• À Coudekerque-Branche, des bureaux de vote devenus clusters ?

    Dans cette commune du Nord, la moitié du conseil municipal a ou semble avoir contracté le virus, a priori lors du premier tour des élections. L'un des membres est dans un état grave.

    A Coudekerque-Branche, près de Dunkerque, dix-sept élus sont au tapis à cause du coronavirus, soit la moitié du conseil municipal de cette ville de 21 000 habitants. Deux ont été hospitalisés, dont un, âgé de 70 ans, dans un état grave. L’autre est sortie ce jeudi, précise le maire, David Bailleul (divers gauche). Cinq sont positifs au Covid-19 : l’un d’entre eux est médicalisé à la maison avec bonbonne d’oxygène. Dix autres, non-testés, «ont de gros symptômes», témoigne le maire : toux, fièvre, grande fatigue. Les premiers signes se sont déclarés en début de semaine, et pour l’édile, c’est clair, «on est complètement dans les délais d’incubation par rapport au 15 mars», la date du premier tour des municipales. Il ne voit pas d’autres occasions où la moitié de son conseil municipal aurait pu être touchée. «La démocratie n’a pas de prix, mais elle a un coût sanitaire à Coudekerque-Branche», constate David Bailleul.

    Consignes sanitaires respectées

    Loin de lui l’idée de créer une polémique : «A l’annonce du maintien du premier tour, je trouvais que c’était une bonne idée, car j’estimais que la continuité démocratique devait être assurée.» Pourtant, dans sa ville, il n’y avait pas d’enjeu, le Rassemblement national, qui avait annoncé sa volonté d’y aller, n’a finalement pas déposé de liste concurrente. Seul en lice, Bailleul constate : «Qu’on vote ou pas, cela n’avait pas beaucoup d’incidence pour mon avenir politique !» A l’époque, il était fier de la mobilisation de ses 34 colistiers : deux étaient présents pour chacun des dix-sept bureaux de vote. David Bailleul touche du bois, pour l’instant, un seul agent communal sur la quarantaine présente lors du vote a des symptômes, et chez les assesseurs bénévoles, il a connaissance de deux cas avérés. «Les élus s’occupaient des urnes, ils avaient un rôle plus en direct avec le public», note-t-il.

    Toutes les consignes sanitaires avaient été respectées, distance d’un mètre matérialisé au sol, gel hydroalcoolique, et même les rideaux des isoloirs attachés, pour éviter que les gens ne les touchent. Jean-Pierre Duyck, conseiller municipal, et en pleine forme, confirme : «Tout était bien ficelé, on nettoyait tout le temps avec des lingettes. Le dépouillement a été très rapide, puisqu’il n’y avait qu’une seule liste. Puis tout le monde est reparti, il n’y a pas eu de réjouissances.» Même pas un petit rassemblement lors de la proclamation des résultats.

    Élastique

    Sur la page Facebook du maire, les commentaires s’affolent : «On ne sait toujours pas les bureaux de vote concernés malgré de nombreuses demandes dans ce sens», s’inquiète une internaute. Le maire ne les donnera pas, comme il ne dira pas qui est malade, secret médical oblige. Mais il tient à souligner que lui est en bonne santé, contrairement aux rumeurs qui ont couru en ville. Toujours partant pour trouver 15 mètres d’élastique pour la confection de masques de tissus, ou les légumes nécessaires aux 2 800 soupes par semaine offertes aux personnes âgées de la commune. Il tient à le dire : «Les élus sont aussi en première ligne, comme les caissières des hypermarchés, les aides pour les personnes âgées, ou les infirmières.»

    Libération

    Ce fut une belle idiotie que de maintenir ces élections municipales, une  de plus !


  • Commentaires

    1
    Rakia
    Samedi 28 Mars à 15:06

    Et oui, c’est une idiotie de maintenir le premier tour des élections 

    municipales ,j’espère qu’il sera annulé après le confinement ,

    pour rendre hommage aux contaminés et surtout pour ceux 

    qui ont laissé leur vie !

     

     

    2
    Samedi 28 Mars à 17:28

    je  dirais  même  que   c' était  criminel,   et c'  est   une   preuve  de  plus   de  la folie    de  ce  gouvernement   et    bien  sur    de  Macron

    3
    Françoise2
    Samedi 28 Mars à 17:48

    Ce carnage  dont ils sont responsables  ne leur fera en aucun cas reconnaître leurs erreurs !De plus  nous vivons dans une France Inégalitaire où cette crise sanitaire prouve  l'amateurisme de cette clique  Gouvernementale   ils se prennent pour des élites mais ils n'ont même pas été en possibilité de prendre en compte  le risque devenu majeur de cette pandémie et de tout ce qu'elle allait entraîner  ,générer comme crise et  c'est nous qui en ferons les frais !

    4
    fripouille
    Mardi 31 Mars à 12:10

    Macron aura ces morts sur la conscience !

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :