Cette bonne performance trouve son origine dans le développement des modalités de détection des situations de fraude, l'amélioration des méthodes d'investigation et la professionnalisation des inspecteurs en charge de la lutte contre la fraude", indique l'organisme.

    L'Acoss souligne aussi que "d'année en année, les situations de travail dissimulé se complexifient, et les actions sont davantage ciblées sur des enjeux financiers plus importants mais reposant sur des montages plus sophistiqués, ce qui entraîne un allongement des délais d'investigation". "Certaines de ces actions peuvent être réalisées sur plusieurs années".

    Plus de la moitié (52%) des sommes redressées concernent des fraudes dépassant le million d'euros, "ce qui illustre le travail mis en oeuvre par les Urssaf pour identifier et sanctionner les fraudes de grande ampleur".

    Les actions ciblées se sont majoritairement portées sur les secteurs de la construction (30%), des hôtels, cafés et restaurants (22%) et le commerce (15%). Les actions de prévention ont permis de couvrir plus spécifiquement le commerce (25%), la construction (23 %) et les hôtels, cafés et restaurants (13%).

    La fraude aux cotisations sociales est estimée entre 3,2 et 5,7 milliards d'euros.

    Challenges


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    « Faudrait-il que les SDF s'enflamment pour qu'on les aide ? » Un prêtre s'interroge sur l'élan de générosité pour Notre-Dame

    Le Père Guy Gilbert, récemment fait chanoine de Notre-Dame, salue les dons pour la reconstruction de la cathédrale mais aimerait qu’il en soit de même pour les plus démunis.

     

    Depuis le terrible incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris, les dons pour la reconstruction de la cathédrale ne cessent d’affluer et cette générosité sans précédent atteint des sommets avec une somme incroyable qui dépasse désormais le milliard d’euros.

    Des donations qui font déjà grincer des dents car au-delà de ces généreuses contributions, qui prouvent à quel point les Français sont attachés à l’édifice, c’est le chiffre colossal qui interpelle, en ces temps marqués par une injustice sociale toujours plus forte.

     

    Ainsi, sans remettre en cause le bien-fondé de cet élan de solidarité, de nombreuses voix se sont tout de même élevées, regrettant que cette générosité si soudaine ne soit pas la même lorsqu’il s’agit d’aider les plus démunis.

     

    « Bravo pour les pierres mais il faudrait peut-être d’abord s’occuper des humains »

     Parmi ces voix dissonantes, il y a celle du Père Gilbert, le très médiatique homme d’église que l’on surnomme affectueusement « le prêtre des loubards », en raison des actions qu’il a menées par le passé pour les jeunes désoeuvrés et exclus de la société.

     

    Interrogé par nos confères belges de Sudinfo, celui qui - ironie du sort - a été fait chanoine de  Notre-Dame de Paris en décembre dernier, a fait part :

     

    « La cathédrale est gravement endommagée. Les dons affluent des plus grandes fortunes, des particuliers par milliers. Merci. Faudrait-il que les SDF s’enflamment pour qu’on leur vienne en aide aussi rapidement ? », a-t-il ainsi demandé.

     

    « Mon message a visiblement touché beaucoup de gens. Je pleure dans mon cœur pour Notre-Dame mais nous avons de plus en plus de mains qui se tendent pour nous réclamer de l’aide », a-t-il ajouté.

     

    Et de conclure, un brin fataliste : « Tous les présidents nous ont à chaque fois promis qu’ils feraient tout pour qu’il n’y ait plus de SDF dans nos rues mais rien ne se fait. Alors bravo pour les pierres mais il faudrait peut-être d’abord s’occuper des humains ». 

    Un avis que partage plusieurs personnes sur les réseaux sociaux et qui peut se résumer à travers le tweet posté par l'écrivain Ollivier Pourriol ce mardi.

    ollivier pourriol @opourriol
     

    Victor Hugo remercie tous les généreux donateurs prêts à sauver Notre-Dame de Paris et leur propose de faire la même chose avec Les Misérables.

     
    40 k  
     
    Demotivateur

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  • “Victor Hugo remercie tous les généreux donateurs prêts à sauver Notre-Dame de Paris et leur propose de faire la même chose avec Les Misérables.” Ce trait d’esprit de l’écrivain Ollivier Pourriol est repris à l’envie sur les pages Facebook des gilets jaunes depuis que les grandes fortunes de France se pressent pour soutenir le projet de reconstruction de l’édifice. Comme l’immense majorité de la population, ces Français en lutte pour leurs conditions de vie ont affiché leur consternation face à l’incendie dramatique de la Cathédrale parisienne.

     

    Dès ce lundi 15 avril au soir, les messages émus se sont multipliés sur les pages Facebook affiliées au mouvement. Outre les quelques allusions complotistes, régulièrement supprimées par les modérateurs, l’écrasante majorité de ces Français en colère a fait part de sa tristesse... avant de “revenir à la réalité”, selon les termes de l’ex-gilet jaune Ingrid Levavasseur.

    Car depuis l’afflux vertigineux des dons pour reconstruire Notre-Dame, des voix s’élèvent pour dénoncer une générosité sélective. L’aide soignante, figure du mouvement qui a un temps envisagé de présenter une liste aux européennes 2019, a par exemple dénoncé “l’inertie des grands groupes face à la misère sociale alors qu’ils prouvent leur capacité à mobiliser en une seule nuit ‘un pognon de dingue.’”

    Des critiques nombreuses sur les pages Facebook du mouvement, véritable agora de cette fronde qui dure désormais depuis cinq mois. Plusieurs internautes reprennent ainsi le tweet de l’écrivain Ollivier Pourriol, demandant aux “généreux donateurs” de penser aux “Misérables”, dans une référence à l’oeuvre de Victor-Hugo.

    PLACIDE


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  • Nullement limité aux excès de vitesse, le radar tourelle va remplir les caisses de l’État

    Culminant à quatre mètres de haut, le radar tourelle se met à l’abri des coups de peinture et des bâches agricoles — mais pas de la disqueuse assassine du vandale motivé. Cet appareil multi-tâches sanctionne toutes sortes d’infractions, pas seulement l’excès de vitesse. De quoi décupler le nombre de PV.  

    Le Préfet de Haute-Loire Yves Rousset l’admet à son corps défendant : rares sont les radars encore en état de fonctionner sur les routes altiligériennes. Le mouvement des Gilets jaunes aura au moins eu le mérite d’enrichir notre vocabulaire de ce qualificatif, inconnu de la plupart de nos concitoyens avant le déclenchement de l’épidémie de destructions des cabines. 

     

    Le Préfet de Haute-Loire a lui-même concouru à mieux faire connaître son département en se portant volontaire l’an dernier pour expérimenter le radar dit “tourelle”, dont treize exemplaires fonctionnent sur le territoire. A blanc, “pour de faux”, le temps d’achever leur calibrage. Les premiers PV devraient être transmis aujourd'hui à l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) de Rennes.  

     

    Un radar pour sanctionner plusieurs infractions à la fois 

    Trop exposée à la vindicte populaire, la boîte en acier quitte le plancher de vaches pour s’élever à 2,60 mètres du sol, au sommet d’un mât qui la fait toiser sous les 4 mètres. De là-haut, le radar et les optiques jouissent d’un point de vue dégagé qui élargit leur champ de vision et décuple leur acuité visuelle. Sa portée est de deux cent mètres, en amont comme en aval du mât. 

    Cette nouvelle génération de cinémomètres (du grec “kinêma”, ou mouvement) fabriqués en Normandie par Idemia (Safran Morpho) répond au nom de Mesta Fusion 2. Ses capacités affolent les automobilistes qui se font prendre pour un dépassement de kilomètres par heure de la vitesse maximale autorisée, comme ceux qui persistent à se saisir de leur téléphone tout en roulant. 

     

    Plusieurs centaines de radars tourelles déployés en 2019  

    C’est bien simple, rien n’échappe au radar “tourelle”. Outre la mesure simultanée de la vitesse effective de plusieurs dizaines de véhicules sur huit voies de circulation en même temps, le Mesta Fusion est capable de sanctionner le franchissement d’une bande blanche continue et du feu rouge, le dépassement par la droite, la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence, ainsi que le non-respect du sens unique et de la distance de sécurité. Parce qu’il transmet des séquences filmées aussi bien que des clichés photographiques, le radar tourelle est par ailleurs capable de verbaliser l’automobiliste qui engage son véhicule dans un carrefour au risque de gêner la circulation, une infraction sanctionnée plus sévèrement depuis le décret 2018-795 du 17 septembre 2018.  

    Mieux, les capteurs du radar tourelle savent distinguer le conducteur à travers le plus sale des pare-brise, afin de vérifier s’il est bien ceinturé et s’il tient son téléphone à la main. Le Mesta Fusion 2 serait même capable de déceler un défaut d’assurance, du fait de sa capacité à déchiffrer les numéros d’immatriculation. Imparable.  

    Ainsi que le rappelle la Sécurité routière, les dix premiers exemplaires de ces radars "tourelles" n’ont été homologués par le Laboratoire national de métrologie et d’essais que pour contrôler la vitesse de circulation des véhicules, les camions étant différenciés des motos et des voitures. Soucieux de protéger ses secrets de fabrication comme de se prémunir contre les éventuelles tentatives de piratage informatique, la société Idemia se refuse à livrer la moindre information sur la technologie mise en œuvre dans le Mesta Fusion pour garantir une marge d’erreur de 1 % vantée dans sa documentation commerciale.  

     

    Des radars tourelles vides, pour leurrer les automobilistes 

    Avec près d’une année de retard sur son calendrier initial (dû en partie par les dégradations des Gilets jaunes), le Ministère de l’Intérieur devrait déployer en 2019 environ 400 radars tourelles (estimation France Info, chiffre non confirmé). L’objectif est d’atteindre les 6.000 tourelles d’ici la fin 2020, mais ce parc comprendra alors une forte proportion de leurres : “En moyenne, pour six cabines, une seule sera active”, révélait le 2 avril le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe. La cabine du Mesta Fusion est en effet conçue pour être aisément et rapidement vidée de ses entrailles, qui seront fréquemment déplacées d’un point de contrôle à un autre.  

    La mise en service des radars tourelles devrait concourir à remplir les caisses de l’État et à inverser la tendance à baisser des recettes des radars enregistrée sur la fin de l’année dernière, du fait du vandalisme (- 15 % en 2018). En février, l’Agence de financement des infrastructures de transport en France (AFITF) s’émouvait devant la commission du développement durable de l’Assemblée nationale de voir ainsi son budget fondre. Le montant précis des recettes des radars devrait être connu au mois de mai 2019, lors de la remise du rapport de la Cour des Comptes. 

     

    Le nombre de PV va exploser, et pas seulement pour excès de vitesse 

    Il serait faux cependant de croire que la société Idemia a mis au point son Mesta Fusion 2 en réponse à la recrudescence des actes de vandalismes dont souffrent les radars implantés au sol. Cet appareil entre dans le cadre de l’appel d’offres lancé par le Ministère de l’Intérieur en 2016, bien avant l’émergence du mouvement des Gilets jaunes. “Tous les radars détruits ou dégradés lors du mouvement des Gilets jaunes seront remplacés par ces nouveaux modèles, dont le déploiement a été décidé en 2015”, précisait le 2 avril Emmanuel Barbe. 

    Les radars tourelles ne sont pas les seuls à être redoutés. Le parc des 700 appareils bas, capables de photographier les véhicules circulant dans un sens comme dans l’autre devrait enfler de 200 nouveaux appareils au cours de l’année 2019. Leur impopularité va croissante, du fait d’un petit jeu particulièrement pernicieux : dans les zones leurres, ces cabines ne sont pas systématiquement annoncées par un panneau. Gare aux coups de frein et aux ralentissements intempestifs ! 

    Challenges


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  • La flambée des prix de l’alcool fait tousser les consommateurs

    Conséquence de l’instauration le 1er février de la loi Alimentation, le prix des alcools a grimpé en moyenne de 3,2 %, selon les données de Nielsen. Le pastis a bondi de 6,8 %, la bière de 7,3 %.

    Ce n’est pas une valse des étiquettes, c’est une farandole, qui pourrait bien faire tourner la tête de nombreux consommateurs. Depuis la mise en place de la loi Alimentation, le 1er février, le tarif des alcools* a progressé en moyenne de 3,2 %, selon les derniers calculs de Nielsen qui mesure et analyse des données notamment sur les produits alimentaires.

    Et la hausse est plus élevée encore pour certaines catégories : si les champagnes sont relativement épargnés par ce phénomène (+ 1,1 % depuis février), les mousseux sont à + 5,3 %, le pastis à + 6,8 %, les bières à + 7,3 %, les rhums à + 8,6 % et les gins à + 8,8 % !

    Autant d’envolées sur lesquelles ni les industriels ni les distributeurs ne se sont étendus ces dernières semaines… Il aura fallu les données empiriques de Nielsen, deux mois après la mise en œuvre de cette loi, pour pouvoir mettre le doigt sur ce mouvement de fond, qui fait d’ores et déjà des grincheux.

    « Entre un et trois euros de plus par bouteille »

    Dans les rayons de cet hypermarché Carrefour d’Île-de-France, Philippe, venu samedi après-midi avec son fils, est l’un d’eux : comme chaque semaine, il fait provision de sa bière préférée, la Goudale. « Elle a augmenté mais c’est mon seul péché mignon, alors je la prends quand même ». Au rayon d’à côté, Mickael, venu choisir des bouteilles de whisky Ballantine’s de toutes tailles pour son magasin d’alimentation, a remarqué « une hausse d’environ un euro » sur chaque bouteille. Yvan, lui, « fan de champ’et de whisky », précise que « le Glenfiddich et le Jack Daniels ont bondi d’environ deux euros, et que le prix de certains champagnes tels que le Mumm a également été relevé ».

    Autant de hausses que confirme Nathalie**, une animatrice des ventes chargée de doper le chiffre d’affaires de célèbres marques : « La plupart des alcools ont pris entre un et trois euros par bouteille, c’est beaucoup, et les clients s’en plaignent ». Quitte à renoncer à des achats ? « Parfois, ils ne prennent qu’une bouteille au lieu de deux ou se reportent dans la même catégorie sur un flacon moins cher. » C’est notamment le cas du Ricard d’un litre, qui est passé au-dessus de la barre psychologique des 20 euros. « Dans nos magasins, les clients se reportent sur d’autres pastis moins chers », confirme, anonyme, un grand distributeur.

    La flambée des prix de l’alcool fait tousser les consommateurs

    Les distributeurs obligés de faire 10 % de marge

    Cette hausse des prix serait-elle due à des préoccupations de santé publique, comme le pensent certains clients ? De même que pour les cigarettes, les autorités obligeraient-elles à relever le prix des boissons alcoolisées, afin de dissuader les gens de consommer ? Pas du tout. Elle résulte de la mise en musique de la loi Alimentation. Depuis deux mois, les distributeurs sont priés de mieux rémunérer les agriculteurs. Du coup, ils gagnent moins d’argent qu’avant sur les fruits et légumes, la viande.

    Pour compenser, la loi les oblige à faire 10 % de marge (techniquement, on parle de « seuil de revente à perte ») sur la revente de plusieurs catégories de produits de grande consommation. Résultat : pour les biens sur lesquels la grande distribution faisait déjà des fortes marges, rien ne change. « Mais pour les produits sur lesquels, concurrence oblige, les marges étaient faibles, les prix ont été relevés », confirme-t-on chez Auchan. C’est le cas des bières et des alcools forts notamment.

    Et les vins ? Comme les marges étaient déjà confortables, les tarifs n’ont pas été beaucoup relevés (+ 1,4 % selon les données Nielsen). Sollicités samedi, Pernod Ricard comme un certain nombre de distributeurs ne nous ont pas répondu. Également contacté, Kronenbourg « ne souhaite pas s’exprimer ».

    *L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.

    **Le prénom a été changé

    Le Parisien


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  • Hérault : une famille qui roulait en Ferrari et en BMW sans déclarer de revenus mise en examen pour fraudes sociales et blanchiment

    Un auto-entrepreneur de Gigean (Hérault), sa femme et son fils ont été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire pour travail illégal, fraudes sociales et blanchiment, rapporte vendredi 29 mars France Bleu Hérault.

     

    C'est un signalement des impôts en juillet 2018 qui a déclenché l'enquête. L'administration a constaté un grand décalage entre l'absence de revenus déclarés par la famille et leur train de vie. La mère de 37 ans roulait dans une BMW de 90 000 euros. Le père, un couvreur de 41 ans était auto-entrepreneur avec son fils de 20 ans. Ce statut plafonne les revenus à 30 000 euros par an. Lorsque les enquêteurs ont épluché les mouvements bancaires de la famille, ils ont constaté en réalité un chiffre d'affaires d'un million d'euros entre 2015 et début mars de cette année.

     

    Le couple touchait le RSA !

    L'activité de couvreur était visiblement très fleurissante puisque les enquêteurs ont saisi plusieurs véhicules de luxe au domicile de la famille à Gigean. "Une Ferrari de 110 000 euros et d'autres véhicules de luxe, des montres Rolex, des téléviseurs, de la maroquinerie de luxe et un bateau à gros moteur, le tout à hauteur de 270 000 euros" a listé le procureur de la République de Montpellier.

    Le couple touchait aussi des allocations familiales sous conditions de revenus (APL et RSA) : 36 000 euros par an pour le père et 13 000 pour la mère de famille. Le couple et leur fils risquent jusqu'à cinq ans de prison.

    franceinfo


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  • Procès Tapie: échanges tendus entre le parquet et Stéphane Richard

    © AFP/Archives - Martin BUREAU Stéphane Richard

    Le PDG d’Orange était convoqué à la barre du tribunal correctionnel mercredi dans le cadre de l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais. Il est poursuivi pour complicité d’escroquerie et de détournement de fonds publics.

     

    "Je ne sais pas si c’est vous qui essayez de me faire passer pour un demeuré..." Il aura fallu attendre les questions insistantes du procureur hier en fin d’après-midi pour voir Stéphane Richard sortir de ses gonds. Durant les quatre heures d’audience précédant cette séquence, le PDG d’Orange, très bien préparé, avait pourtant livré une prestation toute en maîtrise, s’appuyant sur quelques notes et extraits du volumineux dossier d’instruction de l’affaire Adidas-Crédit Lyonnais.

     

    Après les auditions des principaux prévenus Bernard Tapie et son avocat Maurice Lantourne, l’ancien directeur de cabinet de la ministre Christine Lagarde était convoqué à la barre pour se défendre face aux accusations de complicité d’escroquerie et de détournement de fonds publics qui pèsent sur lui: les juges lui reprochent d’avoir facilité la mise en place d’un arbitrage désormais considéré comme frauduleux, qui a permis à l’homme d’affaires de récupérer plus de 400 millions d’euros.

    Des accusations lourdes

    Flashback. En 1993, Bernard Tapie mandate une banque publique, le Crédit Lyonnais, pour l'aider à vendre Adidas. L'équipementier est cédé pour 315 millions d'euros à un groupe d'acheteurs incluant le Lyonnais, puis revendu plus du double un an après. Tapie assure qu'il s'est fait flouer par la banque et se lance dans une guérilla judiciaire. Il croit gagner en 2005 lorsque le CDR, l'organisme public gérant le passif du Lyonnais, est condamné à lui verser 135 millions. Mais la Cour de cassation invalide l'arrêt.

    Puis, après l'élection de Nicolas Sarkozy, que Tapie a soutenu, Bercy décide de recourir à un tribunal arbitral privé pour mettre fin au conflit. Un choix qui va s'avérer désastreux pour le contribuable et pousser des députés à porter plainte. Depuis, les juges chargés de l’enquête affirment que l’arbitrage a été bidonné et accusent Stéphane Richard d’avoir agi "délibérément et de manière systématique et clandestine dans le sens des intérêts de la partie Tapie", afin de plaire à l’Elysée où l’homme d’affaires avait ses entrées.

    Des amis encombrants

    Certes, Richard ne fréquentait pas Tapie avant son arrivée à Bercy, il dit n’avoir dîné avec lui qu’à une reprise avec lui chez un ami commun. Mais la présidente du tribunal insiste sur ses liens avec  les autres protagonistes suspectés d’avoir aidé l’homme d’affaires. En premier lieu, le principal absent de ce procès, Nicolas Sarkozy, avec qui il entretient "une relation amicale" depuis 1995. A l’époque, ce dernier est avocat et intervient sur un dossier immobilier de la Compagnie générale des eaux, pour laquelle travaille Richard. Mais il assure n’avoir jamais parlé du dossier avec lui, tout comme avec Gilles August, l’avocat du CDR. Un ami "intime", témoin de son second mariage, qu’il a connu en 1991 lorsqu’il était au cabinet de Dominique Strauss-Kahn.  

    C’est également dans les années 1990 que Stéphane Richard s'est rapproché de Jean-Louis Borloo via un autre ami commun, Henri Proglio, futur patron de Veolia. C’est à Jean-Louis Borloo qu’il doit sa nomination comme "dircab" à Bercy en mai 2017. Il n’a beau rester qu’un mois à la tête du ministère de l’Economie, Borloo, compagnon de route historique de  Tapie, trouve tout de même le temps de présenter les deux hommes un dimanche matin, dans une annexe de Bercy. Si Richard ne se souvient plus très bien s’ils ont parlé de l’affaire. il assure encore une fois qu'ils n'ont pas parlé de la mise en place d’un arbitrage.

    La "voix" de sa ministre

    Toujours est-il que Richard va bien s’occuper personnellement du dossier après la nomination de Christine Lagarde à Bercy. Mais, il va s’employer, tout au long de l’audience, à limiter la portée de son rôle comme directeur de cabinet n’ayant, en théorie, aucune autorité hiérarchique sur les directeurs d’administrations et d’établissements publics. "Un rôle ingrat" consistant à n’être que la "voix" de sa ministre. Loin d’une quelconque  connivence avec la partie Tapie, il jure s’être uniquement appuyé sur les analyses de l’Agence des participations de l’état (APE) pour se faire un avis et éclairer les choix de sa patronne.

    Pourtant, l’APE s’est opposée avec constance à la solution de l’arbitrage, comme lui rappelle la présidente. Richard rétorque qu’elle a pointé des risques auxquels il a pris soin de répondre en posant comme conditions la désignation d’un collège d’arbitres et la fixation d’un plafond limitant les demandes financières de Tapie. Et il ajoute, de manière contradictoire, qu’un directeur de cabinet n’est pas tenu de suivre aveuglément les avis de ses services. Sa défense risque cependant d'être mise à mal par le témoignage de Bruno Bezard, le patron de l’APE, attendu pour le 28 mars. Car ce dernier, ancien camarade de l’inspection des finances, accuse l'ex-dircab' de lui avoir donné des instructions orales pour mettre en œuvre l’arbitrage. Ce que conteste Richard, qui dit s’être contenté de transmettre la position de la ministre et les orientations du gouvernement.

    "Un costume un peu trop grand"

    La présidente lui demande ensuite sa réaction lorsque la sentence arbitrale est prononcée. Devant les montants faramineux accordés à Tapie, Richard assure avoir été "déçu", "choqué", "attristé", concède une "défaite" pour l’Etat et le contribuable. Il dit aussi s’être immédiatement posé la question d’un possible recours contre l’arbitrage. Une option qui sera pourtant rapidement écartée par le gouvernement. "Christine Lagarde a décidé elle-même et elle l’a assumé pleinement, mon rôle personnel dans cette phase là est égal à zéro", martèle Richard, qui souligne, à plusieurs reprises, que c’est bien elle la "juriste professionnelle". L’ancienne patronne du cabinet d’avocats d’affaires américain Baker McKenzie, a été condamnée par la Cour de justice de la République pour "négligence" dans cette affaire.

    Poussé dans ses retranchements par le procureur, qui l’accuse de n’avoir pas su protéger sa ministre ni les intérêts de l’Etat, Stéphane Richard finit par s’énerver. Il ne veut pas payer pour tout le monde, ce n’est pas lui qui a décidé de recourir à l’arbitrage, il n’était ni ministre ni président de la République. "Vous me taillez un costume un peu grand pour moi", lance-t-il aux deux représentants du parquet. "On se demande ce qu’ils ont fait, les politiques dans cette affaire. Ce sont eux qui ont pris la décision, leur responsabilité est en cause." Et le PDG d’Orange de s’interroger également sur l’absence de Claude Guéant, le secrétaire général de l’Elysée, et du conseiller économique François Pérol.  "Pourquoi ne sont-ils pas à côté de moi, il faudra qu’on me l’explique un jour." 

    Challenges

     


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  • Electricité : Engie condamné à un million d’euros au profit d’EDF pour démarchages abusifs

    La cour d’appel de Versailles estime que les sous-traitants de l’ex-GDF Suez trompent les clients pour leur vendre des contrats de fourniture d’électricité.

     

    C’est un jugement qui fait sauter de joie dans les couloirs du siège d’EDF, avenue de Wagram, à Paris. Jeudi 14 mars, la cour d’appel de Versailles a condamné Engie (ex-GDF Suez) à 1 million d’euros de dommages et intérêts, en raison de ses pratiques de démarchage de clients.

     

    Depuis plusieurs années, le groupe EDF accuse son plus gros concurrent dans la fourniture d’électricité aux particuliers d’usurper son nom. Un dirigeant de l’entreprise s’insurgeait :

    « Les démarcheurs, sous-traitants d’Engie, font signer des papiers à des personnes âgées en leur expliquant qu’EDF n’existe plus ou qu’Engie est le nouveau nom d’EDF. »

    Fin 2017, Engie avait été condamné à 150 000 euros d’amende, mais le groupe avait fait appel. La cour d’appel de Versailles s’est montrée plus sévère, estimant qu’« Engie a engagé sa responsabilité du fait de négligences fautives en omettant de prendre les moyens d’un suivi et d’une surveillance efficace de sa campagne de démarchage ». Elle demande aussi à Engie de faire cesser « tout acte de parasitisme ou de dénigrement », sous peine d’une astreinte provisoire de 10 000 euros par infraction.

    Guerre commerciale

    Engie, sollicitée par Le Monde, estime que « les fautes isolées dénoncées par EDF étaient l’œuvre des vendeurs des prestataires indépendants commercialisant des offres d’électricité Engie » et souligne que les juges de la cour d’appel n’ont alloué à EDF qu’« une indemnité de 1 million d’euros, soit un montant équivalent à 1 % de la demande initiale d’EDF (qui s’élevait à 94 millions d’euros) ». Le groupe examine la possibilité de se pourvoir en cassation et dénonce « l’absence totale de bien-fondé des griefs formés à son encontre par EDF ».

    De son côté, EDF souligne dans un communiqué avoir « justifié de manière certaine plus de 8 000 réclamations de ses clients relevant toutes de pratiques de concurrence déloyale et de parasitisme » et estime que « cette décision révèle à nouveau le caractère inacceptable de ces pratiques ».

    Cet affrontement judiciaire est un nouvel épisode de la guerre commerciale que se livrent EDF et l’ex-GDF, plus de dix ans après la libéralisation du marché. EDF est de très loin le premier fournisseur d’électricité en France, avec plus de 25 millions de contrats, mais Engie est le deuxième avec 3,6 millions de clients et connaît une croissance forte. A l’inverse, EDF perd environ 100 000 clients par mois au profit de ses concurrents.

     

    Le médiateur de l’énergie, Jean Gaubert, et les associations de consommateurs ont dénoncé à plusieurs reprises le démarchage à domicile, visant en particulier les pratiques d’Engie. « Dans un contexte de concurrence accrue, les opérateurs ont redoublé d’imagination afin d’agrandir leur portefeuille de clients, certains recourant à des pratiques commerciales trompeuses ou déloyales », soulignait ainsi le médiateur dans son dernier rapport annuel.

    Le Monde.fr


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  • Le quotidien L'Opinion publie un poignant témoignage d'un patron de PME sur la façon dont les distributeurs traitent leurs fournisseurs. 

    Dans son édition du 14 mars, le quotidien L’Opinion publie un témoignage saisissant sur les méthodes des distributeurs spécialisés. Signé du pseudonyme "Olivier François", l’auteur affirme qu’il dirige une PME française dans les biens d’équipement vendus aux particuliers, qui réalise une trentaine de millions d’euros de chiffre d’affaires. "Il m’est difficile d’être plus précis, sur elle comme sur moi, sous peine de mettre mon entreprise en danger", explique ce dirigeant d’entreprise, dont le témoignage est titré "Moi, patron d’une PME tuée à petit feu par la grande distribution".

     

    Ce long texte raconte bien sûr le "théâtre" que sont les fameuses négociations annuelles tarifaires, mais aussi les méthodes, souvent légales,- mais pas toujours comme ces cas de fausses facturations de formations-  utilisées tout au long de l’année dans la relation avec les fournisseurs par les acheteurs des enseignes, qui restent généralement rémunérés en fonction de leurs "performances". La charge contre les distributeurs est violente, et surtout, fait rarissime, nominative.

     

    Trois enseignes de distribution spécialisées sont citées. Gamm Vert, filiale du groupe coopératif agricole InVivo, est par exemple accusée d'avoir "imposé l’idée que les fournisseurs devaient participer à l’investissement fait par le groupe en rachetant Jardiland". Une opération qui s’est, selon lui, "traduit par une hausse des bonifications qui seront payées en fin d’année".

    Pénalités de retard de livraison

    De son côté, Castorama est accusé d’abuser des pénalités de retard de livraison. "Ils fixent des plages de livraisons de plusieurs jours ouvrés… Mais la livraison n’est pas toujours possible dans le délai imparti. Les réceptions des magasins ferment arbitrairement certains jours, il nous est impossible de nous organiser. Conséquence, voulue ou pas : des pénalités de retard, indexées sur le montant de la commande." L’auteur du texte raconte qu’il existe aussi "des pénalités pour les livraisons en avance, des pénalités de ponctualité si notre transporteur n’arrive pas dans un créneau de 60 minutes, et aussi des pénalités de colis endommagés. La pénalité est forfaitaire, nous ne connaissons pas les critères retenus, et nous ne pouvons rien opposer, puisque nous sommes souvent prévenus lorsque les paquets sont déjà ouverts."

    Leroy Merlin est la troisième enseigne épinglée dans ce texte au vitriol. Le distributeur, qui appartient au groupe Auchan, aurait tellement malmené ses fournisseurs qu’il aurait entraîné un début de rébellion dans leurs rangs. "Récemment, de grands fournisseurs de la distribution spécialisée ont tapé du poing sur la table et ont menacé de cesser de travailler avec Leroy Merlin, dont les demandes étaient excessives de leur point de vue."  

    Challenges


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  • L'Union européenne triple sa liste noire des paradis fiscaux

    Ce mardi, les États membres de l'Union européenne ont validé la mise à jour de la liste noire des paradis fiscaux. Cette nouvelle version regroupe quinze nations, dont les Émirats arabes unis, au lieu des cinq actuelles.

    Encouragés par les révélations récentes de plusieurs affaires tentaculaires, dont les Panama Papers, les LuxLeaks, les Malta Files, les Paradise papers et les SwissLeaks, les 28 ministres des Finances de l'UE ont adopté une nouvelle liste noire de paradis fiscaux. Ils ont ajouté dix nouveaux mauvais élèves, dont les Émirats Arabes Unis, pour porter le total à 15 pays.

    Outre les cinq déjà présents sur la liste - les Samoa américaines, les Samoa, Guam, Trinidad et Tobago et les îles vierges américaines -, se sont ajoutés: Aruba, Belize, les Bermude, les Fidji, Oman, les Vanuatu, la Dominique, la Barbade, les Émirats Arabes Unis et les îles Marshall.

    ● Pourquoi une «liste noire»?

    En décembre 2017, les États membres se sont mis d'accord sur une liste de «juridictions fiscales non coopératives». Pour la première fois, des nations sont épinglées officiellement par Bruxelles pour leur politique fiscale jugée insuffisante en matière de lutte contre la fraude.

    La liste vise à «améliorer la bonne gouvernance en matière fiscale à l'échelle mondiale» et permet de «veiller à ce que les partenaires internationaux de l'UE respectent les mêmes normes» que les États membres. L'Union compte ainsi «créer un environnement plus clair et plus équitable» pour le monde des affaires.

    ● Comment est établie la liste?

    En premier lieu, les États membres de l'Union sont exclus de la liste: certains pays connus pour leur fiscalité avantageuse, comme l'Irlande, le Luxembourg, Malte ou les Pays-Bas, ne seront donc pas épinglés. L'Union justifie sa décision en expliquant que «des mesures existent déjà», en interne, pour remédier aux problèmes posés par une fiscalité jugée trop laxiste. La liste est donc entièrement tournée vers les «menaces externes» venant des pays tiers.

    Les juridictions ont été sélectionnées en trois temps: une pré-sélection a d'abord permis de classifier 213 pays en différents groupes, notamment en fonction de leurs liens économiques avec l'Union et leur politique fiscale. Ensuite, les États en question ont été contactés par Bruxelles pour qu'un échange soit mis en place, permettant à l'Union de déterminer si les juridictions ont un cadre fiscal suffisamment clair ou non. Ces travaux ont mené à l'établissement d'une liste, en décembre 2017.

    Définis durant l'Ecofin de novembre 2016, les critères permettant de dresser la liste sont divisés en trois parties. D'une part, les juridictions fiscales doivent respecter les «principes de la transparence fiscale», par exemple en acceptant d'échanger des informations avec l'Union ou en s'engageant à respecter les exigences de l'OCDE en la matière. D'autre part, le pays doit respecter «les principes de l'équité fiscale», qui excluent notamment la facilitation de création de dispositifs offshores. Enfin, les mesures anti-BEPS doivent être établies au sein du pays: ces dernières visent à limiter au maximum les stratégies de planification fiscale permettant aux entreprises de déplacer leurs bénéfices dans un territoire où ils seront faiblement taxés, limitant la charge fiscale pour le groupe en question.

    ● Quels sont les pays sur la liste?

    Évolutive, la liste des juridictions «refusant d'engager un dialogue avec l'Union» ou de modifier leur législation pour se soumettre aux exigences européennes comprenait à l'origine 17 noms. Au cours de l'année 2018, douze pays, dont les Bahamas, la Namibie, Macao, la Mongolie et la Tunisie ont quitté progressivement la liste noire grâce à leurs engagements «crédibles» pour lutter contre la fraude. Mais ils viennent d'ajouter dix nouveaux mauvais élèves, dont les Émirats Arabes Unis, pour porter le total à 15 pays.

    En parallèle de cette liste noire existe un second catalogue qui regroupe l'ensemble des nations n'ayant pas encore rempli les critères établis par l'Union, mais ayant pris des engagements en ce sens. Ces 63 juridictions sont donc dans une zone grise et restent scrutées attentivement par Bruxelles, qui peut les remettre dans la liste noire ou valider leur situation en fonction de leurs actions: en mars 2018, par exemple, trois juridictions ont ainsi été supprimées de la liste noire et ont été remplacées par trois autres. Aujourd'hui, on y trouve notamment l'Arménie, le Botswana, la Jamaïque, la Nouvelle-Calédonie, le Maroc, la Turquie, l'Albanie, Taïwan ou encore la Suisse.

    Attention toutefois: la liste des paradis fiscaux ne doit pas être confondue avec une autre liste noire, distincte et basée sur d'autres critères, qui regroupe les juridictions ne luttant pas suffisamment contre le blanchiment de capitaux. Cette dernière doit être mise à jour la semaine prochaine par l'Union, mais les discussions butent sur l'inclusion de plusieurs nations, dont l'Arabie Saoudite.

    ● Que risquent les pays placés sur la liste noire?

    Les pays épinglés par l'Union font face à plusieurs types de sanctions. Financièrement, les fonds accordés par plusieurs programmes comme le Fonds européen pour le développement durable (FESD) ou le Fonds européen pour l'investissement stratégique (EFSI) pourront encore être investis dans ces nations mais seulement sous la forme d'investissements directs, et non plus par l'intermédiaire d'entités implantées dans ces juridictions. La Commission enjoint également les pays membres d'adopter des sanctions coordonnées contre les pays présents sur la liste noire.

    D'une manière générale, ces sanctions visent à faire pression sur les juridictions réticentes afin de les forcer à modifier leur système fiscal. Pour autant, il n'existe pas de mesure réellement handicapante, comme une interdiction de commercer avec la nation incriminée ou des sanctions financières. Les investissements des fonds européens dans ces pays peuvent encore se faire malgré leur situation fiscale tendancieuse «afin de préserver les objectifs de développement durable et économique», se justifie l'Union, qui tente de concilier pression et aide accordée aux pays tiers.

    Le Figaro.fr


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  • L’incroyable salaire négocié par Zidane

    De retour au Real Madrid, Zinédine Zidane, en plus d’avoir la main sur le mercato, bénéficiera également d’un salaire record pour un entraîneur.

     

    Décidé à se séparer au plus vite de Santiago Solari après l’humiliation vécue par le Real Madrid face à l’Ajax Amsterdam en huitième de finale de la Ligue des champions, Florentino Perez était bel et bien prêt à tout pour convaincre Zinédine Zidane de revenir sur le banc merengue neuf mois seulement après avoir claqué la porte du club madrilène. En attestent les conditions offertes au technicien français pour son retour à la tête de la Maison Blanche.

    Assuré d’avoir les pleins pouvoirs en matière de recrutement - un privilège très rare chez les cadors européens -,  l’ancien champion du monde, qui avait fait de cette toute-puissance une condition indispensable à son retour, jouira d’émoluments à la hauteur de ce nouveau statut. A en croire Goal, le technicien français est en effet devenu ce lundi l’entraîneur le mieux payé au monde, dépassant ainsi son alter ego à l’Atlético, Diego Simeone.

    Alors que l’Argentin émarge à 24 millions d’euros par saison, soit plus que les 21 millions d’euros perçus par Pep Guardiola à Manchester City, Zinedine Zidane, qui s’est engagé jusqu’en 2022, devrait toucher pas moins de 25 millions d’euros par an. Rien de moins que le plus gros salaire d’un entraîneur dans l’histoire du football. Payé seulement 600 000 euros au moment de sa nomination en lieu et place de Rafael Benitez en janvier 2016, Zinédine Zidane bénéficiait d’un salaire de 17 millions d’euros au moment de son départ en mai dernier. Le troisième sacre remporté en Ligue des champions et l’urgence de la situation valaient bien 50% d’augmentation…

    Sports.fr 


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  • 75.000 pistolets, 51 millions de cartouches… la méga commande de l’armée française

    Le ministère des Armées semble vouloir remplacer certains de ses pistolets automatiques. L’Armée de terre en utilise encore certains datant des années 50.

    L’armée française ferait-elle peau neuve… ou plutôt balle neuve ? Dans un avis de marché repéré par le site spécialisé FOB, le ministère des Armées informe ses éventuels fournisseurs d’une commande à venir, et pas des moindres. “Le besoin porte sur les quantités prévisionnelles suivantes : 75.000 pistolets semi-automatiques de calibre 9 mm avec leurs étuis, 45 millions de cartouches de 9 x 19 mm à balle ordinaire, 2 millions d’autres subsoniques, 4 millions de cartouches de 9mm marquantes, 7.000 kits réducteur de son (ndlr : silencieux) ou encore 15.000 capacités d’aide à la visée nocturne (éclairage et désignation laser)”. Mais pas seulement, à cette longue liste, il faut ajouter 9.000 pistolets d'entraînement mais aussi des accessoires comme 25.000 valises anti-écrasement et enfin 800 outillages de simbleautage laser, un instrument réglant le dispositif de visée.

    On pourrait croire que l’armée française se prépare à envahir tout un continent, mais elle semble plutôt mettre son programme “PANG” (pistolet automatique de nouvelle génération) dans sa ligne de mire. Le but : remplacer les pistolets MAC 50 et PAMAS G1. Si la production du premier, entamée en 1950, s’est stoppée en avril 1978, il reste encore en service dans certaines forces armées françaises. Le second, le PAMAS G1, un modèle spécifique de l’italien Beretta 92, a fait son entrée en 1999 au sein de l’Armée de terre pour remplacer partiellement le premier. La majorité de ses unités en sont aujourd’hui équipées, en complément du MAC 50.

    Si ces deux pistolets n’ont plus à prouver leur robustesse, tous deux n’avaient pas récolté que des éloges de la part de Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’Armée de terre française (CEMAT), lors d’une audition parlementaire en juillet 2017. “Aujourd’hui, ni les forces de sécurité intérieures, ni les soldats étrangers que j’ai rencontrés cette année ne sont dotés d’une arme de poing des années cinquante”, avait-il déclaré avant de réitérer en septembre. “Si on peut les remplacer, à l’horizon 2022, par des pistolets plus modernes, cela aurait du sens et, politiquement, ce serait recevable”. Sa demande semble avoir été entendue, même si la loi de programmation militaire 2019-2025, exclut toute mention au remplacement des pistolets automatiques des armées françaises, et ce malgré un budget en hausse.

    Quoi qu’il en soit, le ministère des armées précise qu’il choisira l’offre “économiquement la plus avantageuse en fonction des critères énoncés dans le cahier des charges”. De leur côté, les industriels pourront se regrouper en tant que candidat unique. Essentiel, lorsque le chiffre d’affaires annuel du postulant ne doit pas être sous la barre des 30 millions d’euros. La réception des offres se termine le 12 avril prochain et l’heureux élu aura 48 mois pour livrer la commande.

    Capital

    Espérons qu'ils vont acheter français !


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  • Les costumes très onéreux mais «offerts» de Jack Lang

    L'ancien ministre de la Culture Jack Lang s'est fait offrir pour 200 000 euros de costumes Smalto, l'habilleur de l'équipe de France de football, entre 2013 et 2018.  Une information révélée ce vendredi par l'hebdomadaire L'Obs.

    Jack Lang semble aimer les vêtements de luxe et donc chers. A en croire les factures dévoilées par le magazine L'Obs, l'ancien ministre de la Culture aurait commandé par exemple en février 2017, deux costumes et deux pantalons pour la coquette somme de 9 500 euros. Quelques mois plus tard, l’actuel président de l’Institut du monde arabe (IMA) commande une nouvelle fois pour 8 500 euros de costumes.

    En tout, la note s'élève à près de 200 000 euros. Il s'agit en fait de cadeaux, car c'est le patron de Smalto de l'époque qui règle la note pour lui. Alain Duménil, qui a connu par ailleurs des problèmes avec la justice, aurait payé l'essentiel des factures sur ses propres deniers, car Jack Lang représente pour lui, selon son avocat, un homme de la mode et de l'élégance connu dans le monde entier.

    Des cadeaux faits par pure amitié selon son avocat et sans aucun retour. C'est un bon ambassadeur pour la marque, dit-il.

    L'avocat de Jack Lang confirme que l'ancien ministre s'est bien fait offrir des costumes et des pantalons par Smalto. Selon lui, son client n'aurait jamais reçu « la moindre facture à régler » de la part du tailleur. « Il n'y a jamais eu la moindre contrepartie », ajoute-t-il.

    rfI


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  • Manchester United : 21 M€ par an, c'est trop peu pour De Gea...

    David De Gea discute depuis plusieurs mois avec la direction de Manchester United d'une éventuelle prolongation de son contrat. Le gardien de but espagnol a une proposition très lucrative en main, mais semble décider à vouloir réclamer encore plus.

     

    David De Gea émarge actuellement à un peu moins de 12 millions d'euros par an du côté de Manchester United. C'est un peu moins qu'un certain Manuel Neuer, dernier rempart du Bayern Munich qui a perdu de sa superbe, rémunéré lui à hauteur de 15 M€ annuels. Alors le gardien de but international espagnol veut être rétribué à hauteur de son talent, et compte bien profiter de sa situation contractuelle pour faire grimper les enchères. En effet, au 1er juillet prochain, l'intéressé sera libre de tout engagement, alors la période est pour le moins propice... D'autant que les prestations de l'ancien joueur de l'Atlético de Madrid le placent en position de force.

     

    Mais contrairement aux cas Luke Shaw et Anthony Martial, réglés il y a peu, tout ne se passe pas comme prévu concernant David De Gea. Les dirigeants des Red Devils discutent ainsi depuis de longs mois après les représentants de leur numéro 1, et aurait notamment proposé un salaire lui permettant de gagner un peu plus de 21 millions d'euros par an. Une somme colossale qui en ferait de fait le gardien de but le plus grassement payé de la planète football. Mais d'après les informations du London Evening Standard, ce n'est pas encore assez pour l'international de 28 ans. Ses agents se basent notamment sur ce que peut toucher un certain Alexis Sanchez, flop du recrutement hivernal 2018 et qui s'est vu accorder un salaire dépassant les 25 M€ annuels, devenant ainsi le joueur le mieux payé du vestiaire mancunien.

    En parallèle, cet hiver, Aaron Ramsey a paraphé un contrat très juteux avec la Juventus, puisqu'à compter du 1er juillet prochain, l'international gallois touchera un peu plus de 16 millions d'euros par an pour être allé au bout de son contrat avec Arsenal. Tous ces chiffres fous sont évidemment utilisés par les représentants d'un David De Gea qui se sent plus que jamais en position de force dans les négociations. D'autant que lui aussi sera un joueur libre au 1er juillet prochain, et que ce statut lui permettra à coup sûr de s'offrir des émoluments XXL sous d'autres couleurs si d'aventure il venait à tourner le dos à Manchester United.

    Sports.fr

    On croit rêver !


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